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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 novembre 2019 84 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

#RDLS100 - Mali, retraites, 5 décembre, Sanders, Algérie, YouTube, médias, Assange, Amérique latine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 53 %Défensif 13 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Au Chili, on est passé du fait instituant les gens se battaient contre augmentation du ticket de métro qui a été en quelque sorte la goutte qui a fait déborder le vase. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Allez, bonsoir tout le monde. Alors, c'est une expérience quand même pas banale, hein, parce que vous êtes déjà 1000 en ligne, 1300, je sais pas quoi. Euh, ça ça me ça m'épatte.

Alors, ça même pas commencé. Vous attendez devant l'écran. Merci, c'est sympa d'être là.

C'est la 100e édition de cet exercice un peu un peu bizarre pour moi qu'il est resté au bout de 100 numéros. Alors bon, un petit mot déjà pour raconter l'histoire. Au début, c'était pas comment dire, je j'en avais marre de passer toutes les semaines euh 2h 3 he à écrire ma note de blog, hein.

Donc je m'étais dit "Bon, allez hop, on va passer de l'écrit à l'image et on va faire une vidéo chaque semaine où je ferai le point des choses qui m'ont paru intéressantes." Et puis bon, comme toujours, on prend des grandes résolutions et puis ça se faisait pas. Et bon bahà un jour je m'en prends qu'à moi, je me dis bon ça va, je vais arrêter de dire je vais le faire, je le fais.

Donc hop, petit coup de fil à Antoine Léoman qui est mon complice dans cette affaire depuis 100 numéro et je lui dis "Bon ben écoute, allez amène-toi, on s'y met." Et on a fait le premier numéro de la revue de la semaine. Il y a quand même eu 20000 personnes à l'époque pour regarder ça.

Donc on était toute impressionné. Mais alors question lumière et son, c'était vraiment très discutable. Et alors, il se produit déjà un truc marrant, c'est que je sais pas pourquoi il y a des gens qui ont regardé toutes les émissions, d'accord, et puis reviennent en arrière, un peu comme des saisons sur Netflix, tu vois.

Alors là, c'est la casa des papel version Mélenchon quoi. Et il y a des gens qui sont allés voir la première du début qui avait été regardé à 20000 par 20000 personnes à l'époque. Et si bien que cette première revue de la semaine pas très réussie techniquement, elle aujourd'hui elle a 100000 vues.

Bon, elle est juste un tout petit peu en dessous de de la moyenne euh de nos revues de la semaine. Alors l'exercice a été K1 K et puis on en a profité pour fonder la chaîne aujourd'hui elle est à plus de 400000 abonnés. Je craignais un petit coup de grisou récemment parce que on m'avait dit que YouTube faisait le ménage dans les dans les chaînes YouTube mais apparemment la nôtre elle est de bonne qualité c'estàdire que les gens qui sont là qui sont abonnés l'utilisent assez régulièrement pour que YouTube les foute pas tous dehors.

Et je suis pas vraiment surpris parce que le bilan au bout de 3 ans parce que ça a démarré en en octobre de l'année 2016 he faut vous représenter l'année 2016 octobre décembre puis ensuite janvier jusqu'à avril c'est la campagne présidentielle le cœur de la campagne présidentielle donc là on est dans le démarrage parce que moi j'ai démarré en février de l'année 2016 en proposant ma candidature mais clairement au mois d'octobre on est déjà déjà sur sur le feu quoi. hein. Alors, elle démarre à ce moment et au total donc ça fait 3 ans, voilà, à peu près pile poil 3 ans.

Et la chose impressionnante, c'est que il y a eu 15 millions 600000 visiteurs différents au cours de ces 3 années. 15 millions. Bon, alors il y en a plein qui plein qui me regardent que ça impressionne pas mais moi ça m'impressionne plus.

Et euh là-dessus, on a eu 150000 commentaires, hein. Euh bon, c'est aussi une quantité considérable et puis je sais plus combien, mais c'est tout en 15, donc c'est pas très difficile à mémoriser. 15000 pouces bleus.

Alors, les pouces bleus, moi je trouve que vous êtes en dessous de la main parce que euh bon, les pouces bleus, c'est juste pour c'est pour dire que vous êtes contents et qu'il faut en faire davantage. Donc si vous le faites pas, c'est pas très encourageant pour Antoine qui fait le boulot de l'autre côté. Moi je viens, je prépare mes trucs, je parle et après je m'en vais, hein.

Mais c'est lui qui fait avant, pendant et après. Alors donc pour cette 100e édition, on a dit on va essayer une une autre figure question réponse. Peut-être que on fera comme ça plus souvent parce que ça me détend plus que de venir avec ma pile de feuilles, regarder une dernière fois, des fois c'est entre deux portes et je traite un sujet.

Je me suis demandé si on arrêtait mais bon évidemment vous me direz personne m'a écrit pour me dire ouais arrêtez parce que c'est bon on en peut plus mais par contre il y a eu beaucoup de de gens qui m'ont dit non non faut continuer parce que nous ça nous aide et faut que vous compreniez une chose c'est que moi mon boulot de militant politique de porte-parole c'est c'est de proposer de la matière à réflexion à tout le monde. C'est ça sert qu'à ça ce que je fais. Euh par conséquent, s'il y a des gens que ça intéresse, ben je continue parce que j'ai l'impression que bah le travail est fait, les idées avancent, les formations avance.

Alors aujourd'hui, je vais répondre aux questions que vous envoyez euh sur le chat. Euh et avant, bon euh je vais quand même amorcer en sujet. Aujourd'hui, c'est un jour triste parce que on a perdu euh comme d'habitude tous les deux jours, on a un suicide de paysans.

Comme d'habitude, on a pratiquement un mort au travail par jour sur un chantier et cetera et cetera. Bon, ça c'est la vie euh à laquelle on ne s'habituera jamais. Mais en même temps, on a perdu 13 types, 13 militaires au Mali.

Euh bon, c'est dans un accident d'hélicoptère, mais euh quand même ça illustre ce que peut être aussi le dévouement euh des gens il signent un contrat en sachant que il y a leur POS dans le contrat. C'est c'est pas il y a pas beaucoup de fonctionnaires qui ont ce type de contrat avec l'État et en fait c'est pas avec l'État, c'est avec le pays. Donc ça mérite toujours euh d'abord que on y pense avec respect, qu'on y pense comme tous les morts nous concernent.

Cela c'est souvent des morts qui sont en relation avec des situations politiques, mais il faut pas que la situation politique nous empêche de voir la mort et la souffrance des familles qui ont appris ça que le que leur leur gars était mort dans cette affaire. Donc ça ça doit nous parler et puis les morts nous font devoir parce que là on peut dire un mort au travail c'est quelqu'un qui est victime d'une ambiance de travail. C'est pas quelqu'un à qui on a dit va mourir hein.

On a pas dit ça. On a dit va travailler. D'où la grande culpabilité de ceux qui font mourir des gens au travail.

Mais là c'est des gens à qui on a dit va mourir s'il le faut. Donc eux, ils ont obéi et c'est le devoir des militaires et leur grandeur, c'est qu'ils servent et qu'ils obéissent en y mettant leur peau en jeu s'il le faut. Quand je dis leur peau en jeu, c'est ceux qui meurent dans au combat ou dans des accidents de cette nature, mais aussi ceux qui sont estropiés, abîmés, blessés pour la vie.

Vous savez que on pourrait avoir aussi une petite pensée en ce moment pour ceux qui sont tous invalides parce que vous avez d'anciens guerriers qui s'y trouve hein et qui j'en ai vu quelques-uns que j'ai été salué une fois, c'était un peu le hasard de la vie et j'aime mieux vous dire que les gars, il leur en fallait hein pour garder le moral vu comment la bataille les avait abîmé. Alors là, on a perdu 13 militaires. Ça vaut la peine quand même qu'on réfléchisse à ce qu'on est en train de faire parce que on a posé la question cette après-midi à l'Assemblée nationale et le premier ministre nous a répondu a répondu à Bastien Lachot député de l'Assemblée Saint-Nie.

Bastien Lachot est celui des insoumis qui est notre porte-parole sur la commission défense à la commission défense de l'Assemblée nationale il y a Alexis Corbière et Bastien Lachud. et Bastien fait plutôt bon les questions qui touchent au budget à toutes ces choses-là. Bon, c'està-dire le fonctionnement de l'armée, c'est une chose que qu'il connaît pour nous c'était très important d'avoir des députés qui qui savent de quoi il parlent quand on parle de questions militaire ou géopolitique parce que ça va avec, mais qui parle de la chose militaire d'un point de vue aussi technique, hein.

Voilà. Donc c'était à Bastien de poser la question. il pose la question euh et il demande qu'est-ce qu'on fait là quoi.

Alors c'est maintenant pour moi l'occasion de vous rappeler que on est arrivé au Mali parce que l'État malien était le gouvernement malien était en train de s'effondrer. On avait un gars qui dirigeait ça qui avait été élu par personne et s'était formé une guerria dans ce pays au nord du pays et cette guerria s'était mise en ordre de bataille pour aller investir la capitale. Et c'est alors que à la demande du gouvernement tel qu'il était à l'époque du Mali, le président de la République française, François Hollande, sans qu'on sache qu'il avait même prévenu son gouvernement, décide que une attaque aura lieu.

Et en effet, l'attaque a lieu et bon, deux rafales, il y sont allés, vous avez à 400 pickup mis bien en rang avec chacun un gros baril d'essence dessus pour faire les 1800 ou 1900 km qu'il y avait à faire pour arriver à la capitale. Bon donc deux passes de rafale terminé, il y avait plus rien. Bon et à partir de là l'armée française est arrivée et puis il y a eu des épisodes.

Bon d'abord il y a eu des élections au Mali puis il y a eu d'autres se sont venus participer puis les Français ont dit "Ah ben écoutez nous enfin vous connaissez tous ce vocabulaire, nous sommes en train de défendre la liberté de l'Europe, de la France, tout ce qu'on veut." Euh bon et tout ça a absolument foiré parce que aucun autre européen ne s'emmène vraiment. Euh ensuite, l'opération sur place, bah c'est une opération militaire.

Les militaires, ils font le travail qu'on leur demande de faire. Mais c'est la confusion parce que une opération militaire sans objectif politiques, ça a pas de sens, hein. Regardez par exemple quand on est allé en Afghanistan comme des caniches qu'on est derrière les Nord-Américains aussi, j'en ai entendu des grands discours sur la liberté de la France jou en Afghanistan à mon œil.

Ouais. En attendant, le but politique là-bas, c'était de de détruire le gouvernement de des amis de monsieur Ben Laden et puis dans c un gouvernement démocratique. Sauf qu'ils y sont jamais arrivés.

En Afghanistan, il y a eu des élections et puis ils étaient tellement nuls queils ont décidé que il y aurait pas de deuxème tour ou que il y aura un deuxième tour que quand il resterait plus qu'un seul candidat. Enfin, un tripatouillage pas possible. à la fin, c'est une assemblée coutumière avec les chefs de tribu qui ont écrit la nouvelle constitution qui devait être formidable de l'identité démocratique et tout ça.

Il y a rien eu de tout ça. Donc c'est pour dire si je prends cet exemple de l'Afghanistan, c'est pour montrer que quand on met des forces maximum hein, là c'est celle de l'Empire nord-américain et de ses alliés français, anglais et ainsi de suite, même avec toute cette armada et en balançant des bombes comme jamais on en a vu sur cette sur cette planète. Est-ce que vous savez, les gens qui m'écoutaient que les Nord-Américains ont balancé sur l'Afghanistan la plus grosse bombe classique conventionnelle de l'histoire de l'humanité puisqu'elle est l'équivalent d'à peu près une bombe atomique d'Hiroshima ?

