Face aux masculinismes, des associations en résistance !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Très bien. Et bien, nous sommes au complet. Nous allons euh pouvoir euh démarrer et donc Sarah, je crois que tu es en visio.
Donc si tu Voilà. Et ben voilà, comme ça nous sommes au complet et euh nous voyons tout le monde, tout le monde nous voit. Euh nous allons pouvoir démarrer.
Donc mesdames les rapporteurs, chers collègues, mesdames, nous poursuivons ce matin nos travaux consacrés à la montée en puissance des mouvements et réseaux masculinistes en France. Nous avons le plaisir de recevoir ce matin cinq associations aux missions et aux champs d'intervention différents mais qui se rejoignent dans un même combat. la lutte contre le sexisme, les violences faites aux femmes et plus largement contre toutes les formes d'inégalité entre les femmes et les hommes.
Si nous avons souhaité organiser cette table ronde dans la semaine du 25 janvier, date éminemment symbolique de la journée nationale contre le sexisme, c'est précisément pour donner la parole à celles et ceux qui œuvrent concrètement sur le terrain et qui peuvent témoigner de manière très directe de la réalité de la montée des discours masculinistes et de leurs conséquences bien réelles. Et du coup, je suis en train de réagir de de réaliser qu'effectivement Isle n'est pas arrivé. Mais elle va Ah si, elle est là.
Ah ben non, je l'avais pas vu. Excuse-moi. Tout va bien [rires] les parce que justement non mais 25 janvier, les associations féministes jouent en effet un rôle de première ligne dans la prévention de ces violences, la sensibilisation, l'accompagnement des victimes, mais aussi pour la résistance quotidienne face aux discours et aux offensives masculinistes.
Nos premières auditions nous ont permis d'établir un constat très clair. Les masculinismes ne sont ni anecdotiques ni marginaux. Il constituent aujourd'hui une menace claire et inquiétante contre les femmes.
Il se manifeste sous des formes diverses et structurées. Insell, Mictao, coach en séduction, tradewives. Mais par-delà leur différence, il s'articule autour de stratégies convergentes et d'un même récit. celui d'une prétendue crise de la masculinité, d'une victimisation masculine et d'un ressentiment dirigé contre les droits des femmes et contre l'égalité.
Et leur cible principales, ce sont très souvent les féministes et par conséquent les associations féministes qu'ils cherchent en permanence à délégitimer. Les statistiques et les enquêtes d'opinion confirment l'ampleur et l'aggravation de cette dynamique. Sidaction nous indiquait la semaine dernière que 58 % des hommes pensent que le féminisme va trop loin et 52 % que les mouvements féministes cherchent surtout à affaiblir les hommes.
De son côté, le Haut Conseil à l'égalité dans son récent rapport annuel sur l'état du sexisme en France dresse lui aussi un constat particulièrement préoccupant. 39 % des hommes et 25 % des femmes estiment que le féminisme menace la place et le rôle des hommes dans la société. Cette défiance à l'égard du féminisme, nous le savons, est au cœur de la rhtorique masculiniste.
Elle instrumentalise la peur d'un prétendu déclin masculin, construit une opposition artificielle entre les sexes et alimente une remise en cause frontale et décomplexée de l'égalité. À ce titre, le masculinisme constitue un danger non seulement pour les femmes, mais aussi plus largement pour notre pacte démocratique et pour la cohésion de notre société. Face à ces constats, les associations sont en première ligne.
Vous travaillez à la déconstruction des stéréotypes de genre, à la prévention des violences, à la protection des victimes et plus largement à la lutte contre les bases culturelles et idéologiques qui permettent la diffusion et la banalisation de ces discours. D'abord par la sensibilisation et la communication auprès du grand public. J'étais ainsi lundi soir présente lors du lancement de la campagne du collectif ensemble contre le sexisme qui vise précisément à mettre un coup d'arrêt à l'indifférence face à cette banalisation.
Mais vous êtes aussi le réceptacle de nombreux témoignages. Vous observez l'éruption de ces idées dans les parcours individuel, dans les relations affectives, dans les récits de victimes et parfois dans les discours et les justifications des auteurs de violence. Je pense évidemment au rôle de la Fédération nationale solidarité femme et du numéro 3919, une ligne d'écoute essentielle dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Votre retour d'expérience sera précieux pour nous dire si et comment les discours masculinistes imprègnent aujourd'hui les passages à l'acte, les mécanismes d'emprise ou les stratégies de justification de la violence. Dans un contexte de monté du complotisme, de désinformation et de défiance à l'égard des institutions, il est d'ailleurs frappant de constater que le baromètre du haut conseil à l'égalité montre que les associations bénéficient d'un niveau de confiance très élevé. 75 % supérieur même à celui accordé par exemple au médecin 70 %.
Cela dit beaucoup de votre rôle central non seulement dans l'accompagnement des victimes, mais aussi dans la prévention et la lutte contre ces idéologies. La question de la prévention m'amène naturellement à celle de l'évant il a été souligné au cours de nos auditions le rôle crucial joué par cet enseignement et combien il est nécessaire de promouvoir de véritables contrediscours face au déferlement de contenu masculiniste en ligne. À ce titre, cela soulève la question du rôle des associations dans cet enseignement en raison de leur expertise et de leur légitimité acquise au fil des années.
Une intervenante du S d'action rappelait ainsi que au planning familial par exemple une formation à Les Vars représente jusqu'à 170 he beaucoup plus que celle dont bénéficient les enseignants. Vous pourrez revenir sur la manière dont vous concevez votre rôle vis-à-vis de l'évar mais cela pose aussi la question concrète des moyens lors des débats sur le projet de loi de finance pour 2026. La proposition de créer une ligne budgétaire dédiée à Les Vars au sein de la mission enseignement scolaire a été rejetée.
Vous nous direz si, de votre point de vue, la définition de programme entré en vigueur pour la rentrée 2025 de l'évars constitue une avancée satisfaisante et si les moyens qui sont consacrés vous paraissent suffisants. Et puisque nous évoquons les moyens, il faut aussi dire un mot de la situation financière des associations. Tous les rapports et notamment celui de nos collègues sénateur Arnaud Basin et Pierre Baros membre de la commission des finances, soulignent leur fragilité.
Lors de notre colloque inaugural sur le masculinisme, Lucy Daniel de l'association Equipop rappelait qu'une étude de la fondation des femmes montrait que la moitié des associations dispose aujourd'hui de moins de 3 mois de trésorerie. Cette fragilité ne concerne bien sûr pas que le niveau national et nous regrettons au sein de notre délégation que le budget de l'aide publique au développement qui permet de soutenir l'action des mouvements féministes à l'international a été réduit de plus de 50 % entre 2024 et 2026. À cette fragilisation financière s'ajoute désormais des attaques de plus en plus directes, des référencements aux suppressions de contenu, campagne de harcèlement en ligne, offensive coordonnée contre des contre des associations et des militantes féministes, souvent portées ou amplifiées par des sphères masculinistes.
Ces dernières bénéficient d'ailleurs de leurs propres associations masculinistes telles que celles dites de défense des droits des paires ou la nuit du bien commun de Pierre- Édouard Sherin avec des stratégies d'influence notamment sur des sujets comme les Vars. Cette table ronte est donc l'occasion d'entendre vos expertises respectives, vos constats de terrain mais aussi vos propositions d'action. Je souhaite donc bien la bienvenue à Sarah Duocher, présidente du planning familial qui est en visioconférence.
Françoise Dumont, présidente honoraire de la Ligue des droits de l'homme. Camille Extrait, directrice de la communication de la Fédération nationale solidarité femme. Faustine Garcia, chargée de plédoyer et de la force juridique de la fondation des femmes et Iseline Fourtic du du Tarde, excuse-moi, condatrice d'ensemble contre le sexisme.
Avant de vous céder la parole, je précise que cette audition fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux du Sénat. Je laisse dans un premier temps la parole à Sarah Duocher du planning familial qui est là face à nous en visioconférence. Bonjour à toutes et tous.
Déjà, merci Dominique. Je je me permets également de de vous présenter mes meilleurs vœux à toutes et tous pour cette nouvelle année où je sais que nos combats sont communs. Et merci beaucoup en tout cas à la délégation droits des femmes de cette saisie de ce sujet des masculinistes qui en effet va très vite et bien évidemment qui intéresse énormément les féministes puisque une des cibles et tu l'as dit Dominique, ce sont bien les féministes de la part des masculinistes.
Donc bien évidemment, merci beaucoup. Je me permets aussi de de vous remercier de m'avoir permis d'être en distantiel. Voilà et je vous quitterai un tout petit peu plus tôt et je m'en excuse.
Voilà, suite à une contrainte personnelle. Donc juste moi je suis Sarah Du Rocher, je suis présidente du planning familial. En quelques mots peut-être, c'est important de pouvoir le redire.
Le planning familial, c'est une association qui a 70 ans cette année euh qui a un réseau de 82 associations sur l'ensemble du territoire euh que ça soit sur l'hexagone mais aussi dans les départements d'outre mer. Et euh il porte évidemment il accueille 500000 personnes par an euh et travaille énormément sur la question des droits sexuels et reproductifs, sur les questions de l'avortement, la contraception, l'éducation et la sexualité, la lutte contre les violences bien évidemment et donc évidemment il s'inscrit dans un projet de société et aujourd'hui ma prise de parole puisque on se connaît quasiment tout autour de cet écran pour moi en tout cas euh l'idée était aussi l'importance de faire le lien pour nous, pour le planning, par notre expérience du lien entre les masculinistes et les droits sexuels et reproductif aussi un des éléments très forts qui est utilisé, c'est-à-dire bah lutter contre le droit disposé de son corps, d'avoir une société évidemment où les femmes ont moins le choix. Euh et ça ça fait partie d'un projet politique.
La question elle est simple, elle est à qui profite le masculinisme ? de masculinisme, elle profite au privilèges évidemment masculins et ça on le sait très bien dans une société patriarcale. Mais il profite aussi à des projet politique et je crois que on peut l'observer au niveau international, au niveau européen mais aussi en France euh avec l'arrivée évidemment de politique tel que Donald Trump aujourd'hui aux États-Unis l'un des slogans préférés euh et euh et pardon, excusez-moi, euh ton corps, mon choix.
Voilà donc de comment est-ce que aujourd'hui euh même les slogans féministes sont euh réutilisés, sont attaqués et euh je pense que c'est des exemples qui sont très précis euh et que l'on voit. Tout ça pour dire que ça s'inscrit dans un contexte international conservateur où une des cibles bien évidemment c'est d'attaquer les droits sexuel reproductifs, d'attaquer les féministes et d'attaquer leurs militantes euh puisqu'on a vu une augmentation euh évidemment aussi de de d'attaque indirecte envers les féministes. On a des exemples depuis des années, mais j'ai envie de vous dire que il y a une accélération mondiale et on le voit aussi en France et je vous je vous en démontrerai quelques exemples.
Donc on est quand même dans quelque chose de très de quelque chose qui va très vite. Nous, on l'observe en tout cas et qui met en avant évidemment la force des masculinistes et le lien avec les réseaux sociaux comme tu as pu le décrire Dominique juste avant. Mais ce n'est pas que ça.
