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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 8 octobre 2025 89 min

L'intégrale du mercredi 8 octobre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 8 octobre. On est ensemble à faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Dernière heure pour les ultimes négociations de Sébastien Lecornu, qui tente de trouver une sortie de crise. A-t-il y parvenir ? Sur quoi peuvent-elles déboucher ? Alors qu'une partie du socle commun pointe la responsabilité d'Emmanuel Macron. On va en débattre et en parler dans une heure avec nos éditorialistes Elisabeth Martichoux et Pierre Jacquemin.

Le Parti socialiste reçu à Matignon ce matin demande à un Premier ministre de gauche. Mais quelle gauche alors que la France insoumise souhaite repartir sur le programme du nouveau Front populaire ? Le PS va-t-il vivre ? On pose la question dans une demi-heure au président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Cannaire. Edouard Philippe a appelé hier à une présidentielle anticipée. Propositions non soutenues par Gabriel Attal et le Modem, ses partenaires du Bloc central. Pourquoi l'ancien Premier ministre a-t-il à ce point acté la rupture avec Emmanuel Macron ? On va poser la question à la sénatrice, Lord Arcos, membre d'Horizon.

Et puis à la une de nos régions, nous vous emmènerons sur le site du projet ITER de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, un chantier titanesque pour un réacteur de fusion nucléaire. Reportage à suivre dans 50 minutes. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdain.

1:37
Invité

Salut Auriane.

1:38
Présentateur

Et Steve Alahine de ce mercredi 8 octobre. Dernière heure de négociation pour Sébastien Lecornu.

1:42
Invité

Dernière heure et dernière carte à jouer pour le Premier ministre démissionnaire qui reçoit à Matignon aujourd'hui. Réunion prévue avec les socialistes à 10h. Puis ce sera au tour des écologistes et des communistes. Sébastien Lecornu qui joue son va-tout en ouvrant la porte à la gauche. À quelques heures de la fin des consultations fixées par le chef de l'État, Auriane. Merci à toutes et à tous.

2:05
Présentateur

Il ne reste plus que quelques heures au Premier ministre démissionnaire pour mener ses ultimes négociations et trouver un compromis pour la stabilité du pays. Mais la guerre des partis semble pour l'instant prendre le pas.

2:17
Invité

On peut avoir des discussions. Mais un, il faut acter le fait que le gouvernement soit dirigé par un homme qui ne soit pas proche d'Emmanuel Macron. Deuxième chose, un homme ou une femme de gauche affaiblirait la France. Je connais leur programme. Leur projet c'est plus de dépenses, plus de matraques fiscales, c'est plus d'immigration et moins de sécurité. Ça n'est pas possible.

2:39
Présentateur

Sébastien Lecornu a fait savoir que sans entente avec les Républicains, le seul choix sera un Premier ministre de gauche ou une nouvelle dissolution.

2:46
Patrick Kanner

S'ils veulent nous accorder leur non-censure, je la prends. Je pense que le temps est venu effectivement de passer à la gauche. On a essayé quand même trois Premiers ministres de droite successifs avec les résultats que chacun connaît désormais.

3:00
Présentateur

Mais Olivier Faure l'affirme, le gouvernement, dans ce cas-là, serait bien socialiste et écologiste pour lui. Mais les droites et gauches profiteraient mécaniquement au Rassemblement national. Selon la gauche, le président est le seul responsable. LFI réclame toujours et uniquement la destitution d'Emmanuel Macron et ne participe pas aux négociations de Sébastien Lecornu. Pas de rendez-vous non plus pour le Rassemblement national qui, lui, a boycotté les discussions à Matignon. Pour le parti, la dissolution de l'Assemblée nationale est la seule solution. Va-t-on vers une suspension de la réforme des retraites ?

3:34
Invité

C'est en tout cas une hypothèse mise sur la table hier par Elisabeth Borne. L'ancienne Première ministre à l'origine de la réforme annonce aux Parisiens qu'une suspension doit être étudiée. Si c'est la condition de la stabilité du pays, fin de citation. La gauche réclame cette suspension depuis plusieurs mois. La CGT et la CFDT ont réagi aux propos d'Elisabeth Borne et parlent d'un signal positif. Matignon fait savoir que Bercy a été chargée d'étudier les conséquences financières et budgétaires d'une éventuelle suspension.

4:02
Présentateur

Jordan Bardella tend la main aux Républicains.

4:04
Invité

Le président du RN prendra ses responsabilités en cas de législative anticipée. Déclaration de Jordan Bardella hier qui évoque sa très probable candidature aux élections. Il appelle les élus LR à le rejoindre pour mettre sur pied une éventuelle coalition permettant d'obtenir la majorité absolue. Jordan Bardella tend la main à ceux qui, je cite, ne veulent pas se fondre dans le macronisme.

4:26
Présentateur

Sébastien Lecornu a rendu hommage aux victimes du 7 octobre.

4:29
Invité

Deux ans après les attaques terroristes du Hamas, un pavillon éphémère s'est ouvert à Paris pour rendre hommage aux victimes de la barbarie. Le Premier ministre démissionnaire a fait le déplacement hier et a eu ces mots notamment pour les 51 Français tués dans l'attaque. Écoutez-le.

4:43
Patrick Kanner

Moi j'invite l'ensemble de nos concitoyens, pardonnez-moi, à venir visiter cette exposition pour ne rien oublier. Et c'est une société dans laquelle parfois les choses vont vite ou vont trop vite. Il y a des choses essentielles, j'y viendrai dans un instant, mais la question du terrorisme nous touche, à toucher la France, les Françaises et les Français, à toucher Israël. Le 7 octobre 2023,

5:10
Invité

nous ne devons rien oublier.

5:12
Présentateur

Nicolas Sarkozy en cassation dans l'affaire Big Malion.

5:15
Invité

La Cour de cassation examine aujourd'hui le pourvoi de l'ancien chef de l'État contre sa condamnation dans l'affaire Big Malion. L'année dernière, Nicolas Sarkozy a été condamné en appel à un an d'emprisonnement, dont six mois fermes, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Si la Cour de cassation rejette le pourvoi, il s'agira de la deuxième condamnation pénale définitive au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy.

5:40
Présentateur

Merci Steve. Bonjour Lord Arcos. Merci beaucoup d'être avec nous, sénatrice et indépendant de l'Essonne. Vous êtes membre d'Horizon, le parti d'Edouard Philippe. On va évidemment revenir sur la crise politique et les déclarations de votre président. Crise politique qui fait toujours la une de nos journaux régionaux ce matin. On va regarder trois unes de presse régionale d'abord celle de Presse Océan. Mission impossible pour le cornu. C'est à la une du journal alors que le Premier ministre démissionnaire a jusqu'à ce soir pour d'ultimes négociations. La une du courrier Picard, c'est une autre question. Macron démission.

Gabriel Attal qui a déploré l'acharnement d'Emmanuel Macron a gardé la main. Edouard Philippe qui appelle à son tour à la démission du président. Une idée qui apparaissait absurde mais qui tend à devenir une option. Et puis la dernière une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace. Et c'est une autre question. Quelles solutions pour éviter la dissolution ? A quelles questions avez-vous d'abord envie de répondre lors d'un chose parmi les trois unes ?

6:34
Locuteur non identifié

Les trois sont importantes mais quelles solutions pour éviter la dissolution ? Il y en a ? Il y en a encore ? Écoutez, j'espère que ce soir, pourquoi pas ? Ça rejoint la première une sur Mission impossible pour Sébastien Lecornu dont je voudrais vraiment saluer la négation parce que je pense que depuis un mois, il vit sûrement des jours et des nuits absolument terribles et qu'il était de bonne foi dans les premières semaines pour essayer de trouver cette coalition, en tout cas, des uns et des autres.

Puis après, il y a eu l'emballement des derniers jours qui est, je pense, vraiment dû au fait que Macron a voulu reprendre la main sur le gouvernement et que, voilà, de tout ça pour ça, de reprendre les mêmes plutôt des gens proches de Renaissance.

7:18
Présentateur

Et vous ne convenez pas non plus à Horizons, ce gouvernement ?

7:20
Locuteur non identifié

Non, non, non. Enfin, je veux dire, reprendre Bruno Le Maire, j'ai été la première surprise, même si j'ai entendu ses propos sur le fait que c'était important de revenir juste pour, voilà, pour essayer de sauver d'une certaine manière ce gouvernement. La dissolution, pour nous, nous paraît dramatique et d'ailleurs, vous n'entendez ni le Parti Socialiste ni aucun membre du bloc central l'a demandé. Parce qu'on voit bien, en fait, avec ce ras-le-bol général de cette crise qui dure depuis maintenant plusieurs mois, voire depuis 2024, ça serait peut-être de faire le lit du RN et des extrêmes. Et donc, en effet, on aimerait pouvoir tout faire pour l'éviter.

8:07
Présentateur

Un Premier ministre de gauche, c'est une solution ?

8:10
Locuteur non identifié

Oui, mais alors à ce moment-là, ce que j'ai entendu depuis hier soir sur la suspension des retraites, ça me paraît totalement surréaliste. Le Cornu a travaillé sur la pénibilité, sur les retraites des femmes, des sujets sur lesquels on a beaucoup travaillé au Sénat. Oui, mais la suspension, mais on est déjà très, très, très en retard par rapport aux autres pays européens, mais ça serait dramatique.

8:33
Présentateur

Mais justement, elle revient dans le débat. On va écouter Raphaël Glucksmann. Steve, c'était hier à sa sortie de Matignon.

8:37
Invité

Oui, à sa sortie de Matignon, Raphaël Glucksmann, député européen, Place Publique, qui s'est félicité de ce qu'il considère comme une avancée. Écoutez-le.

8:45
Patrick Kanner

En tout cas, notre demande qui était la suspension de la réforme des retraites n'est pas inatteignable. Donc, ça demande à être précisé. Il est, pour moi, très tard, je vais vous dire la vérité. Et je ne sais pas si ce qu'on nous a proposé dans ce bureau est de nature à éviter une dissolution, une crise, la poursuite d'une crise qui a été ouverte par la décision complètement insensée du président de la République de dissoudre le 9 juin 2024.

9:19
Présentateur

À sa sortie de Matignon, après avoir échangé avec Sébastien Lecornu, il dit que ce n'est pas inatteignable. Est-ce que vous pensez que le Premier ministre des missionnaires et une partie du Bloc central se dirigent vers cette solution

9:30
Locuteur non identifié

de suspendre la réforme d'art ? Je l'ai entendu déjà depuis, en effet, quelques jours, quelques semaines. Mais quand vous lisez

9:39
Présentateur

ce matin Elisabeth Borne, c'est sa réforme. C'est sa réforme. Il dit ce matin, il faut savoir discuter, il faut savoir bouger, il faut ouvrir cette discussion sur la suspension. Qu'est-ce que vous en avez pensé en lisant cette interview ?

9:49
Locuteur non identifié

Écoutez, je pense qu'en effet, je vous dis, tout le monde essaie d'éviter une décision de ce soir du président de la République d'annoncer qu'il y a une deuxième dissolution. Mais je vous assure, enfin, je veux dire, suspendre l'âge. On était en plus tous pour dire que absolument mettre en étendard un âge, c'était compliqué, mais on le faisait au regard des autres pays européens. Je vous assure que c'est un suicide de notre pays par rapport aux autres pays européens qui sont toujours entre 65 et 67 ans.

10:21
Présentateur

Est-ce que c'est une ligne rouge ? Est-ce que Horizon censura un gouvernement qui suspend la réforme d'art ?

10:25
Locuteur non identifié

Écoutez, oui, en tout cas, au bureau politique hier, c'était vraiment un sujet. Je vous dis travailler sur la pénibilité, sur le travail des femmes, pouvoir remettre en avant peut-être la retraite par capitalisation. Tous ces sujets, bien évidemment, on est prêt à les regarder, la suspendre tout simplement de manière définitive. Pour vous, c'est l'ignorange ? Oui, pour nous.

10:48
Présentateur

Et c'est ce qu'a dit hier soirée d'heure-philippe.

10:50
Locuteur non identifié

Oui, oui. Donc c'est censure.

10:53
Invité

Donc c'est une solution éventuelle aussi.

