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interviewBFM TV (sur YouTube)· 3 septembre 2026 45 min

Les 40°C dépassés 178 fois: Météo France fait le bilan des canicules de cet été

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous avons vécu l'été le plus chaud, jamais enregistré depuis le début de mesure en 1900. Et le comme vous le savez, la chaleur n'arrive jamais seule. Avec elle sont venus les incendies, des incendies d'une fréquence et d'une ampleur exceptionnelle.

Fin août, les peu de forêt avaient déjà brûlé six fois plus de surface par rapport à la moyenne des 20 dernières années. Avec la chaleur est aussi arrivée la sécheresse, une sécheresse inédite et soudaine qui a impacté l'ensemble de la France métropolitaine et encore largement présente sur nos territoires. Jamais un tel niveau de sécheresse des sols n'avait été observé depuis que nous le mesurons et jamais la majorité des cours d'eau n'avait commis un niveau aussi bas au coup des au cours des 20 dernières années.

Oui, l'été 2026 a été et est encore éprouvant. éprouvant pour les populations, éprouvant pour les écosystèmes et éprouvant pour un grand nombre de professions que je veux ici saluer. Je pense aux pompiers qui ont combattu les flammes.

Quatre d'entre eux ont perdu la vie en service cet été et je veux ici leur rendre hommage. Je pense aux soignants qui ont pris en charge tous nos organismes affaiblis par la chaleur dans des conditions parfois préfères. Je pense aux agriculteurs qui n'ont pas hésité à monter sur leur tracteur pour prener la flammes et qui se battent aujourd'hui pour préserver leur culture et leurs bétail face au Mandidau.

Je pense aussi aux élus mobilisés jour et nuit pour veiller sur leurs administrés en particulier sur ce que la vie a laissé sans compagnie. L'été 2026 raconte aussi une France qui a été solidaire face à la puissance d'un phénomène connu de longue date mais qui s'exprime désormais avec une intensité nouvelle sur notre sol. Et je profite de ma présence ici à Météo France pour remercier aussi l'ensemble de ces agents qui nous ont permis de disposer d'informations fiables et étayé tout au long de l'été.

D'autant que je sais d'expérience qu'en matière de météo, annoncer un événement avant qu'il ne se produise peut parfois exposer à quelques commentaires. Oui, l'été 2026 restera dans l'histoire mais la question que nous devons nous poser à présent est de savoir de quelle manière il restera. comme le premier d'une longue série qui continuera à battre des records ou comme un moment qui nous aura permis d'être à la hauteur des enjeux d'adaptation et d'atténuation.

Car les événements qui nous ont frappés cet été ne relèvent pas du hasard et l'été que nous venons de vivre nous permet de prendre la mesure de ce que peuvent représenter quelques degrés de plus pour notre pays. Car il ne s'agit pas ici de gagner quelques par-ci par là. Il s'agit de bouleversement bien plus profond que cela.

Les pics de chaleur en sont l'un des visages mais il y en a de nombreux autres. Je pense aux inondations, au recul du trait de côte ou encore au retrait gonflement argil qui menacent nos maisons. Face à des conséquences aussi variées, il ne peut pas y avoir de solution unique.

Ce dont nous avons besoin au contraire, c'est d'une mosaïque de solutions pour adapter un à un l'ensemble des aspects de notre vie et de notre économie. Ces solutions pour l'ensemble sont déjà bien identifiées et sous l'impulsion du président de la République, beaucoup de connaissances ont déjà été produites et un chemin concret a déjà été tracé grâce aux plans nationaux d'adaptation au changement climatique successif dont le 3è volet a été publié en mars 2025. Beaucoup de ces solutions ont d'ailleurs déjà été mises en œuvre et nous ont permis de mieux surmonter un certain nombre de crises dont celle que nous avons connu cet été.

Je pense par exemple à la climatisation dans les épades ou au mécanisme de protection civile de l'Union européenne qui nous a permis de disposer de 12 appareils supplémentaires pour lutter contre les pour autant et il faut le dire avec humilité il y a aussi un certain nombre de situations auxquelles nous devons porter plus d'attention pour être mieux préparé car cet été encore des écoles ont dû fermer leurs portes Des hôpitaux ont dû accueillir des patients dans des températures de plus de 35°gr. Des maisons ont été détruites et trop de français dont des jeunes ont perdu la vie à cause de la chaleur. L'enjeu est donc d'accélérer la mise en œuvre des solutions d'adaptation.

