[DIRECT] Audiovisuel public : audition des responsables de l'information de France TV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 36 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous les changements réguliers à la tête de l'information de France Télévision ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision sur le rapprochement entre France Info Radio et France Info TV ?
- 50:00RelanceRéponse partielle
Comment analysez-vous la décision de ne plus inviter de responsables politiques dans les magazines de France 5 ?
- 1:00:00FerméeRéponse directe
Un directeur de l'information doit-il impérativement avoir une carte de presse ?
- 1:10:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi Stéphane Sitbon Gomez, sans carte de presse, supervise-t-il la direction de l'information ?
- 1:20:00RelanceRéponse directe
Comment justifiez-vous l'augmentation du budget de France Info TV sans impact sur l'audience ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00PRESIDENTFait
« Le secteur public de la communication audiovisuelle a pour mission de garantir l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information. »
- 22:00ALEXANDRE CARAFait
« Nous avons mis en place une page transparence qui permet à chacun de vérifier nos temps de parole, nos invités, nos thématiques. »
- 2:00Fait
« s il y aurait des informations qui n'existeraient pas si le l'audiovisuel et le public était n'était pas là. »
- 4:00Fait
« Nous avons eu un problème de trafic sur France info il y a quelques semaines suite à une ingérence venue des États-Unis dont nous n'avons pas nous ne connaissons pas la source. »
- 6:00Promesse
« Moi, j'ai créé notamment euh la guerre de l'info qui est un magazine qui travaille là-dessus. »
- 8:00Fait
« une expertise judiciaire indépendante ordonné par le tribunal a conclu que les propos en question n'ont pas été prononcés dans le plan montré à l'antenne par France I et établi qu'il y a eu un montage illicite. »
- 10:00Fait
« Je ne suis pas favorable à une convergence éditoriale ou à à une absence de pluralisme. »
- 12:00Fait
« si on le fait tous ensemble, ça sera quand même plus facile. Aujourd'hui, chacun le fait dans son coin. »
- 16:00Promesse
« si Raphaël Gluxman était candidat à la présidentielle, il est évident que nous imposerons les règles déontologiques qui sont celles du service public et Léa Salamé devra se retirer de l'antenne. »
- 20:00Fait
« Gabriel Zucman a été invité une fois au 20h comme a pu l'être le ministre de l'économie quand on débat à l'assemblée d'une taxe Zucman qu'on est le 20h de France 2. »
- 26:00Fait
« il n'était pas bon d'enquêter sur l'ancienne boîte de la patronne faisant référence à Delphine Ernut. »
- 30:00Fait
« Nos règles sont très claires à France Télé. Tous nos intervenants en plateau, tous nos invités doivent être présentés euh correctement dans leur intégralité. »
- 36:00Fait
« LINE Dao ne l'a pas fait. Euh elle l'a reconnu, elle n'avait pas à participer à cet événement et encore moins sans nous en avoir averti et sans en avoir fait la déclaration. »
- 46:00Fait
« La première chose c'est que c'est dans l'air et c'est ce soir, vous le savez pertinemment, ne sont pas dans le périmètre de l'information donc ce n'est pas de notre responsabilité de notre ressort. »
- 0:00Fait
« La plupart des gens que vous citez ne viennent pas que sur les plateaux du service public, on les retrouve assez régulièrement sur les plateaux des antennes privées également. »
- 2:01Fait
« Le 21 mai dernier sur France 5, vous avez diffusé un documentaire de la série La fabrique du mensonge intitulé Affaire Lola, chronique d'une récupération. »
- 2:01Fait
« En quelques jours à peine, une opération d'influence et de manipulation a été orchestrée, que cette récupération n'a qu'un but : faire de la politique en s'emparant de l'affaire. »
- 8:01Fait
« Il faut changer. Il est inutile d'attendre que les choses aillent mal pour changer. »
- 8:01Fait
« On a une télévision d'homme blanc de plus de 50 ans et ça il va falloir que cela change. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le pluralisme, l'indépendance et l'honnêteté de l'information sont plus que jamais des principes qu'il nous faut défendre, renforcer. Ils ne sont pas négociables. Ces exigences ne sont pas des ne sont pas symboliques ou morales.
Elles sont une obligation légale fondée sur la rigueur déontologique absolue. C'est la loi qui le dit, la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et qui fixe très clairement le cadre. Le secteur public de la communication audiovisuelle a pour mission de garantir l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information.
Le respect de cette loi, de ces principes doivent être absolus car ils garantissent la confiance de nos concitoyens dans le service public de l'audiovisuel. L'ARCOM, le régulateur français de l'audiovisuel est chargé de faire respecter cette loi. Car être journaliste au sein d'un média de service public n'est pas un métier comme un autre.
C'est une fonction qui engage un pouvoir qui oblige au nom même du financement public. Cette charge au sens le plus noble du terme implique donc une exigence absolue d'impartialité. Elle implique d'éviter à chaque instant la confusion des rôles et savoir précisément d'où les gens parlent.
L'audovisuel public est un bien public, un espace d'information, d'analyse, de débat et de compréhension commun à tous les citoyens, quel que soit leur choix politique et leurs opinions. L'audisel public est un acteur majeur de l'information des Français. Et notre audition aujourd'hui nous permettra de mesurer la manière dont France Télévision garantit à chaque instant l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information.
Certaines erreurs, certains incidents parmi les 3000 heures d'information que diffuse chaque mois France Télévision ont suscité les mois des Français. Je ne doute pas que le rapporteur ou les collègues y reviendront. Je peux cider le bandeau de France info qui évoquait des otages palestiniens.
La confusion qui a pu exister dans le journal télévisé entre Dominique Bernard et et Samuel Parti ou encore plus récemment le 10 novembre dans l'émission Toutes et politiques sur France info un graphique qui présentait des intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2027 et qui ne correspondait pas au chiffres de l'enquête et LAAB. Mais pour approfondir ces questions, cette question majeure de l'information, nous allons auditionner trois piliers de l'information de France Télévision. D'abord vous, monsieur Alexandre Cara, vous avez commencé votre carrière de journaliste à Europe 1, puis vous avez rejoint Paris Match avant d'intégrer France Télévision en 1997.
Après 4 ans comme chef du service politique d'Europe 1, vous revenez à France Télévision en 2016, d'abord comme directeur de la rédaction puis directeur de France info, puis directeur des programmes avant de devenir directeur de l'information en octobre 2022. La semaine dernière, vous avez annoncé votre départ la direction de l'information et madame Delphine Ernote, présidente de France Télévision, a annoncé votre remplacement par monsieur Philippe Corbet. Malgré votre départ de la direction de l'information, j'ai souhaité maintenir votre audition car vous avez eu la responsabilité de l'information pendant plus de 3 ans et nous avons des questions à vous poser.
Madame Muriel Plény, bienvenue dans cette commission. Après avoir fait des études d'économie, être passé par le CELSA, vous avez commencé votre carrière de journaliste à LCP avant de travailler ITL, RMC et le Parisien. Vous avez rejoint France Télévision en mars 2021 et vous êtes directrice adjointe de l'information depuis le mois de mars 2025.
Enfin, nous vous accueillons madame Nathalie Crc, vous êtes une figure de l'information de France Télévision. Vous avez une carrière riche de journalistes derrière vous, notamment à France Télé. Vous êtes rentré en 1992 si mes fiches sont bonnes.
Vous y avez occupé plusieurs postes importants, notamment rédactrice en chef, responsable du service politique de France 2. Avant d'avoir été nommée directrice des rédactions nationales de France Télévision en mars 2025, vous êtes aujourd'hui éditorialiste politique reconnu sur France 2. Mais avant de vous donner la parole et comme nous l'imposent les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.
Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Peut-être même crique pour commencer.
Merciérê je sais pas si le périmètre veut que je dis votre micro votre micro. Je sais pas si le périmètre veut que je dise que mon mari a été directeur général de France Télévision euh mais il est rentré après moi, que mon beau-frère Alain Diamel est chroniqueur, que mon fils Benjamin Diamel est journaliste à France interre et que mon frère Olivier Saintcr est directeur d'un journal. C'est juste ma famille mais ça évitera de perdre du temps tout à l'heure si par hasard on se disait que on est partout.
Merci beaucoup de cette précision monsieur Cara. Madame Scr votre micro c'est une gymnastique qui s'apprend. Merci je le jure.
Merci madame PL. Je le jure. Je vais donc vous laisser la parole je crois monsieur Cara pour 10 minutes.
J'indique au rapporteur membre de cette commission un point peut-être de de méthode et d'organisation des temps de notre commission d'enquête. L'ordonnance de 1958 précise que le président et le rapporteur peuvent poser l'ensemble des questions qu'ils souhaitent. Euh il n'est pas écrit que le président d'une commission d'enquête est un passep ou un figurant.
Donc, j'aurai dorén avant deux ou trois questions en propos liminaire étant entendu que l'introduction y compris mes questions devraer un maximum de 30 minutes et je le dis, c'est l'usage dans toutes les commissions d'enquête et pour celles et ceux qui le contestent, ils peuvent aller se référer à la commission d'enquête parlementaire sur TikTok où le président, je crois, posait beaucoup plus de questions que moi. Mais par respect pour monsieur le rapporteur, je lui laisserai donc désormais 45 minutes de première série de questions. Je donnerai la parole au bout de cette heure et aux députés des différents groupes politiques afin que le pluralisme de notre assemblée puisse s'exercer dans cette commission et je redonnerai autant de temps qu'il souhaite à monsieur le rapporteur pour les questions complémentaires auxquelles les répons auxquelles il n'aurait pas trouvé de réponse.
Nous sommes, il est donc 15h13, ce qui nous laisse 23 minutes puisque nous avons commencé à 15h6 pour cette première introduction et je lui serai donc la parole d'ici 20 minutes. Mais vous avez 10 minutes monsieur Car, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les représentants de la nation, je voudrais d'abord vous remercier de nous avoir convoqué au risque d'en surprendre certains. Nous sommes très heureux d'être ici.
Il n'est pas si fréquent pour des journalistes de pouvoir venir défendre leur métier et leur conviction devant la représentation nationale. Pour ma part, c'est bien en tant que journaliste que je veux me présenter cet après-midi devant vous. En tant que journaliste, pour vous parler d'abord d'un immense défi, mais surtout d'une immense responsabilité qui est la vôtre, qui est la mienne, défendre l'information et le pluralisme en France.
Jamais les médias n'ont connu de tels bouleversements en un temps si court. Aujourd'hui, la presse traditionnelle, qu'elle soit écrite ou audiovisuel est en grave danger. En danger économique, comme l'a montré l'excellente étude publiée par l'Arcom, elle montre que la moitié des médias français sont déficitaires.
En danger éditorial également, chaque jour des médias disparaissent. Il est de notre responsabilité collective de défendre l'information, de défendre le pluralisme, donc de défendre la démocratie. Quand j'étais gamin, j'écoutais repette.
Ma mère jugeait à l'époque cette radio trop progressiste et préférait s'informer sur les stations du service public. Puis étudiant, j'ai fréquenté un café où la presse était à disposition et chaque jour, je me jetais sur le Parisien, le Figaro, Libération, le monde et évidemment l'équipe. Aujourd'hui, je parcours quotidiennement l'ensemble de la presse de valeurs actuelles à l'humanité du point au Nouvels, car je crois viscéralement que c'est du débat du contradictoire que n'est la richesse.
La France est forte d'un extraordinaire éventail informationnel. Il faut à tout prix le défendre. Je sais qu'aujourd'hui la montée des positions radicales de la dictature du ressenti ou des bulles informationnelles voudrait nous faire croire que l'on pourrait passer se passer de cette richesse.
Pour ma part, elle me semble indispensable à la fabrique du citoyen et à la bonne marge démocratique de notre pays. Il faut défendre les médias traditionnels pour lutter contre la postvérité et la manipulation de l'information. Peut-être certains d'entre vous me répondront avec fatalisme qu'avec le changement des usages médiatiques, il s'agit d'une évolution naturelle et que nous ne pouvons pas y faire grand-chose.
Ce que je ne crois pas, ce n'est pas le changement des usages, des formats ou des interfaces d'information qui changent ce que doit être la nature même de l'info. Lire un journal de papier ou consulter un smartphone, écouter la radio ou un podcast, regarder le 20h ou s'informer sur les réseaux sociaux. En fait, peu importe, l'essentiel est d'avoir toujours accès à une information de confiance, pluraliste et contradictoire.
Et c'est cet appel que je vous lance aujourd'hui à vous, mesdames et messieurs les députés. Aidez-nous à sauver l'extraordinaire richesse de l'information de ce pays. Aidez-nous à défendre le débat démocratique.
Il était important pour moi de vous présenter ce contexte avant de vous parler de la spécificité de l'information de service public. Depuis quelques temps, un certain nombre de polémiques et d'attaques aidants, une partie des Français légitimement s'interrogent. Il se demande à quoi sert l'information de service public.
C'est à cette question que je voudrais maintenant tenter de répondre. D'abord, sans l'information de service public, c'est toute une partie de l'information qui disparaîtrait de notre paysage informationnel. C'est en effet le devoir de l'information de service public d'être là où le privé n'est pas.
Alors, soyons clair, hein, il ne s'agit pas d'opposer public privé, mais simplement de rappeler que les responsabilités du service public, vous l'avez dit, monsieur le président, sont plus larges que celle du privé, que ce soit sur l'international, la proximité, l'outre mer, la culture, la politique, la société ou l'économie, beaucoup de sujets ne sont traités que sur des chaînes publiques. C'est la responsabilité du service public d'assurer la continuité territoriale de l'information. C'est le devoir du service public d'assurer la pluralité de l'information.
L'information de service public, c'est aussi le dernier bastion de magazine réguliers sur la politique, l'Europe, la culture à des heures de grandes écoutes. Dans nos missions encore, il y a l'investigation, des magazines qui permettent d'éclairer les Français sur des sujets complexes au même titre d'ailleurs que votre commission aujourd'hui. L'information de service public n'a pas d'un jardin marketing et doit éviter à tout prix le racollage informationnel.
Notre plus grande fierté, c'est de permettre la pluralité de l'information, mais aussi le pluralisme des opinions. L'info en avez parlé tout à l'heure dans votre votre introduction, pardon, monsieur le président, c'est près de 3000 invités politiques par an, mais surtout près de 12000 invités dans tous les domaines d'expertise. Une diversité inégalée dans le paysage médiatique français.
Pour bien remplir ces missions, l'information du service public doit rester une information indépendante. Indépendante du pouvoir politique, indépendante du pouvoir économique, indépendante du pouvoir religieux, indépendante de toute pression extérieure. L'information de service public est une information vérifiée et transparente.
Alors, vous l'avez précisé également, il y a parfois des erreurs. Le zéro défaut n'existe pas quand on produit près d'une centaine d'heures d'infos par jour. tout support confondu.
Mais ces erreurs, nous les reconnaissons, nous les corrigeons et nous les expliquons. Depuis 2 ans maintenant, nous avons mis en place une page transparence qui permet à chacun de vérifier nos temps de parole, nos invités, nos thématiques et d'expliquer aussi la manière dont nous travaillons. Pour y accéder, il suffit de scanner le QR code présent dans nos journaux.
C'est un modèle unique au monde dont la BBC a décidé de s'inspirer. L'une des missions aussi de l'information de service public, c'est l'accessibilité pour le plus grand nombre. L'accessibilité, c'est cette bataille quotidienne que nous menons, que nous devons mener pour récupérer les décrocheurs et les oubliers de l'information.
Enfin, et c'est peut-être l'enjeu majeur des prochaines années, la lutte contre la désinformation et les ingérences informationnelle. Plus que jamais, le service public doit en être le bras armé. Déjà, nous avons noué un partenariat avec Viginum, le service de l'État, chargé de la lutte contre les ingérences numériques pour lutter ensemble contre les ingérences qui ne manqueront pas de se produire à l'occasion des prochains rendez-vous électoraux.
Cette bataille, nous pouvons la gagner ensemble. L'information de service public est une information au service de tous. Son universalité doit faire l'objet d'un consensus national.
Je le rappelle encore une fois, l'information n'est pas un contenu comme un autre. Il faut réaffirmer les moyens de son indépendance éditoriale, sanctuariser son financement et pourquoi pas l'accompagner mieux aussi. L'information est la nécessaire expression du questionnement démocratique comme un outil magnifique pour enrichir, défendre, vulgariser l'information.
Notre démocratie aujourd'hui mérite mieux que des à l'emporte-pièce. Il faut sanctuariser cette information. Comme tous les médias, l'information de France TV n'est pas parfaite.
Elle doit poursuivre sa transformation. Mais la richesse de notre écosystème d'information vient, comme souvent en France de la mixité publique-privée. Il ne faut pas les opposer.
L'information privée et l'information de service public, je l'ai dit, sont complémentaires. Avant de conclure, je voudrais rappeler ici que contrairement à certaines idées reçues, l'information du service public sait parfaitement qu'elle est responsable de l'argent public. Nous sommes comptables de l'utilisation de l'argent public.
Nous devons jamais oublier que tous les Français sont les copropriétaires de cette information de service public. Depuis une décennie maintenant, nous avons réalisé des économies. Nous nous sommes réformés, nous avons augmenté la productivité.
Ces efforts ont été ceux de milliers d'hommes et de femmes qui chaque jour travaillent avec passion à informer, à éclairer, à rassembler et à consolider notre idéal démocratique sur tous les territoires de la nation. Ce chemin, nous devons encore le poursuivre pour encore nous transformer, nous améliorer. Nous le devons aux français.
Alors, j'en appelle à vous, mesdames et messieurs les députés, pour préserver le débat démocratique, pour assurer la liberté d'expression et d'information, pour renforcer notre cohésion nationale, nous devons à tout prix ensemble défendre ce bien commun qui est l'information de service public, ce bien commun qui doit être et rester celui de tous les Français. Merci. Merci monsieur Cara pour votre proposiminaire.
J'aurais trois questions pour commencer. et vous pourrez y répondre tous les trois si vous le souhaitez en 10 minutes s'il vous plaît parfin que je puisse respecter l'engagement que j'ai pris auprès des rapporteurs et des collègues et de céder la parole au rapporteur à 15h36. Ma première question euh elle est pour vous monsieur Cara.
Vous êtes le 4e directeur de l'information depuis l'arrivée de Delphine, Philippe Corbet en sera le 5e. Si j'étais journaliste, je résumerai ma question en directeur de l'information Mission Impossible. Plus sérieusement, comment expliquez-vous euh ces changements assez réguliers à la tête de l'information de France Télévision qui peuvent interroger des Français cette rotation ? importante.
Ma deuxième question, elle porte sur l'organisation de l'information au sein de France Télévision et la question du rapprochement entre France Info Télévision et France Info Radio qui est un rapprochement souhaité depuis des années de pouvoir avoir un acteur unique de l'information du service public audiovisuel France info qui permettrait de rapprocher la radio et la télévision. Alors, il y a eu des coopérations qui ont été engagées, mais comment quelle est votre vision aujourd'hui sur ce rapprochement entre la radio de service public et la télévision de service public, autrement dit entre France Info Radio et France Info TV ? Et puis ma dernière question, elle est le prolongement de l'audition que nous avons eu hier avec les directeurs et directrices de la stratégie éditoriale de France Télévision.
Elle porte sur la question des magazines d'information. Euh l'Arcom a mis en garde France Télévision sur le respect du pluralisme politique sur France 5 et la décision qui a été prise par Delphine et qui nous a été expliquée hier par le directeur des magazines a été pour quelques semaines de ne plus inviter de responsables politiques au sein de ces ces magazines. Je vois qu'au même moment la présidente de de France Tévision a décidé de unifier le pilotage de l'information en donnant la responsabilité de ces magazines d'information au directeur de l'information.
Autrement dit, les tranches d'information de France Télévision et les magazines d'information de France Tévision seront demain si nous avons bien compris ici la réorganisation souhaitée par Delphine sous la responsabilité du directeur de l'information. Comment analysez-vous je veux dire cette décision ? Est-ce que vous pensez que c'est essentiel aujourd'hui que toutes les tranches d'information de France Télévision, quel que soit leur format, soit sous la responsabilité, sous la houlette du directeur de l'information ?
Et la question corrolaire à cela, est-ce que pour vous le directeur de l'information doit impérativement avoir une carte de presse ou non ? Alors, vous me laissez 10 minutes pour répondre à ces questions. Inutile de vous dire que j'aurais théoriquement besoin d'un peu plus de temps, mais bon, je vais essayer d'être relativement succin.
Et je vous invite d'ailleurs, si vous avez le sentiment que j'utilise la langue parler parfois pas loin d'ici, c'est-à-dire la langue de bois, de me le rappeler. J'essayerai d'être pour vous le plus clair possible. Euh en ce qui concerne la succession des directeurs de l'information, alors c'était pas une quelque chose de véritablement nouveau.
Le service public a connu et connaît contrairement parfois à certaines structures privées, un turnover à des postes de responsabilité qui est un peu plus important. Voilà, ça c'est quelque chose de classique. Moi, je peux vous parler de mon expérience.
Je serais resté donc l'équivalent de 1205 jours à la tête de l'information de France Télévision. Euh ce qui je pense est une longédité euh relativement raisonnable qui m'a permis en tout cas moi de m'attaquer à un certain nombre de problèmes, d'effectuer un certain nombre de transformations et de pouvoir prendre le temps de la stabilité et de la réflexion. Voilà, je pense que et là encore c'était pas à moi de commenter les choix précédents de la présidente, mais je pense que nous avons besoin de stabilité.
Oui. Pourquoi nous avons besoin de stabilité ? Pour un certain nombre de raisons.
La première, c'est évidemment, je vous l'ai dit tout à l'heure, on est dans une heure de bouleversement très important de l'information. Donc, il faut être capable de travailler sur la longueur pour s'adapter parce que aujourd'hui notre problème principal, c'est de nous adapter un écosystème qui est tellement mouvant et euh tellement euh qui se transforme tellement tous les jours que le service public qui euh parfois est caricaturé pour on va dire sa lenteur ou son immobilisme en réalité peut s'adapter comme n'importe quelle autre structure. Il faut juste lui laisser parfois le temps.
Donc si vous me posez la question de savoir si je pense que la stabilité à la tête de l'information est quelque chose d'important, la réponse est oui. Si vous me posez la question de savoir si parfois effectivement un directeur de l'info est comptable aussi des sousbres de l'information ou des organisations intérieures, c'est vrai aussi sur le rapprochement France info. Là encore, je vais essayer d'être très honnête avec vous, c'est un de mes regrets.
C'est un de mes mes regrets de ces dernières années de ne pas avoir eu de ne pas avoir été moi personnellement capable de réussir à provoquer ce rapprochement. Aujourd'hui, France info, alors c'est pas ce qu'on dit, c'est pas ce qu'on entend régulièrement mais pourtant c'est le premier média français. Tous les jours, si vous additionnez la télévision qui aujourd'hui représente quotidiennement près de 7 millions de téléspectateurs, si vous additionnez la radio, près de 5 millions d'auditeurs, si vous additionnez le site, plus de 4 millions de lecteurs.