10:56
Locuteur non identifié

De quoi ? Si censure, si pas de gouvernement, vous prenez le risque de la dissolution. Mais je pense qu'on ne sera pas les seuls. Je veux dire, comme ça vient d'arriver, mais bien évidemment, je pense que les autres du Bloc central le diront aussi. Je pense que c'est... Mais je vous dis, ce n'est même pas par rapport à nous, par rapport à la retraite qu'on a pu faire. Mais regardez-nous. Je veux dire, on est en train de dévisser en termes d'emprunt, de notes économiques. Je veux dire, ça serait absolument dramatique.

Donc c'est moins par égo d'avoir voté cette réforme que d'essayer, de manière quand même rationnelle, et je crois quand même que le Parti socialiste, ou en tout cas certains d'entre eux, sont rationnels, d'essayer avec nous de trouver un autre moyen que de simplement le suspendre symboliquement.

11:41
Présentateur

Édouard Philippe qui a lâché hier ce qu'on peut appeler une bombe politique en demandant une présidentielle anticipée après le budget et donc le départ d'Emmanuel Macron. Est-ce que ce n'est pas rajouter de la crise à la crise ?

11:52
Locuteur non identifié

Non, parce que je pense que c'est la droite ligne de ce qu'il essaye de dire et d'alerter l'opinion depuis plusieurs années. Enfin, je veux dire, c'est le premier, après les législatives de 2022, à avoir dit il faut tendre la main au LR et qu'on fasse un vrai gouvernement de l'ensemble du bloc central et de la droite. En 2024, après la dissolution qu'il a fortement critiquée. Et même, il fait une partie de la gauche. Exact. Mais alors, à partir de 2024, après la dissolution qu'il a fortement critiquée, il ne s'en cachait pas, il a dit il faudra travailler avec les sociodémocrates. On est dans une crise institutionnelle majeure. On n'est pas pour une sixième république.

On pense que la cinquième sous l'aspiration du général de Gaulle est la bonne. Mais tenir un an et demi comme ça, ça n'est pas possible. Donc, on n'est pas du tout dans la destitution comme le demandaient les filles. Ça va vous paraître, ça va faire sourire beaucoup de monde. Parce que quand on dit qu'on demande au président démissionné, mais c'est de lui laisser le choix de peut-être laisser dans l'histoire un acte à la générale de Gaulle et de dire oui, je ne suis plus en capacité aujourd'hui de mener des réformes.

13:00
Présentateur

Et on n'est pas du tout dans une stratégie personnelle d'Edouard Philippe qui voit, sondage après sondage, l'écart se creuser entre lui et l'ERN et qu'ils se disent que c'est peut-être bien que la présidentielle soit un peu avancée.

13:10
Locuteur non identifié

Non, parce que si vous voulez, je pense que par rapport à certains candidats potentiels des autres partis, on parlait de Gabriel Attal tout à l'heure ou même Bruno Retailleau, lui, il est seul dans sa ligne chez nous, il n'y a pas débat. Il s'y prépare. Mais il est prêt ? Il est prêt, mais ce n'est pas pour ça qu'il a dit ce qu'il a dit hier. Mais c'est vrai que si ça devait avoir lieu, je pense qu'il est celui qui est le plus préparé. Moi, je suis là, je ne suis éché au horizon que depuis un an. J'ai été absolument époustouflée par les gens qui travaillent à un programme.

Nous-mêmes, moi je m'occupe, je suis en charge de la culture, on nous a demandé de rendre chacun une note sur chacun de nos domaines. et donc le projet est en train d'être travaillé et je pense que par rapport à d'autres, en effet, on n'est plus préparé. Mais ce n'est pas pour ça

14:04
Présentateur

qu'il le dit. Donc il s'imposerait naturellement comme candidat du box central.

14:06
Locuteur non identifié

Je pense qu'il aurait de bonnes chances en tout cas de l'être. Mais ce n'est pas pour ça qu'il le dit. Vraiment, je vous assure, c'est qu'aujourd'hui, et regardez 70% des Français demandent une démission du président de la République plutôt qu'une dissolution à moins de 60%. Honnêtement, on se pose tous la question de se dire comment on va pouvoir tenir un an et demi comme ça ?

14:28
Présentateur

Alors, on va voir ce que pensent les élus locaux de cette situation politique. Bonjour Éric Rezel, merci beaucoup d'être avec nous, maire de Séfonds, vous êtes le vice-président de l'Association des maires ruraux de France. Comment cette crise est perçue par l'élu local que vous êtes ?

14:43
Locuteur 5

Pour nous, c'est très compliqué.

14:46
Locuteur 7

On sent une vraie distance entre ce qui se passe au niveau national et pour nous. C'est vrai qu'on a des questions de proximité

14:53
Présentateur

et qu'on voudrait pouvoir maintenir. par exemple, mon quotidien, c'est le périscolaire, comment régler cette question d'encadrement des 20 enfants qui mangent sur les 50 de l'école. Voilà, des choses très ordinaires. Donc, nous, on est obligés d'être de façon très concrète.

15:13
Locuteur 5

Le problème, c'est qu'on sent un agacement de la population et une forme de nervosité un peu générale. et ça, c'est un petit peu problématique pour nous quand même, alors qu'on a un quotidien à assurer. C'est quand même assez gênant pour nous.

15:28
Locuteur non identifié

J'ai honte en entendant ce monsieur dire tout ça parce que, bien évidemment, moi, je suis très présente sur mon département et c'est la préoccupation, en effet, comme vous le dites, monsieur, de tous les élus que je rencontre.

Et depuis ce week-end et ce nouveau chaos entre guillemets politique, j'ai des candidats ou des maires sortants qui m'appellent en disant pourvu que nos municipales ne soient pas polluées par des élections anticipées, qu'elles soient, en effet, alors soit présidentielles et je pense que de toute façon ça prendrait plus de temps mais même législatives anticipées parce qu'en effet, il y a déjà une crise d'évocation et c'est bien pour ça que dans les priorités et nous aussi, on ronge notre frein, monsieur, parce qu'au Sénat, on aurait aimé pouvoir rediscuter le statut de l'élu local qui est une proposition de loi qui est majeure pour nous et pour vous.

Il y a une crise d'évocation, on a des communes où on ne trouve pas de candidats et on a envie de pouvoir vous assurer la possibilité d'avoir un nouveau mandat sûrement plus serein que le précédent qui a commencé, rappelez-vous, par le Covid et vous avez eu toutes les crises derrière, vous avez eu un mandat terrible et en effet, pour des sujets au quotidien qui fait que vous êtes en première ligne des concitoyens qui sont de plus en plus énervés.

16:42
Présentateur

Et justement, monsieur le maire, sur le statut de l'élu, parce que hier, Matignon a fixé deux priorités dans ses ultimes négociations. Il y a la question du budget, des budgets évidemment et il y a la question de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Est-ce que vous avez peur que le statut de l'élu, ça passe à la trappe ?

16:57
Patrick Kanner

Oui, tout à fait, on est très attentif par rapport à ça, mais comme vient de rappeler

17:02
Présentateur

Mme la Sénatrice, je pense que la plupart des élus, quel que soit leur niveau, ont bien conscience qu'il faut un statut de l'élu qui soit adopté avant la fin de l'année et pour que le prochain mandat, il y ait suffisamment de candidats et que, voilà, on donne la possibilité au moins aux petits élus locaux de pouvoir fonctionner au quotidien, de pouvoir aller en réunion, prendre des responsabilités. Et donc,

17:24
Invité

ça, c'est vraiment très, très important. Je pense que c'est majeur pour la nation.

17:28
Présentateur

Il risque de passer à la trappe, ce texte ? Parce qu'il est reporté, reporté, reporté.

17:31
Locuteur non identifié

J'espère que non. Et très honnêtement, quand j'ai vu qu'il y avait une sorte de deal pour qu'on puisse discuter du projet de loi sur la fin, les propositions de loi sur les soins palliatifs et la fin de vie, c'est un sujet majeur. Mais, pardonnez-moi, mais en tant que sénatrice, et j'ai fait ma campagne en 2023 sur ce sujet du statut de l'élu, j'estime que celui-là est prioritaire pour nous.

17:54
Présentateur

Et qu'il doit être examiné avant les taxons à la fin de vie.

17:56
Locuteur non identifié

Franchement, pour nous, Chambre des territoires, c'est une priorité des priorités. Et donc, j'espère que le président Larcher et tous les présidents de groupe défendront cette idée que si on reprend enfin nos travaux et on ronge notre frein, je peux vous assurer, monsieur, que c'est terrible pour nous parce qu'on travaille par ailleurs dans des commissions, etc. Mais on aimerait revenir dans l'hémicycle pour pouvoir voter des lois parce qu'on a été élus pour ça et que ce texte-là soit prioritaire.

18:25
Présentateur

Merci, monsieur le maire. Merci d'avoir été avec nous, Éric Rezel, maire de Séfonds, vice-président de l'Association des maires ruraux de France. On va voir l'actualité dans votre département de l'Essonne. Maintenant, lors d'Arcos, on va retrouver Teddy Vaurie. Bonjour, Teddy. Merci d'être là, rédacteur en chef du Républicain de l'Essonne. Teddy, autre sujet que vous vouliez aborder, vous, c'est la question de la gestion des micro-crèches.

18:45
Invité

Bonjour, Auriane. Bonjour, Laure d'Arcos. En effet, en Essonne, comme partout en France, depuis quelques semaines, les gestionnaires des micro-crèches sont assez inquiets. Il y a un décret du 8 septembre qui est sorti qui impose aux établissements qui sont, je précise, en prestation d'accueil du jeune enfant de transmettre obligatoirement à la CAF tous les éléments de leur exercice comptable. Alors, c'est des établissements qui sont déjà extrêmement contrôlés, qui sont des maillons indispensables de la petite-enfance sur les territoires et les gestionnaires, les chefs d'entreprise qui sont en général

19:18
Locuteur 7

des professionnels de ce domaine qui ont fait le choix de se lancer dans l'entrepreneuriat ont la sensation qu'on leur met un boulet au pied supplémentaire. Est-ce qu'on n'en fait pas un peu trop dans le contrôle aujourd'hui

19:28
Invité

alors que c'est des établissements qui fonctionnent bien et qui sont connus qui ont une vraie relation humaine avec les territoires ?

19:35
Locuteur non identifié

Bonjour, Teddy. Écoutez, c'est un sujet sur lequel je me suis beaucoup penchée. J'ai fait beaucoup de questions sur ce sujet et il se trouve que je suis allée voir Sarah Elairi qui, depuis qu'elle est sortie du gouvernement, est devenue au commissaire à l'enfance et elle est très consciente. Elle a aussi à cause de ce chaos politique actuel. Rien n'est audible. Mais pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale, nous avons l'intention de concert, d'essayer de travailler sur cette question parce qu'en effet, Teddy, vous l'avez dit, en Essonne mais partout ailleurs, on a été alerté par le tribunal de commerce avec, en effet, des liquidations de certaines crèches.

Mais c'est le cas aussi pour des crèches privées. En fait, tout le problème est qu'on a tellement voulu baisser le tarif journalier pour plus d'économies, pour la CAF, etc., qu'aujourd'hui, on a bâclé et la formation de toutes ces personnes, de ces encadrements en fait, de crèches et qu'on en a fait une sorte d'usine à lit, puisqu'on appelle ça comme ça et on a pu prioriser et la qualité des crèches privées ou des crèches familiales ou même de la PMI en général.

Et donc, on a envie de tout remettre à plat pour peut-être augmenter un tout petit peu le tarif journalier mais quand vous dites à des parents on augmente de 2 euros mais vos enfants auront un taux d'encadrement plus intéressant pour votre enfant, je pense qu'ils sont capables de l'entendre. Donc, il y a tout à remettre à place sur ce sujet et surtout que ça ne retombe pas une fois de plus sur les mairies, sur les communes de devoir gérer parce que du coup, les habitants ne connaissant pas comment ça fonctionne, retombent sur nos élus pour dire vous avez l'obligation de trouver des moyens de garde pour nos enfants en attendant qu'ils puissent rentrer en maternelle.

