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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 29 août 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprises

Parcs d’attraction, référendum islandais, Alaska… : Le Club international | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:28OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que cette profusion de candidature dit de l'état de notre démocratie en France ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Les Suisses regardent le cirque français : comment analysez-vous ce présidentialisme ?

  • 5:49RelanceRéponse directe

    Le MEDEF a présenté 7 programmes en 3 ans : un exercice démocratique remarquable ?

  • 7:09OuverteRéponse partielle

    Comment éviter la dispersion des candidats et fabriquer un candidat capable de créer une dynamique ?

  • 9:02RelanceRéponse directe

    Les médias sont-ils responsables de cette inflation de candidatures ?

  • 10:24OuverteRéponse directe

    L'Islande vote pour rejoindre l'UE : un test pour l'Europe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:27Fait
    « Le présidentialisme français est une maladie dont les Français n'arrivent pas à se défaire. »
  • 6:31Fait
    « Cette afflu de candidature, c'est peut-être un signe de bonne santé démocratique. »
  • 11:44Chiffre
    « Les produits islandais de la mer représentent environ quatre exportations de biens sur 10. »
  • 25:47Fait
    « Il y a des accords et des protocoles d'accord à voir comment ça va. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[musique]

0:08
Locuteur

Bonsoir et bienvenue. Et oui, nous voilà de retour et nous sommes très heureux de passer ce début de soirée avec vous dans votre club international de 21 minutes samedi en compagnie de nos invités venus d'ailleurs qui vont décortiquer dans un instant actualité de la semaine. Nos menus de ce soir, trois parcs d'attraction en région parisienne, un investissement de 6 milliards d'euros, 22000 emplois créés à terme. Mohamed Ben Salman, le prince héritier d'Arabie Saoudite a débarqué en France avec des cadeaux plein saot et à Riad. On s'en réjouit. França Emmanuel Macron de son côté a salué un projet colossal.

Mais doit-on vraiment se féliciter des retombées économiques de cet investissement pour l'économie française ou redouter au contraire de se retrouver dans une situation de dépendance vis-à-vis de l'Arabie Saoudite ? On en débattra puis nous enfilerons nos pointes et nous enchaînerons quelques entrechats avec notre invité du samedi Roxanne Stoyanov danseux étoiles à l'opéra de Paris à l'affiche en cette rentrée d'un nouveau spectacle Paysages intérieurs au palais Garnier. Et en fin d'émission nous retrouverons l'indispensable Natacha Triou. Salut Natacha. Salut Renault, c'est quoi le menu ce soir ? On va se dire des petits mots douement.

On va s'interroger pourquoi les couples se donnent-ils des surnoms ? Oh, c'est tellement chou. À tout à l'heure Natacha. Voilà donc le programme du club international de 21 samedi. Ça commence tout de suite. Et bonsoir ma bichette. Bonsoir ma petite douceur au miel. Bonsoir mon loulou. [rires] Mon petit loulou. Bienvenue à tous les deux Valérie Brochard et Jean-Mthieu Pernin. Ravi de vous retrouver bien sûr. Et voici nos invités de ce soir. Je vais faire plus sobre [rires] assurez-vous. Bienvenue à vous Benjamin Louis. Ravi de vous retrouver. Bonsoir Renault Dél Benjamin correspondant en France pour la radio télévision suisse.

Bienvenue donc à vos côtés Karina Brique ravi de vous accueillir sur ce plateau. Éditorialiste à la chaîne de télévision québécoise LCN et Cube Radio et ce serait pareil chez Goulsert par hasard. Bienvenue, bonsoir. Ravi de vous retrouver. Journaliste turco-américaine, professeur à l'école journalisme de sciences pot et au pupitre, c'est notre ami Nicolas Vadu. Salut Nicolas. Bonsoir, bienvenue dessinateur de presse. Bien sûr, vous collaborez au quotidien belge l'Écho à l'hebdomadaire belge le vif et vous signez, je le rappelle, et éditer les années Trump saison 2. Tout [grognement] de suite Valérie, la première actualité de la semaine.

C'est une drôle de maladie, une sorte d'obsession qu'on pourrait appeler la présidentialité. Et oui, Ren à mesure que 2027 approche et bien les ambitions he se multiplient entre les candidats officiellement déclarés et ceux qui attendent dans les starting blocs. La presse évoque 45 prétendants à l'élection présidentielle. Alors Karim Abri, qu'est-ce que cette profusion de candidature dit de l'état de notre démocratie en France ? Oui, la grande question maintenant.

En fait, il y a une chose qu'on peut dire, moi je trouve que ça peut ressembler à une sorte de l'obstorisation de la vie politique française où aujourd'hui l'aspect médiatique, on pense qu'on a sa chance d'y aller parce qu'il y a cette médiatisation. Oui, il a des chaînes d'infos en continu mais avec les réseaux sociaux aussi, on pense que parce queon va être médiatisé, on peut se rendre jusqu'au plus haut des sommets. Ça fait partie évidemment de l'équation. Il y a d'autres choses. Il y a l'éclatement bien sûr de ce qu'on pourrait appeler même une sorte de consensus politique. Aujourd'hui, il est plus là. Il y a cette multiplication des partis.

On sait que en France, c'est pas comme aux États-Unis par exemple, vous avez des grands partis définis. Maintenant, il y a cet éclatement aujourd'hui, il y a l'électorat qui est plus volatile. Mais ne faut pas quand même sous-estimer cet aspect où les gens se disent que peut-être ils l'ont vu avec Emmanuel Macron, ils l'ont vu dans d'autres endroits avec monsieur Mandani à New York. On peut créer la surprise, on a plutôt l'intention que on y va pour ce capital médiatique peut-être plus que pour servir la population. Benjamin Louis en en Suisse, on a un président de la confédérationtique. C'est ça. Vous pouvez nous rappeler comment il s'appelle ?

Parce que alors nous en France, on le connaît pas du tout. Alors c'est une présidence qui est à l'opposé total de la France. C'est une présidence tournante. Vous savez que notre gouvernement c'est se ministres et la présidence c'est tournante une fois par année. Ça change tous les ans. Et alors justement comment les Suisses regardent le cirque français ? Ce qui est sûr, c'est que ça tranche tellement que vous avez dit tout à l'heure obsession. Moi, je crois pas que ce soit une obsession. Il y a carrément une question d'addiction à la au présidentialisme. Le présidentialisme français est une maladie dont les Français n'arrivent pas à se défaire.