Ils ont fait ça. On n jamais su à quoi ça avait servi, ni qui on visait, ni pourquoi on l'a fait. Mais en tout cas, ça a été fait.

Et le résultat de tout ça, c'est rien. C'est ça tient comme ça peut en Afghanistan. Et dès que les derniers militaires euh soi-disant occidentaux seront partis, le truc se cassera la figure en deux temps de trois mouvements.

Par conséquent, tout ça c'est pour dire que euh il faut en tirer des leçons. On peut pas être dans un pays. Alors on nous appelle à l'aide, on arrive dans des accords de défense avec 25 pays, hein.

Bon alors on arrive et puis bon alors on bombarde, on amène du matériel, on amène des hommes, on dépense un un un pognon d'ang comme dirait le président Macron. Faut savoir que les opérations extérieures de la France, ça a déjà coûté 3 3 milliards et demi, hein. C'est pas c'est pas des petites sommes.

Et là, bon, nous voilà là-bas. Euh et pourquoi faire ? Pourquoi faire ?

Quel est le but politique ? À quel résultat on veut arriver ? On dit, on veut vaincre les terroristes, mais de qui on parle ?

Parce que des terroristes, c'est une une appellation qui veut tout dire et rien dire. Par définition, ceux qui mènent des combats en ligne, des combats militaires ordinaires de guerre de guerria, c'est un peu dur d'expliquer que c'est la même chose comme terrorisme que celui qui balance une bombe ou qui tire sur des gens dans la rue, hein. Donc le mot terroriste, un mot fourtou qui aide pas à réfléchir hein.

C'est un mot qu'empêche de réfléchir et au Mali en particulier parce que on a plusieurs catégories de gens qui sont en rébellion contre le pouvoir de l'État nation malien. On a des tribus nomades dont le nomadisme a changé de parcours parce que le changement climatique fait que les pâturages ne sont plus à l'endroit où ils se trouvaient auparavant. On a des trafiquants qui sont là depuis la nuit des temps.

Alors suivant les générations, il trafiquent des choses différentes. Alors il trafique des cigarettes, il trafique de la drogue, il trafique tout ce qu'il y a à trafiquer. Et puis on a des indépendantistes qui eux veulent faire de la partie nord du pays en état indépendant.

Donc vous voyez bien que c'est trois cas complètement différents. On peut pas régler les trois questions avec les mêmes méthodes et avec les méthodes de l'intervention militaire. dans un cas euh ou dans l'autre, le le problème n'étant pas le même, la réponse peut pas être la même.

Et puis enfin, nous français, nous ne sommes pas maliens. C'est pas à doute de décider ce qui est bon pour le Mali et et qui a raison et qui a tort, hein. Il faut en finir avec cette mentalité néocoloniale où tout d'un coup, on s'investit de droit, de devoirs comme ça dans un pays qui est pas le nôtre.

Alors, on nous dit "Ah ben au début, les gens étaient très contents de nous voir là." Bon bah, parfait. Mais nous, notre devoir c'est pas de nous contenter de la satisfaction des autres et de réfléchir.

Moi, à l'époque je posais la question, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire euh d'être là ? Qu'est-ce qu'on vise comme résultat ? Qu'est-ce qu'on attend à la fin ?

Bah écoutez, ça a commencé en 2013 cette affaire. Nous sommes en 2019 les amis. Ça fait 6 ans que ça dure, hein.

Alors, les militaires, ils font leur travail, ils vont d'un endroit à l'autre, là où on leur dit d'aller. Alors, ils sont Mais moi, j'aime pas ça. J'aime pas ça.

On sait pas où on va. Le peuple malien n'est jamais appelé à donner son avis sur ce qui a lieu de faire. En particulier, si on doit voir au Mali se réorganiser l'État, l'État nation, peut-être que il faut que ce soit un état fédéral, peut-être que peut-être, je sais pas, moi je suis pas malien.

C'est pas à moi de dire ce qu'on va faire au Mali euh et qui serait bien. Mais je sais que si on doit rediscuter des institutions, il faut qu'il y ait une assemblée constituante et il faut que le peuple malien élise ses représentants. Puis après euh les Maliens sont comme tout le monde hein, il préfère discuter à se battre, j'en suis certain.

Et donc une fois que tout le monde serait là, on pourrait définir d'autres règles du g. En tout cas, nous français, on peut pas se contenter de répondre comme a fait le premier ministre. Nous sommes là parce que la liberté de la France, je sais pas quoi.

Bon et nous combattons le terrorisme et d'ailleurs nous creusons des puits hein. Non mais enfin onenvoie pas une armée pour creuser des puits. C'est la ça c'est de la coopération.

Et dans le passé on avait une coopération qui était extrêmement dynamique avec le Mali. Je me rappelle une année, j'y suis allé euh et j'avais rencontré le président de la République. C'était le premier de la nouvelle période démocratique.

C'était sangar formidable qui parlait un français magnifique au point de nous faire des leçons et qui avait une conscience sociale extrêmement aigue parce que il avait travaillé dans le secteur social avant de revenir dans son pays et d'être candidat à l'élection présidentielle où il avait gagné. Bon et bien euh à ce moment-là, il y avait plus de 70 ONG françaises euh qui travaillaient au Mali, qui faisaient des choses au Mali avec des équipes maliennes. Bon, c'est pour dire ça ne peut pas continuer comme ça.

Ça peut pas. ne les militaires eux-mêmes, les militaires français disent il y a pas d'issue militaire s'il y a pas de perspective politique. Il y a pas de perspective politique.

Il est temps maintenant que le pouvoir dise ce qu'on fait là-bas et à quelles conditions on s'en irait. Et puis peut-être que l'Assemblée nationale, parce que ça c'est le plus dur à entendre, a jamais voté la guerre au Mali. Donc c'est une décision d'une personne suivie par tous les autres derrière qui fait que nous sommes présents au Mali.

Ça c'est la monarchie présidentielle. dans ce caslà a de plus ridicule. Moi, j'aime pas les images de l'armée française euh engagée dans les petits villages.

J'ai pas aimé l'image à la une euh du journal Le Parisien où on voit un malien, je sais pas ce qu'il faisait, ni de quoi il était responsable, ni pourquoi on lui faisait ça et deux militaires français qui le maintenaient à genou. Moi, je je n'aime pas ça. C'est pas l'image de la France.

Euh c'est pas l'idée qu'on a de notre relation avec le peuple malien. Voilà, c'est pas c'est pas l'idée que je m'en fais. Et le les maliens et les Français, c'est une vieille histoire hein.

C'est pas quelque chose qui a commencé il y a 8 jours et ça nous crée beaucoup de liens. Bon, j'arrête avec ça parce que je peux pas faire moins à la 100e édition qui tombe sur un jour comme celui-ci de vous parler ça. Alors maintenant, j'ai en face de moi euh le les questions que vous me posez.

Alors c'est ça se passe comme ça. C'est pas moi qui faut engueuler si votre question est pas làin. Vous en prenez à Antoine mais pas à moi parce que les questions arrivent, elles vont sur Antoine, Antoine les trie et me les passe.

Et maintenant je vais essayer de répondre. Alors euh bon alors attends, comment je fais moi ? Je remonte là la liste là.

Tu peux si tu veux. Alors attends, ça commence par qui ? Bon un petit mot sur la réforme de retraite.

Le chef 350. Non mais tu rigoles un petit mot ? Non, c'est la grande bataille.

Alors le pouvoir, c'est pas par quel bout vous attrapez, hein. Bon, ils ont une peur bleue. Qui va se passer le 5 et ils ont pas tort parce que comme dans le pays tout entier, il y a un fond de de mécontentement, de colère, de désappointement et aussi comment dire de vexation.

Ça c'est nouveau en politique. Les Français sont vexés de voir à quel point ils sont fait avoir et à quel point ce pouvoir leur parle mal, agit mal, les prend pour des imbéciles, hein. Bon là sur la réforme des retraites, c'est typique quoi.

Il commence par dire 1 € aura les mêmes droits pour chacun et puis oh là là quelle horreur, il y a 43 régimes différents de retraite. Et alors que ça peut te faire ? Chacun d'entre nous, on a qu'un.

D'accord ? Donc il y a 43 régimes et alors c'est le problème c'est pas qu'il y a 43 régimes, c'est est-ce que un retraité de l'un de ces 43 régimes vit mal dans le régime dans lequel il a pas de revenus suffisant ? Ça c'est une bonne question.

Mais le nombre de régimes, il y a qu'un technocrate, une tête d'œuf qui se prend la tête dans son coin en regardant ah là là mon dieu à 43 régimes. C'est absurde. C'est totalement absurde.

D'autant que ça ne concerne que 3 % de la population, c'est 43 régimes. Donc ça veut dire que tous les autres sont au régime général hein. Et ce qui est fort de café, c'est que le nouveau système Macron avec les c'est pas le permis à point, c'est la retraite à point.

C'est pas 43 régimes qu'il va y avoir, c'est je ne sais combien parce que chacun en fonction de son âge euh c'est-à-dire de la génération la coorte à l'intérieur de laquelle il est euh et en fonction de la durée de vie moyenne de cette coorte aura des résultats différents pour la valeur du point. Bon, je sais pas si vous avez bien compris tout ce que je viens de dire, mais euh ça veut dire qu'il va y avoir autant de cas. C'est très injuste.

Moi, je suis de dans dans ma corte, ma vie a pas été du tout la même assis sur ma chaise et derrière mon bureau. Que la vie d'Ange toute sa vie professionnelle, je sais pas moi maçon euh bon exposer aux intempéries, à faire des métiers qui ont une dureté physique. C'est on n'est pas usé de la même manière.

J'ai qu'à voir dans quel état sont mes copains euh qui ont eu des vies professionnelles plus physiques que la mienne, hein. Donc c'est totalement injuste de de faire des niveaux de retraite en fonction de la mortalité dans votre dans votre tranche d'âge. Bon, de toute façon, maintenant tout le monde va y perdre.

Petit à petit, tout le monde commence à comprendre que tout le monde va y perdre. Donc cette réforme, elle est elle est mauvaise pour tout le monde. Mais je mets ça de côté, moi.

Je vais aller au fond de l'affaire. Depuis que la société humaine existe, ceux qui sont dans la force de l'âge comme on dit hein, ceux qui sont en état de travailler se préoccupent de ceux qui ne sont plus en état de le faire. D'accord ?

C'est comme ça depuis toujours, hein. Le plus fort est de le plus faible dans les groupes humains. Me dites pas le contraire parce que nous autres, on est les héritiers de ceux qui s'entraînaient.

Les autres, ils ont pas eu d'héritier vu que comme ils étaient absolument égoïstes, ben ils se retrouvaient tout seul au moment où ça allait mal et donc il mourait. Et ça c'est très darwinien. Voilà la raison pour laquelle les survivants, c'est nous sommes les descendants des altruistes, des gentils, de ceux qui partagent, qui s'occupent des autres.

Donc la la réforme Macron, c'est ça qu'elle rond. Chacun a son petit tas de points hein, et puis à la fin, il s'arrange avec son petit tas de points pour avoir sa retraite. Non, c'est pas l'idée qu'on s'en fait.

La retraite par répartition, c'est bien, ça marche. Et alors on me dit "Oui, mais ça va être en déficit." Mais ça va quoi.

