Nicolas Dupont-Aignan invité du débat de Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteÉludée
Nicolas Dupont-Aignan, ce maire qui s'apprête à recevoir des réfugiés chez lui. Est-ce que vous seriez prêt à suivre son exemple ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Comment ça se passe dans l'Orne ?
- 3:17FerméeRéponse partielle
Vous seriez prête aussi à le faire ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Comment ça va se passer dans votre ville ?
- 5:02RelanceRéponse directe
Que répondez-vous à Nicolas Dupont-Aignan qui parle de risque d'appel d'air ?
- 9:04FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il faut accueillir uniquement peut-être des réfugiés chrétiens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:43Invité politiqueFait
« les annonces intempestives de Mme Merkel, de M. Hollande, sont en train de créer un immense espoir qui ne pourra pas être respecté, qui va pousser des migrants dans les bras des passeurs »
- 5:54Invité politiqueFait
« J'étais à la frontière turque, il y a 15 jours, pour voir les petites îles qui sont à la frontière turque. »
- 6:09Invité politiqueFait
« Ce ne sont pas des réfugiés. »
- 6:55Invité politiqueFait
« J'étais le seul candidat à la présidentielle à parler du développement de l'Afrique. »
- 9:31Invité politiquePromesse
« j'ai lancé une pétition pour un référendum d'initiative populaire »
- 9:59Invité politiqueChiffre
« 50% de taux de chômage chez des jeunes Français qui sont d'origine étrangère pour certains. »
- 12:26Invité politiqueChiffre
« On a donné des milliards à la Turquie pour soi-disant entrer dans l'Union européenne. Et c'est elle qui laisse partir vers l'Europe. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan33 %
- Invité26 %
- Invité 222 %
- Présentateur14 %
- ?4 %
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Et
on ouvre le débat de ce 24h Sénat consacré ce soir à l'accueil des réfugiés par les collectivités locales avec nos invités ce soir. Nathalie Goulet, bonsoir. Vous êtes sénatrice UDIC de l'Orne. Merci d'être avec nous. J'accueille également Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Vous êtes
député de l'Essonne, présidente de la France. Vous êtes également maire de Hier. C'est une commune en Essonne. Et enfin, le maire de Strasbourg est avec nous, socialiste Roland Rys. Merci d'avoir accepté notre invitation. On a vu en début de ce journal ce reportage à Jean-Ouvry en Essonne dans votre département. Nicolas Dupont-Aignan, ce maire qui s'apprête à recevoir des réfugiés chez lui. Est-ce que vous seriez prêt à suivre son exemple ?
Non, parce que je suis un responsable politique qui pense à l'avenir. Et le concours de démagogie
qui
est en route en France aujourd'hui va créer un appel d'air sans précédent
dont
on va se mordre les doigts. Et je le dis pour deux raisons. Parce que notre pays, d'abord, est un des plus généreux du monde. Et moi, j'ai dans ma ville à côté... C'est curieux. Personne ne
s
'en occupe depuis des
années. On a vu l'Essonne
qui finalement était bien
plus généreuse que nous
en la matière.
La France est un pays généreux qui n'est même pas capable de loger, d'employer
des
700 000 personnes qui sont à la rue, qui n'ont pas de logement. Donc j'aimerais que les élus qui sont si généreux avec des migrants qui viennent d'arriver et qui créent un appel d'air qui va avoir des conséquences incalculables sur la cohésion de notre pays, s'occupent déjà des Français ou des étrangers qui sont très malheureux dans notre pays. Et je vous le dis, il y avait d'ailleurs un article de Libération.
On
ne
peut
pas dire que Libération soit de mon bord. Ce
qu
'il disait ce matin, les annonces intempestives de Mme Merkel, de M. Hollande, sont en train de créer un immense espoir
qui
ne pourra pas être respecté, qui va pousser des migrants dans les bras des passeurs, qui va créer de nouveaux morts. C'est totalement irresponsable.
