"Allah Akbar", alcool, profil du suspect… Ce qu'il faut savoir sur l'attaque à Île d’Oléron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le Grand Matin [musique] Sud Radio 7h10h Patrick Roger 7 à la une 7h13 le choc et les questions après l'attaque sanglante à la voiture Bélier donc à Holéron l'homme de 35 ans a conduit pendant plus d'une demi-heure en fauchant des cyclistes piétons. Il a crié à l'agbar avec une ou des bonbonnes de gaz dans dans son véhicule. Il a essayé d'attirer les forces de l'ordre vers lui.
Il aurait voulu mettre le feu. Nous sommes avec Christophe Plaçard qui est député horizon de Charante Maritime de la circonscription donc où les où les faits ont eu lieu. Bonjour Christophe Plaçard.
Bonjour. Euh vous étiez euh hier, vous êtes allé sur place évidemment, vous avez passé la journée avec le ministre de l'intérieur Laurent Nunels. Avant avant de venir au profil hein de de de cette personne, revenons d'abord sur le choc auprès de la population parce que sur une île qui est plutôt habituée euh au calme bien sûr, évidemment loin loin de ça, Christophe Plaard. loin de ça, comme beaucoup de territoires bien heureusement et je dirais même la majorité du territoire français, il se trouve que c'est une île et une île, il y a toujours un caractère un peu particulier.
C'est pas les Corse qui vont me contredire. L'île d'Oléron est la deuxième plus importante île en France habitée et c'est vrai que les insulaires, moi qui n'en suis pas un, cette circo étant bien au-delà de l'île d'oléron, je je connais bien les les habitants et notamment ceux qui sont c'est souvent des familles qui sont installatées depuis générations et des générations. C'est effectivement un lieu paisible et tranquille, souvent connu des Français plus pour le le tourisme et bien sûr les huîtres.
Mais mais c'est effectivement pas un lieu qui a l'habitude de faire la une de de ce genre de de malheureux événement. Oui, bien sûr. D'où la la stupéfaction avec les les conditions en même temps de de cette course folle, cette voiture Bélier.
Qu'est-ce que l'on sait ce matin ? Évidemment, parce que hier dans les premiers éléments de l'enquête, on a dit qu'il y avait une récente entre guillemets radicalisation, c'est-à-dire qu'il a découvert l'islam et euh et puis bah qu'il a créé à la à la Akbar. Alors pour l'instant, il n'y a pas de qualification d'acte terroriste.
Christophe Lassard. Oui, moi j'ai les mêmes informations que vous qui nous ont été partagées hier par le ministre de l'intérieur à savoir que le parquet entité terroriste est venu en observateur mais que pour l'instant à ce stade l'instruction est bien menée par le parquet de la Rochelle mais je pense qu'il faut laisser le temps à l'enquête et et vérifier s'il y a d'autres raisons, je dirais de qualifier mais quelle que soit la qualification à la limite que l'on donne, c'est l'horreur de l'événement qui qui a touché et et quel que queles que soient les motivations, l'horreur la même et les victimes sont les mêmes. Oui, c'est vrai.
Mais c'est pas tout à fait les mêmes quand même de sur l'origine s'il y a eu une forme de d'appel un djihad et cetera. Alors, il faut être très prudent par rapport à ça. Alors, on en est excusez-moi de vous couper, mais on en est quand même très très loin.
Je veux dire, on a on en est très loin et bien sûr, il faut pas aller jusque là, mais ce n'est pas non plus un chauffard tel qu'on le dit, tel qu'on le présente aussi un automobiliste qui aurait percuté au hasard comme ça quelques personnes parce que il aurait trop bu quoi. C'est c'est là où il va y avoir un peu probablement des questions à Christophe Lassard. Bah, il y aura sûrement des questions sur les raisons du passage à l'acte.
Euh, ce qui ne change pas le la qualification de l'acte, ce que l'on sait de la personne aujourd'hui. Euh, on a aussi un certain nombre de signes, je dirais, soit de consommation d'alcool, de stupion, euh exactement, d'attitude. Euh je pense que enfin je pense pas, je suis certain qu'un bilan psychologique va être va être va être fait et je pense que c'est à l'ône de l'ensemble de ces éléments, soit d'attitude, soit d'habitude, soit de de psychologie et bien sûr sans les écarter de d'extrémisme que l'on pourra à la fois qualifier le personnage et l'acte.
Ouais, c'est c'est vrai. C'est ce que dit le maire aussi Christophe Flassard que vous devez connaître. Il dit bah il était connu chez nous comme quelqu'un qui traînait un peu.
C'est ça. Qui connu des gendarmes aussi pour des délits liés au stupéfiant et comme beaucoup de jeunes malheureusement chez nous dit-il ? Bah il touchait en fait un peu à la drogue et il pouvait s'enc procurer sur l'île quoi.
Alors je corrigerai vos propos quand vous dites comme beaucoup de jeunes. Euh non non c'est pas moi qui le dit. C'est pas moi qui le dit.
C'est même il y a deux mèes puisque voilà, il y a deux mèes puisque ça s'est passé sur deux communes, celle de Delus de Léron et celle de Saint-Pierre de Lon. Donc je sais pas lequel les deux mères vous évoquez mais je les connais tous he il y a communes sur l'île de Lon. Euh et effectivement mais je veux dire je je je veux pas faire de généralité une voilà euh oui, vous avez des jeunes qui se marginalisent.
Est-ce que c'est le cas ? Je pense qu'à je crois qu'il a une trentaine d'années, de ce que je sais. Je pense qu' une trentaine d'années, on a largement passé l'âge de raison et que même si on est un jeune, on est davantage un jeune adulte qu'un jeune adolescent.
Donc je pense qu'il est totalement responsable de ces actes que ce soit de de ces conduites, y compris s'il y a des conduites d'addiction que de que que de ce qu'il a fait. C'est mis à part modulo, je dirais le l'expertise psychologique, je pense que c'est quelqu'un qui est à 30 ans est en pleine responsabilité de ce que l'on fait de sa vie et malheureusement dans le cas présent de la vie des autres. Ouais.
Il y a une question en fait qui se pose parce que bien souvent dans ces gens qui passent à l'acte, on l'a vu attaque de train et cetera, ce sont des gens qui basculent effectivement. Comment surveiller ces ces ces ces gens-là qui commettent des petits délis, qui sont souvent sous drogue et cetera et qui évidemment ils ne sont pas fichés s comme des des terroristes potentiels quoi. Bien sûr.
Comment surveiller en fait ces gens qui sont parce que il était connu pour traîner un petit peu évidemment sur place quoi. Christophe Plazard. Bah, je pense que c'est euh c'est vraiment un problème, j'allais dire, de santé publique et plus que de renseignement.
De ce que je sais au stade de l'enquête et des des services de renseignement territoriaux que je connais et que je pratique très régulièrement. Euh il y a effectivement aucune alerte. Maintenant, on le sait euh et là c'est un sujet, je dirais national de de de santé mentale, de traitement de la de de la santé mentale, de dégradation de la santé mentale.
On pense notamment à l'effet délétaire que les réseaux sociaux peuvent avoir euh euh sur euh sur ce genre d'individu fragile. Et lorsqu'il y a une fragilité, que ce soit à cause d'une substance, que ce soit à cause de de réseaux sociaux ou de façon de s'informer, que ce soit pour des thèses complotistes, on l'a vu dans des dans des dans des actions sectaires aussi hein, où vous pouvez avoir des des il y a il y a il y a quelques dizaines d'années, on on voyait ce genre de chos souvent dans des dérives sectaires. Donc voilà, tout ce qui altère je dirais euh le à la fois le bon sens et et surtout aujourd'hui ce qu'on a regroupé sous sous le sous le monde de santé mentale nécessite à mon avis une prise en charge qui est difficile parce qu'on peut pas être derrière tout le monde et malheureusement c'est quelque chose qui a plutôt tendance à à s'amplifier et et et faire de de la santé mentale un sujet prioritaire est à mon avis aussi important que de que de parler que de de la partie extrémisme.
Oui. Oui. Merci beaucoup Christophe Plaçard.
Je rappelle que vous êtes député de Charante Maritime.
Christophe Plassard