C'est le travail que m'a confié le premier ministre fin juillet et sur lequel nous avons commencé à travailler cet été afin de lui remettre nos conclusions d'ici la fin du mois de septembre. L'été que nous venons de vivre a fait naître, je l'espère, un élan collectif. Notre enjeu est désormais de capitaliser sur cet élan pour accélérer la mise en œuvre de mesures prioritaire qui se heurte aujourd'hui en un certain nombre d'obstacles.

Que ces derniers soient réglementaires, financiers ou opérationnel. Il ne s'agit donc pas d'aboutir à un plan, mais d'identifier parmi les solutions qui existent celles sur lesquelles nous pouvons concentrer nos efforts pour aboutir à des résultats concrets et rapides en levant des obstacles existants. Nous avons par exemple commencé à le faire cet été pour mieux prendre en compte le confort d'été dans les règles qui encadre la performance énergétique des constructions neuvres.

C'est ce que nous appelons la RE2020. Demain, c'est toutes nos règles de construction qui, je l'espère, tiendront compte de notre trajectoire climatique. Ces travaux nous invitent aussi à faire preuve de réalisme car si nous n'aurons pas rénové toutes les écoles d'ici l'été prochain, nous pourrons à minima y faire installer des volets et des brasseurs d'air.

De même, nous n'aurons pas diversifié les essences de toutes les forêts d'ici à la prochaine California. Mais nous pouvons d'ici là imaginer des solutions rapides pour faciliter l'accès des pompiers. Je présenterai des annonce en ce sens à la mi-septembre.

Si nous voulons produire des résultats concrets et rapides, nous devons bien sûr identifier des financements à hauteur des enjeux. C'est pourquoi j'assortirai les mesures que je présenterai au premier ministre d'un programme d'investissement qui sera chiffré et financé. sur les cinq prochaines années.

Je souhaite en particulier à cet égard que les pares des Français soient davantage mobilisé pour financer des solutions d'adaptation. Mais au-delà de ces financements spécifiques, il faut aussi que chaque opérateur économique intègre un réflexe adaptation à chacun de ces investissements car chaque euro investi doit désormais tenir compte de cette nouvelle réalité climatique qui s'impose à nous. Accompagner ce passage à l'échelle implique aussi de remettre un grand nombre d'acteurs autour de la table.

à commencer par l'ensemble des ministères. Car pour construire une France plus résiliente, ce sont toutes nos politiques publiques qui doivent désormais être conçu en tenant compte du changement qui nous. des politiques qui nous disent comment concevoir nos bâtiments, comment aménager nos villes, comment planter nos forêts, comment produire de la richesse ou comment organiser nos services publics.

Les collectivités territoriales seront également associées à ces travaux car la mise en œuvre d'un grand nombre de solutions repose aussi sur ell. Il en va de même pour la société civile, les entreprises, les associations, les syndicats. Les parlementaires seront aussi invités à prendre part à ces réflexions.

Je les réunirai mardi prochain pour recueillir leur idé. Avant de céder la parole aux équipes de météofrance, je veux aussi insister sur le fait que ces travaux autour de l'adaptation ne doivent pas éclipser ceux aussi qui sont autour de la décarbonation. Car si nous ne maintenons pas un niveau d'ambition suffisant sur ce volet, les niveaux de réchauffement face auquels nous devrons nous adapter ne seront plus tenables.

C'est pourquoi nous devons maintenir une trajectoire ambitieuse de baisse de nos omissions en remplaçant partout où nous le pouvons les énergies fossiles par l'électricité. comme nous y invite d'ailleurs la stratégie nationale bacarbone et le plan d'électrification. C'est aussi pour cela que nous devons nous préparer à adopter des postures plus agressives vis-à-vis de nos partenaires qui ont fait le choix de renier les trajectoires climatiques sur lesquelles ils s'étaient engagés hier.

Mesdames et messieurs, comme le dit Paul Valérie, l'histoire et la science des choses qui ne se répète pas. Faire en sorte que l'été 2026 reste dans l'histoire, c'est faire en sorte qu'il ne se répète pas, que si l'été 2027 venait à se présenter sous les mêmes caractéristiques, les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. Et c'est entre autres l'objet des travaux que nous devons tous mener d'ici là.

Je vous remercie et je vous laisse la parole. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la ministre à la fois de de votre présence ici de ces mots de de mise en perspective des actions que vous êtes en train de de mener et puis pour les propos que vous avez eu vis-à-vis des agents de MT au France qui ont été particulièrement mobilisés cet été.

