Guerre à nos portes : sommes-nous prêts ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 46 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
La guerre se rapproche-t-elle de nous ?
- 1:07OuverteRéponse partielle
Faut-il craindre un retour des gilets jaunes avec la hausse du pétrole ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Comment répondre aux attaques sans déclencher une guerre ?
- 4:25RelanceRéponse directe
Trois incidents en 3 jours : provocation, test ou risque d'affrontement ?
- 7:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que Vladimir Poutine cherche à obtenir avec ces frappes ?
- 9:09OuverteRéponse directe
Y a-t-il du désespoir dans la stratégie russe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:25Dominique TrincanFait
« Soyons clair, le cyberespace, l'information, la désinformation, voir des attentats à l'intérieur. Alors, on parle de la psyque. Vous savez qu'aujourd'hui, il faut pas être parano, mais euh euh un rail qui est mis sur un train et qui fait des sur des voies et qui fait des rails à un train, on va chercher un petit peu ce qui se passe des des transformateurs qui ont brûlé dans la région de bourge comme par hasard et l'industrie militaire. »
- 5:05Dominique TrincanFait
« Donc, monsieur Peskov dit bah oui, on est en Ukraine, c'est la guerre, il a pas tort, c'est la guerre. »
- 6:29Dominique TrincanFait
« Mais en tout cas, ce que je note, c'est que le temps a changé ses règles d'engagement, réagit beaucoup plus vite et détruit à chaque fois les drones pour l'instant. »
- 7:08Christine Dugouin ClémentFait
« Je pense qu'il y a plusieurs choses et que il faut bien voir un effet secondaire des frappes qui sont menées dans la profondeur en Ukraine et qui quelque part importe au cœur de la Russie et au plus près de la vie des Russes un conflit qui est alors Peskov, vous le disiez général parle de guerre. »
- 9:09Thomas GassouFait
« Je pense que ça fait 4 ans et demi que la Russie a déclenché la guerre en Ukraine et au bout de 4 ans et demi, elle maîtrise toujours pas l'intégralité du Donbaste. »
- 10:26Thomas GassouFait
« Et donc oui, c'est bien face à une impasse aujourd'hui que la Russie se trouve et donc elle cherche des nouveaux moyens d'action. »
- 12:30Christine Dugouin ClémentFait
« Les derniers drones russes ont des moteurs à réaction, transport des charges beaucoup plus importantes et sont beaucoup plus précis et indépendants des systèmes GPS et cetera. »
- 16:43Chiffre
« Le service national c'est quoi ? C'est un engagement militaire. Ça concerne les jeunes entre 18 et 25 ans. C'est sur la base du volontariat. C'est important. Ça dure 10 mois, payer 800 € bruts par mois et euh ça s'effectue sur le territoire national uniquement. »
- 18:10Chiffre
« Le chef de l'État va le mettre à son bilan en matière de défense. Il mettra aussi la question du budget. regarder la courbe. Elle parle d'elle-même. Le président de la République pourra dire qu'il a augmenté considérablement les moyens alloués aux armées. Un budget qui a doublé en 10 ans. »
- 18:52Thomas GassouFait
« On essaie d'estimer quel est le juste niveau d'assurance dont a besoin la nation pour se défendre. »
- 19:30Thomas GassouFait
« C'est quand même ce qu'il faut le rappeler toujours, c'est la clé de voûte de notre système de défense, c'est d'être en mesure de causer des dommages inacceptables à qui compte s'en prendrait à nos intérêts vitaux. »
- 20:03Thomas GassouFait
« On redécouvre les gardes d'attrition et donc on a besoin de regagner en muscle. »
- 44:04Frédéric FalconFait
« La priorité nationale est inscrite dans notre programme depuis des années voire des décennies. »
- 44:38Frédéric FalconFait
« Il est question d'appliquer la priorité nationale dans euh les attributions de ces nouveaux logements. »
- 48:25Frédéric FalconPromesse
« Si nous arrivons au responsabilité, on va stopper le flux migratoire. »
- 52:03Fait
« lorsqu'on est étranger, qu'on arrive en France, on doit être solvable. On doit pas être une charge pour la société. »
- 52:34Promesse
« ce concept de priorité nationale sera intégré dans un référendum, dans un projet de loi qui sera proposé à référendum après le second tour de la présidentielle si Marine Le Pen est élu. »
- 53:48Fait
« on va continuer à entretenir des gens au chômage et puis en parallèle, on va faire venir une immigration qui est ce qu'elle est, qui est pas toujours qualifiée. »
- 55:34Fait
« On en a assez de tabasser tout le monde. On en a assez des contraintes, on en a assez d'énormes. Le pays est par terre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] [musique]
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Je suis très heureuse de vous retrouver pour une deuxième saison. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage [musique] de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale. Laissez-moi vous présenter mes nouveaux partenaires de jeu ce soir. Nicolas Doménac, bonsoir. Et Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa. Et merci à tous les deux d'être là à la une de cette première émission de la saison. La guerre se rapproche-t-elle de nous ? C'est ce que suggèrent les événements de ces dernières 48 heures. Il y a d'abord eu cette attaque de drone russes sur un train ukrainien qui reliait Kief à Varsovie.
Un autre [musique] drone a lui été abattu la nuit dernière en Lituanie tandis que des fusées éclairantes ont visé ce matin un [musique] hélicoptère danois. Provocation, test de nos défenses ou engrenages dangereux ? On pose la question ce soir dans la première [musique] partie de chaque voix compte. Nicolas Doménac. Bah d'abord bienvenue à bord mon cher Nicolas et vous vous posez une autre question [musique] ce soir. Et bien est-ce que il faut craindre en tout cas au pouvoir on craint un retour des gilets jaunes comme Oui. comme en 2018 avec un un pouvoir qui avait été très menacé à l'époque. Est-ce que à cause de la hausse du pétrole [musique] tout pourrait recommencer ou pas ?
Dans la deuxième partie de chaque voie compte place à la question qui fâche. En quoi la [musique] priorité nationale pourrait-elle atténuer la crise actuelle du logement ? C'est la question qu'on posera à nos trois invités de [musique] la deuxème partie. On en débattra et vous pouvez vous aussi interroger nos invité ou nous faire [musique] part de vos réflexions. Vous vous souvenez hein, c'est le QR code qui est là, vous le flashz et c'est Elsa qui se charge [musique] de nous transmettre en direct toutes vos questions ou vos remarques et puis bien sûr Bourbon Express. Tout ce qui s'est passé aujourd'hui à l'Assemblée nationale avec Marco Pomier, ce sera tout à l'heure.
Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est reparti. Des avions de chasse de l'OTAN ont donc abattu ce matin un drone au-dessus de la Lituanie. Il provenait très probablement de Russie. La Russie qui semble pousser la guerre toujours plus près des frontières de l'Europe. Comment répondre aux attaques sans justement déclencher cette guerre ? L'autant semble ce soir marcher sur un fil. Katia Guilder,
[musique]
une frappe russe à 2 km seulement de la frontière polonaise. La cible, ce train de voyageurs qui assurait la liaison entre Kief et Varsovie avec à son bord 206 passagers. Pas de victime mais l'attaque est survenue peu après le passage sur cette même ligne de personnalité occidentale, l'ancien directeur de la CIA David Petrus ou encore l'ex-premier ministre britannique Boris Johnson. C'est exactement le type d'attaque aléatoire et insensé que les Ukrainiens subissent chaque jour. La Pologne membre de l'OTAN prise pour cible. Depuis le début de la guerre en Ukraine, Varsovi subit des incursions répétées des drones russes. Mais cette fois, la menace est claire.
Les Russes ne font pas que frapper à la porte, ils sont dans la maison. La Pologne mais aussi l'Allemagne. Le 4 août dernier, une tentative d'attaque a été déjouée à l'aéroport de Lipzig. Un drone chargé d'explosifs s'est approché d'un avion de transport ukrainien avant d'être neutralisé. Dernier épisode en date. Ce mardi, le Danemark accuse la Russie d'avoir tiré deux fusées éclairantes contre un hélicoptère militaire au-dessus de la mer Baltique. Face à la menace, l'OTAN montre les muscles. La nuit dernière, deux avions de chasse alliés ont abattu un drone qui a pénétré dans l'espace aérien de la Lituanie depuis le Belarus.
Et pour en parler avec nous ce soir, général Dominique Trincan, bonsoir. Bonsoir. Ex-chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. Merci d'être là au côté de Christine Dugouin Clément. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chercheur en géopolitique à la chair risque de Parisien Pantéon Sorbonne. Merci d'avoir accepté notre invitation et bonsoir Thomas Gassiou. Bonsoir. Député ensemble pour la République du Rône, membre et ex-président de la commission défense à l'Assemblée nationale. Merci également d'être là. Dominique Trincamp. Trois incidents en 3 jours. Quand vous regardez cette accumulation, qu'est-ce que vous voyez ?
Une Russie qui nous provoque, une Russie qui teste nos défenses ou une Russie qui bah qui prend le risque de l'affrontement ? Non, ben bien sûr une Russie qui provoque. J'entendais que la guerre était à nos portes, elle est pas à nos portes, elle est chez nous. Soyons clair, le cyberespace, l'information, la désinformation, voir des attentats à l'intérieur. Alors, on parle de la psyque.
Vous savez qu'aujourd'hui, il faut pas être parano, mais euh euh un rail qui est mis sur un train et qui fait des sur des voies et qui fait des rails à un train, on va chercher un petit peu ce qui se passe des des transformateurs qui ont brûlé dans la région de bourge comme par hasard et l'industrie militaire. Donc voilà, il est chez nous. Maintenant, il est vrai que les Russes testent les les défenses. Alors, avec deux incidents, l'incident du train, euh on est à 2 km ou à 800 m. Donc, monsieur Peskov dit bah oui, on est en Ukraine, c'est la guerre, il a pas tort, c'est la guerre. Faut faut se rappeler quand même. Près de la Pologne. Oui, mais on n'est pas en Pologne.