À chaque fois, ça recommence avec cette histoire de déficit. Bon là, le déficit, il y en a pas pour l'instant. Il va être devant nous hein.

Et ben, il sera toujours temps de voir au moment euh où cette histoire se présentera parce que des solutions, il y en a des dizaines. D'accord ? Par exemple, si vous voulez faire la retraite à 60 ans avec 40 annuités, et ben vous avez qu'à payer les femmes comme les hommes et ça fera un surplus de cotisation qui mettra le régime d'équilibre à 60 ans et 40.

De la même manière, si vous voulez remettre des sous dans la caisse aujourd'hui, bah par exemple, s'il y avait un million de plus de personnes au travail, il y a plus il y a non seulement il y a plus de trous, mais il y aurait de l'excédent. Un million, ça c'est déjà fait, hein. Euh, sous le gouvernement, je sais pas, un million de personnes ont retrouvé du travail. tous les comptes sociaux étaient ouverts ou bien encore vous pouvez décider une augmentation de salaire.

Chaque fois que vous augmentez les salaires de 1 % vous prenez 2 milliards et demi sur le total de la population active de cotisation supplémentaire. Donc faut arrêter de faire croire aux gens qu'il y a pas d'argent, que c'est fini, que c'est plus possible. Si vous regardez l'argent qui a été redistribué en dividende, vous savez que la France c'est le pays champion du monde pour les dividendes, hein.

Les dividendes, c'est les sous qu'on donne aux actionnaires. Et bien si ça avait été partagé autrement entre le capital et le travail, entre ceux qui ont des actions et ceux qui bossent euh pour faire fructifier, et bien euh on on aurait pas les problèmes qu'on a en perspective, hein. Donc c'est surtout une affaire de savoir comment on partage.

Si on donne tout aux uns et aux autres, bah le résultat on l'a sous les yeux. Et le résultat que vous avez sous les yeux, c'est l'année dernière 400000 pauvres de plus. C'est 9 millions de personnes qui sont dans la pauvreté en France.

C'est 2000 personnes qui meurent par an dans la rue et de la rue hein et cetera et cetera. C'est 100000 personnes qui voient quand ils ouvrent le robinet tombent des petites gouttes parce qu'ils peuvent plus payer et qu'on leur coupe le robinet en disant que non, c'est pas vrai, que c'est pas coupé. C'est 300000 personnes à qui on a coupé l'électricité.

Donc un pays immensément riche, record d'Europe euh de du nombre des millionnaires, hein, record d'Europe pour la distribution de dividendes et pendant ce temps 9 millions de PES. Alors voilà ce que j'ai à vous dire sur la retraite. Si vous faites les moutons, vous serez tondus.

Voilà. Donc le 5 décembre il faut se mettre dans l'action. Et moi je vais pas vous le demander en vous disant pardon s'il vous plaît, je vous caresse la tête pour non.

Maintenant, il s'agit de défendre le fondamental de ce à quoi on croit. une société de solidarité et une société de partage, hein. Et on arrête de regarder dans l'assiette du voisin pour dire "Ah, il en a plus que moi." Parce que c'est pas le sujet.

Le sujet, c'est de défendre un bien commun. Bon, voilà, j'avais dit un petit mot, ça était un peu long. Après, épicurien, vous venez à Nancy pour la promotion de votre nouveau livre.

Donc, je crois pas que ça soit prévu. Et puis j'aime mieux vous dire que c'est dur pour moi. Alors, l'autre jour là, j'ai abusé, j'étais à Bordeaux.

Alors, j'ai commencé, je crois à 17h15 à aller au contact et bon alors on a fait ça puis après je suis allé au film, je me suis aperçu que ça faisait 8h que j'étais au boulot sans pause. Bah ça c'est pas raisonnable. Alors, on a décidé que on limitait un peu mes déplacements.

Bon, ça empêche pas que demain, par exemple, je vais me trouver à Strasbourg, hein. Alors, je vais signer le livre euh à la librairie, puis après je fais un saut vers la fin de la diffusion du film l'ofert qui reprend les arguments que nous avons sur le procès politique qu'il y a en France. Bon, moi je me reconnais assez dans ce film, même si c'est pas moi qui l'ai fait ni écrit.

Voilà mes amis ce que j'ai à dire. Est-ce que la grève du 5 décembre peut créer un point de bascule ? Bah oui, oui, oui, tout à fait.

Si vous êtes nombreux dans la lutte le 5 décembre et dans la rue, et ben oui, ça peut être un point de bascule en ça peut donner du courage et comme on dit, la force va à la force, hein. Bon, alors si vous êtes nombreux, voilà que va faire l'ennemi ? Alors, je vais vous le dire.

D'abord euh les télés vont venir en disant que le mouvement est moins fort que prévu. Pour ça que maintenant ils disent que ça va être très fort, ce qui est vrai. Et puis aussitôt ils diront "Est-ce que vous ne trouvez pas que ça s'essouffle ?" Hein ?

Ça c'est les médias. Vous connaissez tous le truc par cœur. Si quelqu'un met le feu à un cage, vous aurez immédiatement un gros plan sur les chaînes d'information en continu sur le thème euh sa flambe ruche moldu.

Bon bref. Alors évidemment, il y aura aussi surprise hein des gens qui vont arriver cagouler et qui au premier cortège iront casser deux ou trois ou quatre vitrines et il y aura évidemment des gros plans là-dessus. Et comme d'habitude, pas un cela ne sera interpellé ni arrêté, on se demande pourquoi.

Mais en fait, on ne se demande plus tant que ça pourquoi et on sait tous à quoi sentenir. Après, on peut imaginer que les consignes que vaut donner ce à Paris le préfet, l'allemand qui est en violent absolu et et un irresponsable par-dessus le marché, vous avez vu ce qu'ils ont fait à notre malheureux Manu de Lille, hein, lui tirer dessus, c'est pas avec une balle, hein, qui lui ont tiré dessus en caoutchu, lui tirer dessus avec une grenade. C'est-à-dire que si la grenade était partie un quart de seconde plus tôt plus tard, il s'apprenait en pleine figure et elle éclatait en pleine figure.

Elle aurait plus de visage aujourd'hui hein. Elle lui a tapé l'œil, elle l'a tué, cassé la la pommette et et crevé l'œil et puis elle est tombée à côté et elle a explosé. Pourquoi ils font ça ? pour vous faire peur.

Par exemple, ils disent "Ah oui, bah voilà, c'est comme ça, c'est une babure, hein, c'était pas prévu." Non, c'est fait exprès. Vous avez un gars qui décide exprès de tirer dans la figure d'un autre en face.

D'accord ? Et la preuve que c'est une technique universelle, c'est qu'il crève les yeux partout. Par exemple, au Chili et bien il y a 300 personnes qui ont perdu un œil.

Il y a également 20 personnes qui ont été mortes, qui ont été tuées chez nous. C'est pas le cas. Alors, en plus, les militaires participent à la répression.

Alors, il torture, il viole comme au bon vieux temps du général Pinochet euh et il tire sur les gens. Il y a 20 morts. Et alors, je quand même je dois vous le raconter, c'est que si vous le savez pas euh et ben le gouvernement chilien a demandé à la France euh et à la Grande-Bretagne d'envoyer des experts policiers pour les aider à mettre au point leur technique de répression des Chiliens.

Alors, c'est la honte totale pour nous he d'aller aider un gouvernement pareil, mais ça va se faire. de la même manière queils avaient envoyé le juge Peréruau. Peru juge euh procureur du parquet qui était venu me perquisitionner chez moi.

Vous vous rappelez peut-être de ce personnage et ben il était allé voir le juge Morau au Brésil qui est devenu ministre de du du gouvernement d'extrême droite de Bolsonaro. Il avait été le voir là-bas pour faire de l'échange des bonnes pratiques. Vous imaginez d'aller faire des changes de bonnes pratiques avec un fasciste qui en plus un nul sur le plan juridique puisque Loua a été relâché, ce qui annulé toute la procédure du juge morau et 8000 cas jugés par cet homme ont été annulés.

Alors donc j'espère que le juge Per a pris des bonnes leçons parce que en France on tâche de faire mieux hein. Voilà en tout cas euh voilà où on en est. Ça peut être en effet un déclencheur le 5 si vous entrez dans l'action.

Et moi je suis un peu surpris. Alors, je sais que le 5 c'est quelque chose qui au départ était un peu spontané, hein. C'est ça pas été si cadré que ça.

C'est partie des gars de la RATP et de la volonté dans plein de secteurs euh d'aller à la lutte et puis il y aura ensuite d'autres dates. Mais beaucoup de grèves sont reconductibles et je crois qu'il y a une rencontre des syndicats le 6 le matin pour savoir si la journée du 6 et la grève est reconduite. Et moi, je vous dis mon mon point de vue, hein, c'est pas très original.

C'est il faut battre le faire. quand il est chaud. Les journées d'action sans lendemain, beaucoup de gens sont un peu se disent que ça sert moins que hein que si c'était autrement.

Donc comme le 7 c'est un samedi, le samedi tout le monde peut venir sans que ça coûte une journée de travail. Donc vous pourriez le 7 venir parce que de toute façon le 7 il y aura des gilets jaunes dans la rue. Alors si on était très nombreux ça ferait en 5 à 7 quoi.

On passe du 5 décembre on fait la grève massivement et on est dans les cortèges dans la rue et puis le 6 et puis le 7 le samedi. Alors là tout le monde serait là et pourrait participer à l'action. D'accord.

Voilà comment moi je vois les choses. Après Quentin Jarry non alors celui qui m'a posé la question sur la grèpe du sang s'appelle Pisalis. Quentin Jarry, un petit mot sur les élections américaines et la montée de Bernie Sanders.

Euh bon, le c'est intéressant que vous me posiez la question et je suis content que vous suiviez. Vous savez comme moi que si les États-Unis basculent euh à un vote Sanders, la face du monde est changée. On n'est plus dans le même monde.

Pourquoi ? Parce que Sanders est un homme qui se réclame du socialisme, hein. Faut oser le faire. aux États-Unis et il le tout quoi le système euh les importants du parti démocrate, [grognement] les importants du parti républicain, les médias, enfin bon euh tout le monde se met sur Anders.

Alors la première technique, on la connaît hein, ils ont inventé quelqu'un qui est mieux que lui. Voyez une gauche mais moins clivante hein. Voyez le genre hein parce que monsieur Sanders il est trop clivant et puis il est agressif voyez hein.

Comme c'est nouveau, comme c'est surprenant. Et donc ils avaient inventé le soutien à une autre candidate qui s'appelle Elizabeth Waren qui était d'ailleurs soutenue en France par le journal du Parti démocrate qui est le Monde qui est un quotidien très lié aux idées du parti démocrate. Il a le droit d'ailleurs et qui faisait l'apologie de cette Elizabeth Waren.

Alors jusque-là il faisait des sondages état par état hein. Donc c'était moins bon pour Sanders qu'on l'avait cru et c'était meilleur pour Elizabeth ou Arè que ça s'est vu à la fin. Et à la fin, bon alors lui entre-temps, il a eu un pte au cœur hein.

Bon, il s'en est remis très vite, il a recommencé sa campagne mais on le donnait pour mort. Le gars, il était présenté comme ça. D'ailleurs, maintenant il dit "C'est la résurrection comme s'il était mort.

Naturellement jamais mort mais c'est comme ça. Et là ils ont fait un sondage national et là surprise tueur Bern Sanders est à 27 % la même chose que Joe Biden qui est le candidat de l'establishment démocrate qui aimerait bien que ce soit Biden qui soit le candidat. Alors Ellisabeth Waren elle est dans les choux, elle a rempli le boulot pour lequel elle était là.

