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Conférence de pressescauarchi· 18 février 2019 55 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergie

LA MÉTROPOLE DE DEMAIN SERA VERTE OU SERA INVIVABLE. Conférence de Daniel Breuiller & Pierre Darmet

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Daniel BreuillerChiffre
    « nous avons eu sur beaucoup de zones parisienne les sur chaleur de 5 à 6 degrés dans les zones les plus imperméables »
  • 12:00Daniel BreuillerChiffre
    « 80 % des cadres métropolitains envisage de quitter le périmètre métropolitain malgré les aménités »
  • 16:00Daniel BreuillerChiffre
    « on est passé en un siècle de 150 km dans notre assiette à 660 ou 680 km »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Daniel Breuiller

merci de votre je vais je mens briller et je pense tout le monde comment vous venez de dire pour souligner un autre paradoxe m'inquiéter maire d'arcueil avec deux bretelles d'autoroute il faut savoir que les délaissés d'autoroutes sont les principaux corridors écologiques de la métropole du grand paris donc évidemment c'est une infrastructure qu'on regarde d'abord pour ses nuisances que certains regardent en se disant demain si les v les voitures sont un peu plus propre formidable toute cette terre à bâtir et que l'élu que je suis en charge de la nature en ville du patrimoine paysager de la biodiversité regarde d'abord comme une des principales ressources de biodiversité dans la métropole du grand paris je voudrais dire un mot si vous permettez pour quoi j'ai répondu très volontiers d'autres invitations d'abord presque votre agence et ils formidable et que vous êtes très sympathique et que l'invitation l'était mais aussi pour une autre raison j'ai publié il ya maintenant quelques mois une tribune qui s'intitulait la métropole demain sera verte ou invivable bon c'est un propos un peu radical dans le titre et dans cette tribune je milite au fond pour qu'elle ne soit pas invivable puisque j'ai envie d'y vivre que mes enfants mes petits-enfants puissent s'ils le souhaitent ils vivre également donc pour qu'on la rendre verte et à quelles conditions la rente vertes et des conditions réglementaires j'en dirai un mot puisque je suis élu de la métropole qui doit élaborer un scot une chose qui doit intéresser des gens qui s'intéresse évidemment à l'aménagement à l'architecturé mais il ya une deuxième condition nécessaire à mon avis c'est la condition de la mobilisation des ressources humaines et financières aussi sur cet objectif voilà donc ces j'ai souhaité venir parce qu'en fait ça m'intéresse de discuter de ce propos politique avec des gens qui agissent ça m'intéresse d'en discuter avec des scientifiques qui analysent qui montre à quel point la crise climatique est prégnante mais je crois d'ailleurs qu'on a toujours besoin des scientifiques mais maintenant c'est une évidence que nous partageons et que nous mesurons l'été dernier nous avons eu sur beaucoup de zones parisienne les sur chaleur de 5 à 6 degrés dans les zones les plus imperméables is est dans une période de canicule nous avons vécu dans les 18 derniers mois deux inondations majeures sur ce périmètre métropolitain qui tiennent évidemment aux dérèglements climatiques à l'aggravation des extrêmes extrait extrêmement températures extrêmes en inondations extrêmes parfois al'inverse en manque d'eau sur le périmètre métropolitain donc je crois qu'aujourd'hui tout le monde mesure les conséquences de cette dégradation climatique et tout le monde imagine bien qu'il va falloir lutter vous avez lorsque vous construisez des bâtiments des obligations réglementaires que vous dépassez souvent sur la maîtrise de l'énergie des émissions de co2 par contre on a moins pris conscience de la crise de la biodiversité même si libération a fait quelques mois un titre et une pleine page sur le sur le sujet la crise la biodiversité a à peu près le même impact sur notre environnement futur que la crise climatique quelle est la poule quelle est l'offre c'est un sujet dans lequel je ne rentrerai pas mais en tous les cas nous sommes aussi un élément du vivant et donc préserver la biodiversité n'est pas seulement un attachement à de l'esthétique c'est aussi une condition est l'exemple que vous donniez des abeilles est un exemple merveilleux les abeilles vivent mieux en ville qu'à la campagne parce que il n'ya pas de pesticides ou on a interdit depuis pas mal à minima depuis deux ans l'usagé des pesticides sur le périmètre metropolit à esi vivent tellement bien et puis les politiques publiques les maires notamment un petit peu aussi ce monde l'impulsion des apps que j'ai créé un concours des miels ont décidé d'installer des ruches un peu partout les entreprises aussi c'est un outil de communication que d'avoir son rucher à tel point qu'il ya aujourd'hui énormément d'abeilles et que les abeilles sauvages les autres pollinisateurs ont du mal à trouver les espaces et la nourriture pour eux-mêmes et même les abeilles domestiques commencent à avoir du mal à se nourrir et vont parfois se nourrir dans les boues angely faute de plantes mellifères à proximité alors un mot donc sur ce constat de la crise climatique et puis un constat mais pierre d'armes est bien plus experts que moi il complétera très utilement sur les enjeux de la biodiversité tout ça nous impose si on pense la métropole du futur donc dans quelle métropole voulons nous vivre dans 20 ans nous on nous oblige à mesurer que ce ne sera pas une métropole qui continuera à imperméabiliser ses sols et à devoir avoir des tuyaux de plus en plus gros les usines de retraitement des eaux de plus en plus imposantes et les coûteuses mais peut-être une ville un peu plus éponge qu'une ville réseau ce ne sera pas une ville qui aura continué ce qu'on a fait depuis une cinquantaine d'années voire un peu plus à maîtriser la nature et aux fonds a décidé qu'on fait appel à un paysagiste dans un projet urbain au moment où le projet est déjà bâtie et on lui dit qu'est ce que tu crois qu'on pourrait planter sur le morceau de pelouse que nous avons laissés au pied de l'immeuble fait volontairement dans la caricature pour que le débat soit soit animé et vivant dont ce sera une métropole qui devra inventer une nouvelle intimité entre la nature et l'urbanité et je crois que ce défi un humoriste du xxème siècle disait l'idéal serait de mettre les villes à la campagne je ne sais pas si on mettra jamais les villes à la campagne mais je pense que peut-être le défi de mariée nature et urbanité n'est pas un défi inaccessible et peut-être ce n'est pas antinomique de considérer que la nature et la ville peuvent se