Donc, c'est un sujet majeur sur lequel je ne lâcherai pas et je dois reparler à Sarah Elahiri pas plus tard que la semaine prochaine.

21:41
Présentateur

Merci Teddy Moury, merci d'avoir été avec nous la une du Républicain de l'Essan Les déchets dans le gaz, c'est à la une de votre journal. Allez, on termine par l'actualité du Sénat lors d'Arcos et l'actualité du Sénat ce sont les auditions des dirigeantes de l'audiovisuel public. Sybille Vahy, la patronne de Radio France qui s'est auditionnée aujourd'hui hier, c'était Delphine Ernot qui était devant les sénateurs. C'est votre éclairage, Steve, la présidente de France Télé qui était donc auditionnée hier à l'heure du jour, notamment un rapport de la Cour des comptes.

22:07
Invité

Rapport qui a beaucoup beaucoup fait parler, Loriane, il a été publié fin septembre et porte sur la plus grosse entreprise de l'audiovisuel public, France Télé, dont le capital est détenu à 100% par l'État. Les sages ont analysé l'évolution du groupe depuis 2017. Résultat, la Cour a pointé du doigt une situation financière dite critique avec un déficit net de 40 millions d'euros sur l'année 2025 en cause notamment des charges d'exploitation trop élevées et des rigidités en matière de gestion des ressources humaines. Réponse de Delphine Ernot hier qui partage le constat des sages et qui explique ce déficit. Écoutez-la.

22:43
Locuteur 4

Il s'explique par un écart majeur entre la prévision budgétaire telle que prévue en 2024 par notre projet de contrat d'objectifs et de moyens et le niveau de la dotation publique adoptée dans la loi de finances en janvier 2025.

22:58
Invité

Delphine Ernot qui dit travailler sur des réformes de structure pour redresser la situation financière dans son visage notamment les accords collectifs.

23:05
Présentateur

En question également l'impartialité de l'audiovisuel public.

23:08
Invité

Oui, il a été question de l'affaire Thomas Legrand, Patrick Cohen. Si le premier a été suspendu d'antenne sur France Inter, les sénateurs ont regretté qu'il n'en ait pas été de même pour le second. Écoutez.

23:19
Présentateur

nous avons chaque soir sur France 5 sans n'avoir jamais présenté aucune excuse si ce n'est une courte explication orchestrée sur l'émission où il est chroniqueur et devant ses collègues complaisants. Ne pensez-vous pas, madame la présidente, que cela a une faute éthique ? Posez-vous

23:39
Invité

les bonnes questions si les gens regardent d'autres télévisions. C'est peut-être aussi parce que le service public ne répond plus aux attentes des Français. En matière d'impartialité, les sénateurs de droite ont souhaité savoir si Delphine Ernot maintenait les propos qu'elle a prononcés dans un entretien accordé au Monde mi-septembre. On va voir ses propos. Il faut admettre que CNews est un média d'opinion qu'ils assument être une chaîne d'extrême droite. Point d'exclamation. Devant les sénateurs hier, Delphine Ernot persiste et signe. Écoutez-la.

24:11
Locuteur 4

Je considère que CNews est une chaîne d'opinion et nous ne faisons pas le même travail. Notre rôle à nous, c'est d'accueillir en effet la multiplicité des opinions, la multiplicité des points de vue et de considérer que le téléspectateur avec cette multiplicité d'opinions et de points de vue se fera sa propre idée avec son écrit.

24:31
Invité

Madame la sénatrice, CNews, c'est une chaîne

24:33
Locuteur non identifié

d'extrême droite ? La différence, c'est que c'est une chaîne privée. Donc, elle prend ses... Elle prend... Voilà. Vous ne répondez pas à ma question. Non, mais je dois dire que je ne l'écoute pas parce que je trouve qu'en effet, elle va souvent un peu trop loin dans ses propos. Et ce n'est pas pour défendre Delphine Ernot, mais quand elle a dit ça, c'est que le traitement de la fameuse affaire Legrand-Cohen, j'ai vu un sondage comme quoi elle avait été traitée à plus de 75% sur la chaîne CNews, alors que, bon, les autres médias l'ont traitée au moment de la crise, mais après, ça allait mieux. Après, ils en ont fait toute une affaire.

Moi, en plus, j'ai été très choquée par l'origine d'une conversation privée qui a été montée en épingle. Bien évidemment que l'audit public doit rester pluraliste et impartial.

25:26
Invité

Mais est-ce que c'est le cas aujourd'hui ? C'est ça aussi la question qui se pose.

25:29
Locuteur non identifié

Alors, je vais vous raconter une anecdote. Depuis 30 ans que je fais de la vie politique, que je suis dans la vie politique, la fin des réunions publiques se termine toujours par une question d'un militant qui vous dit – alors, je vais vous faire avec l'accent périgourdin puisque j'étais là-bas – et quand est-ce que vous nous changez les présentateurs de télé qui sont tous de gauche ? Bon, eh bien, c'est vrai que le problème on a plutôt cette impression-là sur l'audiovisuel, mais en fait, c'est l'arbre qui cache la forêt parce qu'un Cohen ou un Legrand, on connaît, on sait qu'ils sont éditorialistes de gauche et engagés, mais vous allez en avoir d'autres.

L'important, c'est que quand il y a une émission politique, moi, j'aime beaucoup regarder « c'est dans l'air » ou « c'est le soir », il y a une vraie impartialité, voilà, et une vraie impartialité, un vrai pluralisme des opinions et du coup, on assure ce genre de choses. La différence peut-être entre CNews et l'audiovisuel public et qui est pour moi absolument essentielle, c'est qu'heureusement, on a l'audiovisuel public pour faire des émissions de culture, de patrimoine qu'on ne retrouve pas, malheureusement, chez Hanouna quand on avait C8 ou dans d'autres chaînes privées.

Donc, je pense qu'il est indispensable de le garder et que la difficulté, c'est les finances actuellement de l'audiovisuel public.

26:44
Invité

Les finances, on en parlait tout à l'heure avec ce rapport de la Cour des comptes, 40 millions de déficits sur 2025. La faute à qui ?

26:54
Locuteur non identifié

Je veux dire, la faute originelle, c'est que moi, j'ai toujours été contre la fin de la redevance audiovisuelle. Elle était indolore pour les Français et on aurait dû continuer avec cette redevance audiovisuelle. Et je l'avais dit d'ailleurs à l'époque, en 2022, à Valérie Pécresse et j'avais été très attristée qu'elle ne reprenne pas cette idée et défendre les acteurs culturels.

Maintenant, on est en effet dans ce corner d'à chaque fois devoir le voter au projet de loi de finances et comme en effet on ne donne pas, on a plus ces fameuses comms qui permettaient de fixer les contrats d'objectifs et de moyens des structures de l'audiovisuel public, en fait, c'est très compliqué d'être dans cette projection. Donc, je les crois vraiment de toute bonne foi d'essayer de... Donc, pas de responsabilité de Delphine Arnaud dans ce déficit, dans cette situation financière.

Je ne pense pas et que, par contre, ça va être très critique et que du coup, cette réforme de l'audiovisuel public, il ne faudrait pas qu'on puisse penser qu'en réunissant, fusionnant, parce que c'est une fusion qui ne dit pas son nom, toutes ces structures d'audiovisuel public, qu'on va faire des économies. On ne fera pas des économies. Enfin, je veux dire, aligner les grilles de salaire et les statuts des journalistes des uns et des autres, on va forcément s'aligner sur les plus gros et donc, on ne fera pas d'économies. Donc, il faut abandonner cette réforme de l'audiovisuel public ?

Non, je ne dis pas abandonner parce qu'elle vient du président Laurent Laffont et je soutiens mon président de la commission, mais plutôt sur la première lecture qui était un peu différente et pas aussi, comment dire, donner tous les pouvoirs à une seule personne qui serait président de France Média et également président exécutif de l'ensemble des structures. Je pense que ça n'est pas très sain que ça était mieux dans le système de la holding comme c'était prévu avant.

28:41
Invité

Privatisation ? Il était question aussi de la privatisation de l'audiovisuel public lors de l'audition. Pour vous, c'est non ?

28:46
Locuteur non identifié

C'est totalement exclu. On a besoin de cet audiovisuel public qui est, en mon avis, un des ADN de notre pays et pour la diversité culturelle notamment.

28:55
Présentateur

C'est du coup le Rassemblement National notamment. Mais je sais bien. Et sur cette ligne, pourquoi, selon vous, qu'est-ce que vous en pensez ?

29:01
Locuteur non identifié

Parce qu'ils pourront faire ce qu'ils veulent ensuite, pour en faire un CNewsbis. Moi, je veux dire, les gens qui regardent CNews, j'ai ma mère qui en est des spectatrices habituelles, mais très bien, enfin, grand bien à leur face. Et c'est vrai que c'est une chaîne privée, c'est un groupe privé et donc, ils assument leurs opinions et c'est totalement liberté. Heureusement, dans notre pays, encore des libertés d'expression.

Mais heureusement qu'on a un audiovisuel public qui devrait, en effet, peut-être un peu plus montrer qu'ils ne sont pas entre guillemets qu'avec des journalistes de gauche, mais qui, du coup, montrent qu'on puisse se faire une opinion partagée, objective et qu'on puisse être dans cet équilibre et pas non plus simplement être dans des chaînes privées comme on le voit dans d'autres pays qui, malheureusement, sont ensuite, ont dévié vers des démocratures.

29:54
Présentateur

Merci, Lord Arcos. Merci à vous. Merci à vous. Et bonne journée qui va être riche en rebondissements. Exactement. On suivra tout ça. Merci d'avoir été notre invité. Steve, qu'est-ce qu'il y a à la une de la presse régionale ?

30:05
Invité

La crise politique.

30:07
Présentateur

On se retrouve dans 20 minutes pour voir les unes de nos quotidiens régionaux. On continue à parler de cette crise politique tout de suite avec Patrick Caner, notre invité. Bonjour Patrick Caner. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes sénateur du Nord, président du groupe socialiste ici au Sénat. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesserudon du groupe EBRAS, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Auriane. Bonjour Patrick Caner. Bonjour. Patrick Caner, vous rendez à Matignon ce matin rencontrer Sébastien Lecornu. Une fois de plus. Une fois de plus.

Est-ce que vous pensez pouvoir trouver un accord avec lui, accord que vous n'avez pas trouvé dans les trois semaines précédentes ? Déjà, il y a une question de forme. Donc tout d'abord, nous allons à Matignon. Nous n'avons jamais refusé de rencontrer ni les premiers ministres ni manifestement les premiers ministres démissionnaires. Même si M. Lecornu a changé de statut. Il est passé de premier ministre de la septième puissance économique du monde à négociateur, en chef. Ça veut dire que ça va changer le contenu de vos discussions ? Écoutez, nous, on sait ce qu'on veut. Manifestement, il y a du bouger. Même des gros bougers qui se préparent.

Donc, comme on l'a toujours dit, notre problème, ce n'est pas d'aller chercher des postes ou des places. Notre problème, c'est de ramener aux Français des bonnes choses parce qu'on estime qu'aujourd'hui, il faut apaiser le pays sur le plan social pour pouvoir l'apaiser sur le plan politique. Mais concrètement, vous dites, on sait ce qu'on veut, concrètement, quelle va être votre demande ce matin à Sébastien Lecornu ? Alors, je terminerai par le plus gros. Notre demande, ça a toujours été connue et depuis, notamment, vous voyez, je vous ai ramené nos travaux de Blois. C'est là où nous avons préparé notre projet pour le pays. Justice sociale, notamment avec une vraie mesure de pouvoir d'achat.

Justice fiscale, c'est-à-dire on demande à ceux qui ont les moyens de prendre en charge ce que les autres n'ont pas. Plan de relance, logement, etc. Et suspension de la réforme. Mais juste, pardon, ça veut dire que vous êtes encore sur un travail de fond. Vous ne dites pas que c'est soit un Premier ministre de gauche, soit on ne discute pas. Attendez, la question du casting, c'est la conclusion d'une démarche politique. Ce n'est pas un préalable. Donc si vous obtenez tout ça, y compris la suspension de la réforme des retraites, on va y venir avec un Premier ministre qui est de nouveau issu du camp présidentiel, il n'y a pas de problème.