Alors, on
va
faire agir Nathalie Goulay, irresponsable. C'est de la démagogie, vient de dire Nicolas Dupont-Aignan.
Je
crois qu'il
y a
deux choses. Il y a une sensibilité à laquelle on ne peut pas résister. Je veux dire, le sort d'un enfant de 3 ans n'est pas de mourir, échouer sur une plage. En plus, on a une légère responsabilité parce qu'on est quand même un foutu incapable depuis 4 ans de régler le problème en Syrie et en Irak et le problème de Daesh. Personne n
'a
réussi à se mettre d'accord. Ça a commencé par les chrétiens, ça a été les yazidis. Tout ça, finalement, ça se rapproche de chez nous. Donc, je crois que les propositions qui ont été faites et puis les pétitions ou les propositions qu'avait faites le président Raffarin, déjà, de toute façon...
La
Rappel, c'était d'accueillir effectivement des réfugiés dans les villages, dans les zones rurales. Ou Charles Navour.
Je veux dire, il y
a
un élan de générosité. Les Français
sont généreux. Mais ça, ce n'est pas
gênant. Heureusement qu'il
y a
un élan de générosité, mais un responsable
politique qui est là pour prendre des décisions. Les Français sont généreux.
Mais heureusement.
Je crois qu'il faut pouvoir en accueillir. On a les moyens de les accueillir. Et je crois qu'il faut aussi régler les problèmes en amont pour, une fois qu'ils sont en sécurité, les répartir sur notre territoire.
Alors, quel était un peu l'objectif de la pétition ? C'est ça ? C'est aussi d'inciter les citoyens, les collectivités locales à se mobiliser
? Comment
ça se passe dans l'Orne ? Parce qu'on a vu cet exemple. Je rebondis sur ce qu'on a vu. Ces images, ce maire de Jeanvry, qui lui, pour donner l'exemple, est prêt à héberger chez lui des réfugiés. Vous seriez
prête
aussi à le faire
?
Moi, je ne
suis
pas maire, mais il y
a
de la place chez moi. Ceci étant, il y a déjà des réfugiés qui arrivent et qui viennent d'un appel précédent. Ce ne
sont
pas ceux qui arrivent aujourd'hui, qui sont répartis sur plusieurs villes de mon département. Plusieurs maires m'ont fait savoir leur accord. Je pense que de toute façon, c'est sur la base du bénévolat. Ça, c'est une certitude. Et une fois qu
'on
s'est assuré à la fois de leur identité, de leur état sanitaire, il y a tout un travail de préparation. Et puis, il faut aussi expliquer
à
nos concitoyens qui contribuera à leur maintien sur notre territoire. C'est important qu'on ait une conférence des donateurs et qu
'il
y
ait
des fonds pour qu'ils soient accueillis dans des bonnes conditions.
Roland Ries, la municipalité de Strasbourg, a également fait savoir qu'elle était prête à accueillir ces réfugiés. Comment ça va se passer dans votre ville
?
Alors, ça se passe de la manière suivante. C'est que nous avons une démarche à double détente. Il y a d'un côté ce que doivent faire les pouvoirs publics. Moi, je suis de ceux qui pensent qu'on ne peut pas laisser les gens mourir sur les plages ou au bord des routes et qu'il y a une situation d'urgence à laquelle il faut faire face. Et puis, il y a
les
citoyens qui eux-mêmes s'expriment et sont prêts à aider, pas forcément en mettant à disposition un local ou un appartement, mais de toutes sortes de manières. Ce matin, nous avons mis en service un numéro vert et une adresse mail. Ce soir, à Strasbourg, on a 150 réponses, 150 propositions très diverses au téléphone et 160 ou 170 par e-mail. Alors, je sais bien que c'est dans l'émotion. Je le sais bien. Mais je crois qu'il faut, dans l'immédiat...