C'est-à-dire faire une diversion à gauche, hein. Alors, elle se présente comme la gauche raisonnable, responsable. Elle dit qu'elle est pour le capitalisme.

Ah, ça fait bien. Bon, on sait pas ce que ça veut dire mais euh ça fait bien, ça fait raisonnable, responsable tandis que bon Senders, il est pour le socialisme. Alors là, pouf, on voit bien que ça peut pas le faire.

Alors, quelle est la technique de là-bas des médias ? Vous allez voir, c'est très surprenant parce que en France nous on connaît pas ça. C'est toutes les photos de Sanders, il a la bouche ouverte, le point fermé, les cheveux en bataille et on ne parle de lui jamais d'une seule de ses idées hein, ni de son programme ni choses comme ça.

On ne parle que des embrouilles que l'un ou l'autre lui fait et donc il n'est présenté que négativement. Et malgré ça, et bien euh il est à égalité avec euh le candidat qui lui est toujours présenté, souriant, vachement intelligent et chacune de ces propositions sont sont examinées après qu'on les ait euh bien dépoussiéré pour les montrer et les bon d'accord, vous avez compris. Alors bon, comme d'habitude, le système est pourri jusqu'à la moelle.

Il défend l'argent, les puissants et il s'acharne sur tout ce qui peut représenter une alternative à leur système pourri et à leur monde à l'agonie. Alors évidemment euh Biden et Waren bon sont raisonnables sur le plan de la lutte contre le dérèglement climatique et Bern Sanders lui est à fond les ballons là-dedans en comprenant que c'est la civilisation humaine qui est en danger. Alors c'est intéressant de suivre cette élection.

Moi je vous garantis que dorén avant depuis la précédente élection je suis Est-ce que ça peut avoir une une influence sur l'élection française ? Ben oui, parce que si vous voulez le dans l'élection française, si les gens voient que États-Unis le choix populaire qui s'est fait porte sur un homme aussi déterminé que Bernie Sander, c'est aussi décrié par l'establishment. Bon, ça peut donner des idées ici en France.

Si la classe moyenne euh nord-américaine euh préfère un personnage plus tranchant euh plus euh plus engagé frontalement euh que bon euh les Ramolo habituels euh du type Ellisabeth War Joe Biden et je ne sais qui encore parce qu'ils vont en trouver d'autres encore. Bon ça sera un signal et je pense ça fera réfléchir beaucoup de monde parce que maintenant il faut élire des gens qui rompent avec le système qui provoquent dans leur pays une rupture qu'on passe à autre chose. On n'est pas en train de dire juste on va corriger à la marge les abus du système productiviste parce que tout le système productiviste est un abus.

D'accord ? Et donc il suffit même pas d'ailleurs d'être comment dire sensible au problème du climat. Faut le prendre dans sa globalité en relation avec les questions sociales, en relation avec les questions de la production euh de l'échange de la consommation.

C'est pas seulement ici on va chauffer, on va régler le problème des passoirs thermiques. Il faut régler le problème des passoirs thermiques. C'est pas seulement que il faut appeler les gens à ne pas trop consommer tel ou tel produit, c'est qu'il faut arrêter de les consommer et cetera et cetera.

Je veux pas entrer dans trop de détails. C'est pourquoi oui, je crois que l'élection américaine a un impact sur la nôtre. Alors ça c'est la question que m'a posé Nicolas.

Pensez-vous que les résultats alors il y en avait deux. Il y avait Quentin Jarry et Nicolas. Pensez-vous que les résultats de l'élection américaine en 2020 pourraient avoir une incidence sur l'élection présidentielle en 2022 ?

Je termine en vous disant que c'est clair que si c'est Sanders qui est élu en 2020, bon ça déblaye quoi hein devant nous parce que ça veut dire qu'on a'ura pas forcément l'État américain sur le dos. ces agences d'influence euh c'est euh ces personnages euh bon politiques à gage hein qu'ils ont partout qui sont des agents d'influence et avec leurs journaux et le reste. Alors alors Ali Chacur, qu'est-ce que vous pensez de la révolution pacifique du peuple algérien ?

Bah, j'en pense le plus grand bien et je déplore de voir le l'omerta qu'il y a sur cette révolution citoyenne en Algérie. La révolution citoyenne en Algérie, je pèse mes mots parce que un peu un peu en bas où euh la révolution pacifique, bon euh [grognement] je il faut caractériser ces révolutions. Ce sont des révolutions parce qu'elles demandent un changement radical des institutions.

Ce sont des révolutions parce qu'elles demandent un changement dans la hiérarchie des normes juridiques. Aujourd'hui, partout c'est la compétition libre et non faussée au lieu de la solidarité. Et puis enfin parce que dans tous ces pays se posent la question de la propriété collective de certains moyens de production et notamment du contrôle de la finance dans les pays.

Donc l'Algérie est significative de tout ça mais surtout d'une volonté d'unanimité, d'une volonté de rassemblement et d'une volonté pacifique qui est fondamentale. Ce qui est admirable, c'est que les Algériens soient pas sortis de leur fil conducteur pacifique. J'ai même vu des trucs incroyables, les gens qui passaient dans la rue pour les nettoyer après les manifes pour vraiment laisser tout nickel.

C'est des choses qu'on voit aussi dans d'autres pays comme le Liban, comme l'Irak euh où les gens en plus des difficultés habituelles surplombe, dépasse un clivage qui existait dans leur pays qui est un clivage religieux, qui a un clivage ethnique. Et dans ces pays, avec un courage incroyable, les gens disent "Bah non, nous ce qu'on veut c'est un vrai état laïque. Ce qu'on veut, c'est un vrai état indépendant qui soit en rupture avec aussi bien les les chefferies coutumières que avec les chefferies de l'argent qui sont d'ailleurs souvent les mêmes.

Bon, mais c'est quand même admirable, si vous voulez y réfléchir, euh le que ce soit le cas en Irak avec la volonté de reconstruire une nation iraakienne qui ne soit ni dans la main des Américains ni dans la main des Iraniens. le les mots d'ordre qu'on voit, ils sont absolument admirables de lucidité politique de la part du peuple iraakien et la même chose au Liban. À chaque fois, on a cette dimension de où on voit beaucoup de drapeaux nationaux en Algérie aussi.

Et pourquoi ? Parce volonté de dire "Nous représentons une communauté qui a une légitimité." Dans le cas de l'Algérie, il y a aussi le le drapeau Berbère.

Je comprends pas que on condamne les gens à des peines pareilles pour simplement avoir eu le drapeau berbère qui manifeste la permanence d'une culture qui existe en Algérie que c'est absolument absurde de faire comme si c'était pas le cas. Mais alors je fais attention à ce que je dis parce qu'après je vois sur les réseaux on dit oui c'est de l'ingérance. Non mais attendez, on fait ce qu'on veut les gars.

Le peuple algérien, ça serait le seul peuple du monde avec lequel on pourrait pas être solidaire. Quand il fait une révolution algérienne parce que tu as deux trois personnes qui sont là et qui considèrent qu'un français a rien à dire. Bah un français, il a quelque chose à dire et en particulier moi, comme bien d'autres parce que moi j'aime l'Algérie en plus du reste de de des raisons politiques que j'ai de d'avoir un avis sur la question.

Nous sommes tout à fait dans notre droit et je réclame haut effort la libération des prisonniers politiques qui ont été faits en Algérie qu'il faut qu'il soit libéré, qu'il retrouve leur liberté parce qu'il y a aucune raison de les embastiiller. Ces gens-là ne veulent rien d'autre que le bien de leur patrie. Alors bon voilà, je vous ai dit alors après Joël attends non il y en a une avant c'est 1000 choses à te dire.

Est-ce que YouTube et internet en général a modifié le rapport médiatique et politique que vous avez avec la population ? Qu'est-ce qu' a le plus changer ? Moi, je suis pas bien placé pour en parler parce que je suis à la fois le la personne et le personnage, hein.

Euh donc les gens s'adressent beaucoup au personnages. Certains se rappellent qu'il y a une personne donc bon sont amicaux avec moi, des fois même tendre he c'est émouvant. Les gens voient, je sais pas, bon ça doit se voir sur ma figure de méditerranéen, tout ce que je ressens, il voit quand j'en ai marre, quand je suis épuisé.

Bon, alors on m'envoie des petits mots. Bon, mais qu'est-ce que l'internet a changé ? Bah, d'abord c'est que euh il est impossible de m'invisibiliser.

Ça c'est notre plus grande victoire. Alors, ça changera peut-être hein, peut-être que Facebook va définitivement nous verer de là ou que YouTube va faire le ménage. Bon, ça s'est vu dans d'autres pays, hein, mais pour l'instant, on est là.

Et donc il est impossible d' visibiliser. On sera réparti un peu le travail entre nous. Moi je vais peu dans les médias de l'officialité.

Euh très peu. Je fais très peu de médias parce que si vous voulez euh il y a trop une volonté de faire un pugila avec moi, hein, de de me prendre à revers, de me piquer pour voir si par hasard je vais pas ruer. Vous voyez ?

Ils aiment. Et donc à un moment donné, le problème, il est plus politique. C'est un problème de l'idée qu'on se fait du respect de soi-même.

Moi je suis pas un objet, pas un jouet dans leur mains, j'en ai rien à fiche de leur de leur audimat, hein. C'est pas mon sujet. Alors, j'ai décidé que il y a des tas d'émissions, j'ai décidé que j'y mettais plus les pieds parce c'est pas honnête, c'est et je veux pas faire semblant, je veux pas faire croire que c'est une émission honnête, que oui, ce sont de vrais auditeurs qui posent cette question pour la 3e ou la 4e ou la 5è fois.

Bon et toutes ces ces menties du type France Interre ou je sais pas quoi, toutes les radios de l'État quoi du gouvernement qui sont là et qui se donnent des petits airs faussement, vous savez. Bon, ils sont impertinents enfin sauf que pour les chéments, ils sont là. Donc non, moi j'y vais pas.

Mais des copains, ils vont, ils font bien le travail, ils sont plus respectés parce qu'ils ont aussi les autres ont une une dent contre moi, hein. Bon, alors faut dire avec, mais c'est pas important pour moi. Mon travail politique, c'est pas ça.

Euh c'est plutôt ce que je suis en train de faire là avec vous, ceux que ça aide, hein. Il y en a, bon, ils apprennent rien en m'écoutant parce qu'ils souvent il la plain, ils en savent plus que moi sur le sujet. Mais d'autres euh il il dans ma manière de raconter les choses, de les présenter, bah ça les aide à ou ça les confirme ou ça leur soulève un an qu'ils avaient pas vu.

Euh bon, c'est à ça que sert ce pour moi, c'est ça mon travail principal, c'est un travail d'éveilleur, d'éclaireur hein. Je éclaire, on met de la lumière sur une situation puis après bah chacun décide de ce qu'il veut faire, hein. Voilà, c'est comme ça que je vois là par exemple, vous êtes 4500 en direct.

Bon, ça va, je trouve que c'est un bon score. Ça me fait plaisir. J'espère qu'à vous ça vous plaît de m'écouter.

Donc ce que ça a changé, c'est que ça a créé une impossibilité de nous invisibiliser. Bon voilà, quand je vous dis qu'à 15600000 personnes qui ont vu en 3 ans les revues de la semaine, bon ben ça vous donne une idée quand même de de l'impact que ça a cette histoire là. C'est 5 millions par an quand même hein, ça fait du monde hein.