Vous êtes quand même le premier peuple qui a guillotiné ses rois absolus et qui depuis ne fait que se choisir un nouveau roi pour systématiquement le guillotiner. Ensuite, il y a un véritable problème de starfication, voire même en fait de déification du président. une forme d'infantilisation des électeurs. Voulez dire aussi peut-être pas d'infantil mais au fond c'est tellement facile de charger la responsabilité sur une sorte de personnage magique qui est le président ou peut-être la présidente on veré qui est responsable d'absolument tout. il il doit il est responsable du chômage, des hôpitaux, des trains qui arrivent en retard, mais aussi de la paix et de la guerre dans le monde.

Au fond, le le président est un est une sorte de surhomme ou peut-être de surfemme qui est censé être l'alpha et l'oméga de la vie politique française. Alors cert aussi à cause de ça peut-être là on voit 45 candidatures, toutes n'iront pas au bout forcément, mais on le voit aussi avec le système médiatique et voir les sondages quand on est un responsable politique, si on fait parc de candidatur n'existe pas. H mais moi j'ai une lecture complètement différente de ce de de mes de mon confrère de de ma grand-sœur que j'entends parfaitement.

C'est-à-dire que je trouve que votre ça ce qu'on a vu par exemple au MEDEF jeudi avec les sep candidats qui étaient en train pendant 3 ans de débattre de de avec en présentant leur programme en étant en accord et en désaccord. J'ai j'ai trouvé que c'était un exercice démocratique remarquable. J'étais absolument inspirée par ce que j'ai vu. J'ai je dis pas inspirée par les candidats mais par cette atmosphère et que je me suis dit que les mots que j'ai entendu là, le mot cirque, le mot maladie, au contraire, moi j'ai l'impression le fait qu'il y ait une inflation à ce stade à 8 mois à 8 mois, ça montre de bonne santé mais en plus ça montre que votre système marche.

C'est-à-dire que quand ce n'est pas la Russie, ce n'est pas la Turquie, ce n'est pas la Chine où il y a pas d'opposition. Moi, le dernier débat, pardon, présidentiel que j'ai vu euh que j'ai suivi, c'était Donald Trump et Joe Biden. C'était il y a 2 ans à 3h du matin en France euh où c'était et c'était tragique. Aujourd'hui, il y a quand même des voix à 8 mois que les gens ils peuvent entendre et c'est bien ça. Cette afflu de candidature, c'est peut-être un signe de bonne santé démocratique comme vous dites, mais parfois ça suscite aussi un certain désordre, on va dire. Exactement. à droite et au centre l'embouteillage devient même un problème politique.

Alors, comment éviter la dispersion et et fabriquer un candidat capable capable de créer une dynamique ? Et bien, Hervé Morin a peut-être la solution. La situation actuelle, c'est une machine à perdre exceptionnelle. Personne ne se détache. Personne ne peut revendiquer d'avoir une espèce d'élan populaire absolument considérable qui fait que en quelque sorte le match est plié. Donc je dis la seule solution qui est d'ailleurs une solution qui permet ensuite un élan, c'est d'aller vers une primaire. Karim Abrique, en fait ce que démontre Hervé Morin en creux, c'est surtout l'affaiblissement, peut-être même la disparition des partis des partis politiques.

Bah, on a vu en fait que certains partis traditionnels, ça a été compliqué effectivement si on pense aux républicains, si on pense au partis socialistes, on voit quand la j'allais dire plus candidat naturel. Oui. Oui. Mais en même temps, on voit qu'on se bat en terme surtout pour le bloc central. C'est-à-dire que quand la ligne est très forte, que ce soit par exemple avec monsieur Mélenchon ou avec Marine Le Pen, quand la ligne est très forte et qu'il y a une personnalisation aussi très forte, quelqu'un qui incarne un courant, et ben au moins, c'est assez clair et on peut aller rassembler.

Mais on voit qu'il y a eu un échec dans le bloc central qui n'ont pas permis de réaliser leurs promesses. Il y a une désillusion mais en même temps, ils se disent "Bah peut-être que je vais pouvoir recentrer tout ça, je vais peut-être pouvoir proposer quelque chose de différent." Et on voit que c'est surtout dans ce fameux bloc de centre mou qui va un petit peu à droite, un petit peu à gauche qu'on se cherche énormément, qu'on essaie encore et on se dit peut-être qu'on pourra ressortir le slogan tout sauf les extrêmes. Et c'est là que le jeu se fait en ce moment.

Je louis ces parties [raclement de gorge] là, ils ont trouvé leur leur candidat chacun que ça soit Renaissance Gabriel Atal, Édouard Philippe, ils ont tous leur candidats. Ils ont tous leur candidats. Même les même ceux qui n'ont pas de parti sont candidats aussi. le [rires] le vrai problème. Moi je pense qu'il il y a il y a une dérive là encore lié à ce présidentialisme quasiment magique euh qui vient aussi de l'ego complètement déréglé des leaders politiques de ce pays. C'est-à-dire que au fond, il y a toujours cette fable de la rencontre entre un homme ou une femme et un peuple.

Ça va largement ça c'est pas un peu notre faute à nous les médias si je dire c'est aussi la médiatisation le poid parce qu'à partir de lundi Renault Déli vous savez quelque chose pour réussir à être invité sur une matinale en France il va falloir être candidat parce que l'espace va être saturé alors plus on va avancer jusqu'au mois d'avril plus ça va être saturé donc vous vous retrouvez parce que soyons très clair qui en a quelque chose à faire de la vie de Sgolen Royal ou de Xavier Bertrand s'ils ne sont pas candidats à partir de lundi prochain personne. Donc il faut être candidat pour réussir à gratter un peu de temps d'antenne à partir de à partir de lundi.

Un dessin de Nicolas Vado qui se penche sur cette maladie et même deux dessins. Alors les Français sont-ils Mazo 2017 2027 les 45 qui veulent ma place ? Oui surtout Hollande qui en redemande. Alors vous avez parlé de nombreux candidats mais il y en a un que vous avez oublié. Heureusement je suis là pour vous le rappeler. Un de plus celui qui va tous et toutes les mettre d'accord George Cloney. Who else ? Je suis naturalisé français pour rappel. Merci Nicolas Valéri avec vous comme chaque semaine. On va donc partir chez un de nos cher voisins européens. Ce soir, on met le Cap au Nord, direction l'Islande, un petit pays qui vote en ce moment même.

