Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewSud Radio (sur YouTube)· 5 octobre 2026 23 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleEurope & internationalInstitutions & élections

S’engager pour les résistances féministes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Cette université s'intitule 'résistances féministes' au pluriel. Quelle est la diversité de ces résistances ?

  • 5:36OuverteRéponse directe

    Quels types d'offensives contre les droits des femmes observez-vous actuellement ?

  • 8:26OuverteRéponse directe

    Comment faire face à ces différentes offensives qui convergent ?

  • 12:07OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de cette université féministe avant l'élection présidentielle de 2027 ?

  • 12:52OuverteRéponse directe

    Quels engagements attendez-vous des candidats sur les droits des femmes ?

  • 13:36OuverteRéponse directe

    Comment abordez-vous le débat sur la natalité et la démographie dans la campagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06Muriel RéusChiffre
    « En France, le Haut Conseil à l'égalité estime que 17 % des personnes de 15 ans et plus, près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile. »
  • 2:06Muriel RéusChiffre
    « Le cyberssexisme est devenu la première forme de haine en ligne et 84 % de ses victimes sont des femmes. »
  • 9:10Laurence RossignolChiffre
    « On est aujourd'hui à au moins 15000 gamins exploités sexuellement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Retrouver la force [musique] de l'engagement avec AGP. Épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé. Sud Radio, la force de l'engagement 15h 15h30, Muriel Rus. Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être avec nous pour la force de l'engagement, l'émission qui donne la parole et celle à celles et ceux qui font bouger la société. Mon invité aujourd'hui est Laurence Rossignol, sénatrice du Val de Marne, vice-présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, ancienne ministre des famille, de l'enfance et des droits des femmes. Elle préside aussi l'Assemblée des femmes qui organise le 17 et 18 octobre prochain à Saint-Touin sa 33e université féministe autour d'un thème majeur, celui des résistances féministes. Avec Laurence Strosignol, nous allons chercher à

0:44

comprendre ce que signifie résister pour préserver des droits que l'on croyait parfois définitivement acquis et comment transformer ces résistances. Mais avant de démarrer cette conversation, Charles Laurence, engageons-nous immédiatement pour les résistances féministes. On croit les droits des femmes gravés dans le marbre. On les dit acquis comme si le combat était gagné une fois pour toutes. Et pourtant, génération après génération, la même vigilance s'impose car l'histoire des femmes ne va pas en ligne droite. En 1789, la révolution proclame l'égalité. 4 ans plus tard, elle ferme les clubs de femmes. En 1804, le code civil leur ordonne leur En 1804, le code civil leur ordonne l'obéissance. En 1973, la Cour suprême des États-Unis reconnaît le droit à l'avortement.

1:25

Aujourd'hui, dans plus d'une dizaine d'États, ce droit a disparu. En Afghanistan, les femmes n'ont pas perdu des droits. Elles ont perdu tous les droits. Et en 2025, en quelques semaines, l'administration Trump a effacé près de 200 mots des documents officiels. Parmi eux, le mot femme. Ces reculs-l parmi tant d'autres se voient. Ils ont une date, un nom, une décision. D'autres sont plus pernicieux. un service public qui ferme, une politique qui n'est plus financée, une loi mal appliquée, une parole publique qui fait à nouveau d'un droit un sujet de controverse et l'épuisement de celles qui doivent sans cesse rappeler pourquoi ces droits sont vitaux. Ces mouvements de recul ne sont pas de simple impression. En 2024, selon ONU femme, un pays qu a fait état d'un recul des

2:06

droits des femmes. [grognement] En France, le Haut Conseil à l'égalité estime que 17 % des personnes de 15 ans et plus, près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile, terro du masculinisme. Le cyberssexisme est devenu la première forme de haine en ligne et 84 % de ses victimes sont des femmes. Contester l'égalité n'est plus une provocation isolée. C'est une position qui s'organise, qui circule, qui se normalise. Comment résiste-t-on ? Et bien avec une porte qui s'ouvre la nuit pour une femme en danger, une association qui porte une affaire jusqu'au tribunal, une entreprise qui permet à une salarié victime de violence de débloquer son compte épargne pour pouvoir partir une chercheuse qui cartographie les réseaux de la haine en ligne. Une classe où l'on

