Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 7 juin 2023 2 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & international

L'Europe doit cesser de financer sa dépendance à l’industrie chinoise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « En deux ans, l'Indonésie, entre 2020 et 2022 a plus que doublé sa production de nickel, et l'Indonésie était déjà le premier producteur mondial de nickel. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Chaque mois, l'Indonésie produit 42 000 tonnes de nickel supplémentaire. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « En Nouvelle-Calédonie, qui est la première réserve européenne, notre production sur la même période a baissé de 10 000 tonnes. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « si nous ne faisons rien, à ce rythme-là, dans quelques mois, avec le rythme de production des autres producteurs mondiaux, nous aurons cessé de transformer nous-mêmes notre nickel. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « Les États-Unis sont en train de financer un plan d’ambition industrielle américaine. Nous sommes en train d'organiser, l’Union européenne, le plan de l'ambition industrielle chinoise. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « le nucléaire n'est pas défini, la présidente de la Commission l'a dit, comme une énergie stratégique. C'est quand même la première source de production électrique de l'Union européenne tout entière. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François-Xavier Bellamy

Sur la stratégie à adopter vis à vis de la de la concurrence mondiale, dans ce contexte de transition énergétique. Monsieur Dufour, vous avez parlé par exemple des batteries, vous avez parlé du nickel. Je rentre tout juste de de Nouvelle-Calédonie. Le nickel est un exemple extrêmement intéressant. En deux ans, l'Indonésie, entre 2020 et 2022 a plus que doublé sa production de nickel, et l'Indonésie était déjà le premier producteur mondial de nickel. J'ai fait le calcul rapide : chaque mois, l'Indonésie produit 42 000 tonnes de nickel supplémentaire. En Nouvelle-Calédonie, qui est la première réserve européenne, notre production sur la même période a baissé de 10 000 tonnes.

Évidemment, nous produisons un nickel qui est beaucoup plus vert, qui est beaucoup plus respectueux des règles environnementales et qui, du coup, coûte beaucoup plus cher à produire. Le sujet, c'est que si nous ne faisons rien, à ce rythme-là, dans quelques mois, avec le rythme de production des autres producteurs mondiaux, nous aurons cessé de transformer nous-mêmes notre nickel. Nous serons capables d'exporter du minerai, mais nous ne serons plus capables de le transformer, et nous deviendrons dépendants d’un nickel qui viendra d'Indonésie, de Chine.

La question est : est-ce que nous pouvons faire sans des contraintes, des règles contraintes, de localisation, qui soient imposées pour faire en sorte que nos ambitions de transition environnementale ne soient pas seulement des cadeaux offerts à d'autres producteurs mondiaux ? Les États-Unis sont en train de financer un plan d’ambition industrielle américaine. Nous sommes en train d'organiser, l’Union européenne, le plan de l'ambition industrielle chinoise. En tous les cas, si nous ne faisons rien, c'est à cela que notre projet finira par ressembler.

Et puis, troisième point, mais j’assume que ce n'est pas une question : sur les sujets du nucléaire dont NZIA, il y a évidemment, d'autres collègues l'ont remarqué, évidemment, une aberration majeure : le nucléaire n'est pas défini, la présidente de la Commission l'a dit, comme une énergie stratégique. C'est quand même la première source de production électrique de l'Union européenne tout entière. C'est la moitié de la production d'énergie bas carbone de toute l'Europe. Est-ce qu'on peut vraiment définir une électricité aussi importante comme n'étant pas stratégique ?

Je crois que quand on en arrive à un tel point de déni de réalité, il faut s'inquiéter pour notre capacité d’organiser la relance industrielle de l'Europe.