Euh la Lituanie comme vous le savez la les pays baltes n'ont pas de défense antiérienne. Donc il y a des pays européens qui a tour de rôle. C'était la France cet été, maintenant c'est l'Espagne, je crois. C'est l'Italie cette nuit qui a intercepté le drone dans l'Italie. J'ai confondu entre deux pays. Donc et c'est eux qui interviennent. Moi ce que je note, c'est que il y a quelques temps, on parlait des drones et on disait il se passe rien. Là à chaque fois les drones sont abattus, hein. Il y a eu un drone en Roumanie naval abattu, en Bulgarie abattu, en Lituanie abattu. Maintenant la question est de savoir effectivement si ce sont des drones parce que là il était dans le ciel de l'OTAN.
Oui. Donc est-ce que c'est un drone qui s'est perdu parce que la navigation était pas bonne ou est-ce que c'est vraiment on a poussé jusqu'au bout ? Mais en tout cas, ce que je note, c'est que le temps a changé ses règles d'engagement, réagit beaucoup plus vite et détruit à chaque fois les drones pour l'instant. On va revenir sur ces règles d'engagement de l'OTAN, mais Christine Dugouin Clément vous, si c'est une stratégie, qu'est-ce que Vladimir Poutine cherche à obtenir ? Juste nous intimider ?
Je pense qu'il y a plusieurs choses et que il faut bien voir un effet secondaire des frappes qui sont menées dans la profondeur en Ukraine et qui quelque part importe au cœur de la Russie et au plus près de la vie des Russes un conflit qui est alors Peskov, vous le disiez général parle de guerre. C'est fort bien puisqu'on était jusqu'à opération spéciale donc on a quand même changé le vocabul sémantique a changé. Alors, ça fait quelques temps, mais néanmoins euh ce que l'on voit, c'est que euh les frappes qui euh alors non seulement ont un impact physique, mais ont impacté aussi la capacité de livrer du carburant.
Vous avez énormément de fils d'attente de que donc il y a quelque chose de beaucoup plus palpable dans ce conflit et vous êtes sur un régime un régime autoritaire qui n'a donc que pour solution de survie et de s'asseoir d'aller dans une dans une course et de pousser encore un petit peu plus loin euh là où il est et comment il se positionne pour faire une démonstration de force. Donc là, c'est ce que l'on voit.
h euh quelque part, on est effectivement dans une forme d'intimidation où on va un petit peu fléchir les muscles en disant attention là quand on est sur les lignes de voie ferrée juste alors qu'on a eu différentes autorités euh alors on peut toujours jouer hein maintenant croire à la parole de monsieur Peskov n'engage ceux qui veulent vraiment prendre des vessis pour des lanternes. Il a été plusieurs fois pris en pris en défaut. Donc on est vraiment dans cette approche là. Et il y a aussi quelque chose qui me semble important de noter, c'est que la guerre en Ukraine a changé de visage dans une certaine mesure.
La Russie maintenant est beaucoup plus jusqu'au bouthiste dans les infrastructures qu'elle va viser et tout ce qui va être du domaine civil. On est dans quelque chose de on a poussé le l'approche de destruction, y compris dans l'Ouest beaucoup plus fortement que préalablement. Et ça c'est une petite modification dans le visage de la guerre. Petite modification qui se paye à un prix humain très élevé. Je crois que la Russie est très encouragée par la réaction de monsieur Trump. Je rappelle que la réaction de monsieur Trump après les frappes sur le train, ça a été ben que monsieur Zelinski arrête de frapper les sites de raffinage de gasoil en Russie.
Donc d'agresser, l'Ukraine devient agresseur et là annonce, on verra ce qui se passe, d'arrêter les frappes. J'attends de voir ce que va faire la Russie, mais c'est vrai que la Russie est sous pression économique. Je rappelle que il y a des élections. Alors évidemment tous les tous les opposants ont été septembre des législatives. Voilà, c'est cette semaine hein. Donc il y a des élections en Russie pour la Douma. Donc là aussi le président Poutine veut montrer qu'il est l'homme fort et qu'il est capable de continuer. Il le président Poutine est allé trop loin pour ne pas aller plus loin comme l'a dit l'ambassadeur Lévi. Alors on a eu plusieurs déclarations dans ce sens aussi.
Marc Route le secrétaire général de l'OTAN a dit cette frappe russe sur un train ukrainien démontre à quel point Vladimir Poutine est désespéré. Vous y voyez du désespoir Thomas Gassou ? Je pense que ça fait 4 ans et demi que la Russie a déclenché la guerre en Ukraine et au bout de 4 ans et demi, elle maîtrise toujours pas l'intégralité du Donbaste. Donc elle est face à une impasse opérative en Ukraine et avec quand même, même si c'est un régime autoritaire, une forme de pression qui augmente à l'intérieur même de la Russie, notamment sur l'approvisionnement en hydrocarbure. Donc aujourd'hui la Russie, elle change un peu de stratégie.
Non seulement elle accroit une forme de stratégie de la terreur sur le territoire ukrainien en visant délibérément des infrastructures civiles, elle cherche à isoler l'Ukraine et à mon avis cette frappe sur le train s'inscrit dans cette stratégie en disant au responsables occidentaux attention si vous prenez le train vous risquez d'être la cible de nos de nos frappes et on a eu on a été plusieurs à prendre ce ce train qui est quasiment la seule voie pour aller à Kève et puis elle accroit les menaces hybrides sur les Européens pour produire un effet psychologique et nous dissuader d'une certaine manière nous fait résiter au soutien qu'on peut apporter en Ukraine.
Et donc oui, c'est bien face à une impasse aujourd'hui que la Russie se trouve et donc elle cherche des nouveaux moyens d'action. C'est irresponsable, a dit aujourd'hui aussi Ursula Vlon, la présidente de la de la Commission européenne en parlant de de ces de ces frappes. Mais moi, je retiens aussi ce soir les mots de la chef de la diplomatie européenne, Kaya Kalas. Vladimir Poutine est un tyran par excellence. Il ne s'arrêtera pas à moins qu'on l'arrête. Euh qu'est-ce qu'elle entend pas ? À moins qu'on l'arrête. Enfin, ça veut ça va jusqu'où à moins qu'on l'arrête ? Euh alors à mon avis par un ensemble par un ensemble de mesures.
Alors euh madame Calas est d'origine balte, donc elle a une expérience de grand voisinage de la Russie et euh historique. Ils ont euh comment d'occupationou euh alors moi je je parlais depuis euh depuis depuis l'indépendance euh et effectivement de la période de la période soviétique. Néanmoins, ils ont une approche qui est éminemment pragmatique et tout à fait réaliste. Et on le voit à chaque fois que il y a une réaction qui est estimée comme étant un signe de faiblesse ou d'attentisme. Et bien, c'est un peu la théorie des petits pas et on va continuer à avancer. D'où la nécessité d'avoir une réponse forte. l'interception des drones efficaces en est une.
Le discours de qui a été mené par la Pologne est extrêmement fort. Alors peut-être un petit peu paroxistique dans une certaine mesure quand il dit queon pourrait commettre des dommages et cetera. Oui. Alors la Russie pourrait aussi commettre des dommages si on était dans ce volet là bien évidemment mais on est obligé d'avoir une réponse qui est euh qui est éminemment forte. Une question se pose aussi, c'est quel est le soutien que l'on apporte à l'Ukraine notamment pour arriver à avoir une couverture de son de une couverture aérienne ? Question Delsaure. Oui, une question peut-être sur l'utilisation des drones. On a l'impression que c'est le nouvel outil militaire général.
Est-ce que pourquoi on utilise ces drones ? C'est moins cher, ça fait moins de dégâts ? C'est pour envoyer plutôt un message ? Pourquoi maintenant on utilise ces drones partout ? Alors, il n'y a que la guerre qui apprend la guerre et donc les Ukrainiens comme les Russes apprennent très vite la guerre parce qu'ils font la guerre. Et donc les drones ça, il y a une accélération absolument considérable dans l'utilisation des drones qui au départ vous savez faisait un bruit de de je sais plus quoi. Oui. De on disait de de tondeuse. Et puis transporter une peti et transporter une petite charge.
Les derniers drones russes ont des moteurs à réaction, transport des charges beaucoup plus importantes et sont beaucoup plus précis et indépendants des systèmes GPS et cetera. Donc il y a une accélération là-dedans et vous avez raison, ça coûte beaucoup moins cher, même si c'est avec des frappes mais comme on en fabrique énormément par millier et ben vous arrivez à saturer un espace aérien.
Et à ce moment-là, ces drones d'abord font plus de dégâts mais aussi saturent l'espace aérien ce qui permet à quelques missiles qui eux ont des charges considérables de frapper de façon plus efficace parce que les systèmes antiaériens ont été pardon parce que les drones ont fait diversion d'une certaine façon. Ils ont saturé l'espace aérien et donc c'est la difficulté de la défense antiérienne d'arriver à intercepter de de séparer le drone de Juste un point sur ce que disait madame Calas. Oui, je vais reprendre des paroles de monsieur Pkov.
C'est la guerre et vous savez que la semaine dernière le président Zelinski était en Moldavie et que un drone russe est venu en Moldavie et passé pas loin de son avion. Bon, il y a pas eu de danger pour lui puisqu'il était pas dedans mais enfin quand même. Voilà.