2:48

apprend aux enfants qu'ils peuvent refuser les rôles qu'on leur assigne. Une femme qui refuse de se taire malgré les insultes et les menaces. un film, un livre, une enquête qui nous oblige à regarder ce que nous ne voulions pas voir, la force de la société civile qui influe sur les politiques publiques. Ces résistances tiennent debout ce que la loi promet et que la société ne garantit pas encore. Résister, c'est aussi négligé que l'école, l'entreprise, la justice et la puissance publique prennent leur part. La résilience ne peut pas devenir un devoir ni l'héroïsme une condition pour accéder à ses droits. Car si chaque génération de femme doit consacrer l'essentiel son énergie à défendre des droits acquis, elle dispose de moins de temps et de force pour en

3:26

conquérir de nouveau. S'engager pour les résistances féministes, ce n'est pas simplement protéger le passé. C'est refuser que le recul soit présenté comme inévitable. Résister, c'est tenir la porte ouverte pour que d'autres demain la franchissent. Sud [musique] Radio, la force de l'engagement. Muriel Réus. Aujourd'hui dans la force de l'engagement, mon invité est Laurence Rossignol, sénatrice du Val de Marne, vice-présidente de la délégation au droits des femmes du Sénat et présidente de l'Assemblée des femmes. Le 17 et 18 octobre, Laurence l'Assemblée des femmes organise à Saint-toin sa 33e université féministe consacrée aux résistances féministes. Bonjour Laurence. Bonjour. Alors cette université ne s'intitule pas conquête, égalité, émancipation mais

4:08

résistance féministe et au pluriel. Ça en dit long. Quelle est la diversité de ces résistances ? Effectivement, vous avez bien fait de de souligner que le titre est au pluriel, les résistances féministes parce que les attaques contre les droits des femmes sont diverses et proviennent euh de pôles euh qui parfois peuvent être peuvent sembler très éloignés les uns des autres mais qui tous aboutissent au mêmes résultats. D'abord, un mot sur ce qu'est cette université féministe. C'est la 33e édition, vous avez eu la gentillesse de le rappeler. C'est celle d'une association qui a été fondée par Ivet Roui. D'ailleurs, nous rendrons hommage à Yvet Troui à cette occasion, mais c'est surtout un événement annuel auquel nous tenons beaucoup parce que la pensée féministe est une pensée en mouvement,

4:53

est une pensée continuellement nourrie à la fois par les expériences des femmes, par les chercheuses, par une connaissance nouvelle et tout le temps renouvelée de ce qu'est le patriarcat, des moyens de domination des femmes et aussi une connaissance des modes de résistance des femmes de la manière dont elles s'organisent pour conquérir des droits nouveaux ou stabiliser les droits qu'elles ont déjà acquis. Et nous tenons beaucoup à cette mise en relation euh d'experts, d'universitaires, de chercheuses, mais d'acteurs de terrain, d'acteur et d'actrices de terrain. Et il y aura des magistrats de la protection de l'enfance. S'il y a une commande de police, il y a-même, cher Muriel, qui interviendrai sur la l'articulation

5:36

entre les les droits des femmes, l'immigration, le changement climatique parce que le sujet nous y passerons une journée et demi, nous pourrions y passer 8 jours en réalité. C'est le choix que nous avons fait et c'est encore ouvert. Il y a encore des possibilités de s'inscrire sur le site de l'Assemblée des femmes que vous trouverez sur le net. Alors ces résistances féministes, nous allons travailler à la fois sur la question des montées des mouvements masculinistes, de ce qu'il signifie, de la manière dont on peut les identifier et vous l'évoquiez à juste titre quand quelqu'un vous dit "Ah ça suffit, qu'est-ce qu'elles veulent encore ces femmes ? Elles ont déjà tout." Vous pouvez dire que vous avez là adminima une personne sous influence des des discours masculinistes qui consistent à