développer ensemble et ça me permet de s'élever pierre darmet je vais me dire que vous seriez capable de parler beaucoup mieux que moi des sujets de biodiversité mais je continue mon profond voilà donc donc je pose ce constat de la crise et jeudi face à cette crise la métropolisation et là nous avons même des injonctions construire trente huit mille logements supplémentaires par an dans la métropole et il ya des besoins de seloger accueillir des entreprises on parle la métropole du grand paris en se demandant si nous allons être capables de faire venir ici toutes les entreprises internationales que le bric site va chasser de londres et nous avons une mission qui fait ça on parle de la métropole souvent en termes d'attractivité internationale de ses 26 % de pib qui sont produits sur ce périmètre mais la métropole c'est aussi une très grande fragilité un problème de résilience majeur qu'on a vu à travers les inondations qu'on voit à travers les îlots de chaleur qu'on voit à travers un sondage qui dit que 80 % des cadres métropolitains envisage de quitter le périmètre métropolitain malgré les aménités d'éducation de culture le service hospitalier de service de toutes sortes envisage de quitter pour quelles raisons pour des raisons de qualité de vie et de bien-être et les sujets de nature de biodiversité dont je parle sont sans doute les éléments premier pour renforcer cette qualité de bien être vous parliez tout à l'heure des de l'alimentation est est ce que l'argentine est notre gros notre réservoir alimentaire j'espère que non parce qu'aujourd'hui par exemple les émissions de co2 l'alimentation c'est quasiment un tiers des émissions de co2 de la métropole du grand paris et si on veut limiter le réchauffement climatique il faut réduire ses émissions de co2 on est passé en un siècle de 150 km dans notre assiette à 660 ou 680 km je ne sais pas si on reviendra 150 mais en tous les cas on peut diminuer ses 680 km en moyenne comparé couru des éléments dans notre assiette et donc les émissions de co2 qui est qu'ils sont liés donc au fond cette crise écologique que nous vivons que nous mesurons de de mieux en mieux elle peut être regarder aussi comme une formidable opportunité de réinventer la ville de demain de se demander dans quelle ville nous voulons vivre quelle sera la ville agréable et de mon point de vue il ya deux enjeux majeurs le premier enjeu je ne traiterai pas mais il évoqua mi6 c'est l'enjeu des équilibres sociaux cette métropole à les regarder comme la métropole des riches c'est aussi la métropole des plus pauvres et c'est un sujet qu'on traite assez peu quand on est en province on dira oui mais le grand paris vous est si riche oui mais le grand paris et vous aussi l'endroit où il y a les plus grandes souffrances sociales mais j'évoque ce sujet juste pour le reculer mais je pense qu'il faut jamais l'oublier le deuxième enjeu c'est l'enjeu climatique comment la ville la plus dense peut malgré tout résoudre les problèmes que la crise climatique lui pose donc j'ai fait une proposition qui est que dorénavant plus aucun projet ne puisse dégradé le rapport de mètres carrés entre la nature et les habitants de la métropole ça suppose de mon point de vue trois choses la première chose c'est une prise de conscience collective de chacun des acteurs privés et publics citoyens je veux dire que les citoyens sont en avance sur tous les autres acteurs il ya des jeunes lycéens qui manifestent désormais tous les vendredis afin qu'ils vont commencer à manifester les marches pour le climat rassemble beaucoup de gens mais cette prise de conscience grandit chez chacun des acteurs en tous les cas les citoyens revendiquent d'avoir vous le savez très bien vous qui êtes architecte d'avoir des bâtiments nature d'avoir des jardins à proximité des jardins partagés ou des ou des jardins plantés et le promoteur qui voit un bâtiment lorsqu'il est à côté du bois de vincennes ou de boulogne sait très bien qu'il va le vendre 30% plus cher à cause de la qualité du bâtiment livré mais à cause de la proximité d'un parc d'un jardin ou d'un bois donc ces éléments sont des éléments connus la deuxième condition de mon point de vue c'est une condition réglementaire je crois beaucoup à l'engagement volontaire citoyen réfléchi de tous mais je constate aussi que dans les vingt dernières années nous avons consommé 15 cents hectares de pleine terre sur le périmètre de la métropole 12 cents hectares de terres agricoles et 300 hectares d'autres jardins etc et que même si cette consommation pleine terre diminue j'étais maire 20 ans au moment d'un arbitrage si un promoteur vous dit vous savez monsieur le maire si vous m'autorisez à densifier un peu plus à peut-être diminué de vingt dix pour cent la pleine terre ou de 40 à 20% la pleine terre ça dégagerait quand même un million de droits à construire supplémentaires on peut vous arriver lorsque vous êtes mère et que vous avez une crèche à construire une école à rénover d'être de vous dire weave franchement c'est quand même pas sur cette parcelle là que l'enjeu climatique de la métropole va se résoudre et au fond ce million sera très utile pour d'autres besoins sociaux que je que je rencontre tous les jours c'est pourquoi je crois à une réglementation alors souvent l'épée lui demain ou aujourd'hui déjà les paie lui intègre des crips yang au top des des pourcentages de pleine terre je souhaite que le scot de la métropole décide deux choses majeures la première chose c'est de préserver les deux mille hectares de terres agricoles qui existent encore sur le périmètre de la métropole et la deuxième chose c'est d'imposer des ratios de pleine terre à toutes les échelles et dans tout l'est dans tous les domaines soit qu'ils imposent aussi qu'on recompte pour reconquérir qu'on recompte hier reconquiert il serait mieux quand même qu'on recompte hier des trames vertes et bleues continuent il ya des projets on a dans les trames bleues les fleuves sont sont là on est en train de réouvrir au niveau de la métropole des rues et des rivières la bièvre dans la ville dans dont j'étais maire des rues la vieille mère et d'autres rues métropolitain les trames vertes sont souvent morcelées parce que l'urbanisation a fait qu'on a abandonné il ya de magnifiques projets je pense à est ensemble avec un projet qui relierait l'ensemble des auteurs et des forts de ce territoire sont des enjeux très importants en terme de biodiversité ces continuités écologiques parce que vous avez raison si sur les toits il peut y avoir un impact favorable à la biodiversité cet impact est d'autant plus limité que nous sommes dans des discontinuités les plantes comme les