Exactement 17 ans après sa première demande d'adhésion mise en pause après un changement de majorité en en 2013. Et bien la géopolitique actuelle pousse Rekavic à rouvrir le dossier. L'Islande est membre fondateur de l'OTAN. Elle n'a jamais vraiment senti le besoin d'avoir sa propre armée permanente et pendant des décennies, ça lui allait très bien. Mais depuis l'invasion russe de l'Ukraine et les menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland voisin, l'isolement paraît un petit peu moins romantique. L'Union ne remplacerait pas l'OTAN évidemment, mais certains se disent qu'une deuxième assurance ne serait peut-être pas superflu.

C'est notamment la position de la directrice du mouvement européen d'Islande. Membr l'espace économique européen et de l'espace Schengen, l'Islande vit déjà largement à l'heure européenne. sans appartenir à l'Union. Elle participe au marché unique et à la libre circulation mais sans aucun ministre islandais au conseil de l'UE, sans aucun commissaire à Bruxelles, sans aucun député au Parlement européen. L'argument du oui tient en une phrase puisque nous appliquons déjà tout ou partie des règles, bien pourquoi ne pas participer à leur élaboration. un petit pays un petit pays de seulement 394000 habitants petits mais costaud notamment concernant la pêche.

C'est en réalité le sujet de crispation car en Islande la pêche n'est pas seulement une industrie, c'est presque une religion touchée aux eaux islandaises revient à demander aux Français de placer la baguette ou le camemberber sous règlement européen. produits islandais, rendez-vous compte, les produits islandais de la mer représentent environ quatre exportations de biens sur 10. Reavic gère ses propres quotas et défend un modèle qu'elle juge particulièrement durable. Or, l'Union européenne, elle a sa propre politique commune de la pêche.

Au-delà des bandes poisson, la dirigeante du Parti de l'indépendance, formation historique de la droite islandaise redoute elle que Riavic ne sacrifie son autonomie contre une influence européenne totalement symbolique. Une peur une peur qui divise profondément le pays. Dans les plus récents sondages, on découvre que le oui à l'Europe n'a que deux points d'avance sur le nom. Alors plus fort ensemble ou plus libre seul ? Et bien l'Europe elle elle a déjà la réponse. L'Islande se trouve au cœur d'un passage stratégique entre le Groenland et le Royaume-Uni avec la fonte des glaces et l'ouverture de nouvelles voies maritimes.

Et bien l'emplacement de l'Islande pèse beaucoup plus lourd et politiquement et bien le le symbole serait tout aussi précieux. Voir une démocratie occidentale aussi riche aussi riche. Se rapprocher de l'Union permettrait à Bruxelles de démontrer que l'Europe n'attire pas seulement ceux qui espèrent s'enrichir grâce à elle, mais aussi ceux qui figurent déjà parmi les pays les plus prospères du monde. En échange, l'Europe offrirait à l'Islande la puissance du nombre. Reste à savoir si l'argument porte ce soir en Islande. Les bureaux de vote ferme à 22h. Karim Brique, c'est surtout un test pour l'Europe cette histoire. Est-ce que c'est un test pour mesurer la désirabilité de l'Europe ?

Oui, c'est vrai qu'il y a cette question d'attractivité. On sait que l'Europe est souvent, j'allais dire victime quelque part des critiques aussi parce que ça a un coût quand même quand on se dit on va aller se mettre sous un parapluie, on va avoir plus de sécurité, on va être mieux protégé mais ça se fait jamais à coup complètement nul. Et vous avez parlé des petites nations, c'est toujours le grand dilemme, le grand dilemme des petites nations de se dire "OK, on a quand même cette liberté, on peut choisir, on veut protéger notre langue, on veut protéger notre culture, on veut protéger nos traditions, la pêche dans le cas de de l'Islande aussi.

Euh donc ça fait partie un peu de ce dilemme de se dire "OK, on se raccroche à quoi ?" Mais c'est un risque quand même. C'est un risque pour l'Islande et oui, c'est un test pour l'Europe de savoir aujourd'hui est-ce qu'il y a encore cette attractivité dans ce contexte où on sait que il y a beaucoup de pays en Europe qui se disent "On a perdu une partie de notre souveraineté". La France même le dit aujourd'hui que ce soit sur les questions par exemple migratoires, sur les les questions de même du pouvoir d'achat, la protection dans certains secteurs de l'agriculture, ça peut faire mal aussi.

Et même si depuis le Brexit, plus personne ne veut sortir de l'Union européenne, il y a plus un candidat qui Non, mais il y a quand même, ça n'a pas aboli cette idée de quel type d'Europe veut-on aujourd'hui quand même ? Est-ce qu'on veut un peu plus d'autonomie [raclement de gorge] malgré tout ? Benjamin Louise, justement s'il y a un petit pays si j'ose dire si je puis me permettre pardon, qui résiste à l'attractivité européenne, on le voit sur cette carte, c'est bien la Suisse, on dirait un peu le le village d'Astérix. Pourquoi ? Pourquoi et jusqu'à quand ?

Alors attention parce que entre ne pas faire du tout partie de l'Union européenne et faire partie de l'Union européenne, il y a plein d'options hein. Il y a une option qui a choisi la Suisse, c'est les accords bilatéraux. Alors, c'est pas du tout agréable, c'est pas facile mais ça marche. Il faut toujours renégocier et c'est à la carte et il faut faire des concessions et on a d'autres avantages ensuite. En revanche, il faut quand même remarquer que l'Islande est déjà quasiment plus intégrée dans l'Union européenne que la Suisse, hein, parce qu'elle fait partie de l'Esse fait pas partie de l'espace économique européen. Donc l'Islande là va lancer un processus en deux temps.

Est-ce qu'on reprend les négociations ? Et ensuite, si l'Islande aboutit à vouloir adhérer à l'Union européenne, cette adhésion sera soumise à un référendum. Donc il y a encore toute une période où ils peuvent aussi changer d'avis, hein. Et donc effectivement, il y a plein d'options entre ne pas faire parti et faire partie. Est-ce que ce serait un avantage pour l'Islande ? Bah c'est un peu la question que se pose qu'on peut poser aujourd'hui aux Suisse. Et quand on la leur pose, est-ce que vous voudriez faire partie de l'Union européenne aujourd'hui ?