6:15

mieux organiser euh la le statut co pour mieux le faire régresser parce que on dit souvent le féminisme c'est comme la bicyclette. Si on arrête de pédaler et ben en réalité on tombe de vélo. C'est ça. Nous allons travailler sur deux types en particulier de de d'offensive et qui sont qui peuvent paraître orthogonales ou différentes mais qui en fin de compte convergent. Je parle la première, c'est l'offensive des conservateurs, des ultraconservateurs, des extrêmes droits, des mouvements conservateurs religieux euh qui sont à l'œuvre en France mais dans de nombreux pays. Je vais prendre un exemple sur ces mouvements conservatif sur quoi il se cristallis par exemple en ce moment. sur le fait que les cours d'éducation à la affective à la vie affective relationnelle et sexuelle ne soient

6:59

qu'optionnel pour les parents. C'estàd les parents pourraient choisir de laisser leurs enfants fréquenter ou non un cours dans lequel on va apprendre aux enfants à respecter le consentement mais que leur corps doit être respecté aussi que les adultes n'ont pas le droit d'y toucher. Là, nous avons une offensive contre l'éducation au consentement, l'éducation au respect de son corps qui doit être dans l'éducation nationale une des matières enseignées. Nous avons des offensives également sur les droits fondamentaux. On le sait, sur l'IVG, ce n'est jamais acquis, jamais stabilisé. Mais je remercie l'opinion publique française de ne rien lâcher là-dessus et d'être toujours très majoritairement attaché. Et puis nous avons aussi des offensifs que je cali qualifierai de de

7:42

libéral. Euh, il s'est passé quelque chose d'illeurs de très grave à l'Assemblée nationale sur un amendement de Sandrine Rousseau, pourtant souvent crédité, d'être une voix féministe et par une majorité euh de circonstances qui allaient du Rassemblement national euh à l'extrême gauche, il a été euh décidé de retirer l'exploitation sexuelle par la prostitution de la liste des violences sexuelles dans le débat sur la loi intégrale. [grognement] Et on affaire parallèlement à l'offensive conservatrice et néoréactionnaire. On a aussi affaire une offensive fondée sur une espèce de libéralisme où chacun fait ce qu'il veut et donc tout est liberté et l'exploitation sexuelle deviendrait

8:26

une liberté. De qui ? Certainement pas des personnes exploitées. Des clients de ces personnes exploitées incontestablement c'est une liberté. et des proxé nets qui s'enrichissent sur euh cette liberté des clients sans aucun doute. Donc nous sommes dans un moment où nous avons besoin de réfléchir à comment nous faisons face à ces différentes offensives qui doivent nous mobiliser. Et puis nous voulons aussi dans cette assemblée des femmes et dans cette université féministe être utile à tous ceux qui se posent des questions. Et nous aurons deux séances consacrées d'une part à l'exploitation sexuelle des mineurs. On sait que la prostitution des mineurs augmente, qu'on est aujourd'hui à au moins 15000 gamins exploités sexuellement et nous aurons là un dialogue entre des acteurs de terrain

9:10

police, justice, association et puis nous aurons aussi une table ronde consacrée à la manière dont les parents peuvent faire face à la montée du masculinisme. Vous l'avez, ça a été étudié au conseil d'égalité. Nous avons fait un rapport du Sénat il y a peu de temps avant l'été sur ce sujet et on observe une diffusion, une propagation numérique virale bien entendu de discours antiféministe, de discours antifemme, de discours masculiniste, mais ça ne reste pas que sur les réseaux sociaux, c'est dans la vraie vie. Et on a des parents, des familles, des mères, des sœurs qui sont confrontées à des gamins qui jusqu'à présent, quand on leur disait "Tu peux débarrasser la table répond débarrasser la table et qui subitement se mettent à dire c'est pas une tâche de

9:54

garçon, c'est pas pour les garçons, c'est pour les filles, demandent à ma sœur. Et ces gamins-là, ils sont totalement sous influence des réseaux masculinistes. Et nous aurons une table ronde également avec l'éducation nationale qui est très investi, le monde associatif et là encore tous ceux qui doivent aider les parents, les femmes, les sœurs à faire face à ces discours-là. comment le l'école peut-être un lieu de contrediscours au masculinisme et nous reparlerons là encore d'éducation à la vie affective relationnelle et sexuel. Nous affiderons bien entendu notre connaissance du masculinisme et de sa diversité sur le plan mondial. Des formes des formes différentes que ce courant de pensée, si je j'ose appelle appeler ça une pensée, ce courant d'agressivité à l'encontre