Et donc menace sur monsieur Zelinski dont il faut souvenir que dès le premier jour il a été menacé par des commandos qui étaient infiltré et moi je dis depuis 4 ans et demi bah pourquoi on fait pas la même chose avec monsieur Poutine on se bat avec les mains dans le dos c'est la guerre si vous me permettez mais pour l'instant c'est la guerre vous dites mais pas en France je ve dire on a le sentiment que c'est loin et même c'est une question qu'on peut se poser enfin que je vous pose c'est est-ce que vous pensez que ça va mettre le grappin si je veux dire intervenir dans la campagne pas une présidentielle comme ça avait été le cas la prochaine première dans la récente élection présidentielle je dire est influer parce que pour l'instant on s'en tient comme ça mais on a l'impression que ça peut débarouler chez nous très brutalement.
alors là, on est dans le cadre des menaces hybrides sur ce qui s'est passé, c'est-à-dire une une menace qui n'est pas vrai qui ne dépasse pas vraiment le seuil de la de la conflictualité et qu'on peut difficilement attribuer. Le but, c'est d'infliger un effet psychologique à l'adversaire sans totalement assumer cette menace et donc en lui posant des difficultés pour pour répondre.
Et donc finalement la Russie à moindre coût mais un peu la zizanie chez les Européens leur les force à s'équiper donc à dépenser des coûts et espère ainsi nous dissuader les opinions publiques de dire écoutez il faut que vos gouvernements arrêtent de soutenir l'Ukraine sinon vous allez avoir des des problèmes d'une certaine manière donc et et la Russie le fait à dessin notamment pendant les périodes électorales. On l'a vu récemment en Allemagne. On a une agence aujourd'hui en France qui s'appelle Viginum qui est chargée de documenter, de caractériser les attaques informationnelles qui font partie des des monaces hybrides.
Bah bien entendu, lors des dernières élections municipales, lors des dernières élections législatives, il y a eu des attaques informationnelles tout à fait massives organisées qu'on a pu attribuer à la Russie qui ont été faites pour désorganiser le le débat politique local, polariser les positions et bien entendu pousser ceux qui ont plutôt des acpances avec la la Russie. Donc oui, on est vraiment aujourd'hui dans cette dans cette terre des menaces hybrides. On a une guerre massive d'attrition et c'est pour ça qu'on utilise les drones que sont utilisés les drones en Ukraine dont l'objectif est de porter des coûts très importants sur le champ cinétique, j'allais dire.
Mais cette garde d'attrition conventionnelle est complétée par l'ensemble de ces menac hybrides notamment adressé à ceux qui soutiennent l'Ukraine. Euh comment la France se prépare concrètement à cette menace qui s'approche ? Bien pour le savoir, il fallait aujourd'hui Elsa être du côté d'Orange dans dans le Vaclus sur la base aérienne 115 où s'est rendu Emmanuel Macron là il y a quelques heure. Exactement Adeline, c'était ce matin Emmanuel Macron qui passe en revue les troupes et ce ne sont pas n'importe quelle troupe. Ce sont la première promotion du service national. Alors le service national c'est quoi ? C'est un engagement militaire. Ça concerne les jeunes entre 18 et 25 ans.
C'est sur la base du volontariat. C'est important. Ça dure 10 mois, payer 800 € bruts par mois et euh ça s'effectue sur le territoire national uniquement. Pourquoi ce service national ? Renforcer le lien armée nation, renforcer la résilience de notre pays. Le chef de l'État, il adore ce mot. Euh c'est la capacité à résister au choc du monde. Le service national aujourd'hui, c'est 3000 volontaires. L'objectif c'est 10000 en 2030. On attendait aujourd'hui, ça peut paraître anecdotique mais c'était quand même un petit suspense. Le nom de cette première promotion, ce sera Henri Fer la promotion Henry Fert. Exactement. Chaque promotion aura le nom d'un compagnon de la libération Henry Fert.
C'est lui lycéen de Besançon entré en résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, arrêté fusillé en 1943 à seulement 16 ans. C'est un nom qui est quand même très très lourd de sens pour la promotion. On écoute les explications du chef de l'État. Votre époque n'est pas la sienne. Votre mission ne sera pas la sienne. Mais le choix qu'il fit, celui de service, de servir la France et de défendre sa liberté. Faites écho à votre engagement. Il parle de liberté, d'engagement, de servir. C'est pas un vocabulaire trop martial. On sait qu'Emmanuel Macron, certains l'accusent d'être va-ten guerre. Il a donc pesé les mots.
Ce service national Elsa, c'était pas ce qu'Emmanuel Macron avait prévu au départ hein, on le rappelle hein. Tout à fait. La promesse de 2017 c'était un service militaire obligatoire et universel d'un mois. Puis il y a eu tout le feuilleton autour du SNU, le service national universel. Trop compliqué, trop cher, ce sera finalement ce service national mieux adapté selon l'Élysée au risque actuel. Le chef de l'État va le mettre à son bilan en matière de défense. Il mettra aussi la question du budget. regarder la courbe. Elle parle d'elle-même. Le président de la République pourra dire qu'il a augmenté considérablement les moyens alloués aux armées. Un budget qui a doublé en 10 ans.
Thomas Gassou, est-ce que ça veut dire que ça y est, on est au niveau de la menace ? Malheureusement, on sera jamais au niveau. Euh, faudra mettre plus d'argent encore. On on on on essae si vous voulez nous quand on définit le budget de la défense nationale à la commission de la défense, quand on y travaille dessus, on essaie d'estimer quel est le juste niveau d'assurance dont a besoin la nation pour se défendre. par rapport à une menace qu'on peut envisager.
On veut pas être euh dans une fuite en avant des moyens militaires parce qu'on a d'autres priorités à financer, y compris certaines qui concourent à notre souveraineté, ne serait-ce que pour notre souveraineté financière, pour nos forces de sécurité intérieure et cetera. Et pour autant, on doit faire une analyse lucide de la menace et dire comment on se prépare face à ça. Pour y prendre à la France, depuis les années 60, là la dissuasion nucléaire. Donc c'est quand même ce qu'il faut le rappeler toujours, c'est la clé de voûte de notre système de défense, c'est d'être en mesure de causer des dommages inacceptables à qui compte s'en prendrait à nos intérêts vitaux.
Et en complément de cette dissuasion, on a des forces conventionnelles euh pour mener des opérations limitées ou pour s'engager dans si toutefois on était attaqué. Et donc cette loi de programmation militaire à la fois elle a conforté la crédibilité de notre dissuasion et elle augmente également les capacités de nos forces conventionnelles. Et c'est tout le sujet qui est en cours, c'est quel est le bon dimensionnement de nos forces conventionnelles. Elles étaient dimensionnées jusqu'à là pour mener des opérations un peu limitées et choisies. On redécouvre les gardes d'attrition et donc on a besoin de regagner en muscle. Et vous parliez de la dissuasion nucléaire.
Dans son discours du 2 mars, Emmanuel Macron avait lancé le concept de dissuasion nucléaire avancée. Ça sert aussi à ça, à convaincre Vladimir Poutine que s'il veut la guerre, on est prêt à la faire. Ça sert sur ça sert [raclement de gorge] surtout à associer les Européens de façon très claire. Comme vous le savez, la dissuasion nucléaire, il n'y a que la France qui dispose de cet outil en Europe. Il y a que la France. Et donc les tris/4 des pays européens comptaient sur les États-Unis en fait. Et les États-Unis, beaucoup de pays commencent à se poser des questions sur la réalité de la défense américaine vis-à-vis des Européens.
Et donc cette dévance avancée, d'ailleurs le dernier pays qui l'a qui a annoncé qu'il rejoignait ça, c'est symptomatique, c'est la Finlande. Et la Finlande, c'était un pays neutre jusqu'à a pas longtemps. La réussite de monsieur Poutine, c'est d'avoir transformé un pays neutre en un pays de l'OTAN et que ces pays de l'OTAN changent sa constitution sous notre parapluie. Ouais. et change sa constitution pour accepter la cette ce travail sur le nucléaire. Donc c'est quand même Christine Dugouin Clément le Créen a réagi cet après-midi à cette histoire de dissuasion nucléaire avancée en disant que c'était imprudent. Oui. Alors, c'est un petit peu un discours qu'on connaît depuis longtemps.
C'est-à-dire qu'à chaque fois que il y a quelque chose qui les dérange et bien c'est inconscient, imprudent, une provocation dangereux. Enfin, vous allez avoir tout le le spectre de la sémantique en fonction du moment et de l'interlocuteur que vous écoutez parce qu'il y a un petit jeu de de passage de balle. C'est assez intéressant quand on parle d'un pays qui a mis en alerte ses forces tactiques après une semaine de lancement d'opération spéciale. Toujours pas une guerre. Donc là aussi dans le discours, on peut un petit peu là-dedans, mais le Krémelin depuis même avant le début de de l'invasion massive de l'Ukraine utilise ce qu'on appelle de la heavy met méal diplomatie.
C'est un concept qui a été déployé notamment par Margaleoti qui est de d'inviter le le fait militaire et la menace militaire dans le discours diplomatique si vous voulez pour jouer de la dissuasion. Alors ça va être des iscanders avec une capacité d'emport de tête nucléaire par exemple que l'on va mettre dans l'exclave de Kaliningrad en expliquant que vous pouvez toucher les capitales européennes en quelques secondes repris par tout l'appareil d'État Solovief et cetera. Donc si vous voulez on est dans ce principe là et à chaque fois quelque chose est gênant. Soit on va réagiter la marotte nucléaire côté côté russe, soit on va agiter la problématique.
Alors c'était la la cobligérance fut un temps. On vous a beaucoup beaucoup parlé de cobigérance. À l'heure actuelle, rappelons que s'il y a bien un pays qui est cobligérant à l'heure actuelle, c'est la Corée du Nord puisque vous avez des militaires coréens sur la ligne de front. Donc là, on a une vraie cobligérance, ce qui n'est pas le cas ailleurs. Ça, c'est un point d'ailleurs sur lequel je voudrais rebondir. Vous avez parlé des budgets de la défense et la la tension que connaissent les finances russes.