On pourrait croire que depuis les années 80 ça a fait son chemin et on s'est rendu compte des avantages mais aujourd'hui c'est 20 % des Suisses qui seraient OK pour une adhésion totale à l'Union européenne. Et chez Gulser du côté de la Turquie, on a définitivement arrêté de songer à ce cette envie européenne. Non le rêve est toujours quelque part. C'est-à-dire que c'est depuis les années 50 que la Turquie rêve de cette adhésion. Non mais ce que je trouve intéressant c'est que c'est comme si ça va pas être fait du jour au lendemain. C'est-à-dire que c'est pas la première fois qu'il y a un référendum en Islande sur ce sujet.

En 2009, quand l'économie euh de l'Islande n'allait pas bien, c'est là où ils ont fait un clin d'œil vers l'Union européenne pour faire partie. En 2013, il y avait le premier référendum exactement où c'était refusé. Et là, il y a à nouveau. Donc même si le oui remporté, c'està-dire que nous voulons commencer, ce sont des discussions et l'adhésion, la partiture vous vous répond beaucoup plus de temps. Cette semaine, il y avait un article absolument exceptionnel que je recommande dans le magazine américain de New Yorker qui disait, et ça je pensais à vous, what if Canada join the EU ? Et si le Canada rejoignait l'Union européenne ?

Et l'article en en faisant à nouv un clin d'œil mais transatlantique dit pourquoi pas le Canada au lieu d'être le 51e État États-Unis ne serait pas le 28e état européen et je trouve ça fort intéressant. Un dessin de Nicolas Vadu. J'ai revu un peu la carte de l'océan Atlantique avec l'Islande bientôt dans l'Uil. Il suffit juste de faire un échange. [rires] Merci Nicolas. Il est maintenant temps de passer au service du personnel pour retrouver Olivier Boucreux. Chaque samedi se dérache ses vermes justes récompense son employé de la semaine.

Ce soir, c'est un chanteur turc, ma belle Mathise, une popstar harcelée par la justice de son pays, notamment pour l'un de ses clips dans lequel deux hommes se regardent. Nous sommes tous des employés. Certains suivent les codes, lui préfère les faire danser. [musique]

18:13
Non speech

[musique]

18:19
Locuteur

C'est qui ? Fatija alias Mabel Matis 40 ans, star de la Pop Turque, six albums, des millions de vues, gay et fier de l'être. Drapeau arc-en-ciel [musique] sur scène, Pride d'Istanbul. Le public applaudit, le pouvoir sert les fesses. Flashback années 90 sud de la Turquie. Père [musique] chauffeur routier, maire au foyer, enfant Fati Bégay. Pour échapper à l'ennui, il enregistre sur cassette [musique] la pop turque captée à la radio. Zaten klasik geleneksel erkek çocuğu formuna asla uymuyordum. Böyle çiçek böcek, şiirler, kitaplar, masallar şeklinde böyle bir hayal dünyasında. À Istanbul, il devient dentiste [musique] maise ses chansons sur My Space.

Un producteur le repère en 2011 premier album. 2 ans plus tard, JQ Turquy, le sacre musicien de l'année. [chant] Nabelle est le surnom d'un personnage na roman turc et Matis. Un vieux mot d'argot signifiant complètement bourré ou mis. Entre littérature et gueule de bois, ma belle Mathis fait [musique] le show. En 2025, sa chanson Perpérissan sur l'amour entre deux garçons lui vaut des poursuites judiciaires. Le chanteur est acquité mais le morceau reste interdit de diffusion. L'homosexualité n'est pas interdite en Turquie mais les marges des fiertés si.

En 2024, au moins 224 personnes ont été interpellées lors de rassemblement LGBT et des amendements prévoient jusqu'à 3 ans de prison pour la promotion de comportements contraires à la moralité publique. Le dernier clip de Mabelle Mathise lui vaut des poursuites pour obsénité. Lors d'un mariage, deux hommes échangent un regard et finissent par se trémousser ensemble sans se toucher. Libre sous contrôle judiciaire, il ne peut plus quitter la Turquie et risque jusqu'à 3 ans de prison sa défense. De personnes qui se regardent en dansant ensemble ne commettent aucun crime. Et finalement, pourquoi lui ?

Parce [musique] que dans certains pays comme la Turquie d'Erdogan, un regard entre deux hommes fait apparemment plus peur qu'une mitraillette. Alors chez Goulert, ne regardez pas. [rires] Qu'est-ce que ça ? Qu'est-ce que ça dit du du régime turc et de la politique d'Erdogan ? Cette question, est-ce que les MS et en particulier justement la communauté LGBT, c'est c'est un marqueur pour de la politique d'Ardogan ? Ça montre à quel point la Turquie a régressé sur tous les plans. C'est-à-dire que aujourd'hui en Turquie, comme le disait très bien euh la chronique, être homosexuel n'est pas un crime. Mais vous pouvez être emmené en procès à cause de d'une vidéo qui suggère l'homosexualité.

Le gay pride est est annulé au dernier moment. souvent l'avortement n'est pas un crime et normalement permise, mais c'est absolument la loi fait en sorte que vous devriez pas l'avir. Et tout ça, la loi ne le dit pas mais c'est renforcé par ce cette ambiance de de dictature de d'autoritarisme. Ce qui est très intéressant, c'est que cette idée de moralité publique, de d'obscénité, en réalité, ça montre à mon humble avis l'obscénité que celui qui regarde a. Moi, j'ai regardé la vidéo plusieurs fois, je ne vois pas du tout d'obscité et il faut pas oublier que la Turquie c'est un pays méditerranéen. C'est un pays quand même où le toucher est est très important.

Vous voyez des hommes en train de se toucher, de se prendre les bras dans l'autre. Donc ça donc c'est vraiment c'est l'homosexualité qui est absolument touchée du doigt ici. Et dernièrement, il y a un concert normalement au mois de mars, il a un concert au mois de mars à Paris au Folie Berger. Normalement, il a pour l'instant interdiction de sortir du territoire, mais moi, j'attends toujours que peut-être on sera en concert dans quelques mois. Merci. Merci. Chez Gulcer Certes, un dessin euh de Nicolas Vado, mais en parlant de regard échanger, regardez ça. Et eux, on ne leur dit rien. Oui, merci Nicolas Valéri.

On va passer à l'autre dossier de la semaine, c'est la visite en France d'un généreux messen saoudien, un certain MBS. Oui, Mohamed Ben Salman est arrivé les bras chargés de promesses. 6 milliards d'euros annoncés, jusqu'à 22000 emplois à la clé avec son immense projet de parc àè. L'Arabie Saoudite veut investir en France. Mais Benjamin Louis, est-ce qu'on peut dissocier l'argent l'argent saoudien du régime qui l'investit ? C'est l'illustration parfaite cette visite de la vieille Maxime. Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts et on pourrait ajouter et ils ont la morale élastique aussi.