animaux se déplacent se déplace avec les modifications du climat se déplace avec les modifications que la construction de la ville fait subir à l'heure à leur habitat naturel donc premièrement une volonté citoyenne partager une conscience de la crise climatique et des réponses apportées deuxièmement des règlements et là je pense au scot et troisièmement une question financière c'est à dire que l'argent public vous le savez devient assez rare donc moi j'ai souhaité qu'on comprenne appuyé sur deux innovations qui ont porté leurs fruits la première c'était la création d'un pour-cent culturel il ya soixante dix ans et dix serait quand même bien que la culture soit partout donc créons un pour-cent culturel il dit on quand on construit il faudra qu'un pour cent du montant de cette construction soit consacrée à une oeuvre d'art à une création culturelle et c'est ça quand même donné des résultats inégaux mais appréciable de mon point de vue deuxième sujet c'est qu'il ya une quinzaine d'années on a installé des règlements sur la gestion de l'énergie je me rappelle de débats avec un certain nombre d'architectes je l'avais souhaité pour ma ville qu'on aille au delà de ces règlements qui dit oui mais très ennuyeux les bâtiments bepos où tout ça enfin on va construire des blocs qui n'auront plus de charme plus d'armes plus d'âme et c'est qu'aujourd'hui on fait des bâtiments nôtre enfin tous les cas équivalent en émission et production d'énergie qui recouvre qui retrouve toute l'intelligence les savoir-faire des des architectes et qui s'intègre parfaitement dans dans la ville d'aujourd'hui et dans celle de demain eh bien je pense sur la nature il faut prendre une décision du même type que ces deux décisions et je propose donc la création d'un 5 % nature quand les journalistes sont cruels parce qu'il met toujours le doigt sur les sujets qui fâchent on m'a dit vous vous demandez une nouvelle taxe donc j'ai une réponse politique non je ne demande pas de nouvelles taxes je demande aux aménageurs et aux promoteurs de concerts voir leurs bilans d'opérations comme un bilan qui doit intégrer une obligation de nature si on ne veut pas dégradé ce ratio m² de nature mètres carrés bâtis et bien il faut que dans tous les projets soit on y contribuer soit on compense je préfère d'ailleurs qu'on ait contribué je pense que les n'importe quel promoteur intelligent préférera aussi contribué sur son propre bâti ou sur son propre îlots plutôt que payer pour qu'on pense dans un autre endroit voilà donc je propose cette idée que 5% de chacun des projets soit à minima consacrés à des sujets de renaturation qui peut être de la nature au sol qui peut être de la nature en façade qui peut être de la nature en toiture tous n'ont pas les mêmes intérêts écologiques et non pas la même valeur climatique met tout son intérêt et puisque cette idée de créer 1 5 % nature n'est pas une idée qui va passer en période de gilets jaunes aussi aisément que pour ma part je le souhaiterais j'ai obtenu du président de la métropole d'accord et nous allons y travailler ensemble et puis avec des scientifiques avec l'école du paysage avec le muséum avec la sorbonne et je le souhaite avec des hommes de la avec des architectes avec les promoteurs avec des aménageurs l'idée de créer sans attendre une charte de la métropole nature ou de la métropole verte qui serait une charte engageante pour l'ensemble de ses signataires et qui dirait que demain ça n'était pas le cas hier si on répond un concours inventons la métropole là on devra consacrer au moins 5% du budget de réalisation de cette opération je dis ça n'y voyait pas malice mais comme je parle à des hommes de l'art il m'est arrivé de voir des concours ou pour la réponse au concours il y avait beaucoup de vers il y avait une association avec l'association porteuse de jardins partagés pour tous deux de telles innovations dans les usages et puis au moment de la livraison du bâtiment il y avait eu débouclage des équipes financiers à faire est assez souvent par hasard les équipes financiers se faisait sur ce qui est considéré comme moins substantielles et c'est souvent la nature dans la tribune j'ai publié jeudi la nature rend des services immense mais alain défaut elle ne paye pas de droits à construire et du coup c'est souvent elle qui perd les arbitrages voilà moi ce que je venais partager et ce sur quoi je suis tout à fait preneur de vos retours de vaud romane de vos critiques que de vaud de vos observations parce que je veux réussir nous voulons réussir parce que d'abord nous sommes obligés de réussir si nous ne réussissons pas je pense effectivement que les métropoles ce n'est pas le cas que pour celle du grand paris seront demain des endroits où il fera moins bon vivre et bochum sera peut-être une réponse à un projet d'aménagement du territoire si les gens quittent les métropoles mais je crois que nous avons quand même la responsabilité de faire en sorte que nous mêmes nos enfants nos petits-enfants pour ma génération puisse vivre en respirant anr à peu près sain et en vivant censure chaleur sans risques d'inondation et dans une qualité de vie vérifier chaque jour voilà c'est difficile de passer après bonjour à toutes et à tous et pardon pour ce retard oui effectivement c'est pas simple de passer après daniel parce que beaucoup de choses ont été dites la première chose sur la vision c'est très très clair on dit souvent que il ya quelques années on parlait des générations futures est qu'aujourd'hui les dérèglements le dérèglement du système terre que ce soit le climat la biodiversité les eaux etc est réel est perceptible maintenant alors la météo on a souvent dit il faut déconnecter la météo du climat mais mine de rien lorsque ça touche tout un chacun le ressenti est beaucoup plus fort et en fait on n'a plus besoin de dramatiser la situation puisque les citoyens sont en demande et sont convaincus donc c'est super parce qu'on part sur une dynamique positive mobiliser autour de ces sujets c'est toujours difficile parce que si la nature ne paie pas de droits à construire on imagine qu'elle est spontané puisque dans notre imaginaire c'est une c'est une chose évidente dont on s'est un petit peu éloigné peut-être mais en tous les cas elle est là elle assez bien fait on peut la maltraiter elle peut revenir et est du coup c'est aussi un écueil parce que on passe à côté de comment et comment est-ce qu'on implante des formes de nature mêmes traits dérivés dans les métropoles ou est ce qu on réimplante dans des fonciers dont on peut imaginer un retournement alors une stratégie que nous avons adoptée c'est de lier cette cause là au climat lorsque le précédent