Alors oui, ça c'est payant. En plus, on a répandu dans tout le groupe la France insoumise, la culture de ce type de relation. Nous faisons, tout le monde fait des vidéos maintenant [grognement] et vous êtes nombreux à regarder ou l'un ou l'autre.

Bon, vous picorez des fois plusieurs, des fois juste chez l'un ou chez l'autre. Euh c'est aussi à ça que sert notre diversité, c'est que c'est plusieurs manières d'être euh et de présenter euh les choses. Voilà.

Joël Mondre, les médias français ne parlent pas souvent de vos idées. Ah bah pourquoi ? Bah cette blague ?

Pourquoi ? Parce que les médias français euh c'est 9 milliardaires qui les possèdent. Alors faut comprendre comment ça se fait on dit "Mais moi, j'ai jamais reçu évidemment un coup de téléphone.

Bah ou non, il y a pas besoin. Comment ça se passe ?" Le milliardaire, il nomme le grand chef et le grand chef nomme le sous-chef.

Ben évidemment que le sous-chef, il va être de la couleur qui fait plaisir euh au milliardaires qui paye le grand chef. À ce niveau-là des hiérarchies, les salaires sont euh c'est c'est vraiment beaucoup d'argent, hein. Euh 20000 300.

Bon donc ces gens-là ils vont pas faire autre chose que ce qui est attendu d'eux hein. Et quel est le système qui paye quelqu'un en si cher pour raconter des trucs, lire des fiches ? Euh bon alors donc il défendent un système qui rend ça possible. nos idées, vous avez raison.

Alors, elles sont jamais là. Alors par contre les embrouilles oui hein. Bon vous avez même un quotidien dit de référence soitdisant surtout un quotidien de révérence qui ne n'a pas parlé une seule fois en maintenant 3 ans, une seule fois d'une seule de nos propositions de loi d'un seul de nos textes produits, dans seul de nos amendements ou dans seul de nos rapports.

Bon par exemple, je me prends moi en exemple puisque c'est à moi que la question est posée. J'ai fait un rapport avec un gars qui bon lui aussi un peu hors catégorie son forgé Joakim son forgé c'est un type intéressant pas de mon bord enfin c'est un tout bib il est député il est intéressant on a fait un rapport tous les deux sur les défis sur la mer ben moi je vous mets au défi de trouver un quotidien une chaîne quand qui se soit intéressé personnellement je m'en fous hein que qui s'intéresse ou pas aux choses ne me concerne pas parce que je sais que les gens qui s'intéressent à ce sujet vont suivre, regarder mais c'est pour donner cet exemple combien d'autres choses sur nos commissions d'enquête, nos propositions de loi, tout ça parle jamais. Par contre, si ils ont l'impression qu'il y a peut-être moyen de faire en sorte que Ruffin et Mélenchon se fâchent, alors là, ouais, ça les intéresse comme vous savez les mouches qui viennent là comme ça.

Bi bi. Bon, alors ça oui, ça ou Clémentine Autant et moi ou bien tel ou tel du groupe parce que Coquelle s'est fâché avec je sais pas qui ça oui, ça les intéresse. Mais bon, les gens faut vivre avec ça.

Faut Qu'est-ce que vous pensez ? On va proposer de tout changer et que ces gens qui sont payés pour que rien ne change vont venir nous nous voir comment on propose de financer ça. On a fait un contrebudget a pas intéressé mais on s'en fout.

Eux qu'est-ce qu' ils font ? Qu'est-ce qu'ils font ? Ils arnaquent leur lecteurs.

Leurs lecteurs donnent des sous pour avoir des informations. Mais ils ont pas d'information. Ils ont des comment penser ?

Que faut-il penser de ceci ou cela ? En plus, faut pas être injuste parce que euh bon, il y a les rubriques politiques qui sont souvent une catastrophe de macronisme plus ou moins avoué. Puis après, il y a plein d'autres rubriques, il y a des cahiers.

Bon, il y a moi, je connais pas un quotidien dont dont je vous dirais le lisez pas, c'est pas intéressant. Il y a partout du travail qui est fait. Mais pour ce qui concerne les rubriques politiques, vous avez là des chiens de garde euh bon qui font le travail pour lequel ils sont payés.

Bon, alors ils sont là, des fois ils font ça pendant 10 ans, hein. Je connais un journal où c'est la même personne depuis 10 ans. Alors bon, ils s'ennu à mourir.

On les change pas de là parce qu'on sait pas où les mettre ailleurs. Bon et puis d'autres bon voilà, ils sont là. Puis euh euh bon pour arriver à vendre un papier hein, vous êtes à la rédaction, vous aimez bien que vos papiers soient publiés.

He faut comprendre comment ça se passe tout ça. Mais alors si vous venez en disant "Et dites donc, il y a un rapport de Mélenchon sur la mer avec les défis." Ah, tu nous saoules.

Dites, il paraît que Mélenchon s'est disputé avec machin. Ah oui, oui, donne parce que il pensent que ça fait buzz que ça. Bon, voilà, c'est la forme décadente.

Alors, vous vous rappelez qu'on avait nous lancé une idée qui était de faire un conseil déontologique de la presse. On a fait une pétition, presque 200000 personnes avent trouvé ça bien. J'ai mené la bagarre, on a auditionné des tas de gens.

On a posé la question, je sais pas combien de fois, notamment pendant la fameuse loi sur les fake news, c'est-à-dire les fausses informations et euh bon, il nous avait dit bah on va faire faire un rapport. Alors, il y a eu un rapport de fait par monsieur Hog et puis bon maintenant voilà qu'un certain nombre d'éditeurs sont tombés d'accord pour créer un conseil déontologie comme il en existe dans 40 pays. Bon, alors je demande pas qu'il reconnaisse d'où l'idée est venue parce que la vérité c'est que au point de départ c'était une idée qu'on avait emprunté au SNJ, le syndicat majoritaire des journalistes.

Mais comme nous on avait dit que c'était bien, évidemment tous les journalistes avaient dit que c'était mal. Alors faut faut comprendre que c'est pas les faits qui les intéressent. C'est ce qu'il faut penser.

Alors donc non non non, ça allait être la dictature, la tyrannie, Mélenchon et ses amis allaient surveiller tous les articles blabla blabla blabla. Bon à la fin quand même comme ils paraissent quand même assez couillons, vu que ça existe dans tous les pays, dans tant de pays du monde. Alors un état dictatorial comme la Suède, une dictature communiste aveuglée comme le Canada, bon et cetera et cetera. le Togo qui a ça aussi un conseil diontologique.

Bon alors nous les Français c'était la caste ne rendre compte à personne ne discute jamais de rien et personne a le droit de la discuter. Alors ils ont décidé de créer ce conseil aussi pour lutter contre les fausses nouvelles. Moi, je vais commencer par dire que c'est bien.

Il commence par faire un conseil. Mais il faudrait pas trop qu'il nous prenne pour des bues, hein. Si c'est un conseil qui a aucun pouvoir et qui ne nous permet pas des sanctions symboliques contre les abus de pouvoir des médias, ça sert à rien.

Parce que nous, ce qu'on voulait c'est qu'il y a un recours, pas recours financier, pas de condamnation, il y a de tout ça là. Non non, juste pouvoir dire tel tel truc, c'est un mensonge. Euh telle attitude est inacceptable, hein.

Euh bon, publier des photos de Bernie Sanders euh tout le temps dans la même attitude insupportable, c'est pas acceptable. N'essayez pas de nous faire croire que c'est un hasard. Vous le faites exprès pour salir quelqu'un, pour abîmer son image.

Bon, si vous avez un journaliste qui fait soi-disant rencontre de ce que vous faites et publie 40 articles tout à charge, vous avez le droit de dire "Bon ben, dites dans votre projet éditorial que par exemple vous haïsez les insoumis, vous avez le droit. C'est la liberté de la presse, hein." Et un journal qui m'a traité d'islamo collabo, on m'a dit "Est-ce que j'allais porter plainte ?" Bien sûr que non.

Ils ont le droit de se comment dire d'entrer eux-mêmes dans leur déchéance hein parce que pour moi, c'est une déchéance de faire un titre pareil. Comme j'ai dit, c'est la liberté de la presse. Voilà que dans le journal, ils ont marqué "Mélanchon, défend notre journal".

Non non, je défends rien du tout. Je défends la liberté de la presse. Vous avez le droit d'écrire ce que vous voulez, y compris des horreurs qui vous disqualifient moralement et intellectuellement.

Bon, faut pas que ça aille trop loin. Euh, quel est votre avis sur Julien Assange ? Alors, attends euh, il y a un truc sur Alors, je Qu'est-ce que c'est que ce nom ?

Hello sub quoi ? C'était Yello, je comprendrai. Submarine, c'est une chanson d'bitos.

Non, Hello. Bon, quel est votre avis sur Julian Assange ? Bah, je considère que Julien Assange est un héros.

Alors, j'ai été le visiter quand il était à Londres et bon, je participe à ma manière. Peut-être que j'ai raté une occasion peut-être hein ici ou là de de prendre sa défense, mais j'ai toujours défendu. [grognement] Et ils avaient monté un truc assez pourri contre lui.

Euh c'était que pendant qu'il était en Suède euh il y avait euh deux jeunes femmes qui avaient été encouragées à porter plainte contre lui pour euh pour des raisons de sexuelles, hein. Alors l'une d'entre elles se plaignait, si mes souvenirs sont bons, de relations sexuelles par le matin. Euh et puis l'autre, je sais plus.

Enfin bon, elles avaient des raisons de se plaindre compte tenu de la possibilité que donne la loi suédoise de faire ça. Mais euh les filles, elle elles avaient réfléchi en cours de route et elles trouvaient que ça commençait à faire cher. Euh bon, enfin bref, l'embrouille s'était dénoué dans leur tête, mais pas à la justice.

Donc euh Assange sort de Suède en disant bah bon, est-ce que je dois rester ou pas ? Est-ce que je peux sortir ? il le laisse sortir et une fois qu' qu'il est dehors poum il lance un mandat d'arrêt international contre lui pour alors ouais ça fait ça le fait quoi dans la presse quand chacun fois quand d'entre nous parlait d'entend on disait non non non il a un problème grave de viol et cetera et cetera bon on a fait on nous a fait le numéro et lui à 100 a dit mais moi je retourne en Suède je suis d'accord pour retourner en Suède pour m'expliquer éventuellement pour faire l'objet de poursuite mais je demande comme garantie qu'on me livre pas aux États-Unis d'Amérique.

C'est tout. C'est la seule condition qu'il avait mis et la Suède a refusé de lui donner cette garantie. D'accord.

Et en effet, s'il était revenu en Suède, le lendemain, euh il aurait été remis aux États-Unis d'Amérique qui haïent sa songe et veulent sa peau alors que c'est un journaliste qui a rendu un service inoui à nos pays en nous révélant les pratiques d'espionnage euh de des États-Unis d'Amérique. Moi, j'ai proposé qu'on lui accorde l'asile politique, c'était sous Hollande. Alors, autant dire, autant parler avec un mur, hein.

Et j'ai même proposé à un moment donné qu'on lui donne la Légion d'honneur parce que ce gars nous a rendu service. il a démasqué euh des pratiques des États-Unis qui écoutent tout le monde en France, hein, le président de la République, les assemblées, les négociateurs, bref, donc est un héros de la liberté de la presse et euh les [raclement de gorge] médias qu'il avait d'abord encensé et pris son matériel, ensuite ont commencé à dire "Oui, mais on s'interroge sur ce qu'il a pu faire en Suède et puis après c'était oui, mais il a pas été clair par rapport à la Russie. Donc bref, ils l'ont tous laissé tomber euh en en comme bon conformément à ce qu'ils sont, c'est-à-dire eux-mêmes des marionnettes dans la main d'autres gens.