Euh le fait est que la France a décidé de dissocier l'argent de cet investisseur de ses valeurs de ses valeurs morales, de ses valeurs de protection par exemple des journalistes. Encore une fois, on l'a rappelé, MBS et si ce n'est soupçonné d'être l'instigateur, en tout cas la personne qui a autorisé qui aurait autorisé l'assassinat d'un journaliste opposant, Jamal Rashodi qu'on voit en ce moment à l'écran euh et une information judiciaire est lancée contre lui en France. Voilà, c'est le symbole est assumé de accueillir et même de dérouler le tapis rouge. Cette fois-ci, c'est pas comme en 2022.

Là carrément, c'est vraiment dérouler le tapis rouge à MBS brass dessus bradsu au grand palais pour la finale de la coupe du monde de l'ort. Donc vraiment là, on assume totalement de le recevoir comme un personnage très important, un personnage fréquentable et fréquenté et un investisseur de choix pour une annonce qui en tout cas à mon avis est un peu discutable. Ce qui suscite de nombreuses critiques parmi les les opposants politiques en France. Absolument. notamment au au rassemblement national où on dénonce ce partenariat économique. Nous, on a toujours considéré que c'était problématique de d'être de pactiser avec des des ce ce type de pays avec des idées aux antipodes euh des nôtres.

que la France serve justement à cette diversification au regard de ces de ces modèles appliqués là-bas en terme idéologique mais aussi en terme d'influence extérieure. Évidemment qu'on préférerait avoir des investissements français ou des d'autres pays européens ou d'autres alliés plus proches. Karim Bri, est-ce qu'il a raison Alexander Nicolic de nous mettre en garde contre une forme de dépendance et même de complaisance ? Oui, tout à fait. Je pense qu'il y a une sorte de revanche symbolique de plusieurs pays non occidentaux aujourd'hui et on est en train aujourd'hui de céder sur certaines de nos valeurs.

Je l'ai vu aussi avec le Canada, il y a Mark Carney, notre premier ministre là-bas qui a décidé de faire une visite aussi officielle. C'était la première visite officielle en Arabie Saoudite depuis 26 ans pour le Canada. Et bon le Canada comme d'autres pays occidentaux qui un peu prêchaient hein, qui se voulait un peu les gardiens d'une certaine morale ou à tout le moins qui qui se présentait dans le monde en disant bah vous savez il y a certaines valeurs, on ne va pas négocier là-dessus, on ne va pas céder là-dessus. Bah c'est un changement de cap, c'est le triomphe de l'argent aujourd'hui, c'est la réale politique.

On se dit ben maintenant on a peut-être perdu dans ce capital aussi symbolique et bah tant pis, c'est c'est l'argent qui compte. Chez vous certes 22000 emplois, la promesse de créer 22000 emplois, 6 milliards d'investissement. Est-ce qu'un pays comme la France peut refuser un tel investissement ? Effectivement, ça crée des emplois. Il y a il y a pas un pays dans le monde qui refuse de de de commercer avec des régimes qui sont pas forcément démocratiques. Je sais pas. La France commerce avec la Chine, avec plein de pays qui sont pas des modèles démocratiques. Non, j'entends ce que vous dites.

Mais moi ça me fait penser à une photo que j'avais vu il y a longtemps de de Jacques Chirac et George Bush le père quand Disneyland Paris était ouvert dans les années début des années 90 quand en réalité ça c'est c'est une autre histoire pareil. C'est-à-dire que là, c'était l'empire, la dominance américaine qui venait, c'était une démocratie que aujourd'hui on on se pour lequel on se pose des questions. Donc ce que je veux dire, c'est que c'est ça montre aussi un peu la faiblesse, l'affaiblissement des États-Unis parce que là, c'est plus les États-Unis qui est en train de mettre de l'argent partout dans le monde. En réalité, ce sont les pays les pays du golf qui sont en train de le faire.

Et de l'autre côté, Benjamin Louis euh et bien c'est un peu gagnant gagnant parce que aussi il y a des entreprises françaises maintenant qui vont investir en Arabie Saoudite, pas n'importequel. Alst Mistral EI donc ça veut dire que c'est très bon pour nous aussi. Alors il y a des accords et des protocoles d'accord à voir comment ça va. Voilà non effectivement le port de Jeda et cetera. Donc là il y a il y a des énormes marchés pour les entreprises françaises ça c'est sûr et européennes.

Il y a aussi un intérêt stratégique et géopolitique de se rapprocher de l'Arabie Saoudite parce que l'Arabie Saoudite quand vous regardez un peu la carte en ce moment elle est au croisement d'à peu près toutes les crises au Moyen-Orient. Donc ça sur le plan géopolitique, c'est évidemment très mal. Au n de la morale, les entreprises françaises devraient refuser d'investir en Arabie Saoudite. Ça c'est une vraiment une très très longue question à trancher avec des Éticiens et pas avec moi. Par contre, je pense que d'annoncer et se réjouir de 6 milliards d'investissements pour des parcs d'attraction en région parisienne, c'est une bonne nouvelle des années 80 quoi.

C'est c'est un peu ringard au fond.

On va on va donc choisir pour euh la gent quel que soit le temps hein pour 22000 non mais pour 22000 emplois potentiel on va aller artificialiser des sols on va ça va être un un un un un désastre écologique sur les parattraction tout le monde le fait à Londres en ce moment il y a Universal Studio par exle qui crée aussi on le voit aussi ça fait Oui mais c'est pas tant sur les les investissements comme tels ou des partenariats d'entendre c'est-à-dire qu'il y a aussi le la symbolique de dire est-ce qu'il une forme d'accaparement de ressources un accaparement C'està-dire que est-ce queil y a certains pays qui finalement vont pouvoir acheter certaines entreprises éventuellement ?

Il y a aussi cette perte de souveraineté. On parle souvent de l'ingérance étrangère. Ben je dis pas que c'est ça nécessairement mais à un moment donné ça fait partie aussi de ce soft power. Et juste une chose, quel type d'emploi ça va créer ? Est-ce que ce sera des emplois précaires ? Est-ce que ça va générer du surtourisme ? Encore une fois, on a une vision à court peut-être un peu moyen terme, mais à long terme, honnêtement, je suis pas persuadé que ce soit une bonne nouvelle cette annonce. Un dessin de Nicolas Vado. Oui, parce qu'on va quand même garder le concept du gargantua de Mirapolis. Ici l'attraction train fantôme Jamal Kachogi. Vous n'en sortirez pas indemne.

Le gargantu de Mirpolis, c'est le site sur lequel justement ces par l'attraction doivent être construits. Euh promis hein, d'ailleurs parce que c'est encore l'agenda est encore extrêmement flou. Ouais, merci Nicolas Vad c'est à vous Jeanhie cette semaine vous avez comme chaque semaine regarder la téloche la télé des autres. En l'occurrence la télé américaine qui se penche sur une élection bien particulière, une élection où un candidat pourrait en cacher un autre. Voilà, c'est une élection qui s'est déroulée en Alaska le 18 août dernier et il fallait mieux à ce moment-là avoir de très très grosses lunettes pour distinguer le nom des candidats sur les bulletins de vote.

race that could decide control of the United States Senate. Incumblor Dan is reb. Voilà. Alors, c'est vrai que c'est un peu confusant. Alors, donc on va reprendre tout depuis la BU. À l'origine, tout le monde pensait à une élection assez classique dans cet état proche de l'article. Dan S. Sullivan, sénateur républicain, proche de Donald Trump, allait affronter une candidate démocrate locale portant le nom de Marie Peltola. À quelques jours du scrutin, un homme venu de nulle part fait ha de candidature. C'est un professeur à la retraite, il est proche des des républicains et il porte le nom lui de Dan G. Sullivan. Cette homonie met en colère donc le sénateur en place puisque si Dan S.

Sullivan affronte Danji Sullivan et ben les électeurs vont confondre et forcément et bien tout le monde va aller voter pour la candidate démocrate puisqueil y aura qu'une seule dedans candidate qui s'appelle Peltola dans cette élection. Donc au fait si tout cela en fait n'était qu'un complot démocrate oui parce que début août Dan S. en est convaincu. Son double patronymique est là pour le torpiller. Voilà. Alors l'affaire a tenu le pays en hale même Donald Trump a écrit un message sur son réseau social. Alaska, attention voter aujourd'hui pour le vrai Dan Sullivane voter pour le sénateur sortant. Ne laissez pas ses escrocs s'en tirer avec cette mascarade décrit le président américain.

Il faut dire que l'Alaska, c'est au cœur de la politique trumpienne. Le président voulait forer davantage ce coin d'Amérique connu pour son pétrole, son minerai. Alors et bien on a aboli énormément de lois environnementale. Il y a eu beaucoup d'investissements afin d'attirer et bien de nouvelles personnes. Le message de Washington est donc le suivant : arrêter de jouer avec les Sullivanes, ça suffit. On y comprend plus rien et bizarrement le message n'a pas du tout été entendu hein puisque le 18 août en Alaska, il y avait bien deux bulletins de vote Sullivan dans les bureaux. Résultat, la candidate démocrate est arrivée en tête suivie du sénateur sortant.

Danji Sullivan, lui n'a fait que 2,4 %. Mais l'histoire est encore loin d'être finie puisque ce scrutin des 18 août n'était qu'une étape avant, vous savez, les fameux midtermes, de début novembre, le vrai moment décisif. Et là et ben les 2 % du candidat vous le savez Renault ça peut être décisif à la fin si c'est serré comme scrutin. Bon on se dit que l'histoire peut s'arrêter là et ben c'était sans compter un trisème Dan Sullivan qui s'invite dans la danse. H ça se complique. Voilà Dan [rires] l'ancien maire d' Corap l'État soutient Dan Ace contre Dan G. Ça c'est limite. On a envie d'être majorette he quand on quand on dit [rires] ça.

En tout cas Dan A Sullivan a écrit ce poste sur Facebook. Regardez en tant que Dan Sullivan originel. J'appelle les Alaskains à voter pour le sénateur Dan S. Sullivan. Voilà un message sans clarifier la situation. Bref, surtout on souhaite bon courage à nos collègues journalistes pour commenter l'élection du 3 novembre prochain. Mais on le voit alors là bien sûr ça nous amuse ça, mais on voit à quel point tout de même ces midtermes est en train vraiment de crisper vraiment ben le monde politique américain parce que c'est essentiel pour Donald Trump et c'est pas forcément bien embarqué pour lui hein. C'est panique à bord. Exactement.

Mais c'est c'est parce que en 2008, l'Alaska est passée sous sous le le siège du sénateur est passé sous le truc républicain. Comment ça ? Le ticket. Merci beaucoup. Voilà. Et donc depuis les républicains, il ils l'ont et il manque que quelques sièges pour les démocrates pour avoir le Sénat, c'est-à-dire pour que tout bascule. Donc ça montre à quel point c'est c'est c'est vraiment une question de vie ou de mort qu'on qu'on va voir le 3 novembre pendant les élections de Midterms. C'est ça un dessin Nicolas Vado. Oui. Vous savez que l'Alaska c'est l'état parmi les plus touchés par l'alcoolisme. [rires] Votez pour moi, je suis Dan S. Sullivane soutenu par Dan Sullivan. Et je dirais même plus.

Votez pour moi, je suis Dan Sullivan. Merci Nicolas de nous éclairer. Allez, c'est l'heure d'enfiler nos chaussons de danse pour accueillir notre invité du du samedi. Franco-macédonienne Roxanne Stoyanov danseuse étoiles à l'Opéra de Paris. Bonsoir, bienvenue à vous. La danse pour vous, c'est une vocation précoce. Vous êtes tombé dans le chaudron toute petite si je puis me permettre. Alors, entrer à l'école nationale de l'Opéra de Paris, c'est un très long parcours et c'est une compétition très compliquée. Il y a beaucoup beaucoup de candidates, 400 au départ et très peu de place à l'arrivée. Si c'est ça, c'est ça en fait.

Si on veut faire l'école de danse de l'Opéra, c'est un concours au départ afin d'être intégré. On a une année de stage et ensuite tous les ans, on repasse un examen. Il y a un contrôle continu pour passer chaque année de classe en classe jusqu'à arriver en dernière année qui nous permet d'avoir un accès privilégié au concours d'entrer dans le balai de l'Opéra de Paris. Et vous n'aviez [raclement de gorge] vous que 12 ans quand vous l'avez intégré ? Euh l'école de danse, j'avais 12 ans en effet. C'est extrêmement extrêmement jeune effectivement. Oui, c'est très jeune. Et alors on va on va revenir un petit peu en arrière mais plus récemment quand même.