Ce sont aussi des attaques très régulières euh sur des projets politiques, que ça soit la désinformation, mais que ça soit également des attaques envers nos associations du planning, envers les militantes du planning. Et ça, c'est quelque chose auquel je vous décrirai un tout petit peu plus puisqu'on a un exemple très particulier, assez récent, qui nous a alerté. peut-être dire que les féministes ont toujours alerté de ces mouvements politiques masculinistes euh et que aujourd'hui on en est très content de que ça soit saisi.
Moi, j'ai un exemple à vous partager, c'est qu'il y a quelques années, il y a eu la création d'un mouvement qui s'appelait les survivants euh qui aujourd'hui le site a été attaqué grâce au travail d'Hélène Bidar à la mairie de Paris où vous savez ce sont une association qui s'est créée avec un objectif, donc un mouvement anti-avortement. L'objectif était de s'adresser aux jeunes garçons. Euh c'était la première fois qu'on voyait ça.
Ça veut dire une association qui se créait pour finalement dire que l'avortement c'était pas juste la question du choix des femmes de stopper ou pas une grossesse, mais que les hommes avaient aussi une part de décision sur la question de l'avortement. Donc ça veut dire tout simplement que on ciblait les garçons euh avec évidemment pas mal de désinformations où quelque part le les féministes sont les ennemis euh de voilà de du modèle masculin. Et ça c'est quelque chose qui est arrivé il y a 15 ans.
Euh donc nous on avait déjà des alertes par rapport à ça. On s'est même interrogé de se dire "Ah, il faudrait peut-être que nous on s'adresse aussi aux jeunes garçons." Et ça, je crois que c'est un des leviers qu'on pourra observer après via l'éducation à la sexualité. par exemple.
Euh mais en tout cas, on a remarqué ces attaques-là. C'est les mêmes personnes qui ont mis des stickers au moment des débats sur la constitutionnalisation sur les vélibes avec des messages très clairs. Je pense que c'est important de ne pas dissocier euh les mouvements anti-choix et antidroit et euh la question des masculinismes puisque tout ça, tous ces mouvements servent bien à un projet politique et un projet évidemment contre les féministes et contre le droit des femmes.
Euh il faut quand même se dire que les féministes ont eu des victoires importantes. Je parle juste de la France ces 50 dernières années. leur même voir plus et avant.
Mais évidemment que on peut salver ces victoires et que aujourd'hui c'est un terme qui n'est pas bien aimé par les féministes mais le backlash est très violent et la question évidemment des mouvements masculinistes en fait partie. Euh juste peut-être du coup je vais je vais vous montrer une des dernières attaques qui a été revendiquée euh puisque aujourd'hui le planning familial a un grand nombre d'attaques et on a créé un document qui peut vous intéresser en tant que parlementaire sur les remontées des attaques que le planning a. On a encore eu une attaque antiavortement la semaine dernière à Strasbourg avec des collages.
Euh, on a des attaques qui sont beaucoup plus violentes avec de l'intimidation auprès de militante du planning, auprès de sa présidente actuelle aussi où moi j'ai j'ai vécu des vagues de harcèlement très importantes. Et au mois d'octobre, nous avons eu cette attaque, cette menace là. Alors, on pourrait se dire c'est juste un tweet, c'est juste un message.
Euh mais nous avons eu euh voilà ce message donc normalement qui est affiché pour vous euh mais que je vais vous lire. Je suis amoureux de l'amour mais comme ce n'est pas réciproque, demain à 10h30 à l'heure de pointe, je vais commettre un attentat suicide au planning familial d'Asiginière sur scène. Je les soupçonne d'avoir avorté mon âme sœur en 2004.
Donc en fait voilà, c'est on on a été interpellé par ce message puisque c'était la première fois que publiquement il y avait ce genre d'attaque. On a été alerté très rapidement. L'association du planning familial du 92 a porté plainte puisque pour nous il était important et à chaque fois et à chaque attaque actuellement le planning familial porte plainte.
Je ne vous dis pas que c'est si simple que nos plaines soient prises. Je pense que en tant que parlementaire, c'est aussi important de de voilà de savoir ça. Ça veut dire que on a on n pas eu de refus mais à chaque fois c'est une sacrée bataille pour pouvoir déposer plainte que ça soit sur la question du délit d'entrave à l'avortement ou que ça soit ce genre de menace et d'attaque qui parfois peut être pris un peu à la légère.
Donc bien évidemment pour nous c'est important de continuer à visibiliser mais de continuer aussi à à déposer plainte. parce que c'est des éléments qui sont plus qu'essentiels pour tout le monde et aussi pour répertorier l'ensemble des attaques et de calculer la montée de ces attaques. Euh donc voilà, ça c'est une des attaques qu'on a eu dernièrement.
C'est quelqu'un qui se révèle du mouvement Insel, hein. Donc la plainte est en cours, l'enquête est en cours, mais en effet, on sait que le planning familial comme d'autres associations peuvent être la cible euh voilà de manière très régulière. Mais vous voyez bien le lien entre avortement, droit sexuel et reproductif et le mouvement masculiniste puisque on y avait pas pensé mais en effet on pourrait être la cible le planning puisque nous faisons des avortements nous avons enlevé les âeurs de certains masculinismes in cellel.
Donc voilà, je souris mais je trouve que ça montre vraiment quelque chose de très particulier et de le dire. Et puis j'en finirai parce que je sais que mes autres camarades vont dire énormément de choses. Euh que pour nous levier, un des leviers qui est très important, c'est la question de l'éducation à la sexualité.
Euh le planning familial, sida d'action SOS homophobie a 2 ans porté plainte pour la non application de la loi de 2001. C'est une chance d'avoir cette loi, on le répète. Euh et donc on a pas gagné parce que c'était pas l'objectif qu'on avait mais en tout cas on a réussi à faire condamner l'État sur la non application de la loi et sa responsabilité.
Euh comme tu le disais Dominique, aujourd'hui il y a une vraie bataille et il y a énormément de désinformations sur le travail qui sont fait par les association comme le planning, comme la FNCIDF, comme la FNSF, comme SOS Homophobie avec un travail de terrain depuis très longtemps qui avec une certaine expertise aussi et vraiment énormément de désinformations qui est fait sur ce travail là. Et puis euh évidemment que nous nous demandions une ligne, une vraie politique publique euh sur le sujet de l'éducation à la sexualité avec un financement. Euh malheureusement, nous n'avons pas réussi euh à savoir aussi euh si vous ne saviez pas, c'est qu'il y a un vrai collectif qui s'appelle euh et Camille aussi en fait partie. euh un collectif pour une véritable éducation à la sexualité qui euh a fait un livret avec des propositions fortes euh qui est euh est composé de syndicats, de parents d'élèves, euh d'associations euh pour vraiment faire en sorte que la loi soit dominée, il y a une urgence à vraiment mettre en place cette loi, à lui donner les moyens et en fait malgré la sortie du programme aujourd'hui, on observe dans nos associations des baisses de financement au niveau des collectivités.
Donc quelque chose de très contradictoire avec pour autant vraiment une volonté euh de notre côté de mettre en place cette éducation à la sexualité. Et puis la deuxième chose, puisque le planning faméal fait partie de l'IPPF au niveau international, pour nous, c'est important aussi que les féministes puissent échanger, avoir des espaces de comment lutter contre les masculinistes, de se ressourcer de stratégies euh de par exemple de féministes qui actuellement vivent des politiques conservatrices, que ça soit les Polonaises, que ça soit les Italiennes, que ça soit les États-Uien et la liste devient très longue. Et pour nous, c'est important que que ça soit au niveau de la société civile.
Il y a des échanges qui se fassent et puis pourquoi pas en tant que parlementaire, on sait qu'on a des événements internationaux qui peuvent nous permettre ça et je pense que l'échange de pratique aussi est un levier très intéressant. Je vous remercie. Merci beaucoup.
Et euh juste pour compléter d'ailleurs, si la délégation en droit des femmes et à l'égalité entre les hommes et les femmes du Sénat s'est saisie de ce sujet des masculinismes, c'est justement à la suite de notre participation à la CSW de l'année dernière euh où euh nous avions pu être marqués par un certain nombre d'éléments qu'on qu'on nous avait donné à ce moment-là et on s'est dit qu'on allait creuser pour savoir comment ça se passait chez nous. Et donc maintenant donc merci beaucoup Sarah pour cette intervention et je vais donc passer maintenant la parole à Françoise Dumont, présidente honoraire de la Ligue des droits de l'homme qui travaille en ce moment en ce moment même sur les masculinismes m'a-ton dit. Oui, ça marche là, je pense.
Ouais. Euh oui, d'abord, je voudrais évidemment vous remercier d'avoir organisé cette table ronde euh sur un sujet qui vous l'avez dans votre présentation est loin d'être anecdotique. il est loin d'être anecdotique et en plus il mobilise plus ou moins ouvertement parce que il y a des forces qui se mobilisent ouvertement et d'autres qui font un travail plus souterrain, un travail de sap et donc qui mobilise plus ou moins ouvertement un certain nombre de forces qui sont pas forcément d'accord entre elles surtout mais qui au moins un point commun. l'idée que les hommes sont menacés par un mouvement qui viserait à les affaiblir, l'idée que le féminisme est allé trop loin.
Discours qu'on entend notamment à propos de Mitou et qu'au fond l'égalité homme-femme est réalisée depuis longtemps. Je ne sais plus de quand date cette citation, j'ai pas retrouvé mais je me souviens d'Alain Finkel Crot 10 ans alors il y a au moins 5 ans hein je pense en fait que les femmes sont des mauvaises gagnantes. Je pense que ça a résumé assez bien sa position et puis c'est loin d'être anecdotique parce que ça a déjà été dit et je pense qu'on va le redire.
Euh c'est un phénomène qui se développe dans de nombreux pays. Euh bon, évidemment les États-Unis sont un bon exemple, mais il y a pas que les États-Unis. Et si ce phénomène se développe, c'est aussi parce qu'on est confronté à une montée des de l'extrême droite et des droites extrêmes dans beaucoup de pays.
Et je pense que ces courants masculinistes s'appuyent sur des valeurs traditionnelles qui ne remettent pas du tout en cause le patriarcat et lutter contre le masculinisme, il nous semble passe forcément par lutter contre les l'extrême droite. Voilà. Alors, par rapport aux différentes représentantes qui vont prendre la parole ici, euh c'est vrai que je suis un peu dans une situation particulière parce que comme vous le savez, la Ligue des trois clubs est une association généraliste.
On dit tiens, c'est lié à notre histoire. Voilà. Bon, ce qui veut dire que nous ne sommes pas une association féministe au sens classique du terme, mais que ça nous empêche pas, tout en étant pas une association féministe avec ce label de euh d'agir pour la défense des droits des droits des femmes et que à ce titre-là, on est bien entendu amené à travailler sur le sexisme, les questions d'égalité.