Vous voyez que c'est un extraordinaire média avec une puissance formidable. Voilà la difficulté que nous avons aujourd'hui et c'est une des difficultés qui a été évidemment identifiée par la rue de Valois ces derniers temps, c'est que il est très difficile de rapprocher les structures. Euh je vais vous donner mon opinion personnelle une fois des pas coutumes, j'essaierai de pas le faire trop souvent au cours de de cette audition, mais c'est aussi une opinion professionnelle.
Je suis personnellement favorable à la rapproche au rapprochement des entités de services publics parce que nous sommes dans un moment où nous avons besoin d'être plus fort, d'être plus efficace face aux enjeux qui sont les nôtres. Donc je pense que nous pouvons poursuivre le rapprochement de France info. Nous devons poursuivre le rapprochement de France info.
Je pense que ça sera meilleur pour tout le monde, meilleur pour les journalistes qui auront la possibilité d'avoir plus de moyens pour travailler sur un éditorial plus riche. Ça sera plus clair pour l'éditorial et l'information euh proposée par France Info et je pense que ça sera euh plus efficace aussi pour les deniers publics. Vous m'avez interrogé sur les magazines d'information.
On dit à l'information de France Télévision, on dit ça aussi bien ces magazines d'information produit en externe ou de parinformation, appelez ça comme vous voulez, qui sont produits en externe. les productions en interne. Depuis traditionnellement effectivement les maisons de production qui produisent ces magazines ont affaire à la direction des programmes et des antennes et non pas à la direction de l'information.
Bon, évidemment, vous l'avez compris, ça pose un problème. Vous avez souligné un des problèmes, par exemple la décision qui a été prise de ne pas avoir d'invité politique sur les magazines de France 5. Pourquoi ?
Parce que c'est très compliqué, très compliqué quand vous êtes un acteur extérieur, quand vous devez avoir une relation avec une maison de production, de réagir très vite, de réagir dans les médias, de pouvoir être très réactif sur, on va dire l'accompagnement éditorial, je dirais pas le contrôle parce que c'est pas un contrôle éditorial mais un accompagnement éditorial. Et donc ça implique beaucoup de difficultés, vous le savez, nous arrivons à des échéances électorales. Donc inutile de vous dire que et ça on aura l'occasion d'en parler hein, à partir du moment où on prend du retard ou si on fait de mauvais calcul dans le temps de parole, on est vite rattrapé par la patrouille.
Alors je sais pas, je parle pas de la com comme la patrouille, mais en l'occurrence nous devons des comptes à notre régulateur et c'est normal. Et parfois, il est très très compliqué quand on a autant de production d'infos de gérer le temps de parole. Ça c'est une réalité.
Donc vous me posez la question de savoir si c'est un bon mouvement que de rapprocher aujourd'hui ces productions externes de la production interne de la maison de l'information. Moi, j'y suis depuis longtemps favorable. Je pense que c'est une très bonne chose et qui mettra qui permettra, je l'espère, euh d'harmoniser effectivement euh l'éditorial de l'ensemble des offres d'information euh de France Télévision.
Donc ça ça me paraît une très bonne chose. Je crois que j'ai oublié de répondre à quelque chose. Carte de presse pour le directeur de l'information.
Voilà. Alors ça, merci de me poser cette question piège. Écoutez, je pense que personnellement vous l'avez vous vous êtes journaliste.
Donc je suis journaliste. Absolument. Je pense effectivement qu'un directeur de l'information ou une directrice de l'information, après tout hein, soyons je je j'inverserai d'ailleurs, une directrice de l'information ou un directeur de l'information doit encore avoir une carte de presse, doit avoir une expérience journalistique.
Moi, j'ai une chance formidable et je suis ici pour vous parler évidemment des médias mais aussi de pour vous parler de ma propre expérience. J'ai une chance formidable. J'ai travaillé dans la presse écrite, j'ai travaillé dans la radio, j'ai travaillé dans la télé, j'ai fait la transformation numérique, mais surtout j'ai fait à peu près tous les métiers euh de journaliste et je connais à peu près tous les métiers techniques aussi de cette profession.
Et ça me donne quand même un grand avantage, c'est celui de pouvoir savoir effectivement où sont les leviers de la transformation, où sont les leviers de l'accompagnement et de pouvoir parler, d'échanger et de comprendre les uns et les autres. Je pense qu'au-delà de ça, et je crois que je me suis exprimé souvent là-dessus, la carte de presse c'est important. Pourquoi ?
Alors la carte de presse, c'est pas important parce qu'on peut rentrer gratuitement dans les musées. C'est important parce que la carte de presse nous donne à tous des devoirs. Journaliste a plus de devoir que de droit en réalité.
Et c'est bien une carte de presse qui nous oblige qui nous oblige à faire ce métier en âme et conscience. Je l'ai dit plusieurs fois ici et on aura l'occasion peut-être j'aurai l'occasion peut-être de le redire. Euh toute personne qui aurait dévoyé sa carte de presse au sein de France Télévision euh et aurait eu affaire à moi, il est clair qu'il n'aurait pas eu sa place à France Télévision.
Voilà, la carte de presse est quelque chose qui nous engage. On aura l'occasion d'en parler au cours de cette commission. Je suis là-dessus.
J'ai des principes et je pense que ces principes sont partagés par la très grande majorité des journalistes. Nous devons répondre à un nombre de critères et de règles déontologiques. Merci.
Je cède la parole au rapporteur qui vient de gagner une une minute 20. Merci monsieur le président. Merci mesdames, merci monsieur pour votre pour d'avoir accepté de de répondre à nos questions.
J'avais pas prévu de vous poser cette première question mais je je me permets de rebondir sur votre propos liminaire. Monsieur le directeur, on ne présente plus le directeur des antennes et des programmes chez France Lévon que nous avons d'ailleurs auditionné qui est le véritable numéro 2 du premier groupe d'audiovisuel de France, monsieur Sidmont Gomez. C'est le numéro 2 de France Télévision et on a appris d'ailleurs il y a quelques semaines qu'il avait notamment récupéré dans ses fonctions et bien la tutelle de la direction de l'information.
Lorsqu'il a été recruté par France Télévision, monsieur Sidmont Gomez n'avait travaillé que pour Europe écologie les verts jusqu'à l'été dernier lorsque l'on cherchait son nom sur Google et sur Wikipédia, il était d'ailleurs désigné sous la qualification d'activiste politique. Désormais, il est à la tête d'une rédaction de 2600 journalistes et il n'a jamais disposé de la moindre carte de presse. Est-ce que vous pouvez nous dire d'une part si vous estimez que cette situation est satisfaisante par rapport à la situation de France Tévision, par rapport à ces 2600 journalistes qui sont en attente d'une ligne claire et d'un management légitime ?
Pourquoi selon vous monsieur Sidmont Gomez a été nommé à la tête de la direction de fin de de l'information ? Est-ce que vous pensez aussi que les journalistes de France Télévision auraient accepté une telle situation si il y avait eu un profil de manager indirect pas journaliste et qui avait par exemple travaillé exclusivement pour un autre parti, par exemple le Rassemblement national. Je vais essayer de répondre à cette question qui comporte quelques pièges.
La première chose, je vais vous dire, je suis professionnel et en tant que professionnel, je n'ai pas à juger des décisions qui sont celles de ma présidente. C'est la première chose. La deuxième chose, je vais parler, je vais vous parler de mon expérience encore une fois et je m'appuerai beaucoup sur cette expérience parce que je crois que c'est utile dans nos échanges.
Je vous l'ai dit, ça fait un peu moins de 3 ans et demi que j'ai pris la tête de la direction de l'information de France Télévision. Il se trouve et je le rappelle pour tout le monde, je suis sous serment. Il se trouve que depuis presque 3 ans et demi, j'ai toujours été totalement indépendant.
Toutes les décisions difficiles qui ont dû être prises à l'information, c'est moi qui les ai prises. Toutes les responsabilités qui ont dû être assumées, c'est moi qui les ai assumé. Je n'ai subi aucune pression, aucune demande, aucune aucun ordre éditorial.
Je vais être je veux être très clair là-dessus. Voilà, de la part de ma présidente, mais je le dis aussi de la part de Stéphane Sitbon Gomez. J'ai été totalement libre dans mes fonctions, ce qui fait de moi le responsable de l'ensemble de ce bilan.
C'est la première chose. La deuxième chose, j'ai beaucoup travaillé avec Stéphane Sbonz. Stéphane Song Gomez est à la tête de l'info régional aujourd'hui depuis longtemps he depuis qu'il a pris sa direction des antennes et des programmes.
Il est à la tête de la direction de l'information régionale à peu près 2400 journalistes 2400 cartes de presse. À ma connaissance, je n'ai jamais pu constater une ingérence éditoriale de la part de Stéphane Sidmon Comè. Je suis très clair là-dessus.
Voilà. Euh il y a une réorganisation en cours à France Télé. Une fois de plus, dont je vous ai dit, c'est une réorganisation décidée par la présidente dont je n'ai pas à juger de la pertinence puisque je ne pense pas en être assez compétent sur un certain nombre de domaines pour pouvoir juger de cette pertinence.
Je sais qu'elle a vocation selon le plan proposé à permettre à France Télévision d'être plus efficace, d'être plus économe, voilà, et d'affronter un certain nombre de défis. Voilà. Donc je crois que je suis je suis extrêmement clair sur ma réponse.
Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci monsieur le directeur. Je me permets vraiment de reprendre vos propos. vous expliquer en propeliminaire, un directeur de l'information doit avoir une carte de presse, une expérience journalistique forcé de constater qu'aujourd'hui la personne qui s'occupe de l'information chez France Télévision, en tout cas le supérieur hiérarchique du directeur de l'information chez France Télévision, ne dispose pas de carte de presse.
Comment est-ce que vous le justifiez pour vous ? Quelle a été la nature et l'explication, le rationnel de cette décision ? Alors, mon objectif, vous l'avez compris, n'est pas de vous contredire, loin de là, mais voyez, le poste de directeur de l'information n'est pas supprimé.
Je connais même le nom de mon successeur que je salue ici. Il s'appelle Philippe Corbet et il sera aux commande dès lundi prochain. Donc, voyez, le directeur de l'information, le poste existe bien, il est même incarné.
Ça sera désormais à Philippe Corbet de montrer qu'il est le garant de l'indépendance éditoriale de l'information de France Télévision. Alors, dernière question sur le sujet. À quoi cela sert d'avoir la tutelle de l'information pour celui qui aujourd'hui est numéro 2, notamment directeur des programmes ?
Est-ce qu'il aurait pas mieux valu que le directeur de l'information soit directement sous la tutelle de la présidence ou la direction générale de de France Télévision ? Là encore, vous me demandez une position personnelle et je vous l'ai dit, je ne veux pas aujourd'hui ici devant vous venir afficher mes opinions. Vous savez, ça fait maintenant combien j'essaie de calculer ? 32 ans que j'ai une carte de presse.
Euh je mets au défi toute personne euh dans cette salle. de trouver à un moment engagement partisan quel qu'il soit. J'ai choisi volontairement de défendre un certain nombre de valeurs auxquelles je crois.
Une de ces valeurs, c'est évidemment la loyauté à l'entreprise qui aujourd'hui m'emploie. Et je n'ai pas jugé de cette réforme. Ce n'est pas à moi.
J'imagine que si on réforme, c'est pour améliorer les choses. Et je vous dis une fois de plus, je n'ai pas jugé du nouvel organigramme. Et toute dernière question, vous avez raison, vous répondez sur la dimension qu'il n'y a pas eu d'ingérence, qu'il y a une totale indépendance, que monsieur Sidmont Gomez ne vous a pas demandé la moindre chose connaît par exemple idéologiquement ou politiquement.
Mais ma question portait plus sur la compétence. Est-ce que vous estimez légitime qu'une personne qui aujourd'hui est le supérieur hiérarchique d'un directeur de l'information qui est le manager de près de 3000 journalistes chez France Télévision, quelqu'un qui n'a pas de carte de presse, est-ce que c'est légitime qu'il soit à ce poste-là ? Écoutez là encore, je je veux pas éluder la question parce que mais je vous ai déjà répondu.
Je vais essayer quand même de faire une autre comparaison. Euh il se trouve que j'ai été aussi journaliste politique dans ma vie pendant quelques temps, que j'ai rencontré beaucoup de ministres, beaucoup de ministres qui occupaient des postes où ils n'étaient pas forcément des spécialistes. Je pense à la santé, je pense au travail, je pense même parfois à l'économie, ce qui est plus surprenant.
Donc mais je sais qu'ils étaient entourés de spécialistes et que ces spécialistes devaient gérer pour eux un certain nombre de choses, ce qui est normal. Ça ne leur empêchait pas de donner l'impulsion mais en aucun cas de s'ériger eux-mêmes en spécialiste de certaines question. Donc voilà ma réponse.
Merci pour vos réponses. Monsieur le directeur. Madame la directrice, madame Plainé dans son dernier rapport à la Cour des comptes soulligne que les charges de France info TV ont doublé en 7 ans, passant de 14 à 28 millions d'euros en 2024.
Pourtant, lors de son audition, Delphine Arnut a admis que le cours réel de France info serait je la site d'environ 40 millions d'euros par an. Alors, quand on regarde les audiences de France Info TV, euh j'ai l'impression enfin en tout cas euh de ce qu'on peut dire, c'est qu'elle plafonne à moins de 1 % de part d'audience. Elle demeure quand même très loin derrière les autres chaînes d'information en continu.
Par exemple, sur l'année 2025, Ces News atteignaient 3,4 % de part d'audience. BFM TV numéro 2 atteignit 2,8 % et LCI 2 % tandis que France Info TV était à moins de de 1 %. dans un communiqué de presse d'ailleurs publié le 12 novembre dernier donc de la CGT de France Télévision qui a été intitulé France info entre fake news et faux tableaux le syndicat ironisé sur les mauvais résultats de la chaîne et écrivait je le cite à la traî des chaînes d'info en continu France info se réinvente grâce au dérapage en continu comme une v comme une valse à 3 ans.
On a dérapé on dérape on va déraper fin de la citation. Comment est-ce que vous expliquez l'augmentation continue du budget de France Info TV et que cette augmentation n'ait pas eu l'impact sur ces performances d'audience ? Est-ce que vous reconnaissez une part de responsabilité dans cet échec qui peut être imputé d'ailleurs peut-être à la qualité de l'information proposée ?
Je précise que la question s'adresse à vous parce que je l'ai pas dit dans mon introduction. Vous êtes la directrice de France Info TV. Je vous ai présenté simplement comme directrice adjoint de l'information mais vous êtes la directrice de France Info TV.
Absolument, monsieur le président, monsieur le rapporteur, votre question me permet effectivement de faire un point sur les audiences de France Info TV. Euh France Info TV que je dirige depuis mars dernier seulement et dont le budget depuis cette date est stable. Euh comme vous le savez, il y a eu un regroupement des des chaînes info en juin dernier.
Depuis le mois de juin, France Info TV qui occupait le canal 27 occupe désormais le canal 16 avec depuis une progression de son audience en rich de 40 % puisqueaujourd'hui selon les semaines ce sont 6600000 à 7 millions de téléspectateurs qui regardent France info euh pour une part d'audience qui aujourd'hui est au-dessus du point Alors, vous allez me dire un point d'audience, est-ce est-ce suffisant ? Moi, lorsque Delphine Ernaut m'a nommé à la tête de France Info TV, elle m'a demandé d'atteindre les 7 millions de de téléspectateurs. Euh voilà, j'ai envie de dire mission accomplie.
Notre objectif à France Télé est pas uniquement sur France info et de parler au plus grand nombre. Vous le savez peut-être, la part d'audience, elle est calculée notamment en fonction de la durée d'écoute. Une durée d'écoute qui sur France info est inférieure à ce qu'elle peut être sur d'autres chaînes info.
Et cela s'explique, cela s'explique par une offre qui est différente puisque depuis le mois de juin notamment, nous avons fait le choix de réintroduire à l'heure des journaux d'information et ce qu'on appelle des rappels de titre à la demi-heure partant du principe que pour nous la vocation première d'une chaîne info est d'abord que le téléspectateur quand ils appent sur la chaîne info, il puisse avoir un résumé de l'info du jour puis des développements et des décryptages derrière Ce choix de réintroduire des journaux d'information et des rappels de titres fait que contrairement à certains concurrents, on a une grille qui est plus séquencée et donc de fait une durée d'écoute qui est moindre puisque dans le jargon entre guillemets, on a des points de sortie plus fréquateur a eu son journal de 10 ou 15 minutes, il peut considérer qu'il est qu'il est informé, ce qui explique pour partie, pas uniquement Mais ce différentiel d'audience aujourd'hui, nous sommes en progression, on ne compte pas en rester là. Quant au communiqué de la CGT, écoutez, je les laisse libre de leur propos. Oui, il y a pu y avoir sur France Info TV, je ne doute pas que nous y reviendrons, des erreurs qui ont pu être commises, qu'on a rectifié, qui n'en commet pas.
Encore une fois, nous sommes en direct 18h par jour et j'ai envie de dire aussi que quand on produit de l'info 18h par jour et bien l'erreur est humaine. Merci monsieur le rapporteur. Merci madame la directrice.
Je me permets de rebondir sur votre réponse. Vous semblez dire que la mission pour France Info TV a été accomplie. Ce sont vos termes.
Mission accomplie par rapport à ce que Delphine Ernut vous a demandé par rapport et ensuite vous expliquer donc mission accomplie. la mission et celle de parler au plus grand nombre. Euh, je permets de rappeler, mais les audiences de France Info TV sont quand même assez loin, même très loin derrière les trois autres chaînes d'information en continu.
Quelle était la nécessité de créer une nouvelle chaîne d'information publique, sachant qu'il existait déjà France 24 et sachant qu'il y avait déjà aussi trois chaînes d'information qui avaient trouvé leur audience. Est-ce que la mission selon vous est vraiment accomplie ? Je parlais d'une première étape, il y en aura d'autres évidemment et nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce que nous sommes aujourd'hui.
Sur la nécessité d'une chaîne d'information du service public, je vous réponds je vous réponds oui, on a une offre qui est différente de celle des confrères, qui est différente de celle de France 24. Euh on a une offre qui est sans doute plus généraliste, plus pluraliste. Euh on traite de sujet sur nos antennes qu'on ne verra pas sur d'autres chaînes info.
Euh donc de ce point de vue-là, je pense oui qu'il est euh qu'il est justifié d'avoir une une chaîne d'information du service public pour revenir sur les audiences. Évidemment que nous sommes sensibles aux audiences. Évidemment que nous les regardons tous les jours.
Tous les jours à 11h quand tombent les audiences de France Info TV. Je me jette dessus pour voir quelle a été l'audience de de la veille. Hier, nous étions à 1.3, pas si mal.
Et je me permets quand même de souligner que sur certaines tranches et sur certains créneaux horaires sur France Info TV, nous ne sommes pas toujours 4e chaîne info mais parfois 3e et parfois même 2e porteur puis monsieur Car répondra monsieur Rapury pour compléter. Merci madame la la directril. Donc pour essayer de comprendre hein la différenciation de France Info TV par rapport aux autres chaînes privées commerciales, vous invoquez euh le caractère pluraliste, c'est vos termes, le pluralisme.
Euh pourtant, à plusieurs reprises, l'ARCOM a alerté France Info TV sur la sous-représentation chronique de quelques parties. Ça a été le cas de la France insommise, mais c'est aussi le cas du Rassemblement national sur vos antennes. Je donne un exemple.
À partir des données de l'Arcom, j'ai pu voir que lors de la campagne des élections européennes de 2024, moment politiquement important, France Info TV était la dernière chaîne d'information en continu à avoir donné le le moins de temps de parole en tout cas à la droite nationale. Elle lui a donné seulement 24 % de temps de parole alors que par exemple sail sur le même moment ont donné 36 %. Le bloc de droite nationale d'ailleurs quelques semaines après avait fait 37 % à ces mêmes élections.
Comment est-ce que vous justifiez cette cette sous-représentation chronique notamment du du Rassemblement national qui a été signalé par l'ARCOM et quelles ont été les mesures que vous avez mises en œuvre pour corriger cet écart au pluralisme ? Peut-être monsieur Car vous vouliez répondre globalement d'abord ou je précise juste que même PL je crois que vous n'étiez pas en poste au moment des élections européennes vous étiez pas directrice de France infoté vous voulez pas France non donc peut-être monsieur Cara peut-être une réponse rapporte je vais je voudrais rebondir sur la question précédente de monsieur le rapporteur parce que c'est une question extrêmement importante et je pense que vous avez pu l'entendre dans mon liminaire combien je suis attaché effectivement à la richesse de l'information en France. Est-ce qu'il y a une chaîne de trop parmi les chaînes d'information ?
Vous savez, je me pose cette question depuis très longtemps. Voilà. Mais nous sommes dans un pays qui n'est pas un pays comme les autres.
Nous sommes une exception en Europe. Aujourd'hui, certains jours, 12 à 13 % des téléspectateurs regardent les chaînes infos. C'est un chiffre inégalé.
Inégalé dans le monde également. C'est une spécificité française, je vous le dis. Pourquoi ?
Bon, je vous laisse y réfléchir. Moi, je pense que les Français sont un peuple extrêmement politique, extrêmement passionnés par l'information et qui sont capables effectivement de suivre des moments, des momentumes, je dirais, avec une extraordinaire un extraordinaire appétit. On l'a encore euh constaté euh ces derniers temps.
Aujourd'hui, les tonalités des différentes chaînes d'info permettent justement leur expression dans le paysage audiovisuel. Moi, je fais partie des gens, vous savez, qui croient que aujourd'hui, il peut exister dans le paysage politique, dans le paysage médiatique, pardon, des des chaînes qui font de l'opinion ou qui font de l'infopinion. ça ne me pose absolument aucun problème.
Ça s'appelle le pluralisme, ça s'appelle la liberté, ça s'appelle la capacité de laisser s'exprimer le débat. Donc c'est très bien. Donc dans ces conditions effectivement en laissant la liberté à un certain nombre de chaînes privées de choisir un éditorial et c'est très bien je vais vous prendre un exemple vous attendez peut-être pas mais LCI par exemple a choisi depuis maintenant depuis le le début de la guerre en Ukraine de consacrer énormément son éditorial à l'international et peut-être un peu moins à d'autres sujets.
Donc ça laisse par exemple la capacité à France info d'intervenir sur des sujets qu'on voit moins. Sur France info, vous avez tous les jours plusieurs journaux ultra marins. Sur France info, vous avez un certain nombre de sujets à l'international que vous ne verrez nulle part ailleurs.
Sur France Info, vous avez des questions ou des invités qui ne sont pas soulevés par les autres chaînes info. Donc effectivement, j'ai réfléchi à ça. Et ces deux ces deux constats, d'une part qu'il y a une audience très forte pour un appétit très fort pour les chaînes info et cette possibilité de complémentarité effectivement informationnelle me aujourd'hui m'apporte m'amène à avoir cette réponse.