Il y a 3 ans, je crois, on va voir l' extrait d'une soirée bien particulière pour vous. C'est le soir où vous devenez dans étoiles. On va regarder ça. J'ai maintenant l'immense honneur et le plaisir de nommer madame Roxan. [cri] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] Donc ça c'est il y a 3 ans sur la scène de l'opéra, on le voit. 1 an et demi, autant pour moi. Euh sur la scène de l'opéra, on le voit. Donc c'est à l'issue d'un spectacle et vous avez l'air complètement surprise. Ah oui oui parce qu'en fait c'est une c'est quelque chose qui ne se prévoit pas. On sait pas si ça va arriver un jour et même le jour où ça arrive, c'est une surprise.

On le découvre lorsque le directeur rentre sur scène à la fin de la représentation pendant les saluts. Euh je ne le savais pas, personne le savait et ça rend déjà voilà, c'est incroyable mais la surprise est quand même pas du tout. Non vraiment pas du tout. Ça ne se dit pas dans les coulisses. Toi peut-être moi demain. Euh non non je sais pas. [rires] Non, on peut l'espérer mais ça peut ne jamais arriver. Je n'étais pas la seule à prétendre à ce titre en fait. Et qu'est-ce que ça change justement ce titre quand on devient danseuse étoiles au père de Paris ? Qu'est-ce que ça change ? Votre nom est en plus gros sur les fus des spectacles ?

Bah en fait là, j'ai l'occasion de danser le rôle principal et en tant qu'étoile je vais maintenant être sur tous les spectacles, sur les rôles principaux. n'avoir pas qu'un seul spectacle mais plusieurs, faire une série, il y a une c'est une responsabilité mais une liberté aussi dans l'approche après de chaque spectacle parce que je vais pouvoir aller encore plus loin à chaque fois. C'est le début. Alors Renault le disait, c'est un parcours très long, très difficile même physiquement forcément. Et pour le grand public qui ne va pas toujours vous voir, la danse classique ou ce parcours de danseuse, on pense forcément au film Black Swone avec Nathalie Portman.

Est-ce que ça y ressemble véritablement, je dis pas jusqu'à la folie hein, comme dans le film en effet. Est-ce que c'est aussi violent que ça ? On voit des vraiment des des guerres entre danseuses finalement pour avoir ce poste ? Non non non pas du tout. Euh c'est c'est un cliché. Oui c'est un cliché. D'accord. Mais l'ambiance l'ambiance de compétition elle est peut-être que dans tout comme dans tout cliché il y a une part de vrai. Donc peut-être qu'à une époque ça a pu mais à ce point-là je crois pas. Et en tout cas aujourd'hui, on n'est pas du tout là-dedans.

Quand on rentre à l'école de danse à 12 ans, on se suit tous, on se connaît tous et jusqu'à dans le balai, jusqu'à notre retraite à 42 ans, on on se on se connaît en fait. On est une grande famille et en fait on apprend à vivre ensemble et et euh si on veut, c'est déjà assez difficile comme ça, donc on va pas se rajouter des obstacles les uns les autres. C'est on est c'est plutôt de l'émulation, je dirais. Il y a pas de jalousie. Ça suscite pas de jalousie, forcément l'être humain. Voilà. Mais euh on en est pas à se mettre des bouts de verre dans les pointes et cetera. Ah oui, [rires] d'accord.

Mais tant mieux pour atteindre ce niveau de virtuosité, euh on le sait, on on le comprend presque, il faut souffrir. La la douleur fait partie de votre de votre métier. Je vais pas dire que ça fait pas mal, mais en fait on est des sportifs de haut niveau surtout. C'est c'est le le l'effort en fait le fait de retravailler de il y a une part de voilà de d'exercice. Il y a notamment une figure que dont vous parlez volontiers, c'est le 32 fouetté. C'est ça. Les 32 fouettés. Qu'est-ce que c'est les 32 fouettés ? Les 32 fouettés, c'est une là c'est pour le coup c'est une preu technique. On nexprime rien de artistiquement mais donc c'est rester sur une jambe.

En général c'est la jambe gauche parce qu'on tourne sur la droite et en fait à chaque fois qu'on fait un tour, on replie sur la même avec la jambe droite qui fouette clairement comme un fouet. Et ça vous le faites tout le temps. Oui oui naturellement. 32 fois. Voilà 32 fois. Donc faut faut garder son focus. Faut faut faut sourire aussi forcément. paraître aimable en même temps. [rires] Oui. Oui. Oui, parce que ça demande une concentration. En même temps, il y a les projecteurs, son point fixe dans la salle qui est complètement noir. Euh garder l'équilibre à l'intérieur du corps, le la se recentrer et en plus en général, on est à un point au niveau du cardio, on est épuisé.

Donc c'est un dépassement de soi. C'est vous avez dit d'ailleurs 42 ans en fin de carrière. Oui. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui se passe ensuite ? Alors euh soit on reste dans le milieu, soit on peut complètement changer de voix et en fait c'est une chance qu'on a de pouvoir se reconvertir dans dans et avoir une deuxième vie en fait. Ouais. Merci euh Roxanne Stoyanov d'être passé par le plateau de de 28 minutes samedi ce soir. Donc je rappelle que vous serez à l'affiche du 11 octobre au 7 novembre, c'est ça, d'un spectacle s'intitule paysage intérieur au palais Garnier. Il y a deux pièces au programme au sein de ce spectacle.

Et puis je précise que vous lancerez aussi en octobre la 2è édition du prix Roxan Stoyanov qui qui consiste à récompenser un un jeune danseur, une jeune danseuse de l'un de vos deux pays d'origine. La Macédoine, c'est ça ? Voilà. En Macédoine du Nord. Tout à fait. Euh c'est un concours que j'ai créé l'année dernière. La première édition a eu lieu en photo la première lauréate qui a suite à ce concours eu la chance de passer une semaine à Paris à l'opéra prendre des cours avec moi et vivre un peu dans mon monde. Et en fait ce que j'aime dans ce projet c'est la transmission et le fait de faire un pont entre mes deux pays et la Macédoine du Nord où j'ai commencé la danse surtout.

Merci beaucoup Roxane Stoyanov. tout de suite deux dessins de Nicolas Vado. Oui, elle est né dans le gerers hein. Dans ceux étoiles, c'est une école de la discipline et de la frustration alimentaire surtout quand on est né à Hauche. [rires] Premier pas trop difficile, ça va. Et puis euh retraité à 42 ans, la CFDT m'adore. [rires] Merci Nicolas. Voici maintenant venu le moment de retrouver le lumineux Benoît Forgard ce soir dans des rives des continents. Ce grand penseur nous dévoile ses talents d'économiste en répondant à cette question : "La canicule menace-t-elle la croissance ?" Bonsoir Renault. Cet été virile en a laissé plus d'un sur le carreau.