Il faut voir aussi que pour la production des drones alors que l'on parle des Géran 5 qui ont été évoqués par le général, donc qui sont plus puissants, plus précis et plus lourdement armés, bien, on a des problèmes de fabrication de ces drones. Ce qui fait que vous allez avoir différents canaux qui viennent aspirer des forces vives notamment sur le continent africain. Alors soit pour avoir des mercenaires qui vont aller sur la ligne de front et qui sont payés comme tel, soit pour avoir des gens à qui on promet différentes choses, un avenir, un emploi, peu importe et qui se retrouve et ben étrangement à Rostof sur le don.
En règle générale, on leur dit que c'est la Pologne et finalement ils arrivent en Biélorussie et puis à partir de là, des contrats donc ils se font amenés plus ou moins de force. L'espérance de vie est en dessous d'un main à canon. Euh oui, parce que c'est en règle général ceux qu'on va lancer dans toutes les les opérations particulièrement coûteuses de manière humaine. Mais on a aussi toute une opération qui va cibler beaucoup plus les jeunes femmes, notamment pour les envoyer dans la zone d'Alabouga. Fabriquer quoi ? Des drones. Euh parce que bah un moment, vous avez besoin de main d'œuvre.
Alors, il se trouve que malgré les déclarations du Kremelin qui vous disent que l'appareil militaire, le complexe militaire industriel tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il se trouve que les hommes qui étaient sûrs qui étaient globalement ceux que vous alliez retrouver sur les lignes d'assemblage, on les a aussi retrouvé sur la ligne de front et que la démocratie la démocraphie russe démocratie n'en parlons pas mais la démographie russe est quand même en berne et que le créelin avait essayé de la relancer. Donc c'est les femmes qui viennent assembler des drones. Oui.
Et qui à qui on va vendre des contrats plus ou moins mensongés quelque part et qui se retrouvent à avoir euh ces euh ces enfin cette main d'œuvre et là et bien il y a tout un trafic qui se met en place et tout un écosystème notamment sur le continent africain. Thomas G, peut-être pour revenir sur le service national et juste essayer de donner quelques éléments d'analyse sur la manière dont ça s'intègre dans notre architecture de défense nationale avec nos forces conventionnelles et y compris notre dissuasion. Je pense qu'il y a trois points clés que recherche le service national. Le premier, c'est retrouver de la puissance au travers de la masse conventionnelle.
Ces jeunes qui vont faire un an de service national, ils ont vocation derrière s'ils le souhaitent à s'engager dans la réserve ou dans les forces d'actives, à redonner du muscle d'une certaine manière au aux armées. Je rappelle queen Ukraine, on a quasiment enfin des centaines de milliers de soldats qui sont engagés. On a jus on avait jusqu'à présent une armée nous dimensionnée pour faire des opérations extérieures et donc on a besoin de retrouver cette masse, ce muscle. Donc ça c'est le premier point, la puissance. Le deuxième point, ça a été dit, il faut non seulement être puissant mais il faut être résilient.
Il faut aussi avoir la capacité de supporter des coups à l'air des menaces hybrides puisque parfois un adversaire peut nous attaquer sous le seuil de la conflictualité et donc il faut qu'on sache à la fois moralement nous organiser pour faire face à ces menaces hybrides. Et la résilience pour moi c'est au moins aussi important que la puissance. Et puis le dernier point qui est important à travers ce service national c'est la détermination. Ce qui fait la différence souvent sur ce qui fait l'issue d'un conflit, c'est tout autant la volonté euh qui est portée par la nation qui s'engage que les capacités intrinsèques qu'elles ont en tant que tel.
Et le service national, c'est pour le pays l'occasion de dire écoutez nous on est viscéralement attaché à notre liberté et on est prêt à engager jusqu'à notre jeunesse s'il faut défendre cette cette liberté et pas uniquement entre guillemets nos valeureux soldats professionnels. C'est toute la nation qui s'engagera si un jour notre liberté est attaquée. Dominique Trincamp, on en a déjà parlé ensemble sur ce plateau de ce changement de mentalité et on en avait parlé notamment au moment des propos de de du chef des armées de du général qui parlait de de nos enfants qui qui mourraient pour notre pour la patrie. Est-ce que depuis ça a fait son chemin dans nos esprits ?
On a beaucoup parlé de l'Allemagne cet été avec ses les budgets qu'elle débloque pour sa défense qui veut faire de la bon vert la première armée européenne. Est-ce que des changements de mentalité sont en cours en Europe ? Est-ce que nous on est en retard sur ces changements de mentalité en France ? Non, on n'est pas en retard et moi je vais vous dire je suis frappé. Je fais souvent des conférences signé des livres et cetera. Je suis frappé par le volontarisme des jeunes. C'est la génération des baby boomers qui sont, pardonnez-moi, j'en fait partie des losers qui bon nous on va on va bénéficier de la vie et cetera et cetera.
Et je vois beaucoup de jeunes qui au contraire sont extrêmement volontaires. Je voudrais rajouter un point quand même, faut pas ignorer non plus notre situation démographique. En 2035, la France ne pourra plus recruter autant de soldats qu'elle recrutent aujourd'hui. Tout simplement parce que notre démographie s'effondre. Et donc le service national volontaire, c'est une façon aussi progressivement de monter en charge avec des jeunes pour rejoindre l'armée comme l'a dit Thomas Gassou, soit en réserve, soit euh dans l'armée d'active. Mais c'est une façon, on est on n'est pas isolé sur le continent européen.
Tous les pays européens ont ce ont ce problème là et le problème, il faut le voir aujourd'hui parce qu'en 2035, ça sera trop tard. H ça reste quand même pas beaucoup, hein. Pardon ? 10000 10000 dans c'est c'est peu je veux dire par rapport à l'ampleur du pardonnez-moi mais c'est cumulatif c'est tous les ans. Oui. Ah bah oui. Et les réserves en combien de temps on reste dans la réserve ? 15 ans. Bon ben vous multipliez tout ça. Vous vous apercevez que vous arrivez à plus de 100000 et donc avec plus de 100000 vous atteignez les effectifs. Oui mais dans 15 ans. Oui c'est ça. Là on parle on dit que la guerre est à nos portes. Certains disent elle est même déjà dans la maison.
règle si vous voulez mon on est en année électorale commençons par avoir des budgets parce que vous savez le service national universel dont on parlait tout à l'heure qui était pas militaire he qui était national universel il était chargé normalement d'enrôler 4 700000 jeunes par an ça a été donné à l'éducation nationale qui était pas intéressé par le sujet et les militaires répondaient nous c'est pas notre budget on s'en occupe pas aujourd'hui on a donné ça au militaires avec le budget militaire avec des effectifs bien inférieur bien sû sûr, mais parce que 700000 jeunes pour un an financièrement, on n'est pas capable de le faire. C'est aussi simple que ça.
Je vous rappelle également qu'on n pas dans la situation de de l'Ukraine. C'est-à-dire que l'ambition française en matière de défense aujourd'hui, c'est pas à nouveau de recréer des grands bataillons. Pourquoi ? Parce que un, on a la dissuasion qui est notre arme ultime qui protège nos nos invités révitaux. de on est membre d'une alliance puissante qui est l'OTAN et de la l'Union européenne avec l'article 427 qui est plutôt moins puissant que l'article 5 de l'OTAN et 3. On a un positionnement euh qui est assez loin de la frontière russe.
Donc notre notre stratégie aujourd'hui face à un conflit major à l'est, c'est de contribuer à une force internationale qui serait en mesure de s'opposer à une volonté russe et pas d'être seul en mesure de faire face à la Russie. Question téléspectateur Elsa. Ouais. Question de Nicolas ce soir, je pense c'est une question qu'il y a énormément de gens qui se posent. Pensez-vous qu'un jour la guerre peut arriver en France avec Vladimir Poutine en Russie ? En fait, tout dépend ce qu'on appelle la guerre. On n'est plus dans la stratégie où les troupes russes sont à une étape de Tour de France de Strasbourg.
Aujourd'hui, on a une Union européenne qui s'est consolidée, qui s'est élargi des des capacités plus importantes et je ne pense pas que l'ambition de Vladimir Poutine, c'est de faire déferler ses chars sur sur Paris. Mais on saurait dans ce cas-là l'accueillir convondlement, je vous le je vous le rassure, et se et se défendre. Par contre, on est davantage dans une menace hybride où des actions sous le seuil de la conflictualité peuvent être engagées pour encore une fois semer le trouble à l'intérieur des des sociétés et nous dissuader d'agir et de défendre nos nos intérêts.
Donc nos nos forces morales, notre union nationale, notre capacité à avoir une volonté à montrer qu'on est viséralement attaché à notre liberté, c'est tout au moins aussi important. que la capacité conventionnelle de nos forces armées à faire face à une menace extérieure. Mais si on revient à l'escalade de ces derniers jours, quand un drone entre dans l'espace aérien d'un pays de l'OTAN, qu'est-ce que les Russes apprennent de notre réaction ? Est-ce que au fond chaque incident, c'est pas aussi une manière pour les Russes de cartographier la défense de l'OTAN ? Vous avez parfaitement raison. Tout à fait.
Alors, j'ai dit que les règles d'engagement avaient changé et que maintenant à chaque fois les drones sont abattus. Bien, moi je dis euh des drones ou des missiles qui traversent l'Ukraine en direction de l'OTAN, vous avez la capacité de les détruire en Ukraine sans être obligé d'aller en Ukraine avec les radars et les systèmes aériens. C'est euh c'est un c'est une possibilité et donc je dis plutôt que d'attendre en permanence que nous réagissions par rapport à ce que fait Poutine, agissons et on verra comment Poutine va réagir. Sauf que l'OTAN répond à des règles d'engagement qui sont bien précises, les articles 4 et 5. Euh la ligne qui décide que la ligne rouge est franchie.
Non, mais justement si vous voulez l'article 4 et 5 c'est pas c'est pas des règles d'engagement, c'est ce sont des articles qui permettent de quand il y a eu la les réunions par exemple de l'OTAN à Ancara et même les c'est le travail de l'étatmajor tout le temps, il se pose pas la question de l'article 4 ou 5, il se pose d'abord la question de qu'est-ce que je fais face à ces drones qui pénètrent ? Et la réaction, souvenez-vous, bah souvenez-vous il y a 6 mois tout le monde disait ben, il y a des drones et puis il se passe rien. Maintenant, il y a des drones et ils sont abattus.