Et voilà que pour finir, le gouvernement équatorien tombe dans les mains d'un traître qui s'appelle Lénine Moreno qui s'est fait élire avec notre étiquette de parti alliance à Paris et une fois qu'il est au pouvoir Touf il change de camp et il passe à la droite dure dure et violente. Et évidemment il ça il ça il s'arrange avec les Américains et notamment avec le FMI. Et c'est drôle hein, la semaine où il annule la lib l'accueil l'asile diplomatique avait été donné à 100 cette semaine-là il obtient l'accord du FMI pour avoir un prêt le monsieur le nouveau président de l'Équateur.

Et donc ils ont donc expulsé Julien Nassange de l'ambassade d'Équateur où il était enfermé. Alors faut se rendre compte de comment c'était hein les gens. On arrivait devant l'ambassade, il y avait deux deux policiers anglais.

Sur le trottoir d'en face, il y avait un camion avec un gros écouteur pour écouter ce que ce qui se passait là-haut. Et quand vous montiez dans dans l'immeu parce qu'ambassade, elle est modeste he c'est dans un appartement sur le palier, vous aviez un comptoir avec un policier qui contrôlait tous ceux qui rentraient et qui sortaient. Voilà.

Et dedans, ce pauvre assange enfermé dans une pièce de l'ambassade. Vous avez qu'à vous imaginer une pièce qui faisait, je sais pas moi, 12 m² coupé en deux par une bibliothèque pour empêcher le son de ce qu'il disait de se propager à travers les vitres et d'être entendu par la voiture dont je vous ai parlé tout à l'heure. Donc c'est un garçon qui s'est tapé 5 ans de prison et maintenant qu'il est dehors, ils l'ont mis en prison à l'isolement et il lui pratique sur lui des tortures psychologiques, hein, avant peut-être de le rendre aux Américains.

Je trouve que son sort est tout à fait épitoyable. Je réclame avec de nombreuses personnes sa libération, son accueil en France avec l'asile politique et si on le peut évidemment sa décoration mais ça serait déjà bien qu'il sorte de prison et qu'on ne le laisse pas mourir à petit feu dans cette prison comme c'est l'espoir des des nord-américains qui sont d'une cruauté du violence. Il faut vous rendre compte que les USA euh c'est le pays où la torture est légale, hein.

Le centre de Guantalamo n'a jamais été fermé et on y torture des gens toute l'année. Les États-Unis d'Amérique, c'est un pays qui a des prisons secrètes en Europe et euh et à peu près partout dans le monde, hein. C'est un pays extrêmement agressif qui sur 229 ans de d'existence à 222 ans de guerre, hein.

Bon, mais enfin ça on n pas le droit de le dire parce que ça le fait pas mais bon, moi je le dis quand même parce que c'est la vérité. Alors, je vous regarde du Brésil et Nora Verd et j'aimerais avoir votre avis sur la situation en Amérique du Sud. La censure s'installe, la dictature aussi.

Que pouvons-nous faire ? Les manifestations ne suffisent plus. Bon, alors attendez Nora, moi je me mêle pas de vous dire ce que vous devez faire, je préfère le dire d'entrée de jeu, ce qui est vrai.

Alors, mélange l'Amérique du Sud, j'ai déjà dit 100 fois, écoutez, la chaîne de l'impérialisme et de de du néolibéralisme en Amérique du Sud qu'elle a craqué. Donc pour quelqu'un comme moi qui veut changer le monde, qui veut changer les règles du jeu de la société, je vais à l'endroit où la chaîneront pour voir comment ça se passe, comment ils font pour apprendre hein. Parce que les Européens sont toujours en train de donner des leçons à la terre entière.

Ce qu'on fait est tellement brillant que ça vaut la peine qu'on s'y arrête hein. Sans doute. Non, c'est vraiment en Amérique du Sud qui a été la plus grande inventivité et en quelque sorte des signaux politiques ont été donnés d'embout à l'autre de la terre hein.

Euh le le mot d'ordre initial que c'est vaantod qu'il s'en ailleent tous vous le retrouvez aujourd'hui au Liban et les Libanais ils précisent, ils disent tous c'est tous le monde hein, tous ceux qui sont dans dans la casse. Donc l'Amérique du Sud, c'est très important pour nous tous parce que c'est l'endroit où la chaîne a rompu une fois. Ensuite les les Nord-Américains et leur larbains ont commencé à expliquer que oui, ça y est, c'était fini, que on en parlait plus.

Alors bon, ils font des coups d'état là où ils peuvent. Ils mettent des pays sous embargot comme le Venezuela puis après ils disent "Oh, comme c'est drôle, il y a rien qui marche." Bon voilà.

Enfin, vous connaissez le vous connaissez la technique, il rendent les gens ragés puis après ils s'étonnent que les gens se disputent. Euh bon, vous connaissez la blague euh sur les États-Unis d'Amérique ? Faut que je vous la raconte celle-là.

Pourquoi il y a jamais de coup d'état aux États-Unis d'Amérique alors qu'il y en a en Bolivie ? Euh d'accord, il y en a il y en a partout euh partout. Il y en a eu auuras, il y en a eu au Guatemala, il y en a eu même au Panama, il y en a partout où c'est.

Pourquoi il y a pas de de coup d'état aux États-Unis ? Parce qu'aux États-Unis, il y a pas d'ambassade des États-Unis. OK.

Voilà. Ça c'est la blague dans toute l'Amérique du Sud. Pourquoi ?

Parce que les proconsules nord-américains, autrefois c'était euh euh Négrop Ponte, euh chaque fois qu'il arrivait quelque part, vous étiez sûr que 2 mois après, il y avait un PCH. Et là, c'est euh Mike Pompeo euh qui est le grand proconsul pour pour toute l'Amérique du Sud. Bon alors à chaque fois qu'il arrive dans un pays comme ses prédécesseurs, bon par exemple en Bolivie, ils ont monté le coup alors ils ont bien préparé leur réseau de presse international, leur larbin qui avait déjà reconnu le fasciste Gaido de de du Venezuela là qui est lié avec les narcotraafiquants.

Et puis ils avaient tout monté leur truc et ils ont fait un coup d'état. Alors bon dans les autres ces pays c'était oui, il y a un problème avec les élections en Bolivie, nanani nanana. Il faut rétablir la démocratie.

Donc les mecs sur place sont sentis encouragés à rétablir la démocratie à coup de bâton en faisant des pogromes d'India, en assassinant des gens en en et là on a découvert une chose à quoi on s'attendait pas, c'est qu'ils avaient la liste d'absolument tout le monde avec les domiciles et que donc ils ont commencé par aller piller et incendier la maison de la sœur de de Evo Morales, sa propre maison à lui et tout le monde a été menacé jusqu'au niveau du comité de quartier du parti de Evo Morales. Ils avaient son adresse. La raison pour laquelle moi je suis ici regardant sur les fichiers hein et je vous rappelle que dans les perquisitions ont été saisi le fichier du parti de gauche et peut-être le fichier de la France insoumise et que ces fichiers là comme ceux qui s'occupent de ça vendent tout.

Je sais pas ce qu'ils font avec hein mais ils vendent au journalistes à qui veut les documents qu'ils ont. La preuve c'est que les compes-rendus sont donnés. Donc euh ça donne des résultats qui peuvent être tout à fait désastreux parce que euh comme vous le savez, il y a que des démocrates dans la police.

Donc euh là, de ce point de vue, on est tranquille mais il y a d'autres professions, c'est pas le cas hein. Donc vous m'avez compris. En attendant, c ces scènes montrent que les pouvoirs qui sont en place ne reculent plus devant aucun moyen et en particulier les pouvoirs néolibéraux.

Euh j'avais été surpris que dans une enquête, aussi bien aux États-Unis qu'en France, euh oui, j'avais été surpris, je dois l'avouer, on voit que les formations euh politiques, les gens les les partisans politiques les moins attachés aux institutions démocratiques, c'étaient les libéraux. Moi, je pensais que au contraire, ça serait ceux qui seraient le plus intéressé. Non, parce qu'il y a chez eux une espèce de d'appétit pour une pseudo efficacité économique, pseudo efficacité dans la vie qui fait que pour eux la démocratie c'est des parlotes qui n'en finissent plus et il ne ils ne l'aiment pas.

Et en effet, partout la violence est terrible. au en Bolivie, [raclement de gorge] au Chili, je vous ai raconté tout à l'heure, mais je pourrais prendre comme ça toute une série de pays. Alors bon, notre ami Enora, elle dit "Les manifes suffisent pas." Moi je ce que je sais c'est que au Chili on est passé du fait instituant les gens se battaient contre augmentation du ticket de métro qui a été en quelque sorte la goutte qui a fait déborder le vase.

Et je dis goutte en connaissance de cause parce qu'avant ça dans tous ces pays il y a souvent eu des luttes écologiques pour l'accès à l'eau et au réseaux collectifs de l'eau et de l'eau potable ou de l'eau pour l'agriculture. vrai au Chili, mais ça a été vrai en Irak, ça a été vrai au Liban, ça a été vrai dans toute une série de pays. Et dans ces luttes pour l'accès au réseau, c'est constitué une volonté politique.

Les gens disant mais enfin qu'est-ce que c'est que cette pagaille ? Pourquoi ça marche pas ? Allez-vous en tous, vous êtes en plus des corrompus.

Ce qui est vrai dans la plupart des cas le la conivance entre les lobbyes, on appelle lobby parce ça fait joli en fait. C'est corrupteur hein, comme au Parlement européen, comme ailleurs euh qui sont là, qui conseillent, qui demandent, qui bon propose, paye des conférences, des ceci, des cela. Euh bon, les gens perçoivent, ils sont pas fous, ils se rendent bien compte que euh il y a quelque chose qui tourne pas rond et les affaires de corruption sont assez nombreuses.

Alors euh on est passé à cette deuxième phase, d'abord euh la phase instituante et puis la phase dégagiste, destituante. C'estàdire les gens disent on vous a assez vu, fichez-moi le candel là. Et puis moi je me posais la question comme beaucoup de gens et comme la personne qui m'a posé cette question, comment on passe à l'étape suivante ?

L'étape suivante, c'est l'étape constituante où le peuple lui-même définit une nouvelle règle du jeu politique à travers une assemblée élue pour ça. Et là, une fois de plus, c'est du Chili qui est venu la réponse parce que au Chili, la revendication est arrivée comme c'est le cas en Irak aussi où ils veulent un changement de régime au Liban où ils veulent un changement de régime en Algérie où il y est de aussi d'une d'une constituante et c'est venu de la du mouvement de la base. Peut-être qu'ici là, évidemment, je le sais bien, il y a des gens qui avaient cette idée dans la tête, mais cette idée, elle a rencontré une énergie de masse de gens qui réclame que ces assemblées constituantes et lieu.

Si bien qu'au Chili, c'est l'assemblée qui a voté, qui aurait un référendum pour savoir si on convoque une constituante ou pas. Donc vous voyez que les manifestations ont produit un effet extrêmement important et maintenant la question c'est de savoir à quel rythme cette affaire là va se conclure. Ce qui est alors souvent le problème qui se pose c'est qui décide hein mais moi je ne peux faire qu'observer et encore une fois pardon j'y reviens parce que vraiment le Chili est une est une source d'inspiration terrible.