Alors vous avez dit cet été a été totalement exceptionnel. avec des conditions anticycloniques pour parler un peu météo qui ont persisté sur la France tout l'été et qui associé à l'influence du changement climatique explique la persistance de ces fortes chaleurs, l'absence de pluie et la sécheresse des sols. Cet été, il aurait été quasi impossible sans le changement climatique.

Mais c'est aussi un été qui reste même dans le climat actuel déjà réchauffé. Si on [raclement de gorge] on regarde la comparaison entre la température moyenne de cet été et la période préindustrielle, donc la la fin du 19e siècle, on a 5°gr d'écart. Euh donc un écart considérable dis à l'analyse à on est qu'à peu près la moitié de cet écart entre 1,8° et 3° les travaux sont encore en train d'être affinés et directement imputable [raclement de gorge] au changement climatique et pour le reste c'est la variabilité naturelle puisque même dans un climat moyen qui s'est réchauffé, on continue à avoir des années plus chaudes et des années plus fraîches.

Et là, c'était indéiablement une année plus chaude. Alors, effectivement, l'été le plus chaud jamais enregistré en France. Ce que vous voyez sur ce graphe, on c'est la la succession de ce qu'on appelle l'indicateur karmique national, donc les moyennes sur 24 he donc c'est la température 2 jours et de nuit euh sur les points de référence du du territoire. la façon dont dont ça s'est étillé au cours de l'été avecintiller ce qu'on appelle la normale, donc la moyenne des 30 dernières années qui est la référence en matière de climatologie.

Et vous voyez que cet été les températures, elles ont été quasi en permanence au-dessus de la normale. On a eu que quelques jours, les petits jours en bleu, un tout petit peu en juin et encore moins en août qui ont été en dessous de la normale. Et même quand on compare avec les maximum jamais atteints, donc là c'est la ligne rouge qui est tout en haut du grisé.

Vous voyez que à beaucoup de moments, on était au-dessus et parfois même très au-dessus en particulier au juin de ce qu'on avait jamais observé, mesuré dans dans nos bases d'observation. Et donc là, si on se compare avec cette normale, donc ce climat actuel basé sur la moyenne des 30 dernières années, bah on voit qu'on a 3,6°gr de car avec la normale. significativement plus que 2003 qui était resté comme une référence historique en la matière, on était 2,7° au-dessus des 2022 qui était l'été le plus récent à un niveau à un niveau très élevé.

Euh donc ça c'est vrai sur les températures moyennes. Euh et c'est également très vrai quand on regarde les températures maximales, celles qui voilà sont sont le plus fortement ressenti. La carte que vous voyez à gauche, c'est le nombre de jours avec des températures maximales supérieures ou égales à 35°.

Et vous voyez que on a des territoires qui ont eu 50 60 jours avec ces températures supérieur à 35°gr et que finalement partout en France, même dans la moitié nord de la France, on a pu avoir un nombre de jours très tout à fait significatif à plus de 35°gr hein. 90 % du territoire a connu au moins une fois au cours de l'été une température supérieure à 35°. Et si on remet encore un peu plus loin et qu'on regarde le seuil de 40° qui pour la France métropolitaine est un seuil tout à fait exceptionnel, on voit que 45 % du territoire a connu au moins une fois au cours de l'été une température maximale ou supérieure ou égale à à 40°.

On n'est plus sur quelque chose qui concerne uniquement des lieux très spécifiques ou des zones très spécifiques. On est bien sur quelque chose qui prend de l'ampleur. Le ce que ce que présente l'illustration de droite, c'est donc sur nos stations de référence principal, on en a 120, le nombre de fois dans l'été où le seuil de 40° a été dépassé sur l'une de ces stations.

Et donc vous voyez qu'il y a cet été 178 fois où nous on a dépassé 40° sur l'une de nos stations. Les références précédentes en gros c'était deux fois moins quand on regardait au maximum l'été 2003 ou ou l'été 2019. C'est ce qui voilà se traduit par un nombre de jours en vague de chaleur euh totalement inéi.

Les petites bulles que vous voyez sur ce diagramme donc représentent les vagues de chaleur avec au plan horizontal la durée de la vague de chaleur. Donc plus on est à droite, plus la vague de chaleur est longue et au plus en vertical l'intensité, c'està-dire la température maximale de de de la vanne de chaleur. Et donc plus on est haut, plus la vanille de chaleur a été chaude.