Bon, première étape, je dis moi que l'autre étape pourrait être de les détruire avant qu'il rentre sur dans l'espace aérien de l'OTAN parce qu'il menace l'OTAN, c'est ce qu'on appelle la défense de l'avant. La défense de l'avant, c'est un concept qui existe. Et donc, abattre un drone dans le ciel aérien de son pays d'origine, c'est un acte de guerre. Non, en Ukraine, c'est pas un acte de guerre. C'est en Russie. Russie, je pas parlé de la Russie, j'ai dit abattre ce qui est dans le ciel ukrainien et qui est qui menace parce que le drone ça va vite hein. Donc entre le moment où il va franchir la ligne et où il a pas franchi la ligne, vous réfléchissez pas, vous la battez avant.
C'est beaucoup plus simple. Mais si vous voulez, on joue à se faire peur là. On joue à se faire peur. Est-ce que vous croyez que Poutine va rentrer en guerre contre nous à part la guerre hybride ? à part la guerre hybride. Oui, mais sinon ça fait 4 ans qu'il a pas réussi à vaincre l'Ukraine. Alors Clément, je vous vois. Oui.
Alors si vous voulez à l'heure actuelle les projections qui permettraient potentiellement à la Russie d'occuper, ne serait-ce que la totalité du territoire ukrainien, on est à plus de 10 ans si on se fit aux évolutions de de gains de territoires qui sont du grignotage, précisons d'ailleurs que là les Ukrainiens ont regagné du territoire dans la zone de Limane euh mine de rien, ce qui est quand même un signal un petit peu positif. Euh bien évidemment, la Russie, elle joue à tester les limites à chaque fois, mais elle le fait depuis bien avant cela.
et on pourrait remonter à 2008, on pourrait remonter à 2014, on pourrait remonter à 2016 où à chaque fois on marche sur la ligne rouge pour pas vous dire qu'on fait trois pas de cha histoire de voir ce que ça donne et en fonction on se réajuste. Là à l'heure actuelle militairement mais bon sous le contrôle du général mais on a un point ce qu'on appelle un point de fixation en Ukraine. On devrait rentrer, la Russie devrait rentrer en guerre complète et totale avec l'Union européenne ou un des pays de l'Union européenne ou de l'OTAN. bah on aurait un petit peu du mal à être sur des fixations différentes. Rappelons quand même la nécessité d'avoir du soutien coréen plus de mercenaires.
On estime qu'on a à peu près un peu moins de 30000 personnes. C'est un peu plus de 28000 combattants étrangers. au-delà de ça et je finirai sur ce point. Par contre, ce à quoi joue la Russie dans cette espèce d'approche de tester des limites et d'essayer de renverser un petit peu le plateau des règles internationales et du droit international en expliquant que finalement l'ordre du monde est inversé, que les démocraties, que les Unions type Union européennes ou autant dysfonctionnent, c'est en jouant sur cette ligne et potentiellement ce qui est craint de faire une morsure dans un pays qu'il n'y ait pas de réaction.
Donc le fait d'avoir une réaction qui est soit ferme pourrait avoir une dissuasion sur une morsure dans des pays baltes par exemple, ce qui est énormément craint que ce soit par les les Estoniens, Lituaniens ou lesons. Et un autre point qui est un petit peu un point d'intérêt, c'est l'île de Zvalbard qui est qui fait partie de de l'Union européenne voilà, mais qui est une île dans le grand nord où se trouvent beaucoup de chercheurs enfin avec une population un petit peu limitée. Qu'est-ce qu'on ferait s'il y avait une morsure territoriale làbas qu' faut regarder ? Alors il y avait une question téléspectateur sur ce point précis Elsa.
Très rapidement en cas de conflit direct avec la Russie, quel pays européens serait prêt aujourd'hui à subir les pertes humaines comparables à celles de l'Ukraine ? Je crois qu'on est à peu près à 2 millions. Est-ce qu'il y a un pays qui serait prêt à ça ? C'est quand je disais que ce qui fait la différence infini c'est la volonté, c'est qu'on a beau avoir toutes les armes du monde, une guerre malheureusement ça fait des des mœurs et effectivement c'est il faut appuyer à ce moment-là dans notre volonté, dans notre détermination pour soutenir les forts de guerre. Et je voudrais soutenir enfin juste avancer deux points pour terminer.
Le le premier c'est que nous sommes dans un monde en compétition et en fait je partage sur ce que disait ma voisine. En fait moi depuis que je suis député, ça fait 10 ans. Ça fait 10 ans qu'on sait que même avant bien avant la guerre en Ukraine qu'il y a des bombarders stratégiques Runes, il viennent nous tester, qu'il y a des sous-marins qui viennent au large de Toulon et en permanence on est dans un rapport de force et le jour où vous n'êtes plus dans ce rapport de force, vous perdez beaucoup et nous le sommes aussi avec d'autres pays. Régulièrement, on fait passer une frégate dans le golfe de Taïwan. C'est aussi pour montrer une forme de détermination.
[grognement] Et le deuxième point que que je voulais indiquer qui m'est sorti de l'esprit mais mais j'y reviendrait euh mais je je l'ai plus en fait. Il va y avoir un budget et 2 millions de victimes dans le conflit pardon morts blessé disparu. Drones hybrid effectivement le plus grand risque c'est pas un affrontement conventionnel jusqu'à chez nous. C'est une prise de gage territoriale de la Russie qui nous ferait dire finalement si un bout de la Lituanie, de l'étonie est prise par la Russie, c'est pas très grave et nous on dirait bah ça vaut pas le coup d'y aller pour 10 km². Et c'est là où le test de souveraineté s'appliquerait pour l'Union européenne.
Et là si on baisse le drapeau, on perd toute notre crédibilité et on risque de perdre beaucoup plus. Merci à tous les trois d'être venus ce soir en parler sur le plateau de de chaque voie compte. On aura évidemment l'occasion de reparler notamment du budget de la défense par exemple. Merci en tout cas. Merci sincèrement à tous les trois. Dans un instant, c'est la question qui fâche. On va parler de du logement et des propositions du Rassemblement national avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, un nouveau rendez-vous dans chaque voix compte. Ça s'appelle quad.
[musique]
C'est pas quadu docteur, c'est [rires] quad Nicolas Domena. Nicolas euh on va parler euh du retour des gilets jaunes parce que bon il y a la hausse des prix du pétrole qui affiche ce soir un prix qui n'avait plus été atteint en France depuis 2022. Il y a l'inflation des prix de l'alimentaire, il y a les menaces sur les retraites et donc voici qu'on voici que surgit le fantôme des gilets jaunes. C'était il y a 8 ans. Le pouvoir s'en inquiète Nicolas, est-ce qu'il faut redouter un mouvement social peut-être violent ? En tout cas, certains le souhaitent hein ouvertement. Euh oui, oui, oui.
Un tel Fabien Roussell qu'on a vu à la fête de l'humanité à maigri, a futé tranchant comme une guillotine et qui a employé des mots euh très forts, très violents hein. Il a fait il a fait rouge hein. Écoutez, écoutez comment il a parlé. Je vous propose de faire la révolution maintenant dans la rue avant les urnes parce que c'est maintenant que l'on souffre et c'est maintenant que l'on doit agir. Mais mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que la fin est proche pour tous ceux qui nous font les poches. La fin est proche pour tous ceux qui nous feront les poches. Bon, c'était Non, c'était un appel vraiment insurrectionnel, hein, disonsle clairement.
Il faut pas attendre les élections, il faut aller prendre la rue, donc prendre le pouvoir. Alors certes, il ne pèe que 2 % Fabien Roussell hein dans les intentions de vote, mais quand même je dire ça dit bien quelque chose, une radicalisation d'une partie de l'opinion. En tout cas à gauche, ça ne fait pas de doute et ça inquiète le pouvoir parce que au fond, on a encore en tête là-haut et d'ailleurs un peu partout hein, le mouvement spontané hein de 2018.
L'hiver, ça avait commencé en automne, mais ça avait duré tout l'hiver, hein, qui avait dans rassemblé beaucoup de protestataires sur les ronds-points, dans les rues de des capitales mais aussi des villes moyennes pour protester contre la hausse des taxes sur l'essence. une protestation qui avait pris de l'ampleur au point même que j'ai des souvenirs moi d'un pouvoir élyséen qui avait craint que au fond les manifestant rentre dans l'Élysée. Enfin bon bref, on a tout ça dans la tête hein là-haut et c'est pourquoi vous entendrez, vous avez entendu et on va entendre encore Roland Lcure, le ministre de l'économie et le premier ministre Sébastien Lecnu.
Et bien répéterz encore et encore qu'il y aura de la justice sociale hein et que les plus pauvres ne seront pas oubliés dans les mesures qu'ils vont tenter de prendre. Mais seront-ils crus ? Et c'est une excellente question. spanée serait non hein parce que d'abord il y a plus d'argent dans les caisses ensuite ils ont pas de pouvoir ils ont pas la la main sur ce qui se passe à l'étranger sur la guerre entre l'Iran et Donald Trump. Pour autant il y a une loi de il y a une loi politique qui voudrait que avant une élection présidentielle et bien il y ait pas de mouvement social. Alors oui, les mouvements les lois politiques c'est fait pour être renversé, pour être changé et cetera.
Donc ça pourrait changer. Mais on a bien écouté, on a bien entendu, on a entendu Jean-Luc Mélenchon dire que il fallait compter sur la victoire à l'élection présidentielle et puis on a entendu aussi qui va les responsables du Rassemblement national dire tenez bon, il y en a plus que pour 7 mois. Oui. C'estàd eux, ils disent votre colère ne l'exprimez pas dans la rue, exprimezla dans les urnes. Exactement. Donc attendez un peu ça, on va prendre le pouvoir. Pour l'instant, ça sert à rien de le renverser ce pouvoir qu'il y en a si peu.