Si on obtient tout ça, la logique voudrait que ce soit nous qui le mettions en œuvre. C'est ce que nous demandons. Mais pas forcément, puisqu'il y a des bougées dans le camp présidentiel. Depuis un an, nous demandons à mettre en œuvre. Vous savez, j'ai toute confiance dans le camp présidentiel. Mais vu ce qui se passe depuis maintenant quelques jours, on se demande où est la colonne vertébrale. Nous, on a une colonne vertébrale. Nous demandons à pouvoir mettre en œuvre notre projet politique. Et nous demandons nos responsabilités à Matignon parce que toutes les étapes précédentes ont échoué. M. Barnier-Heller a échoué. M. Bérou-Modem a échoué. M. Lecornu-Renaissance a échoué.

Est-ce qu'il y a une session de rattrapage ? Excusez-moi, mais ce n'est pas à nous de le dire. C'est au président de la République. Mais ce n'est pas non. Ce n'est pas non. C'est-à-dire, ce qui compte, c'est le projet. Ce n'est pas forcément le casting. Ce qui compte, c'est l'intérêt des Français. Mais je vous reconfirme que pour être sûr que tout ceci soit mis en œuvre, il vaut mieux que ce soit plutôt un membre de la gauche de responsabilité. Il vaut mieux, mais ce n'est pas une ligne rouge. Il vaut mieux et nous continuons à le demander. Voilà. Vous avez l'air un peu plus optimiste ce matin, je me trompe. Écoutez, je regarde la télé comme vous. Oui.

J'ai vu quand même qu'hier soir, Mme Borne considérait que sa propre réforme. On parlait des rendez-vous à Matignon. Moi, je peux vous dire qu'on était, avec Boris Vallaud et Olivier Faure, trois fois, quatre fois, cinq fois à Matignon pour rencontrer Mme Borne à l'époque de 2023. C'était Niette, Niette, c'était Mme Niette et Mme 49-3. Et là, écoutez, je suis content de voir que pour l'intérêt du pays, pour l'intérêt des Français, il y a cette proposition de suspendre la mesure d'âge, très concrètement, pour pouvoir avancer. Marine Tondelier disait hier qu'on n'a jamais été aussi près d'avoir Matignon. Vous le pensez aussi ? Marine Tondelier essaie de rapprocher tous les points de vue.

Il ne m'a pas échappé qu'hier, elle avait signé deux communiqués de presse contradictoires. Donc, voilà, j'ai beaucoup de respect. On va émettre sur les divisions à gauche, mais juste sur la suspension de la réforme des retraites. Si ce matin, Sébastien Lecornu vous confirme qu'il part sur une suspension de cette réforme, il y aura accord de nous censurer avec le Bloc central ? Il est évident qu'il va nous le confirmer. Je ne vois pas Mme Borne faire cette déclaration hier au journal Le Parisien. On peut la faire en son propre sans être suivi par son foi. Ça, c'est du rêve. Donc, pour vous, c'est qu'il y a du Sébastien Lecornu derrière ? Mme Borne n'a pu s'exprimer que s'il a eu un feu vert.

J'ai bien entendu que le président de la République a découvert ça par hasard. Bon, je ne suis pas né d'ailleurs plus. Donc, pour vous, c'est que Sébastien Lecornu cautionne cette suspension de la réforme de l'Inde ? Bien sûr. Mais bien sûr, parce que tout le monde veut sortir de la crise. Et quand on regarde le coût, c'est un coût, cette suspension. Vous avez chiffré précisément, certains disent 3 milliards, d'autres disent 4. En tout cas, à l'échelle de ce que ça peut représenter, à savoir permettre au pays de fonctionner, je vais vous dire, ça vaut bien moins cher qu'une crise politique qui dure et qui affaiblit notre pays. Vous avez vu quand même les résultats.

Le spread, le taux d'emprunt augmente comme jamais, notamment l'emprunt à sur 10 ans. Donc, il faut en sortir vite et pour en sortir vite, cette mesure est bonne. Juste, puisque vous parlez du coût, ce matin, Yel Brune Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, elle dit que ça la gêne, cette suspension de la réforme des retraites, mais qu'elle pourrait la soutenir si c'est dans un deal global sur le budget. Est-ce que vous allez vers cette solution ? On la suspend, mais derrière, on trouve des financements. Mais c'est ce que nous avons proposé. On n'est pas quand même farfelus.

Nous sommes d'une formation politique qui a gouverné le pays pendant des années dans la cinquième en politique, pardon, la plus révélateur, vu l'instabilité. Donc, on a fait notre travail et pour nous, le coût de cette suspension doit être compensé par des recettes nouvelles, notamment sur les plus hauts patrimoines et les plus hauts revenus. Roland Lescure, le ministre émissionnaire de l'économie, il dit ce matin, modifier la réforme des retraites coûtera des centaines de millions en 2026, des milliards en 2027. Rappelez-moi un peu le chiffre de notre dette publique, 3400 milliards d'euros. Vous disons, on n'est plus à ça près. 3400 d'euros.

Je me dis qu'il faut relancer le pays, il faut faire repartir le pays dans un climat politique apaisé. Il faut redonner confiance aux chefs d'entreprise. Vous savez, moi, j'ai dans ma famille des chefs d'entreprise qui me disent mais nous, on ne bouge pas. Tant que ce n'est pas stabilisé, on ne bouge pas, on ne réinvestit pas. Ce qui veut dire qu'il y a des emplois qui vont disparaître. Ça veut dire que des recettes fiscales ne vont pas rentrer dans les caisses parce que le pays est bloqué. Eh bien, nous, nous vous proposons un déblocage du pays sur le plan économique par une mesure politique qui est attendue par une immense majorité des Français.

Vous êtes prêt à travailler avec Gabriel Attal ? Vous disiez tout à l'heure, je n'ai pas compris si c'était de l'humour, vous disiez que vous aviez confiance dans l'entourage présidentiel. Écoutez, moi, je n'ai pas rencontré Gabriel Attal. Je sais qu'Olivier Ford l'a rencontré. Ils se sont parlés ? Ils se sont parlés ? Ils se sont parlés, ils se sont parlés dans les couloirs de LCI avec d'ailleurs Marine Tondelier qui était aussi présente. Je pense que Gabriel Attal montre qu'il est en train de prendre de l'autonomie par rapport au président de la République.

Je crois que d'ailleurs, il n'a jamais pardonné au président de la République la dissolution du 9 juin 2024 qu'il a mis à terre très concrètement. Et ça s'est vu, y compris physiquement sur Gabriel Attal. Donc, M. Attal comprend qu'il faut encore une fois sortir du blocage. Est-ce qu'il veut être l'homme de la situation ? En tout cas, il peut participer à ce déblocage. La vraie question qui est posée, ce n'est pas M. Attal, c'est M. Macron. Est-ce que M. Macron donne des consignes à ce qui reste de Renaissance ? Parce que Renaissance est devenue un parti groupusculaire, chacun le sait bien, avec des députés qui ne viennent même plus siéger à l'Assemblée nationale.

On l'a vu à la fin de la session dernière. Donc, c'est quelque chose qui part en délitement, manifestement. Est-ce que M. Macron donne des consignes aux uns et aux autres ? Est-ce que le président de la République donne des consignes pour sortir notre pays de l'impasse ? C'est toute la question qui est posée. Juste pour qu'on comprenne bien, si ce matin, Sébastien Lecornu vous dit « On suspend la réforme des retraites », vous sortez de Matignon en disant « On est sur un accord de non-censure ».

Nous sortirons de Matignon en disant que nous voulons des confirmations sur les trois grands sujets qui sont les nôtres, suspension des retraites, vous l'avez dit, de la réforme, pas suspension des retraites, la réforme de Mme Borne, deuxièmement, mesures pour le pouvoir d'achat, troisièmement, justice fiscale. C'est notre trio gagnant. Il avait évoqué une forme de taxation des plus riches et de la justice fiscale avec des baisses d'impôts pour les gens qui sont au-dessus du SMIC. Il a même évoqué l'idée que dans le débat parlementaire, on pourrait aller plus loin. Alors, vous avez bien compris que pour nous, la taxe Zutman était un élément important.

Mais parce qu'elle ramenait beaucoup d'argent, 15 milliards d'euros, selon nous, un vrai rendement politique. S'il imagine d'autres dispositifs qui fassent que, eux ne sont pas les petits qui payent pour les gros, permettez-moi l'expression un petit peu triviale et populaire, eh bien, nous regarderons ça de près. Donc, ce n'est pas la taxe Zutman ou rien. C'est ce que vous nous dites. Exactement. Mais on l'a toujours dit. Il n'y a pas de fétichisme chez nous. Ce qu'on veut, c'est un rendement et qui fasse que le principe, ce ne soit pas de faire payer, encore une fois, les petits. Nous n'avons pas la dissolution compulsive. Nous n'avons pas la démission de M. Macron compulsive.

Nous demandons une cohabitation parce qu'on estime qu'on sera mieux placé pour mettre en oeuvre tout ça que n'importe qui l'autre. Mais nous allons regarder ce qui est proposé. Vous savez, c'est M. Macron qui nomme le Premier ministre. Ce n'est pas votre serviteur. Donc, quand Édouard Philippe, hier, appelle à une présidentielle anticipée après le budget en disant qu'Emmanuel Macron doit préparer sa sortie, vous n'êtes pas sur cette ligne ? Non. Non. Et puis, je m'étonne qu'un ancien Premier ministre, vous me direz, il n'est pas le seul, manifestement, appelle à la démission immédiate ou même différée du Président de la République. Tout d'abord, parce que ce n'est pas constitutionnel.

C'est contraire à l'esprit de nos institutions de la Ve République. Et puis, parce qu'il affaiblit la fonction. Imaginez-vous la situation. M. Macron dit « Je m'en vais au mois de mars 2026 ». Que vaudra sa parole, y compris sur le plan international, dans le contexte terrible qui est le nôtre ? Non. Il ne faut pas affaiblir, je n'ai pas de sympathie particulière pour M. Macron, mais je ne veux pas affaiblir la fonction de Président de la République. Ce serait dramatique, encore une fois, dans la période qui est la nôtre. Et je pense que là, M. Philippe fait une faute politique qui est sûrement liée aux résultats des sondages qui, aujourd'hui, sont mauvais.

Pour lui, en tout cas, il n'est plus la personne recours évidente qu'il était il y a encore... Donc, il est dans un calcul personnel, selon vous ? Je pense qu'il va accélérer le mouvement. Il va accélérer le mouvement et nous, nous ne sommes pas dépendants du bon vouloir et du calendrier électoral de M. Édouard Philippe. L'intérêt de la France... Mais surtout, est-ce que vous êtes prêts, vous, une présidentielle anticipée au PS ? Est-ce que vous êtes prêts s'il y a une présidentielle anticipée ? On ne se pose pas la question. Est-ce que vous avez vu un leader socialiste dire nous voulons une démission ou voire même pire, une distribution, comme le dit LFI de M. Macron ? La réponse est non.

Donc, nous, nous souhaitons que le président de la République aille jusqu'au bout de son mandat parce qu'il est légitime. Les Français lui ont donné cette légitimité, certes par défaut, mais lui ont donné cette légitimité. Et donc, seul lui pourrait imaginer de démissionner. Et je crois que ça amènerait du chaos au chaos. Ce n'est pas souhaitable. Vous dites, on est prêts à gouverner. Mais qui est derrière ce « on » ? Parce qu'on a vu hier des réunions à gauche. Alors, les écologistes étaient d'un côté avec la France insoumise. Après, ils étaient avec vous. La France insoumise et les écologistes appellent la gauche à s'unir. Il y a qui derrière ce « on » ?

Moi, j'ai toujours revendiqué pour le Parti socialiste une responsabilité particulière parce que nous sommes la première force politique à gauche et parce que nous avons déjà gouverné ce pays et que nous avons amené la gauche à gouverner ce pays quatre fois dans la Vème République. Je n'ai pas changé d'avis. Et donc, nous avons des partenaires privilégiés pour gouverner. Europe Écologie Les Verts, les écologistes, le Parti communiste, Place publique, que je n'oublie pas, avec qui nous avons fait campagne, avec Raphaël Glucksmann, en mai et juin 2024. Nous avons aussi des radicaux de gauche. Enfin, je dirais, cette grande famille social-démocrate et écologique doit pouvoir se rassembler.

