Défendre Salah Abdeslam ou le policier qui a tiré sur Nahel ? Branco et Goldnadel répondent.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Salah Abdeslam. Je l'aurais défendu aujourd'hui, ça ne sert plus à rien. »
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« Celui qui ne bande, pardon pour l'expression, que pour un môme de 12 ans, il est mal parti dans la vie. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Salah Abdeslam. Je l'aurais défendu aujourd'hui, ça ne sert plus à rien. Non, puisque je le défendrais mal.
Le policier qui a tiré sur Naël. Oui, sans aucun doute, puisque je ne le considère pas du tout, contrairement à son renvoi dans la cour d'assises, comme coupable d'un homicide volontaire. C'est totalement scandaleux.
Moi, je pense qu'il aurait été mieux défendu par quelqu'un d'autre que moi. Dominique Pellicot. Je plains l'individu qui est victime d'une libido interdite.
Celui qui ne bande, pardon pour l'expression, que pour un môme de 12 ans, il est mal parti dans la vie. Donc, demandez-moi de le virer à tout jamais la société. Demandez-moi éventuellement de le couper en morceaux à titre prophylactique.
Mais ne me demandez pas de le détester. Il ne s'est pas défendu. Donc, à partir du moment où il est devenu presque la partie accusatrice à l'égard de ses complices, le rôle de l'avocat est réduit à néant.
Nicolas Sarkozy. Je pense qu'il s'est très mal défendu, pour le coup. Je pense qu'une autre façon de faire aurait été intéressante, notamment sur la question de la participation des partis civils, des familles des victimes de l'attentat qui avait été organisé par Al-Sénoussi.
Je ne comprends pas pourquoi ces partis civils étaient à l'audience. On a donné à croire que ce qui s'était passé pouvait avoir un lien avec l'attentat, alors que les faits sont tous postérieurs. Et du coup, ça fait peser sur l'audience.
Alors que l'audience est un rapport où se joue la vie d'un homme qui a déjà fort à faire avec le parquet. Il n'a pas besoin, en plus, qu'on lui rajoute un poids moral d'une affaire précédente avec laquelle il n'a aucun rapport. Par contre, moi, je considère que Nicolas Sarkozy, en envahissant la Libye, a produit un cataclysme durable à l'échelle mondiale, et a fortiori pour la France, et qu'il aurait dû être confronté quant à ce choix et les raisons de ce choix.
Ça, oui, pour le coup, je pense qu'il aurait fallu ce procès-là. Je ne suis pas objectif, parce que c'est un ami au moins de 40 ans. Mais justement, l'argument que vient d'employer Rouen sur l'agression de la Libye aurait dû être davantage utilisé par Sarkozy.
Et c'est coprévenu, excusez-moi, mais moi, si quelqu'un me donne du pognon illégalement, et donc, d'une certaine manière, il me tient comme une marionnette, j'évite de lui faire après la guerre, et qu'il essaye de se venger. Et je trouve que cet argument-là n'a pas été suffisamment utilisé.
Juan Branco