Cela étant même ceux-là qui demande à ce qu'on attende 7 mois, ils sont inquiets parce que ils sentent que cette opinion là qui est anxieuse, qui est en colère parfois, même vraiment et bien il suffirait d'une étincelle, d'un moo de mépris pour que ça vole, que ça s'enflamme et que ça tourne très très mal. En tout cas, quand on voit les affiches, ils ont appris à se servir de l'intelligence artificielle. Oui, depuis 8 ans. Merci Nicolas. On passe à la question qui fâche.
[musique]
Réserver les HLM aux Français. La proposition de Marine Le Pen suscite depuis dimanche une certaine levée de bouclier et nous allons en débattre ce soir avec vous. Frédéric Falcon. Bonsoir. Bonsoir. Député de l'AUDE. Vous avez été nommé hier coordinateur du pôle logement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. On a beaucoup de questions à vous poser. Merci d'être là. Emmanuel Cose. Bonsoir. Bonsoir. Vous présidez l'Union sociale pour l'habitat. Vous êtes ex-ministre écologiste du logement. Merci de votre présence. Et bonsoir John Christopher Roland, maître de conférence en droit public à l'université de Nanterre. Toujours, toujours merci d'être John Christopher.
C'est Stéphanie Despierre tiens qui vous pose la question qui fâche ce soir. La question qui fâche surgit lors du discours de rentrée de Marine Le Pen dimanche à Hin Baumont. 40 minutes, un seul thème, le logement, priorité de sa campagne [musique] et le retour d'une vieille idée du RN, la priorité nationale avec nous les Français, quel que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soi leur région ou leurs conditions sociales, seront prioritaires chez eux. Aujourd'hui, pour candidater à un logement social, il faut être français ou étranger en situation régulière, donc avec un titre de séjour valide.
Ce sont les revenus qui déterminent ensuite l'attribution d'un HLM. [musique] Alors, qui sont les locataires des logements sociaux ? Selon l'Union sociale, pour l'habitat, 15 % sont étrangers et la grande majorité, 85 % sont français. [musique] Malgré ces chiffres, le RN persiste priorité aux Français. Vous avez deux aides soignantes qui gagnent le même salaire, qui sont dans la même situation, dans la même zone géographique. L'une est française, l'autre est étrangère. La française aura accès au logement social en priorité. Même système pour le logement étudiant. Le RN veut également réserver les APL, les allocations logements aux français uniquement.
Mais il y a un problème et non des moindres. Toutes ces mesures sont contraires à la Constitution car elle ne respecte pas le principe d'égalité devant la loi. Ces propositions ont donc provoquer une levée de bouclier dans la classe politique et les organismes HLM. Alors la question qui fâche ce soir, la voici. En matière de logement, les Français prioritaires ? Fréri Falcon, on va reprendre donc un cas concret ce soir avec deux familles dans la même situation qui ont les mêmes revenus, le même nombre d'enfants, la même ancienneté sur le dépôt de dossier et la demande de logement social. Donc l'une est française, l'autre est étrangère en situation régulière.
Votre proposition si vous êtes au pouvoir, c'est donc d'attribuer ce logement social à la famille française. Oui. Alors, si vous me permettez, je vais quand même donner quelques éléments de contexte parce qu'on a eu le discours de Marine Le Pen dimanche dernier qui a affirmé effectivement le principe de priorité nationale et ça a déchaîné tout un tas de tout un tas de réactions depuis 48 he alors qu'il y a rien nouveau. La priorité nationale est inscrite dans notre programme depuis des années voire des décennies.
Donc effectivement euh c'est bien qu'on se voit ce soir comme ça je vais pouvoir un petit peu recadrer les choses parce que j'entends tout n'importe quoi depuis 48 he et vous expliquer un peu les contours de cette priorité nationale qu'on entend appliquer euh dans les attributions de logement sociaux, dans les nouvelles attributions de logements sociaux parce que il est entendu qu'on ne touche pas au beau existant. Il n'y a pas de rétroactivité. Donc les familles qui sont aujourd'hui dans des logements sociaux. Donc ça va concerner les dossiers qui sont lors des libération lors des libérations de logement et les constructions de nouveaux logements sociaux.
Vous savez que tous les ans on construit enfin madame Cos pourra peut-être en dire un mot entre 90000 et 100000 logements sociaux par an. Il est question d'appliquer la priorité nationale dans euh les attributions de ces nouveaux logements. Donc c'est à la fois sur les libérations actuelles et sur les nouveaux logements sociaux qui sont amenés à être construits. Donc si je reprends l'exemple de mes deux familles qui ont les mêmes critères et qui répondent au même critères d'attribution de de revenus et de nombre d'enfants, vous attribuez le logement social à la famille française et pas à la famille française.
Sauf qu'il n'y a pas d'exclusivité, c'est-à-dire que la famille française sera prioritaire mais c'est pas une exclusivité. C'est-à-dire que s'il y a pas de demande, si la famille étrangère fait une demande sur dans une ville donnée, sur une résidence donnée et qu'il n'y a pas de dossier français, elle aura tout à fait le droit d'accéder au logement social. Et à ce moment-là, on reprend, si vous voulez la liste prioritaire des attributions. Si je résume, s'il y a pas de Français dans la file d'attente, le logement social sera attribué à à la famille étrangère. Les attributions reprennent leur cours normal.
C'est-à-dire qu'on ne touche pas au critère d'attribution actuelle, on ajoute simplement en premier lieu un critère de nationalité. Emmanuel Cost. Oui. Hm. Écoutez euh non, je serais pas d'accord et en même temps, vous venez de le dire, c'est finalement ce que vous répétez depuis des décennies, c'est la mise en œuvre de la préférence nationale. Je pense qu'en fait ce n'est pas comprendre ce qu'est le logement social. Le logement social en France, il est fait depuis plus d'un siècle pour répondre aux besoins de logement de toutes les personnes qui n'arrivent pas à se loger sur le marché et aujourd'hui elles sont trop nombreuses et ça pose des questions sur la crise du logement et tout ça.
Mais on n jamais regardé la question de la nationalité. Il y a, vous l'avez dit, c'est soit les Français, soit les étrangers qui ont des titres de séjour réguliers, mais c'est comme ça qu'on a logé toute la classe ouvrière. Et quand la classe ouvrière était notamment étrangère, on l'a logé dans le parc social et aujourd'hui c'est une partie de nos retraités locataires. Quand on a deux aide soignante et on regarde pas leur nationalité, on regarde le degré d'urgence d'un dossier par rapport à un autre.
Ce qui fait crise aujourd'hui, c'est qu'on a déjà pas assez construit de logements sociaux et qu'on a connu et on connaît une crise du logement très forte et ensuite que par ailleurs le l'accès à un logement en général dans le logement privé en locatif ou en accession est complètement bouché. Et ça explique que notamment on a une augmentation de la demande HLM, donc le nombre de demandeurs HLM de 50 % en 8 ans. C'est inédit. Ça fait des années que je le dénonce. Ça fait des années que j'essaie d'obtenir des changements de politique avec les di gouvernements qui sont succédés.
Mais sincèrement aujourd'hui, utiliser le logement social pour en fait nourrir le principe de la préférence nationale, je l'ai dit hier, je le redis, je pense que c'est une lubique xénophobe et en plus ça ne répond en rien à la crise au logement. Il y a une bataille de chiffres aussi qui est engagée autour de ce sujet. Est-ce que Emmanuel Cos les étrangers sont favorisés dans l'entrée dans un logement social ? Non, ils ne le sont pas. On a donné beaucoup de chiffres car on été beaucoup sollicité par vos confrères et donc c'est c'est des chiffres que nous que nous avons et que nous travaillons avec l'État.
Ils sont ils rentrent moins dans le logement social que les ménages français et par contre et c'est en fait des chiffres que l'on connaît depuis longtemps, il y a une part de 16 % d'étrangers dans le parc social et qui s'explique notamment par rapport à leur revenus et ça c'est l'INC qui l'écrit et notamment par rapport à une fragilité de revenu. Il y a une proportion de bas revenu chez les étrangers en situation régulière qui est plus qui est plus importante que dans la population nationale et par ailleurs dans le logement social nous logons majoritairement des classes je dirais modestes avec des notamment des personnes qui ont des faibles revenus. Frédri Falcon Oui.
Alors nous on reprend les chiffres de l'USH effectivement vous avez raison madame COS il y a 15 % d'étranger dans le parc social d'aujourd'hui mais ils sont surreésentés parce que ils représentent 8 à 9 % la la population française globale. Donc il y a une surreprésentation pour les raisons que vous avez expliqué. Vous avez tout à fait raison. Non, mais pour les raisons que vous avez expliqué, c'est effectivement la structure de l'immigration en France, des flux migratoires qui sont largement paérisé et qui viennent engorger les listes d'attribution. Donc de toute façon, il y a déjà un premier point, c'estàdire que si nous arrivons au responsabilité, on va stopper le flux migratoire.
Donc, il y aura plus ce souci d'engorgement. Ah, vous pensez que les les étrangers qui viennent en France on leur dit bah vous aurez pas logement social, ils sont popérisés aujourd'hui, ils sont peut-être popérisés, mais moi je vais vous dire, nous on loge aujourd'hui, on voit on loge donc à peu près 11 millions de personnes, hein. Une grande partie de nos locataires sont des actifs, des actifs en effet plutôt pauvres et ça pose la question du salariat et du fait qu'aujourd'hui il y a 1/5 des salariés qui sont au SMIC et qui ont des salaires en fait bas.