Et pour ça, il faut clarifier les choses. J'ai bien vu que Mme Tondelier essaye d'être au centre du jeu, y compris en faisant un grand écart, parfois, qui doit lui faire mal aux adducteurs. Mais une fois que cela est dit... Il y a quand même un sujet d'incarnation. Il y a quand même un sujet d'incarnation. Parce que même si vous deviez, si un homme ou une femme de gauche devait aller à Matignon, il y a un sujet d'incarnation. Est-ce que cette idée que ce soit quelqu'un de non-partisan qui aille à Matignon pour incarner la gauche, c'est quelque chose qui chemine chez vous ? Alors, tout d'abord, je ne vois pas ce que ça veut dire qu'un gouvernement technique. Je ne comprends pas.

Un gouvernement technique, il devra quand même passer devant le vote de l'Assemblée nationale, le débat au Sénat. Il y aura bien une confirmation politique. Donc, ce gouvernement dit technique sera finalement un gouvernement politique si c'était le choix du président de la République. Dans toutes les hypothèses, je considère qu'il vaut mieux avoir des politiques à la tête de Matignon. Ça a toujours été le cas. Mais encore une fois, M. Macron, à la main. Mais vous souhaitez que ce soit qui, Olivier Faure ? Si demain, il doit y avoir un Premier ministre de gauche ?

Sur vos plateaux et sur tous les plateaux, j'ai toujours dit que c'était le primus inter pares, le premier parmi ses pères, donc Olivier Faure, qui était le mieux placé, le plus légitime pour pouvoir occuper ses fonctions. Mais Olivier Faure a dit lui-même, mais si c'est l'un des nôtres, il faut accepter. Donc, je prends acte de cette proposition de mon premier secrétaire du Parti socialiste. Je considère que c'est plutôt un socialiste qui devrait être à la tête. – Mais qui, si ce n'est pas Olivier Faure ? – Ah ben, attendez, on n'est pas encore là. Si je suis appelé, peut-être que je réfléchirai. Mais dans toutes les hypothèses… – Pourquoi vous n'avez pas dit non ?

– Dans toutes les hypothèses, dans toutes les hypothèses, vous savez, je ne sonde pas l'esprit de M. Macron qui est très compliqué. Et c'est lui qui est encore une fois, excusez-moi de le répéter pour la xème fois sur votre plateau, à la main de cette désir. – Alors, vous dites, Marine Tondelier, il doit y avoir une clarification. Mais est-ce qu'il ne doit pas aussi y avoir une clarification dans votre camp ? Hier soir, aux 20h de France 2, Olivier Faure a été interrogé sur d'éventuelles alliances avec la France insoumise en cas notamment de législatives anticipées. Il n'a pas dit clairement qu'il n'y aura plus jamais d'alliances avec la France insoumise.

Est-ce que la clarification, elle doit aussi se faire au PS ? – Non, mais nous sommes clairs par rapport à cela. Je veux dire, il n'y aura plus d'accords programmatiques avec la France insoumise. Ce qui a été le cas en 2022 avec la NUPES, ce qui a été le cas en 2024 avec le NFP. Voilà, tout ça, c'est derrière nous. Nous voulons un accord programmatique avec ceux qui ont envie de gouverner. – Mais ça n'empêche pas des candidats communs dans certaines circonscriptions, voire villes ? – Permettez-moi d'aller jusqu'au bout de ma pensée. Qui est allé, qui a accepté de négocier à gauche avec M. Lecornu et le Premier ministre précédent ?

Le PS, le PC, les Verts, Place publique, LFI, LFI ne veut pas négocier. La seule préoccupation de LFI, le seul mentor, c'est est-ce que M. Mélenchon peut être présent au second tour ? C'est leur seul objectif. L'intérêt des Français, excusez-moi, ils s'en moquent complètement. Ils ont une seule préoccupation, c'est Mélenchon ou le chaos, voire peut-être même les deux. Donc dans ce cadre-là, nous n'avons rien à faire avec une extrême gauche que j'ai toujours considérée comme étant partie du paysage politique français, mais qui ne souhaite pas gouverner ce pays, en tout cas pas aujourd'hui, manifestement.

Donc si demain, il y avait une dissolution, ce que je ne souhaite pour notre pays, je souhaite un accord politique qui permette de nous en sortir par le haut, si demain, il y avait une dissolution, il n'y aura pas d'accord programmatique avec LFI, je vous le confirme. – Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas dans certaines circonscriptions des candidatures communes. – Écoutez, des candidatures communes, sûrement pas. Des accords électoraux de second tour qui feraient que à regarder au cas par cas. Mais dans toutes les hypothèses…

– Donc vous pourriez encore demain appeler à voter pour un candidat – Les socialistes reprennent leur totale autonomie et ce n'est pas Mme Panot qui, comme elle l'a dit il y a quelques semaines dans un journal, va nous donner, va nous consentir 100 ou 110 circonscriptions. Ça, c'est une époque révolue. – Et vous avez les moyens de gagner des circonscriptions, de gagner des villes ? – Bien sûr. – Sans accord à gauche, en étant divisé ? – Attendez, sans accord avec LFI, je peux vous dire oui. – Oui, sans accord avec la France insoumise.

– La gauche, la gauche, celle de la responsabilité, je vous l'ai décrite il y a quelques instants et c'est avec elle que nous devons privilégier effectivement ces accords. – Est-ce que vous avez compris la réaction de Bruno Rotaillot dimanche soir qui, après avoir accepté d'aller au gouvernement, finalement a dit qu'il n'irait pas ? – Comment voulez-vous que je comprenne quelque chose qui est incompréhensible ? Je pense que M. Rotaillot est en train de perdre ses bases.

Pourtant, je le connais bien, nous connaissons bien ici, bien évidemment au Sénat, mais on sent que là, il est tiraillé, c'est peut-être la limite de l'exercice, entre son désir de rester à Beauvau, au ministère de l'Intérieur, la pression de M. Wauquiez, la base politique de LR. – C'est d'abord un problème interne, vous voulez dire ? – Ah oui, je pense. Tout cela montre qu'il a certes gagné largement contre M. Wauquiez, mais qu'aujourd'hui, la base n'est plus aussi alignée sur M. Rotaillot qu'elle ne l'était il y a encore quelques temps. – Et sa bisbille avec Bruno Le Maire, vous l'avez analysée comment ? Ça vous a paru une bonne explication ?

– Écoutez, ça me paraît complètement lunaire, cette affaire, je vous le dis. Ce que je sais, c'est que M. Rotaillot a été très critique avec M. Le Maire quand celui-ci était ministre de Bercy, enfin le Mozart de la finance, devenu finalement un joueur de piano mécanique, et quand il était lui-même ici le patron du groupe LR. Donc les relations sont très tendues manifestement et M. Rotaillot n'oublie pas que M. Le Maire a quitté LR. – Après, il n'était pas le seul, les sénateurs étaient très critiques sur le fait que Bruno Le Maire n'était pas souvent au Sénat. – Exactement, c'était vraiment la cible privilégiée du groupe LR mais de l'ensemble d'ailleurs de la haute assemblée. M.

Rotaillot doit retrouver, il doit se ressaisir, je le dis à Bruno Rotaillot encore une fois que je connais bien, il doit se ressaisir parce qu'il y a eu cette déclaration et cette décision de faire tomber le gouvernement de fait, article 8 de la Constitution, démission du gouvernement, mais il y a eu autre chose, il y a eu sa prise de position hier matin suite au résultat de l'élection partielle du Tarn-et-Garonne, de la première transcription du Tarn-et-Garonne. – Pas une voix pour la gauche, dit-il.

– Pas une voix pour la gauche et quand Mme Mabrouk sur ces news lui repose la question, il dit pas une voix pour la gauche mais quelque part il sous-entend que finalement le bon choix c'est d'aller voter pour le candidat – Hier soir, il a dit qu'il laissait ses électeurs libres et que de toute façon ça ne servait plus à rien de donner des consignes.

un rétro-pédalage – Tout en disant qu'il faisait barrage à la gauche – J'étais très choqué parce que cette gauche Mme Bourdonc que je tiens à saluer pour son très bon résultat de premier tour dans une transcription a été députée Mme Valérie Rabault voilà, il ne faut jamais l'oublier Mme Bourdonc elle était la candidate socialiste et à côté d'elle je dirais même contre elle elle avait une candidature LFI vers NFP donc ce n'était pas une candidate plutôt entre les dents LFI d'extrême gauche – Donc Bruno Retailleau aurait pu faire un effort vous voulez dire ?

– Il aurait pu être dans une neutralité bienveillante et il aurait pu éviter de créer un front anti-républicain comme il l'a fait hier et ça je le regrette profondément – Sophie Prima hier soir sur RTL elle n'a pas fermé la porte à une possibilité de gouverner avec le Rassemblement National ça dépend pour quoi faire dit-elle nous n'avons pas que des désaccords avec le RN – Qu'est-ce qu'on appelle l'union des droites ? – Vous pensez que les LR – Parlez en son nom personnel – Il y a un vent mauvais – Vous pensez que les LR vont vers l'union des droites ?

– L'anecdote entre guillemets Retailleau sur la première transcription du Tarn-et-Garonne la déclaration de l'homme Prima et bien d'autres et bien d'autres montrent qu'il y a un vent mauvais qui est en train de souffler sur LR les clins d'yeux de M. Bardella à l'égard du reste de la droite m'inquiètent beaucoup – Une recomposition politique à l'échelle française ?

– Oui oui oui je pense que là l'exemple italien à mon avis est en train d'inspirer une partie de la droite et moi je demande aux gaullistes et je pèse mes mots aux gaullistes de ne pas oublier leurs racines et leurs racines c'est de combattre l'extrême droite quelle qu'elle soit même s'il a un plus beau visage même s'il porte des cravates il faut combattre l'extrême droite – Merci Patrick Cannaire merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin Fabrice la une de l'Est républicain Emmanuel Macron le flou total c'est à la une de votre journal on regarde ce qu'il y a à la une de nos régions et c'est l'heure de notre reportage dans nos régions nous vous proposons une visite exceptionnelle celle d'un site hautement sécurisé celui de Cadarache dans les Bouches-du-Rhône le plus grand centre de recherche et de développement en Europe sur l'énergie nucléaire 2500 salariés et le grand projet ITER un chantier titanesque pour un réacteur de fusion nucléaire les sénateurs s'y sont rendus il y a quelques jours et Clémentine Louise les a suivis un chantier monumental

52:44
Locuteur 4

à moins d'une heure d'Aix-en-Provence dans ce bâtiment les scientifiques d'ITER essaient de reproduire ce qui se passe dans le soleil la fusion nucléaire un défi scientifique et technologique car pour que deux atomes fusionnent il faut atteindre une température de 150 millions de degrés soit 10 fois plus qu'au coeur du soleil une proesse physique possible seulement en respectant une précision exceptionnelle

53:09
Présentateur

il faut absolument que l'alignement soit inférieur au millimètre une tolérance inférieure au millimètre et après on va commencer cet aspect délicat qui va être de souder tout ce petit monde ensemble deux ans et demi de soudure avec 27 robots qui travaillent en parallèle 24 heures sur 24

53:26
Locuteur 4

quelques millimètres en trop ont déjà fait perdre 4 ans à l'avancement du projet le lancement du réacteur devrait désormais avoir lieu en 2039 mais rien n'assure qu'il se soldera par un succès quand on sait que le projet coûte 25 milliards d'euros cela pose question

53:42
Locuteur 5

quand on regarde les budgets d'HITER comparés à l'enjeu c'est dérisoire c'est à dire que c'est un des responsables d'HITER Alain Bécoulé qui cite souvent le prix d'HITER c'est le prix de la coupe du monde de football dans je ne sais plus quel pays du Golfe il l'avait regardé et il dit c'est la même chose quand on compare les enjeux le potentiel de la fusion thermonucléaire pour sortir un peu de l'ornière dans laquelle on est avec les combustibles fossiles et les budgets c'est dérisoire c'est dérisoire

54:13
Locuteur 4

pour Daniel Grémillet auteur d'une proposition de loi sur la simplification dans le secteur économique de l'énergie malgré l'incertitude sur les débouchés d'HITER le projet est déjà une réussite

54:23
Présentateur

en tous les cas le projet HITER de tout ce qu'il apporte déjà avant même sa mise en service a des retombées absolument fabuleuses ce qui m'a le plus marqué c'est que de quelque chose qui était assez abstrait lorsque je suis venu il y a 10 ans et de voir aujourd'hui le projet de dire

54:44
Invité

si c'est possible

54:45
Locuteur 4

si la promesse d'une énergie 100% propre avec très peu de déchets radioactifs séduits produire de l'énergie à grande échelle grâce à la fusion reste encore utopique bien que certains spécialistes espèrent des débouchés concrets avant la fin du siècle

55:00
Présentateur

et on poursuit l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à tour on retrouve Mickaël Texier bonjour Mickaël merci d'être avec nous rédacteur en chef de Val-de-Loire TV Mickaël on parle d'un autre sujet avec vous c'est le ministère de l'agriculture qui a communiqué hier sur le bilan des vendanges en France des niveaux proches du volume déjà faible de 2024 en raison d'une calicule et d'une sécheresse au mois d'août qu'est-ce que ça donne chez vous ?