Ensuite juste et ça c'est un petit point de détail, je pense que Muriel Plenet vous l'a vous l'a bien expliqué. Aujourd'hui, il y a deux mesures qui existent. il a mesure la moyenne, celle qui est fait par médiamétrie, mais il y a aussi ce qu'on appelle en très bon français le rich, c'est-à-dire la couverture qui est une un calcul un peu plus issu du numérique.
Mais en gros, pour vous faire pour vous expliquer ça, vous avez d'un côté France info France info score médiamétrie 1.2 enfin entre un point 1.2.
Vous avez de l'autre côté ces news qui fait d'excellents scores 36 37 38. OK ? Vous voyez la différence en chiffre médiamétrie, mais en réalité en couverture quand vous regardez aujourd'hui sur France info, près de 7 millions de personnes passent par jour sur l'antenne.
Sur ces news un peu plus de 9 millions. Donc vous voyez que les chiffres parfois on peut leur faire dire beaucoup de choses. Plus rapidement par que le rapporteur a une question sur le pluralisme.
Comment vous garantissez suite aux mise en garde de l'ARCOM ? Elle est complétée. Attendez monsieur ML monsieur rapporteur vousz compléter la question sur le pluralisme votre micro une seconde.
M plenet votre micro une seconde monsieur le rapporteur. Non micro est toujours voilà et et simplement effectivement on a déjà ici dans ces auditions débattu des des indicateurs clés d'audience. Le rich je le rappelle ça mesure les personnes qui ont été exposées à du contenu sur près de 10 secondes sur le dernier mois.
Donc je je suis pas sûr que le rich soit le meilleur indicateur d'audience, la part d'audience en tout cas euh est euh l'indicateur clé. Donc c'est à ça que je me référais et effectivement mais de façon rapide parce qu'on a nombre de questions à vous poser sur les questions que je me permettais de vous poser sur le respect du pluralisme. L'ARCOM a indiqué que il avait par exemple pas été honoré lors de la dernière campagne des européennes.
Quelles sont les mesures concrètes que vous avez mis en place depuis s'il vous plaît ? ou peut-être ça c'est intéressant comme ça ça va être avancé comme il y a aussi le sujet de France 5 enfin une réponse globale sur comment on garantit le pluralisme politique qu'on se voilà écoutez c'est euh on est mis en garde comment on fait ensuite pour s'adapter voilà évidemment vous le savez nous sommes très attachés au pluralisme politique euh nous sommes scrutés par l'ARCOM et c'est normal sommes scrutés par nos concitoyens également nous avons constaté effectivement qu'il était compliqué avec notre offre d'info aujourd'hui et puis pardon je vous le dis aussi par les sous-bressaux politiques français euh qui n'aident pas totalement effectivement à la sérénité dans les comptages. Euh nous avons pris un certain nombre de mesures, des mesures extrêmement claires.
D'une part, j'ai décidé que sur la page, on reviendra là-dessus, sur la page transparence que nous avons créé, nous allions publier et nous publions nos temps de parole régulièrement. J'ai demandé, j'ai nommé quelqu'un euh responsable des temps de paroles pour l'ensemble des euh des chaînes et des support du groupe pour vérifier et surtout J normet, nous comptons les temps de paroles mois après moi. Vous savez que normalement le temps de parole qui est demandé par l'ARCOM est sur le trimestre et je vous la je vous fais les choses très courtes. vous êtes totalement soumis à l'actualité.
C'est-à-dire que imaginez que tout d'un coup telle ou telle partie soit sous les feux de l'actualité, il va être surreprésenté. Imaginez que et ça arrive que telle ou telle partie a envie de faire une diète médiatique, il va être sous-représenté. Et si vous le faites, si vous décidez de tout rattraper dans les 15 derniers jours, c'est un peu compliqué.
D'autant que moi j'ai renforcé certaines règles, c'est-à-dire que euh à une époque euh pour faire du rattrapage euh sur France Télé aussi, il nous arrivait de diffuser euh des émissions ou des interviews politiques très tard le soir ou très tôt le matin, appelez ça comme vous voulez. C'est désormais interdit sur nos antennes. Il faut une exposition qui soit comparable et ça a renforcé encore cette difficulté.
Mais euh je vous garantis qu'ils nous ont mis un certain nombre de gardes fou et je suis très confiant euh pour la suite des événements. Merci. C'est des questions effectivement large et complexe donc les réponses étaient étaient étaient précises et longues.
Je crois que maintenant il y a des questions un peu plus précises sur des tués plus précises qui permettra d'avoir des réponses concises et et de permettre ensuite aux députés de s'exprimer. Merci monsieur le président. Une autre question, un autre sujet mais qui est important, vous le savez à France Télévision, le salaire moyen dépasse les 72000 € par an situant et bien ses salariés parmi les 9 % des Français les mieux rémunérés. une trentaine de cadres qui gagnent davantage que le président de la République tandis que la présidente du groupe Delphine Ernut percevra une prime de performance proche de 80000 € cette année alors même que les indicateurs sont au rouge que l'entreprise est au bord de la fate selon d'ailleurs le rapport de la Cour des comptes.
On a interrogé dans ce cadre-là, dans le cadre de notre commission d'enquête, le SNG, le syndicat national de journalisme de France Télévision sur cette politique salariale qu'on peut qualifier de particulièrement généreuse. Et ce syndicat a dénoncé notamment les écarts de rémunération majeur, notamment avec les pigistes, notamment avec certains journalistes qu'il juge particulièrement choquant. Ce syndicat décrit une fracture salariale profonde.
D'un côté, je les cite, un petit nombre de rémunérations très élevés, celle probablement des cadres dirigeants et de l'autre une grande majorité de journalistes qui sont maintenus dans la précarité. Alors vous en tant que dirigeant que cadre responsable de l'information au sein de France Vision, je sais par exemple que madame Saintcric est particulièrement concerné aussi par cet écart enfin concerné au sens où vous émevez de cet écart important entre des pigistes, des journalistes et des cadres dirigeants. Comment est-ce que vous justifiez et bien un tel écart et est-ce que vous pouvez peut-être nous communiquer le montant de votre salaire que vous percevez au titre de directeur chez France Télévision ?
Alors, je vais essayer là encore de d'être le plus clair et le plus concis possible, mais c'est une question extrêmement compliquée. La première chose, c'est que je le dis et euh je suis devant vous, je suis devant les Français. Euh les gens qui travaillent à France Télévision globalement n'ont pas à se plaindre.
C'est la première chose. Il faut, on est dans un moment où nous avons un devoir de vérité envers tous. La deuxième chose, c'est que France Télévision est très contrôlé.
Nous avons des règles, nous avons un encadrement de tous les salaires qui correspondent à des fonctions. Et s'il nous venait par hasard l'idée d'y déroger, nous avons un contrôleur d'état qui valide l'ensemble des rémunérations dépassant un certain seuil. C'est quelque chose très important.
Je vais vous parler là encore de mon expérience personnelle. Mais ces derniers temps, j'ai essayé de recruter un certain nombre de gens à l'extérieur. Je n'ai pas pu le faire car j'ai été empêché par les règles de la maison.
Je ne pouvais pas leur donner le salaire qu'il réclamait. Je peux vous dire aussi que j'ai il m'est arrivé au cours des 3 années qui viennent de s'écouler d'embaucher un certain nombre de gens qui ont renoncé à une partie de leur salaire pour rejoindre le service public. C'est une réalité.
Et là une fois de plus n'y voyait aucune complainte. De ma part, c'est juste que les écarts aujourd'hui entre les salaires du privé et les et les salaires de France Télévision sont tel qu'il est parfois extrêmement difficile pour nous d'être attractif. C'est ce que je veux dire.
Ensuite, vous posez un autre problème qui est un problème important, c'est celui de l'écart salarial. Depuis que je suis arrivé, nous avons essayé de réduire au maximum ces écarts salariaux. C'est-à-dire que la première chose que j'ai faite en arrivant, c'est essayer de regarder effectivement de toujours m'arranger pour qu'il y ait une égalité homme-femme au niveau salarial et donc d'essayer de de remonter au maximum quand il y avait des disparités.
Euh nous avons essayé parce que euh c'était une demande des syndicats de faire attention à l'écart supposé entre France 2 et France 3 parce que nous avons fusionné ces rédactions. Il s'avère que contrairement à l'idée reçue, il arrivait aussi que des salaires de France 3 soient plus importants euh que les salaires de France 2. Il y a aussi quelque chose à prendre en compte, c'est que l'âge moyen de nos rédactions est assez élevé.
Donc oui, il se trouve que quelqu'un qui a 30 ans de carrière est mieux payé que quelqu'un qui a quelques années d'expérience. Vous parlez des précaires. Quand je suis arrivé à la direction de l'information de France Télé, il y avait un peu plus de 80 presque 90 non permanents.
Cette année, au dernier recensement, il y en a moins de 45. Je crois que c'est aux alentours de 40, pardon 46 46, pardon. Et donc nous avons tenté effectivement de réduire cette précarité.
Ensuite, nos métiers ont des spécificités qui fait qu'effectivement nous sommes obligés aussi de jouer sur les non permanents parce que nous avons des injonctions contradictoires. Il faut garder nos budgets puisque je l'ai dit encore, c'est de l'argent public. Il faut être capable d'être souple dans nos programmations parce que quand on fait des émissions spéciales, c'est pas forcément avec des permanents qu'on va pouvoir rémunérer toute l'année.
Euh, on a des obligations, on ne peut pas embaucher comme ça parce que nous avons des restrictions de l'État. Donc oui, nous avons des noms permanents parce que parfois nous ne pouvons pas donner de CDI. J'essaie de vous expliquer que tout ça est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît.
Enfin, vous me posez la question sur mon salaire. Euh j'ai un salaire totalement respectable que je ne vous donnerai pas ici pour une bonne raison, vous le savez, parce que ça contrevient juste aux règles de ma vie privée. En revanche, vous y avez accès vous en tant que rapporteur puisque non seulement mon salaire est présent dans la data room, vous savez ce nom barbare don dont on parle, c'est l'endroit où on trouve l'ensemble des documents qui vous sont fourmis, mais il y est.
Moi, j'ai vérifié donc vous pouvez le consulter. Et ce que je peux vous dire par ailleurs, c'est qu'à post équivalent euh je suis beaucoup beaucoup moins bien payé que mes confrères du privé. Et je le répète parce que je voudrais surtout pas que alimenter quoi que ce soit.
Je ne m'en plains pas. J'ai choisi le service public par adhésion, par conviction. Merci.
Je dis juste que la data room, c'est effectivement la plateforme numérique pour que les gens le comprennent euh à laquelle le rapporteur a accès et donc effectivement on vérifiera que ces éléments sont à la disposition du du rapporteur. Juste mam vous lui avez simplement et et je vous laisse répondre madame Saintcr et quand je disais que vous étiez concerné c'était parce que je je sais que vous êtes sensible aussi à cet écart et à la condition parfois précaire de certains pigistes et journalistes. Je me permets simplement de dire quand je vous entends monsieur le directeur dire que les écarts entre France Télévision et les autres entreprises privées sont telles qu'il est difficile d'être attractif.
Je me permets de vous rappeler les moyennes du secteur. 72000 € de salaire moyen chez France Télévision. Dans l'audiovisuel privé en France c'est 67000 € et dans le milieu de la culture en France public et privé c'est 48000 €.
Donc sur les salaires moyens, euh ça contrevient, je je trouve à votre argument comme quoi c'est difficile d'être attractif chez France Lévision et est-ce que euh madame Plainet et madame Saintcr vous pourriez nous donner euh votre salaire et aussi votre vision sur cet écart que dénoncent les syndicats entre des journalistes épigistes précaires et des cadres dirigeants qui ont des salaires très élevés ? Attends, je vais vous laisser vous laisser répondre. Je dis juste que c'est des chiffres des moyennes et c'est important si la réponse fait monsieur Cara ici pour faire porte-voie je le précise nous avez indiqué et j'aimerais que vous le confirmiez que des directeurs de l'information alors moi j'aimerais avoir cette précision sans vous donner le montant juste pour à votre connaissance le directeur de l'information de C News ou de BFM on est dans des proportions de de combien il gagne trois fois plus que vous quatre fois plus que vous cin fois plus que vous voilà ça qu'on le sache c'était c'était pas à moi de réfri Non mais vous avez parlé vous-même du secteur Monsieur Car donc peut-être juste qu'on a une idée des différences entre le public et ce que je peux vous dire c'est que quand nous tentons de recruter des figures extérieur par exemple de l'antenne les salaires sont je vais le dire clairement du amis du simple au double voilà ça c'est clairement je tiens d'ailleurs, je le dis à monsieur le rapporteur et j'entends les chiffres que vous donnez et je ne les conteste pas.
Je vous dis simplement que je peux vous passer l'ensemble des négociations qui ont été faites depuis 3 ans et vous verrez que ça ça je les tiens à votre disposition et je peux vous donner la liste aussi évidemment sous confidentialité du nombre de gens qui ne sont pas venus sur nos antennes pour des raisons salariales. Ils sont nombreux. Je peux vous donner la liste des gens qui ont renoncé à une partie de leur salaire et une fois de plus, je vous l'ai dit.
Je ne suis pas en train de vous dire que c'est la misère sur le service public. Il faut surtout pas caricaturer ça. Je dis que dans le secteur et dans un secteur comparable, je dis bien comparable, je vous parle de France 2 qui est comparable probablement à TF1 ou à M6.
Je vous parle de France 2. Effectivement, nous ne sommes pas d'un point de vue salarial compétitif pour attirer un certain nombre de talents et je ne dis rien d'autre. Ensuite, oui, je le rappelle chez nous comme ailleurs, quelqu'un qui débute dans le métier est payé aux alentours d'un peu plus de 2000 € net par mois.
Même SRC, je vous laisse répondre parce que rapporteur allusion à des propos que vous auriez tenu. Je ne sais pas dans quel cadre mais je vous laisse. Je ne crois pas mettre plainte particulièrement.
Qu'il y ait des écarts, c'est sûr. Qu'il n'y ait pas une transparence totale, c'est certain. Pour ce qui me concerne, je m'alignerai sur la décision de France Télévision et de mes collègues qui est de dire que mon salaire est totalement disponible dans la fameuse data room.
Je crois en plus que j'ai dû le donner précédemment sur quelques antennes. Je rajoute à ce salaire que j'ai travaillé pendant 10 ans à Question politique qui est une émission dominicale de France Interre qui impose donc qu'on travaille un peu quand même le samedi et qu'on travaille aussi beaucoup le dimanche et que je l'ai fait à titre totalement bénévole pendant 10 ans sans même qu'il y ait une cotisation pour le moindre trimestre de retraite. Donc je ne pense pas que ce soit la pas du gain qui nous fasse travailler dans le service public.
J'irais dans le même sens que mon camarade Alexandre en disant que quand je dirigeais le service politique et qu'il y avait en général on met le mercato qui s'ouvrait pour essayer d'aller nous piquer des journalistes dont pensait qu'ils étaient plutôt bons que les autres, il était extrêmement difficile de pouvoir, on pouvait pas dire comme ça tiens, tu vas avoir une prime, je t'augmente, je vais C'est très contrôlé par les syndicats, c'est très paritaire, c'est extrêmement supervisé par tout le monde et je dois dire même si c'est ça peut déranger qu'il m'est arrivé parfois de déplorer que je ne puisse jouer dans mon service ni sur le mérite parfois ni sur la quantité de travail. Donc qui a une fracture entre les pigistes et les et les permanents, c'est souvent le cas. Et c'est d'ailleurs parfois pour ça, même si on on essaie de le faire le mois possible qu'on essaie de de de d'avoir des pigises parce qu'il faut bien tenir si vous voulez les les cordons de la bourse.
Par ailleurs, il y a une je vous dis un contrôle qui me semble très très grand mais le contrôle il va aussi sur les notes de frais. il va sur pourquoi vous avez pris un taxi pour aller au ministère de la défense et pourquoi vous avez pas pris la ligne 7. Alors, je sais pas si c'est la ligne 7 ou la 6 mais il y a quand même une chose qui fait que moi à titre personnel comme mes camarades, je ne me plains pas, je ne me plains pas du tout et de toute façon mais ayant plein de gens autour de moi, de ma famille, hors de ma famille qui eux-même ont travaillé ailleurs, j'ai une vague idée quand même de l'échelle des salaires et accessoirement j'ai oidé d'être libre même si je suis moins payé.
Voilà, je confirme que donc les salaires sont bien à la disposition du rapporteur qui pourra faire ses comparaisons avec l'audiovuel privé et faire son travail de rapporteur. Allez-y, monsieur le rapporteur. Merci pour vos réponses.
Simplement, je m'étonne d'une chose, mais c'est pas la première fois que ça nous arrive en audition. C'est ce refus de révéler certains éléments, notamment qu'ils sont des éléments payés par l'impôt des Français. Votre salaire, je vais vous prendre mon exemple.
Je suis député comme l'ensemble des membres de cette commission d'enquête. Notre salaire est public et je vais même vous dire plus que ça. Des salaires privés sur les cinq dernières années ont été versés à la haute autorité de la transparence de la vie publique.
Ils sont accessibles à des dizaines de millions de français. Tous les Français savent combien par exemple j'ai gagné sur les 5 dernières années alors que c'était des salaires versés à titre privé, pas par de l'argent public. Donc pourquoi est-ce que vous avez autant de réticence à nous annoncer votre salaire alors qu'il est payé à 100 % par l'argent des Français ?
Alors, les députés, pardon, une seconde. Euh, les députés, euh, attendez une seconde s'il vous plaît, chers collègues, chers collègues, chers collègues, juste une seconde, juste, je précide le cadre légal et ensuite on avancera pas perte de temps. les députés.
Non mais madame madame Parmentier même du Müire même du Mulire par juste rapidement les députés remplissent sur le déclaration d'intérêt donc divulguent leur salaires et leur patrimoine parce que la loi 5 dernières années non mais parce que la loi les oubl je précise juste le cas légal s'il vous plaît chers collègues on avance monsieur Banan on avance rapidement non non mais alors parlez-moins fort comme ça j'avance avec les personnes qui sont auditionnées en tout cas je précise que pour les députés les parlementaires et donc les sénateurs, les ministres, il y a des déclarations d'intérêt de patrimoine qui obligent, je précis que c'était un cadre légal, une obligation légal. Je vous laisse répondre à la question du rapporteur. J'aimerais ensuite qu'on qu'on avance puisqueeffectivement l'obligation dans le cas d'une commission d'enquête, c'est l'ordonnance de 1958, c'est que le rapporteur obtienne ces éléments d'information et il les a et ça vient de mettre confirmé par les services de l'assemblée.
Donc il a tous vos salaires, il pourra faire le comparatif et le cas échéant dit au moment de son rapport s'il considère que c'est des salaires anormaux. Vous n'êtes pas tenu aujourd'hui d'y répondre. Maintenant la question du rapporteur, c'est pourquoi n'y répondez-vous pas ?
Peut-être pouvez-vous apporter une précision au rapporteur ? Nous n'y répondons pas parce que d'abord vous avez accès à nos salaires, vous les connaissez. Cette audition est publique et on estime qu'on a pas publiquement à dévoiler nos salaires à partir encore une fois du moment où ces informations sont en votre possession.
On a beau être rémunéré par de l'argent public, nous ne sommes pas élus de la République et je voulais préciser s'agissant des inégalités salariales supposées qui pourrai exister à France Télé que chaque année dans le cadre de la négociation annuelle on repeigne avec la direction des ressources humaines les salaires et la rémunération de chaque collaborateur dans un exercice qui qui est sommes tout assez fastidieux mais nécessaires et qu'à cette occasion on veille s'il y a des gens qui effectivement ont des salaires en dessous de la médiane à rectifier et à corriger les écarts qui pourraient qui pourraient exister. Et je le dis au français qui nous écoutent qui pourraient être frustré de pas avoir les éléments. Je le redis parce que c'est important.
Le rapporteur a ses éléments et je le connaissant, je ne doute pas que s'il considère que certains salaires sont anormaux au moment de son rapport, il le dira aux Français qui nous regarde. Par ailleurs, je rajoute d'une dernière chose, c'est que c'est une décision qui est collective. C'estd ça concerne tout le monde.
Il y a pas des gens qui veulent bien le donner, autres qui veulent pas le donner. Il a été décidé que comme tout vous étiez communiqué, nous n'allions pas le dire personnellement chacun. Je propose d'avancer monsieur rapporteur.
Merci monsieur le président. Un autre sujet important, je voudrais revenir sur deux incidents éditoriaux qui ont suscité un fort et moi au sein de votre rédaction et qui a conduit le directeur de la chaîne France Laurent Delpêche à se mettre en en retrait. La chaîne France Info TV a diffusé à l'antenne un bandeau d'information.
Le président en parlait en propeliminaire indiquant, je le cite, 200 otages palestiniens retrouvent la liberté. Il s'agissait en réalité de détenus palestiniens qui avaient été condamnés pour des crimes terroristes et antisémites. Puis le 5 février au soir, une séquence évoquant la transformation de Gazin en Côte d'Azur à la suite de la déclaration de Donald Trump a provoqué aussi un profond malaise sur le plateau.
La société des journalistes de France info a dénoncé deux atteintes graves à la crédibilité de la chaîne en l'espace de 15 jours et a voté à 87 %. une motion de défiance à l'encontre de Laurent Delpêche réclamant son départ immédiat, pointant ses méthodes managériales discutables, sa gestion de crise jugée défaillante et aussi la dégradation de l'image de la chaîne. À la suite de cette contestation massive, vous avez été nommé madame Plainet à la tête de France Info.
Laurent Delpêche quant à lui a été nommé directeur de l'innovation à la direction de l'information de France Télévision. Je vous pose donc une question simple. Lorsqu'un dirigeant est aussi largement désavoué par l'ensemble de rédaction, il est publiquement critiqué pour ses compétences au point de fragiliser aussi la crédibilité d'une chaîne du service public.
Est-ce que c'est normal qu'on lui ouvre un nouveau poste, qu'on lui attribue de nouvelles fonctions éminentes au sein du même groupe ? Pour quelle qualité professionnelle a-t-il été a-t-il été nommé à ce nouveau poste ? Est-ce que vous imaginez sérieusement que dans le privé, dans une entreprise privée, et bien il soit possible qu'un directeur désavoué et fortement critiqué retrouve un poste équivalent ou même soit favorisé dans dans un poste plus important au sein de cette même entreprise ?
Alors, je vais répondre monsieur le rapporteur pour partie à votre question et peut-être qu'Alexandre Cara complétera. Vous parlez de deux épisodes survenus sur France Info TV, que ce soit sur le bandeau sur les otages palestiniens ou le débat sur Gaza Riviera. On a déjà eu l'occasion de s'exprimer longuement sur ces sujets.