Donc vous voyez qu'en 2026 on a eu à la fois la vanne de chaleur la plus intense au mois de juin. Euh donc c'est le voilà la petite bulle la plus haute et puis quasiment la vague de chaleur la plus longue au mois d'août on est très proche de de 1983 sur sur cette petite bulle à 3. Donc voilà 53 jours, c'est vraiment tout à fait exceptionnel.

La référence euh précédente euh c'était euh en 2022, on avait eu 33 jours. Donc on a on a vraiment fait un saut euh avec euh avec tout ça, ça nous a naturellement amené à placer un grand nombre de territoires en vigilance canicule. Euh et ce qu'on voit c'est que cet été tous les départements de l'Hxagone et de Corse ont été concerné par une vigilance cancule orange au moins une fois.

Donc là encore on retrouve l'idée que cette chaleur n'épargne pour aucun territoire. Euh pour les départements de l'est et de la Corse que vous voyez en rouge très très français Bordeaux, c'est 11 départements qui ont été pris 35 jours en vigilance orange canicule et cours de l'été. Et on voit aussi queon a une bande au centre de la France en en rouge, voilà rouge un peu plus un peu foncé, un peu vif dans l'Île-de-Fance qui ont été plus de 25 jours en vigilance canicule rouge.

Là aussi, si on regarde même le niveau le plus extrême, donc la vigilance rouge canicure, 73 départements ont été au moins une fois en vigilance rouge créicule cet été. Euh et une trentaine de départements du centre du sud-ouest et de l'île de France ont fait plus de 10 jours en vigilance canicule caniculé. Ça c'est ce qui concernait les températures.

Comme l'a évoqué madame la ministre, cet été a aussi été marqué par un déficit de pluie quasi généralisé. On a 40 % des déficits de précipitation par rapport au normal. Ça en fait le deuxè été le moins plus vieux depuis 1959.

Donc c'est voilà un tout petit peu plus arrosé que l'été 1962 où on avait eu un déficit de 50 % et mais c'est quand même plus sec que l'été 76 qui est resté dans toutes les mémoires où on avait un déficit qui n'était entre guillemets que de 35 %. Ce que vous voyez euh sur la carte euh en bas à gauche, c'est que effectivement ça concerne quasiment tous les territoires avec quand même une petite exception euh sur le sud-est où là on a eu des précifications qui étaient plus proches des normales, voire un tout petit peu supérieure. Cette saison d'été extrêmement sèche en fait, elle vient après un hiver qui lui par contre avait été un des plus arrosés.

On avait eu un occident de précipitation de 35 %. Et donc voilà, là on est exactement dans ce qui est illustratif du changement climatique, ce qu'on attend malheureusement avec le changement climatique et puis plus intense, plus forte en hiver avec des risques d'inondation comme dévoqué l'année ministre et par contre en été un fort déficit de précipitation avec tous les risques qui vont avec et en particulier la sécheresse des sols qui s'est généralisé à partir du mois de juin. Donc la le l'illustration que vous avez là euh est montre l'évolution de l'indicateur de sécheresse des sols au niveau national avec plusieurs années en référence.

Alors, j'ai peut-être pas extrêmement visible et en fait on a 3 années de référence qui sont affichées qui sont 2022, 2025, 2026, 2026 en violet et euh la courde qu'on voit tout en bas et qui est entourée avec les petits ronds euh et on a toujours dans le bandou euh les références historiques. Donc le plus humide en haut, le plus sec en bas. Ce qu'on voit, c'est que 2026 ça aura été à la fois l'année la plus humide euh enfin l'année avec les plus fortes précifications en février.

Donc on a un extrême humide en joie dans les sols au mois de février. Et par contre à partir de l'été, bah la cour violette en fait c'est elle qui définit le minimum. C'est-à-dire que c'est cette année où on a battu les records de sécheresse et en particulier au mois d'août euh avec cette sécheresse qui voilà je en juillet on était à au mois de juillet le plus sec.

Là au mois d'août on a été à la période la plus sèche de tous les temps, tout mois confondu sur la sur la France. Euh autre conséquence, la le danger d'incendie. Euh madame la ministre a a rappelé le bilan dramatique en terme de surface euh brûlée euh à la suite des incendies de de l'été 2022 dans le cadre du plan d'action qui avait été mis en place par le président de la République, il avait été demandé à mettre à Méofron de mettre en place un dispositif d'information et de sensibilisation du grand public par rapport au risque d'incendie de façon à ce que ça puisse être un levier euh pour sensibiliser sur les bons comportements, éviter tout ce qui était susceptible de déclencher un incendie dans les zones dans lesquelles le risque météorologique d'incendie est élevé.