Et que répondez-vous justement à Nicolas Ducoyen, qui parle
peut-être de ce risque d'appel d'air de la venue d'autres réfugiés ? On sait qu'on ne s'arrêtera probablement pas à ce chiffre de 24 000 réfugiés.
Mais rien n'arrêtera les gens qui sont dans la misère et qui sont menacés dans leur vie ou dont les familles sont menacées. Rien les arrêtera, même pas la Méditerranée, pas les murs non plus. Donc, il faut prendre des mesures qui soient de nature différente. C'est vrai que le développement sur place est une des réponses, mais ça prend du temps. Et là, dans l'immédiat, les gens sont au bord des routes. Et je crois qu'il faut se porter à leur secours.
Nicolas Dupont-Aignan et après Nathalie Guignard.
Vous savez,
j'ai autant de cœur, je pense, que monsieur et madame. Mais quand monsieur le maire dit « rien ne les arrêtera », alors ça veut dire qu'on va être la seule région du monde qui va baisser la garde, qui va abattre toutes les frontières et dire « venez, venez ». C'est une folie. Parce qu'on fait croire... J'étais à la frontière turque, il y a 15 jours, pour voir les petites îles qui sont à la frontière turque. J'ai rencontré des jeunes qui étaient là-bas, syriens. Eux,
ils
m'ont dit très clairement.
Ils
m
'ont
dit « mais nous, on était en Turquie, on n'avait pas de danger. Simplement, on est jeunes, on veut gagner de l'argent, on veut venir en Europe. Ce ne sont pas des réfugiés.
Il
faut arrêter la mystification. Il faut arrêter ce qui est en train de se produire. » Je prends l'horreur de cet enfant sur les photos. Si on avait montré... On aurait pu montrer aussi les journaux. Pourquoi l'ont-ils pas fait ? La petite fille décapitée par dash. Pourquoi ils l
'ont
pas fait ? Donc c'est facile l'indignation sur une photo horrible d'un enfant. Et tout le monde, voir un enfant mourir, c'est ce qu'il
y a
de pire. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y
a
une indignation sélective. D'abord, la Turquie doit garder les réfugiés
quand
ils sont vraiment réfugiés. Là, c'est une immigration économique. C'est une génération qui s'en va de ces pays. Notre boulot, c'est d'aider les Syriens, les Turcs, les Érythréens et d'autres à rester dans leur pays. Donc, pourquoi pas de politique de développement ? J'étais le seul candidat à la présidentielle à parler du développement de l'Afrique. Quels sont les milliards qu'on peut faire ? Moi, je veux bien aider ces peuples. Mais il faut les aider chez eux. Car si nous ne sommes
pas capables de faire ça, nous allons créer dans nos pays... Cette
indignation sélective... Excusez
-moi, nous allons
créer dans nos pays des drames.
Enfin,
j'étais encore toute la journée dans ma circonscription. Qu'est-ce que les gens disent ? Et notamment des étrangers, souvent, qui viennent d'arriver, qui ont respecté nos lois. Ils disent, c'est quoi ? C'est le concours d'émotions pour obtenir quelque chose ? Oui,
Nathalie Goulet, vous souhaitiez réagir. Effectivement, il
y a
plusieurs choses dans ce que je
viens de dire.
On a concomitamment cette horreur de ce petit garçon qui a provoqué tout cet émoi. Tout le problème des migrants économiques, plus les migrants habituels, plus les migrations clandestines, etc. Et d'un seul coup, évidemment, tout ça va... Et puis, permettez-moi de vous dire que les chaînes d'information continues que nous aimons tant et que nous sollicitons souvent et qui nous sollicitent tout autant, en passant en permanence, ces cohortes de gens qui passent d'un pays à l'autre sur les routes, etc., provoquent aussi un émoi chez nos populations. Moi, j'ai reçu des centaines de lettres d'insultes. Donc, il faut bien comprendre qu'il faut préparer la population,
il
faut leur expliquer aussi. Et moi, j'ai tendance à penser que les Syriens qui viennent et les Irakiens ne sont pas là pour rester. Je pense qu'ils rentreront chez eux une fois que la paix sera rétablie.
Pourtant,
la France est une terre d'accueil. François Hollande l'a encore rappelé hier lors de sa conférence de presse. Roland Risse.
J'ai un point d'accord avec M. Dupont-Aignan. C'est qu'effectivement, il faut aider au développement sur place. Je suis complètement d'accord avec ça. Si on veut éviter les mouvements massifs, les flux massifs liés notamment au déséquilibre économique à travers le monde, c'est ça qu'il faut faire. C'est la raison pour laquelle j'ai pris la présidence de Cités-Unis-France et on travaille sur le développement in situ.
Mais là, on a des gens qui fuient la guerre, qui fuient la violence, qui fuient les assassinats et qui, avec leur famille, souvent des gens d'ailleurs parfaitement intégrés dans leur pays, qui n'avaient aucune envie de partir et qui sont obligés de partir pour protéger leur famille. C'est une situation, j'espère qu'elle ne durera
pas trop
longtemps. C'est curieux. Mais elle existe.
Pourquoi ? Mais est-ce qu'il faut accueillir
uniquement peut-être des réfugiés chrétiens ?
C
'est notamment l'idée du
maire de Rouen, Yves Nippoulin.
Je n'aime pas cette façon de faire le tri. Mais je veux dire très clairement pourquoi c
'est
l'Europe et notamment la France qui devrait accueillir ce que refusent d'accueillir des pays comme l'Arabie Saoudite, comme le Qatar, comme la Turquie, etc. Qui ont beaucoup de réfugiés pour la Turquie, je le reconnais. Deuxième point, moi je pense que la seule solution
c
'est le retour des frontières nationales.
D
'ailleurs j'ai lancé une pétition pour un référendum d'initiative populaire parce que les réfugiés qui sont arrivés ou les migrants en Allemagne, on nous dit qu
'il
y
aura
24 000 en France et 800 000 en Allemagne. Mais il n
'y a
pas de frontières. Donc ils vont venir chez nous. Notamment ceux qui n'auront pas de boulot pour nos prestations sociales. Donc est-ce que les Français ne payent pas trop d'impôts ? Est-ce qu'à un moment, notre société a la capacité d'accueillir autant de monde alors qu'on n'est même pas capable d'intégrer ceux qui sont là ? Moi je veux qu'on intègre les enfants.
J
'ai dans mes quartiers en banlieue parisienne. Il faut quand même le savoir. 50% de taux de chômage chez des jeunes Français qui sont d'origine étrangère pour certains. Pour d'autres, non. 50% de taux de chômage. Et tout ce petit monde parisien dit on en prend encore plus. C'est scandaleux par
rapport à ce qui va se passer dans le pays.
Sur les pays du Golfe, il faut quand même rappeler que l'Irak et la Syrie étaient des États laïcs et que ces gens sont en train de fuir un islamisme radical. Donc ils ne vont pas aller en Arabie Saoudite en dehors de leur politique. Et puis l'Europe a une certaine responsabilité et puis c'est à proximité. Les Turcs ont fait beaucoup.
J
'étais à Gaziantep aussi. Mais il y a une procédure qui est prévue entre la France et l'Allemagne. Il
y a
un mécanisme notamment d'identification pour qu
'on
puisse savoir quels sont les vrais réfugiés de ceux qui seraient plutôt des réfugiés économiques. On est en train d'être dans le cadre de non-assistance à personne en danger.