Alors euh ce travail nous le menons de différentes façons euh à l'échelon national mais aussi à l'échelon local parce que vous savez qu'une des caractéristiques de la ligue aussi c'est donc de disposer d'un certain nombre de sections à peu près partout en France. Bon qui qui vivent plus ou moins bien mais qui elles aussi mènent de leur côté un travail. Alors cette cette réflexion sur les questions de sexisme, de masculinisme, on l'amène d'abord par le biais d'un groupe de travail que je coanime euh et final dont le rôle est d'alimenter la réflexion de la ligue à chaque fois que celle-ci juge bon ou est sollicité de s'exprimer sur tel ou tel sujet.
Ce groupe de travail organise des journées de réflexion et cette année notamment la prochaine journée de réflexion, c'est le 14 février, nous avons décidé de travailler sur l'évolution de de l'industrie pornographique parce que par rapport à cette question de du masculinisme, je pense que on ne peut pas évoquer le rôle que joue euh la pornographie, d'autant plus que cette pornographie, vous savez, se développe en toute impunité. On on peut vraiment dire des choses comme ça. Euh qu'elle concerne les mineurs, des mineurs de plus en plus jeunes.
Vous avez en tête un certain nombre de rapports qui pardon dont le nre Oui. dont le vôtre [rires] bien sûr. ont un certain nombre de rapports qui montrent que les jeunes sont confondés de de plus en plus jeunes donc à la pornographie et c'est d'autant plus inquiétant que cette pornographie se révèle de plus en plus violente.
Il y a une espèce d'habitude qui est prise de la violence. Donc cette pornographie se révèle de plus en plus violente et de plus en plus attentatoire à la dignité humaine. Beaucoup de d'études le montrent euh dont le vôtre aussi.
Voilà. Donc, je m'étendrai pas là-dessus et c'est notamment parce que nous sommes sensibilisés à cette question de la pornographie que nous sommes partie prenante dans le procès de la French Bake euh et euh s'il y a bien un procès qui montre à quel point cette pornographie se développe en toute impunité et dans la violence, c'est bien tout ce qui concerne ce ce procès, la France du Bukaket. Moi, je peux vous dire que euh pour nous convaincre de participer enfin d'être partie civile, euh l'association aussi le féminisme nous avait envoyé certaines vidéos liées donc à ce procès et j'ai pas pu la regarder jusqu'au bout.
C'est d'une telle violence, d'une telle atteinte à la dignité, enfin vraiment que euh c'est vraiment insupportable. Mais n'empêche que c'est regardé et que ça continue à circuler puisque euh si rien ne change lorsque les victimes vont comparaître lors de leur procès et bien les images les concernant vont continuer à circuler euh sur euh sur les vidéos. On a une date prévisionnelle du procès et non je on est en contact direct enfin très souvent avec le reine Cestio.
À ma connaissance, il y a pas de date mais ça serait quand même en tout cas dans le courant de cette année. Je crois que le le du point de vue de la l'organisation du du de la justice, c'est un gros procès. Oui. euh avec beaucoup de prévenus, 50 partis civiles et donc c'est une grosse organisation d'un gros procès d'assise.
Euh je vais pas faire des comparaisons mais chacun une a en tête ce qu'ont été les grands proc des gros procès d'assise avec beaucoup de prévenus et beaucoup de partis civiles ces dernières années. Donc il y en a pour un bon moment. Donc c'est une logistique euh qui pèse dans euh le choix des dates et c'est pour ça que les associations parties prenantes et Lauren enfin et les avocates dont Lauren mettent une pression continue sur la justice enfin pour que le procès soit inscrit.
Voilà c'est ça Isline. Oui merci. Donc voilà, il y a cette question de la pornographie qui nous semble par rapport au développement du masculinisme est une question extrêmement importante.
Alors en ce qui concerne la ligue, je vous l'ai dit, une caract caractéristique aussi, c'est donc d'avoir des sections locales qui travaillent sur ces questionsl et qui travaillent notamment avec les établissements scolaires. On a pas mal d'actions sous différentes formes, notamment par le biais de concours de plairie. Et moi qui ai souvent assisté à des concours de plaigdoirie, c'est vraiment très intéressant. en général les les jeunes.
Alors, c'est des lycéens, ce sont des lycéens. De plus en plus, ça s'ouvre à des collégiens et je trouve que c'est une bonne chose. Et donc parmi les thèmes qui sont chois par les par ces jeunes pour faire des plaidoiries, il y a beaucoup vraiment très souvent des des plaidoiries qui sont liées aux questions du sexisme, aux questions d'égalité.
Euh jusqu'à présent, j'ai pas entendu de plairierie liée au masculinisme en tant que tel. C'est ça veut dire quelque chose d'ailleurs. Euh mais en tout cas euh il y a on a sur localement tout un travail qui peut mener à ça.
Si je dis ça, c'est parce que il nous semble que par rapport à cette question-là, il y a vraiment un travail de pédagogie à faire, un travail d'information euh envers les jeunes, mais pas que. euh et aussi tout un travail de déconstruction d'un certain nombre de stéréotypes et d'un de de fausses informations. Je peux vous dire par exemple que quand notamment lors de ces concours de plaidoirie, il y a des plédoiries sur la question égalité homme-femme sur le plan professionnel, les jeunes qui font ces plaidoiries, les masculinismes auront du mal à les convaincre que l'égalité professionnelle a été acquise.
Donc il y a et on insiste beaucoup là-dessus tout un travail d'information de déconstruction qui est à mener les associ bien sûr et je vais revenir après l'éducation nationale a toute sa place évidemment dans ce travail les associations aussi euh d'une manière générale j'ai envie de dire aussi à l'éducation populaire évidemment à condition que ces associations et que cette éducation populaire et je crois que vous le savez est aujourd'hui mal en point notamment financièrement. Il y a les problèmes de moyens, mais il y a aussi les questions qui touchent à un dénigrement systématique du travail que peuvent mener un certain nombre d'associations. Et ça a déjà été évoqué.
Euh par rapport à les Vars, je pense qu'on on va être amené à en rediscuter. C'est on a on a bien suivi tout ce qui a concerné les Vars. Euh bon, on est évidemment heureux que semble-t-il enfin les Vars fassent puissent se mettre en place.
Euh reste aussi la question et je le dis d'autant plus facilement que j'étais enseignante moi-même euh reste enfin la question la façon dont l'éducation nationale va assurer le suivi de de la mise en place de l'év parce que quand même une des caractéristiques de l'éducation nationale c'est de quelquefois prendre un certain nombre de décisions puis que la décision une fois que la décision est prise il y a plus de suivi et vraiment j'ai eu beaucoup d'exemples dans ma carrière les établissements et chefs d'établissement et s'il y a pas une volonté de la part du corps enseignant des parents d'élèves de faire avancer les choses. Bon, je je pense que on risque de déchanter par rapport au mince progrès que représentent les Vars. Et puis j'en terminerai là-dessus.
Euh je regrette aussi qu'alors que lorsque le programme de l'ars a été examiné au conseil national les programme, le représentant de l'enseignement privé s'était engagé à appliquer le programme de l'évars tel qu'il a été voté au conseil national des programmes. Et bien, on s'aperçoit que l'enseignement privé a déjà fait le choix euh de produire sa propre version de l'év ça nous semble inquiétant. Voilà.
Toujours merci. Je j'en ai fini pour l'instant et encore merci. Merci beaucoup madame Dumont.
Je vais donc maintenant passer la parole à Camille l'extrait de la FNSF. Merci beaucoup pour votre invitation aujourd'hui et pour cette thématique qui nous nous alarme depuis maintenant des mois et j'expliquerai plus en détail les raisons de nos inquiétudes. Déjà, j'aimerais ouvrir quelques exemples concrets sur la base en fait de notre expertise.
La Fédération nationale Solidarité femme, c'est une fédération féministe qui regroupe plus de 80 associations sur le territoire français. Les constats que je vais exposer, ils s'appuent sur les remontées de nos centres d'hébergement pour femmes victimes de violence au sein du couple, c'est-à-dire à peu près 7000 femmes et enfants hébergées en 2024. C'est aussi à travers les accueils de jour avec 80000 femmes euh chaque année qui sont accueillies et bien sûr à travers le 3919 notre ligne d'écoute d'information et d'orientation pour les femmes victimes créées et piloté donc par la FNSF en 1992 et avec plus de 100000 appels pris en charge l'année dernière en 2024 enfin il y a 2 ans maintenant.
Euh donc autant vous dire que c'est un large recueil de constat qui permet de tirer certaines conclusions et je tiens à le souligner parce que là où les masculinistes s'exprime souvent en leur nom en s'appuyant en appuyant leur discours sur une idéologie sexiste et des études qui n'ont aucune base scientifique, nous nous exprimons avec la force de plus d'un demi-siècle d'expertise et de remonté de terrain et on porte une voix collective qui regroupe des dizaines de milliers de professionnels et de femmes et enfants victimes. C'est important aujourd'hui encore de le rappeler car ça nous arrive souvent d'être renvoyé d' avec les masculinistes alors que nous n'avons rien en commun. Ces constats que je vais faire, ils doivent être lus à l'ône de plusieurs choses.
Tout d'abord, un contexte international européen mais aussi national de monté de l'extrême droite, des conservatismes et d'une internationale des réactionnaires. C'est aussi nationalement d'autres faits plus positifs comme en 2017 la vague mitou, la grande cause du quinquena. en 2019 le grenel des violences conjugales et en 2020 la pandémie qui a permis de mettre en lumière les violences conjugales.
Donc tous ces moments clés ont été très importants et ont permis des avancer. C'est indéniable et autour de cette table aujourd'hui, nombreuses sont les personnes qui ont œuvré ardemment à ces améliorations. Durant ces cette période-là, pour une fois, on a plus entendu les femmes, les féministes, les chercheuses, les personnalités, les associations, mais aussi les victimes.
Et sans doute un peu trop pour certains, Sarah le mentionnait avec la question du backlash. Et maintenant que aujourd'hui cette dynamique s'est un peu dissipée, que cette vague n'est plus, cela met en exerg qu'il n'y a pas et qu'il n'y a jamais eu d'ailleurs de consensus sur les violences faites aux femmes parce que tous les jours nous sommes confrontés dans les 5 minutes à mais les hommes et ça ça ouvre des brèches immenses dans lesquelles les masculinistes s'engouffrent. D'ailleurs, la chercheuse Mélanie Blair rappelle que suite à l'attentat masculiniste à l'école polytechnique de Montréal en 89, les débat s'étaient orienté vers le fait qu'il y avait peut-être un désarroi masculin, que les femmes et le mouvement féministe prenaient trop de place.
Donc pour illustrer un peu ce que la fédération, ce que vivent nos associations et ce que vivent les femmes en territoire, je vais le faire à travers deux exemples. Le premier, c'est les attaques répétées qu'on subit depuis plus d'un an contre nos dispositifs dédiés aux femmes victimes de violence et contre les professionnels de nos structures. On le disait déjà, euh les mouvements masculinistes attaquent les femmes et aussi plus particulièrement les féministes.
Tout d'abord, il y a les attaques envers donc nos professionnels. Euh les tentatives de saturation de la ligne 3919. On a repéré des appels coordonnés à certains moments.
