Laure Lavalette, la foi comme source de l'engagement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Vous êtes catholique, vous ne le cachez pas. La foi est importante dans votre vie.
- 0:45OuverteRéponse partielle
Vous seriez-vous engagée en politique si vous n'aviez pas eu cette foi ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Comment conciliez-vous votre foi catholique et vos convictions politiques sur les migrants ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Le pape doit éviter la politique ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Quelle est la différence entre la question des migrants et celle du mariage pour tous ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Pourquoi cet engagement au FN dès 15 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Laure LavaletteFait
« Je suis catholique depuis longtemps dans une famille catholique. »
- 2:30Laure LavaletteFait
« L'exclusion des migrants est dégoûtante. C'est un péché, c'est criminel. »
- 3:30Laure LavaletteFait
« Le peuple français doit décider de sa politique migratoire. C'est pour cela que nous voulions un referendum. »
- 6:00Laure LavaletteFait
« Le mariage ne doit pas célébrer l'amour, mais célébrer la fondation d'une famille avec une descendance. »
- 8:30Laure LavaletteFait
« Mon papa s'était déjà présenté, et fait 2 élections législatives. »
- 13:00Laure LavaletteFait
« Ce qui a bien marché, c'est que je vis le quotidien des Français. »
- 14:30Laure LavaletteChiffre
« Il y a 6 mois d'attente dans les dossiers à la Maison départementale des personnes handicapées. »
- 16:30Laure LavaletteFait
« J'ai porté la cause d'Emma, jeune fille polyhandicapée sur ma circonscription. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-Elle s'est révélée au public pendant la campagne présidentielle comme porte-parole de Marine Le Pen, mais son engagement remonte aux années 90. Mon invitée a de l'énergie à revendre, et une foi inébranlable. Générique ...
Bonjour Laure Lavalette. -Bonjour Clément. -Vous êtes catholique, vous ne le cachez pas.
La foi est importante dans votre vie. A la dernière rentrée parlementaire, vous avez assisté à cette messe consacrée aux parlementaires, en la basilique Sainte-Clotilde. A cette occasion, vous avez comparé l'engagement politique et la charité.
Pour vous, la quête du bien commun, c'est aussi une sorte de charité suprême. La recherche du bien commun, c'est la charité due à son peuple. Vous seriez-vous engagée en politique si vous n'aviez pas eu cette foi, cette foi catholique ? -Sûrement, mais c'est difficile de savoir.
Je suis catholique depuis longtemps dans une famille catholique. Mais quand j'étais déléguée de classe en 4e, vous imaginez bien que c'était pas lié à ma foi. -Vous faites quand même un lien ? -Si j'y réfléchis, bien sûr.
Je pense qu'il y a une forme de charité. Y a une forme de sacerdoce quand on voit le temps que ça prend. C'est un engagement plein et entier, qui engage aussi sa famille, ce qui n'est pas simple.
Oui, y a une forme de charité, la recherche du bien commun. Quand on s'engage en politique, on est amoureux du bien commun. Même mes adversaires politiques sont amoureux du bien commun, même si nous ne partageons pas la même définition de ce bien commun.
Après, vous savez, la foi, dans ma vie, j'étais à la messe de rentrée, je n'y suis pas retournée depuis. C'est trop tôt. -Les religions portent un regard sur la société, ce qui peut les amener à intervenir dans le débat public.
Le 9 octobre 2022, à l'occasion de la messe de canonisation d'un évêque italien, le pape François a pris la parole. Ecoutons. (en italien) *-L'exclusion des migrants, est criminelle.
Cela les fait mourir devant nous. Et cela fait aujourd'hui de la Méditerranée le plus grand cimetière du monde. L'exclusion des migrants est dégoûtante.
C'est un péché, c'est criminel. -En tant qu'élue du RN, vous défendez une politique migratoire restrictive. Et en tant que catholique, vous avez le pape François qui vous enjoint d'accueillir et de venir en aide aux migrants.
Comment conciliez-vous les deux, votre foi et vos convictions politiques ? -Quand le pape François nous exhorte à une charité personnelle, il est tout à fait dans son rôle. Après... -Pour vous, il s'adresse... -...à la hauteur d'un pays, il faut rendre à César ce qui lui appartient, ça n'est pas vraiment de son fait.
Il s'immisce dans la souveraineté des pays. Le peuple français doit décider de sa politique migratoire. C'est pour cela que nous voulions un referendum.