Le bandeau était clairement une erreur humaine, a été rectifiée dès que l'erreur a été constatée. Je rappelle que nous avons des processus de vérification sur France info strict puisque il doit y avoir une double validation de tout sujet, une double relecture de tout bandeau, de tout liner, de tout titre que depuis ces épisodes, nous avons encore renforcé ces euh ces processus de vérification puisque euh depuis ma nomination et depuis l'arrivée à la direction de la rédaction de Romain Messi Nous avons largement réorganisé cette rédaction de sorte à ce qu'il y ait ce qu'on appelle chez nous un pôle news actueurs en chef dédiés avec des responsables d'édition dédié. ce qui a fait qu'on a multiplié euh les possibilités de vérification et je l'espère diminuer le risque d'erreur.
Après, je le redis, je vous le disais tout à l'heure, nous sommes à l'antenne 18h par jour. Euh le débat sur Gaza Riviera, on peut y revenir aussi, il était pour le moins mal à propos. Euh et voilà, ce n'est pas un débat qu'on aurait dû avoir sur notre antenne, en tout cas pas de la façon dont il a eu lieu, dont il a été mené et avec les invités qu'il y avaient en plateau.
Moi, ce que je veux vous dire aussi par ailleurs, c'est que on a des processus de vérification qui existent, qu'on renforce. Après, faut-il encore qu'il soit respecté sur une chaîne info, parfois ça va vite. Euh voilà, donc c'est des choses qu'on répète régulièrement.
Euh la pédagogie c'est l'art de la répétition parce qu'effectivement au quotidien la tentation peut être de s'affranchir parfois de cette double vérification parce qu'on a pas le temps parce que et ben il faut le prendre. quit à ce qu'une information soit mise à l'antenne peut-être une demi-heure après la concurrence si on n' pas eu le temps de correctement vérifier. Mais moins que n'importe qui d'autre, nous n'avons droit à l'erreur.
On est service public. Euh les téléspectateurs nous accordent un taux de confiance qui est élevé, ça nous honore, ça nous engage. Donc ces processus, on doit les on doit les respecter.
Ce que je voulais vous dire aussi, c'est que quant à la suite du départ de Laurent Delpêche, Delphine m'a demandé de reprendre la direction de France info, je lui ai clairement dit que je n'étais pas une garantie de zéro défaut et et de zéro erreur, que Laurent Delpêche ou moi l'erreur pouvait pouvait arriver. Aucun directeur d'aucune chaîne ne peut regarder son antenne pendant 18h en non stop en direct. Ne peut tout contrôler, ne peut tout vérifier.
Voilà. Donc à un moment donné quand on est à des postes de direction qu'il y a des erreurs, on les assume, on en tire les conséquences parfois pour les autres, mais c'est normal, c'est notre job, c'est notre responsabilité. Et notre job et notre responsabilité, c'est de faire en sorte que les processus de vérification existent et qu'on les fasse respecté.
Merci d'un mot peut-être monsieur Cara parce qu'après il y aura encore une question puis après je passerai la parole au Je vais essayer de là encore d'être d'être rapide mais enfin bon euh vous nous avez posé cette question sur la suite de la carrière de Laurent Pêche et sur la motion de défiance. Euh vous nous dites euh est-ce que finalement on devrait pas virer quelqu'un qui a une motion de défiance ? Alors dans beaucoup de médias, quand il y a une motion de défiance, la personne concernée par la motion de défiance reste en place.
Voilà, il se trouve que Laurent Deschêche, lui a choisi avant même cette motion de défiance de se mettre en retrait de sa direction et d'assumer ses responsabilités. Voilà, je vous le dis parce que j'ai cette expérience y compris à France Télées motions de défiance. J'en ai vu, je peux vous dire à minima, je sais pas, je vais vous dire une quinzaine, peut-être une vingtaine au cours de ma carrière et je peux vous assurer que c'est pas pour autant que les gens qui ont été visés par ces motions de défiance se sont mis en trait.
C'est la première chose. Deuxième chose, vous me dites Laurent Delpêche désormais a un autre job. Oui, parce que on peut effectivement un directeur peut prendre ses responsabilités mais que je sache, ce n'est pas Laurent Delpêche qui est à l'origine du bandeau, ni Laurent Delpêche qui a choisi Gaza Riviera comme choix éditorial.
Donc certes, il a assumé ses responsabilités, je ne pense pas que ça vaille un licenciement pour autant. Donc il y a un poste qui se libérait à ce moment-là parce que c'est moi qui étais qui était en charge. Euh un poste qui euh un départ à la retraite, nous avions besoin de remplacer ce poste.
Et donc il se trouve que le Randelpêche qui avait travaillé sur un certain nombre d'ajustements et euh de transformation technique au sein de l'info remplissait les cases nécessaires pour occuper ce poste. Voilà. Et il occupe ce poste dans sa plénitude depuis.
Mais euh il faut faire attention parce que euh je dis pas que une motion de défiance arrive toujours pour de mauvaises raisons. Mais euh si vous vous mettez en permanence, d'accord, par exemple, à certain moment dans la main de certains acteurs, euh je pense au syndicats avec lesquels j'ai eu beaucoup d'affrontements parce que j'ai pas mal transformé au cours de ces dernières années. Vous ne faites plus rien en fait.
Donc il faut faire attention. Je suis d'accord pour le dialogue. Je pense que c'est important de travailler ensemble.
Attention à ne pas tomber dans une cogestion qui deviendrait un facteur de paralysie. Je ne pense pas que ça soit positif. Merci beaucoup. grandement su rapporteur encore la possibilité de poser deux questions et ensuite monsieur Ballard se prépare pour le Rassemblement national pour 2 minutes.
Merci monsieur le président. Oui, simplement deux questions parce que je voudrais clôturer vraiment ce sujet. Euh donc nous avons appris, c'était le cas d'ailleurs enfin c'était le sens du propeliminaire du président il y a quelques jours que vous avez été écarté comme directeur de l'information au profit de Philippe Corbet qui était directeur de l'information de France interre nommé pourtant il y a à peine 9 mois.
Pourtant j'ai retrouvé des propos de Delphine Ernog qui affirmaient encore il y a quelques semaines dans la presse, c'est dans les colones du Figaro, je laite, on me demande toujours la tête de quelqu'un. À chaque fois qu'il y a un problème, nous changeons les process et la manière dont on pilote les choses, pas les gens. Alors force de constater qu'elle a visiblement changé d'avis.
Vous devenez aujourd'hui son conseiller de la transformation de l'information poste si je ne me trompe pas qui a été spécialement cré pour vous à cette occasion après avoir été désavoué dans vos fonctions de de directeur de l'information. Je vous pose donc cette question. Est-ce que c'est normal qu'un dirigeant du service public, désavoué dans ses fonctions soit immédiatement affecté à un nouveau poste, créer surmesure pour lui au sein de la même direction ?
Est-ce que vous imaginez sérieusement que de telles pratiques seraient possibles aussi dans la moindre entreprise privée ? Je précise juste qu'on on aura l'occasion d'auditionner euh Madame Hernot. Je pense que la question du rapporteur est une question importante mais il me semble à titre personnel que c'est à madame de de répondre à cette question.
Maintenant, si vous voulez apporter des précisions, monsieur Cara, je vous laisse le soin de le faire, mais le rapporteur conviendra que c'est une décision de mad à Mernot et c'est elle de s'en expliquer. Je vous l'ai dit, en me présentant devant cette commission, j'ai décidé d'être le plus transparent possible. Donc, c'était pas à moi de commenter les décisions, évidemment, vous en doutez, de la présidente.
En revanche, je peux vous éclairer sur la suite de ma carrière puisque c'est bien la question que vous me posez. J'ai proposé à Delphine puisque c'est quelque chose que j'ai mis en place et sur lequel je travaille depuis des années. Il y a une transformation numérique qui est opérée au sein de la rédaction.
Je pourrais vous en parler parce queil faut parler un peu aussi de nos succès et de ce qu'on fait. Donc j'espère que vous nous interrogerez là-dessus. Mais donc c'est une transformation qui doit se poursuivre.
C'est une transformation sur laquelle va venir se percuter comme vous le savez tous ici l'intelligence artificielle et c'est un moment important. Donc j'ai proposé à Delphine Airnettre assez rapidement, quand je dis très rapidement, c'est une question de semaine, c'est pas une question de mois bien évidemment, un certain nombre de préconisations pour poursuivre la transformation de l'info. Il ne s'agit pas évidemment, vous l'avez compris, d'un poste pérenne.
Donc à l'issue de ces préconisations que je rendrai à madame Delphine Ernote, à madame la présidente, nous déciderons ensemble de mon avenir. Mais je vais vous dire une chose parce que derrière ça, il y a quand même une petite suspicion. Moi, ça fait 10 ans que je suis revenu à France Télévision à l'information, je vous le dis et vous pouvez chercher, il n'y a plus un placard.
OK ? J'ai vidé tous les placards. Donc c'est pas moi aujourd'hui pour m'y mettre et pour attendre tranquillement effectivement que le temps passe.
Il est hors de question pour moi d'avoir recours à ce type d'arrangement évidemment. Donc je vous le dis, ce que je vais faire sera un travail effectif et quand ce travail effectif sera tachevé, nous déciderons ensemble avec ma présidente de mon avenir. Merci.
C'est une dernière question du rapporteur et ensuite merci monsieur le président. Merci monsieur le directeur. Dernière question sur le sujet.
Le 10 novembre dernier, le directeur général de la BBC Time Davy et la directrice de l'information Debora Turnness ont démissionné à la suite d'un documentaire monté de manière trompeuse à propos d'un discours de Donald Trump à France Télévision. Malgré des erreurs répétées, certaines atteintes au principe de neutralité, des manquements d'ailleurs à la vérité de l'information. La direction de l'information change en apparence.
Il y a eu sep directeurs en 10 ans, contrairement d'ailleurs au groupe TF1 qui n'en a connu qu'un seul sur les 10 dernières années. Ce même directeur qui avait été remercié par Delphine Ernut lorsqu'elle était arrivée à la tête de France Télévision. Mais on a l'impression que ses responsables sont à chaque fois d'une certaine façon recasés à d'autres fonctions en interne chez France Télévision comme monsieur Delpêche, comme vous aussi monsieur Cara.
Alors, comment est-ce que vous expliquez un tel écart de responsabilité avec vos homologues britanniques qui ont démissionné sans avoir été élevé à d'autres grades, à d'autres fonctions après une seule atteinte à l'honnêteté de l'information ? Alors, je vais être très clair avec vous. Pardon ?
Est-ce voilà pardon jeis très clair avec vous, j'assume totalement mes responsabilités et d'ailleurs dans les 48 heures qui ont suivi la malheureuse affaire Paty Bernard, j'ai proposé ma démission à Delphine Ern. Je trouve que je ne fais pas, je n'est pas sorti dans la presse, je n'en ai pas fait état, mais je lui ai proposé, elle a refusé cette démission à ce moment-là. C'est la première chose. 2è chose, je vous le redis, je n'ai pas l'intention d'employer euh de prendre un emploi fictif.
Ça n'arrivera pas. Donc euh je pense que mes propos sont clairs et sont euh sous devant la représentation nationale et devant les Français. Troisièmement, en ce qui concerne la BBC, il faut sortir un peu de cette affaire de montage pour se rendre compte que depuis déjà des mois, en fait, en réalité, Tim Davis était sur la Slett parce qu'il y a eu beaucoup de problèmes à la BBC, beaucoup de quak sont succédés et en fait, il n'est pas parti au premier quak, ça ne s'est pas passé comme ça.
En réalité, j'ai eu des échanges avec eux parce que imaginez-vous que la BBC qu'on a tendance de ce côté de la Manche à citer souvent comme exemple, bah la BBC est comme nous. Elle connaît aussi à certains moments des erreurs parce que c'est pareil, c'est une immense machine qui fait énormément d'information et donc oui, il y a des erreurs. On peut pas être derrière chacun des salariés, on ne peut pas être derrière chacun des techniciens et une fois de plus souvent ce sont aussi des erreurs collectives ou parfois des erreurs techniques et pas seulement des erreurs humaines.
Donc c'est important également à mon sens d'avoir ça en tête. Donc vous voyez que euh je le pense en tout cas, ce n'est pas si simple que ça. J'ajoute une dernière chose.
On a beaucoup parlé de nos erreurs. Il y a quelques jours euh sur un certain nombre de médias, on a confondu euh le cercueil d'une victime de Cran Montana avec le cercueil de Brigitte Bardau. Voilà, si c'est le service public qui avait fait ça, je pense que on en aura entendu parler.
Ce n'est pas le service public qui l'a fait. Je crois que pas beaucoup de gens en ont entendu parler. Merci.
Merci monsieur Balard pour 2 minutes. Je vais demander qu'on soit rigoureux dans les temps dans parole et pluraliste. 2 minutes monsieur Ballard et je demanderai à nos trois euh aux trois personnes auditionnées aujourd'hui de répondre en 2 minutes maximum.
Merci président. Je serais rigoureux comme je suis rigoureux. Je précise que j'ai été journaliste 40 ans non se passer dans le service public.
J'ai trois questions. Première pour France info TV. Bon, je vais passer sur l'apport d' la Cord des comptes qui est assez critique.
Euh mais vous avez abordé la ligne éditoriale qui peut expliquer ce point 1 % d'indice d'écoute. Est-ce que votre grille est assez lisible ? Parce que quand on regardait le CI, enfin on le disait ailleurs tout à l'heure, c'est de l'international.
BFM c'est plutôt place au direct. Ces news, c'est identifié mais vous on a un peu du mal à à s'y retrouver. Alors, vous nous avez dit "On fait des journaux à l'heure, rappel de titre ou demi-heure." Est-ce qu'à l'époque des réseaux sociaux, c'est encore quelque chose d'utile ?
Il y a 20 ans, ça pouvait se concevoir, mais en 2026, est-ce que c'est toujours utile ? D'où peut-être ce problème de lisibilité de de ligne ? Deuxième question, c'est sur donc le le fait que le directeur de l'information maintenant va pouvoir avoir un droit de regard, je vais appeler ça comme ça sur les magazines d'information.
Alors, pour l'avenir, c'est plutôt à Philippe Corbet qu'on devrait poser la question, mais qu'est-ce que ça va changer ? Je pense au à la 5 notamment enfin avec Media One qui produit c'est à vous, c'est dans l'air ou to Gazer. Enfin, est-ce que vous avez à la limite un avis ?
Et puis rétrospectivement, est-ce que euh avec vos anciennes responsabilités vous n'auriez pas mis à l'antenne diffuser certains numéros ? Alors, je vais dire au hasard envoyer spécial complément d'enquête mais ça pourrait être beaucoup d'autres exemples. Et dernière question, on a auditionné les syndicats de journalistes de France Télévision il y a une semaine.
Parmi ces syndicats, il y avait le SNJI, syndicat national des journalistes et 47 % des voix lors des élections à la commission de de la carte, don un syndicat extrêmement puissant et qui a fait le 15 avril 2022 au moment de la présidentielle donc ce ce tracte qu'ils assument hein mais c'est très bien, moi j'ai rien à dire mais qui est intitulé quand même contre l'extrême droite et ses idées pas de Marine Le Pen à l'Élysée. D'où ma question, lorsqu'on confie un sujet, un reportage sur le Rassemblement national ou Marine Le Pen à un journaliste qui a distribuer ce tracte, est-ce que on peut être sûr d'avoir un sujet objectif, sincère, honnête et neutre ? Voilà, je vous remercie.
Merci monsieur. Alors, je les questions sont vastes. Voilà, c'est un tour de force mais je demander en 2 minutes d'y répondre.
Je réponds rapidement, monsieur le député, à votre première question sur la lisibilité de la grille de de France Info. Euh je peux partager votre constat peut-être sur le manque de lisibilité que pouvait avoir notre grille jusqu'à présent. raison pour laquelle depuis le mois de juin, on a essayé de faire en sorte d'avoir des tranches d'infos euh plus et mieux identifié comme par exemple notre 18 20 semaines et weekend intitulé Tout est politique, tous les sujets le sont hein, on n'y traite pas que de politique. l'émission de Loï de la Mornet à 21h sur le terrain où là on est davantage sur du grand reportage avec beaucoup de reprises de sujets du 20h.
Voilà, on a beaucoup retravaillé cette grille et pour répondre à la question de l'utilité des journaux sur une chaîne info, et bien écoutez nos journaux en fait à l'heure et à la demi-heure il marche plutôt pas mal. notre 23h qui est quelque part, je ne veux heurter personne avec cette comparaison, mais un peu le nouveau soir 3 puisque on a un 23h qui est injité sur sur France info très régulièrement, c'est notre pic d'audience de la journée sur la chaîne. Donc je crois que même sur une chaîne info, oui, il y a de la pétence pour les JIT.
Merci monsieur Cara. Peut-être sur le tracte et sur est-ce qu'il y a des numéros de complément d'enquête que vous n'auriez pas diffusé ça, monsieur ? Oui, je vais je vais vous répondre sur un certain nombre de choses.
Effectivement, vous l'avez précisé, monsieur le député, je ne serai plus en place au moment de la réforme, au moment où les magazines produits en externe seront rapatriés sous la houlette de l'information. Moi, je pense que c'est une très bonne chose pour tout un tas de raisons. Ça permet d'avoir un regard éditorial beaucoup plus homogène, beaucoup plus complet et ça permettra effectivement de pouvoir, je l'ai dit tout à l'heure, une fois de plus, je veux pas dire contrôle parce que le mot est trop fort, mais je pense plutôt à un accompagnement éditorial plus fort de ces offres magazines.
Moi, j'ai beaucoup de respect pour ce que fait aujourd'hui Media One, pour ce que fait Together, ce que font d'autres parce que il y a aussi beaucoup d'autres maisons de production qui travaillent pour nous. Mais je crois qu'effectivement il faut euh je dirais une peut-être une homogénéisation des process, peut-être un accompagnement éditorial et en cela, moi je me réjouis parce que je militais pour cela depuis longtemps euh que ces magazines puissent être désormais euh dans la famille de l'information de France Télé. sur le track du SNJ.
Euh là encore, je vais vous parler de mon expérience. Euh lors des élections municipales euh pardon, lors des élections européennes de 2024, euh un certain nombre euh de salariés de France Tellé euh ont rejoint euh un appel, enfin en tout cas une pétition qui allait dans le sens justement euh dans tout cas de faire obstacle ou de faire barrage appelons ça comme on veut euh à un parti à un moment. J'ai décidé à ce moment-là euh de demander à ces salariés de se déporter, pas d'arrêter he je les ai pas suspendu, soyons clair parce que moi j'ai beaucoup de respect pour la liberté syndicale.
C'est pas la question. Mais en revanche, je leur ai demandé de se déporter et ne pas couvrir ces sujets parce que ça ça me semble important. Je laisse dans mes équipes une totale liberté d'expression.
J'ai beaucoup de respect pour les organisations syndicales qui ne me l'ont pas toujours rendu, mais en revanche, je pense que nous sommes ici pour assurer le pluralisme, pour rendre des comptes à tous les Français. Donc moi, je respecte. Quand on ne se sent pas à l'aise pour couvrir un sujet, ça ne pose pas de problème.
Mais notre antenne, mais notre nos rédactions ne doivent pas devenir des tribunes politiques. Euh c'est clair à mon sens. Merci pour cette réponse très claire.
Madame Calvel pour ensemble pour la République pour 2 minutes. Merci monsieur le président. Pour information, j'ai été membre du conseil d'administration de France Télévision en 2023-2024.
Euh lors de cette audition, on est revenu sur certaines erreurs que vous êtes attaché à réexpliquer en disant que on ne laissait passer mais qu'il y avait des réactions. Moi, j'aimerais vous donner la possibilité encore de venir nous dire quelle est l'importance de l'évolution de l'offre d'information que vous signifiez comme un bien commun disponible à tous les Français. Euh d'après vous, est-ce que la part de l'information sur l'offre de France Télévision s'est accrue euh ces dernières années ou a laisser place à d'autres missions qui peuvent être l'exposition de la création ou encore euh la culture et l'éducation ?
Euh vous aviez l'année dernière lancé euh euh un projet ambitieux d'avoir un JT plus long. Quel bilan en faites-vous ? À votre avis, quel est le niveau d'investissement consacré à l'information ?
Que ça soit sur les antennes nationales, que ce soit sur les antennes locales ou dans leur prolongement numérique, est-ce qu'on est sur plus d'argent consacrés proportionnellement à l'ensemble ou au contraire un affaiblissement ? Et puis j'aurai aussi deux autres questions. On a parlé de France info.
J'aimerais qu'on revienne sur la façon dont on peut harmoniser davantage le travail avec les autres entités de l'audiovisuel public. Au-delà même de ce qui est fait avec France Info. Est-ce que vous pouvez revenir sur le travail en commun qui peut être fait, qui ne se voit pas forcément sur France mais qui peut être par exemple l'offre d'ici ou autrement des choses qu'on ne voit pas mais qui participent à la qualité de l'information.
Enfin, puisque vous vous occupez depuis plusieurs années, mais là encore plus sur la transformation de l'information par rapport à ce qu'il existe aujourd'hui comme offre d'information pour les plus jeunes. Quelle est la contribution de France Télévision actuellement et dans quel sens devrait être devrait-elle aller davantage ? Je vous remercie.
C'est des questions larges. J'ai dit que c'est l'idée c'est d'ouvrir des pistes de de réflexion. bien conscience qu'en 2 minutes vous pourrez pas répondre de manière très précise aux questions importantes même calv 2 minutes environ mais voilà donc le but c'est de aussi donner des pistes et des grands éclairages je vais je vais être très rapide mais entre nous ces ces questions mériteraient évidemment de plus long développement ça va de soi je vais aller très vite.
En ce qui concerne l'information nous avons la chance que Delphine Airnote nous permette au cours de ces trois dernières années de rester un peu près à budget constant. On a fait des économies, on a fait des économies euh dans nos euh dans nos propres process euh dans nos méthodologies. Euh on a euh déplacé, on a proposé des évolutions à certains salariés.
Donc on est resté un peu près à budget constant. En revanche, là vous avez raison, c'est qu'on a eu la chance de pouvoir euh augmenter notre offre d'information et d'être encore plus présent. Et ça, je m'en réjouis.
Vous parlez de l'allongement du 20h. Euh c'était un projet euh qui nous tenait à cœur et euh dont nous sommes très fiers aujourd'hui puisque c'est qu' une offre qui s'est installée. C'était pas évident hein, c'était une offre qui fait pas tout à fait 1 heure euh d'info, mais qui en fait suivant les jours entre 51 et 54 minutes et notamment avec des deuxièmes parties qui sont extrêmement exigeantes. extrêmement exigeant parce que elles sont des approfondissements qui permettent aux Français d'avoir un regard sur des sujets extrêmement complet.
Hier, on s'est posé la question de la désert la désertification et des difficultés des centresilles dans les territoires. Avant-hier, on était sur la question de l'Amérique aujourd'hui, comment l'Europe doit réagir face à la pression américaine. Mais on a fait aussi par exemple il y a pas très longtemps une deuxième partie sur l'Iran.
Nous avons été les premiers à faire des très longs développements sur l'Iran. Nous l'avons fait sur le grand âge. Nous, je vais pas multiplier les exemples ici, mais vous voyez que ce sont des sujets exigeants sur lesquels chaque jour nous réunissons à peu près 4 millions de téléspectateurs.