55:27
Locuteur 7

alors le bilan des vendanges est contrasté en France vous venez de le dire avec des aléas climatiques qui entraînent des conséquences inquiétantes sur les volumes en Indre-et-Loire c'est vrai que les quantités ne sont pas forcément au rendez-vous nous nous sommes rendus sur une exploitation de l'appellation Vouvray à Chancès c'est à l'est de Tours le viticulteur sur place constate une sérieuse baisse de ses rendements habituellement de 52 hectolitres par hectare ils ne seront que de 40 cette année en cause évidemment la sécheresse en période de floraison qui empêchait ses vignes de produire des raisins de taille acceptable on retrouve cette situation un peu partout mais par contre le temps chaud a gorgé les fruits en sucre et le taux d'alcool est beaucoup plus important alors ça pose problème pour les vins blancs pétillants de l'appellation beaucoup moins de problème pour les vins dits tranquilles en fait l'équilibre entre soleil, chaleur, humidité sont les ingrédients d'une belle année et ce sera une belle année pour les Chinons les Touraines ou du côté de Bourgueil par exemple là on est sur des vins rouges on s'attend à des vins de qualité exceptionnelle notamment ce vigneron que l'on a rencontré je vous propose de l'écouter

56:28
Locuteur 3

comme tout s'est bien passé dans la vigne en général tout se passe bien aussi dans le chai parce que les raisins étaient d'une très sain pas du tout de pourriture vraiment magnifique vraiment c'est un vrai plaisir de vinifier ce type de raisin et derrière la vinification ça se déroule tout seul

56:43
Locuteur 7

Allez des vins qui effectivement n'ont pas été touchés par les maladies ou les parasites les quantités sont moindres on le répète mais la qualité sera donc présente beaucoup prédisent que 2025 sera un grand millésime mais espèrent que les volumes seront proches de 2024 2023 ou surtout 2022 pour l'année prochaine

57:04
Présentateur

Merci beaucoup Mickaël Merci d'avoir été avec nous rédacteur en chef de Val-de-Loire TV On regarde ce qu'il y a à la une de nos journaux régionaux Sivon revient à la crise politique qui fait la une ce matin

57:14
Invité

La plupart des quotidiens régionaux font leur une sur cette journée où tout pourrait basculer Les dernières nouvelles d'Alsace se demandent quelles sont les solutions encore possibles pour éviter la dissolution Le spectre de nouvelles législatives plane sur les consultations que mène Sébastien Locarnu pour trouver un accord sur le budget L'idée d'une suspension de la réforme des retraites vous en parle Yoriane est sur la table ces dernières heures et pourrait débloquer les choses

57:38
Présentateur

Emmanuel Macron sous pression

57:39
Invité

Là encore le chef de l'État s'affiche en une de plusieurs quotidiens L'Alsace parle d'un président plus seul que jamais La dépêche du midi évoque un Macron à l'heure du choix pour l'Est républicain C'est un chef de l'État dans un flou total Et puis il y a aussi ceux qui se projettent sur un éventuel échec des négociations Par exemple Midi Libre qui se demande si Emmanuel Macron doit partir Référence au propos d'Edouard Philippe qui a avouqué hier une élection présidentielle anticipée Ça fait d'ailleurs la une du courrier Picard qui titre très sobrement Macron démission point d'interrogation

58:12
Présentateur

Et les Français dans tout ça ?

58:14
Invité

Plusieurs quotidiens donnent la parole à ceux et ils sont nombreux Oriane qui ont du mal à voir clair dans les événements de ces dernières heures Le Progrès parle de citoyens affligés par la crise politique La Voix du Nord fait aussi un point sur l'inquiétude des Français et puis ce joli résumé en titre du bien public c'est un démerdable disait Dijonet

58:34
Présentateur

Bien résumé

58:35
Invité

Dans l'actualité également le quotidien des agriculteurs Le journal L'Union se demande pourquoi la hausse des prix ne profite pas aux éleveurs La situation est en effet paradoxale alors que le prix de la viande ne cesse d'augmenter les professionnels eux ne voient pas la couleur de cette augmentation L'Union a tenté de comprendre ce phénomène en remontant la filière du supermarché à la ferme Résultat certains éleveurs profitent tout de même de l'inflation mais dans leur grande majorité on constate un manque d'animaux disponibles sur le marché Oriane

59:05
Présentateur

On termine on en parle avec Mickaël à l'instant par les vendanges

59:08
Invité

Oui on plonge au cœur des vendanges dans les Pyrénées cette année la production viticole a été revue à la baisse par le gouvernement à cause notamment de l'impact de la canicule du mois d'août la République des Pyrénées suit Thomas un vigneron de la région il constate l'augmentation des difficultés au quotidien pour sa profession c'est-à-dire dans votre journal ce matin

59:26
Présentateur

Merci beaucoup Merci Steve et on va parler évidemment de la crise politique c'est le débat de nos éditorialistes Dernières heures de négociations pour Sébastien Lecornu qui reçoit aujourd'hui notamment la gauche avec un possible bouger sur la réforme des retraites on va parler de tout ça un accord est-il possible ?

On va voir ce que pensent les différents partis avec Gaëlle Fonseca Merci à toutes et à tous Il ne reste plus que quelques heures au Premier ministre démissionnaire pour mener ses ultimes négociations et trouver un compromis pour la stabilité du pays Selon Raphaël Glucksmann l'un de ses visiteurs hier Sébastien Lecornu ouvrirait même la porte à une suspension de la réforme des retraites Mais la guerre des partis semble pour l'instant prendre le pas

1:00:10
Invité

On peut avoir des discussions mais un il faut acter le fait que le gouvernement soit dirigé par un homme qui ne soit pas proche d'Emmanuel Macron Deuxième chose un homme ou une femme de gauche affaiblirait la France Je connais leur programme Leur projet c'est plus de dépenses plus de matraques fiscales c'est plus d'immigration et moins de sécurité Ça n'est pas possible

1:00:33
Présentateur

Sébastien Lecornu a fait savoir que sans entente avec les républicains le seul choix sera un Premier ministre de gauche ou une nouvelle dissolution

1:00:41
Patrick Kanner

S'ils veulent nous accorder leur non-censure je la prends Je pense que le temps est venu effectivement de passer à la gauche On a essayé quand même trois Premiers ministres de droite successifs avec les résultats que chacun connaît désormais

1:00:54
Présentateur

Mais Olivier Faure l'affirme Le gouvernement dans ce cas-là serait bien socialiste et écologiste pour lui mais les droites et gauches profiteraient mécaniquement au Rassemblement national Selon la gauche le président est le seul responsable

1:01:08
Locuteur 4

Quelque part c'est à Macron qu'il faut poser la question Est-ce qu'à un moment il va comprendre qu'il va trop loin que plus personne le suit même son propre camp Le problème peut-être que ça n'est pas nous et peut-être que c'est lui Voilà

1:01:19
Présentateur

En tout cas on va essayer d'être meilleur que Marine Tondelier est prête à recréer le nouveau Front populaire de l'an dernier et à s'associer à la France insoumise LFI qui réclame toujours et uniquement la destitution d'Emmanuel Macron et ne participe pas aux négociations de Sébastien Lecornu Pas de rendez-vous non plus pour le Rassemblement national qui lui a boycotté les discussions à Matignon pour le parti la dissolution de l'Assemblée nationale est la seule solution Et on va en parler avec vous Bonjour Elisabeth Martichoux Bonjour Merci d'être avec nous l'éditorialiste politique et Pierre Jacquemin Bonjour Pierre Bonjour Réa Merci également d'être là directeur de la rédaction de Politis Alors on voit dernières heures de négociations pour Sébastien Lecornu qui reçoit notamment aujourd'hui une partie de la gauche puisque Raphaël Glucksmann a été reçu hier Ça peut aboutir tout ça d'ici ce soir Elisabeth ?

Oh là là Vous avez des ambitions considérables Alors il y a il se passe des choses comme dirait Raphaël Glucksmann hier soir il y a des bougées qui auraient dit il y a encore quelques jours quelques semaines alors là quelques années quelques mois qu'il y aurait l'évocation par Elisabeth Borne qui a porté la réforme des retraites la suspension de cette même retraite de cette même réforme Bon voilà il se passe des choses manifestement la menace qui se précise d'une dissolution éventuellement inévitable fait que le parti socialiste Emmanuel Macron une partie de la Macronie menée par Gabriel Attal bouge sur certains sujets donc voilà quel sera l'aboutissement parce que beaucoup beaucoup de questions demeurent il y a eu l'abondance du 49-3 par Sébastien Lecornu il y a quelques jours aujourd'hui on parle de la suspension de la réforme des retraites il y a encore des éléments à négocier avec la gauche sur la réforme fiscale mais à gauche qu'est-ce qui se passe c'est quand même aussi le bazar parce que nous avons Olivier Faure ce matin donc à 10h à Matignon les écologistes à midi que font les écologistes si vous avez compris vous me le dites ils veulent à la fois rester avec LFI et puis être quand même dans le game et dans le wagon du gouvernement ils doivent choisir les écologistes tout le monde est face à des choix et encore une fois c'est la perspective de la dissolution évidemment qui fait bouger et avec c'est vrai des socialistes qui misent plutôt sur un accord que sur une dissolution voire sur une démission est-ce que du coup les choses peuvent aboutir d'ici ce soir Pierre selon vous ?

1:03:48
Patrick Kanner

En tout cas effectivement comme le disait Elisabeth une chose est sûre c'est que la menace de la dissolution a fait considérablement bouger les choses ou en tout cas fait se rencontrer des personnes qui n'avaient pas forcément envie de se rencontrer les trois blocs qui n'ont absolument pas envie d'une dissolution qui est le bloc central les socialistes et la droite sont en train de tout faire pour que justement il n'y ait pas cette dissolution à l'instant je crois la présidente de l'Assemblée nationale dit qu'Emmanuel Macron n'envisage absolument pas dans ces circonstances de dissolution donc je pense que l'hypothèse de la dissolution est en train de s'écarter et qu'effectivement la grande question et l'équation la plus improbable celle qu'essaye de faire M.

Lecornu depuis plusieurs semaines et qu'il n'a pas réussi à faire et qui est quand même sur la table aujourd'hui c'est de faire en sorte que les demandes de la droite et les demandes de la gauche puissent converger dans un gouvernement aussi court soit-il pour pouvoir porter un budget à l'Assemblée nationale qui est quand même l'urgence absolue du moment parce que je crois qu'il faut qu'il soit déposé à priori autour du 13 octobre pour un vote avant la fin de l'année et donc c'est ça l'urgence du moment c'est comment concilier la droite, la gauche le bloc central pour pouvoir faire aboutir à minima d'ici à la fin de l'année ce budget-là on l'a dit Elisabeth l'a dit tout est possible moi je me souviens il y a encore quelques années 2023 jamais au grand jamais on reviendra sur la réforme des retraites jamais au grand jamais il n'y aura de dissolution de l'Assemblée nationale jamais au grand jamais Michel Barnier ne pourra être défait et censuré bon il y a beaucoup de choses qu'on apprend dans notre constitution dans notre vie politique qui sont en train d'émerger sous nos yeux donc tout est possible on entend parler quand même là aussi d'ici ce soir ou demain matin la possibilité à l'issue des discussions et des négociations avec M.