10:38

des femmes se développe. En fait l'idée c'est que vous venez à l'université féministe, vous avez envie d'entendre parler de sujets qui concernent la condition des femmes et vous repartez d'abord en ayant passé de jours très sympas. Le soir, on mange ensemble, on reste on reste ensemble pend du samedi midi au dimanche 16h. C'est chaleureux, c'est sorel, euh c'est ouvert aux hommes bien entendu, mais surtout vous repartez avec des arguments. Vous repartez plus forte que vous n'êtes rentré pour pouvoir justement résister. Alors, nous sommes à l'aube de des élections présidentielles. C'est un moment extrêmement important. Le corps des femmes va risquer de devenir une nouvelle fois le terrain central de l'affrontement politique en 2017. Cette

11:23

université féministe sera évidemment la dernière organisée avant cette élection. Quel résultat concret voudriez-vous qu'elle produise dans le débat public avant cette échéance ? Et quel engagement attendez-vous des candidats et des candidates à la présidentielle ? On en parle juste après la pause. Retrouver la force [musique] de l'engagement avec AGP. Épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé. GP Sud Radio, la force de l'engagement 15h 15h30 Muriel Réus vous écoutez la force de l'engagement sur Sud Radio. Mon invité aujourd'hui est Laurence Rossignol, sénatrice du Val de Marin, présidente de l'Assemblée des femmes qui organise les 17 et 18 octobre à Saint-toin sa 33e université féministe consacrée aux résistances féministes.

12:07

Avant ce petit moment de pause, Laurence Rossignol, nous parlions de ce moment très concret, très particulier qui est le prélude à à la pardon le prélude à l'élection présidentielle de 2027. Euh qu'attendez-vous que de ces universités euh féministes qu'attendez-vous qu'elles produisent dans le débat public avant cette échéance et quel engagement peut-on attendre des candidats sur les droits des femmes ? Alors, en effet, euh à l'université féministe, la première table ronde du samedi après-midi sera consacrée à la question de l'élection présidentielle parce que euh on sera vraiment dans cette perspective-là. Alors, il y a plusieurs enjeux dans l'élection présidentielle. Le premier, c'est est-ce que les candidats vont

12:52

parler des femmes ? Est-ce qu'ils vont parler de la condition des femmes ou est-ce qu'on va avoir une campagne qui va être une campagne viriliste dans lesquelles euh les femmes seront effacées, oubliées ? ou alors pire peut-être encore, je ne sais pas si je peux le dire comme ça, une campagne dans lequelle les femmes seront un enjeu et en particulier on a choisi de cibler notre table ronde sur la question du corps. Je reviendrai ensuite sur les questions sociales, sur la question du corps parce que nous savons qu'il y a une série de sujets qui peuvent donner lieu à une appropriation du corps des femmes par le débat public et par une série de propositions dans lesquelles elles sont euh à la fois l'objet des propositions et en même temps elles ne sont pas entendues

13:36

sur ces propositions. Je vais prendre de trois types de débats. Le premier c'est le débat sur la natalité, le débat sur la démographie. Je vois bien chez un certain nombre de candidats la volonté de faire de la question démographique une question majeure du redressement supposé de la France. Et la question démographique pourra être abordée sur la question du vieillissement de la population qui concerne les femmes. Les aidantes sont les femmes. Mais c'est pas ça qui les intéresse. Ce qui les intéresse, c'est que les femmes se remettent à faire des bébés. C'est-à-dire que les femmes sont mobilisées et le président de la République avait eu une formule vraiment très très désagréable qui était le réarmement démographique de la France. Euh les femmes sont mobilisées et leurs

14:18

utérus sont appelés au combat pour redresser le pays. Dans ce débat là, je crains qu'on passe à côté des sujets majeurs. Les sujets majeurs, c'est pourquoi les femmes font des enfants aussi tard aujourd'hui, plus tardivement qu'avant. Euh pourquoi les couples euh hésitent à faire plusieurs enfants ? pas qu' il y a des réponses qui sont assez simples. Euh aujourd'hui, on a perdu un couple euh en région parisienne a perdu l'équivalent d'une chambre en mètre carr niveau de revenu que il y a euh 15 ans. Quand vous avez une chambre en moins possible, vous faites moins d'enfants, vous adaptez à la taille de vos familles, à la taille de vos logements. Donc la question de la démographie, elle renvoie pas à la disponibilité des utérus des femmes, elle renvoie aux