Je dirais au pape François que Saint Augustin en parlait déjà, il disait : "Comme on ne peut pas s'occuper "de tout le monde, il faut s'occuper de celui qui est le plus proche, "comme lié par un sort avec vous. Le plus proche "par les circonstances, le lieu ou le temps." Quand on voit la situation de la France, les gens dont on doit s'occuper en premier, ce sont les Français.
Je le déplore, car...
J'ai eu à me positionner sur l'Ocean Viking qui a abordé dans le port militaire de Toulon. -Dans votre circonscription. -Evidemment, il faut secourir ces migrants qui sont en mer.
Faire en sorte qu'ils ne prennent plus des risques inconsidérés et mettre fin à ces ONG qui sont complices des passeurs. Je reprendrai les mots du cardinal Sarah qui dit que c'est là-bas qu'il faut les aider. Chacun a vocation à s'épanouir sur la terre. -Le pape doit éviter la politique ? -Il n'a pas à faire de politique.
Mais il doit nous exhorter à une charité individuelle. Celle-là, je ne la remets pas du tout en cause. Je me suis émue du sort des enfants mineurs qui sont arrivés de l'Ocean Viking, que la protection de l'enfance a mis dans un hôtel, et au bout de 48h, ils avaient tous disparu.
J'en ai parlé au Conseil départemental On les a mis en danger. -Un autre sujet, où l'église est intervenue dans le champ politique, c'est l'opposition au mariage pour tous. Quelle est la différence entre la question des migrants et celle du mariage pour tous ?
L'intervention de l'Eglise est plus légitime ? -C'est différent. Et encore une fois, je pense que l'Eglise...
Pour avoir été dans les manifs, c'était pas une procession. -Non, mais l'évêque de Toulon a appelé à la mobilisation contre la loi Taubira. -Que les évêques, les papes parlent, c'est très bien.
C'est aux politiques d'en faire ce qu'ils veulent. C'est très différent par rapport à...
Comment dire...
A la politique migratoire. Je pensais que c'était un changement de civilisation qui n'allait pas dans la mesure où le mariage ne doit pas célébrer l'amour, mais célébrer la fondation d'une famille avec une descendance. Encore une fois, une natalité aussi qui permet au pays de bien vivre.
C'est important pour un enfant de savoir qu'il a un père et une mère. Ce serait mentir de dire le contraire. Il a forcément une gamète du sexe différent. -Parlons de votre engagement au FN.
Vous vous êtes engagée vers l'âge de 15 ans. -J'ai eu une carte de façon anecdotique à 16 ans. -Pourquoi cet engagement ? -Mon papa s'était déjà présenté, et fait 2 élections législatives. -Jean-Philippe Lavalette s'est présenté 2 fois.
Il a été présent au FN dès sa création. -Oh trop drôle ! -En 1972.
Avant il faisait partie du mouvement d'extrême droite Ordre Nouveau. -Oui, c'était un autre... un autre contexte.
Quand on dit ça maintenant, quand vous dites extrême droite, c'était un moment, en mai 68, où tout était exacerbé. Mais il a toujours eu à coeur de préserver la souveraineté de son pays. -Vous avez eu un engagement syndical, à la fac de droit de Bordeaux.
Vous avez présidé la section du Renouveau Etudiant, qui, à l'époque, était un syndicat proche du Front National. Récemment, "L'Express" a révélé que ces années d'engagement syndical ont été marquées par des actions violentes, sur le campus de Bordeaux. La presse régionale de l'époque s'en est fait l'écho plusieurs fois, relatant des incidents violents impliquant votre syndicat, évoquant des expéditions punitives menées par des personnes liées à votre syndicat, même des membres de votre syndicat.
Marteaux, battes de baseball, des gaz lacrymogènes. Vous assumez ? -Il faut remettre les choses dans leur contexte.
C'était en 1997, 1996. Où il y avait effectivement de la violence sur les fac. A tel point que les renseignements territoriaux faisaient un focus sur ce moment, car c'était révélateur des tensions que l'on trouvait dans la société.
Y avait le local de l'UNEF à côté du nôtre, et c'était un peu tendu. Je pense que ce...
Cet article du stagiaire de "L'Express" essaye de me faire passer pour un skinhead. Personne n'est dupe. -En 1998, cet engagement politique s'est concrétisé par votre 1re candidature aux cantonales. -Là, vous sortez le dossier... -Voilà, c'est ça.