Ils ont créé une espèce de comité qui correspond à la formule de fédération populaire dont j'ai parlé en France. Euh alors dans cette fédération-là, il y a tout, des associations euh de défense des droits de l'homme, des associations de quartiers, des associations, des personnalités politiques qui acceptent de participer à tout ça à égalité. Par exemple, Chili, le sénateur Navar euh qui est un des hommes de l'opposition de gauche, bon et qui est le président de la commission des droits de l'homme à l'Assemblée nationale, fait partie de cette de cette fédération populaire, de cette coordination populaire, on l'appelle comme on veut, personnellement, je m'en fous.

Mais vous voyez que donc les mouvements qui ont lieu dans ces pays ont été capables d'instituer une volonté collective, de désigner des adversaires qu'ils veulent éliminer, de s'autoonstituer et et même de fabriquer une direction politique. Donc moi, je partage pas votre pessimisme quand vous dites les manifestations ne suffisent pas. Mais bon, après je n'y suis pas, je ne suis pas en état de dire autre chose que ce que je vous dis là.

Pour la France, je sais ce que je dis. C'est tous dans la rue le 5 décembre, le 6 et le 7 he au minimum. Voilà.

Bon, je sais que ma ma réponse, je vais vous dire, elle est honnête quoi. Je suis pas le stratège mondial qui va dire à chaque pays, vous vous devez faire comme si, vous devez faire comme ça. Mais ne sous-estimez pas les victoires qui ont été remportées par les mobilisations populaires.

Alors, comment va votre collection de cactus ? Me demande Léa Stark. Alors, je la commence.

J'en ai on m'en avait offert un petit qui était dans mon bureau qui a disparu un jour. Je pense que mes collaborateurs ont pas su se tenir. Ils ont dû l'inonder ce pauvre cactus qui était microscopique.

Il a donc pourri sur pied et un jour m'a dit il y en a plus. Ça doit être les jardiniers de l'Assemblée nationale qui l'ont embarqué. Mon œil c'est eux qui l'ont tué.

Alors, depuis m'en a ramené un autre et je crois que cette fois-ci tout le monde va éviter d'aller lui mettre de l'eau tous les jours parce queon tue. Alors, j'en ai acheté un moi-même euh et je l'ai installé chez moi et bon, on fait un bonne équipe tous les deux. Bon, le matin, je tire le rideau, je pousse le cactus devant la fenêtre pour queil prenne la lumière.

Bon, je veux dire que j'ai une grande affection pour lui. J'en ai repéré un autre chez un marchand qui est dans un une couleur verte. Mais vous voyez le verre de l'eucalyptus qui a des feuilles rondes, hein.

C'est un verre pâle. On dirait on dirait la mer à l'horizon à Tanger. C'est c'est un verre très spécial.

Donc j'ai idée de voilà, ça sera mon deuxième cactus. Mais faut pas non plus je me mette à en mettre partout parce que ça va finir par faire rire de moi. Élise Berry, êtes-vous en train d'écrire en ce moment si oui, votre prochain livre traitera de quel sujet ?

Alors comme vous savez, j'ai un ou deux romans rentrés. Bon, j'attendrai je sais pas quoi, mais je finirai par m'y mettre. Là, je travaille avec une petite équipe euh de gens superbes euh qui sont des collaborateurs euh sur la théorie de l'air du peuple et de la révolution citoyenne.

C'est-à-dire que par rapport au livre que j'ai déjà publié sur le sujet, euh la la thèse est beaucoup plus avancée, beaucoup plus travaillée, beaucoup plus fouillée, descriptive et sa valeur descriptive et et prédictive est beaucoup plus élevée. En réalité, cet été, je c'était là-dessus que je travaillais au départ, hein. Et puis bon, j'ai changé d'avis en cours de route après avoir compris que le dernier trimestre de l'année 2019, je pourrais pas me dépatouiller de cette histoire de de procès là, hein, pour à propos des perquisitions et que donc ou bien je disais rien, je faisais comme si j'avais pas vu ou bien avec les copains parce qu'on est quand même six dans cette galère, on y allait franco et frontal en voilà, on assume c'est de la politique et le gouvernement nous fait un procès politique pour l'instant C'est plutôt le gouvernement qui a disjoncté parce que ils ont ils ont donné des consignes, je suppose, parce que tout d'un coup le parquet s'est mis en mouvement partout, s'est mis à pourchasser à peu près tout le monde.

Et vous avez remarqué, nous on va de jours en procès, on a les télés matin, midi et soir pendant les de jours. Madame Le Pen, elle est en procès sur ses assistants parlementaires. Quick, personne n'en parle parce que je vais vous expliquer, madame Le Pen a été dédiabolisée et nous, il s'agit de nous diaboliser.

Ça m'a enlevé en dehors de la question du livre mais pour l'instant c'est là-dessus que je travaille beaucoup. Je fais les conférences. Alors, ça peut me conduire à faire des erreurs parce que j'étais à l'autre jour, ils m'ont super bien reçu.

Mais j'ai fait une conférence à la réflexion, je trouve trop académique. Je veux dire, ça décrit l'air du peuple en tant qu'épisode de la civilisation humaine. Ça décrit alors ses caractéristiques, qu'est-ce que le peuple, tout ça et puis ça décrit la révolution citoyenne.

C'est ces ces phases. Mais je me reproche de pas avoir assez montré quel rapport ça avait avec les nécessités du moment en France. Alors, je vais essayer de faire ça à l'IPEP de Strasbourg parce que jeudi soir euh je dois faire ça.

Mais il faut vous rendre compte que je fais des conférences une par mois en deux épisodes ici au siège du mouvement La France insoumise et c'est deux fois 2h quoi. C'est tuant, c'est 4h. Euh bon, c'est de la formation.

Donc moi après, il faut que je passe des formats de 2h 2 + 2 4 à une ou moins de une. Euh bon, c'est ce que je j'essaie de faire avec. Ça a duré une 1h 10 minutes.

Je vais voir ce que ça va donner. Mais ça m'aide beaucoup de faire la conférence pour écrire d'une manière plus synthétique et sans doute plus rapide. J'espère.

J'espère que vous aimez. Si vous achetez mes livres, hésitez pas à m'envoyer des remarques et en particulier quelque chose qui compte beaucoup pour moi au-delà de des idées parce qu'après chacun chacun pense comme il veut. Les gens qui achètent mes livres, c'est aussi parce que il s'intéresse à ce que je raconte.

Ça veut pas dire sont d'accord avec tout ce que je dis, hein. Euh mais euh parlez-moi aussi un peu de la forme. Dites-moi si ça vous a convenu.

Euh parce que pour moi, c'est une grande importance, hein. Je vous rappelle que je suis un littéraire au départ. Donc pour moi, écrire un livre, c'est pas une opération de communication.

Bien sûr que il y a un rapport de communication à partir d'un livre, mais un livre c'est plus. c'est un travail, c'est de la réflexion, c'est du dialogue, euh c'est de l'échange. On écrit des livres pour être lu, pas pour montrer aux autres qu'on est vachement intelligent, qu'on est capable d'écrire un livre parce que à ce momentlà, j'en suis à mon 20e, donc euh quand je réalise euh 20, tout ça va passer directement dans le néant parce que la littérature politique, elle se conserve pas.

C'est comme ça. J'aimerais bien que la mienne se conserve, mais je crois que pour l'instant euh c'est pas Non, c'est pas ça. J'ai pas encore écrit le super livre.

Donc je pourrais dire écoutez voilà c'est ce livre, c'est moi. Bon peut-être que ce peut-être que c'est parce que la politique est beaucoup un exposé et une lutte vivante. Bon alors ça c'est pour Élise Berry.

Merci de m'avoir posé la question parce que j'adore parler de ça. Bonjour. Pensez-vous que la Chine va accepter l'éveil démocratique de Hong Kong ?

Ne faut-il pas s'attendre à une dure répression ? Demande Christian Fontaine. Non c'est pas qu'il faut s'attendre à une dure répression.

Elle a déjà lieu. Il y a une très dure répression. Euh le problème c'est pas que la Chine en tant que nation euh accepte l'éveil démocratique de Hong Kong ou pas, c'est que est-ce que le Parti communiste chinois et les dirigeants chinois euh peuvent s'accommoder de ce qui se passe à Hong Kong ?

Euh clairement, ils ont déjà fait un choix hein parce que ils auraient pu faire tiennamen bis c'est pas ça qu'ils sont en train de chercher à faire. Ils essayent de trouver un point d'équilibre avec les demandes de la population de Hong Kong. Mais s'il vous plaît, ne tombez pas euh dans l'adhésion à la propagande sur le sujet.

Le l'affaire à Hong Kong, elle démarre quand il est décidé que les jugements d'appel des sentences rendu à Hong Kong pourrait se faire en Chine continentale. Bon, les gens ont dit non, pas question, nous on veut que ce soit ici que ça se passe. et puis après a démarré bon ce que vous connaissez c'estàd manifestation la répression des manifestations et on s'en est pris comme de juste au pouvoir.

Je dire la même chose que ce qu'on fait en France je vous signale est-ce que Macron va s'accommoder de l'éveil démocratique de la France ? Vous connaissez la réponse ? Ben je vous l' dit c'est non.

Non il s'y accommode pas. Donc les pouvoirs qui s'accommodent de gens qui les mettent en cause sont rarissimes. D'accord ?

Et celui de Chine pas plus qu'un autre. Sauf que leur problème de leur point de vue paraît beaucoup plus compliqué parce que Hong Kong est un bout qui a été enlevé puis rendu la Chine parce que Hong Kong est chinois hein. J'espère que personne n'en doute.

Mais les revendications des gens de Hong Kong c'est pas que euh qu'ils aiment pas le parti communiste chinois, c'est des revendications sur les prix des loyers, c'est des revendications sur le prix des transports en commun, euh sur les principales ressources qui font la vie de tous les jours. Ça c'est dans cahier de revendication. Alors posez-vous la question, est-ce que les capitalistes de Hong Kong sont prêts à accepter de payer plus cher leurs employés, de faire payer moins cher les loyers ?

Ça aussi c'est une bonne question qui éclairera le paysage. Je crains que si on simplifie en en faisant un problème entre les dirigeants chinois et la population du Hong Kong, on se taille une bonne conscience à peu de frais. L'affaire est un petit peu plus compliquée au sens où elle est banale, elle est mondiale, c'est pareil que l'Irak, c'est pareil que le Liban, c'est pareil que la France, c'est la même chose.

La première fois que j'ai dit ça, on m'a dit "Ah comment vous osez comparer Hong Kong à la France ?" Bah oui, bon sauf que pour les Éborniers, il y en a moins à Hong Kong ainsi que demain arraché. Bon, après, c'est pas le même régime politique, mais enfin quelqu'un d'entre vous a l'intention de pasoiser à propos du régime politique en France.

Quelqu'un va venir me dire "Ah ben ça c'est un modèle qu'il faut qu'on propose aux gens de Hong Kong." Alors par exemple, les médias chez nous sont libres. La preuve 9 milliardair les possède à 90 %.

Euh bon alors nous alors attention, on n pas un parti un parti unique hein qui dirige tout. Par exemple, madame Boubé, elle refait pas la carte judiciaire en fonction des intérêts électoraux de la République en marque. Bien sûr que si, hein.

Donc, il faut un peu que on rabaisse le ton sur notre prétention à expliquer aux autres ce qu'ils doivent faire et ce qu'ils ne doivent pas faire. Moi, je suis solidaire de la population de Hong Kong, de son auto-organisation et de ses revendications sociales et démocratiques. Bon, voilà.