15:03

politiques du logement, aux politiques d'égalité professionnelle, à la manière dont dans l'entreprise on traite les femmes qui ont des jeunes enfants, à la manière dont on traite les pères qui ont des jeunes enfants pour que eux aussi contribuent au partage des tâches, ce sujet-là, on veut le poser, il viendra sûrement, nous voulons le poser du point de vue de la question sociale et pas du point de vue de l'annexion des utérus des femmes. Je pense un autre sujet qui va probablement venir parce qu'il a déjà été lancé dans le débat ne serait-ce que par je crois Gabriel Atal. La question de la GPA. Est-ce que on peut dans en France légaliser des conventions par lesquelles des couples ou des femmes ou des hommes d'ailleurs pourquoi dire des couples ? pas je ne sais pas ce ce qu'il y a dans

15:44

son esprit pourrait passer un contrat avec une femme qui porterait pour eux un enfant ou pour elle un enfant et donnerait cet enfant au couple gp dittique c'est comme ça qu'il alors la GP ditétique on elle ne elle le donnerait dans la réalité la GPI n'existe pas les circonstances dans lesquelles une femme pourrait porter un enfant pour quelqu'un d'autre d'une manière absolument dépourvue de tout enjeu financier euh sont extrêmement marginals d'une part. D'autre part euh c'est ce que l'on sait euh dans la G avec les GPA qui existe dans les autres pays, c'est que c'est une un moyen pour les femmes d'avoir un

16:27

revenu supplémentaire et en fait on passe complètement à côté toute la question du de l'indisponibilité du corps humain qui est un principe pour moi intangible. Le corps des femmes n'est pas mis à la disposition des désirs d'enfants aussi légitimes soit-il du reste de la population. Une grossesse n'est pas euh neutre. Voilà, on ne fait pas une grossesse comme on fait une prise de sang et un don du sang. C'est pas la même chose. Euh et donc euh ce sujet-là va venir et nous entendons défendre clairement le principe de l'indisponibilité du corps humain. J'ai évoqué tout à l'heure en début d'émission la question de la de l'exploitation sexuelle et de la prostitution. Le Rassemblement national a déjà dit qu'en ce qui les concernait, ils étaient favorables à la réouverture

17:10

de maisons clauses certes autogérées, certes biodégradable, certes tout ce qu'on peut imaginer, mais infiné, ce ne sont quand même que des maises en clause et la légalisation de l'achat de service sexuel. dans l'université féministe, on aura aussi euh des témoignages parce qu'il y a plusieurs ouvrages sont sortis sur qui sont les clients de la prostitution. Parce que le vrai sujet, c'est pas simplement de protéger les les femmes, les enfants et des hommes aussi d'exploitation sexuelle. Que signifie pour notre société que des hommes puissent acheter le corps des femmes, d'autres hommes ou d'enfants ? Puis il y a aussi hein le les l'exploitation sexuelle des mineurs hein. Les forces de l'ordre ont recensé 704 mineurs victimes de prostitution, de procès inétisme. Euh

17:51

74 euh 43 % de plus qu'en 2021, 94 % son défi. Les associations elles ont pas du tout les mêmes chiffres hein, elles estiment qu'au moins 10000 mineurs seraient concernés. C'est colossal. Oui, c'est colossal. C'est c'est lié à plusieurs à à plusieurs facteurs. D'abord, il y a une vraie euh une vraie surexposition et vulnérabilité des enfants accueillis en protection de l'enfance. C'estàd que c'est tous les dysfonctionnements, tout le délabrement du système de l'aide sociale à l'enfance a comme traduction une une vulnérabilité des jeunes filles qui sont accueilles en protection de l'enfance, qui sont la à la main des réseaux d'exploitation, qui sont souvent liés avec des réseaux de trafic, de drogue. Il y a maintenant une espèce de de de business drogue,

18:35

exploitation sexuelle qui s'est installé et qui en fait c'est un business terrible. Il tue les jeunes garçons qui font les chauffeurs, qui sont qui sont travaillent pour les réseaux de trafic de de de narcotrafic et détruit les jeunes filles les des des gamines qui elles sont exploitées par des réseaux d'exploitation sexuelle, parfois même par leur petit copain qui lui-même est en cheville. Donc on a ça, mais aussi euh quand j'entends un certain nombre de gens dirent "Ouais, c'est formidable la prostitution, le fait de se prostituer est une liberté." Alors c'est une liberté à 18 ans, mais en dessous de 18 ans, c'est quoi ? C'est juste une c'est c'est une une domination. C'est une domination ou alors c'est ou c'est l'apprentissage ou c'est l'apprentissage. On sait très bien qu'à

19:17

15 16 ans, on a envie de faire ce qu'on fera quand on sera plus grand. Euh si on ne dit pas que il y a là quelque chose qui est inacceptable pour tous les êtres humains, on surexpose les jeunes et que celles et ceux qui racontent ça ne croient pas que euh l'exploitation sexuelle ne concernerait que les gamins des milieux euh vulnérables. Tout le monde, tous les enfants de tous les milieux sont aujourd'hui exposés à un risque de tomber entre les mains des réseaux d'exploitation sexuelle des mineurs. Ce sujet là viendra également dans dans la campagne présidentielle et puis il ne faudra pas que dans cette campagne on oublie que la majorité des femmes travaillent, que elles sont dans les professions les moins rémunérées, les moins qualifiées et qu'il y a un

19:59

vrai enjeu pas simplement sur l'égalité professionnelle mais sur la requalification de tous les métiers qui sont des métiers majoritairement et principalement féminins. Alors, moi j'ai envie de vous poser parce qu'on arrive pratiquement au bout de cette conversation tour une question un peu plus euh personnelle. Euh l'université va rendre unage à Yvette Roui, hein, fondatrice de l'Assemblée euh des femmes. Elle a été ministre des droits des femmes de 80 à 86. Remboursement de l'IVG, euh loi sur l'égalité professionnelle, reconnaissance officielle du 8 mars. Elle a vraiment fait avancer les droits des femmes. Vous l'avez bien surcôtoyé. J'aimerais savoir ce qu'elle vous a transmis. peu deux choses. Ivette Routi était une féministe qui avait très tôt compris que

20:43

le féminisme devait aussi se déployer en politique et qu'il fallait des femmes politiques féministes. C'est la première leçon qu'elle m'a transmise. La deuxième, c'est ce qui était à mon avis son prin enfin son grand talent, c'est qu'elle était d'une d'une radicalité absolue sur ses propositions. Elle ne lâchait rien mais elle savait que pour avancer, il fallait passer des compromis. Et Ivet Troui avait cette force remarquable d'amener ses interlocuteurs à la table des négociations avec elle, de ne rien lâcher au départ mais de sentir quel était le moment où le compromis était indispensable pour les avancer. C'était de ce point de vue-là

21:27

une vraie réformiste révolutionnaire. Et qu'est-ce qu'elle peut apprendre comme résistance au féministes d'aujourd'hui, aux jeunes femmes d'aujourd'hui ? Qu'est-ce que l'égué à cette jeune génération ? Un se faire respecter, que être féministe, c'est pas forcément la position la plus facile qu'on choisit dans dans les dans les lieux mixtes, mais que en étant féministe, on finit par faire respecter toutes les femmes. Merci Laurence Rossignol. Alors, l'université féministe de l'Assemblée des femmes s'attiendra les 17 et 18 octobre à Saint-toin autour des résistances féministes. Venez nombreux et nombreuses, n'hésitez pas à vous inscrire sur le site de l'Assemblée des femmes. Résister n'est pas seulement empêcher un recul, c'est rendre les

22:11

droits effectifs, maintenir les lieux de protection, transmettre une mémoire, construire des alliances et continuer à ouvrir tous les possibles. La force de l'engagement, c'est chaque dimanche sur Sud Radio à 15h. Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette émission et toutes les autres surradio.fr et sur toutes les plateformes de podcast. Je vous donne rendez-vous dimanche prochain, même heure, même énergie avec celles et ceux qui font bouger la société. Je vous souhaite un excellent dimanche. Sud Radio, la force de l'engagement 15h 15h30 Muriel [musique] Reus avec AGP association d'assurés engagé et responsable GP [chant]