La stratégie de blocage, elle veut dire derrière que si le dispositif n'est pas fait pour les hommes, s'il ne leur est pas accessible, alors dans ce cas-là, il ne bénéficiera à personne. On a aussi des appels qui sont de plus en plus virulents, des attaques envers nos écoutantes qui s'ajoutent à un contexte de travail déjà difficile où les écoutantes sont toute la journée exposé à des récits de violence extrême et s'ajoute à ça donc des insultes, des remises en question de leur écoute, de leur pratique et du bien fondé de de leur travail. On a enfin aussi l'affichage de nos visages sur les réseaux sociaux qui incite à nous interpeller euh à venir nous alpaguer pour qu'on rende des comptes.
Tout ça s'est porté aussi par donc l'attaque de nos dispositifs dédiés notamment le 3919, donc la ligne d'écoute dédiée aux femmes victimes de violence et plus spécifiquement conjugale. Et ça a pour but de créer le doute autour de la légitimité du 3919 et du bien fondé de nos principes d'intervention. Juste l'année dernière, en 2025, il y a eu plus de 13 questions au gouvernement pour demander l'ouverture du 3919 aux hommes.
C'est poussé par un groupe à l'idéologie proche des mouvements masculinistes et qui trouve des soutiens auprès des parlementaires. Pour rappel, donc on demande à une fédération dont l'objet associatif depuis plus de 50 ans est l'accompagnement des femmes victimes de violence. Et vous, est-ce que qu'est-ce que vous faites pour les hommes victimes ?
Donc la question des hommes victimes vient systématiquement en réponse à la présentation de nos dispositifs dédiés aux femmes et en comparaison à cela. Comme si dédier des dispositif aux femmes, ce qui est fait pour leur sécurité et parce que l'ampleur et la dimension des violences qu'elles subissent n'est pas la même, consistait en une discrimination anti-homme. Une manière de remettre encore les hommes au centre de tout et de refuser aux femmes une prise en charge adaptée et dédiée pour se reconstruire après les violences.
Dans la bouche des masculinistes, nos dispositifs ne sont plus dédiés aux femmes, ils sont anti-hommes. Une pensée donc victimaire qui ferait croire que nous n'avons pas pensé les dispositifs pour les femmes mais contre les hommes. Une réécriture de l'histoire finalement.
Et encore une fois, on a un petit problème, ils ne sont pas le centre de notre monde. Alors, je sens déjà potentiellement que certains et certaines pourraient se dire bah il existe aussi des hommes victimes et c'est vrai, mais en fait des dispositifs adaptés existent en France et quand les hommes appellent le 3919, de manière évidente, on leur raccroche pas au nez, on ne les insulte pas et on ne les envoie pas pêtre, on les réoriente vers les dispositifs adaptés. Donc là, c'est plus un souci sur la méconnaissance des dispositifs existants et adaptés.
Mais pas de souci, on réoriente. Si toutes les violences doivent être condamné, les violences conjugales faites aux femmes s'inscrivent dans le continuum des violences faites aux femmes et revêtent de ce fait un aspect systémique qui les différencie dans la dimension qu'elles prennent. Aussi, cette démarche a clairement pour intention de mener une charge réactionnaire pour attaquer un dispositif dédié aux femmes et faire croire qu'il y aurait une symétrie dans les violences.
Cela participe d'un projet de négation des inégalités de genre dans la société. Le même collectif qui orchestre toutes les les actions que je vous ai cité euh a déposé a fait déposer un amendement dans le PLF de 2026 pour supprimer le Bob 137. Pour rappel, le Bob 137 n'est autre que le budget dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Et donc le but de cet amendement était de supprimer le Bob 137 et de le remplacer par un nouveau budget soi-disant égalitaire. C'est intéressant comme élément. Euh quiigné l'amend ?
L'Union des droites. Euh tout à fait. Et donc ce ce cet amendement proposait donc de supprimer ce BOP, de le remplacer par un nouveau budget où il y aurait une ligne pour l'amélioration de la condition de vie des femmes qui serait égalitaire à la ligne pour l'amélioration de la condition de vie des hommes et une dernière enveloppe pour lutter contre les violences intrafamiliales.
Donc déjà là, on enlève la partie genrée de ces violences intrafamiliales et on estime que finalement le budget de lutte contre les violences faites aux femmes n'a pas de raison d'être et que il le justifie en disant que ça vise à assurer une parfaite symétrie budgétaire et fonctionnelle entre les politiques publiques menées en faveur des femmes et celles menées en faveur des hommes. C'est une faveur peut-être faite aux femmes de lutter contre les violences qu'elles subissent. Donc un reflux clair et catégorique de reconnaître l'aspect systémique et genré des violences.
Et bien sûr ces mêmes défenseurs autoproclamés de l'égalité ne se sont jamais mobilisés sur les sujets d'égalité quand cela ne revient pas à spolier les acquis durement obtenus par les féministes. Et nous y reviendrons. La FNSF refuse nécessairement cette symétrisation des violences dans le cadre des violences conjugales.
Les violences faites aux femmes ne sont pas des événements isolés, des cas individuels, mais sont systémiques et cela fait des années que c'est répété. Et c'est pas seulement nous qui le disons, c'est notamment la Convention d'Istanbul qui a été ratifiée par la France en 2014 qui affirme que la nature structurelle de la violence à l'égard des femmes est fondée sur le genre et que la violence à l'égard des femmes est un des mécanismes sociaux cruciaux par lesquels les femmes sont maintenues dans une position de subordination par rapport aux hommes. Pour m'intéresser plus particulièrement encore au masculinistes et à l'évolution de ceci, nous ce qu'on observe c'est que euh leur méthodes ont changé.
Euh on est loin des techniques frontales et de mise en spectacle qu'on pouvait avoir avant. Les masculinistes ne montent plus sur les grues. Ils étudient nos sites internet, ils lisent nos publications, ils organisent et obtiennent des rendez-vous avec les parlementaires et dans les ministères.
Mais derrière, ce sont toujours les mêmes profils des hommes qui ont été accusés de violence conjugale, ce qu'il se garde bien d'évoquer dans les très très très nombreux mails que vous recevez dans vos boîtes mail. Et sur les pages Facebook qu'il gèrent, les témoignages d'hommes accusés à tort par leurs ex qui veulent gâcher leur vie défilent. Bien sûr, souvent ils n'ont pas été condamnés.
La plainte de madame a été classée sans suite, mais le fait que ce soit un de leurs points commun devrait questionner. Les méthodes sont aussi toujours les mêmes. Utiliser les enfants comme un cheval de 3 pour ne parler que des hommes.
Le collectif derrière toutes les actions donc que j'ai précisment cité, les questions au gouvernement, les amendements au au PLF est un collectif qui prétend défendre les enfants. C'est d'ailleurs son nom. Cependant, il ne parle que des hommes, ne parle jamais d'incestes, ne parle jamais de violence faites aux enfants, ne parle jamais des vars.
S'ils font donc reste inchangé, la forme, elle elle a grandement évolué. Ils maquillent leur idéologie masculiniste derrière un vernis progressiste et détournent les éléments de langage féministe pour servir leur des intérêts opposés. Ils prétendent donc par exemple œuvrer pour l'égalité parentale notamment à travers une proposition de loi qui est actuellement déposée à l'Assemblée nationale la proposition loi 819 sur la résidence alternée.
L'exposé des motifs est assez édifiant car il est l'exemple parfait de leur manipulation. le raisonnement entier et malhonnête en mettant notamment en avant des chiffres provenants de sources qui ne sont pas fiables et présente une interprétation qui manipule les faits pour apporter des conclusions qui servent l'idéologie portée par le collectif mais qui ne permettent aucunement de résoudre le problème des inégalités dans la charge parentale. Je vais vous expliquer un peu plus pourquoi cette PPL manipule la réalité.
Tout simplement, elle estime qu'aujourd'hui ce serait à cause des juges s'il y a des familles monoparentales en raison de leur refus de laisser une place égale au père dans la parentalité. Au-delà du fait qu'on pensait avoir laissé en 2012 la rhtorique de un papa une maman pour comprendre qu'un enfant a surtout besoin d'un environnement sain et équilibré. Quand on s'intéresse aux décisions prises par les JAFE, on voit que dans 87 % des cas, la décision prise est en accord avec la demande du père.
La garde alternée typiquement ne peut être décrétée par principe mais doit l'être à l'appréciation du juge dans l'intérêt supérieur de l'enfant et non celui de l'adulte. Typiquement si l'enfant est trop jeune, si les capacités d'accueil ne sont pas au rendez-vous pour que l'enfant ait un environnement sain. Donc pour agir réellement pour une répartition égale de la charge parentale, ce n'est pas dans les décisions de justice qu'il faut aller regarder et les hommes ne sont pas victimes d'un complot matriarcal des juges, mais c'est dans l'application et la mise en place de politiques ambitieuses pour une société plus juste et égalitaire.
De plus, les difficultés des enfants dans les familles monoparentales sont imputées à l'absence du père de manière purement arbitraire. Alors que quand on écoute le collectif des maires isolées par exemple, ce sont les difficultés financières, la précarité et l'isolement qui dans leur quotidien les entrav. Mais rien n'est fait, rien n'est dit pour toutes ces femmes qui font du mieux qu'elles peuvent chaque jour pour assurer seul la charge des enfants qu'elles ont pourtant eu à deux.
Et du coup en conclusion, je reviendrai juste sur le fait que l'année dernière, on a eu trois attaques se réclamant de l'idéologie un celles qui ont été déjoué. La dernière date à Saint-Étienne est pour la première fois entre les mains de la justice antiterroriste. Cette menace est prise au sérieux par les services de renseignement mais encore méconnu des magistrats et des avocats.
Et nous sur le terrain, on se rend compte de plus en plus que le masculinisme prend de la place, qu'il menace nos professionnels et ça crée une détresse supplémentaire sur des métiers qui sont déjà en tension. Et le but final, c'est finalement de nous silencier, de nous effacer. On ne lâchera rien mais la menace est réelle.
Merci beaucoup. Je vais donc maintenant passer la parole à Faustine Garcia pour la fondation des femmes. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames les rapporteurs, merci pour cette invitation.
Euh je vais un peu abonder dans le dans le sens de ce qu'on déjà dit mes collègues précédemment. Ce par quoi on voulait aussi commencer en tant que fondation féministe, c'est de dire que ce qui nous inquiète particulièrement, c'est que les idées masculinistes, elles sont pas isolées. Elles s'inscrivent vraiment dans un écosystème de radicalisation qui dépasse le cadre numérique et qui alimente des structures déjà patriarcales et la résurgence de discours conservateurs et réactionnaires au niveau mondial.
