Secours en montagne : le point sur l'activité estivale du PGHM de Corse avec le commandant Vincent Favier
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les chiffres sont assez standards et conformes aux saisons précédentes. »
- 0:36InvitéChiffre
« Là, sur le mois de juillet, on a entre 30 et 40 secours, ce qui est conforme à l'année 2025. »
- 1:08InvitéFait
« 85% de notre activité reste des accidents sur le GR20 »
- 1:23InvitéFait
« Cette année, on note quand même une augmentation des secours en canyon »
- 1:46InvitéFait
« Au mois de juillet, on a eu la fermeture dans les 200 du GR20 à cause de l'incendie d'Albertat »
- 2:28PrésentateurPromesse
« Plusieurs secteurs qui ont été sécurisés préventivement par vos services. »
Temps de parole
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R.C.F.M. L'invité de la rédaction. Bonjour Vincent Fabier.
Bonjour.
Merci beaucoup d'être en direct avec nous ce matin. Pour le PGHM, la saison estivale, ça correspond à un pic de votre activité. Nous sommes le 18 août. Est-ce qu'à ce stade, vous avez déjà un nombre d'interventions à nous donner depuis le début de la saison ? Combien d'interventions environ vous êtes confrontés chaque semaine ?
Écoutez, les chiffres sont assez standards et conformes aux saisons précédentes. Là, sur le mois de juillet, on a entre 30 et 40 secours, ce qui est conforme à l'année 2025. Notre pic d'activité concerne plutôt le mois d'août et le mois de juin habituellement. Donc août, c'est encore un peu tôt pour tirer le bilan. Mais on s'inscrit dans la continuité des saisons précédentes.
Et justement, sur la nature de vos missions, quelles sont les interventions auxquelles vous avez été le plus confrontés ? Est-ce que c'est conforme aussi aux années précédentes ? C'est plutôt des randonneurs mal équipés, des chutes, des malaises cardiaques ? À quoi ça correspond ?
Exactement. On est exactement sur les mêmes accidents que les années précédentes. 85% de notre activité reste des accidents sur le GR20, qui est notre principale activité, avec des chutes et des traumatologies de la cheville des membres supérieurs. Donc là, c'est vraiment notre premier visier d'activité. Et puis ensuite, cette année, on note quand même une augmentation des secours en canyon, qui est assez significative et importante.
Et justement, cet été 2026, il est aussi marqué par plusieurs épisodes de canicule. Comment ça a impacté de façon très concrète votre travail cet été ?
Alors de notre côté, pour le moment, c'est encore un petit peu tôt pour tirer des enseignements. Ce qu'on voit de manière conjoncturelle, c'est qu'au mois de juillet, on a eu la fermeture dans les 200 du GR20 à cause de l'incendie d'Albertat, pardon, le 14 juillet, avec une réouverture progressive du GR à partir du 23 juillet. Donc sur la partie nord, on peut effectivement noter une baisse de notre activité. Ça, c'est quand même un élément qu'on note, mais également des contrôles de la prévention pour faire respecter les arrêtés préfectoraux d'interdiction des massifs pour permettre aux pompiers de traiter les incendies et de mettre en sécurité les populations.
Et justement, dernièrement, on parle aussi beaucoup des cours d'eau hier encore et plusieurs secteurs qui ont été sécurisés préventivement par vos services. Est-ce que la fréquentation des rivières, des cagnoles, malgré la multiplication de ces arrêtés d'interdiction, ça reste un point de vigilance majeur pour vous ?
Alors tout à fait, c'est un point de vigilance et on est vraiment sur des opérations de contrôle. Sur la journée d'hier, c'est vraiment toute la gendarmerie dans son ensemble avec le maillage territorial qui va venir faire de la prévention au plus près des cours d'eau pour évacuer les gens qui s'aventuraient sur l'île des rivières alors qu'on est sur des épisodes quand même orageux en milieu d'après-midi de mettre ces populations en sécurité.
Et concrètement, comment est-ce qu'un orage peut se transformer en un canyon, en piège en quelques minutes ? Pour ceux qui ne connaîtraient pas le phénomène, est-ce que vous pourriez nous expliquer ce que recouvre ce terme de crue soudaine ?
Alors une crue soudaine, c'est en fait un canyon qui est constitué de bassins versants qui vont se remplir au fur et à mesure des averses et des orages et en fonction d'énormément de critères, je ne vais pas rentrer dans les détails mais de la qualité des sols, de la roche, du taux de précipitation on peut effectivement avoir des crues torrentielles et des vagues assez soudaines qui les eaux montent en quelques secondes c'est vraiment caractéristique et c'est extrêmement dangereux.
Et d'ailleurs le risque d'orage va encore persister sur les reliefs Quel message vous voudriez faire passer aux randonneurs et aux baigneurs pour ces prochains jours ?
Alors concernant les randonneurs et les baigneurs on peut faire passer un message semblable c'est de partir tôt les épisodes orageux surviennent généralement en milieu d'après-midi donc déjà on va se préserver et partir tôt préparer sa randonnée consulter les bulletins de Météo France pour s'assurer des conditions en montagne donc partir tôt est déjà la clé pour éviter des catastrophes.
Et pour finir Vincent Fabien en cas de danger de besoin d'assistance en montagne c'est quoi le premier réflexe à avoir ? Quel numéro il faut appeler ?
C'est le numéro à trois chiffres le 112 les gens tombent sur les CODIS les centres opérationnels chez les pompiers soit dans le 2A soit dans le 2B qui ensuite transmettent l'alerte aux services compétents donc le GMSP donc le groupe mental des sapeurs-pompiers sur les semaines impaires et le PGHM sur les semaines impaires s'il s'agit d'un accident en montagne donc le 112 c'est un numéro à composer immédiatement s'il y a un accident ou si les gens sont confrontés à un accident en montagne.
Écoutez ce sera le mot de la fin Vincent Fabien je le rappelle vous êtes commandant à la tête du peloton de gendarmerie de Haune-Montagne de Corse merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin.
Je vous en prie.