Lecornu du retour possible on le parle à chaque fois mais là ça pourrait être plus probable que jamais un gouvernement un peu technique un premier ministre technique qui porterait ce budget et qui permettrait aux différents sans coloration politique trop identifiée pour que ni la gauche ni la droite ne puissent censurer a priori peut-être c'est vers ça qu'on va aller ça serait un accord assez décevant quand même je pense pour une partie des oppositions les plus farouches

1:05:48
Présentateur

et vous le disiez le gros bouger de ces dernières heures c'est donc cette interview aux parisiens d'Elisabeth Borne qui dit qu'il faut savoir discuter qu'il faut savoir bouger et qu'il faut parler d'une suspension de sa réforme des retraites alors ça ne suscite pas un enthousiasme débordant dans le camp présidentiel on va écouter Yael Brune-Pivet la présidente de l'Assemblée nationale ce matin sur RTL La question des retraites on sait qu'elle est centrale mais elle doit faire l'objet d'une négociation globale il ne s'agit pas de renoncer aux grandes réformes que nous avons faites je rappelle quand même qu'en ce moment nous sommes le pays européen où l'âge de la retraite est le plus bas et certains pays européens sont dans une pleine réflexion pour augmenter l'âge de la retraite moi ça me gêne et je considère que si on devait aller dans cette direction c'est dans le cadre d'un deal global ça me gêne Yael Brune-Pivet est-ce qu'elle était un peu dans une initiative personnelle Elisabeth Borne ou est-ce que finalement son camp va se rallier à elle ?

Alors et non et non elle n'est pas dans une initiative personnelle on a du mal à imaginer qu'elle n'ait pas évoqué la possibilité de cette interview avec l'exécutif Emmanuel Macron mais je pense que quand vous posiez la question est-ce que ça peut aboutir il ne faut quand même pas déborder d'optimisme parce qu'on entend déjà par exemple Roland Lescure le ministre des Finances des missionnaires expliquer que ça coûte plusieurs centaines de millions à court terme et ne serait-ce qu'en 2027 plusieurs milliards et il faut un budget à l'équilibre donc comment est-ce qu'on suspend une réforme des retraites d'abord techniquement techniquement je crois que la CNAV ne sait pas faire comment vous faites pour suspendre une réforme des retraites par exemple l'augmentation de 100 euros des petites retraites vous ne le faites plus vous ne donnez plus cette augmentation les avantages à qui vous ne les donnez plus on voit à peu près comment on peut arrêter le calendrier mais en réalité il y a plein d'éléments dans la réforme des retraites donc suspendre la réforme des retraites c'est une espèce de mantra c'est un slogan mais techniquement on ne sait pas faire et ensuite comment financièrement on peut arriver à un budget à l'équilibre vous avez bien sûr Patrick Cannaire qui disait sur votre plateau c'est pas compliqué on va prendre aux riches mais si ce qu'on prend aux riches on le met sur les retraites comment on fait pour équilibrer d'autres dépenses qui par exemple une mesure pouvoir d'achat donc tout ça est assez compliqué et par ailleurs ça n'aura pas ça ne peut pas avoir l'adhésion d'un certain nombre de membres du bloc central et notamment de Renaissance il va y avoir effectivement des défections au sein du groupe de Gabriel Attac et d'Horizon on avait l'heure d'Arc je ne parle même pas on disait qu'Edouard Philippe c'était une niroge non mais je parle de Renaissance je ne parle même pas d'Horizon qui effectivement sera extrêmement froid il voulait 67 ans rappelle Edouard Philippe donc je trouve que cette affaire si vous voulez on sent qu'on avance qu'il y a des bonnes volontés mais dès qu'on va arriver à la technique pour finir parce que vous parliez d'un gouvernement technicien ce qu'on pourrait avoir c'est vraiment 2-3 accords minimaux et puis un gouvernement technique on fait passer un budget qui ne plaît à personne mais qui permet disons un minimum de stabilité et puis après les difficultés restent entières mais entières donc si vous voulez on n'est pas au bout du chemin du tout ça bouge mais est-ce que ça débouche pas sûr

1:09:19
Patrick Kanner

c'est une possibilité et effectivement c'est peut-être ce qui aux yeux des français pourrait paraître le plus raisonnable c'est-à-dire que les grandes formations politiques s'accordent pour faire passer un budget mais je pense que c'est compliqué parce qu'il n'y a pas plus politique que la construction d'un budget je veux dire quand on entend Patrick Caner ce matin à votre antenne dire qu'il a trois objectifs dans la construction de ce budget qui est la question fiscale donc la question de la taxe des plus fortunés qui est la question du pouvoir d'achat des français ça veut dire sans doute une réévaluation peut-être du SMIC peut-être a-t-il ça dans sa tête et la réforme des retraites il y a un élément sur trois qui est aujourd'hui quasiment acté ou en tout cas qui semble être une garantie faite par monsieur Lecornu si ça c'est accordé aux socialistes de l'autre côté vous avez la droite qui va être quand même profondément en colère c'est pour ça que oui dans l'idéal possiblement compte tenu d'urgence il faudrait que ces formations politiques s'accordent mais comme le budget est éminemment politique c'est pas la même trajectoire si vous allez dans le sens de la gauche que si vous allez dans le sens de la droite c'est-à-dire quand la droite vous dit moi mon budget je veux moins de dépenses donc moins de recettes et que la gauche vous dit bah non moi je veux un peu plus de dépenses parce que je veux soutenir les bas revenus etc donc ça veut dire plus de recettes dans les caisses de l'État c'est pas les mêmes orientations c'est pour ça c'est quand même la question qui est au cœur c'est celle du compromis on ne sait pas faire des compromis mais on ne sait pas faire des compromis aussi parce qu'on a l'expérience il ne permet pas véritablement les changements ça fait des coalitions un peu molles et souvent ça déçoit ça déçoit parce que parce qu'il n'y a pas de changement au final

1:10:52
Présentateur

on ne sait pas faire des compromis sous-entendu on n'en a jamais fait et anticiper sur l'effet que ça produit sur les français on ne sait pas on n'en a jamais fait la réalité c'est que on a deux inconnus que va faire LR ?

imaginons qu'effectivement il y ait un accord entre le bloc central et les socialistes pour un accord minimal suspension temporisation débat ouvert sur la réforme des retraites avec vote on ne sait pas très bien c'est assez flou aussi finalement la demande des socialistes et ce que peut accepter le groupe Renaissance mais quelque chose sur les retraites effectivement le 49-3 une mesure de justice fiscale une mesure de pouvoir d'achat tout ça dans un équilibre budgétaire qui serait techniquement acceptable par la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel bref on arrive à ça que fait LR ? est-ce que LR ne censure pas ? est-ce qu'il ne sera pas d'accord ?

mais est-ce qu'il accepte de ne pas censurer au moment du vote pour que le budget passe ? parce que les LR ils sont quand même attachés à effectivement le fait que la France soit au minimum crédible économiquement vis-à-vis des marchés et vis-à-vis de l'extérieur et de Bruxelles donc est-ce qu'à ce moment-là ils ne censurent pas ? et ensuite ils continuent à demander le départ d'Emmanuel Macron des législatives anticipées je ne sais pas du tout leur truc compte tenu de la faiblesse aujourd'hui dans l'électorat donc voilà mais passer ce cap du budget est-ce que là il pourrait y avoir une indulgence ?

il reste les filles qui normalement devraient censurer à partir du moment où les socialistes font ami-ami avec une partie du bloc central les écologistes je l'ai dit il faudra qu'ils sortent de leur ambiguïté ils sortiront en penchant du côté de LFI parce qu'ils ont des municipales et que c'est crucial pour eux et ensuite il y a le rassemblement national donc vous voyez l'équation mais est-ce que le parti socialiste peut-être quelques députés écologistes tout le bloc central qui veut être réaliste avec un budget et une indulgence de LR ça passe avec un rassemblement national qui lui censurera sans doute vous voyez on en est là juste Elisabeth sur la stratégie des LR avec allez 72 heures de recul Bruno Retailleau il a bien joué ou il a mal joué dimanche soir ?

il a mal joué il a mal joué il aurait dû attendre quelques heures passer un coup de fil à Sébastien Lecornu lui dire écoute là ça passe pas avec Bruno Le Maire et puis il faut réintégrer Sophie Prima et il aurait peut-être voilà en 24 heures il aurait dû sauter dans la voiture aller à l'Elysée et dire votre gouvernement c'est pas possible vous me le rééquilibrer ou je m'en vais là on a le sentiment que le sénateur qu'on connaît bien ici aujourd'hui ministre de l'Intérieur peut-être un peu manqué de sang-froid avec le souffle de Laurent Wauquiez sur la nuque avec effectivement des remontées de terrain qui commençaient à grincer non il a mal joué parce que dans le fond il a perdu le crédit qu'il avait réussi à construire après plusieurs mois de gouvernement rien n'est jamais définitif en politique mais c'est pas un épisode qui le sert politiquement Pierre

1:14:12
Patrick Kanner

Oui je suis d'accord avec Elisabeth et puis surtout depuis ce moment-là on a le sentiment qu'il y a une partie de la droite du personnel politique de la droite dont les langues se délient de plus en plus c'est-à-dire qu'on entend de plus en plus compte tenu de ce qu'on peut appeler un échec aussi stratégique politique de Bruno Rotaillot j'entends Sophie Privat j'entends ce matin le maire de Cannes expliquer que possiblement compte tenu du fait qu'avec Emmanuel Macron ça n'est pas possible de faire d'accord parce qu'on est d'accord sur à peu près rien il est possible d'envisager des accords avec le Rassemblement National c'est-à-dire que là on est en train de franchir un nouveau pas on l'a vu sur la législative partielle de ce week-end dernier la position un peu compliquée et un peu incompréhensible presque si ce n'est qu'il dit qu'il ne faut pas voter pour la gauche donc il tient de manière plus ou moins implicite le candidat d'extrême droite qui est arrivé au second tour là on est en train d'assister au-delà du bordel ambiant et de la difficulté politique dans laquelle on est et de l'instabilité politique dans laquelle on est on est en train d'assister à quand même à quelque chose d'important je pense d'une partie de la droite qui tend la main à l'extrême droite de Marine Le Pen et inversement j'ai entendu Jordan Bardella qui lui-même tend la main à la droite main qui a été refusée par Bruno Retailleau hier sur le 20h mais quand même le fait que Bruno Retailleau ait échoué laissant quand même une porte ouverte ou en tout cas donnant presque raison finalement à la stratégie qui était celle de M.