Et vraiment ce qui nous préoccupe tout ici, c'est le fait que le masculiniste est devenu le vraiment la mise en la mise concrète en pratique de l'antiféminisme qu'on connaissait déjà et qui se construit vraiment comme une réaction aux avancées concrètes du féminisme. Nous, ça fait quelques temps à la fondation des femmes qu'on suit cette alliance de fait entre les masculinistes, les mouvements antichoix, l'extrême droite, toutes ces communautés qui se retrouvent sur des vues et des intérêts communs. On avait par exemple coplié un rapport avec l'ISD sur la question de la mobilisation antiavortement et dans ce rapport on avait pu constater que sur Instagram 1/5e des reals, donc des petites vidéos courtes qui sont diffusées, les plus recommandées par l'algorithme sur l'avortement, elle contenaient soit des fausses informations, soit c'était des contenus qui promouvaient plutôt un style de vie tradit c'était des conseils de santé alternatifs erronés.
Donc on voit que ça a vraiment un impact aussi sur la liberté de choix des femmes et la vie des femmes. Comme l'a dit Camille à l'instant, ce qui nous inquiète et nous préoccupe beaucoup à la fondation des femmes, c'est que dans ce mouvement global qui vise nos combats, c'est son impact concret sur la société et sur la sécurité des femmes et des professionnels aussi du secteur féministe. C'est vraiment pour nous un enjeu de sécurité nationale.
Donc Camille a mentionné Polytechnique, évidemment, on y pense et nous ça nous préoccupe aussi dans le cadre de notre activité puisque la fondation des femmes, on coordonne à un lieu un tiers lieu féministe qui est identifié, qui regroupe plus de 30 associations féministes qui est connu. Donc pour l'instant, on n pas encore reçu de menaces directes comme c'est le cas voilà pour les les autres associations comme le mentionnait Camille et Sarah, mais c'est vraiment une question qui aujourd'hui a pris une vraie place dans notre quotidien et c'est des questions qu'on qu'on se pose vraiment sur comment rester attentive aux impacts concrets que pourra avoir les mouvements masculinistes sur nous, notre quotidien de militantes et de professionnels du secteur féministe. Et surtout, on tenait vraiment à marteler et ça a déjà été fait.
Ce qui nous inquiète beaucoup en tant que fondation des femmes à qui on demande souvent "Mais pourquoi n'existe-t-il pas une fondation des hommes ?" C'est que le terme masculiniste, il s'inscrit vraiment dans cette stratégie de Oui. dans cette stratégie falacieuse de symétrisation avec le féminisme comme tu le disais Camille. et on est toutes et tous convaincus ici, mais on tenait vraiment à le redire comme premier élément de langage sur lequel on tient à s'appuyer.
Euh c'est assez dangereux, c'est très dangereux de les mettre sur le même plan et c'est une stratégie qui est vraiment exploitée par les masculinistes eux-mêmes pour légitimer leur itologie. Euh alors que ces deux projets de société qui sont vraiment différentes, on le sait, nous les féministes, on a plutôt un projet de société d'émancipation, de liberté, d'égalité. Alors que le projet masculiniste, c'est un projet de soumission et de contrôle.
On voulait juste vous citer un chiffre de du rapport du HE que vous avez dû lire, mais qui dit que 60 % des hommes pensent que les féministes veulent que les femmes aient plus de pouvoir que les hommes. Donc qui témoigne vraiment, qui illustre cette idéologie là, euh qui nous inquiète beaucoup. Et euh j'en profite pour faire une incise sur un sujet qu'on suit énormément à la Fondation des femmes parce qu'on travaille beaucoup sur la question de la maternité euh féminine, de l'accompagnement des mères notamment des mères isolées.
C'est la question euh la montée des tradif qui sont donc des femmes euh qui servent une néodologie masculiniste qui prôent la soumission au mari, un retour à l'ordre naturel des sexes en contribuant aussi à du coup normaliser la domination masculine. Il y a certaines qui se présentent comme soumises à leur mari. Euh ce qui nous inquiète, c'est que la les tradif, elles viennent mettre en porte à fau la parole féministe.
Euh là où nous la promesse du féministe, c'est de dire que les femmes et les hommes, elles accèdent à une une égalité en droit, mais aussi en fait. Et ça nous inquiète aussi puisqu'on se demande jusqu'où elles peuvent gagner du terrain en raison notamment de de tous les chiffres qui concernent la pauvreté des femmes puisque effectivement aujourd'hui même si l'égalité en droit est atteinte, les femmes sont beaucoup plus exposées que les hommes à la pauvreté. Elles travaillent dans de moins bonnes conditions.
Elles ont des emplois précaires. On sait aujourd'hui que 80 % des retraités pauvres, c'est des femmes, que l'égalité économique, elle est pas acquise, que les femmes font en réalité la majorité du travail domestique. Donc on s'inquiète de ce ter qui pourrait aussi permettre la romantisation de cette vie qui est non conforme à la réalité et surtout de ces femmes qui dénigent les femmes qui font d'autres choix de non maternité notamment sous prétexte moral ou religieux en prenant ce modèle de soumission.
Mais surtout en tant que fondation qui finance le secteur féministe. Vous en avez parlé en en introduction madame la présidente. Euh notre grand sujet c'est ce qui per ce qui permet au masculinistes de se structurer et de prospérer, c'est que il lutte avec beaucoup d'argent. là où nous le secteur féministe, on doit lutter avec des ressources limitées.
Donc vous le savez en tant que parlementaire, on fait face aujourd'hui. On vous a alerté plusieurs fois sur le sujet et on vous remercie pour votre mobilisation mais on fait face à un énorme fossé budgétaire aujourd'hui. On avait sorti un un une enquête cet été qui montrait que 70 % des associations étaient en très grande difficulté financière, qui avait une baisse moyenne des subventions de 15 %.
Euh et là, on voit que la situation s'aggrave. Notre notre appel à projet qu'on a lancé euh au dernier semestre 2026 qui s'appelle euh l'appel coup de pouce qui est un appel à projet pour euh financer des projets qui euh soit ne se financent pas, soit euh sont des projets un peu innovants. On sur 400 associations de notre base, la baisse moyenne des subventions aujourd'hui, elle est de 18 %.
Donc on est très inquiète sur ce sujet parce que les masculinistes et leurs alliés se contentent pas juste de diffuser leurs idées, ils sont aussi vraiment financés. Ils ont des moyens financiers beaucoup plus puissants que les nôtres. Euh je sais pas si vous j'imagine que vous avez eu les chiffres du rapport de la la nouvelle vague du forum parlementaire européen pour les les droits sexuels et reproductrices.
Mais ça illustre vraiment ce déséquilibre. Euh nous à la Fondation des femmes, on va avoir 10 ans euh là cette année. En 10 ans, on a réussi à redistribuer 20 millions d'euros alors que les mouvement euh anti-genre, anti-choix entre 2019 et 2023, ils ont reçu 1,18 milliards de dollars.
Donc on n'est vraiment pas sur euh la même échelle. Les financements antiures, ils ont quadruplé en 10 ans. Là où nous, en 10 ans, on voit qu'on on collecte de plus en plus, le mouvement avance, mais on n'est quand même pas à arme égal et donc c'est quelque chose qui nous inquiète beaucoup puisque c'est un puissant levier pour diffuser aussi leurs idées et leur idéologie.
Et surtout au-delà de ça, ce qu'on remarque depuis 1 an, depuis l'élection de Donald Trump, les prises de position de Don Musk sur les programmes de diversité dans les entreprises aux États-Unis ou aussi le voilà les propos de Marc Duckerbert qui invitent à remasculiser les entreprises. On voit qu'il y a vraiment un refroidissement également dans le secteur privé euh que les mess que les entreprises sont beaucoup plus les frileuses à financer les projets d'égalité. et notamment voilà lorsqu'elles financent des projets aujourd'hui elles vont se concentrer plutôt sur des projets de lutte contre les violences mais elles vont éviter de s'engager sur des projets plus politiques comme les Vars la lutte contre les stéréotypes.
Donc c'est un refroidissement qui nous inquiète aussi et et qui vient un peu alimenter ce que ce que certains ont théorisé comme la gender fatigue, espèce de relâchement les masculinistes comme ils avaient autorisé cette gender fatigue en entreprise de dire bon bah c'est bon, on a beaucoup parlé de féministe ces dernières années, là maintenant on est un peu fatigué, on est un peu agacé donc ça nous inquiète beaucoup puisque réduire l'investissement pour l'égalité c'est aussi laisser encore plus de champ libre masculinistes aux antiféministes et à leur projets de société. Et et le deuxième sujet qui a déjà été aussi un peu évoqué mais sur lequel on voulait vous alerter, c'est qu'en plus de cette inégalité financière, il y a une autre inégalité qui est liée notamment à l'algorithme et aux plateformes. Euh puisque nous depuis 10 ans, la fondation des femmes, on sait déjà et on on le redit à chaque fois que les espaces numériques de c'est des espaces de socialisation masculine violente.
Je sais que mes collègues qui étaient là il y a 10 ans au début de la fondation me disaient que il y a déjà 10 ans, elle regardait les propos qui étaient écrits sur le forum jevideéo.com. Donc on sait que c'est quelque chose qui n'est pas nouveau, mais ce qui est nouveau, c'est vraiment le rôle de l'algorithme.
Euh et vous l'aviez mentionné en introduction également madame la présidente, mais nous ce qui voulait nous alerter, c'était que ces plateformes, elles laissent le champ libre masculiniste là où elles invisibilisent les contenus féministes. Euh nous, on a vraiment vu ça du côté de la communication de la fondation des femmes. C'est le shadow ban.
Dès qu'on utilise des mots comme viol, féminisme, ménopause, les contenus sont totalement invisibilisés et du coup c'est très dangereux parce que ça va visibiliser des contenus de prévention mais aussi de d'information de dispositif d'aide. Et à cela, ça ajoute un sujet sur lequel on s'est aussi beaucoup mobilisé. Euh c'est le sujet de la publicité et du financement des contenus sur les plateformes.
Euh depuis octobre 2025, il a le nouveau règlement européen sur la transparence des publicités politiques fait que MTA a décidé de bloquer toutes les publicités liées à un aux enjeux sociaux-électoraux et politiques, ce qui inclut le droit des femmes. Donc nous ce qu'on avait trouvé comme un peu stratégie pour vraiment contrer l'algorithme qui nous invisibilisait, c'était de sponsoriser des contenus notamment toutes nos campagnes de d'appel à financement de fin d'année. Et donc nos messages disparaissent sur les réseaux sociaux.
La campagne Urgence Assaut a été interrompue. Toutes les publicités liées au droits des femmes sont systématiquement rejetées. Donc ça contribue à vraiment permettre aux masculinistes de profiter de cette invisibilisation.
Là, nous on disparaît, il occupe de plus en plus d'espaces qui sont amplifiés par les algorithmes qui jouent pas en notre faveur. Donc nous, on se pose beaucoup de questions dans ce contexte à la fondation des femmes sur comment en tant que fondation féministe lutter contre ça. On réfléchit depuis 6 mois un an à la manière de soutenir des contenus féministes en ligne, à continuer d'amplifier les voix qui portent la parole féministe.