ministre de l'écologie est arrivé en exercice au mois d'octobre 2007 nicolas hulot a annoncé sont sont sa feuille de route et il a dit je souhaite que la biodiversité soit une priorité de l'action gouvernementale et de l'ensemble des parties prenantes au même titre que le climat bon il n'est plus là néanmoins c'est tout à fait réelle il ya une une représentation issus des mesures scientifiques qui s'appelle la théorie des frontières planétaire vous avez une figure vous tapez planetary boundaries sur internet et vous retrouver la terre avec les différents éléments et combien de terre est-ce que nous avons consommé et c'est très graphique vous avez un gradient qui va du vert au rouge et le climat on est pratiquement à la limite et la biodiversité on a déjà explosé le sujet donc il s'agit pas de hiérarchie zélés cause il s'agit d'être le plus opportuniste possible et de voir celle qui mobilise beaucoup daniel l'a dit l'énergie vous les architectes est bien placé pour le savoir est un sujet plutôt bien circonscrit la contribution des îlots bâti à réduire l'empreinte sur le climat est plutôt bien identifiés on a maintenant à l'expérimentation de plus c'est moins donc le sujet du carbone commencent à être prises en compte et effectivement il ya toujours dansé dans ces sujets là une première étape où on s'est dit oh là là on va on n'a pas tous les matériaux on nous apporte une contrainte supplémentaire cela va avoir un impact très significatif sur la forme et la composition et en tant que ensemblier on va être empêchés dans nos créations force est de constater qu'effectivement peut-être après une étape où c'était un peu sclérosant on retrouve des bâtiments et des îlots qui ont une véritable forme et un vrai parti pris donc il ya une statistique issue d'une recherche vous parlez de la recherche parue début 2018 qui est assez éloquente des scientifiques ont mesuré dans les médias grand public le nombre d'occurrences de deux corpus érosion de la biodiversité et climate change donc pour ne pas dire réchauffement climatique on a voilà dick cheney notamment je crois qu'il faut voir le film qui est sorti récemment à transformer ça en dérèglement climatique le nombre de publications scientifiques entre les deux sujets est tout à fait comparable c'est facile à tracer en langue anglaise dans les médias anglo saxons le la courbe depuis 30 ans donc la biodiversité le concept a émergé en 88 donc entre 88 et 2017 on a au départ deux courbes qui sont tout à fait comparables on parle autant dans les médias pratiquement très très peu mais de biodiversité et de climats 92 un pic ou les deux courbes sont exactement identiques c'est le sommet de rio le premier sommet mondial sur le climat et ensuite la l'emballement est totale on a une présence du climat jusqu'à huit fois plus importante dans les médias que celle de la biodiversité ce qui veut dire quoi soit on se dit on va mobiliser autour d'une nouvelle cause en montrant toutes les conséquences qui ont dû être citée par daniel l'effondrement des populations pas simplement la diversité des espèces mais aussi le nombre d'individus n'a qu'à voir les insectes et encore une public qui a paru cette semaine qui nous dit que dans cent ans il est possible qu'il n'y a plus d'insectes donc soit on part dans ce dans cette voie là soit on se dit mais en fait c'est un système global le vivant à cette particularité d'être systémique et il y a un certain nombre d'exemples qui nous montre que climats et biodiversité sont intimement liés notamment à travers deux sujets qui rejoignent la manière dont on peut vivre dans les villes on peut même pas parler de ville désirable c'est pour ça que c'est important de dire cd ville vivable c'est l'îlot de chaleur urbain et la filtration naturelle des eaux le deuxième sujet ayant une influence d'ailleurs sur le premier qui sont des choses mais extrêmement simple et à partir de là on a réussi à avoir une mobilisation qui est un petit peu plus forte et notamment daniel nous a fait le plaisir d'intervenir en fin d'année au salon simi au cours d'un événement où on a rassemblé des parties prenantes acteurs et actrices de l'immobilier de l' architecture du paysage des sciences de l'écologie au sens de praticiens écologue et représentants des collectivités et il ya un constat et une envie d'agir qui est unanime et je pense que le fait de le relier à d'autres phénomènes c'est comme de ne pas créer une nouvelle taxe dans l'imaginaire on se place dans une dans une continuité donc la vision elle est partagée la stratégie est celle là daniel a parlé de chartes l'association siby dont les genres ndiaye dit que je représente son co fondateur on a créé une petite charte mais ça tient sur une page 10 principes c'est important pour celles et ceux qui sont encore peu engagés dans les sujets d'avoir des outils qui peuvent paraître basique mais qui permettent de rentrer dans le sujet on l'a fait signer aux au marché international de l'immobilier donc le mipim à cannes en mars 2018 et on a eu plus d'une cinquantaine de signatures et l'idée c'est que ce soit pas un outil figé et que les chartes des uns et des autres en fait convergent vers la même chose il ya d'autres démarches en italie qui ont été initiés et qui mérite d'être d'être reprise après il ya un sujet qui me semblent clé qui rejoint la protection de l'environnement même l'économie et la dimension sociale et ça a été théorisée d'un point de vue scientifique ce sont les expériences de nature il ya une quarantaine d'années il ya eu une première publication qui a relaté l'extinction de l'expérience de nature alors ça venait d'un écologue américains et on peut donc imaginer dans le langage anglo saxons le mot expérience a pas du tout la même acceptions que dans notre langage en tous les cas il est très à la mode en ce moment on et expérientielle de tous côtés ça fait partie des hashtag à la mode néanmoins il a posé le sujet en disant nous vivons dans des villes dans des conurbations urbaine parce que c'est pas forcément des très grandes métropoles non plus où le contact physique le vécu avec le vivant quelle que soit sa forme qu'elles soient naturelles ou traits dérivés qu'il s'agisse d'une entre guillemets d'un parc naturel d'une zone agricole ou d'un espace vert il ya plus de rapports physiques et les générations qui naissent non plus non plus elle non plus non plus vous avez compris de transmission orale de la part de leurs aïeux parce que ils n'ont pas vécu non plus cette expérience et quelles conséquences ça première conséquence pas de protection de l'environnement car pas de conscience des processus à l'oeuvre et donc plus on vit déconnecté