Wauquiez et bien les langues se délient vous savez l'électorat des LR est un peu réparti entre trois tiers un tiers qui veut une indépendance totale qui veut reconstruire une droite républicaine un tiers qui voulait un accord avec la Macronie et puis l'autre tiers qui est en train de grossir de plus en plus qui veut lui faire des accords avec Marine Le Pen et c'est à ça qu'on est en train d'assister donc c'est une difficulté de plus qui s'ajoute au bloc central de voir que les LR leur échappent petit à petit pour aller du côté de Marine Le Pen

1:16:03
Présentateur

On a une forme de clarification à gauche les écologistes qui vont devoir choisir et LR aujourd'hui effectivement qui est confronté à un choc des plaques tectoniques une espèce d'épreuve de vérité à mesure que la perspective d'une prise de pouvoir par le Rassemblement National se rapproche et que l'échec du socle commun quand même est patent donc voilà Alors justement le socle commun qui se divise un peu notamment sur Emmanuel Macron après la bombe politique lâché hier par Édouard Philippe on va écouter le maire de Cannes justement David Lysnard membre des LR ce qu'il en disait ce matin sur TF1

1:16:44
Patrick Kanner

Il faut retrouver de la stabilité et de l'efficacité la seule façon c'est de remettre les choses en ordre c'est-à-dire d'avoir une démission programmée pour qu'elle ait lieu avant l'été prochain une présidentielle aujourd'hui en un mois n'a aucun sens mais une présidentielle après des législatives n'a aucun sens non plus parce que le président de la République au cas où il y aurait

1:17:04
Invité

une dissolution c'est pour ça que la dissolution n'est pas la solution

1:17:07
Présentateur

Voilà c'est la petite musique qui monte y compris au sein du bloc central un départ d'Emmanuel Macron alors qu'il n'est pas soutenu par la gauche pour le coup en tout cas pas par les socialistes

1:17:16
Patrick Kanner

qui est soutenu par les socialistes qui est soutenu par Marine Le Pen qui dit plutôt des législatives anticipées mais pourquoi pas si Emmanuel Macron devait démissionner et effectivement la France insoumise c'est vrai que les taux se resserrent quand même beaucoup sur Emmanuel Macron y compris parce que vous avez cité Édouard Philippe qui a un appel à une présidentielle anticipée mais Gabriel Attal dans un tweet dimanche était quand même très très violent vis-à-vis du président de la République en disant qu'il ne comprenait plus ses choix et je pense qu'on est assez nombreux

1:17:46
Présentateur

sur TF1

1:17:46
Patrick Kanner

pendant c'était sur TF1 oui c'est vrai c'était dans le 20h on est quand même nombreux à partager cette idée qu'on ne comprend pas très bien les choix et surtout l'entêtement d'Emmanuel Macron qui semble ne pas vouloir comprendre la situation politique je rappelle quand même même si la gauche n'a pas obtenu une majorité en juillet 2024 elle est sortie en tête des urnes et que quand même la gauche ne cesse de revendiquer on ne nous a pas essayé laissez-nous tenter de voir si on est capable de faire voter un budget de ne pas être censuré de manière aussi rapide je vous rappelle que c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Emmanuel Macron n'avait pas nommé Lucie Casté c'était parce qu'il était quasiment persuadé qu'elle serait la seule à pouvoir être censurée très très rapidement donc c'est vrai que comme l'étau se resserre autour d'Emmanuel Macron comme Emmanuel Macron apparaît de plus en plus seul c'est pas illogique quelque chose qui était impensable auparavant c'est-à-dire demander la démission d'Emmanuel Macron vous savez quand la France Insoumise met la destitution du Président de la République tout le monde sait que ça n'est pas possible et que ça n'aboutira absolument pas mais ça veut dire que c'est cette petite musique qui monte et qui rend crédible cette possibilité et cette option-là des voix comme Valérie Pécresse comme le maire de Cannes David Lissnard d'autres comme Édouard Philippe c'est vrai que ça paraissait improbable que ces personnalités-là en arrivent à là à ça moi je pense que effectivement ça pose une question institutionnelle je ne sais pas si ça met en difficulté les institutions qui sont déjà franchement instables aujourd'hui je ne crois pas qu'on appelait au peuple ça soit contraire à l'esprit de nos institutions au contraire on est dans une situation de blocage je pense qu'il serait tout à l'honneur du Président de la République que de considérer qu'il est le problème et que donc du coup il doit remettre son mandat en jeu

1:19:23
Présentateur

est-ce que le fait que ça vienne de son camp ça peut renforcer justement ces demandes d'Elisabeth c'est ça c'est la rigueur qu'il se dit ça vient du RN et de les institutions c'est ça qui est spectaculaire vous avez raison parce que la demande de départ d'Emmanuel Macron c'est un réflexe du Rassemblement National et de Jean-Luc Mélenchon là le fait que ce soit Édouard Philippe qui le formule alors il prend quelques précautions il emballe un petit peu c'est-à-dire d'abord un budget et ensuite on ne pousse pas la démission mais on demande à Emmanuel Macron d'anticiper de planifier l'organisation d'une présidentielle qui permette et ça c'est important qui permette qu'une campagne dure plusieurs mois pour purger les fameux débats de réformes structurelles donc que les français aient le temps de comprendre quels sont les enjeux et qu'ils les tranchent enfin parce qu'aujourd'hui une présidentielle anticipée avec une campagne pardon riquiqui ça ne réglerait rien aucune des passions aucun des débats ne serait réellement arbitré par les français donc c'est ça qui est important aussi dans la proposition d'Edouard Philippe c'est une présidentielle par exemple dans un an ça le fait qu'Edouard Philippe qui a été premier ministre d'Emmanuel Macron le formule c'est un tabou extraordinaire qu'il brise d'abord parce que évidemment c'est une insulte faite du point de vue d'Emmanuel Macron à la chance qu'il a donné à Edouard Philippe rappelez-vous il procède de moi c'est moi qui l'ai choisi c'est moi qui l'ai viré aussi et ça évidemment ça a beaucoup traumatisé Edouard Philippe Edouard Philippe qui est l'homme des 80 kilomètres de l'âge pivot à 64 ans il n'a pas fait que on va dire il n'a pas pris que des initiatives politiques positives quand il était premier ministre mais bref c'est passé maintenant encore une fois il traumatise une partie du macronisme en rompant de cette façon là avec le président de la république qui encore une fois l'a nommé premier ministre mais est-ce qu'il a tort parce que c'est ça le plus important est-ce qu'on peut s'en sortir dans le fond sans en passer par des échéances précipitées sachant que ce qui est intéressant c'est qu'il ne faudrait pas qu'elle le soit parce que une dissolution ou une présidentielle avec une campagne très brève à mon avis ça peut ne pas aboutir et donc le remède serait pire que le mal donc réfléchissons à ça plutôt qu'une fin de quinquennat qui soit un peu pourrissante si vous voulez une organisation présidentielle où on prendrait le temps avec dans le fond moi je ne défends pas Édouard Philippe je dis l'arrière-pensée je pense un président qui sortirait aussi peut-être par le haut plutôt que d'être poussé inculé au pire pour lui mais vous pensez qu'Emmanuel Macron il est dans cette stratégie plus on pousse Édouard Philippe pardon Emmanuel Macron moins il a envie de le faire mais à un moment il n'est peut-être pas

1:22:31
Patrick Kanner

je partage ce que dit Elisabeth et d'autant plus qu'on ne se souvient peut-être pas mais la campagne présidentielle a été la précédente campagne présidentielle on a été un peu frustré de ne pas avoir émergé un débat il n'y a pas eu véritablement de débat présidentiel le projet d'Emmanuel Macron était assez peu lisible assez peu clair et que ça a été un des problèmes de cette campagne présidentielle c'est aussi peut-être la grande confusion ou je ne sais pas comment le dire qui a fait émerger le nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron mais je vous l'ai dit tout à l'heure on ne pensait pas que la réforme des retraites puisse être contestée y compris par le clan présidentiel on ne pensait pas non plus qu'Emmanuel Macron ou en tout cas on disait qu'Emmanuel Macron était absolument certain de ne pas vouloir dissoudre l'Assemblée nationale il l'a fait en juin 2024 on ne pensait pas non plus que monsieur Barnier serait censuré enfin je veux dire il y a beaucoup de choses dont on pense qu'il n'est pas possible on pense qu'il n'est pas possible qu'Emmanuel Macron nomme un premier ministre de gauche dans quelques jours il semble commencer à y réfléchir peut-être une personnalité qui pourrait satisfaire la gauche donc écoutez la démission si à un moment donné l'étau est tellement resserré sur lui qu'il n'a plus aucun soutien nulle part et visiblement il va commencer à en manquer quand même des soutiens forcément la question devra se poser

1:23:45
Présentateur

d'autant qu'il y a le Brune Pivet juste pardon une petite information Olivier Faure a dit il y a quelques instants que Sébastien Lecornu allait faire un point d'étape donc il est possible que le premier ministre prenne la parole il prendra la parole avant les réunions avec la gauche voilà 9h30 exactement juste avant de recevoir le parti socialiste qui est donc reçu à 10h un peu comme il avait fait vendredi dernier le dernier jour des négociations et c'est là qu'il avait annoncé du coup renoncer au 49-3 est-ce que ça veut dire qu'il peut annoncer la suspension de la réforme des retraites en tout cas tic tac tic tac il a jusqu'à ce soir cette mission impossible il peut annoncer la suspension de la réforme des retraites il peut annoncer des négociations sur la réforme des retraites la suspension s'il procède de la même façon il veut créer un électrochoc comme avec le 49-3 effectivement il veut dire voilà nous on en est là on prend nos responsabilités maintenant il reste quelques heures moi je suis un homme de mission je suis un moine soldat le président de la république veut que ce soit tranché je vous prends un témoin maintenant c'est la gauche qui vient me voir et ce soir on saura si on est arrivé à un accord c'est intéressant pour lui effectivement de mettre chacun devant ses responsabilités il a passé les premières 24 heures maintenant il va passer les dernières heures à négocier avec la gauche et ce soir il en rendra compte à l'Elysée on imagine que le convoi partira de Matignon et ensuite est-ce qu'Emmanuel Macron prend la parole ce soir ou vendredi ou dimanche c'était un petit peu les rumeurs pour l'instant il ne veut pas apparaître comme mettant les mains dans le cambouis mais on sait que de son côté aussi il cherche une solution il cherche des hommes il cherche le qui aussi pendant que Sébastien Lecornu lui cherche le quoi

1:25:33
Patrick Kanner

mais quelle séquence quand même c'est quelle séquence politique qu'on est en train de vivre et c'est vrai que moi je me pose quand même la question de qu'est-ce que la constitution française qu'est-ce que l'esprit de la 5ème République n'a pas anticipé n'a pas pensé pour qu'on en soit dans ces circonstances de blocage institutionnel de blocage politique et c'est là où je me dis peut-être que l'année et demie qui nous reste jusqu'à l'élection présidentielle s'il ne devait pas y avoir de démission du président de la République devrait nous permettre ça a été un engagement du président de la République d'ailleurs devrait nous permettre de nous interroger sur nos règles institutionnelles je ne sais pas s'il faut passer à une 6ème République mais en tout cas repenser l'esprit de nos institutions repenser les règles du jeu démocratique pourrait permettre justement là un esprit collectif de l'ensemble des bords politiques de réfléchir à ces nouvelles règles parce que je pense que ce qui se passe là je pense que ce n'était pas pensé quand la constitution française a été écrite et je pense qu'on est face là justement à un blocage qu'on doit débloquer et que de nouvelles règles pourraient voir le jour avant d'ici à 2017

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Présentateur

On suivra évidemment cette journée qui s'annonce encore riche politiquement Toutes les heures il se passe quelque chose Toutes les heures vous êtes gentil Elisabeth Toutes les demi-heures il se passe quelque chose On termine par l'histoire du jour On va dans la Manche en ces temps de crise politique de morosité, d'inquiétude on va se détendre un peu Est-ce que vous connaissez le yoga du rire ? Ah non Non Moi non plus je vous l'avoue je vous explique à quoi elle ressemble Vous avez une séance en direct ?

Je vais vous expliquer Vous pouvez la faire chez vous si vous le regardez C'est à Agneau c'est une commune de la Manche Alors d'abord la règle du yoga du rire c'est il ne faut pas attendre qu'on vous raconte des blagues le but du jeu c'est de rire sans raison Pendant la séance interdiction de parler Premier exercice proposé dans cette salle de la Manche c'est se promener dans la salle et dès qu'on rencontre quelqu'un il faut simuler le rire avec la personne On pourrait essayer tout à l'heure sur le bateau et du coup les faux rires se transforment en faux rires La suite de la séance c'est encore plus déconcertant tout le monde s'allonge au milieu sur une salle dans la salle sur un tapis et là ça part carrément en soirée pyjama et comme on parle de yoga quand même ça se termine par une séance méditation et expression du ressenti c'est super complet alors si on en croit les participantes parce qu'il y a 27 femmes et un homme c'est pas très très paritaire le yoga du rire ça fait énormément de bien ça met de la lumière dans le coeur disent-elles et la conclusion est donnée par une participante le ridicule ne tue pas on essaiera c'est quoi la première étape on se croise et on se marre on se marre et sans se raconter de blagues et sans parler en fait voilà exactement allez on teste ça tout de suite mais nous on n'a pas besoin de ça en rire non exactement merci à tous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat