TTB Boris Tavernier (Exemple de vidéo que j'ai réalisé)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Boris TavernierFait
« c'est une association qui existe maintenant depuis huit ans qui qui lutte contre les inégalités en matière de consommation en développement des groupements d'achats dans les quartiers populaires »
- 1:05Boris TavernierFait
« la précarité alimentaire malheureusement génère aussi de la solitude quand on quand on n'a pas d'argent on cuisine difficilement et on invite personnes »
- 2:00Boris TavernierFait
« on se retrouve avec des palettes de produits gras de produits sucrés de produits transformés qui vont petit à petit redescendre vers une association caritative »
- 3:00Boris TavernierFait
« la personne qui vient chercher à manger c'est juste un numéro en fait quoi »
- 4:00Boris TavernierFait
« il ya des milliers de bénévoles il ya des entreprises des structures mais la personne qui vient chercher à manger c'est juste un numéro en fait quoi »
- 5:00Boris TavernierFait
« on peut pas les transformer en millions de repas parce qu'il ya tous eu tort de travail d'accompagnement des publics qui équipe qu'on ne peut pas monétiser »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
moi j'aime bien les gens et j'aime bien manger [Musique] je suis boris tavernier je suis le co fondateur de l'association vrac c'est pour le montage je t'aide alors frac c'est une association qui existe maintenant depuis huit ans qui qui lutte contre les inégalités en matière de consommation en développement des groupements d'achats dans les quartiers populaires pour rendre accessibles les produits bio les produits locaux aux habitants de ces quartiers [Musique] c'est la notion de plaisir c'est quelque chose qu'on oublie beaucoup dans la nourriture et surtout quand on parle de la précarité alimentaire on va essayer de vouloir éduquer les pauvres comme s'il ne savait pas cuisiner comme s'il n'était pas capable de choisir des produits et ça c'est quelque chose qui est vraiment assez usant les personnes que je rencontre elles savent très bien que cuisiner c'est souvent qu'elles n'ont pas accès à ce genre de produit et la précarité alimentaire malheureusement génère aussi de la solitude quand on quand on n'a pas d'argent on cuisine difficilement et on invite personnes et si on est invités ont refusé l'invitation parce qu'on peut pas la rendre donc voilà c'est c'est le plaisir est plus difficile à retrouver donc on essaye aussi de lutter contre ça en tout cas et ne pas être dans la stigmatisation systématique ou dans l'injonction vous devez manger 80 g de haricots verts vous donnez le manger 23 grammes de volaille on n'est que là dessus sur les publics précaires quoi et vraiment effectivement de mener des actions au delà des groupements d'achats des ateliers de cuisine mais où on part de des compétences des habitants des concours de cuisine on va faire venir des chefs étoilés pour valoriser cette cuisine là des sorties à la campagne pour renforcer le lien avec le monde paysan et retrouver la confiance en qui nous nourrit c'est un petit peu tout ça drague [Musique] non non non la charité et je pense que personne ne la souhaitent concrètement la charité aujourd'hui il est vraiment temps de retourner vers un accès dignes à cette question d'alimentation vous allez dans une banque alimentaire vous retrouvez les invendus des grandes surfaces à grande surface à défiscaliser donc elle n'y a pas de souci la banque alimentaire est obligé d'accepter ce que la grande surface lui a donné on se retrouve avec des palettes de produits gras de produits sucrés de produits transformés qui vont petit à petit redescendre vers une association caritative jusqu'au bénéficiaire final qui va voir un panier avec des produits qu'il n'a pas choisis ont ce qu'on considère pas ce qu'il aime sa culture alimentaire et parfois c'est en bout de course qui ont congé est ce qu'on nous a données et quand on parle de dignité c'est déjà ça c'est de pouvoir choisir et payer ce qu on va consommer ça c'est quelque chose de très important et aujourd'hui il ya encore des discours qui sont assez violents quand tu entends je comprends pas il nous reste toujours de la charcuterie si vraiment il enfin même si vraiment il enfin qu'ils sont musulmans ils vont pas la manger la charcuterie quoi faut repenser la d'alimentaire en considérant les personnes les prennent les personnes les principaux usages et c'est eux qu'on oublie il ya des milliers de bénévoles il ya des entreprises des structures mais la personne qui vient chercher à manger c'est juste un numéro en fait quoi et aujourd'hui il ya quand même pas mal de projets qui peuvent qui se développe en france qui sont portées par plein d'associations qui considère la personne en comme prioritaire mais c'est difficilement vendables quand vous donnez un euro restos du coeur ou à la croix rouge vous savez que ça va se transformer en x repas et ils font un travail qui hallucinant qui nourrissent des millions de personnes aujourd'hui on en est incapable mais quand vous donnez un euro à une structure comme les jardins de cocagne comme comme vrac ou comme certains ou certaines épiceries sociales on peut pas les transformer en millions de repas parce qu'il ya tous eu tort de travail d'accompagnement des publics qui équipe qu'on ne peut pas monétiser quand les personnes en fait ce qu'elles vont chercher en priorité c'est le lien social l'alimentation va être le prétexte nous c'est vrai qu'ils sont évidemment hyper contente d'accéder à des produits bio des produits locaux quoique au départ on ne parle pas de produits bio parce que c'est pas pour nous c'est pour les riches mais une fois qu'on a accepté ça ils viennent pour le lien rivaux y viennent pour rencontrer des gens on est des on est des animaux sociaux quoi et on a vraiment besoin de se retrouver c'est vraiment ce que les gens cherchent aujourd'hui [Musique] on est ce qu'on mange je pense va ça c'est vraiment le propos de frédéric danger et alexis génisses dans le livre on semble pour mieux se nourrir pour frédéric et je le rejoins vraiment quand tu as droit cours reste quand tu es conscient quand tu as droit aux poubelles en fait de ce que t'as pas voulu manger comment tu peux te considérer autrement commun que comme un dur but pourquoi quand tu viens chercher tonton coni qui baisse la tête moi j'ai rencontré des personnes ils ont mis plus d'un an à taper à la porte des restos du coeur ou de notre structure de l'alimentaire parce que parce qu'elles ont honte quoi parce que l'image qu'on leur renvoie fin faut voir ce qu'on leur donne à manger aussi parce que tout à l'heure je vous expliquais en tout cas les restes de la grande distribution mais il ya pire il ya ce qu'on appelle le fdc le fonds européen d'aidé aux plus démunis ou là on fabrique on fabrique de la bouffe pour les pauvres et dans notre dans notre petit tour de france on a pu rencontrer des personnes qui ne disait pas être révolté contre ce qu'on leur donne à manger mais pas vraiment avoir le choix et abandonner sa à bouger quoi je me souviens de jordan à soumoulou dans le sud-ouest qui nous dit la banque alimentaire nous dit toujours ouais mais bon mieux vaut ça que rien et non en dînant en fait stop non on préfère rien que ça on préfère rien que ce que vous nous donnez à manger c'est indigne et même les animaux n'en veulent pas a souvent dit que c'est une expression mon chien n'en voudrait pas à mes yeux ils ont vraiment essayé de faire manger ses parquets de transformer un chien il n'en a pas voulu c'est ce à quoi j'ai eu beaucoup de mal à considérer à comprendre toute l'aide alimentaire est construit sur le sur ce côté gaspillage moi ça me dérange parce que comme on se pose jamais la question de la surproduction c'est pas grave on peut produire à fond on fait des économies d'échelle de toute façon il ya les pauvres on défiscalise rae en gagnera encore de l'argent donc il ya c'est ça qu'il faut réussir à abolir mais les lobbys qui sont encore plus forts que les deux autres pour l'instant mais ça commence à bouger petit à petit [Musique] et il y avait ma petite échoppe à anthony notamment qui pour moi est vraiment une épicerie où on n'est pas loin de la perfection dans l'idée vous êtes dans un lieu qui est beau et les porcs ils n'ont pas le droit au beau souvent tu vas quand tu vas attendait dans une distribution dans un vieux garage talvala c'est toujours compliqué là tu es vraiment une très belle épicerie qui est installé entre des pavillons et des et des bars il ya énormément enfin quasiment que des produits vraiment de grande qualité et dans cette épicerie il ya une soixantaine de familles qui avant la banque alimentaire et qui viennent et qui font leurs courses comme tout le monde au même endroit mais on sait pas qui est qui en fait tout se règle à la caisse dont un porte-monnaie virtuel le ccrs finances l'épicerie tout le monde est mélangé sans savoir qui est pauvre qui est riche et là on touche quelque chose qui est vraiment intéressant [Musique] moi j'aime bien les gens et j'aime bien manger et c'est vraiment un truc tout con j'ai la chance moi de pouvoir me nourrir de la manière donc que j'ai choisi je mange ce que je veux alors évidemment il ya des barrières quand même économique aussi parfois mais moi je veux juste ça en fait que tout le monde puisse consommer ce dont il a envie je suis pas un intégriste du bio du local mais en tout cas qu'ils puissent consommer ce qu'il a envie tout en respectant la terre et les hommes donc ma avec sur un projet comme ça je me retrouve je pense que ce travail que je peux mener avec avec des vrais gens entre guillemets ce que je suis amené à d'ailleurs rencontré des élus des députés des chefs d'entreprise un ancien président de la république des ministres et là tu joue un rôle tout le temps en fait est là où je suis 100% naturel c'est dans les quartiers avec les habitants et en fait ça m'apporte ça peut-être que ça m'apporte un bout de ce monde en france 2 où j'ai vécu donc j'ai grandi mais de cette simplicité là dans les rapports où tu sens que que tu as une confiance absolue et qui a rien de calculé quoi [Musique] c'est vraiment un livre qui à la fois va vous donner des clés pour consommer différemment et va peut-être vous donner envie de vous rassembler avec vos voisins avec vos amis pour monter un projet et et pouvoir éviter en tout cas d'être dépendant de la grande distribution et l'industrie agroalimentaire donc je pense que voilà ça peut être vraiment un bel objet pour pour parvenir à aller vers autre chose ce livre là c'est j'ai l'occasion de rencontrer beaucoup d'initiatives de projets très inspirant et j'avais envie de les rendre visibles pour donner envie parce que là il ya vraiment des projets il ya des magasins coopératifs type la louve demain à lyon où la cagette à montpellier qui vont toucher une certaine catégorie de personnes il ya des épiceries libertaire autogéré comme jonny kopp à saint denis qui s'auto organisent il n'y a pas de des changes d'argent dans leur épicerie et où des projets de jardins comme à soumoulou jordan dont je vous parlais tout à l'heure avec avec les habitants créer un jardin partagé qui va nourrir 36 familles en légumes tout là toutes les semaines en bio donc voilà c'est de montrer qu'il ya plein de choses qui sont possibles qu'on compte en se rassemblant on peut s'auto organiser pour consommer différemment et c'est aussi un livre pour nourrir un petit peu ce plaidoyer pour pour tendre à changer les politiques publiques c'est vraiment ce double objectif et c'était plus compliqué pour en tout cas convaincre les éditeurs mais bon là ça va chez actes sud ils sont un peu plus militants que d'autres donc on a réussi [Musique] aujourd'hui ça se vend plus les livres en fait foi les gens ne lisent plus donc j'espère qu'ils regardent les vidéos [Musique]
Boris Tavernier