de la nature - on la protège deuxième conséquence des conséquences sociales des pertes de repères et des pertes de liens voilà parce que s'il ya bien un sujet qui est à mon avis trans partisan et qui met tout le monde d'accord c'est bien ce sujet là puisque c'est assez universel on est tous des cueilleurs avant d'être des agriculteurs donc on a on a un rapport assez viscéral avec le sujet et certains scientifiques l'ont montré et puis le troisième point c'est aussi d'un point de vue économique augmenter l'indépendance alimentaire de paris on parle de trois jours d'autonomie alimentaire on vous avait cité la moyenne de plus de 600 km de provenance des produits ça impose de trouver du foncier ça impose de réinstaurer des filières économiques mais pour vivre le sujet dans notre entreprise c'est impose aussi de trouver des collaborateurs qui ont cette compétence là or on l'a perdu c'est très clairement notamment en maraîchage ou la capacité à intervenir sur différents différents métiers donc conséquences sur le développement durable dans les trois piliers le social l'environnement et l'économie donc cette expérience de naturel et clé et je tiens à dire une chose qui est importante la formule est un peu électro choc mais ça n'est pas en favorisant la nature en ville qu'on va sauver la nature c'est pas à coups de biodiversité urbaine qu'on va sauver la nature si on dit ça on fait du greenwashing et on tombe à côté du sujet le sujet c'est quoi d'abord et avant tout de permettre aux citoyennes et aux citoyens de retrouver un contact avec des formes de vivant qu'il soit naturel ou dérivés c'est d'ailleurs la définition originelle d'un des pères de la biodiversité qui s'appelle wilson qui est un vieux monsieur américain qui est encore vivant qui a aussi défini le concept de bio philly alors je sais pas si vous les architectes vous le rencontrez encore souvent en tant que paysagiste c'est le mot un peu tarte à la crème tout est bio physique mais la bio phyllis et l'amour du vivant littéralement et wilson l'avait théorisé en disant j'ai fait plein de voyage dans le monde entier quel que soit les populations j'ai mesuré un penchant irrépressible pour le vivant sous ses formes naturelles ou sous ses formes dérivées sous-entendu même en ville les gens ont un rapport qui est particulier et on doit pouvoir le mettre en pratique donc le principal sujet c'est ça de dire comment est ce qu'on peut retrouver ce contact et ensuite de définir des outils alors sur le comment je pense qu'il ya plusieurs plusieurs sujets on al'objectif on a la vision et maintenant comment on fait c'est clair comme l'a dit daniel qu'une ville comme paris qui est l'une des plus denses du monde ne peut pas continuer sans espaces ouverts sans respiration le mot respiration il a il veut bien dire ce qui veut dire il a plein de sens c'est à dire des espaces ouverts où on a un horizon même si en arrière plan il peut être bâtie où on peut être en contact avec ses différentes formes de vivant avec du sol du vrai sol c'est-à-dire un sol perméable avec des formes d'eau des zones humides du végétal le chant des oiseaux etc qui sont aussi des espaces qu'ils vont pouvoir donner ça a été évoqué ce qu'on appelle rendre des services écosystémiques de captation des polluants etc je pense on attend les chiffres consolidés mais l'un des systèmes les plus performants en termes de pour capter les polluants et pour rafraîchir c'est l'arbre l'arbre donc avant même d'aller coller de la végétalisation à tous crins pensant aux arbres l'arbre il nécessite d'avoir des racines à peu près aller pour faire très très court c'est pas scientifique du tout ça mais vous imaginez que vous avez dans le sol l'équivalent de la frondaison donc nécessairement il faut constituer un sol et donc ce sol peut remplir des fonctions aussi vis-à-vis de l'eau pluviale et puis il a une surface foliaire extraordinaire cette surface foliaire qu'est ce qu'elle fait elle va capter les polluants elle va rafraîchir de deux manières elle fournit de l'ombre c'est basique 1 et en plus elle transpire voilà quand vous avez du sol et c'est de là que vient la l'ol a même qu'elles viennent des feuilles ou qu'elles viennent du sol quand vous avez un sols poreux et que vous mettez un peu de technique là dedans pour que ils ralentissent l'écoulement des eaux pluviales vous évaporée et quand vous avez un arbre il va évapotranspiration de l'évaporation chaussures juste que ça vient des feuilles donc on a besoin dans un urban on n'est plus dans des grandes programmation urbaine à la hausse manou ont détruit des pans entiers de la ville pour tracer des alignements mais on a malgré tout besoin de retrouver des espaces collectifs ouvert les pieds d'immeubles ou lorsqu'il y a des dents creuses de pouvoir en faire des espaces ouverts moi je suis né à la campagne ça fait dix ans que je vis à paris et je lisais le petit nicolas quand j'étais enfant j'avais l'imaginaire urbain du terrain vague il se passait toujours plein de trucs dans le petit nicolas dans le terrain vague avec la palissade qu'on passe derrière c'est là qu'ont fait les pires conneries qui est moi qui venais d'un village de campagne j'ai jamais eu le terrain vague où j'étais fasciné par ça il n'y a pas énormément de terrain vague dans la métropole aujourd'hui qu'ils ont il y en a voilà mes mais qu'on pourrait dont on pourrait transformer les usagers en faire des lieux ouverts puisque on a une pression très forte donc après ça touche à plein de sujets que vous connaissez bien mieux que moi mais pourquoi ne pas densifier dans certains endroits et dans d'autres se donner un cap de laisser des espaces ouverts en prenant les systèmes naturels et en les amplifiant parce que il ya un formidable élan de recherche technologique avec les hydrologues avec les spécialistes de la verde qui sont beaucoup plus ouvert qu'il n'y paraît sur le sujet s'ils tentaient qu'on explique ce qu'il ce qu'il advient et puis des entreprises et des procédés qui se sont créés sur sur ces sujets là et je pense qu'on n'a pas fini de voir de l'innovation dans le sujet ensuite il ya effectivement l'échelle de l'île au bâti et à l'échelle de l'île au bâti on peut faire beaucoup de choses mais ça nécessite d'avoir des principes disruptif pour prendre un mot à la mode mais pas forcément dans la techno employés mais dans le management du projet vous ne pouvez pas considérer la nature en la l'appréhendent ans en fin de projet comme un élément cosmétiques c'est simple c'est extrêmement simple vous voulez végétalisée un toit il faut calibrer le bâti en fonction de l'importance que que vous êtes dont vous allez avoir besoin et