Vous aviez 22 ans à l'époque, vous étiez étudiante. Ca vous a valu des remarques ? Des attaques ? -Non, mais de planter mon année ! coller des affiches et faire des marchés, vous êtes pas sur votre TD.
Non, ça m'a pas valu de remarques. Je crois que j'étais la femme...
Je pense que j'étais la plus jeune de France, au sein du FN ou carrément de tous les candidats. C'était une sacrée expérience. A Bègles.
J'ai quand même fait 10,33 %. C'était assez fou. C'était une belle expérience militante. -Dans ce parcours, juste après, il y a eu une forme d'écart, d'infidélité au Front National, à l'époque, c'était le FN.
Vous avez quitté le FN pour suivre Bruno Mégret au MNR. Pourquoi ? -Je pense qu'on avait envie de dédiabolisation.
On avait envie...
On était lassés des provocations de Jean-Marie Le Pen. Quand vous passiez vos nuits à coller, et que le lendemain, il faisait une bourde à la radio... -C'est l'idée de l'union des droites aussi ? -C'était l'idée de dédiabolisation.
De se dire qu'on allait gagner, qu'on voulait le pouvoir. Avec un peu de recul, je me dis qu'il avait pas un charisme de fou. Ce qui est assez marrant, c'est de se dire que ce que j'avais cherché au MNR, c'est Marine Le Pen qui me l'a offert avec sa vision du RN. -Vous avez fait une pause pour fonder votre famille. 5 enfants.
Dont une fille qui est trisomique. Vous êtes très engagée sur les questions de handicap. En tant que député, vous avez l'espoir de pouvoir améliorer les politiques publiques sur ce sujet ? -J'aimerais.
Ce qui a pas mal marqué mon engagement...
Quand Marine me demande d'être porte-parole en charge du handicap, évidemment, j'accepte. Ce qui a bien marché, c'est que je vis le quotidien des Français. Avec 5 enfants, une fille handicapée, on sait qu'il y a 6 mois d'attente dans les dossiers à la Maison départementale des personnes handicapées.
Je sais que Parcours Sup marche pas. Parler aux gens de ce qui les concerne et le vivre, ça vous enracine. Et c'est ce qui a fait que les Français m'aiment bien, ceux que je rencontre.
Ils aiment cette proximité que j'ai avec eux. Si je pouvais améliorer les choses pour le handicap, ce serait super. -Pour revenir à cette question du handicap, vous avez dit que l'engagement prenait du temps sur la famille.
Comment gère-t-on cela quand on a un enfant qui a besoin d'un peu plus d'attention. -C'est pas très simple. C'est une vraie question.
Ma chance, c'est qu'elle est relativement autonome. C'est plus simple. On se rend compte qu'on est aidant.
Les frères et soeurs aident davantage. C'est moi qui l'amenais et allais la chercher. Ils ont pris le relais naturellement.
Je me fais aider quand j'en ai besoin. C'est une vraie question. Ca veut dire que beaucoup de gens sont aidants sans s'en apercevoir.
Je me suis jamais dit que moi ou mes enfants étions aidants. Je suis pas avec ma famille, ça fait 3 jours que je suis à Paris, il faut que le reste tourne. Et la famille est fondamentale.
C'est 11 millions d'aidants qui sont déclarés. Donc, comme moi, certains ne le savent pas. -C'est l'heure de notre quizz.
Je vous explique... -Vous commencez une phrase ? -Exactement, vous connaissez.
Donc une phrase que vous complétez. Vous êtes porte-parole du groupe RN à l'Assemblée. Le secret pour être bon, c'est... -Rester naturel, rester un peu insolente, beaucoup travailler, et surtout continuer à aimer les Français. -En arrivant à l'Assemblée, je ne m'attendais pas à ce que... -Ce soit aussi exaltant.
Et aussi passionnant. -Que du positif ? Pas de mauvaises surprises ? -Non, c'est une chance folle d'être dans cette maison magnifique.
Ca honore, ça oblige d'être là et de représenter les Français. C'est une grande joie. -J'aurais réussi mon mandat si... -J'ai déjà l'impression d'y être un peu arrivée.
J'ai porté la cause d'Emma. jeune fille polyhandicapée sur ma circonscription, qui avait été mise à la porte de son établissement comme 17 autres familles. D'avoir parlé d'Emma directement au ministre Combe, en commission Affaires sociales, je me suis dit : "Même si ça s'arrête, je regrette pas d'être venue pour Emma." -Merci, Laure Lavalette. -Merci, Clément Méric.
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA ...
Laure Lavalette