Je précise pour que tout le monde en ait en ait conscience, une partie de ces téléspectateurs est des gens qui ne regardaient pas l'info. Voilà. Et alors vous allez me dire "Ben oui, mais vous avez profité de la publicité de TF1 pour capter des gens." Bah oui oui, nous avons profité de la publicité de TF1 pour capter des gens mais pour les capter pour l'information et je vais vous dire je suis très fier et je suis très fier des équipes pour une raison claire c'est que nous l'avons fait à budget constant et à nombre de salariés constants.
Donc c'est bien la productivité et l'engagement de nos salariés qui a permis ça. Bon alors ça c'est une première chose. Vous me dites alors je vous ai répondu he pas plus d'argent mais je l'estime je le crois c'est notre bilan certainement mieux utilisé par ailleurs sur France info.
Oui. Alors je l'ai dit tout à l'heure et je continue de le dire, je continuerai de le clamer. On peut faire plus.
On fait déjà beaucoup de choses avec France info euh parce que on a rapproché de plus en plus le numérique et la télé mais effectivement on peut en faire encore plus avec la radio. J'en ai parlé encore il y a quelques jours avec Agnès Varamian qui est la patronne de France Inforadio. Je crois qu'il faut aller nous avons des émissions communes, nous avons des reportages en commun, nous avons des spécials en commun, tout un tas de choses.
Je pense qu'il faut aller plus loin maintenant. Je pense que euh cette entité euh et ce n'est pas mon avis personnel puisque je l'ai porté depuis déjà et vous le savez euh depuis déjà quelques temps. Il faut un patron, une patronne commune à France info.
Il faut qu'on aille plus loin et plus fort et plus vite. Enfin, vous me posez Ah oui, l'offre jeunesse. Alors bon, pardon, je vais essayer là encore d'être très court mais on a constaté, vous l'avez tous constaté, j'imagine que vous avez peut-être des adoss à la maison que on ne garde pas un jeune devant un 20h.
En fait, ça marche pas. On va dire, "Vous savez quoi ? Vous allez être là, tu vas être là à 19h59 et tu vas regarder le journal." Donc ça fait longtemps que ça ne marche plus en fait.
Donc qu'est-ce qu'on a fait ? Nous avons créer une direction de l'info jeunesse. Vous allez me dire pourquoi une direction de l'info jeunesse maintenant ?
Parce que pendant très longtemps, la jeunesse était l'apanage des programmes. C'est eux qui décidaient. Et pour la première fois, on a décidé de confier à des journalistes une inf jeunesse.
Qu'est-ce que nous avons fait ? Nous avons créé deux grands formats numériques. Nous avons créé info il y a 2 ans qui s'adresse plutôt au 12 18.
Nous avons commencé from scratch zé. Nous sommes aujourd'hui à 400 millions de vues annuelles. Donc ça marche super bien et on a récupéré une partie de la jeunesse qui nous a déserté.
Nous avons fait une deuxième brique l'an dernier, ça s'appelle Mission Info. C'est pour les 8 12 ans. Alors évidemment, je vous le dis ici, nous n'encourageons pas les moins de 15 ans à aller sur les réseaux sociaux, mais les parents sont prescripteurs et c'est diffusé aussi sur le linéaire.
Donc c'est bien notre sujet et je peux vous dire il y a quelques jours Mission Info a fait son record depuis sa création. Donc là encore c'est une offre qui marche bien et dont nous sommes collectivement très fiers. Merci monsieur le directeur.
Monsieur Saintou. pour 2 minutes. Merci monsieur le président.
Mesdames, monsieurs, merci. Monsieur Cara, vous avez dit tout à l'heure que vous aviez ouvert les placards comme une évidence. Donc, j'aimerais que vous précisiez qui était dans les placards.
Pourquoi ? Parce que après tout, j'ai pas l'impression que ce soit une pratique normale qu'il y ait des placards. Deuxème point, la fusion des rédactions d'information de France 2 et France 3 a causé beaucoup de souffrance au travail.
Euh vous nous avez dit il y a quelques instants que vous aviez beaucoup transformé euh parfois euh dans la douleur. J'aimerais que vous reveniez sur cette transformation euh sur le bilan que vous en faites, sur les décisions que vous avez prises depuis euh pour remédier aux souffrances qui ont été causées, éventuellement aux problèmes de fond que qu'elles ont causé. Le troisème point, c'est que on arrive facilement à voir la la à faire la distinction entre le service public de l'audiovisuel et le privé s'agissant de la création, du divertissement, du documentaire ou de l'éducatif.
En revanche, à titre personnel et je crois que c'est partagé par beaucoup, on peine aujourd'hui à se distinguer l'information notamment en continu euh du service public avec les autres chaînes. Euh je vais vous donner des exemples. J'arrive très bien à voir la différence entre France 24 et le privé, entre LCP et le privé, mais pas entre France info et et le privé.
Et à l'appui de cette impression subjective, je vous dirais que le recrutement de monsieur Corbé qui vient de BFM et de nature à me conforter dans cette impression. Le recrutement euh de Messieurs De Melin me m'amène aussi à penser que c'était bizarre de recruter des gens de ces news alors que madame Hernot nous a expliqué que ces news et le service public ne faisaient pas le même travail. Et je trouve bizarre de devoir sur de devoir supporter que sur le service public, on évoque le grand remplacement ou une islamophilie clientéliste de la part de Jean-Luc Mélenchon dans la bouche de monsieur Melin.
Vous voyez, il y a là quelque chose de très troublant. Enfin, une dernière question. se pose sur les suites de l'interview de madame Bouyagué.
Quelle suite avez-vous donné euh à son interrogatoire en réalité de de Manuel Bompard ? J'aurais encore éventuellement d'autres questions mais je crois que je vais épuiser mes 2 minutes. Merci monsieur Saintou.
Alors, je vais essayer là encore de répondre de rien éluder dans toutes vos questions. Je vous ai dit, je vous ai parlé des placards. Alors, je vais recontextualiser.
Je viens, j'arrive à la direction de la rédaction de France Télé en 2016. Voilà, appelé par Delphine Ernot qui venait de commencer son mandat et avec pour mission de fusionner effectivement, vous avez raison, les rédactions de France 2 et de France 3. Voilà.
Donc euh quand j'arrive effectivement, je constate qu'il y a encore euh je vais dire un certain nombre de gens qui ne sont pas occupés comme il devrai l'être. Donc j'essaie de régler ces situations le plus vite possible et c'est ce que je fais à ce moment-là. Évidemment, vous comprendrez que je ne vous donnerai pas d'exemples ici, mais ça encore, ça peut être objectivé par des documents.
C'est la première chose. Deuxième chose, vous me parlez des fusions, de la fusion de France 2, France 3. C'est quelque chose de très important pour moi parce que nous avons choisi effectivement de créer la rédaction de France Télé à ce moment-là.
Vous avez raison, la transformation est souvent douloureuse. On fait rarement de la transformation juste pour le plaisir de transformer en réalité. On le fait parce que on se retrouve à certains moments contraint par l'évolution d'un écosystème, par l'évolution d'un budget de contrainte budgétaire, par l'évolution d'une organisation, euh par l'évolution de la technologie.
Nous avons choisi effectivement de réunir ces deux entités à ce moment-là parce que il nous semblait plus cohérent pour l'avenir de créer une grande rédaction de France Télévision parce que à l'époque, je vous le rappelle, nous étions souvent accusés de faire du doublon et donc de mal utiliser l'argent public et donc il s'agissait évidemment de supprimer la majorité de ces doublons, de supprimer effectivement un certain nombre de redondances et d'avoir une meilleure utilisation de l'argent public. Vous dites "Il y a eu de la souffrance ?" Oui, je vous le confirme.
Je moi vous savez j'ai beaucoup transformé. Je ne connais pas de transformation qui à un moment ou un autre ne cause pas de souffrance et je le regrette. Je suis pas là pour faire souffrir qui que ce soit.
C'est pas mon sujet. On a essayé d'accompagner au cas par cas chaque personne qui se retrouvait en difficulté. Mais oui, un certain nombre de gens sont retrouvés en difficulté.
Ce que je peux vous dire, c'est que contrairement à d'autres, quand nous transformons, nous n'icensions pas. Il y a pas de licenciement. Voilà.
C'est important quand même de le savoir. Systématiquement, nous essayons de trouver des solutions euh pour chaque salarié. Alors, si vous me dites ensuite que avec certains salariés, c'est plus compliqué qu'avec d'autres, c'est une évidence.
Euh si vous me dites que certains ont du mal à s'adapter aux nouvelles normes, euh au nouvel écosystème, c'est vrai aussi. Mais ce que je peux vous assurer et je veux rendre ici hommage à l'ensemble des équipes de la direction des ressources humaines de l'information, on a travaillé au cas par cas systématiquement pour essayer de trouver des solutions. Euh est-ce que sur le Vous aviez une question aussi sur je si je me trompe pas sur Alix Boueg, c'est ça ?
D'accord. suite. Bon, je vais voilà, je passe la parole à Murel Pl et rapidement parce qu'on on avait convenu au bureau en bureau que les questions étaient de 2 minutes et les réponses de 2 minutes mais pour qu'elle ait des réponses de 2 minutes il faut pas qu'il y a 14 questions.
C'est je voilà je je le dis parce que sinon on narrive pas à tenir les 2 minutes et c'est une règle qu'on s'est fixé de manière unanime. Donc voilà aussi bien la durée des questions que la durée des réponses. Donc plus il y a de questions dans la question plus c'est compliqué pour les personnes auditionnées de répondre.
Donc peut-être répondez à cette question et puis on avancera ensuite. Je vais faire vite. Monsieur le président, monsieur le député, en réponse à votre question sur l'interview de Manuel Bonpard par Alix Bouillagué, nous sommes codiffuseur avec France Interre de cette émission le dimanche midi.
Il y a eu incontestablement des maladresses dans les questions d'Alix Bouillagué, des imprécisions et une erreur factuelle. euh qu'elle a reconnu euh puisque d'ailleurs hein je peux vous lire ses propos le dimanche suivant à l'antenne, elle s'en est excusée. Euh lors de cette interview, il y a eu des formules imprécises et parfois inexactes.
Si j'ai pu heurter, je m'en excuse mais il n'y a eu, de ma part, aucune intention partisane, aucune volonté de déformer les faits sur des questions qui sont extrêmement complexes. Par ailleurs avec Philippe Corbé pour le coup directeur de la rédaction de France Inter, nous avons le lendemain de cette interview décidé conjointement d'apporter des précisions sur nos sites internet respectifs. Précision qui auraient dû être données au cours de cette interview.
Oui, encore une fois, il y a eu des imprécisions et une erreur factuelle qui ont été rectifiées et pour lesquelles Alex Bouyaguet s'est excusé. Au passage, je veux lui apporter et lui réitérer mon soutien parce qu'à la suite de cette interview, elle a été victime d'un harcèlement sur les réseaux sociaux comme on en a rarement vu à France Télé, d'une violence franchement inouie avec des menaces caractérisées y compris contre ses enfants, des menaces parfaitement inadmissibles. Encore une fois, on peut se tromper, on peut être imprécise mais ça ne méritait certainement pas ça.
Merci beaucoup. Ce qui permet de rappeler effectivement le soutien de cette commission aux journalistes qu'on ne serait ici comme ailleurs jeté en pâure ou désigné à la vindicque de public. J'avais eu l'occasion de le rappeler à plusieurs reprises au début de cette commission d'enquête même Virginie Dubuler avec laquelle j'ai le plaisir d'être le corp porteur de la proposition de loi portant réforme sur le individuel ce qui permet madame la députée d'avoir révélé les intérêts que vous avez à part votre présence aujourd'hui ici.
Merci monsieur le président. J'avais des questions pour chacun d'entre vous. D'abord à Alexandre Cara.
Pouvez-vous nous confirmer que vous êtes bien en train de négocier votre départ et que donc vous avez refusé de prendre le le poste de conseiller à l'intelligence artificielle qui était considéré comme un placard ? Et donc si oui, quel est le montant de votre chèque de départ et qui s'occupera de l'intelligence artificielle ? Madame Plaet, est-ce que vous pouvez me confirmer que vous étiez en régie à 13h et à 20h lors de l'erreur de Samuel Patti et que vous auriez dit c'est pas grave, ça passe crème.
Quelles sont également les fonctions actuelles et réelles de Laurent Delpêche depuis qu'il a été démis de ses fonctions de directeur à France info ? Et enfin, madame Nathalie Saintcric, est-il vrai que vous allez embaucher à l'extérieur un ou une chef du service politique ? Merci.
Nous avons désormais deux rapporteurs dans cette commission d'enquête. Alors madame monsieur Cara, on pourra pas dire que vos questions ne sont pas caches au moins. Donc c'est très bien.
Non, pour vous répondre, je vais être très clair. Peut-être, je ne sais pas de quoi l'avenir est fait. Peut-être, quitterai-je effectivement le service public dans quelques mois, je ne sais pas.
Aujourd'hui, il y a une réalité, je vous le redis depuis euh depuis des années, j'essaie de transformer. Nous avons une réussite extraordinaire sur le numérique. Euh le numérique n'existait quasiment pas euh dans les JT de France Télé.
Euh le compte 20h vient de réaliser 1 milliard de vues au cours de l'année qui vient de s'écouler. Nous avons réussi à l'info à faire 4 milliards de vues sur l'ensemble de nos contenus en l'espace d'un an, l'équivalent du tiers du résultat de France Télé là-dessus. Donc si vous voulez, oui, je suis très impliqué, très impliqué aussi sur un certain nombre de choses euh sur l'IA parce que je pense que l'IA doit devenir un outil important.
J'ai dicté un certain nombre de règles hein là-dessus, c'est-à-dire un homme ou une femme au départ, un homme ou une femme à l'arrivée, mais l'IA qui nous permet d'être meilleur. Donc, je n'ai pas totalement terminé ma tâche. J'ai un certain nombre de choses que je veux terminer de mettre en place pour continuer ce que j'ai entrepris à l'information.
Je vous l'ai dit, je crois que je l'ai pas caché. C'est quelque chose qui durera sur ce poste là probablement quelques semaines. Ensuite, je ne sais pas et ce que je peux vous dire c'est que je n'ai pas négocié mon départ et que ce n'est pas encore à l'ordre du jour mais peut-être que ça viendra.
Merci madame PL. Juste très vite puisque je complète sur le rang del pêche puisque vous m'avez posé la question. Je veux pas l'éluder non plus.
Bon alors je vais rentrer dans les détails mais très rapidement Cherer qui était patron de la transformation et qui représentait en partie aussi France Télé à l'UR est parti à la retraite un peu près au moment où Laurent Delpêche s'est retrouvé sans fonction à ce moment-là. Euh je lui ai proposé parce que c'est lui qui était à la manœuvre notamment euh dans la le design et la construction du nouveau plateau euh de France 2 l'année précédente et qu' il avait une vraie expertise technique. Je lui ai proposé de reprendre ce qu'on appelle le Méia chez nous, ce qui est tous les process euh que vous allez découvrir euh dans les mois ou les années qui viennent à France Télé.
Donc donc il s'occupe de ça. Je lui ai donné en plus effectivement le dossier de l'intelligence artificielle et je peux vous assurer que même si j'ai une certaine vision, je ne peux pas m'en occuper tous les jours parce que c'est beaucoup beaucoup de travail et puis vous le savez, il faut euh aussi qu'on réfléchisse à l'impact organisationnel, euh l'impact euh monsieur Odou en a parlé humain que ça pourrait avoir. Donc ce sont des vrais dossiers que je ne pense pas qu'on puisse les considérer comme des dossiers fictifs.
Merci. Merci monsieur le directeur, madame Plaet d'un mot parce que la question était je crois cache. Vous l'avez Oui mais ma réponse va être très cache aussi.
Un grand merci madame la députée pour votre question qui va me permettre de mettre les points sur les i et les barres sur les T. Puisque j'ai pu lire effectivement dans certains tractes qui me veulent sans doute du bien que j'étais en régie et à 13h et à 20h et que j'aurais considéré que ça ne méritait pas de rectificatif. Ça passe crème.
Au passage, je vous le dis, ce n'est pas du tout dans mon langage et dans ma façon de de m'exprimer. Alors, à la direction de de l'info et de la rédaction, tous les jours, nous avons un directeur ou un directeur adjoint qui suit le 13h ou le 20h. Ce jour-là, je n'étais pas en charge du suivi du 13h et je n'étais pas en régie ce jour-là.
Je n'étais pas non plus en charge du 20h et je n'étais pas en régie puisque nous accueillons dans le JT ce soir-là le président François Hollande ainsi que le nouveau prix Nobel d'économie Philippe Aguyon que j'accueillais et avec qui j'étais en loge. Je suis arrivée en régie après les faits et c'est moi-même dans la soirée qui est rédigé le tweet d'excuses présentant nos excuses à la famille de Samuel Paatti et à nos téléspectateurs. Merci beaucoup. pour cette réponse à quand même, moi je vais faire encore plus vite.
Je suis éditorialiste chaîne info, France Télé France 2, c'est déjà pas mal de choses. Je suis pas au responsabilité donc le chef du service politique ça ne sera pas et ça n'est pas de mon ressort ça être à Philippe Corbé où de s'en occuper. Merci beaucoup madame Sophie Tailler Pollu pour 2 minutes et si les réponses sont de 2 minutes et que monsieur Bel en pose ensuite une question de 2 minutes et qui vous ont répondu en 2 minutes, nous aurons tenu les délais d'une demi-heure même ça fit à po mettez la pression monsieur le président euh le rapporteur s'interrogeait à travers un certain nombre de ces questions sur le fait qu'il y ait une chaîne d'information de trop.
J'avoue que je partage cette interrogation et je propose de prendre l'indicateur du respect de la déontologie pour savoir laquelle serait de trop. Euh c'est un critère qui me semble intéressant euh et qui nous permettra, je crois, d'avoir une meilleure santé de notre système audiovisuel. Bien, je passe à mes questions.
Vous avez évoqué les enjeux budgétaires et le fait que vous faisiez finalement mieux avec autant ou avec moins si on prend en compte l'inflation. et vous avez aussi évoqué le fait que vous aviez fait beaucoup de réorganisations. Il est vrai et c'est aussi ce que les ce que les organisations syndicales et les et les personnels nous disent qu'il y a quand même une forme de pressurisation très très forte.
Vous avez parlé d'engagement. C'est vrai qu'on on voit beaucoup dans les services publics les personnels remplacer l'argent public au détriment de leur santé. Je voulais vous interroger sur la la ce que vous considériez comme être la situation actuelle et comment vous envisagez et est-ce que vous avez des des éléments d'information sur la répercussion des de la nouvelle cure d'austérité décidée par le gouvernement avec le plan de 180 millions de d'économie supplémentaire ?
Est-ce que vous avez une idée des répercussions éventuelles sur l'information ? Ça me semble extrêmement important. Et une question euh sur France Info TV plus particulière, on a eu le sentiment à un moment donné que justement en raison de réduction budgétaire, il y avait moins de place accordée à des enquêtes euh à des contenus réalisés par la rédaction et davantage de plateaux qui coûtent moins cher.
Les intervenants souvent étant ravis d'être invités et de venir gratuitement. Est-ce que c'est une orientation que vous avez prise en raison des enjeux financiers ? Est-ce que et quel bilan en avez-vous tiré ?
Je vous remercie. Merci. 2 minutes vraiment s'il vous plaît.
Là encore, je vais essayer d'être très rapide. Oui, les contraintes budgétaire ce n'est pas simple. C'est depuis que je suis directeur de la formation.
Effectivement, je vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai eu la chance de sanctuariser notre budget mais effectivement c'est hors inflation, vous avez raison. Et puis on a quand même malgré tout fait des économies et puis on a eu quand même développé des choses. Je vous en avais parlé l'offre jeunesse, la transparence euh l'allongement du 20h et tout ça c'est fait euh effectivement à salariés et budget un peu près constant.
Euh oui, vous avez raison, on est arrivé à un moment qui est peut-être un moment clé. tout le monde travaille beaucoup, la productivité est très importante. Donc il faut continuer de réfléchir et ça faisait partie aussi de mes pistes de réflexion de savoir comment on peut continuer avec ces contrainte néanmoins à rendre supportable le travail pour nos salariés est plus que supportable parce que vous savez je vous l'ai dit tout à l'heure il y a une adhésion je veux dire les gens qui sont là aiment ce métier ils l'aiment infiniment sinon il ne se donnerait pas autant et avec autant d'engagement donc je pense quand même que là nous sommes arrivés à un point où il faudra réfléchir savoir si euh on doit abandonner ou pas une partie de nos missions.
Oui, je pense que cette question budgétaire implique potentiellement des choix douloureux et difficiles. question du en une minute madame directrice euh sur France info très rapidement madame la députée euh nous avons une rédaction propre à à France info mais nous nous appuyons évidemment énormément sur les contenus produits par la rédaction nationale et par les magazines info. Donc on récupère un certain nombre en 20h, des sujets type l'œil du 20h, des sujets d'envoyer spécial ou autres.
On produit nos propres sujets sur sur France info mais on s'appuie évidemment énormément sur la ressource de la rédaction nationale dans une logique de transversalité ce qui nous permet d'avoir voilà des reportages queon ne verrait pas forcément ailleurs. Merci monsieur Balanan pour 2 minutes. Oui, merci monsieur le président.
Bon, déjà, moi je tenais à vous remercier pour cette audition parce que vous nous avez montré votre probité, votre loyauté à un système d'information qui est le système d'information de notre pays et aussi au code déontologique des journalistes. Euh je souligné les motion du du rapporteur sur le cas de monsieur Delpêche et sur les éventuelles démissions suite à des erreurs éditoriales. J'espère qu'il aura le même intérêt quand on parlera d'un certain nombre d'animateurs dans des chaînes privées condamnés au pénal qui sont toujours à l'antenne.
Je pose ma question qui est une question autour de des sujets que vous avez que vous avez mis en avant en disant qu'il y avait il y avait des il y aurait des informations qui n'existeraient pas si le l'audiovisuel et le public était n'était pas là. je partage euh que vous avez aussi une mission de lutte contre la désinformation et enfin et c'est mon sujet important sur l'ingérence informationnelle. Aujourd'hui euh France Télé, l'audiovisuel public c'est une force de frappe éditoriale terrible en réalité.
Il y a vous, il y a France Culture, il y a France France interre, il y a France 3, le réseau ici. Et moi, j'aimerais savoir comment tout en gardant sans qu'il y ait nécessairement d'harmonisation de éditoriale, surtout pas, mais comment vous pouvez agréger toutes ces informations, agréger cette force et en particulier pour prendre d'assaut le numérique pour qu'on soit tout simplement que votre mission soit justement cette mission de contrer les informations fausses, de contrer les les ingérences étrangères puisque c'est je pense aussi le rôle d'un audiovisuel public puissant. Merci beaucoup monsieur Banan.
Très rapidement encore je vous l'ai dit, on est on est nous confrontés déjà à ces ingérences informationnelles tous les jours. Nous avons eu un problème de trafic sur France info il y a quelques semaines suite à une ingérence venue des États-Unis dont nous n'avons pas nous ne connaissons pas la source. Euh nous travaillons avec Viginum sur un certain nombre de choses.
Vous savez quand on a dans complément d'enquête retracé euh l'origine des étoiles de David euh qui est qui est qui avait été peinte euh avec euh ce qui venait de l'est, euh ça a été fait en collaboration avec Virginum fait partie des choses qu'on fait. Donc ces ingérences informationnelles, je le dis, je le redis, c'est quelque chose qui est nécessaire sur lequel nous nous devons nous battre comme la manipulation de l'information ou la désinformation. Moi, j'ai créé notamment euh la guerre de l'info qui est un magazine qui travaille là-dessus.
Ça fait partie des choses que le service public doit absolument faire. Ça, c'est indéniable. On parlait aussi, c'est dans un autre registre, mais l'investigation reste quelque chose d'important.
Je crois que euh tous ici, vous avez vu le reportage peut-être vous avez entendu parler du reportage qu'on a fait il y a 48 heures sur Cap Gemini euh qui montre que Cap Gemini a mis une partie de sa force de frappe au service de ICE, donc aux États-Unis. Donc, ce sont des questions qui doivent rentrer dans le débat public et qui sont nécessaires. Moi, je crois en tout cas que là-dessus, il faut développer des moyens.
Nous avons aujourd'hui l'aide de Viginum, mais ce n'est pas suffisant. Nous devons continuer à travailler. Nous devons développer des outils nécessaires pour se protéger les uns les autres.
Vous avez soulevé une autre question à laquelle je vais répondre très rapidement. Vous dites le rapprochement des des rédactions du service public par exemple qu'on ne s'y trompe pas. Tout à l'heure, j'ai dit que j'étais favorable à une BBC à la française.
Je ne suis pas favorable à une convergence éditoriale ou à à une absence de pluralisme. Ce n'est pas ce que ce pourquoi évidemment je prêche. Je pense qu'au contraire, il faut garder le plus possible une pluralité des voix.
Ça c'est une évidence. En revanche, je peux vous dire que demain, si euh les forces étaient jointes sur un certain nombre de process sur je vous prends puisqu'on en a beaucoup parlé hein ici, le développement de l'IA, bah pardon hein, si on le fait tous ensemble, ça sera quand même plus facile. Aujourd'hui, chacun le fait dans son coin.
Je pense pas que ça soit une bonne idée. Merci. Il nous reste 2 minutes pour tenir la demi-heure que que nous avions fixée et je laisse la parole pour une minute à madame Parmentier.
Réponse d'une minute et ensuite madame Soudet. Une minute, une minute et on aura respecté cette demi-heure consacrée au groupe politique de notre commission. Merci monsieur le président.
Je veux vous interroger sur l'extrait de reportage de Yan Mox sur Gérard de Pardieu diffusé par complément d'enquête dans un documentaire assassin contre Gérard de Pardieu. On y voit de par Dieu tenir des propos à connotation sexuelle sur une petite fille faisant de de l'équitation dans un HA en Corée du Nord. De par Dieu, sa famille et Yan Mox ont dénoncé un montage frauduleux.
France Télévision a communiqué sur un constat d'huissier concluant à l'absence de manipulation. Or, une expertise judiciaire indépendante ordonné par le tribunal a conclu que les propos en question n'ont pas été prononcés dans le plan montré à l'antenne par France I et établi qu'il y a eu un montage illicite. Comment expliquez-vous cet écart entre expertise judiciaire et communication de France Télévision ?
Ce n'est pas la première fois que complément d'enquête est mise en cause et doit rectifier ces fausses affirmations comme dans l'enquête consacrée à ces news qui a dû être couper en urgence juste avant sa diffusion. Quelle garantie mettez-vous en place pour éviter toute manipulation des images qui ici en l'occurrence a contribué à la mise à mort médiatique professionnelle et dans l'opinion de l'acteur ? Merci. et nous aurons une audition consacrée à complément d'enquête avec notamment Tristan.
Mais monsieur le directeur, je vous laisse répondre. Alors très rapidement, je suis embêté parce que vous le savez euh l'action judiciaire est loin d'être terminée. Donc c'est très compliqué pour moi de commenter ça.
Euh ce que je peux vous dire c'est que j'ai totalement confiance en mes équipes et que la manière euh les process qui ont été mises en place, les contrôles qui ont été faits euh me laissent penser que il n'y a pas eu d'erreur méthodologique journalistique. Vous savez par ailleurs, je ne vous l'apprends pas que en ce qui concerne Gérard Pardieu, c'est un autre agenda judiciaire qui lui est plus préjudiciable en réalité que complément d'enquête. Ensuite, en ce qui concerne complément d'enquête, je je vous le dis euh depuis que je suis arrivé euh si je dis pas qu'avant c'était le cas, mais j'ai pas la mémoire effectivement de tout, mais jamais complément d'enquête n'a été condamné euh par qui que ce soit devant un tribunal, par la justice.
Je veux dire, donc pourtant, nous avons eu un certain nombre de gens qui se sont offusqués ou qui ont voulu nous poursuivre suite à un certain nombre. L'investigation, je vous le dis he, ne fait jamais plaisir à personne. Ça ça ça n'existe pas.
C'est d'ailleurs, je je le dis gentiment, je vais paraphraser. Il y a très longtemps, j'ai travaillé européen, voilà, et Jean-Luc Lagard, patron formidable, avait l'habitude de dire européin, c'est 1 % de mes actifs, 99 % de mes emmerdes. Et ben, je vais dire la même chose pour l'investigation.
C'est un peu ça parce que effectivement le nombre de pression et de coup de fil que je peux recevoir là-dessus est très important. Mais je vais terminer. Donc complément d'enquête n'a jamais été condamné.
Vous me parlez du reportage sur C News. Pourquoi j'ai accepté un reportage sur C News ? Là encore, je vais être très transparent avec vous.
Au départ, on m'avait proposé un reportage sur Pascal Pro. J'ai dit, je pense pas que ce soit une bonne idée d'aller faire un reportage sur Pascal Pro. Essayons d'étendre, regardons plutôt, il y a un phénomène CS, c'est devenu la première chaîne euh d'info continue.
Je pense que ça mérite un sujet. D'autant qu'on a fait d'autres sujets, vous le savez hein, sur Courbi, sur la Gardère, on fait d'autres sujets sur les médias. Donc j'ai dit "OK, le soir euh au de la diffusion, il y a un communicard comme à 18h 18h !
Vous connaissez les process de la télé ? On peut pas faire grand-chose, je ne pouvais pas mettre de contradictoire euh dans euh le reportage. J'ai décidé pour cette raison que à défaut de pouvoir mettre du contradictoire, nous allions couper la séquence pour éviter de nous retrouver en porte à faux." Donc nous avons choisi nous-mêmes en quelque sorte euh d'éviter de nous retrouver dans une position où nous ne respecterions pas euh ce que je pense être la déontologie jour.
Merci monsieur le directeur, madame Souet pour une minute. Merci. Grand défenseur du service public, contrairement au Rassemblement national, nous ne cherchons pas des des journalistes qui nous soient favorables.
Nous voulons simplement des journalistes qui nous soient honnêtes et respectueux et qui effectivement peuvent commettre des erreurs là-dessus. On est d'accord. Mais madame Plain je ne peux pas vous laisser dire que madame Bouag face à monsieur Bompard a eu des maladresses, des imprécisions.
C'était clairement une avalanche de fake news. Vous dites qu'elle l'a reconnu mais en vérité ses excuses étaient absolument pas à la hauteur de la situation et en vérité je pense que à fermer les yeux ainsi les ça pousse finalement des incidents à se répéter et madame Saintri ici présent en sait quelque chose puisque elle est spécialiste dans le domaine. Je pense aussi bien à la pancarte JLM un problème qu' récemment le 9 décembre avec ce qu'elle a dit sur le vote musulman.
Attends alommence. Je pensais qu'avec l'audition de madame Sophia Ramit clair. Madame Souet vous avez quelqu'un en face de vous un minimum juste de respect je me permets de le dire.
Voilà enfin on a les spécialiste de monsieur Saint juste voilà essayons de respecter les personnes vous pouvez poser des questions à me syncric vous êtes pas obligé de dire qu'elle est spécialiste de qu'elle a et cetera. Je vous laisse continuer mais voilà bon ça va monsieur le non ça va pas. Sinon, j'aurais pas pris la parole.
Monsieur Saintou suffit à chaque fois, c'est la même chose. Bah vous pouvez quitter cette commission d'enquête, monsieur Saint-Toule, vous pouvez quitter. Si si la manière dont je pr vous convient pas, vous pouvez partir.
Personne vous oblige à rester ici. D'accord. D'accord.
Toujours les mêmes personnes. Bah parce que j'ai vu personne attaquer les personnes additionnées. J'ai vu personne dire on a une on a on a Nathalie Saint-Crique, on parle pas des gens à la troisème personne.
Vous savez la civilité ça existe monsieur Saintou, vous la connaissez les règles de civilité. On parle pas des gens quand ils sont là. Pardon, c'est les règles, c'est la France.
C'est peut-être qu'il nous reste simplement dans le pays, l'étiquette, le respect des personnes, le protocole, je sais pas. C'est des choses qui font aussi la grandeur de notre pays, c'est de respecter les personnes qu'on auditionne. Monsieur le président, je pourrais juste finir ma question, c'est juste qu'elle est en face de vous, donc vous pvez lui poser des questions.
OK. Euh alors donc vous monsieur Cara, vous avez dit tout à l'heure que toute personne qui aurait dévoyé sa mission aurait eu affaire à moi. Et donc du coup concrètement, je me demande mais concrètement qu'est-ce qui s'est passé pour que bah madame Saintric continue de de faire ces erreurs, pour que d'autres personnes comme madame Bouyaga se permettent aussi de faire ces erreurs là.
Enfin pardon, je le dis quand même, c'est très irrespectueux de parler vous parlez toute la journée pardon des enjeux de sexisme et vous venez venez de parler d'une femme qui est présente devant vous en adressant une question à son directeur. Je trouve ça totalement irrespectueux. Voilà, je me permets de le dire, je trouve ça totalement irrespectueux, mais vous faites ce que vous voulez.
Voilà, vous faites ce que vous voulez, vous êtes libre. Je suis pas là pour modérer la police dépensée. Je pense que c'est très très c'est très très irrespectueux de parler d'une personne, la troisième personne qui est en face de vous.
Mais comme la question D'accord monsieur. Merci monsieur Monsieur Saintou. Monsieur Saintoule, un jour vous présiderez une commission d'enquête, vous ferez comme vous voulez.
Monsieur Cara, même cric vous était pas adressée, vous pouvez y répondre mais il y a quand même, il y a une certaine façon de mettre en question. Alors, je vais répondre très factuellement, je vous remercie de cette question au à la pancarte qui a dû apparaître où je disais JLM un problème. C'était la 2e ou la trisème dans la soirée.
Je m'adressais à Anophie Lapix parce que je trouvais qu'il manquait quelques questions et comme on parlait du problème ou de la situation de Jean-Luc Mélenchon, je voulais qu'elle pose puisque c'était pas moi qui étais interview cette question et je lui ai donc mis JLM un problème. Quand Sarah Knafo a dit que elle faisait des offres de services au Rassemblement national, je lui ai mis, "Est-ce que le Rassemblement national accepte ?" Je ne l'ai pas fait parce que je considère qu'Anne Sophie Lapix n'était pas en mesure de poser elle-même les questions.
Mais parfois quand on est à la tête d'une soirée électorale, on n' pas toujours les idées très claires. Donc je peux vous dire, je suis une spécialiste du papier que j'envoie quand je considère que l'animateur, peut-être parce que je suis obsédée par les politiques, elle ne le fait pas. Quant à moi supposé obsession, je ne sais pas très bien sur quoi.
Je vais juste refaire les choses très claires sur mon islamo je sais pas si vous avez traité le parler du mot islamophobie. Alors j'assume parfaitement ce que j'ai dit et la meilleure chose c'est que j'ai tweeté après qu'il ait été tweeté des propos complètement tronqués. J'ai mis l'intégralité de la phrase et bêtement hier soir, si vous voulez et bien j'ai recopié les propos d'Alexis Corbière et mes réponses.
Alors je vais jouer Alexis Corbière et je vais faire mes réponses. Alexis Corbière dit l'antissémitisme ça existe dans ce pays. Et je lui réponds la quête du vote musulman aussi.
Petite précision, cette question n'arrivait pas au milieu de nulle part. Il se trouve que le soutien de Jean-Luc Mélenchon à Julien Terry, professeur à Paris I qui avait traité un certain nombre de personnes de génocidaires en considérant que ils avaient demandé à Emmanuel Macron de n'accepter de reconnaître la Palestine qu'au moment où les otages ont été libérés et en mettant des préalables. Donc Jean-Louis Mélenchon le soutient et je dis Alexis Corbert, est-ce que vous considérez que Jean-Luc Mélenchon a raison ?
Je continue. Alexis Corber me dit pourquoi faites-vous ce lien ? Quel est le rapport ?
Pensez-vous qu'il y a des gens qui sont antisémites ? pour aller chercher le vote musulman. Ce casa, je réponds à oui.
Et alors le Ah ooui se poursuit. Euh je lui répond je n'ai pas ciblé ce que les musulmans pensaient. Ce ne sont pas les musulmans qui sont condamnables.
Ce sont ceux qui croient qu'en leur disant des propos antisémites, ça va pouvoir les raller. Et dans ce cas-là, monsieur Corbier me répond : "Si certains le font, c'est absolument détestable." Voilà, j'assume parfaitement ce que j'ai dit.
J'ai montré l'intégralité de cet extrait gelé. mis sur Twitter, je l'ai refait passer à la chaîne info, même heure, même présence, même moment et le monsieur le recteur de la grande mosquée de Paris en en que j'ai vu physiquement puisqu'il était dans nos locaux, je lui ai montré l'intégralité, il m'a dit "Bah, c'est pas du tout ce qu'on m'a montré." Voilà, merci beaucoup.
Ça pour répondre et puis merci beaucoup monsieur le rapporteur. À vous la parole. Pardon, excusez-moi, je crois.
Permettez-moi. Allez-y, vas-y. Merci monsieur le président.
Je voudrais ouvrir un une autre séquence qui est attendu. Les journalistes qui partagent la vie de candidat potentiel à l'élection présidentielle se compte sur les doigts d'une main. Pourtant, alors que les Français attendent, vous le savez plus de jamais du service public qu'il démontre sa neutralité comme son impartialité, France Télévision a fait le choix pour incarner son principal rendez-vous d'information, le JT de 20h, de choisir une journaliste dont le compagnon n'est autre que Raphaël Gluxman qui est candidat pressenti pour représenter le Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle.
Delphine Arnut a expliqué son choix en juin dernier sur le plateau de quotidien. Son choix, c'est le sien. La temporalité interroge car à ce moment-là, nous n'étions qu'à quelques semaines d'une élection majeure à laquelle Raphaël Guxman se présentait comme tête de liste et à 18 mois d'une élection présidentielle à laquelle pourrait se présenter monsieur Luxman au nom du Parti socialiste.
Personne aujourd'hui, même dans cette commission d'enquête, ne juge des qualités journalistiques évidentes de Léa Salamé comme il y en a des dizaines ou des centaines d'autres parmi les près de 3000 journalistes de France Télévision. Mais sur le plan de la déontologie, considérant l'exigence, le caractère particulièrement sensible de son poste, eu égard aussi au rôle d'arbitre que doit tenir l'audiovisuel public à l'approche d'échéance électorale. Pensez-vous sincèrement et rétrospectivement que ce choix était pertinent ?
Je continue de penser que ce choix était extrêmement pertinent. Il se trouve que évidemment vous en doutez, je n'ai pas fait ce choix sur un coup de tête. C'est un soit un choix et je l'assume.
Il se trouve qu'au cours de ma carrière, j'ai croisé Christine Crraine, j'ai croisé Anne Saintclairc, j'ai croisé Marie Druckierre, j'ai croisé Béatricie Schenberg. Donc un certain nombre de femmes extraordinaires sur un point de vue professionnel euh qui pourtant qui pourtant euh pour certains avait le péché de partager la vie euh d'un homme politique. Quand je me suis posé la question de les Léa Salamé, je me suis pas posé la question effectivement de savoir qui était son compagnon.
Je me suis demandé qui était la meilleure. Qui était la meilleure pour incarner le 20h. Voilà.
Il se trouve que euh je me suis dit que j'allais venir avec le CV de Léa Salamé parce que c'est quand même important aussi de repositionner les choses. Voyez Léa Salamé, elle a commencé à France 24, elle a continué à Ité, elle a fait de la politique, elle a fait l'émission politique, elle l'a animé avec David Pujadas, avec Thomas Auto, elle a fait l'interview présidentielle du 14 juillet en 2022, elle a fait le débat sur TF1 coanimé avec Gilles Boulot et puis elle a été et France 2 bien évidemment, mais sur France 2 et sur TF1 coanimé avec Gill Boulot et surtout pendant 8 ans elle a était la principale intervieweuse de la matinale de France Interre. Elle a même permis à cette matinale de s'imposer comme la première matinale de France.
Et sérieusement, à cette époque-là, on avait rien à le reprocher. Je vous rappelle aussi qu'elle a commencé sa carrière journalistique bien avant d'être la compagne ou que Raphaël Glman soit le compagnon de Léa Salamé. Donc ça c'est la première chose.
La 2e chose, vous dites il y a des centaines de journalistes qui font Benah non en fait, pardon, excusez-moi, euh je suis euh directeur euh de l'information euh d'une grande chaîne. Euh je sais enfin d'un certain nombre de chaînes et donc d'une grande organisation euh de médias, je peux vous assurer qu'il y a pas des centaines de Lé à Salamé. En fait, il y en a une.
Voilà. Et quand j'ai commencé à travailler pour savoir ce que j'allais faire euh pour le 20h, effectivement son nom s'est imposé. Et vous savez quoi ?
Non seulement j'en suis très fier, mais en plus un an après, les faits me donne raison puisque la première semaine de janvier, nous avons fait la meilleure audience depuis plus d'un an, depuis 13 mois avec Léa Salamé. Euh ensuite, vous me dites son compagnon, je crois que déjà lors d'une élection, elle s'était retirée de l'antenne quand elle était à France interre euh pour effectivement euh éviter euh qu'éenn Ouais, c'était pour les européennes pour éviter qu'il y a un conflit. Non, non, pour les européennes, elle s'est maintenue à la tête du GT de 20h euh en 2024.
C'était le sens de la question. Non, non, elle était pas là. Elle était pas encore au GT de en 2024, elle n'était pas là.
Elle est arrivée en elle est arrivée en septembre 2025 à la tête du JT. Donc, elle était pas là. Donc et sur France interre aux moments européennes euh elle sait euh en revanche elle avait choisi euh de prendre du recul.
Bon ce que je veux dire maintenant vous vous tablez et je l'entends sur une chose que euh peut-être que Léa Saint-Lamé devrait mettre sa carrière entre parenthèses pour favoriser son compagnon. Moi, je ne le pense pas. Je pense qu'on est en 2026.
Aujourd'hui, la candidature de Raphaël Gluxman, pardon de vous le dire, mais elle est hypothétique. Voilà, c'est je je ne juge pas la question euh de des des qualités de Raphaël Glman ici. Je dis que cette candidature est hypothétique.
Donc si ça se trouve, pardon hein, une fois de plus, on est en 2026, peut-être que Raphael Clusman décidera lui-même de se retirer pour laisser sa compagne continuer sa carrière. Je n'en sais rien, je n'ai pas la réponse. En repend, ce que je peux vous dire, c'est que si Raphaël Gluxman était candidat à la présidentielle, il est évident que nous imposerons les règles déontologiques qui sont celles du service public et Léa Salamé devra se retirer de l'antenne.
Voilà. Merci monsieur le directeur. Je remarque simplement que effectivement certes Léa Salamé n'était pas à la tête du du 20h à ce moment-là mais la décision a été prise par Delphine Air à peu près à cette période là.
Euh je voudrais euh rebondir, vous expliquer que vous avez fait le choix, vous avez pris la meilleure, vous avez choisi la meilleure à la tête du JT de 20h. Ce sont euh vos mots. Pourtant euh je pense que on peut le dire, mais le seul juge qui fait foi quand on fait de la télévision, ce sont les audiences.
Et quand on est factuel, sur la dernière période étudiée, celle par exemple de septembre à décembre 2025, la Salamé a attiré en moyenne 3,78 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience de 19,7 %. Et c'est en moyenne 230000 téléspectateurs de moins qu' Sophie Lapix à la même période l'année précédente. Et plus étonnant, Laa Salam a été remplacé à deux reprises lors des vacances de la Toussin ainsi qu'à Noël par son joker Jean-Baptiste Marteau.
Alors généralement un joker probablement parce qu'il est moins identifié par le public réalise des audiences qui sont moins importantes. Or à la Toussin, Jean-Baptiste Marteau a retrouvé le même niveau d'audience qu' Sophie la pic en 2024 avec en moyenne 230000 téléspectateurs de plus que les Sal à Sal àamé. Comment est-ce que vous expliquez cette différence ?
Et quand vous me dites il y a pas des centaines de Léa Sal àé parmi le spectre de journaliste, peut-être qu'il y en a des dizaines. En tout cas, il y en a un qui s'appelle Jean-Baptiste Marteau qui est bien moins connu des Français et qui quand il remplace les Sal à l'AM à la tête du 20h semble faire des audiences plus importantes. Donc est-ce que c'est vraiment le critère de l'audience qui a fait que vous avez choisi les Sal à Salamé à la tête du 20h ?
Merci. Merci pour cette question, monsieur l'apporteur. Euh vous savez euh je ne fais pas de politique parce que je pense que je ne serai pas compétent.
En revanche euh je pense que je commence à connaître mon métier en télé pour l'avoir pratiqué pendant quelques décennies. Il se trouve que euh quand on regarde les courbes du 20h, elles étaient descendantes depuis déjà un certain nombre de mois, d'années. Euh voilà. sur la période qui est la période que vous indiquez.
Vous avez raison. Oui, Anne Sophie la PI, c'était un peu au-dessus de Léa Salamé. Je vous rappelle qu'entre-temps, le total télé a diminué d'un million de personnes au même moment.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui les gens qui regardent la télé au même moment, un an après sont un million de moins. Ils seront évaporés. C'est la première chose et je vous le redis par rapport au dernier mois d'Ansophie euh Léa Salamé a nettement amélioré les scores.
Ensuite la télé, vous savez, on a on a un truc en télé, c'est queon que les audiences elles descendent par l'ascenseur mais qu'elle monte par l'escalier. Donc il faut laisser s'installer quelqu'un. On peut pas juger des résultats d'une personne au bout de 2 3 4 mois, ça n'est pas vrai.
Il y a on n plus à un moment où il y a alors ça peut arriver sur des émissions d'enttertainment par exemple. C'est vrai que euh c'est le cas, c'est très très rarement le cas sur un JT. Donc il faut laisser un peu de temps et je vous l'ai dit la première semaine euh de l'année et même par exemple hein hier et hier euh lundi nous étions à plus de 4 millions avec un total au-dessus de 20 %.
Euh hier nous étions à une part de marché de plus de 20 % également. Donc les résultats de l'aé sont bons. Ensuite vous me parlez de Jean-Baptiste Marteau, excellent journaliste.
Voilà, je le sais puisque c'est moi qui lui ai proposé d'être joker de Léa Salamé. Les vacances, c'est pas exactement la même configuration. Il faut savoir que tout d'un coup, le total télé 8 augmente.
Pourquoi il augmente ? Parce que la plupart des talks qui sont sur les chaînes concurrentes sont en vacances. Le JT lui n'est jamais en vacances.
Il on travaille 365 jours par an. Donc le réservoir d'audience est beaucoup plus important pendant les vacances qu'il nî dans le courant de l'année. Donc mécaniquement, et c'est pas le cas seulement avec Jean-Baptiste Marteau, hein, c'est le cas avec la plupart des jokers.
Il arrive assez régulièrement que les Jokers fassent plus d'audience euh que la personne qui est titulaire simplement parce qu'ils sont confrontés à une concurrence moins forte. Voilà, c'est ce que je voulais vous dire. Merci monsieur le le directeur.
En matière de conflit d'intérêt, donc vous avez évoqué la jurisprudence qui qui a fait date, celle d'an Saint-Clac. Je me permets de le rappeler pour les personnes qui nous écoutent, mais le 5 juin 1997, suite à l'entrée de son mari Dominique Schutrovskan au gouvernement, Anne Saint-Clar démissionne de l'émission 7/7 qui est pourtant un simple magazine d'information et en plus d'une chaîne privée TF1. Marie Drucker ensuite épouse de François Barouin et Béatrice Schenberg, épouse de Jean-Louis Borlot, ont appliqué cette règle et ont toutes les deux quitté la présentation du 20h de France 2 à la suite de la nomination de leur mari au gouvernement en 2005 et 2007.
Le 23 novembre 2010 est aussi née la jurisprudence Pulvare car ce jour-là Arnaud Montbourg annonce sa candidature à l'élection présidentielle et Audrey Pulvard est suspendu immédiatement de son émission politique sur chaîne privée également. Vous remarquerez que le 23 novembre 2010, c'était 17 mois avant la présidentielle lorsque l'audre Pulvard est démise de ses fonctions. Aujourd'hui, nous sommes à 15 mois de la prochaine élection présidentielle.
Madame Saintcric, vous connaissez mieux que quiconque. C'est votre rôle d'éditorialiste politique, les ambitions présidentielles de monsieur Gluxman. Alors pourquoi dans ce cas 15 mois avant une élection présidentielle, Laa Salamé compagne d'un éventuel candidat assumé à l'élection présidentielle et donc en conflit d'intérêt personnel est toujours à l'antenne et à la tête du premier JT de l'audiovisuel public.
Je vais être très clair. Enfin, une fois de plus, vous êtes certainement un bien plus fin analyste de la vie politique que moi, mais rien ne me laisse penser aujourd'hui que Raphaël Glann sera dans la course aux élections présidentielles. Pardon, excusez-moi.
C'est Non, non, mais c'est ce que vous pensez. Moi aujourd'hui, pardon, excusez-moi, je veux dire tant qu'il n'est pas officiellement candidat, il n'y a aucune raison aucune raison de demander à la salamé de sortir de l'antenne. Et je vous l'ai dit une fois de plus, je veux dire à partir du moment où il y aura un conflit d'intérêt et une fois de plus, je ne le ni pas, vous l'avez bien compris.
Je suis pas en train de de vous dire que je pense que nous ne sommes pas opposés sur le constat, nous sommes opposés sur le calendrier. Voilà. Moi, je pense effectivement que il n'y a aucune raison d'empêcher Léa Salamé d'exercer son métier tant que officiellement Raphaël Lu n'est pas candidat à la présidentielle.
Je rajoute très rapidement pour puisque vous m'avez sollicité que elle en est absolument d'accord, nous en avons discuté et que ce n'est pas du tout quelque chose qui est imposé du haut vers le bas si j'ose dire ou du haut vers l'antenne. C'est quelque chose dont elle parle très facilement et dont elle est absolument persuadée que le moment venu, quand les choses seront devenues déontologiquement impossibles, elle le fera et je pense qu'elle est capable de de le savoir et de trouver le bon moment. Moi je juste je sais pas faire de spéculation sur sa présentation.
Je dis que la même chose, il y a des hypothèses. En fonction de ces hypothèses et quand cela sera problématique, les choses seront faites dans les bonnes conditions. Madame Pl, pardon, je précise que lorsque Raphaël Gluxman a été tête de liste aux élections européennes, à l'époque Léa Salamé officiait donc à la matinale de France interre et elle n'a eu besoin de personne pour se retirer d'elle-même de l'antenne contre d'ailleurs à l'époque l' vie de sa direction qui n'y était pas spécialement favorable.
C'est quelqu'un qui en responsabilité prendra les décisions qu'elle a à prendre et encore une fois par ailleurs, il y a des règles à France Télé. Pour rebondir sur ce que dit monsieur le rapporteur, en fait tous les exemples que vous avez cités, les personnes ont fait un pas de côté après le fait que les les hommes politiques se soient prononcés, ils aient annoncé leur candidature et ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Donc effectivement, nous sommes dans la un tout à fait un un un respect des des habitudes.
Merci madame la présidente. Je permets simplement pour clôturer ce sujet de rebondir sur vos propos monsieur Cara, madame Saintcric également. Si je comprends ce que vous me dites, si monsieur Gluxman se déclare candidat à l'élection présidentielle 2 mois avant l'élection présidentielle, Laa Salamé sera présentatrice du 20h de France 2 jusqu'à 2 mois avant l'élection présidentielle.
C'est bien ce que j'ai compris de ce que vous nous avez dit. Écoutez, vous avez vous avez parfaitement compris. Il n'est pas aujourd'hui pardon là encore et vraiment sans aucune agressivité.
Je je suis pas là juste pour vous porter la contradiction mais les règles sont clairement établies. Nathalie l'a l'a l'a précisé. C'est aussi ce que m'a dit quand je l'ai rencontré Léa Salamé.
Elle m'a dit "Qui, il y a ce problème effectivement et je veux que les choses soient claires entre nous. Si ça se trouve, je ne pourrais pas présenter le 20h à l'occasion de de l'élection présidentielle. Elle me l'a dit.
Voilà et c'est en âme et conscience que j'ai choisi Léa Salamé. Et une fois de plus, je vous le redis le moment venu. Et ça, on peut faire là encore des plans sur la comète, mais pardon.
Alors, non seulement euh je ne serai pas aux commande à ce moment-là, mais peu importe, on peut toujours faire de la politique- fiction, mais je ne sais pas si Raphaël Luxman sera candidat dans 5 mois, dans 2 mois, euh dans 12 mois ou jamais. Je n'ai pas la réponse à cette question. Donc je pense que le moment venu, une fois de plus, je crois avoir été très clair sur l'idée qu'on pouvait se faire des règles déontologiques du service public, elles seront appliquées.
N'ayez aucun doute que ça soit par mois. ou par mais mon successeur, elles seront appliquées. Je je vous remercie monsieur Car Nadj à Bombangoli une question.
Oui, merci madame la présidente. Bonjour mesdames et messieurs. Bon, moi je voulais euh pas clore le le sujet que vous avez lancé monsieur le rapporteur, juste pour quand même préciser une chose, c'est que lorsqu'en 2010 madame Pulvard s'est retiré de l'antenne d'élé, Arnebour n'était pas candidat à la présidentielle mais candidat à une primaire socialiste.
Nous ne savions pas s'il allait être candidat à une présidentielle. Donc là, du coup, je me pose la question de la temporalité parce que monsieur Gluxman a bien indiqué qu'il ne pour le coup, il ne participerait pas à une primaire, mais vous ne pouvez pas ignorer que c'est un acteur aujourd'hui essentiel du débat public politique concernant l'élection présidentielle, il ne s'en cache pas. Et donc moi la question que je me pose, en fait, vous parlez de règles dontologiques du service public, quels sont enfin quels sont les signaux que vous attendriez ? quelles sont les temporalités parce qu'à ce stade c'est un impétrant pour reprendre les mots dans nos motbourg pour l'élection présidentiel.
Donc vous comprendrez bien que ça pose question parce queeffectivement si la déclaration intervient très tard entre-temps monsieur Gluxman aura eu le temps de participer au débat sur le ou la meilleure candidate à l'élection présidentielle pour le camp social qu'il prétend et politique pardon qu'il prétend représenter. Donc en fait on a un peu de mal par rapport à la question de la temporalité. Je je crains de me répéter, mais je n'ai pas de véritable réponse à cela.
Je vous l'ai dit qu'à partir du moment où euh les règles, nos règles euh se retrouvaient en opposition avec une réalité politique, bien évidemment nous appliquer vraiment ces règles, mais je ne sais absolument pas, je ne suis pas dans la tête de monsieur Guxman, donc je ne peux pas aller plus loin. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que nous sommes évidemment extrêmement vigilants systématiquement. Nous sommes vigilants sur tous les conflits d'intérêt parce que là encore on fait de l'éamé une cible facile mais les conflits d'intérêt peuvent revenir à d'autres niveaux.
Il se trouve que la plupart d'entre nous avons une compagne un compagnon qui les ont on a des vies personnelles, des vies professionnelles qui se mélangent. C'est le cas aussi de Léa Salamé. Il se trouve que par ailleurs Léa Salamé est excellente dans son domaine de compétence et c'est pour ça qu'elle a été choisie et qu'on a choisi nous de ne pas la pénaliser à partir du moment où dès le départ les règles étaient claires.
Et une fois de plus, je vous le reprécise parce que je ne suis pas devin. Je ne sais pas quel sera le calendrier. Je ne sais même pas si calendrier il y aura.
Mais en tout cas les règles que nous nous sommes imposées que laa Salamé a elle-même réclamé seront appliqué. Je rajoute 30 secondes quelque chose qui est dire pour être en position de de croisement. si je veux de d'endroit où arrive pas à mal de choses.
Il est même pas pensable une seconde que quelqu'un comme la Salamé utilise un quelconque pouvoir dans cette maison pour faire inviter ou pour favoriser son compagn. Non non, je précise, ça serait immédiatement le tolé et ça ne viendrait jamais l'idée. Vous savez, c'est une maison transparente France Télévision qui est extrêmement transparente.
Donc ça viendra jamais l'idée de le faire. Il est bien évident qu'il y a un certain nombre d'humains responsables et qui ont sont dotés de bon sens qui pour répondre à votre temporalité, considérons qu'il y a il y aura une temporalité qui fera que ce sera plus jouable et je suis absolument persuadé qu'elle s'en rendra compte même avant nous. Je vous remercie madame Saintcric.
Une dernière question sur ce point et après on change de sujet. Merci la dernière question effectivement. Merci madame la présidente.
Monsieur monsieur Cara, vous vous parlez de d'une extrême vigilance sur le service public. Je vous cite encore de règles déontologiques du service public. Pourquoi alors ne pas appliquer le simple principe de précaution pour prévenir toute forme de conflit d'intérêt ?
Alors que monsieur Gluxman annonce ou en tout cas laisse planer des intentions d'être candidat à l'élection présidentielle. Qu'il le soit pas encore ou qu'il le soit déjà, pourquoi ne pas appliquer un principe sain de façon de déontologique pour prévenir des conflits d'intérêt qui est le principe de précaution ? Écoutez euh là encore je vais peut-être me répéter mais euh je ne suis pas juge décisionnaire de la mort professionnelle de quelqu'un en raison de sa proximité avec une personne ou une autre.
J'ai choisi une fois de plus, je vous le dis, Léa Salamé juste sur ses compétences professionnelles. Ça a été ma décision, ça a été un dialogue que j'ai eu avec elle où immédiatement elle m'a mis en garde contre ce risque parce qu'elle en est totalement consciente et une fois de plus, Nathalie a raison, probablement elle devancera l'appel. ce sera pas nous qui aurons besoin de lui rappeler.
Voilà, je pense que aujourd'hui euh pardon de le dire, mais euh on ne peut pas conditionner la carrière de quelqu'un euh à la carrière de sa compagne ou de son compagnon. On doit le faire à partir du moment où on rentre dans une zone grise qui est cette zone effectivement où la déotologie ou le conflit d'intérêt ou un certain nombre de règles ne sont plus appliquées. C'est une évidence et ça nous le savons tous.
Mais moi, je me refuse aujourd'hui à priver, à priver le 20h d'une journaliste aussi talentueuse. Je vous remercie. Donc maintenant, on part sur un un autre thème.
Monsieur, Merci madame la présidente. Merci monsieur le le directeur. J'en reven au au respect du pluralisme sur les chaînes du du service public.
Il y a euh des choix d'invités qui interrogent euh au point d'ailleurs que certains se demandent s'il y a pas des choix d'invitation qui sont guidés par certaines inclinaisons inclinations euh personnelles. C'est le cas par exemple de monsieur Zucman qui a été invité sur une séquence assez importante plus d'une dizaine de fois sur les antennes du du service public à l'automne, on le rappelle mais il a été l'un des rédacteurs du programme économique du Parti socialiste. Je pense également à monsieur Coquel de la France insoumise.
Le 11 janvier, ERC Coel était invité pour la 26e fois en moins de 12 mois sur le plateau de France Info TV. Alors, on peut se dire que c'est dans un but de respecter la règle de pluralisme, de faire que la France insommise soit respectée sur ces antennes là. Mais vous pourriez inviter par exemple madame Soué, monsieur Caron, monsieur Saint-Thoule de la France insommiste qui sont membres de cette commission d'enquête et des millions de Français ont entendu le 14 janvier dernier sur le plateau de France Info TV une journaliste qui pensait que son micro était coupé et qui a dit je la cite c'est le meilleur coqer une autre personne est immédiatement abondé oui c'est vrai et le journal Libération a attribué les premiers propos à Catherine Tricot une journaliste de regard des propos qui contribue à un sentiment de connivance entre des journalistes et des personnalités politiques marqué à gauche voire à l'extrême gauche.
Comment est-ce que vous expliquer que certaines personnalités comme monsieur Zucman ou encore monsieur Crel sur France Info TV bénéficient d'un statut de quasi invité permanent sur les antennes du service public ? Alors moi je fais une petite remarque. En fait, c'était la période aussi budgétaire et effectivement ces personnes-là étaient au cœur du de l'actualité.
Madame la vice-présidente, vous répondez presque à ma place. Monsieur le rapporteur, Gabriel Zucman a été invité une fois au 20h comme a pu l'être le ministre de l'économie quand on débat à l'assemblée d'une taxe Zucman qu'on est le 20h de France 2. Il nous paraît parfaitement cohérent de le recevoir en plateau euh pour comprendre de quoi on parle, qu'est-ce que c'est que cette taxe, qui est Gabriel Zman.
On l'a fait comme d'autres médias l'ont fait. C'est c'était un acteur de l'actualité à ce moment-là. Donc encore une fois, ça nous a paru parfaitement naturel.
Et euh on a sur le plateau du 20h des points de vue contradictoires. On entend tous les points de vues et toutes les opinions hein. Depuis début septembre euh Léa Salamé a reçu 60 personnes au 20h.
Donc vous imaginez bien la diversité des profils et et des invités. Quant à Éric Coerrel, madame la vice-présidente l'a dit, de par ses fonctions à l'Assemblée nationale, quand on est en plein débat budgétaire, il a une légitimité à être invité sur ces sujets-là plus que d'autres. Euh voilà, on fait aussi le choix de nos plateaux et de nos invités évidemment et vous vous en doutez bien en fonction de l'actualité.
Quant à madame Tricot, si elle trouve Eric Cock Crel excellent, je la laisse je la laisse libre de de ses propos. Merci madame la la directrice. Un autre sujet, une autre question.
Selon une enquête d'arrêt sur image qui a été confirmée par des informations qui me sont parvenues en 2018, un documentaire préparé par Geoffrey Livolzi qui avait vocation à trouver sa place dans l'émission phare de France 5, le monde d'en face. Cette enquête a été refusée par la directrice de France 5 d'Alor, Nathalie d'Arégrand, après avoir fait l'objet aussi d'un refus sur France 3. Le problème, c'est que ce documentaire portait sur le harcèlement moral à France Télécom et qu'il coïncidait parfaitement à l' avec l'actualité puisque l'entreprise France Télécom Orange était en plein procès.
Pour mémoire, France Tellécom, aujourd'hui Orange, a été condamné en 2019 pour harcèlement moral suite à une situation de souffrance au travail ayant causé 35 suicides de salariés entre 2008 et 2009. Madame Ernut était à l'époque cadre exécutif de France Télécom et elle y a passé je crois près de 30 ans. Lors de la réunion de présentation du documentaire, madame Darry Grand, directrice de France 5, aurait justifié sa décision parce que je la cite, il n'était pas bon d'enquêter sur l'ancienne boîte de la patronne faisant référence à Delphine Ernut.
Après ce refus, le même Geoffrey Livolzi qui était donc en charge de la préparation de ce documentaire n'a plus jamais été recontacté à ce sujet, ni par la société de production qui finançait le projet ni par France Télévision. Est-ce que vous êtes en mesure de nous dire si vous avez eu connaissance de cette situation ? Et si oui, est-ce que vous la condamnez ?
Est-ce qu'il vous est arrivé à d'autres égards de censurer des éventuels magazines documentaires ou lignes éditorial pour ne pas déplaire à la direction de France Télévision ? Je vais le rappeler une fois de plus parce que pour moi c'est important de le rappeler à chaque fois pour que vous l'ayez tous en tête. Je parle sousement.
Donc je n'ai pas connaissance euh de cet épisode puisque en l'occurrence euh je l'ai expliqué tout à l'heure hein, ce programme n'est pas sous la responsabilité ni sous la tutelle euh de la direction de l'information et d'autant que je n'étais pas en poste à ce moment-là. Ensuite, vous posez une question tout aussi importante et tout aussi fondamentale à savoir est-ce que un Delfinneut a pu faire d'une manière ou d'une autre pression pour que nous ne parlions pas de l'affaire France Télécom sur nos antennes ? Cette réponse c'est elle n'a jamais fait pression sur moi pour empêcher un quelconque reportage sur France Télécom.
Deuxièmement, et c'est là que je complète ma réponse, nous avons suivi l'actualité de France Télécom et les suites judiciaires dans le JT de 20h au même titre, ni plus ni moins que les autres acteurs médiatiques et nous l'avons fait sans aucun problème. Merci monsieur le directeur. Un autre sujet, j'auraai deux questions sur ce point là, c'est celui du checking, de la lutte contre les fake news pour laquelle France Télévision est très engagé et vous au premier rang.
Le 10 janvier dernier dans l'émission Vrai ou faux animée par Julien Pain sur France info était invité Christophe Ventura qui a été présenté à l'antenne comme je cite un spécialiste de l'Amérique latine afin d'évoquer la capture de Nicolas Maduro. Il a d'ailleurs évoqué en plateau. Il a d'ailleurs refusé de qualifier ce dernier Nicolas Maduro de dictateur.
Alors, j'ai fait le travail de fat shaking que l'émission prétend incarner, que son animateur aussi Julien Pain est présenté comme le spécialiste de la lutte contre les fake news sur la chaîne et il est censé garantir et bien les informations publiques disponibles assez facilement montrent que monsieur Ventura est un militant politique engagé à l'extrême gauche. Il est un ancien membre du parti de gauche, ancien nom d'ailleurs de la France insoumise. Il a même soutenu publiquement Nicolas Maduro.
Il s'est rendu au Venezuela en 2013 pour célébrer sa victoire à l'élection présidentielle au côté d'ailleurs d'Éric Cocrel qui est le premier intervenant politique invité sur l'antenne de France Info TV. Est-ce que vous pensez pas que présenter un militant politiquement engagé favorable au régime dictatorial de Nicolas Maduro de le présenter comme un expert dans une émission censée relevée du fat shaking ? Est-ce que vous pensez pas que ça pose un problème de crédibilité fondamentale pour France Télévision et pour l'ensemble de l'audiovisuel public ?
Monsieur le rapporteur, je vais me permettre de vous répondre. Nos règles sont très claires à France Télé. Tous nos intervenants en plateau, tous nos invités doivent être présentés euh correctement dans leur intégralité.
S'ils ont un engagement politique, quel qu'il soit, ça doit être mentionné. Si ça n'a pas été le cas avec monsieur Ventura, c'est effectivement une erreur ce que je vérifierai. Je n'ai pas la certitude qu'on les fait euh ou pas mais en tout cas encore une fois nos règles sont très claires.
On doit présenter les engagements politiques de nos invités. Je vais je vais ajouter à cela que je pense pas que l'information de France Télé puisse être soupçonné d'être d'une manière ou d'une autre favorable au régime en place au Venezuela. Nous avons fait ou en tout cas celui qui était en place.
Nous avons fait un certain nombre de reportages euh ces derniers jours, ces dernières semaines. Nous avons porté la contradiction euh régulièrement sur la question euh du Venezuela. Donc il n'y a pas de notre part la volonté évidemment puisque c'est ce que vous sentous entendez quelque part euh de traduire une situation différente au Venezuela de ce qu'elle est réellement.
Nous avons d'ailleurs fait une page complète sur le Venezuela encore dans le 20h dans la partie de du 20h. Donc nous cherchons au maximum à être le plus pédagogique là-dessus. Pour compléter ce que vient de dire la directrice adjointe, il est évident et je m'en suis ému, parce que vous n'avez pas évoqué cette affaire, mais je m'en suis ému.
Euh moi pour monsieur Pigas qui avait été mal présenté sur nos antennes, je le regrette. On doit évidemment toujours bien présenter nos invités. bien présenter les conflits d'intérêt, bien présenter leurs engagements, c'est une évidence et c'est une règle, je la rappelle ici, mais c'est une règle évidente.
Donc je n'ai pas de problème avec ça. Si effectivement monsieur Ventura a été mal présenté, c'est une erreur, nous le regrettons et on va vérifier ça. Ensuite, ça ne doit pas remettre en cause quelque chose là encore, je l'ai dit dans mon discours introductif, la question du fact checking et plus généralement de la question de aujourd'hui la lutte contre la désinformation.
C'est c'est une œuvre collective. Nous devons regarder tous ensemble effectivement ce qui relève de l'information, on essaie factuellement et ce qui relève du ressenti, de l'opinion ou de la manipulation, ça arrive. Nous devons faire attention à ça.
C'est fondamental, c'est le rôle du service public de le faire. Et une fois de plus, je l'ai dit tout à l'heure, nous ne sommes pas infaillibles. Il nous arrive de faire des erreurs.
Si ça a été le cas, je ne sais pas parce que j'étais pas au courant de cette affaire, je le regrette et nous vérifierons évidemment si ça a été le cas. Merci monsieur le le directeur. Donc il y a une cellule de fat checking qui est important chez France Télévision.
Une cellule qui est censée incarner le plus haut niveau d'impartialité, d'indépendance, de neutralité dans votre rédaction. D'autant plus que c'est un sujet important puisqu'il s'agit d'information diffusées sur une chaîne du service public. Or, vous avez choisi de confier cette lourde et cette exigeante responsabilité à madame Linlan Dao qui est présentée donc comme une spécialiste du fat shaking sur France info et et France 5.
Il m'a fallu que quelques clics pour retrouver cette fat shakeuse en chef du service public comme tête d'affiche d'une réunion politique de la France insoumise qui est organisée le 13 novembre dernier à Toulouse au côté d'un député de la France insoumise, monsieur Picmal. La réunion était intitulée vous les asiates enquêtesent sur le racisme antiasiatique en France. Donc vous voyez laaffiche, on a le député de la France insoumise qui pose au côté de la fatèqueuse en chef du service public et de de France Télévision.
Alors, est-ce que vous considérez qu'une journaliste qui est aussi engagée publiquement et politiquement au côté de la France insoumise dispose de toute la légitimité nécessaire pour exercer des fonctions de fat shaking à la tête de France Télévision ? Monsieur le rapporteur, je vais vous répondre euh pour vous dire que tout collaborateur à France Télé, lorsqu'il désire euh s'exprimer à l'extérieur, donner des cours en école de journalisme, participer à une conférence, doit en faire la demande auprès de la direction de l'info et du comité en charge. LINE Dao ne l'a pas fait.
Euh elle l'a reconnu, elle n'avait pas à participer à cet événement et encore moins sans nous en avoir averti et sans en avoir fait la déclaration. Il y a donc eu sanction. Merci pour votre réponse.
Quelle a été la nature de la sanction s'il vous plaît ? Je n'ai pas monsieur le rapporteur à préciser la nature de la sanction. Je me contenterai de vous dire qu'il y a eu sanction.
Dernière question, est-ce que vous pourquoi vous ne souhaitez pas expliquer la nature de la sanction ? On a une règle à France Télévision qui fait qu'on ne précise jamais la nature des sanctions des collaborateurs. Ça relève de notre relation entre eux et nous.
Merci pour votre réponse madame la directrice. Une question maintenant qui concerne un sujet brûlant d'actualité aussi France Info TV. C'est le sujet de de l'Iran.
Le 12 janvier dernier dans l'émission Sur le terrain, France Info a reçu Achin à la vie. Alors, il a été présenté comme un simple opposant au régime iranien, mais ce dernier est en fait un membre actif de l'Organisation islamiste des mudjahidines du peuple. Une organisation qui a été impliquée dans plusieurs attentats, qui a été classé d'ailleurs comme terroriste par l'Union européenne, les États-Unis et le Canada jusqu'en 2013.
Les mjahidines du peuple ne bénéficient d'ailleurs d'aucun soutien significatif au sein de la population iranienne. Et pourtant, monsieur Alavi s'est exprimé à l'antenne au nom du peuple iranien et de leur contestation en niant d'ailleurs certaines réalités des manifestations. J'ai pu regarder la séquence intégrale.
Je rappelle qu'en février dernier, monsieur Cara, vous aviez annoncé une remise à plat des processus de décision et de validation des sujets précisément pour renforcer tous les gardes fous éditoriaux à l'antenne. Alors, ma question est simple. Comment est-ce que vous expliquez une telle négligence ?
Comment ça a pu se produire sur un sujet qui en plus en ce moment est éminemment sensible alors que plus de 30000 Ianiens ont été massacrés par le régime islamiste des Mola en seulement 48 heures. Alors là encore, je ne suis pas au courant, je vais vous le dire. On a expliqué tout à l'heure qu'on ne pouvait pas évidemment être en permanence à regarder toutes les antennes.
Il nous faudrait des journées de 100h. C'est un peu compliqué. Euh je n'étais pas au courant de cette affaire.
Euh première chose. Deuxième chose euh il y a une complexité. Vous le savez, nous avons des programmateurs qui sont totalement compétents, mais on invite 50 personnes par jour.
Il peut arriver il peut arriver que quelqu'un passe à travers les fourches codines de nos programmateurs. Sur l'Iran, nous avons été le premier média audiovisuel à en parler. sur l'Iran, nous avons fait dans nos JT plus de reportages que toutes les autres chaînes généraliste confondu.
Sur l'Iran, nous avons fait une deuxième partie de 20h de 20 minutes. Là encore, on a été les premiers à mettre en avant les massacres dont on ne connaît toujours pas l'ampleur. Donc vous savez ce que je veux dire par là, c'est que une information ne peut pas se juger sur des parfois une approximation, une erreur.
Elle doit juger à l'ô de la globalité aussi. C'est important. Voilà.
Parce que évidemment quand vous dites ça, vous pouvez soutendre qu'on aurait là encore une oreille compatissante vis-à-vis d'un certain nombre de gens au passé ou au comportement ou au propos douteux. Ce qui n'est pas le cas, jamais. Voilà.
Ensuite, si vous me dites que parfois nous sommes pris en défaut d'attention ou que nous ne sommes pas nous ne faisons pas une enquête assez poussée sur certains invités, ça peut arriver. Vous me le signalez, je je vais le noter et je peux vous assurer que dans les 24 heures, j'essaierai de me renseigner pour avoir savoir qui est cette personne. Et s'il s'avère que c'est quelqu'un à qui nous ne devons pas donner la parole, je peux vous assurer que vous l'aurez plus sur l'antenne de France Info.
Je je me permets de préciser que sur la couverture des événements en Iran, y compris dans l'émission sur le terrain, on a reçu beaucoup d'invités, on a fait beaucoup de sujets sur ce qui se passe là-bas avec des invités au profil très divers. Après, j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire dans ma précédente réponse. Nos invités en plateau doivent être présentés correctement.
Là encore, si ça n'a pas été le cas, on va regarder ça. Et on a effectivement renforcé notre cellule programmation à France info qui aujourd'hui est dotée d'une rédactrice en chef. Donc voilà, c'est un appel à la vigilance.
D'accord. J'ai une petite précision parce que effectivement je n'ai pas regardé mais je trouve que mes équipes elles sont tout à fait au courant de tout ça. Et ce jour-là, à ce moment-là, il y a quatre personnes en plateau.
Vous avez raison. à Chine à la vie euh qu'on présente comme membre du Conseil national de la résistance iranienne. Stéphanie Perez qui est grand reporteur de France Télévision, Adelle Bakavan qui est directeur de l'Institut européen euh pour les études sur le Moyen-Orient et Guillaume Ancel l'ancien officier et chroniqueur.
Donc vous voyez que c'est un il n'est pas invité en majesté, il s'agit d'un plateau pluraliste dans lequel on porte la contradiction. Donc on est bien dans un exercice d'information. Ensuite, une fois de plus, je le redis, s'il s'agit s'il s'avérait que le pédigré de cette personne le rende indésirable sur France info, nous y veillerons.
Je je vous remercie que je voulais faire une petite précision. Euh on va atteindre les 3h de d'audition. Euh donc je pense qu'il serait raisonnable d'arrêter vers 18h15 si vous en êtes tous d'accord.
Je vais peut-être vous proposer si vous avez des questions mesdames avant de laisser le rapporteur peut-être. Merci madame la présidente. Il me reste effectivement un certain nombre de questions.
Je vais essayer d'être synthétique. Dernière question sur le le sujet iranien. Euh donc je je vous écoute hein.
Je vous entends vous expliquer qu'il peut arriver qu'on passe à travers les les fourches codines que vous essayez d'avoir une oreille compatissante mais toujours sur ce même sujet. France Télévision a invité à deux reprises le 12 janvier Shirine Hardakan dans les émissions C dans l'air et C soir. C'est elle a été présenté comme avocate franco-iranienne et militante des droits humains.
C'est la façon dont elle a été présentée. Madame Hardakan a été candidate à des élections sous l'étiquette du parti radical de gauche. Elle s'est exprimé sur votre enquête, sur votre antenne, pardon, comme porte-voie des Iraniens en ayant d'ailleurs certaines réalités des manifestations en Iran.
Le 16 juin dernier, toujours sur le plateau de ses ce soir, elle affirmé que je cite "Je ne fais aucune différence entre Netaniaahu et Ramenni." Plus récemment hier, elle assure sur son compte X, je la cite, la théorratie iranienne et les milices fascisantes d'ICE qui traque les étrangers aux États-Unis sont des forces d'extrême droite. Elle établit donc un parallèle entre la police de l'immigration américaine, l'extrême droite et le régime des Molins.
Je rappelle que Hameni et son régime sont responsables du massacre de plus de 30000 personnes dans l'espace de 48 he à l'aide d'armes de guerre contre une population civile qui est désarmée. Des rançons ont même été exigées aux familles enillé pour récupérer les corps. Des médecins, des chirurgiens et des blessés ont été abattus jusque dans les hôpitaux.
Il y a très peu de massacres qui ont suscité une telle ampleur, une telle brutalité et une telle cruauté constatée au 21e siècle. Ces rapprochements qui ont été faits par une personne qui a son rond de serviette, on peut le dire sur le service public, sont non seulement faux, mais aussi extrêmement grave et dangereux dans la manipulation de l'information. Alors, ma question est simple.
Comment est-ce que ces profils répétés, je vous ai cité donc plusieurs exemples, présentés comme experts sur les antennes du service public, peuvent continuer à être invités ? Quels sont les filtres que vous mettez en place ? Est-ce que vous vous renseignez pas sur le pédigré de ces personnes avant de leur donner un micro et de les présenter comme expert aux yeux et à l'oreille de millions de français ?
Bon là encore, je vais essayer d'être très clair et de ne pas éuder la question parce que c'est une question primordiale bien évidemment. La première chose c'est que c'est dans l'air et c'est ce soir, vous le savez pertinemment, ne sont pas dans le périmètre de l'information donc ce n'est pas de notre responsabilité de notre ressort. Euh la deuxième chose c'est que effectivement, je le redis, je vous ai parlé tout à l'heure du nombre d'invités he près de 12000 invités chaque année sur nos antennes.
C'est beaucoup effectivement il arrive qu'il y ait des erreurs. Ces erreurs doivent arriver le moins fréquemment possible. Elles ne doivent pas se reproduire et nous devons effectivement aux français d'être extrêmement vigilant là-dessus.
La plupart des gens que vous citez ne viennent pas que sur les plateaux du service public, on les retrouve assez régulièrement sur les plateaux des antennes privées également parce que pardon mais nous ne sommes pas les seuls parfois à nous faire abuser par le pédigré ou le CV d'un certain nombre de personnes. Euh vous avez décrit la situation euh en Iran de manière euh extrêmement précise. Peut-être que vous avez regardé le 20h d'hier puisque c'est exactement la manière dont nous décrivions effectivement la situation iranienne comme nous l'avons fait depuis le début de la crise et vous avez raison de le séligner qui est peut-être la crise la plus grave, la plus meurtrière, la plus insensée effectivement que l'Iran a est vécue depuis très longtemps et ça je suis totalement d'accord avec vous.
Donc aujourd'hui, nous sommes dans un moment, on l'a dit tout à l'heure, où euh nous avons besoin de nous renforcer systématiquement. Nous l'avons fait, France Info a renforcé sa cellule de programmation pour éviter ce genre d'erreur. Nous avons renforcé la cellule transparence pour avoir un contrôle plus important sur les invités et savoir exactement qui nous invitons.
Et d'ailleurs, vous pouvez trouver l'ensemble de nos invités sur le site transparence. Vous savez, parfois la vigilance et je pense que vous en avez été le destinataire, la vigilance doit être citoyenne également. Même en regardant sur des CV, même en regardant sur internet, on ne connaît pas toujours tout d'une personne, mais il se trouve qu'il y a des gens mieux renseignés.
Peut-être que les gens qui vous ont informé sont des citoyens iraniens ou franco-iraniens ou des gens spécialistes de l'Iran. Ce n'est pas toujours le cas de nos programmateurs. Donc oui, il faut faire mieux.
Vous avez raison. Et nous devons faire mieux et nous devons vérifier en permanence. Mais vous voyez combien la tâche est ardue.
Merci monsieur le directeur pour votre réponse. Je voudrais vous citer un un autre cas qui a ému, je pense, les millions de français pour lesquels d'ailleurs j'ai été à très nombreuses reprises sollicité. Donc, je me permets de vous poser la question au nom de de nombreux.
J'ai reçu vraiment des centaines de de témoignages. Le 21 mai dernier sur France 5, vous avez diffusé un documentaire de la série La fabrique du mensonge intitulé Affaire Lola, chronique d'une récupération. J'ai regardé ce reportage, ce documentaire et pendant près de 80 minutes, ce programme met en cause que vous appelez l'extrême droite, affirmant notamment, je le cite, qu'en quelques jours à peine, une opération d'influence et de manipulation a été orchestrée, que cette récupération n'a qu'un but. faire de la politique en s'emparant de l'affaire, en propageant de fausses informations et des théories du complot tout en profitant de l'émotion nationale.
Le documentaire va même jusqu'à évoquer, je le cite encore, la crainte des services de l'État de voir se produire un attentat terroriste d'extrême droite sur notre territoire. Je vous rappelle les faits, mais Lola, 12 ans, a été assassinée à Paris en octobre 2022. Elle a été violée, torturée, son corps a été dissimulé dans une malle.
La principale mise en cause était une ressortissante algérienne sousf qui est restée sur le territoire français malgré une obligation de le quitter. Est-ce que vous pouvez expliquer le choix éditorial qui a consisté quelques mois après ce drame à mettre en cause ce que vous appelez l'extrême droite ? Quelles sont précisément les fausses informations, les théories du complot propagé selon ce documentaire que vous que vous évoquez ?
Est-ce que c'est le fait de relayer massivement un drame qui a bouleversé des millions de français ou est-ce que c'est de souligner qu'il aurait pu être évité si les OQTF était effectivement exécuté en France ? Pour vous, qu'est-ce qu'une fake news dans ce documentaire ? Écoutez, je suis très embêté parce que depuis le début, je vous ai dit que j'étais là pour vous répondre franchement et plusieurs fois dans vos questions, vous le savez pertinemment parce que je l'ai précisé, vous parlez d'un périmètre qui n'est pas le mien.
Alors, je sais pas quoi vous répondre à cela. Euh je ne peux pas répondre à ces questions-là et vous le savez pertinemment puisque euh ce documentaire n'est pas de mon ressort ni euh de mon imprimature éditoriale. C'estàdire donc euh ce que la seule chose que je peux vous dire c'est que euh une fois de plus si c'est nous qui avions été à l'origine de ce magazine, nous pourrions vous répondre puisque nous savons exactement quels sont nos process et comment nous fonctionnons.
Aujourd'hui, je ne ferai procès d'attention à personne. Je n'ai pas vu personnellement ce documentaire, mais je préférerais, si vous en étiez d'accord, que vous évitiez de me poser des questions sur un périmètre qui n'est pas le mien. Je vous remercie.
Merci pour votre réponse. À qui est-ce que je pourrais m'adresser pour pour l'obtenir ? Qui selon vous a été le directeur responsable notamment de de ce documentaire et et de sa et de sa sa ligne éditoriale ?
Je crois que l'organigramme de France Télé est très clair. Vous l'avez donc il suffit de regarder qui s'occupe de ce magazine. Merci monsieur le le directeur.
Pour en revenir et ça va faire partie de mes toutes dernières questions parce que je vois le le l'exigence de de la présidente de de clôture à 18h15 donc je choisis mes toutes dernières questions. Je vais en revenir à votre périmètre strict de l'information. Euh je voudrais revenir sur l'éviction de David Pujadas qui a été donc euh évincé du journal de 20h de France 2 le 17 mai 2017 après 16 ans d'antenne.
Ce qui m'a marqué en reprenant euh les faits, c'est que les résultats de David Pujadas étaient au rendez-vous. Ils étaient même très bons puisque au moment où il a été remercié, il se rapprochait de plus en plus des audiences de de TF1. Cette décision a été d'autant plus incomprise par la rédaction qu'elle a eu lieu du jour au lendemain visiblement.
Peut-être que vous pourrez nous donner plus d'informations. Elle a été prise d'ailleurs un mois seulement après le second tour de la présidentielle de de 2017. Comment est-ce que rétrospectivement vous justifiez cette décision ?
David Pujadas est un excellent journaliste. C'est quelqu'un qui a apporté beaucoup au service public. Euh il se trouve que j'ai la chance aussi de le compter parmi mes amis.
Donc je n'ai absolument aucun problème pour parler ici de David Pujadas qui est resté 16 ans 16 ans à la tête du JT de France Télé. Donc c'est très long vous voyez et qui a pu y imprimer sa marque indéiablement. Comme vous le savez et je suis bien placé pour en parler dans le service public comme ailleurs, à un moment il y a du renouvellement, les figures changent.
Peut-être qu'on a besoin d'imprimer autre chose. Donc on a effectivement, c'est une décision, ce n'est pas ma décision, donc je n'ai pas l'expliqué. C'était la décision de la présidente de France Télévision à l'époque euh de se séparer de David Pujadas.
Effectivement, quand vous avez travaillé 16 ans avec quelqu'un, ça peut provoquer une certaine émotion, c'est normal. Mais une fois de plus, je le dis et ça prend un écho particulier aujourd'hui parce que je m'inclus là-dedans, personne dans le service public n'est propriétaire de son siège. Personne n'a une rente à vie.
Personne n'est au-dessus des choix de sa direction. C'est comme ça. Donc je vous le dis une fois de plus, David Pujada c'est un immense journaliste.
C'est quelqu'un pour qui j'ai de l'amitié et beaucoup de respect professionnel. Ça a été un choix à un moment. Il s'agit d'un choix à mon sens professionnel et pas d'autres choses.
Merci monsieur le directeur. Alors si vous me permettez parce qu'il est pas encore 18h15, il en reste 2 minutes. Peut-être deux dernières questions et vraiment merci madame la présidente.
Dernière question sur le sujet David Pujadas. J'ai fait l'effort de chercher la justification notamment de la part de de Delphine Arnut. J'ai retrouvé deux articles du Parisien datésé du 18 mai et du 24 juillet 2017 où la présidente de France Lévision explique, je la cite, il faut changer.
Il est inutile d'attendre que les choses aillent mal pour changer. Alors, on y apprend aussi dans ces articles qu'elle veut une femme au 20h et qu'elle a réalisé des études d'empathie qui lui ont permis de préférer Anne Sophie Lapix à David Pujadas. Est-ce que vous trouvez justifié de licencier un journaliste reconnu pour son professionnalisme qui a de bons résultats ? non pas sur la base d'ailleurs de ces audiences qui étaient à l'époque excellente, mais parce que ce n'est pas une femme et parce qu'il aurait obtenu un mauvais score à une quelconque enquête d'empathie par ailleurs assez obscure.
On se souvient aussi de cette phrase de Delphine Arnut qu'elle avait prononcé le 25 septembre 2015. On en a on a une télévision d'homme blanc de plus de 50 ans et ça il va falloir que cela change. Est-ce que c'est pas la preuve que beaucoup de décisions prises à France Télévision le sont sur la base non pas de résultats objectifs mais plutôt d'un projet de société ou pire encore d'une triple discrimination ?
Non, je je vois qu'effectivement vous avez envie de faire durer le plaisir mais je vais vous répondre évidemment. Là encore, je n'éluderai pas. En ce qui me concerne, je suis un mâle blanc de plus de 50 ans et je suis resté 4 ans à la direction de l'information en toute liberté, choisi par Delphine Ernaut et heureux de pouvoir y avoir une activité totalement indépendante.
En ce qui concerne David Pujadas, les explications qu'a fourni Delphine Ernaut dans la presse corrobore celle que elle m'a donné à l'époque puisque nous avons échangé sur le départ de David Bujedas et je le répète, c'était sa décision, pas la mienne, mais c'était une décision de faire de renouvellement. Euh je vais pas je veux pas rentrer dans la polémique. Je n'ai personnellement aucune conviction sur euh le pédigré, le genre, le la couleur enfin de la personne qui doit présenter le 20h.
Ce que je sais et je l'ai dit tout à l'heure, j'ai fait un plidoyer pour ça, c'est la compétence qui compte. C'est ça euh l'importance. Je veux dire, il se trouve que depuis les années début des années 80, les femmes se sont illustrées comme de formidables présentatrices des JTIT qui soit sur TF1, sur France 2 ou sur France 3.
Euh quand quelqu'un est resté 16 ans à son poste, se dire qu'à un moment on peut le remplacer par une femme, je suis pas sûr que ça procède du dogmatisme. Moi-même, je cherche depuis que je suis arrivé à la tête de l'info à essayer d'obtenir la plus juste parité possible dans les présentateurs, dans les intervenants. Vous savez que nous avons des obligations he de l'ARCOM pour la parité, donc sur les experts notamment.
Donc nous essayons au maximum de trouver une antenne, même si c'est pas toujours le cas, qui essaie de ressembler le plus possible au monde réel. Ce que je veux dire par là, c'est que peut-être qu'à un moment se dire qu'on change simplement parce que l'époque a changé, ça peut arriver aussi. Donc une fois de plus, je ne ferai pas de procès d'intention à qui que ce soit, ni de question de dogmatisme.
Je pense simplement que quand Delphine Ernut a pris cette décision, la question était d'abord de se dire voilà, il faut changer quelqu'un qui est resté pendant 16 ans dans son siège de présentateur du JT. Merci monsieur le directeur et donc comme premier à madame la présidente, dernière question de de ma part, je rebondis sur sur le sujet sur le sujet iranien. vous vous expliquer que la vocation du service public de l'audiovisuel était aussi de donner la parole à à toutes les composantes qui pouvaient donner un éclairage exhaustif sur un conflit aussi aussi dramatique.
On a auditionné la semaine dernière la présidente du comité d'éthique et la médiatrice de Radio France qui nous ont expliqué que elle n'avait pas encore entendu RAP à la vie mais qu'il serait probablement le bienvenu pour venir s'exprimer. Est-ce que ce sera aussi le cas sur les antennes de France Télévision ? Alors là, c'est c'est c'est assez intéressant en fait.
Je voilà, je c'est une suggestion de votre part. Voilà. Bon, alors là encore, comme j'ai décidé depuis euh le début de cette audition d'être extrêmement euh transparent, euh sachez que nous avons euh lancé déjà plusieurs invitations à monsieur Palavi qui pour l'instant les a décliné en nous expliquant que c'était pas son agenda médiatique et qu'il prendrait la parole le moment venu.
Je crois que nous arrivons à la fin de cette audition. Je vous remercie beaucoup d'être venu et d' vous être prêté à ce entre guillemets jeu des questions-réponses. Euh je j'espère qu'on se reverra dans d'autres circonstances.
La séance est levée et toutefois je tiens à vous dire que la prochaine audition aura lieu lundi prochain. Je vous remercie.