donc du type de végétation et du type de substrats que vous allez implanté il ya des projets tout à fait remarquable comme l'école des sciences et de la biodiversité à boulogne qui je crois sont passés entre les mains de plusieurs architectes françoise raynaud puis ensuite chartier d'alix ont une enveloppe qui l est est en béton à des anfractuosités qui ont été étudiées avec des écologues de façon à ce que des végétaux et toute la cohorte des organismes qui ne sont pas des végétaux mais les nuits les mousses et les lichens ainsi qu'un certain nombre d'insectes puisse s'installer et en même temps on a créé différentes strates végétal pourquoi on est dans une école donc on a une vocation pédagogique ça c'est un bâtiment peut-être atypique mais ça a été pensé en amont pour que ça fonctionne si ses pensées à la fin généralement on fait les choses à bakou le paysagiste vous dit ça va pas marcher dans le pire des cas ils ferment les yeux ça se fait et ça périclite auquel le sujet de de prendre le fait en considération en amont c'est ce qu'on a expliqué notamment notre fameuse charte petit petit mémo et puis il ya aussi un deuxième sujet qui pour moi est clé et qui est un sujet dont nous devons débattre et un sujet d'innovation dans le financement des projets c'est laval on a tendance à dire de manière très grossière quand un maçon livre un bâtiment son travail est terminé il doit une garantie il va y avoir un peu de deux d'entretien mais globalement tout le gros du travail a été livré c'est tout l'inversé pour le jardinier le jardinier libre un potentiel et ce potentiel s'il n'est pas accompagné dans des milieux urbanisés il va partir dans un sens qui n'est pas compatible avec notre vie je voudrais qu'on insiste sur ce sujet en écologie ces scientifiques si vous laisser une friche seul sans perturbation ça devient une forêt si vous êtes dans des systèmes anthropisés où on va on utilise des artefacts il y à une gestion elle peut être modérée suivant les espèces qu'on implante suivant le projet qu'on a imaginé au départ mais il ya une gestion donc dans le fond des 5 % nature comment est ce qu'on imagine intégré dans le temps long la gestion de ces ouvrages qu'ils soient sur l'île au bâti ou au sol et là aussi je rejoins daniel sur le sujet en disant inspirons nous de ce qui se fait dans l'énergie je suis pas un spécialiste mais je crois que dans le bâtiment dans la gestion technique du bâtiment il ya des contrats d'énergie qui sont de l'ordre de la dizaine d'années le contrat d' espaces verts c'est un an si vous chopez trois ans et le pérou et je pourrais vous donner des exemples précis si vous voulez faire de l'entretien écologique un an mais c'est la catastrophe complète un truc tout simple les herbes non désirées aussi appelé adventices ou mauvaises herbes par certains dedans vous avez des espèces invasives qui peuvent attaquer le bâtiment une est lente par exemple si vous avez un contrat d'un an que fait le prestataire ou la hapa la régie du coup parce que la régie s'est elle s'inscrit sur le long terme c'est la grande différence mais il va couper il va pas arraché et s'ils coupent le stock de graines en pas sur les lentes mais sur d'autres espèces va être regarnis si vous payez les massifs il faut investir si vous mettez découvre seul il faut investir mais cet investissement il peut être rentabilisé sur le temps long si vous avez un an vous faites de la cosmétique et il ya un ouvrage qui se dégradent et c'est d'autant plus important que on a besoin de cohésion dans la métropole et pour avoir une toute petite expérience dans une régie des années dans une ville de province on est face à des métiers qui ont un capital sympathie extraordinaires qui permettent d'insérer des populations et de leur trouver une mission dans la société peut-être comme nul autre d'ailleurs c'est tout le débat sur certains modèles de l'agriculture urbaine ou dis qu'il ya un modèle économique moi je pense qu'il faut être honnête quand il n'y en a pas mais de dire voilà là vers une des vertus c'est de pouvoir offrir du travail à des populations qui étaient déconnectées de l'emploi et puis derrière il ya un sujet très très fort il ya l'entretien ça c'est de la technique ok or dans le bâtiment on parle d'exploitation dans les régies on parle de gestion est pour moi tout ça c'est de même sujet la deuxième chose reconnecter les urbains la nature je vous livre un parc là ici même où une grande forêt à l'intérieur du bâtiment de plante d'origine tropicale puisque pour qu'elle pousse à l'intérieur alors on aura pas de vertus de biodiversité mais c'est une forme de nature qui peut vous faire du bien et je m'en vais alors d'une part il ya la gestion technique qui va pas être terrible et d'autre part comment est-ce qu'on réagit face à quelque chose dont on a été depuis plusieurs générations déconnecté je vous donne un exemple les potagers on a mis en place un potager un des tout premiers potager d'entreprise sur le toit d'un établissement public à caractère industriel et commercial et culturel le toit de la cité de l'architecturé et du patrimoine on en a fait des caisses sur le sujet j'avais des appels de journalistes en disant les corporate gordon c'est la grande mode y en a partout il ya plein de start up qui se montrent hashtag inclusion hashtag atelier hashtag c'est génial le seul sujet je leur ai expliqué le le fond de la chose alors même d'un point de vue économique c'était 150 salariés d'accord et qui s'est montré motivé et qui a demandé à cet équipement là c'est quinze personnes 10% déjà ça veut dire quoi ça veut dire que si on met en place un équipement qui va bénéficier au premier chef à la volonté de 10 % de cette population là il est légitime que ces 10% partage dans le temps par des moments et par une forme de communication ce qu'ils font c'est tout à fait important sinon on investit pour 10% et puis aussi et surtout je leur ai expliqué tout le processus que nous expérimental que nous avions mis en oeuvre sur l'accompagnement la médiation je pense que c'est le mot qu'il faut qu'on retienne c'est la médiation on a besoin d'être accompagné tout ça a démarré de manière fortuite je vais raconter l'histoire est si je suis trop longue vous m'arrêtez on avait installé un démonstrateur de toitures végétalisées en créant sur 70 mètres carrés donc vraiment une toute petite bande qu'on nous avait laissé un micro paysage avec une toiture végétalisée qui allait de 5 à 20 cm avec une trentaine d'espèces qui allait du couvre-sol en sedum jusqu'au un certain nombre de plants de vivaces dont des iris d'étain et c'est avec eco végétal qui était spécialiste du sujet donc on