Donc
il faut
quand même faire quelque chose. Mais concrètement, comment ça
va s'organiser sa solidarité en France ? Puisqu'on l'a vu, les centres d'accueil pour les demandeurs d'asile sont déjà saturés. Ce
sont les chiffres. Je pense que justement, bien sûr qu'on a déjà accueilli beaucoup de gens et on a les difficultés qui sont évoquées. Mais l'idée, c'est de faire face à une situation d'urgence à la fois au niveau des pouvoirs publics et au niveau des citoyens. Je ne
vois
pas pourquoi M. Dupont-Aignan craint cela. Parce
qu'en faisant le bien, vous allez
alimenter un flux
qu'on ne pourra pas gérer. J'ai le souvenir d
'une époque ancienne, 1939, où les Alsaciens ont été évacués en masse. Alors c'était des Français, évidemment. Des Français dans le Limousin, à Périgueux et ailleurs. Accueillis par des pauvres gens. Par des pauvres gens accueillis comme ils le pouvaient. Mais moi, je trouve qu'aujourd'hui, dans cette situation d'urgence, il faut qu
'on
fasse la même chose à l'égard d'étrangers. Avec l'espoir, effectivement, qu'ils retourneront dans leur pays le moment venu ou qu'ils s'intégreront chez nous. Sauf que
la masse qui est derrière, ça n'a rien à voir comme exemple historique. Parce que, c'est Libération qui l'écrit ce matin, la masse d'espoir que vous envoyez
à
des millions de gens est considérable. Vous envoyez un signal qui va faire que l'Europe va être débordée. Et je crois que ce n'est pas responsable. Sincèrement, alors que les églises, que les habitants fassent leur part d'humanité, mais bien évidemment. Mais en revanche, le rôle d'un responsable public, c'est de traiter l'affaire syrienne et de changer de politique et de
s
'appuyer sur Assad pour enfin éliminer Daesh. C'est de ne pas faire l'erreur qu'on a fait avec Kadhafi en Libye. Et puis, c'est d'aider au développement et puis d'avoir des accords avec la Turquie. On a donné des milliards à la Turquie pour soi-disant entrer dans l'Union européenne. Et c'est elle qui laisse partir vers l'Europe. Il y
a
un moment, il faut arrêter. On se prépare des lendemains très douloureux. Et en tant qu'élu de banlieue, je vous prie de me croire, c'est extrêmement grave ce qui est en train de se produire.
Et j'aimerais un peu
moins de naïveté de la part de nos responsables politiques.
Alors, est
-ce
que vous avez le sentiment d'être naïve, Nathalie
Goulet
? Je
n'ai pas dit ça de...
Non,
non,
mais je ne
crois
pas que les gens qui soutiennent ces actions comme Roland Ries soient des gens naïfs. Je crois qu'on a une capacité d'accueil. Je crois aussi qu'on a une capacité de maîtrise. Il se trouve que depuis des années et des années, on a complètement laissé flotter notre procédure à la fois de demandeurs d'asile et à la fois des migrations clandestines et que tout ça crée un climat qui n
'est
pas forcément favorable. Et je comprends très bien ce que Nicolas Dupont-Aignan dit. Il n'empêche qu'on n'est pas tout à fait dans la même situation. Je voudrais quand même préciser que cet accueil doit quand même aussi être encadré précisément par les pouvoirs publics et les associations. Et je trouve que c'est une très bonne idée que le ministre de l'Intérieur ait nommé un coordinateur. Je veux dire, c'est absolument nécessaire. Et en plus,
il
est prévu dans le dispositif franco-allemand que les gens qui viennent en France soient bien identifiés, ce qui est absolument nécessaire aussi à la fois pour notre sécurité et la leur. Donc je crois qu'il faut aller 24 000 personnes.
Ce
n
'est
quand même pas énorme. Je voudrais juste dire
que je suis en
désaccord vraiment avec M. Dupont-Aignan. Mais il le sait sur ces orientations-là. Je crois que lorsqu'on est dans des situations de ce genre, notre devoir de responsable public c'est d'aller au secours des personnes, quelles qu'elles soient.
Eh bien, merci. Merci à tous les trois d'avoir été les invités de ce débat. C'est la fin de cette édition. Merci à vous de l'avoir suivi. À 22h, vous retrouvez Sonia Mabrouk. Très bonne soirée à tous.
Nicolas Dupont-Aignan