Est-ce que les dirigeants chinois vont s'en accommoder ? Ma réponse à nouveau est non. Euh et ils essayent de trouver une façon euh de faire en sorte qu'ils puissent traiter avec.

C'est ça qu'ils essayent de faire euh exactement comme Macron le fait ici. Alors Macron, il le fait en racontant des bobars, en brouillant les pistes, en enfumant tout le monde, en essayant de diviser. Bon bref, comme font tous les pouvoirs du monde.

Euh quel argument sortir aux jeunes de mon âge à la fac ? Dit Loï pour les encourager à manifester et à faire comprendre ça ne sert pas à rien de se mobiliser. Non mais qui vous a collé dans le crâne que ça servait à rien de se mobiliser ?

C'est quoi ce truc ? D'où ça sort ? D'où ça sort que c'est servi à rien.

Les gilets jaunes, ils ont fait une action pendant 10 semaines et 10 semaines, on est d'accord ? Ça a servi à 10 milliards qui ont été reversé. Alors évidemment après Macron nous a arnaqué parce qu'il a mis sur le ses 10 milliards à payer par le command du mortel.

Mais arrêtez de dire que ça sert à rien. C'est pas vrai. Toute lutte finit par payer.

Alors bon, c'est pas tout de suite, c'est pas instantané. Ah bah ouais, ben c'est comme ça. C'est comme ça depuis que le monde est monde parce que tu as des gens qui sont puissants et nous nous n'avons que la force de notre nombre.

Donc il faut être rusé et habile pour savoir regrouper, mettre dans l'action ce quand le rapport de force est pas bon, savoir reculer pour repartir à l'assaut pour faire fonctionner sa tête. Alors qu'est-ce que tu peux dire aux gens ? Peux dire aux gens mais d'accord faites les moutons.

Regardez, vous avez rien fait jusque- là. Waouh ça a payé. Regardez les beaux salaires que vous avez.

Regardez comme vous avez les tarifs du CRU qui sont géniaux. Regardez que vous avez pas besoin d'aller travailler euh pour suivre vos études. Donc la non mobilisation, le résultat c'est la vie que vous menez, elle vous plaît ?

Non. Alors faut vous mobiliser. Qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ?

Si vous faites les moutons, vous serez tendus. Si vous vous insurgez et ben vous faites fonctionner votre tête et vous devenez des citoyens parce que vous vous occupez de votre vie. Les droits de l'homme virgule et du citoyen.

Les droits de l'homme ça n'a jamais existé. Ce qui existe, c'est les droits de l'homme et du citoyen et de la citoyenne aussi hein. Me prenez pas la tête avec ça.

Bon, ça veut dire que c'est par l'action et la participation et l'implication qu'on fait valoir ces droits. Voilà ce qu'il faut dire aux gens. Tu veux pas te battre, te bat pas, reste dans ton coin mais viens pas pleurer.

Viens pas dire après "Ah bah c'est dur parce que j'y arrive pas et tout." Bah si tu y arrives pas, tu as qu'à te battre pour y arriver. Bon, c'est un peu vigoureux ce que je vous dis mais c'est pour dire ça va quoi.

Puis quoi encore ? Le goûter à 4h ? Non, faut se battre.

Et ce qu'il faut dire au les gens entendent la plupart du temps quand ils se mobilisent pas, il faut pas non plus les mépriser parce que des fois il y a un équilibre. Le gars ou la fille doit aller au boulot pour gagner sa croûte pour pouvoir aller étudier. Alors bon bah le temps où il est pas au boulot c'est pour étudier.

Il a pas forcément du temps pour participer. Ça a été fait pour ça. La paupérisation des étudiants, c'est pour qu'ils ferment leur bouche hein.

Bon mais c'est pas vrai que les étudiants sont pas capables de se mobiliser. Ils le font bon loï, bon courage hein. Mais surtout te laisse pas impressionner. par ceux qui prennent des grands airs, tu vois là euh les beaufistes hein bof à quoi ça sert ben voilà on les connaît ceux-là.

Il y a une très belle un très beau texte de Antonio Gramchi dont tu as dû entendre parler qui s'appelle Je les indifférents. Et Gramchi dit mon tout ce qu'on fait voilà bute sur le le wagons plombés de ceux qui ça intéresse pas ou qui beau filisent. Voilà donc nous on représente autre chose.

Bah des fois on a raison et et on entraîne tout le monde puis d'autres fois non. et on prend tout dans la tête. Yan Boulet, cher Jean-Luc Mélenchon, qu'est-ce qui maintient si vif votre espoir qu'un nouveau système est possible en France et dans le monde ?

Qu'est-ce qui anime votre confiance en l'être humain ? Bon et ben, je vais vous dire, j'ai pas le choix. Bon, ça c'est une réponse un peu humoristique et rapide, mais oui, on fait tous des choix intellectuels, moraux, philosophiques, des fois religieux, des fois tout ça colle, d'autres fois ça colle pas.

Euh bon euh la confiance dans l'être humain euh c'est pas que j'ai confiance, je n'ai confiance que dans sa perfectibilité. Les êtres humains sont les seuls qui s'autoonstruisent. C'est le seul animal qui s'autoonstruit.

Alors il est capable de s'autoconstruire en détruisant tout autour de lui. Mais c'est un être qui construit sa destinée. Donc il n'est pas la créature et la marionnette d'une d'une providence qui serait là.

Il s'auto construit. il est responsable de ces actes. Donc on peut faire le pari raisonnable qui va se comporter d'une manière altruiste et digne.

Et sur le fil long de l'histoire, on peut dire qu'on dépit bien des souffrances, c'est ce qui se passe. Mais nous, on a un choix à faire. Chacun de nous, être libre c'est faire ce choix et ensuite l'assumer jusqu'au bout.

Quand bien même les circonstances ne s'y prêtent pas, quand bien même les autres ne sont pas d'accord. Bon, il faut prendre un petit bout du stoïisme, pas tout hein, parce que il y a quand même des choses très discutables à mes yeux dans la la logique stoïicienne. Mais voyez-vous, les stoïs disent il y a des choses contre lesquelles on peut quelque chose, alors on le fait et puis il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien faire.

Ça existe hein, des fois ça existe. Ça peut être une maladie terrible qui une situation qui s'impose à vous, vous pouvez rien. Et à ce moment-là, les stoïtiens disent vous restez libre parce que vous pouvez éteindre la lumière.

Je vais pas vous donner ce conseil hein, c'est pas du tout ce que je vais vous dire, mais je veux vous dire que notre liberté, elle est dans notre capacité à décider nous-mêmes de ce que nous avons l'intention de faire et nous ne pouvons pas prendre ce genre de décision sans tenir compte du milieu dans lequel nous évoluons. C'est pourquoi nous sommes en quelque sorte condamnés à vivre et à prendre en contre l'existence des autres. Alors après bon voilà c'est c'est un choix philosophique c'est une bon pour ce qui me concerne moi, je vais pas vous raconter ma vie mais je pense que voilà j'appartiens à cette catégorie de gens qui pensent que c'est mieux avec les autres qu'on est plus intelligent en groupe que tout le temps tout seul.

Des fois faut savoir être tout seul aussi hein. Voilà. Alors est-ce qu'on peut changer le monde ?

Bah évidemment que oui. Il a changé tant de fois. Tant de fois.

Pourquoi il changerait pas encore une fois dans le sens qui nous intéresse ? Vous voyez bien comme l'histoire longue de l'humanité c'est des régimes complètement différent politique, économique, philosophique, religieux. Pourquoi il changerait pas ?

Et maintenant nous avons une capacité technique et scientifique qu'on pourrait mettre au service de d'une autre manière de vivre. On saurait quoi faire en France pour changer le mode de production, la consommation et l'échange. On saurait quoi faire.

C'est follement excitant. C'est plus intéressant d'être là comme du bétail que la publicité pousse un petit coup de baguette vers la mangeoire. Alors après Clément une dernière, il est 19h50.

Ah bah oui, je m'étais pas rendu compte. Clément, penses-tu que la mobilisation du 5 décembre pourrait entraîner une révolution citoyenne ? Et on me l'a déjà posé celle-là un peu plus haut.

Bon, celle-là, elle est franchée direct. Je pense que le 5 décembre peut être un détonateur et à ce moment-là bah les conséquences c'est que les gens se mobilise sans par eux-même de de leur et et ça peut ne pas l'être. On va évaluer hein le soir du 5, le 6, le 7, on va regarder hein les amis.

Et puis euh pour la part de responsabilité qui est la mienne, qui est pas la plus petite, euh moi je vous emmènerai jamais euh avec des grands cris à l'assaut euh si on n pas les moyens de l'assaut. Mais je vous dis le 5 il faut être en masse et il faut faire le 5 à 7 et le et le 7 aussi il faut être en masse dans la rue le samedi. Voilà.

Après peut-être que le samedi suivant vous aurez les courses de Noël ou je sais pas quoi. Donc c'est là que ça se joue hein. Et faites-le maintenant si vous le faites pas bah les gens comme moi et d'autres on dira bah ils veulent pas se battre.

Peut-être qu'ils ont une autre idée puis nous notre devoir bah c'est de nous mettre en harmonie. Mais moi je crois que vous avez envie de vous battre. On est le travail.

Ça vaut la peine de les aider. leur donner le coup de main. Bon, je sais pas si cette réponse est satisfaisante.

Je sais même plus combien vous avez été à la fin là à suivre les aventures de de cette revue de la semaine. C'est beaucoup trop long pour moi. Euh non, pas tant que ça finalement.

Ça fait quoi ? 1 heure hein. Bon, 1 heure ça va quoi.

Faut pas qu'on en fasse plus. Si ça vous plaît, vous mettez des petits pouces bleus. Euh et si ça vous plaît pas, bah tant pis.

Mais si euh ça vous plaît au point que vous avez envie de revenir, vous pouvez vous abonner, c'est gratuit et ça le restera toujours euh gratuit. C'est la première chaîne euh politique, enfin d'un personnage politique dans le pays que celle-ci. Ne me demandez pas pourquoi, j'en ai absolument aucune idée et je suis le premier à m'en étonner.

Euh bon, d'autres copains ont décidé de faire comme moi. Alors c'est une discipline he faut s'y astreindre hein. Toutes les semaines, moi toutes les semaines, pouf revue de la semaine, il faut que je choisisse mes sujets.

Puis après ça, 2h et d'écriture pour le blog toutes les semaines. Alors, c'est beaucoup de travail hein de de pédagogie, mais moi je j'ai toujours été comme ça et je demande à tous les dirigeants et à tous ceux qui ont une capacité d'expression, d'explication, hein, de se mettre au service des autres en éclairant, en expliquant et et il faut qu'il y ait 1000 émetteurs pour que toute la société soit travaillée de tous les côtés par la circulation des idées, par l'ébullition de l'enthousiasme, par l'idée qu'on forme un collectif qu'on est en train de faire de grandes et belles choses ensemble parce que les autres en face, ils ont pas compris. Ils savent pas qu'on est en train de faire tout ça.

Ils savent pas qu'il y a des dizaines des centaines de milliers de gens qui s'éduquent politiquement, qui ont compris qu'il y a des biens communs, qui a compris qui ont compris qu'il y a qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine, qui ont compris que le capitalisme c'est la fin de la civilisation humaine. Plein plein plein plein plein plein plein de gens. On n'est plus dans les années 90 où on ne jurait que par le marché. plein de gens ont compris et notamment la partie la plus jeune de la population parce qu'après tout ce monde lui appartient et je lui souhaite d'en faire la merveille qui mérite d'être.

Allez, au revoir.