voulait montrer qu'on pouvait marié un certain projet paysager au sens de la composition à des techniques et un bâtiment existant avec une portance limité et puis on avait installé négligemment iv bac sac c'était le démarrage de cette start-up là qui fait des sacs comme les bâches les vieilles bâche la conduite utilisent de moins en moins en tout cas je l'espère dans l'est pour contenir les talus et on plante quelques aromatiques un plan de fraisiers une salade etc on fait ça au printemps au mois de juin j'ai un appel pierre est ce que tu peux venir on sait pas quoi faire comment est-ce qu'on coupe la salade est ce qu'on l'arrachent est ce qu'on la coupe et les fraises comment est ce qu'on fait pour ne pas les abîmer au début je me suis marré puisqu'il suffisait d'agriculteurs ça je me suis marré et en fait j'ai très vite arrêté parce que on me dit non mais c'est réel on ne sait pas comment faire et c'est vrai que c'est pas complètement idiot il ya plein de choses que qu'on ne sait plus faire donc on est allé voir et on a emmené notre jardinier christophe qui a expliqué qui a dit bresse pour compliquer vous prenez le couteau tac vous coupez la salade et puis la fraise vous tirez voilà vous arrachez pas tout plan etc etc et là les salariés ont dit ben on voudrait étendre ce potager là parce que c'est une super idée et on a monté le projet de la manière suivante trois ans d'expérimentation la première année cinq animations imposé alors de mémoire il y avait planté amendé le sol se prémunir des attaques ou réagir aux attaques de manière biologique donc voilà ensuite récolté et puis qu'est-ce qu'on fait entre deux rotations de cultures de mémoire c'était ça impeccable les ateliers toujours voilà fixés à l'avancé on en a même pas décaler un hectare deuxième année en le radiant n'en fixe que 3 et puis des deux autres vous nous appelez on a fait les trois premiers les deux autres qui les ont jamais fait 3e année deux facteurs qui à mon avis on modifiait la donne le premier point c'est qu'on a dit c'est vous qui nous appeler pour fixer des ateliers d'accord donc les mêmes jardinier 1 qui avait déjà deux ans de pratique qui font ça sur une portion congrue de leur temps de travail c'est à dire entre midi et deux ou le soir voilà puisque ils ont quand même une activité professionnelle et une vie de famille à côté on fixe pas les animations on n'a pas parlé pendant trois mois il se trouvait par ailleurs que l'une des personnes fondatrice de ce club on avait appelé cela le club potager était malade pour une pour une longue période donc ça fragilise est en fait cet équilibre et ils nous ont appelés en disant venez est en fait forcé nous la main il faut fixer un cadre et dans ce cas là on vient et on vient entre les séances et en pratique donc ça c'est la réalité du sujet on a besoin sur les projets de calibrer les usages c'est pas toujours facile notamment dans la promotion logement parce qu'on ne sait pas qui va habiter les lie à des formes innovantes a inventé en se disant on n'est pas obligé tous dessinés à l'avance alors on parle de ça avec certains promoteurs et on a besoin d'accompagner dans le temps avec de la médiation et pour moi c'est la même chose quand on dit fait de la végétalisation participative brown deux néologismes hashtag #sendai al mais si on vous explique si les agents de la régie vous dise nous sommes prêts nous collectivités à vous laisser une partie de cet espace public un trottoir on est content en tant que citoyen mais si les personnes qui sont là toute l'année qui entretiennent les parcs et les jardins viennent consacrer une partie de leur temps à vous expliquer comment on fait mais c'est formidable on parle du respect de l'espace public la ville dont je parlais tout à l'heure c'était saint-etienne saint-etienne c'est une population pas très riche on va dire tout ce qui est beau et respecté et puis il ya une règle je crois que ça a été observée à chicago lorsqu'il ya une destruction sur un espace si on remplace très très vite et bien la deuxième fois on respecte cet espace donc il ya aussi sans faire de lien avec la les événements récents mais même notre président en a parlé dans son débat à evry courcouronnes la considération qu'on porte au geste architectural à l'espace public même si cela n'est pas exprimée par les fameux gilet jaune c'est un facteur de de considération et de ras-le-bol ou non et de cohésion sociale donc que ce soit dans le privé que ce soit dans le public pensons les sujets en amont et pensons les dans le temps long pour que toutes les aménités à commencer par l'aménité sociale soit pleinement réel avec cette notion de médiation et ensuite tous les sujets techniques et là tout est ouvert certains assureurs et juristes 10 on a des contrats de performance énergétique qu'il faudrait faire des contrats de performance biodiversité alors d'après du scientifique la performance biodiversité c'est c'est à terme qui accroche un peu on parle plutôt de potentiel qui évolue bon mais l'idée est là est ce que c'est bien est-ce que c'est mal est-ce que c'est méchant est ce que c'est gentil je ne sais pas en tout cas ça elle mérite de poser les sujets et de se dire à l'image de ce qui est fait dans certains parcs anglo saxons mais j'ai des collègues qui entretiennent des parcs à londres ils ont des contrats de plus de 5 ans 10 ans voire plus alors est-ce qu'il faut tomber dans des durées extrêmement longue avec ce que ça peut engendrer de deux questions sur la relation publique privée je ne sais pas mais un an c'est trop fugaces et en termes d'emploi également on a beaucoup de mal nous entreprise de paysages et de jardiniers à garder du monde c'est des métiers à faible valeur ajoutée vous avez un logement qui est extrêmement cher et c'est la même chose pour tous les métiers de service donc que font les populations il ya les cadres qui sont 81% à dire un jour je vais me barrer parce que il ya d'autres métropoles qui offre un mix inculture qualité de vie qui est aussi bon la campagne aussi à la campagne avec avec des guillemets mais les populations qui font la ville taïaut nous on est obligé de les loger donc c'est un retour à presque comment dire d'aider des entreprises paternaliste qui doivent voilà mais c'est une mais c'est une nécessité donc penser le temps long ça permet de se projeter vous contractualiser où vous avez une vision sur un temps long vous pouvez installer quelqu'un est ce quelqu'un devient un référent devient un médiateur incarne cette cette relation là donc sur tous les sujets ces vertueux voilà après pour faire très court dans les autres outils qu'on a qu'on a mise au point donc on a créé une