Mais si mourir est ennuyeux, sachez qu'il y a pire. Et ben, Sylvain, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as l'air tout chaose. Tu as passé l'été devant la télé ou quoi ? Ah, tu as la boule au ventre parce que tu crains que la sécheresse entraîne une augmentation du prix des croquettes. Et moi alors, qu'est-ce que je devrais dire ? Regarde comme les chaleurs récurrente ont fait gondoler mes cartes Pokémon. Misère. Au rythme où ça va, les experts sont formels. De grands bouleversements sont en cours. Demain, la société sera réduite à deux groupes. En bas, vous et moi. Au sommet, les installateurs de clim.

Moi qui vise en Gironde penser afin de garantir à ma fille la consommation d'un air dépourvu de particules fines car mademoiselle est difficile, j'ai dû momentanément quitter mon foyer pour trouver refuge en banlieu parisienne. J'ai été contraint à l'exil, à la route, à la valise, à l'enfer du store du TGV dont il faut négocier l'abaissement avec un voyageur borné. Sur les chaînes infos, les commentateurs de l'actu d'une lucidité désarmante déploraient que la canicule finisse par avoir la peau de la croissance. Si seulement on tiendrait la preuve que le capitalisme est vertueux, qu'il crée naturellement son équilibre tel un écosystème. Tu parles, il n'y a rien de naturel dans ce bousin.

C'est tout synthétique. Le soleil donne à saoui Laurent Wouy, il donne le même mélanome aux gens gentiment. Allez Sylvain, mon vieux, prends une croquette. On ne va pas se laisser abattre parce que le monde comme toujours court à sa perte. Prends plutôt exemple sur cet homme là-bas. Matte un peu ce chevalier à la noble monture, bien décidé à ne rien céder à la mélancolie, observe comme il fait fid nos état d'âmes et ne compte que sur lui-même pour assurer son bonheur. J'ignore qui est cet homme, mais ça m'étonnerait qu'il vote. C'est un anard doublé d'un jouisseur. Regarde l'engin qu'il se trimballe. Pour dégager une telle assurance au moment où la forêt brûle, aucun doute.

Ce monsieur est probablement installateur de clim. Merci Forgeard. Bonsoir Tchari. Comme chaque samedi, on vous retrouve bien sûr pour méditer ensemble quelques quelques minutes et aujourd'hui on va même on va même recouler oui ensemble avec cette question. Pourquoi les amoureux se donnent-ils des petits noms ? Et oui, c'est le cas dans beaucoup de couples, hein, puisque selon une récente enquête, six français sur 10 préfèrent appeler leur partenaire avec un petit surnom plutôt qu'avec leur vrai prénom. Alors, mon cœur arrive en tête. Il est utilisé par 36 % des Français suivi de mon amour. Quant aux anglais, c'est Baby hein qui l'emporte. Et pour les Allemands, c'est Chatsy, mon trésor.

Alors, on peut aussi trouver ça gnan gnan et s'autocensurer ou si on en était moins d'être carrément bah gêné. Oui, mais on peut aussi les adorer ces petits noms. Ah bah oui, un petit nom. Bah, forcément c'est comme une une grande déclaration d'amour, hein. C'est une preuve d'amour. Et puis pour la linguiste, pour Julie Neveu, dans le langage de l'amour, ils servent justement à faire couple, à souligner la singularité du duo. D'ailleurs, c'est même un vrai fait linguistique. En science du langage, on les appelle des hypochistiques, c'est-à-dire des mots qui expriment une intention affectueuse.

Le couple se construit comme ça, son langage propre, une langue privée qui n'a de sens que pour les deux partenaires. Mais certains amoureux se parlent aussi d'ailleurs de façon vraiment enfantine, hein. Ah bah oui, hein. Chouchou, mon lapin. Là, on est carrément dans le vocabulaire de la petite enfance qui emprunte au parler bébé que les que les parents d'ailleurs utilisent spontanéement avec des nourritions. Ça c'est quelque chose qu'on observe dans toutes les cultures. Ça favoriserait le développement du langage chez les tout petits tout en créant un lien affectif plus fort.

Donc si vous chuchotez comme ça à l'oreille d'une bien-aimée un bon bébé, bah vous imitez précisément ce lien protecteur qu'on transmet au tout petit. Même si on a connu aussi par le passé des petits noms un peu plus originaux. Ah bah oui, vous pensez à Mon Castor et oui, le fameux Moncastor, mon doux castor, le surnom de Simone de Beauvoir par Jean-Paul Sartre. Alors, c'est pas tant que l'écrivaine ressemble à un rongard, mais c'est un jeu de mots entre bah Beauvoir et l'anglais bivor castor. D'ailleurs, Sartre ajouté que ces animaux vont en bande et ont l'esprit constructeur et on peut retrouver leur correspondance dans le recueil Latrocastor.

Moins connu, la correspondance amoureuse de Virginia Wolf avec sa compagne, la poétesse Vita Sacville Ouest qui la sur la surnomme très cher créature ou ma petite Mulle. Et si vous voulez sortir du très classique mon trésor, vous pouvez piocher dans le livre Mon petit troon potelé de Catherine Guek qui répertorie comme ça les surnoms d'entend. Alors avec par exemple ma pucelette folette au 19e siècle, on a aussi ma petite caille d'odu a ma babiole d'amour, mon étoile fixe, jolie, mon préféré Renault, ma crotte en sucre. Oh, je suis très touché. [rires] On nous regarde, hein, Natacha. Merci en tout cas. Merci à vous mon petit sucre d'orge.

[rires] Euh un dessin de Nicolas Vad, j'ai trouvé encore mieux avec ce vieux couple. Chéri, pourquoi tu me surnommes mon petit singe nazique ? Ça te va mieux que mon panda d'amour et toi tu m'appelles bien mon blobfish adoré. [rires] Alors merci Nicolas. Merci à tous les amis. Lundi à 20h05 bah vous retrouverez notre choupinette préférée Ellisabeth Quin. Et comme d'habitude on va se quitter en musique avec un clin d'œil à votre chronique Natacha. tous ces surnoms cucu la prine faut bien le dire qui nous font bêtement recouler comme dirait Stevie Wonder en français dans le texte My cherry amour [musique][chant] Ma