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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 8 octobre 2021 2 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉducation & recherche

Cette génération qui a fait de l'histoire de France un tribunal perpétuel.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00François-Xavier BellamyFait
    « Le rôle de l'historien, c'est d'apprendre la vérité et d'essayer de l'élucider. »
  • 6:00François-Xavier BellamyFait
    « Ce n'est jamais un des élèves que j'ai rencontré, c'est le président de la République française. »
  • 8:00François-Xavier BellamyFait
    « On a tous les moyens de construire une vraie réconciliation avec notre propre mémoire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous en tant qu'enseignant comment vous traitez cette chose-là ? - Alors moi j'étais professeur de philosophie donc c'est une question qu'il faut poser plutôt à un professeur d'histoire, mais je pense qu'il faut sortir...

Je ne crois pas, si vous voulez, que les que les jeunes Français aujourd'hui soit prisonniers de cet héritage. Je pense que c'est paradoxalement plutôt le problème de leurs aînés. Je ne pense pas que les jeunes Français soit obsédés par la question de de ce tribunal perpétuel dont on a fait l'histoire.

J'entendais une professeure de Sciences Po dans un colloque expliquer que le rôle de l'historien, c'était de dire dans le passé ce qui était bien et ce qui était mal. Mais non. Le rôle de l'historien c'est d'apprendre la vérité et d'essayer de l'élucider, et d'essayer de permettre à ceux qui le lisent et à ceux qui l'écoutent de s'approprier une vérité historique cernée du plus près possible.

On doit regarder l'histoire avec une forme de simplicité, avec humilité, avec lucidité en même temps. Et au fond, si voulez, moi je le dis comme professeur, ce ne sont jamais mes élèves, y compris issus de l'immigration, qui m'ont expliqué que la France était coupable de plein de crimes envers ceux qui les avaient précédés. Jamais.

Ceux qui disent ça, ce sont nos dirigeants. Ceux qui disent que l'histoire de France était racontée d'une manière post-coloniale et ethnocentrique, ce sont nos élites qui ont voulu réformer les programmes pour détruire une narration trop historique qui leur était insupportable. Celui qui a dit que la France était coupable de crimes contre l'humanité, ce n'est jamais un des élèves que j'ai rencontré, c'est le président de la République française., lorsqu'il a parlé de cette question sur l'Algérie.

Et je pense qu'il ne faut pas jeter sur les élèves la responsabilité d'une question qui, en réalité, encombre bien plus leurs aînés. On a tous les moyens de construire une vraie réconciliation avec notre propre mémoire si on sait ne pas verser dans cette espèce de "d'excès de mémoire" de nos fautes et d'oubli des belles pages de notre histoire. Encore une fois, ce n'est pas un jeune issu de l'immigration qui a demandé qu'on retire la statue de Napoléon sur la place de la mairie à Rouen, c'est le maire de Rouen.

C'est cette génération qui a un problème avec notre histoire. Mais je pense que l'on doit réussir à dépasser ce problème pour retrouver le sens de la transmission, avec tout ce qu'il implique de responsabilité.