association qui s'appelle conseil international de la diversité immobilier c'est bien pompeux ça fait 6 bis donc pour les nostalgiques des radios dans les camions pour certains ça leur parle et qu'est ce qu'on a fait on a essayé de rassembler toutes les parties prenantes c'est un joli mot aussi en gros tous les acteurs qui interviennent dans la fabrication de la ville à l'échelle de l'île au bâti voyant que c'était il ya un peu moins d'une dizaine d'années là où se concentrent est maintenant beaucoup de réflexion et donc on a des constructeurs des promoteurs des foncières des utilisateurs quelques collectivités dont la ville de paris les associations de protection de la nature la lpo et puis les dires les écologues et les entreprises de travaux et aussi quelques architectes et on s'est mis autour de la table et il y avait une réflexion qui est même précédente à la création 9a qui précède la création de l'association c'était comment faire bouger le secteur le plus éloigné de ses préoccupations là qui est celui de la construction il parle de normes s'il parle pas de norme il parle de certification en gros il faut un référentiel donc on a créé un référentiel beta tester chez quelques acteurs qui ont été les fondateurs de cette association est derrière ah oui mais c'est très bien mais il nous faut un outil de valorisation donc on a créé un label qui s'appelle label bio diversité c'est pas la panacée tout n'est pas parfait on va annoncer la au mois de mars on passe le cap des 100 projets labellisés tous ne sont pas sortis de terre puisque c'est en phase labellisation et on a maintenant des demandes et un développement sur deux nouvelle brique à l'édifice une version sur la vie du bâtiment donc l'exploitation et la valeur d usage et là c'est extraordinaire parce que c'est pas facile de mesurer la valeur ou les valeur générée par la présence de nature donc il ya un un champ d'investigations scientifiques entre les sciences du vivant et les sciences sociales qui est formidable et des expérimentations à mettre en oeuvre il ya notamment une thèse qui est porté par agrocampus ouest plante et cité laboratoire des psychologies des pays de la loire sur l'impact des espaces de nature urbain sur la santé mentale des citadins c'est une thèse qui démarre donc on va essayer d'objectiver un certain nombre de sujets et puis le deuxième référentiel qu'on nous demande c'est à l'échelle des aménagements les aménageurs 10 on a des outils d'éco quartiers qui sont parfois un peu dévoyé par rapport à leur leur sens initial et le sujet de la biodiversité ben c'est pas un indicateur simple c'est un peu polymorphe et on sait pas comment le prendre donc à pons dénouant référentiel c'est pas gagné et une chose importante pour faire court sur ce sur ce référentiel là et sur ce qu'il ya derrière le label c'est con là on va sur deux pieds on parle de potentiel écologique on a un indice qui est qu'on a un peu amélioré déjà l'année dernière qui est complètement perfectible mais qui qualifie le potentiel d'un lieu à accueillir le vivant avant et en projection c'est à dire qu'on va considérer la quantité de milieux et des espèces que l'on peut accueillir la qualité de ce milieu notamment si on parle d'une toiture l'épaisseur et la nature du substrat et puis la fonctionnalité c'est important daniel l'a dit et ça rejoint mon propos de départ c'est pas parce qu'on va faire des espaces de nature dans la ville qu'on va recréer les cram verte des trames verte et bleue c'est un travail de longue haleine donc la valeur écologique réelle d'un site et d'un îlot bâti en particulier elle va dépendre de la présence et de sa connexion potentiel avec d'autres espaces de nature entre guillemets donc on qualifie ce potentiel est en phase qu'est ce qu'on met et bien des indices qui nous permettent de qualifier les usages est ce que le projet que je fais il est visible des habitants ou des collaborateurs si c'est une entreprise voire des consommateurs si c'est un espace commercial est-ce qu'on peut s'y frayer un chemin est ce que on peut toucher est ce qu'on a prévu des animations est ce qu'on a prévu de m'expliquer quel est mon environnement surtout quand on dit on fait évoluer les palette végétale pour être plus dans un équilibre entre plantes locales et planta valeurs culturelles moi je les appelle comme ça et puis aussi dans la projection du réchauffement climatique on va forcément faire évoluer les palette végétale donc on est dans un équilibre et ça n'est pas je suis biodiversité où je ne le suis pas je n'obtiens pas mon label si je n'ai pas un niveau d'excellence d'après les critères donnés et j'obtiens quoi un profil suivant 4 axes j'ai pas citer les deux précédents parce que sinon ça peut durer des heures mais un profil c'est comme le parti pris de l'architecte sur un projet c'est pas le bon ou le mauvais points donc il ya cette notion d' équilibre qui est importante et très probablement si on se projette dans une métropole vivable il y aura des espaces ouverts qui ont une vocation purement écologique ou de fonctions techniques qui pourront peut-être pas souffrir la présence humaine et inversement des espaces à haute valeur d' usage qui seront peut-être techniquement un peu moins performant sur le rafraîchissement où tout est une question d'équilibré donc c'est que du bon sens si on peut prétendre avoir le bon en tous les cas mais si on résume la vision elle est partagée et pour moi elle est public privé de l'amont à l'aval assez unanimes et ce n'était pas le cas encore récemment ça vient notamment du fait que l'enjeu climatique est l'enjeu de nature se rejoignent et que le sentiment de ne pas créer une nouvelle cause des dettes dans un ensemble rassurent quelque part même si c'est hyper flippant quand on regarde les chiffres un sujet clé qui est le développement des expériences de nature voilà et puis enfin un certain nombre d'outils sur l'échelle l'échelle géographique l'échelle de temps et puis de savoir raison garder on a eu une étape un des concours avec des hashtags grandiloquent c'est normal on soulève toute l'innovation on génère une promesse maintenant je pense qu'on arrive dans l'étape 2 cette promesse elle est forte la demande sociale qui est un machin d'ailleurs qu'on devrait un peu plus précise et il y aurait des études à faire c'est très protéiforme à mon avis aussi la demande sociale est là donc il faut que la promesse soit tenue ça passe par la techno ça passe par des projets verts mais ça passe aussi par ne pas tartiner toujours le même truc avec des arbres suspendu des murs et des machins partout voilà ce que je pouvais dire en complément de daniel [Applaudissements]