Surtout, d'autant plus que les influenceuses créatrices de contenu féministes ne vivent pas de leur contenu. pour le dire un peu de cette façon, mais le féministe sur les réseaux sociaux, ça rapporte pas beaucoup d'argent, ça c'est pas du tout quelque chose qui génère des revenus. Et là encore, on en revient à la question de "Est-ce qu'on joue à Armégal ?" Mais on sait que voilà, nous on est en train de se dire est-ce qu'on peut mettre un programme en place, voir comment soutenir ces initiatives sur les réseaux sociaux.
Et en face, on sait qu'on a Pierre Eddard Sterrain qui finance des médias notamment pour ne pas le citer le média Loup qui parle de la maternité mais qui en fait prône une vision traditionnelle des rôles genrés et de la famille et il finance aussi 45 influenceurs d'extrême droite notamment Taï Descuffons qui est très mobilisé sur ces enjeux euh c'est ces questions liées voilà à la lutte contre les féministes et ce qu'elles défendent comme modèle mais face à toutes ces constats un peu déprimant. On voulait pour finir vous citer un baromètre qu'on a sorti il y a 1 an autour du 8 mars 2025 pour se donner un peu d'espoir pour continuer à tenir face à la gravité du sujet. Mais il y a un an, un baromètre réalisé par Omnicom Media Group avec la fondation des femmes montrait que 66 % des Français et des Françaises se disent favorables au féminisme et que plus d'un tiers le juge même nécessaire.
Euh donc on avait envie d'adresser ça aussi à la fin, de se dire que euh voilà dans ce sondage, les associations d'aide aux victimes recueillent 83 % de la confiance des Français et françaises. Plus d'un français sur deux salue la les efforts considérables des associations de terrain. Euh donc se dire que c'est des chiffres qui font aussi du bien à rappeler après tous les autres qu'on cite dans cette table ronde sans nier la gravité de la mouvance masculiniste. et de se dire que la société, elle reconnaît ce que cherch certains cherchent à délégitimer.
Et ça aussi, c'est important de se dire qu'il y a une vraie confiance affirmée et pour se donner aussi un peu de d'espoir pour continuer de se dire que la force des mouvements masculinistes, ça nous rappelle l'importance de poursuivre notre action nous féministe et que face à la violence, nous on peut essayer de choisir la constance et de continuer de d'avancer dans cette pour tenir la bataille culturelle et se dire que le féminisme doit rester un un rempart visible, inclusif et inébranlable. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Juste sur les trade wives, j'ai cru comprendre que les premières commençaient à divorcer et donc elle vont se trouver confronté à ce que notre rapport disait, c'est-à-dire une baisse de revenu de 25 % qu'on ne retrouve jamais. Donc je pense que les premières qui vont commencer à dire que ce modèle n'est très probablement pas à suivre, ce sont les premières trades. Mais je vais maintenant passer la parole à Iseline Fourtic Dutarde du collectif Ensemble contre le sexisme.
La parole est à vous. Merci. Merci madame la présidente.
Bonjour à toutes pour utiliser le féminin de majorité. Merci de votre invitation aujourd'hui. Merci également de votre participation au lancement de la campagne nationale contre le sexisme qui a eu lieu, comme vous l'avez mentionné lundi, qui est diffusé actuellement sur tous les territoires et c'est tout le territoire et c'est une grande fierté pour notre collectif.
J'y reviendrai dans un instant. Euh et puis meilleur vœux aussi pendant qu'on y est, on a encore le droit de le dire, on est le 29 janvier. Euh alors, je voulais j'avais j'avais j'ai réfléchi à quelques points pour répondre à votre invitation qui vont au-delà de la campagne en elle-même qu'on a lancé puisque cette campagne on l'a présenté lundi et que vous étiez présente.
Donc on va pas je vais pas tout je vais pas vous faire le le l'offense de la représenter de nouveau. Mais d'abord, je voulais revenir un petit peu sur sur les masculinistes et je voulais employer le l'intitulé d'une table ronde que nous avions organisé avec l'Assemblée des femmes en 2019 qui s'appelait masculiniste. Qui sont-ils ?
Où sont-ils ? Et quels sont leurs réseaux ? Et c'était effectivement avec donc l'association Assemblée des femmes qui est une association qui fait du plaidoyer féministe et qui essaye qui réussit d'ailleurs, preuve en est nos échanges aujourd'hui, de mettre dans le débat public des questions que nous nous posons au sein du mouvement féministe et qui sont susceptibles d'être largement objet de débat, d'échanges, de réflexion par la suite.
Et c'est vrai que nous, on se posait la question en 2019 sur comment est-ce queon peut identifier cette mouvance masculiniste ? Quels sont quelles sont leurs ressources ? Quels sont leurs ressorts ?
Quels sont leur leur leviers de mobilisation ? On parlait effectivement des paires sur les grues qui sont un petit peu les les les papas des masculinistes d'aujourd'hui qui les en aient obtenu ou non la garde d'ailleurs. Mais on parle également des incelles, on parle des aussi quelque part de tous ceux qui disent "Oui mais not allman, tous les hommes sont pas masculinistes." Euh je pense que quand il s'agit d'identifier les masculinistes, les catégories sont utiles parce qu'elles nous permettent d'identifier euh des mouvements de de enfin tout l'esprit finalement assez revanchard que l'on retrouve dans ces dans ces idéologies là qui sont des idéologies qui reportent toujours enfin qui imputent toujours aux femmes la cause de leur de leur prétendu tourment.
Donc ces catégories, elles sont utiles pour comprendre les mécanismes de l'adhésion au masculiniste, au masculinisme, mais euh il faut absolument et avant toute chose prendre en compte la multiplicité euh des portes d'entrée du masculinisme. On dit tout le temps quand on réfléchit aux questions féministes et quand on réfléchit à comment est-ce que on peut continuer à conquérir des les droits que les dont les femmes ont besoin pour être véritablement émancipé que à chaque crise il y a des mouvements de recul et on le voit aussi au quotidien, on le voit au conséquent et sauf que on a aussi le sentiment que nous vivons en permanence une période de crise que finalement il suffira d'une crise désigne un état permanent du monde. dans lequel il convient d'apprendre à naviguer.
Et nous les féministes, nous le faisons lorsque nous nous sommes dans une vigilance constante face aux menaces sur nos droits. for de constater que le les masculinistes le font aussi et qu'ils utilisent l'instabilité géopolitique, la désin la désinhibation désinhibition, pardonnez-moi, de tous les discours de haine pour en arriver à la promotion des valeurs traditionnelles comme étant des refuges et pour également promouvoir sans aucun complexe le développement des usages de d'usage violents dans un entretoi masculin. Et je voudrais ici vous vous rappeler peut-être si vous n'en avez pas eu connaissance que nous assistons aujourd'hui à des premières instructions sur le développement des des tortures et des violences par le biais de fil télégramé avec des hommes de tous les âges mais qui sont impulsés notamment par des jeunes hommes et qui incitent à la violence puisque pour rentrer dans ces communautés masculines numériques, il faut torturer des châons.
Enfin concrètement, c'est de ça dont on parle. Il faut potentiellement torturer des femmes. Il faut contraindre les femmes à s'autorturer. et que nous voyons aujourd'hui les premières instructions, mais que encore une fois quand on lit les les compte-rendus des premières des premiers actes d'enquête, on a le sentiment qu'encore une fois, on a trouvé un arbre mais que cet arbre il cache une forêt et cette forêt on a aucune idée des conséquences réelles dans dans le monde aujourd'hui puisque ce sont des ce sont des tortures qui sont par essence qui sont parfois autoinfligées.
Donc avec toute la honte qu'il en résulte pour les victimes de ces tortures avec évidemment un difficile un plus difficile recours à la justice et puis c'est des tortures qui se développent sur l'espace numérique où elles sont plus difficiles à à identifier. Et vous au sein de la délégation de droits des femmes, vous avez fait un rapport vous avez fait un rapport essentiel sur la lutte contre l'industrie pornographique pornographique en parlant de l'enfer du décor et vous avez mis le doigt sur le le le finalement l'impunité des tortures en ligne puisque ce rapport est essentiel mais pour autant aujourd'hui on voit pas des dizaines et des dizaines de producteurs de ces contenus qui sont qui sont condamnés. Donc l'impunité reste extrêmement forte.
Et pourquoi est-ce que je parle des contenus violents liés à l'industrie pornographique ? c'est que c'est et vous allez vous allez vous allez trouver l'anecdote peut-être étonnante mais c'est un très bon marqueur de la différenciation des des usages sur internet lié au développement du masculinisme. Quand on regarde le les flux d'usage d'Internet au niveau mondial, quand on regarde les consommations de vidéos, on se rend compte que les vidéos pornographique violentes sont essentiellement regardé par des hommes, que ça concerne effectivement une part très importante des usages sur internet et on se rend compte que les vidéos de chat sont davantage regardées par des femmes et que ce sont des vidéos mignonnes et que ce sont des vidéos qui amènent un divertissement différent.
Et pourquoi je j'en viens à ce point ? C'est pas pour dire enfin si c'est c'est pour dire que le divertissement des hommes et le divertissement des femmes sur internet prennent des formes qui prend des formes qui sont très différentes et qui sont pour l'une en tout cas véhicule de la violence et banalise la violence. Euh donc j'avais tout un point sur donc la promotion des comportements violents à l'appui de l'affirmation masculine.
Je pense que je j'ai à peu près dit ce que je voulais dire là-dessus. Mais peut-être terminer sur dire sur dire que le quand on parle de masculinisme, on invite aussi à la réflexion sur euh ce que le sexisme fait aux hommes. Il incite les hommes à diluer leur propre responsabilité individuelle dans des mécanismes collectifs, à se dire "C'est pas si grave parce que les autres le font, parce qu'on m'a inciter à le faire, parce que si je ne le fais pas, je n'appartiens pas au groupe et que c'est finalement plus important pour moi d'appartenir au groupe que de reconnaître aux femmes qu'elles sont elles aussi détentrices de la même humanité que la mienne en tant que en tant qu'homme qui veut appartenir à ce groupe violent." Donc cette mise à distance de l'humanité des femmes, elle se conjugue avec une construction idéologique qui est celle de la guerre des sexes et contre laquelle nous en tant que militante féministe, on est tout le temps obligé de se mobiliser et de dire non, les féministes, elles sont pas là pour faire la guerre aux hommes, c'est pas notre enjeu, c'est pas notre objet et en plus de ça, la réalité tangible de l'ensemble des violences que je viens de décrire prouve quand même que c'est bien et largement l'inverse qui se déroule dans le monde physique ou dans le monde dans le monde numérique.
Fossine a parlé à l'instant des stratégies d'influence des des masculinistes et donc je vais pas y revenir mais simplement dire effectivement et c'est très important que les contenus misogynes sur internet sont plus facilement monétisés et plus rapidement monétisés que les autres contenus que les contenus qui appellent à la haine et qui proment la haine sur des contenus qui sont très rapidement mis en valeur sur les plateformes et auquels de nombreux usagers et internautes sont exposés qu'il se nourrissent bien sûr du sectarisme de l'éterarisme, du complotisme et que tout ça ce sont des moments qui sont très en lien avec le développement de l'extrême droite et de tous ces et de tous les réseaux qui gravitent pour promouvoir ces idées. Que ça va aussi avec une affirmation politique viriliste auquel nous assistons et je pense que vous voyez tous toutes à quoi je fais référence. Et euh face à ça, la question c'est qu'est-ce qu'on fait nous au niveau du collectif ensemble contre le sexisme pour pour lutter ? vont être de passer d'ensemble contre le sexisme, ensemble contre le masculinisme.