Donc c'est la météo des forêts que j'espère vous vous connaissez tous donc qui est publié tous les jours pendant la période d'été avec un poid de couleur qui indique le risque météorologique d'incendie. Euh ce qu'on voit sur cette sur cet été, c'est on a eu des niveaux de danger euh élevés ou ou ou très élevé, hein. 27 journées avec au moins un département en risque très élevé, c'est-à-dire en rouge. 90 journées euh sur l'été avec au moins un département en orange.

Et sur ces 90 journées, en fait 70 qui ont été consécutives. C'est-à-dire que du 8 juin au 20 août, on a eu en continu au moins un département dans lequel on avait un danger élevé de feu et ça s'est malheureusement traduit effectivement par les les surfaces bréan la ministre. Heureusement en ce début de septembre, le risque a nettement diminué grâce au passage plus vieux orageux de de fin août.

Voilà. Mais mais même au mois de septembre, la situation reste quand même fragile du fait des précipitations qui ont été globalement insuffisantes et puis de la persistance d'une sécheresse de la végétation très forte après l'été que nous avons connu. le ces conditions exceptionnelles n'affectent pas que la Terre, elles affectent aussi les océans et avec des températures record cet été voilà dans de nombreux dans de nombreuses zones.

Euh voilà, c'est là aussi c'est on atteint des niveaux jamais observés qui confirme malheureusement l'impact du changement climatique. Et vous voyez ici quelques exemples sur les principales façades maritimes avec des écarts par rapport à la normale qui se situe entre + 2°gr pour la Manche et plus les 2,8°gr pour la Méditerranée. des écarts très importants.

Ce ce ce constat, bah malheureusement, il figure l'avenir. Euh voilà, c'est ces températures qui sont inédites dans le climat actuel, malheureusement, elle deviendrait plus habituelle dans le futur et en particulier les températures moyennes de l'été 2026 correspondraient à un été ordinaire dans une France à + 4°. Euh alors ce graphique qui peut sembler un peu compliqué, qu'est-ce qu'il présente ?

Il présente pour le passé, donc ce sont les petits points gris, toutes les observations des étés des étés récents [raclement de gorge] euh avec deux informations. Horizontalement la température et verticalement la sécheresse ou plus exactement l'écart à la normale en terme de précipitation. Donc plus on est à droite, plus on est chaud, plus on est en bas, plus on est sec.

Donc on voit que le point violet, le gros point violet qui représente 2026, il est à la fois euh chaud et sec. Ensuite, on le compare avec nos projections climatiques. Nos projections climatiques, c'est un ensemble de scénarios pour le futur qui sont représentés par tous ces petits points couleur orange pour l'horizon + 2,7°, donc l'horizon 2050 et rose rouge pour l'horizon 2100 à droite.

Donc quand on compare l'été 2026 avec toutes ces simulations climatiques, bah déjà à droite, voilà, on voit que par rapport à l'horizontal en terme de température, ce que je vous disais, l'été 2026, c'est un été assez moyen en terme de température euh par rapport à toutes nos projections climatiques sur la France à l'Ison voit aussi, c'est que on pourrait avoir euh des des vagues de chaleur qui seraient encore beaucoup plus nombreuses par que là on parle de la moyenne de l'été moyen mais de la même manière que 2026 est un été exceptionnel dans notre climat on aura aussi des étés exceptionnels dans un climat de là quand on regarde on voit que dès l'horizon [raclement de gorge] 2050 les 2 % d'été les plus chauds pourraient dépasser 67 jours de vue de chaleur encore significatif plus et qu'à l'horizon pourrait dépasser 92 jours de reste de chaleur. Donc c'est pas seulement la moyenne qui compte, c'est sont aussi ces ces effets extrêmes. Et en terme de pluvométrie, on voit que l'été 2026 là vraiment resterait exceptionnel même en 2050 et serait un peu sec, on va dire en en [rires] alors euh qu'est-ce que ça doit sur les feux en climat futur ces éléments de température sûr euh là, ce sont des des illustrations qu'on vous a souvent présenté sur l'aggravation du risque de feu en climat future.

On voit que le risque météorologique d'incendie qui historiquement dans les années 90 sans toujours notre référence était concentré vraiment autour de la Méditerranée, hein. Ce sont les zones orange, jaune, rouge. Petit à petit dès 2050, il s'étend à une grande partie du territoire avec ces zones vers plus intense ces jaunes et puis que à l'horizon voilà presque l'ensemble du territoire est concerné par un risque significatif d'initie.

Euh ce qu'on sait aussi, c'est que dans ces simulations, on voit que la saison des feux pourrait durer jusqu'à un ou de mois supplémentaires dans certaines régions par rapport à ce qu'on connaît aujourd'hui. Un ou de mois supplémentaires pour les feux mais aussi pour les vagues de chaleur. Cette illustration représente le fait que les vagues de chaleur qui historiquement étaient donc c'est la ligne la zone grise était vraiment concentrée sur juillet et août dans le climat passé euh la plus le réchauffement s'accélère donc la zone bleue c'est l'horizon 2030 la zone jaune l'horizon 2050 et la zone rouge l'horizon 2100 non seulement elles ces ranges de chaleur elles augmentent en intensité mais aussi elles ont tendance à s'étaler dans le temps jusqu'à avoir des vagues de chaleur qui peuvent aller de du mois de mai jusqu'à fin septembre voire octobre dans une France à + 4 de et là encore cette année est très illustrative de cet effet puisque fin ma France métropolitaine avait connu un épisode de chaleur intense exceptionnel pour un mois de mai. on avait jamais atteint tel niveau de température à cette période de l'année avec des vigilances crémicules qui ont été déclenchées.

Et en ce début de septembre, pour revenir à la météo de de court terme, on voit que la chaleur gagne à nouveau la une grande partie du pays. Elle devient très forte sur une large moitié sud à partir d'aujourd'hui. Voilà 33 jusqu'à 33 34 dans le sud-ouest en vallée du Rô jusqu'à 36 38 dans le gare les veros. avec quand même des températures moins chaudes sur le nord du du pays de 2530.

Cette hausse, elle va se poursuivre demain sur une large partie sud, donc avec à nouveau possiblement les valeurs immédite pour un mois de septembre et donc quelques départements qui devraient être placés en vigilance orange canicule tout à l'heure à la carte de 16h pour un un début d'événement demain midi et puis des fortes chaleurs qui vont durer encore pendant le pendant le weekend au-dessus au-dessus de de 30° et en particulier avec plus de 35°gr dans la moitiure. Voilà, merci euh encore. Merci madame de votre présence et puis du coup on va vous laisser partir avec les collègues et puis moi je voilà moi je serai là je reste évidemment pour répondre à toutes vos questions.

Oui. Euh madame madame Marie euh vous nous avez annoncé donc un un un plan mais euh la question là qui se pose, c'est que euh cet été a bien montré que on était pas prêt. Euh les écoles vont reprendre la repris dans le même état [toux][raclement de gorge] que au mois de juin.

Qu'est-ce qui a été décidé ? Qu'est-ce qui a été entrepris pour cette rentrée à la fois dans les classes euh pour les services de pompier ? nous avait annoncé, on a bien vu là aussi qu'en terme de matériel et de ressources humaines, on n'était pas à la hauteur.

Et puis un autre sujet qui est aussi que face à cette sécheresse que vous avez si bien décrite, les la chasse a été déjà commencé à reprendre. Qu'est-ce que vous allez faire là aussi ? C'est un sujet là qui qui qui nous attend dès la semaine prochaine avec la période de réouverture de la chasse.

Est-ce que là aussi vous allez prendre des mesures en faveur des écosystèmes et de la sauce sauvage ? Et par ailleurs, pardon, j'ai écouté de dire que c'était une question pour mes débats. Moi c'est une question pour reporter en fait le 28 août c'est l'été de tous les records, on est d'accord, c'est aussi l'été de toutes les dissonances un peu puisque le 28 août, le préfet d' Savoie autorise euh les chantiers pour la 412 180 hectares de forêt qui vont être rayé de la carte.

On continue, on continue. Donc la question c'est enfin c'est ça quoi. [raclement de gorge] Euh il se trouve que je suis accompagnée de Mathieu Le PV donc il va prendre aussi une partie des questions particuliers sur la chasse qui est plutôt dans son domaine et c'est lui [raclement de gorge] qui est en relation quotidienne.

Il y a des questions sur lesquelles je ne peux pas répondre parce que ce ne sont pas du tout dans mon domaine. Je pense aux questions sur les équipements des pompiers, des services de sécurité, ça relève plutôt de chez monsieur, il se trouve que euh moi encore une fois ministre de la transition écologique euh je suis censé travailler sur la prévention de ce genre de de de de déséquilibre euh structurel. comme je l'ai dit que nous allons vivre et comme l'a expliqué parfaitement.