Mais je vais vous dire, ça ne dérange personne et je pense que c'est heureux que beaucoup d'étrangers soient aujourd'hui des travailleurs dit essentiel qui sont reconnus comme prioritaires par la loi pour travailler dans les hôpitaux, les aides soignantes, les aides ménagères et ben c'est notre clientèle. Oui, ce sont nos locataires HLM. Beaucoup sont étrangers, beaucoup sont d'origine étrangère et sont en fait français et beaucoup sont français. Et moi, je vais vous dire aujourd'hui ce sur quoi je combats, c'est deux choses. Le fait qu'il y a pas assez de logement social à proposer et le fait que nos locataires s'appauvrisse.
Et ça c'est un autre débat, c'est que on a une une popérisation de nos locataires et notamment de nos locataires actifs qui même en travaillant à temps plein sont dans du niveau de vie. Il non, ils arrivent à payer leur loyer, ils les payent. On a très peu d'un payer simplement, ils ont des revenus très bas. Moi, j'ai beaucoup de locataires, on a regardé les études qui gagnent le SMIC en début de carrière et qui terminent avec le SMIC toute leur vie, qui n'ont pas d'évolution salariale et aujourd'hui se pose là plutôt la question d'avoir des salaires qui permettent de se loger dans le logement social ou ailleurs d'ailleurs.
Jeun Christopher Rolland, la question sous-jacente et c'est pour ça que vous êtes là, est-ce qu'on peut vraiment le faire ? Si demain Marine Le Pen arrive au pouvoir, est-ce qu'elle peut faire voter une loi qui dit simplement à situation égale, le français sera prioritaire ? Alors, tout dépend comment c'est fait.
Si une loi vient euh, si vous voulez, intégrer la priorité nationale notamment dans le logement, elle est contraire d'emblé à la Constitution dans la mesure où effectivement il y a un principe d'abord globalement de non discrimination hein, les personnes qui contribuent, d'ailleurs je tiens à dire que même les non actifs contribuent hein, ils doivent consommer donc ils payent de la TVA. Ça c'est la première chose, c'est aussi l'égalité devant les charges publiques. Et enfin, il y a un problème plus grave à mon sens parce qu'on pourrait toujours bricoler par un référendum, faudrait réviser pour pouvoir faire ce type de référendum. C'est assez aléatoire. Et ensuite, il y a deux plans.
Il y a le plan européen, le plan de la Convention européenne des droits de l'homme. Car je rappelle que le juge qui juge si vous voulez de la conformité des lois aux convention européennes, donc le traité sur l'Union européenne et la CEDH qui prohibe toute discrimination, et ben il peut écarter une loi contraire. Donc c'est de deux choses. L'une en fait, soit on force et on arrive à une sorte de guerriage judiciaire. Je crois pas que les Français ont vraiment intérêt à ça. Et deuxièmement, il faut quand même parce que c'est un contexte global le logement et je sais pas si ça va compléter ce que disait madame C, c'est que c'est le nerf de la guerre.
C'est-à-dire que plus vous êtes loin de votre travail, plus vous léez loin, plus c'est compliqué. On a perdu, je crois, une pièce par logement depuis 25 ans. Enfin, c'est tous les 25 ans, on perd. Et donc, si vous voulez, c'est c'est compliqué. Je crois pas que ce soit en séparant finalement la nationalité de la nonnationalité, que ça règle le problème systémique du logement en France. Hm. D'abord, comment franchissez-vous les obstacles dont on vient de parler de John Christopher Rolland, que ce soit la Constitution euh sur sur Je vais répondre, je vais répond parce que c'est ça a été tranché chez nous, il y a pas de sujet.
Nous considérons que euh lorsqu'on est étranger, qu'on arrive en France, on doit être solvable. On doit pas être une charge pour la société. On doit pas être une charge pour le système social français. Et on intègre le logement social dans la politique sociale au sens large, si vous voulez. Donc pour nous euh si vous arrivez en France, que vous êtes régulier, enfin qu'il y a pas de difficulté avec euh vous n'êtes pas euh en situation régulière, vous devez être capable de de souvenir vos besoins comme c'est le cas dans de nombreux pays, comme c'est le cas au Canada, aux États-Unis, dans un certain nombre de pays anglo-saxons.
Si vous n'êtes pas capable de subvenir à vos besoins au bout d'un certain temps, ben on est désolé mais on vous raccompagne à la frontière et personne n'est choqué par cela. Donc ça c'est une question de de de philosophie politique, si je veux dire. Effectivement, il y a un clivage politique qui est énorme entre nous et la gauche et je ne suis pas du tout surpris par la réaction de de l'USH. Pour revenir sur ce qui est de la constitutionnalité de cela, on sait très bien qu'en l'état actuel des choses, ce n'est pas possible. On narrête pas de le dire.
Et donc ce concept de priorité nationale sera intégré dans un référendum, dans un projet de loi qui sera proposé à référendum après le second tour de la présidentielle si Marine Le Pen est élu. Donc, ce sont les Français qui trancheront et qui imposeront la priorité nationale. Ils y sont favorables très largement, je crois, 70 77 %, y compris à gauche, y compris chez les filles. Vous voyez, c'est pas forcément euh une lubie du rassemblement national. Ce seront les Français les Français qui trancheront et ça s'imposera que ça plaise à l'USH à la gauche ou ou aux bailleurs sociaux tout simplement. Vous êtes député donc vous allez de temps en temps dans des épades dans des hôpitaux.
Vous voyez qui s'occupe de nos anciens qui s'occupe laissez-moi terminer ma question qui s'occupe des malades et cetera. Donc si vous ne les logez plus, si vous ne les accueillez plus veut dire qui va s'en occuper le my du besoin de l'immigration continue parce que il y a des mestiers en tension il faut en finir avec ça. On a 6 millions de chômeurs. Effectivement, il y a des métiers qui n'attirent pas parce qu'ils sont sans doute mal valorisés, mal payés ou autres. Mais on a un stock de 6 millions de chômeurs dans ce pays. Qu'est-ce qu'on fait ? Alors, on continue à accueillir 500000 entrant par an qui sont souvent pas qualifiés, qui sont souvent pas en activité.
Dans 80 % des cas, vous prenez les chiffres, il y a pas d'activité. Che dans le flux qui arrive de 500000 nouveaux entrants, on on va jamais s'en sortir. Voilà. Donc, on va continuer à entretenir des gens au chômage et puis en parallèle, on va faire venir une immigration qui est ce qu'elle est, qui est pas toujours qualifiée. Encore une fois, on peut pas en vouloir aux étrangers de vouloir de vouloir venir en France. Ils vivent dans des dans des pays compliqués, ils veulent améliorer leur vie, c'est pas le sujet. On n'est pas en train de vous faire un discours anti-étranger ou anti-immigré tout simplement.
On dit simplement qu'on a plus les moyens de supporter cette charge qui est l'immigration et qui embolise également les listes d'attentes. Vous assumer de dire que on n'est pas là dans une politique du logement, on est dans une politique de l'immigration, on applique au logement de son liés. Après, on peut pas réduire notre programme politique, notre programme en matière de logement, uniquement la priorité nationale dans les HLM. C'est beaucoup plus vaste. On pourrait en parler, c'est focalise 48h. Oui, on peut en parler avec plaisir également si [rires] vous le souhaitez.
Mais euh Non, parce qu'il y a 2 ans vous la défendiez à l'Assemblée nationale, vous défendiez la loi SRU, vous disiez nous le souhaitons. C'est il est pas vrai le J'ai adoré cette polémique parce que en général en coupe, on disait simplement qu'on était favorable à la loi SRU pour pouvoir loger les Français dans le cadre de l'instauration de la préférence nationale. Voilà, tout simplement. C'est écrit dans les PV de l'Assemblée nationale en 2024, vous disz nous ne souhaitons aucunement revenir sur la loi ess.
On a déposé depuis une proposition loi de monsieur Alisio, de mon collègue qui assouplit qui assouplissait justement cela pour les communes parce qu'il y a un certain nombre de communes qui font des efforts qui se prennent des amendes. Ce n'est plus supportable là où il y a plus de fonciers et depuis plutôt que de créer une usine à gaz, on a arbitré avec Marine Le Pen pour la suppression pure et simple de la loi seron ne construit plus de logements sociaux, c'està-dire qu'on ne dispense plus d'amendes aux communes qui ne peuvent pas respecter le quota. S'il y a pas s'il y a pas de contrainte, il y aura pas de construction. Mais ça fait partie si vous voulez d'une philosophie qu'on a.
On en a assez de tabasser tout le monde. On en a assez des contraintes, on en a assez d'énormes. Le pays est par terre. Donc à un moment donné, on peut peut-être essayer autre chose que du socialisme pur. La loi SRU, elle a quand même permis de construire un petit peu de logement depuis sa création. Toujours autant de demandeurs, ça pasorber le flux. Mais imaginez s'il y avait un million de logements en moins parce que c'est ça 1 million de logements sociaux construits grâce à la loi SRU. De toute façon, la gauche veut du tout social.
Donc nous on n'oppose pas du tout le logement social au parc privé mais le logement social ne va pas pouvoir palier à la pénurie de logement qui aujourd'hui c'est pas possible on oppose pas l'un et l'autre on dit simplement qu'il faut arrêter de tabasser des petites communes comme chez moi dans l'Ude qui ont doublé des fois en 10 ans qui font des efforts leurs quota qui sont passés de 4 à 8 % comme la commune de 6 ans et qui continuent à payer des amendes et elles ont plus de fonciers ils vont faire comment ell vont payer jusqu'à viteam une amende c'est plus possible c to elle a 25 ans elle a été réaménagée en 21 et d'ailleurs avec des votes à l'unanimité dans les deux chambres.
Donc je pense qu'il est quand même important de le dire avec beaucoup d'ajustements sur des communes qui sont les plus loin de leurs objectifs. Elle a en effet permis de construire à peu près un million de logements sur les 255 qu'on a construit dans dans la période. Cette loi, c'est un rééquilibrage territorial. Cette loi, elle part du principe qu'il faut justement rééquilibrer territorialement l'offre de logement abordable et qu'il faut en avoir dans l'ensemble des territoires. Il y a des communes en effet qui ne joue pas le jeu, qui veulent rester dans des dans des des logements qui ne sont plus du tout abordables. Et dans ce cas, elle paye une amende.