C'est c'est primordial puisque au-delà de tout ce que je viens de de vous présenter, de ce que nous venons de vous présenter à la lecture du baromètre du HCE sur l'état du sexisme en France qui donc est paru la semaine dernière, on observe une croissance, une un approfondissement du gender gap sur les questions féministes avec des générations de jeunes femmes qui sont de plus en plus sensibilisé, conscientes des enjeux féministes et des générations de jeunes hommes. qui eux considèrent que ça va les priver de tous leur de tous leurs droits et de tous leurs privilèges avec une peur donc de la privation de ces privilèges masculins avec une croissance du sexisme hostile. On on observe la transition finalement d'un discours qui était déjà un discours misogyne mais qui n'était pas assumé comme tel puisqu'il se paraît des atours de légalité avec tous les discours sur la résidence alternée, sur l'égalité légale sur le fait qu'il faut laisser le temps au temps et que l'égalité arrivera d'elle-même.
On passe de ce discours là à un discours qui prône finalement le bacelage, qui prône le retour à des valeurs réactionnaire et conservatrice avec le fait de dire que les féministes sont responsables d'un prétendu grand remplacement. On le voit beaucoup sur les réseaux sociaux avec le fait de dire que les féministes sont là pour prendre se venger des hommes et euh se venger de 1000 ans de domination masculine qui n'était finalement pas si mauvaise puisqu'elle s'est installée pendant si longtemps. Et tout ça, ce sont donc les conséquences politiques très fortes de l'affirmation du férilisme.
Et c'est pour cette raison que le HCE nous invite vous invite à intégrer le terrorisme misogyne dans les doctrines de sécurité et c'est indispensable et je voulais vraiment insister là-dessus parce que si nous ne considérons pas le masculinisme comme ce qu'il est vraiment, c'est-à-dire une menace constante envers l'ordre public, nous manquons de notre de enfin vous manquez en tant que pouvoir public à vos responsabilités en tant que ben responsable des principes de précaution, de l'affirmation des politiques pour permettre aux femmes et aux hommes de vivre en sécurité. Et on a absolument besoin de constater que d'une part le masculinisme est une menace constante à l'égard des femmes et aussi que il il génère des coûts très importants. Et je vous renvoie pour ça aux travaux de Lucille Petavin qui a beaucoup fait de recherches et a publié des recherches sur le coût de la virilité que je don je pense vous avez toute connaissance.
Donc je ne développerai pas plus là-dessus. Un dernier point peut-être sur la stratégie donc de notre collectif. Nous nous attachons à à notamment depuis cette année et avec le lancement de cette campagne nationale à développer des outils pédagogiques antimasculinistes clairement.
C'est-à-dire qu'on tente de le décrire comme ce qu'il est. un courant sectaire, un courant potentiellement terroriste. On invite à la mobilisation dans le cadre de la journée nationale contre le sexisme et on a mis en place une campagne d'affichage et de contenu sur les réseaux sociaux qui incitent le public à à se reconnaître parmi les victimes du sexisme et à considérer que le sexisme touche l'ensemble des femmes et toutes les proches finalement que ça soit pour les auteurs ou pour les victimes.
On connaît toute une femme victime de sexisme. Donc c'est ce qu'on a c'est ce qu'on a voulu dire. Pour autant cette campagne bien qu'elle appelle à la prise de conscience, elle sera évidemment pas suffisante si il n'y a pas des mesures adéquates qui sont prises par les pouvoirs publics.
On peut envisager énormément de choses en droit où on peut envisager davantage de barémisation des préjudices liés au sexisme et ce dans tous les champs du droit. On peut envisager en matière pénale le développement d'alternative aux poursuites qui permettent une véritable prise de conscience au du sexisme et qui soit pas juste un stage à cocher pour avoir satisfait aux obligations liées à la composition pénale. Euh il faut surtout nommer nommer nommer nommer.
On est parvenu à la à une certaine victoire idéologique au sein du féminisme en considérant que parce que désormais le féminisme n'est plus un tabou. Pour autant, il faut absolument empêcher que la lutte contre le masculinisme le soit et le devienne. Et on a besoin d'être très vigilante par rapport à ça.
Et puis bien sûr, intégrer la lutte contre le masculinisme de manière transversale dans l'action publique, mais aussi à travers l'action des entreprises, à travers la responsabilité sociale des entreprises. C'est c'est indispensable et on nous on continuera avec nos nos réseaux notamment dans les secteurs du numérique à à le porter. Voilà ce que je voulais vous présenter aujourd'hui.
Je vous remercie. Merci beaucoup. Et j'ai là les affiches que je vais faire passer à mes collègues de cette fameuse campagne qui est lancée et je vais aller en choisir.
Oui oui, c'est juste pour les montrer. Oui, toi tu les connais par cœur. Et et donc je peux montrer je peux montrer à l'écranour minute.
Comment cette femme qu'on celle que j'ai qu'on rabaisse et si c'était ta fille ? cette femme qu'on dénigre et si c'était ta pote et cette femme qu'on dégrade et si c'était ta collègue et il y a aussi mais je les ai pas là mais il y a aussi ta mère ta sœur et effectivement et et d'ailleurs on peut porter cette campagne auprès de nos frères nos pères nos fils, nos maris Donc pour que eux-mêmes portent cette campagne parce que ils ont une femme, une fille et cetera, une sœur. Donc je pense que effectivement c'est pour montrer que la violence même si elle est sur internet, elle n'est pas anonyme et elle blesse bien quelqu'un de façon tout à fait réelle.
In real life, n'est-ce pas ? C'est comme ça. Ah ouais, j'ai je commence à avoir à m'acculturer au vocabulaire.
Euh donc voilà, parce que effectivement, on se rend compte que les masculinistes utilisent une novelue également pour pouvoir eux passer les filtres. Euh donc c'est c'est assez euh c'est assez intéressant et je pense que le problème c'est que si tout le monde se saisit d'une langue pour passer les filtres, à la fin on se on aura du mal à se comprendre. faudra avoir tout un lexink.
Euh mais bon, je passe maintenant la parole à mes collègues rapporteurs. Euh et donc qui prend la parole en premier ? Vas-y.
Moi, j'ai pas de question. Allez, Olivia Richard. Merci madame la présidente, chers collègues, merci beaucoup mesdames pour ces ces ces présentations aussi complètes que passionnantes. pas que depuis quelques semaines que nous avons commencé nos auditions, nous n'avions pas déjà conscience de la plupart des choses que vous nous avez dit.
Mais ça fait toujours de bien de replacer dans un contexte, de structurer euh et je dis ça notamment parce que j'ai pu assister hier soir, enfin j'ai j'ai regardé la télé, euh un débat auquel participait notre présidente révéré sur Public Sénat sur les masculinistes et c'est toujours intéressant parce que globalement on parle entre nous, on est d'accord et de se confronter en réel, c'estàdire des gens qui ne le sont pas et qui sont quand même assez nombreux, ça permet de prendre conscience de de des efforts à faire et j'en veux pour preuve euh un éditorialiste qui avait bien travaillé son sujet et qui tout tout en se disant complètement convaincu de la nécessité de parvenir à l'égalité. Euh considérer que le mouvement, les mouvements masculinistes étaient marginaux. sa voisine expliquait que ça correspond à 3 % s'appuyant sur une étude néozélandaise que je ne me suis pas empressé d'aller chercher que ça correspondait au 3 % de qui de tout temps dans toute société recouvre les psychotiques et que donc c'est comme ça les psychopathes dans toutes les sociétés il y a 3 % de psychopathes donc c'est même catégorie même combat pas un sujet euh voilà donc elle évidemment sans citer aucune source et que bien sûr il faut parvenir à l'égalité, mais tant que les femmes continueront à chercher leur partenaire parmi les hommes beaux, riches, puissants, on résoudrait pas le problème.
Bref, dans la série, c'est toujours la faute d'une femme. Voilà, donc cette cette relativisation d'un phénomène qui était pourtant documenté, y compris sur le plateau parce que certains avaient fait le le travail de de s'intéresser à ce qu'on trouve en ligne, ce qui est très facile à trouver. euh m'a m'a fait prendre conscience si besoin était et besoin était pas tellement que on a raison de s'intéresser à ce à ce sujet et merci Laurence Rossinol de l'avoir proposé et bravo à la délégation de l'avoir accepté.
Euh je rebondis juste sur trois choses. La première euh il a été dit par la plupart d'entre vous euh et à commencer par Sarah Duocher du planning familial sur cette question de s'adresser à des jeunes hommes. Je mets en parallèle une déclaration du gouverneur de la Banque de France qui, je sais absolument rien de ses conviction politique, mais ne n'est pas dans mon prisme comme étant un féministe un dangereux gauch et féministe acharné.
C'est juste pour souligner ce parallèle que vous faisiez sur le manque de financement d'un côté et le surfinancement de l'autre sur il a rappelé le rôle des boomers dans le développement du pays et le fait qu'il mérite toute notre considération. Et néanmoins, il a souligné que la France faisait systématiquement le choix des seigniors plutôt que des jeunes dans le débat budgétaire. Il dénonce la double peine pour les jeunes.
Ces dépenses que l'on fait pour les seiors, on ne peut pas les faire pour les jeunes générations et comme nous avons plus de déficit, nous leur transférons la facture. Euh donc non seulement euh les mouvements euh masculinistes sont surfinancés mais en plus et ils en profitent pour investir à destination des jeunes. Et nous à l'inverse, on fait le choix dans nos politiques publiques de s'intéresser plutôt au retraités.
Donc on a un problème en effet de quelle société on veut construire pour demain. Et je m'adresse plutôt au pouvoir public de un moment il faudrait essayer d'investir dans quelque chose qui dure à savoir les jeunes. Pour revenir sur la question de la gender fatigue, je sais pas comment on répond à des hommes qui tout en étant convaincus que c'est pas bien que les femmes soient victimes de violence ou de discrimination en ont marre d'être considéré comme des méchants parce que c'est un vrai sujet.
La plupart des hommes avec qui je peux parler sont pas hostiles mais sont pas du tout acclimatés et en effet, ils se sentent attaqués et remis en cause eux-mêmes. Donc euh qu'est-ce qu'on peut leur proposer ? Et euh juste une question sur euh que vous avez dit euh madame, j'arrive pas à voir votre nom, il y a il y a un reflet, pardon.
Vous Oui, Faustine, pardon. Euh vous avez parlé de des financements euh des travaux de Nil Data. Euh le milliard et quel que vous évoquez, c'est pas juste à des en France, n'est-ce pas ?
C'est c'est au niveau international. Donc on peut pas tout à fait comparer vos 20 millions. C'était avec voilà avec mais mais on va on on espère l'avoir en audition qui puisse nous présenter.