Bien évidemment, il y a à ces questions-là euh il y a quelques réponses immédiat qu'on a porté par exemple au mois de juin très vite où on a essayé de déplacer un certain nombre d'examens et compagnie et il est clair qu'on peut pas continuer à travailler comme ça, c'est-à-dire on va pas subir les événements, attendre qu'ils arrivent pour prendre des décisions et c'est pourquoi là maintenant ce Ce que moi je souhaite faire, c'est dire très bien, on a vécu l'été qu'on a vécu. Alors, est-ce qu'on était mal préparé ? Je crois que personne, on n pas été les seuls à vivre l'été qu'on a vécu.

Je ne crois pas que chez nos collègues européens et dans les autres pays aux alentours, personne était mieux préparé que nous. Je veux dire, certains avaient des mesures peut-être sur certaines choses, d'autres sur d'autres, mais personne euh et j'ai discuté aussi avec un certain nombre d'experts de JC, personne n'attendait véritablement quelque chose de cette ampleur. On l'a tous écrit, on l'a tous dit que ça allait arriver mais je crois que ça a un peu pris par surprise ce qui s'est passé pour tout le monde, y compris les grands experts scientifiques qui travaillent sur ces questions.

Mais maintenant, nous l'avons vécu. Nous savons que ça peut arriver et que du coup ça arrive bien plus vite qu'on ne l'avait imaginé. Donc pour moi l'essentiel c'est d'être prêt en tout cas pour l'été prochain.

Ça c'est clair que ce que nous avons vécu aujourd'hui on ne peut pas le revivre à l'identique. Donc si on a un événement de ce type là l'été prochain, ce qu'on ne souhaite pas, ce qui a priori n'a pas de raison non plus d'aide de façon automatique [raclement de gorge] puisqu'on ne sait pas ce que règlement climatique année après année. On connaît les courbes globales mais pas un anné après.

Donc pour moi c'est de toutes les façons se préparer à ça pour l'été prochain. Et donc très clairement ça veut dire beaucoup de choses. Ça veut dire vous prenez le cas des écoles très clairement le ministre de l'éducation nationale a déjà décidé dans le calendrier de l'année prochaine que les examens ne se fasseront plus de la même façon. il y aura plus d'examen de ce que j'ai compris l'après-midi par exemple.

Ça c'est déjà des décisions qui ont été prises dans le code de la construction de l'urbanisme. Comme vous le savez, il y a une un projet de loi logement qui est en cours fait par monsieur Jean-Brin. Lui-même a mis à l'intérieur des nouvelles mesures comme par exemple des obligations de store, des obligations dans certains logements de brasseur d'air.

Moi, je lui ai demandé d'aller plus loin et de voir si par exemple on ne pouvait pas sur toutes les constructions neuves obliger à faire de la récupération des eaux pluviales parce que il y a aussi toutes ces questions donc il y a tout un un éventail si vous voulez de mesures de court terme réglementaires qui vont [raclement de gorge] se mettre en place très vite. Si vous parlez des feux de forêt, une des mesures réglementaires qu'on va passer très vite et ça après on sera en discuter mais ce qui enf je pense par exemple au feu dans le V. Euh une des raisons pour lesquelles il y en a autant qui a brûlé, c'est parce que les pompiers n'avaient pas d'accès.

Et ça, c'est juste pas possible qu'il n'y ait pas de chemin d'accès pour les pompiers euh au travers des forêts. Et donc oui, si il faut pour cela donner des dérogations euh pour pouvoir tracer ces ces ces chemins qui permettent les secours, on donnera les dérogations. Mais ce n'est pas possible.

On a perdu enfin je veux dire la perte sur la biodiversité par exemple est colossale, bien plus importante que si on avait euh laissé les pompiers faire leur sentiers pour accéder aux massifs les plus compliqués d'accès. Euh peut-être qu'on aurait perdu deux ou trois animaux mais là on en a perdu en quantité astronomique. Qu'est-ce qu'il va ?

Alors, je vais je Mathieu a parlé avec eux, donc je préfère le laisser lui vous répondre. Mais ce que je veux dire, c'est que clairement euh nous faisons en ce moment un rétexte de tout ce qui s'est passé cet été. Il y a des choses qui ont plus ou moins bien fonctionné quand même, mais on sait très bien, c'est pas on peut pas dire que ça a mal fonctionné.

C'est clair que personne n'imaginait des canicules aussi longues, aussi violente et avec une succession aussi large si vous voulez. Et donc c'était pas effectivement et j'en ai discuté avec mes collègues européens aucun d'entre eux n'imaginait ça. Le niveau du rat auquel il est aujourd'hui, on ne l'imaginait pas pour cette année.