Et elle paye des amendes et il y a un certain nombre de sanctions. Mais malgré tout, la question c'est le rééquilibrage territorial et surtout où est-ce qu'on construit du logement abordable aujourd'hui ? Et je le redis, quand on construit des logements sociaux dans le cadre des communes s, on construit pas que du logement social parce que très souvent, c'est des opérations mixtes comme on les appelle. On met du logement social et du logement privé. Par ailleurs, je voudrais quand même dire quelque chose. Tout à l'heure, vous avez parlé d'étrangers qui n'étaient pas capable de subvenir à leurs besoins.
Moi, moi le je représente le mouvement HLM, il est pas de gauche ou de droite, il représente les valeurs du mouvement HLM depuis un siècle. Et la question de notre et ce qui nous réunit, c'est de loger les gens qui ont des besoins. Et pour tout vous dire, aujourd'hui, on a des tas de locataires qui subviennent à leurs besoins, mais ils vivent dans des conditions pas bonnes parce que ils sont dans des niveaux de pauvreté comme plus de 14 % de la population française. Et je ne sais pas dans quelle situation il serait si le logement social n'était pas là pour les accueillir et donc avoir des loyers réduits. Je pense qu'il faut quand même avoir ça aujourd'hui en tête.
Et la question, elle est vraiment là. Comment on répond aux besoins au logement abordable ? Et si on a plus la loi SRU, moi je le dis tout de suite, on ne pourra pas construire dans l'ensemble des territoires et on va reconstituer des vrais guettau de riches ou et des vrais guettu de pauvres. Et je ne suis pas sûr que ce projet-l soit un bon projet pour la société. On voit que Marine Le Pen a fait sa sa rentrée justement sur cette question de la priorité nationale. Là, vous l'appliquez au logement. Est-ce que vous comptez l'appliquer à d'autres choses ? Ça pourrait être dans d'autres choses en tension, des places en crèche ?
Est-ce que vous comptez permettre, préférer d'attribuer à des Français tout ce qui est en tension aujourd'hui en France ou vous l'appliquez uniquement au priorité nationale qui existe déjà dans droit français pour voter pour des concours la fonction publique au logement. Pour le moment, il est pas prévu de l'élargir à d'autres domaines. Voilà. Préférence nationale pour l'instant uniquement pour le logement. On n pas fini parler pas le parc privé qui n'est bien sûr pas concerné et le logement ajouté quelque chose John Christopher. Alors, loin de moi, l'idée de vous poser une question, c'est absolument pas mon rôle.
Mais vous vous parliez de référendum, c'est quelque chose que j'ai oublié d'indiquer tout à l'heure, mais pour l'instant, le périmètre de l'article 11 n'autorise pas des questions, voilà qui qui concernent notamment des discriminations au sens distinguer des personnes tout comme pour le voile et cetera. Et donc, comment vous comp C'est quand même une question, désolé mais comment vous compteriez ? Non, mais c'est c'est une réponse une question qui est assez classique et il faut intégrer la dimension économique et sociale du projet de loi. C'est ça. C'estàd que aujourd'hui l'immigration peut-être une charge et c'est un coût pour les finances publiques.
On a plus les moyens de supporter cela et ça rentrerait dans ce cadre là. Et la CEDH et l'Union européenne ? CODH chez l'Union européenne, c'est une autre histoire [grognement] dont on a plus le temps de parler. Merci en tout cas à tous les trois. Tout de suite, c'est Bourbon Express. Restez là. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier.
[musique]
Mais oui, mais il m'avait manqué aussi. Bonsoir Marco, comment ça va ? Ça va et vous ? Bon, ça y est, j'ai vos feuilles. C'est le retour de Bourbon Express. Forte présence policière autour de l'Assemblée nationale. Alors bon, c'est souvent qu'il y a la police autour de l'Assemblée nationale, mais ils étaient très très très nombreux aujourd'hui. Oui. Là, il ne s'agissait pas de gendarmes protégeant l'Assemblée hein, mais de policiers en colère. Plusieurs milliers se sont mobilisés dans toute la France aujourd'hui à l'appel du syndicat Alliance à Paris. Vous le voyez, ils sont partis des Champs-Élysées. Ils sont arrivés devant l'assemblée vers midi un cortège sous une pluie de confetti bleu.
Vous allez les voir, on les voit. Concert de siffl aussi contre Emmanuel Macron et Sébastien Lecnu devant le palais Bourbon. De nombreux députés du RN. Éric Sioti était aussi présent. On va le voir Éric Sioti à l'image. Le voilà tout comme Laurent Voquier le patron de la droite à l'Assemblée. Tous venus soutenir les policiers et leur revendication. On demande une amélioration des conditions de travail. On demande pas un miracle. On demande juste de pouvoir travailler dans des conditions sereines et pas dans des conditions déplorables et on demande une augmentation de la prime de risque. Aujourd'hui, être flic que risqué, c'est dangereux en service mais hors service.
Donc servir en tout temps et en tout lieu, c'est bien. Encore faut-il avoir la considération derrière tout ça. Et ensuite, les représentants du syndicat Alliance ont été reçus dans l'après-midi par le ministre de l'intérieur, Laurent Nouz. à leur sortie, ils ont constaté, je cite, une ouverture d'esprit et une prise de conscience de la part du ministre avec à la clé peut-être des moyens supplémentairire dans le prochain budget. Alors, justement, parlons du budget 202, ça nous a manqué ce petit projet de loi de finance euh parce que bon, Sébastien Lecnu n'a pas encore dévoilé sa copie, c'est un peu le suspense de la fin de l'été. LFI de son côté annonce déjà la couleur.
Ce sera la couleur de la censure. Censure quoi qu'il arrive a lancé Mathilde de Panneau ce matin chez nos confrères de France info la présidente du groupe LFI à l'Assemblée qui refuse de participer aux consultations lancées par le premier ministre. Nous n'avons rien à discuter, rien à négocier avec ce gouvernement sur la manière dont il ferait les poches à la fois des retraités, des étudiants, des malades.
Rendez-vous compte du scandale d'annoncer qu'ils veulent prendre 6 milliards sur les retraités et qu'ils annoncent en même temps qu'il renoncent à la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises qui a eu cours seulement pendant 2 ans et qui rapportait 8 milliards d'euros par an à l'État. Alors, soyons précis, non, le gouvernement ne renonce pas totalement à la surtaxe sur les grandes entreprises. Il envisage de la réduire. En revanche, c'est vrai, si vous êtes retraité, vous êtes directement concerné. Sébastien Lecnu envisage de vous faire contribuer en désindexant les pensions les plus élevées et en réduisant l'abattement fiscal des retraités imposables.
Derrière ces pistes, un objectif, trouver 30 milliards d'euros d'économie en 2027. Un sacré cast-ê budgétaire et politique hein qui s'annonce pour Sébastien Lecornu. On termine avec la la campagne présidentielle euh et cette attaque du Rassemblement national contre Édouard Philippe rebaptisé Édouard Leflemard. Oui. Moqué par votre parti hein Frédéric Falcon, l'ancien premier ministre moqué sur sa capacité de travail. Tout est partie d'une petite phrase du candidat Horizon prononcé dans un podcast la semaine dernière. Moi, j'adorais un système dans lequel le président est élu en mai et il prend ses fonctions en septembre.
Et entre mai et septembre, il a le temps un de se reposer, de décompresser après une élection présidentielle qui est hyper usante, hyper fatigante. Je dis pas queil doit prendre promo de vacances, mais franchement euh une semaine ça fait pas de mal hein. 2 semaines, ça fait pas de mal avant de repartir. Une séquence utilisée par le Rassemblement national pour en faire notamment une chanson parodique générée par l'intelligence artificielle. On écoute. Édouard le flem. Édouard le flem. Il dit [musique] faut travailler plus longtemps sans discuter. 65 66 67 pour ta retraite, faudra être patient. Travail travaille encore quelques [musique] années.
Une chanson publiée hier par le député Eren Guillaume Bigot. Alors cette vidéo, elle a été repartagée plus de 900 fois sur X. Petit score, c'est un petit buzz quand même. Alors l'équipe d'Edouard Philippe n'a a décidé de de ne pas laisser passer hein. Le candidat a dénoncé une petite phrase sortie de son contexte. Découper une minute de raisonnement. pour conserver quelques secondes qui lui font dire l'inverse de sa conclusion. Drôle de conception du débat public. Bon Frédéric Falcon, est-ce que vous n'avez pas trop caricaturé au RN la séquence d'Edouard Philippe à la limite de la fake news ?
Parceeddouard Philippe, il a pas dit qu'il partait en vacances pendant 3 mois s'il était élu président de la République en ma reste assez potage. On est dans une campagne présidentielle qui est assez animée. Nous-même on subit pas mal d'attaques, pas mal de fake news. J'ai envie de vous dire cette bonne guerre là, il y a pas d'atteinte à l'intégrité d'Édouard Philippe. Ça reste assez assez bon enfant si j'ose dire. Mais si vous me demandez mon avis une forme de baladurisation de la campagne de d'Édouard Philippe qui font des bons coups d'espoir et qui est en train de de fondre au soleil quoi, tout simplement.
Et je vois pas je vois pas de méchanceté, je vois pas de ça reste ça reste de l'ordre du second degré. Merci merci à tous les trois d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Elsa et merci Nicolas et merci à vous d'avoir suivi cette première de la saison. Bah on sera là demain évidemment en direct à 19h30. Cette émission est [musique] rediffusée tout à l'heure à 23h30 et vous la retrouvez à tout moment sur les plateformes, sur notre chaîne YouTube et puis sur la 8 bien sûr demain 19h30. passez une excellente soirée [musique] et à demain.
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