J'aimerais beaucoup qu'on puisse évaluer le montant de ce que ça rapporte. Euh de quelles entreprises investissent aussi ? Euh parce que vous citiez ce terrain mais quand on cite ce terrain, c'est une entreprise et les gens quand ils achètent ça n'ont pas du tout conscience de ce qu'ils financent indirectement et tout est politique donc il faudra réussir à à chiffrer.
Bien. Merci Béatrice. Oui, bonjour.
Merci beaucoup. Alors moi je je reprends deux points que vous avez dit. Il est vrai que le le porno et la la comment l'exploitation du porno est immense et ce sont vraiment des tentacules énormes et làdessus, il faut vraiment qu'au niveau législatif, on arrive à à bloquer ces ces problématiques parce que je pense que beaucoup de gens et vous le disiez qui sont adeptes du porno vont sur des des des comment des relations ensuite qui vont plus vers la violence que vers des relations dites normales et et affectives.
Donc ça c'est un premier point. Le 2è point, vous parliez des jeux vidéos et en fait, je fais partie de la commission culture avec euh avec Marie-Pierre et nous avons une une comment une audition de de de propri de comment de de personnes qui font des jeux de vidéos. Et il est vrai, c'est vrai, c'est un constat que c'est essentiellement masculin.
Mais il disait aussi et je pense que c'est une porte à ouvrir que lorsqu'ils ont des femmes, ils apprécient parce que c'est une autre un autre regard et parfois une autre vision avec des choses beaucoup plus douces. vous le disiez par rapport au au images de chat et aux images de voilà et et ben je pense que c'est aussi à nous de d'intégrer ce genre de mouvement parce que c'est pas c'est pas une alors après, c'est vrai que c'est dit par des responsables et peut-être que c'est moins vrai dans la vraie vie dans le monde du de la du virtuel mais je pense que réellement si on avait beaucoup beaucoup de gens de femmes qui s'intéressent à faire de la création de jeux vidéo, on aurait peut-être moins cette difficulté, cette violence et ce sexisme qu'on peut découvrir. Voilà, c'était un point et dernier point c'est à vous madame que je m'adresse.
Madame Dumont, vous avez dit que dans le l'enseignement Evars est évidemment nécessaire et indispensable, mal encore mal fait et pas encore suffisamment payé, ça c'est certain. Par contre, il y a une chose qui m'a un peu interpellé, c'est votre position concernant l'enseignement privé. Vous disiez que il n'est pas fait pareil dans l'enseignement privé.
Alors, quels sont les éléments que vous avez factuels qui permettent de le dire ? Merci. micro.
Alors, le temps que vous branchiez votre micro, euh juste je précise à notre collègue que nous sommes en train de faire un travail sur les jeux vidéos. Justement, c'est l'autre rapport où on se rend compte qu'il y a autant de femmes que d'hommes qui jouent. Oui, qui jou et et mais pas qui font et c'est justement l'objectif de de notre rapport.
Donc, on rejoint cette préoccupation. Tout à fait. Je j'ai pas le détail exact, mais je suis certaine d'avoir lu que dans l'enseignement privé, il mettent en place quelque chose d'ailleurs qui ne s'appelle pas les Vars.
Euh je sais plus quelle lettre a été supprimée. C'est ça. Voilà.
Et qui en fait en fait et voilà [rires] et en fait qui qui qui quand même reprend l'idée que cette question-là ça doit être la ça doit appartenir aux parents d'abord. Enfin bon, en tout cas, il y a un décalage entre ce que le représentant de l'enseignement privé avait dit au conseil national des programmes où il s'était engagé, c'était très bien. Est-ce qu'il se met réellement sur le terrain ?
Nouveau nouveau latéral. Oui. Oui.
Et puis je pense que on a une petite différence entre l'enseignement privé sous contrat et l'enseignement privé hors contrat euh et l'enseignement privé euh laïque ou l'enseignement privé très religieux. Je pense que c'est que le sous-contrat là. Oui, il fait ce qu'il veut.
Euh moi je vous parle de l'enseignement privé souscontrat. Non, il fait pas ce qu'il veut. Mais voilà, moi c'est vrai que c'est intéressant de savoir parce que pas justement depuis le vol, il peut pas faire ce voilà parce que je pense que j'ai pas regardé en détail le programme.
Oui, vraiment je me renseignerai. Merci. Mais j'ai quand même j'ai quand même noté qu'il y avait un petit décalage.
Je me renseignerai parce que je fais j'ai fait travailler très longtemps dans l'enseignement privé. Alors évidemment, on ne parlait pas à l'époque puisque moi j'ai quitté il y a un certain nombre d'années, il y a 5 ans, on ne parlait beaucoup moins de ce ce de cette éducation, même si c'était déjà évoqué mais et mais c'était pas aussi aussi avancé et c'est très bien que ce ça le soit. Mais mais honnêtement, je pense que on peut pas non plus dire des choses sans qu'elles soient étayé de façon précise parce que ça permet de remonter auprès de ces établissements et de dire voilà peut-être qu'ici vous avez fermé une porte qui n'est pas tout à fait ce qu'il faudrait faire.
Voilà. Mais c'est moi je pense qu'il est important de le de le savoir de façon très précise et de pouvoir remonter auprès du prés du secrétaire général de l'enseignement privé. Allez Laurence Rossignol.
Merci. Je voulais d'abord vous vous remercier euh vous remercier toutes pour vos contributions. Euh vous savez nous on va faire un rapport donc ce qui on écoute ce que vous dites et en même temps on se dit comment on va le traduire dans le rapport. comme on va le dire.
Euh d'abord, je pense que c'est très important que euh de poser que le masculinisme n'est pas un phénomène numérique. et les contributions qu' ont été apportées en particulier par la S la FLSF me paraît extrêmement importante parce que on dans nos difficultés à mobiliser et à sensibiliser autour de nous sur la question du masculinisme on pas l'impression queon parle on parlerait quand on parle masculinisme d'un phénomène qui est marginal et quand on est aux réseaux sociaux. Non non, ça a des conséquences dans la vie des associations féministes et dans la vie des femmes que les associations féministes accompagnent et des femmes qui sont les accompagnante.
Je pense que c'est vraiment important qu'on mette ça dans notre dans notre travail. Je je pense qu'il faudrait qu'on que qu'on aille plus loin sur le lobbing parlementaire du masculinisme. Euh comment enfin vous ça a été évoqué par Ouais. par Camille, hein, c'est ça a été évoqué par à l'assemblée.
Alors, c'est plus présent à l'assemblée, mais peut-être ce serait intéressant si vous avez de quoi préciser et que nous on puisse bien le documenter le B parlementaire et comment il se dissimule. Moi, j'ai déjà de par exemple la PPL la PPL sur la garde alternée de droits commun que je vois revenir depuis 15 ans systématiquement et qui est fait l'objet d'un lobbying spécifique est effectivement un des un des Ouais. sur la garde alternée.
Voilà. Euh je crois qu'il faut qu'on Mais alors on travaille aussi au Sénat avec une collègue qui est membre de la DDF mais qui est pas là ce matin. Euh mais on on a une commission d'enquête qu'on vient de mettre en place.
Alors comment elle s'appelle cette commission d'enquête ? Sur la transparence des finances des financements privés des fondations et leurs conséquences dans la vie voilà réelle. Euh voilà euh et on va effectivement travailler sur les questions de messen et de ciblage des m et les fondations et dans les politiques publiques.
C'est ça c'est les conséquences transparence et politique publique des financements des fondations. Euh voilà. Euh d'ailleurs, on verra à ce moment-là, je pense que cette commission d'enquête verra la fondation des femmes euh également euh et euh parce que dans les choses très inquiétantes, c'est que il y a effectivement une une raré fa une rareté des subventions publiques et il y a un appel au messen et l'appel au messenat, il se traduit en des termes en des montants très injustes et très inéquitables entre les associations qui interviennent dans droit des femmes et les autres.
Et donc on va avoir là un grand nombre problème. Donc voilà tata euh ça c'est pour mes collègues tout à l'heure mais voilà et merci de vos contributions euh parce que vous avez bossé et c'était tout était absolument passionnant et je me je me réjouis de que Françoise au nom de la LDH ait dit ce qu'elle a dit sur le porno parce que quand on a fait le rapport porno, nous n'avions pas eu cet échange-là avec la ligue droite d'homme à l'époque. qui prenait la question du porno sous l'angle des libertés individuelles, de l'atteinte aux libertés individuelles.
Et je me réjouis que cette évolution de la ligue des droits de l'homme sur la question du porno, c'est pas pas un débat facile hein même au sein de la ligue parce que il y a la liberté individuelle et puis il y a la liberté de création auquel Oui oui oui oui oui. auquel aussi bon on est on est confronté et d'ailleurs c'est pas un hasard si on a intitulé notre journée évolution de l'industrie pornographique parce que si on avait intitulé pornographie tout court on aurait été confronté encore à des à des tas de débats internes. Voilà mais on avance vraiment je pense qu'on avance très bien.
Écoutez, moi aussi il me reste à vous remercier. Effectivement dans les points importants à soulever, c'est les attaques dont a pu nous parler Sarah Duocher contre le planning familial, mais aussi du coup les attaques contre le FNSF et le 3919. Je pense que c'est intéressant à à voir que effectivement là pour le coup dans la vraie vie se passe et ça ne sont pas que des raides euh de des raides cyber.
Euh s'y tentait d'ailleurs qu'on puisse accepter même qu'il y ait ce genre de raide. Euh le le financement, c'est un des sujets sur lesquels on va effectivement travailler pour bien comprendre par quel biais sont viennent ces financements. Et et effectivement, on sait que de toute façon de l'argent public, on en aura pas forcément, mais puisque c'est un choix de société, je crois qu'il faut savoir le faire valoir pour que et bien chacun et chacune d'entre nous puisse faire ce choix et aller aider à ceux qui font que l'égalité et non pas la supériorité justement puisque on lutte contre la supériorité de l'un sur l'autre.
C'est donc bien l'égalité que nous cherchons à avoir et puisque Olivia Richard faisait aussi référence à l'émission d'hier soir euh où il nous a quand même été dit qu'aujourd'hui les femmes dans les entreprises privées étaient embauchées plus cher que les hommes. Je crois que là, on a quand même deux trois chiffres qui nous montrent que on en est pas tout à fait là. Et là encore, on demande juste à avoir à salaire égal, à niveau égal et à poste égal et avec les mêmes possibilités d'avancement effectivement et ne pas être bloqué à la première grossesse puisque on peut pas à la fois nous dire que il faut qu'on ait des enfants et à la fois nous empêcher de vivre parce que on aurait des enfants.
Donc voilà, en tout cas merci beaucoup pour toutes ces participations. Nous remettrons notre rapport au mois de juin. Vous l'avez compris, on a encore du pain sur la planche, mais j'espère qu'on en sortira quelque chose d'utile qui permettra d'orienter les politiques publiques et puis d'appuyer toutes celles qui font vivre ce besoin d'égalité sur l'ensemble de nos territoires.
Merci à vous.
Dominique Verien