Mais mais je où je suis complètement d'accord, c'est que du coup il faut préparer l'été prochain comme s'il allait être le même et dire bah voilà ça veut dire un certain nombre de choses et c'est ce Mathieu, vous avez parlé d'adaptation vrai mais pourquoi poursuivre encore vous parlez de décarbonation ce volet là de la décarbonation par décarbonation pourquoi est-ce qu'on poursuit encore à autoriser les autoroutes en train de vous savoir au moment enfin à la fin d'ener aussi tout suite quoi. Enfin la durée de vie des projets et la enfin honnêtement je pour être très clair je ne connais pas l'état exat projet dont vous parlez. Je sais de quoi il s'agit mais je ne sais pas où on en est aujourd'hui.

Et clairement enfin euh enfin on peut pas enfin pour moi on peut je ne peux pas raisonner à l'échelle d'un projet. Je je non si je parle de la somme des projets climatis. Non mais justement mais non enfin attention aux terminologies qu'on emploie mais dire qu'effectivement il va falloir qu'on regarde un certain nombre de projets de façon différente.

Je suis complètement d'accord. Je suis la première à demander à ce que la traque soit inclus dans tous les projets que nous finançons. S'il y a de l'argent public, il faut que ces projets nous montrent qu'ils ont une durée de vie qui va leur permettre de s'adapter à un climat à + 2 en 2050 et à + 4 en 20.

Et ça, moi je souhaite qu'on le mette. Non seulement c'est la nouvelle loi, c'est la traque, mais qu'on le passe dans l'ensemble de nos politiques publiques. C'est ce que j'ai demander à l'ensemble des ministères, c'est de travailler tous dans leur domaine de compéten pour me dire comment leur politique, les uns et les autres vont leur permettre d'adapter les investissements qu'ils font.

Vous parlez de ce projet, mais il n'y a pas que ça. Il y a tous les projets sur l'énergie. Euh comment, comment RTE adapte leurs investissements, c'est aussi quelque chose d'extrêmement important. la SNCF, enfin, je veux dire, c'est l'ensemble de l'économie française qu'il nous faut revoir.

Et pas que dans le public, il y a [raclement de gorge] des investissements, enfin des entreprises privées, par exemple euh des entreprises qui fabriquent des en agroalimentaires des chips qui ont dû fermer cet été parce que leur consommation d'eau n'était pas compatible avec les mesures d'urgence qu'on a prise. Donc ça veut dire que donc on a fait ce genre de chos. On les a fermé à ce moment-là.

Donc clairement il va encore une fois là moi je ne peux pas discuter à l'échelle d'un projet. euh on va revoir un certain nombre de programmes qui sont en cours. En ce moment, nous sommes en train de les de d'en faire les analyses et après et ben on fera un certain nombre d'arbitrages au fur et à mesure.

Mais dans le même temps, moi je voudrais qu'on s'adapte sur le temps long et ne pas simplement regarder euh si vous voulez ce qui va se passer dans les 3 mois. Oui, mesdames et messieurs, merci. sur la chasse, le gouvernement a fait le choix de la confiance au terrain.

Considérant que les mesures nationales n'étaient pas adapté aux différences de de réalités territoriales. C'est la raison pour laquelle le gouvernement des instructions préfaits pour qu'il dispose de la possibilité réglementaire de suspendre temporairement ou localement la chasse qu'il s'agisse du grand gibier ou du gibier d'eau. Et j'aurai l'occasion dans les prochains jours de faire un bilan consolidé des instructions des arrêtés préfectoraux qui ont pu être pris.

Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a vraiment une vingtaine de préf département qui ont pris des arrêtés permettantes soit de suspendre soit de limiter dans certaines zones géographiques. Ajoutons à évidemment les chasseurs d'eux-mêmes n'ont pas prévu de plan de chass dans les massifes qui étaient incendiés et qui pour beaucoup d'entre eux sont encore en cours de sécurisation. Les chasseurs d'eux-mêmes ont revu les plans de chasse à proximité des massifs qui ont été détruits cet été.

J'ai entendu beaucoup de commentaires consistant à dire le gouvernement aurait balayé d'un revers de main mesure pour pour protéger la faune sauvage. Tout ceci est faux. Simplement, on fait plus confiance au terrain qu'à Paris pour savoir ce qu'il est bon de faire dans tel ou tel département.

Il s'agissant de tel ou tel fonage