Le ministre de l'Economie Roland Lescure face à la flambée des prix des carburants
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 20 %Défensif 35 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Bonsoir.
- 1:07RelanceRéponse partielle
Donc ce n'est pas la guerre qui explique cette croissance à 0% ?
- 1:22FerméeÉludée
Ça veut dire que vous tablez toujours sur une croissance de 0,9% en 2026, où on peut déjà mettre une croix dessus ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Autre mauvaise nouvelle, c'est l'inflation qui repart à plus de 2,2% en avril sur un an en France.
- 3:00FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il n'y aura pas de coup de pouce particulier du gouvernement pour les bénéficiaires du SMIC ?
- 3:35FerméeRéponse directe
Donc au moins 2%, pas plus pour autant, pas de coup de pouce.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Alors indéniablement c'est une pause. »
- 0:22Invité politiqueFait
« L'économie française au premier trimestre a marqué une pause. »
- 0:28Invité politiqueFait
« Consommation, investissement, exportation, on a exporté des paquebots, des Airbus, etc. »
- 0:39Invité politiqueFait
« On a eu un hiver clément. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Quand l'hiver est clément, on consomme moins d'énergie et ça, ça impacte négativement la croissance. »
- 1:03Invité politiqueFait
« On a moins d'investissement prévu. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Il y a aussi l'effet de ce qu'on appelle le cycle électoral. »
- 1:07Invité politiqueFait
« On était juste avant les élections municipales. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Ce que dit l'INSEE dans sa prévision, ce qu'on appelle l'acquis de croissance. »
- 1:35Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire la croissance engrangée à la fin du premier trimestre, parce que je le répète, on a fait une bonne fin d'année, est à 0,5%. »
- 2:22Invité politiqueChiffre
« Vous savez que l'inflation en France était à moins de 1% en fin d'année. »
- 2:24Invité politiqueChiffre
« Elle est aujourd'hui effectivement au-dessus de 2% dans les premières estimations sur le mois d'avril. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Je vous l'avais dit, l'essence a monté. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Le prix du transport aérien a monté aussi. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« Non, mais vous savez que le SMIC a augmenté de 1,2% de manière mécanique, là encore au 1er janvier. »
- 3:08Invité politiquePromesse
« Et si ce chiffre se confirme le 13 mai, on aura au 1er juin une augmentation du SMIC d'au moins 2%. »
- 3:16Invité politiqueChiffre
« Ça veut dire qu'en 6 mois, 5 mois en fait, on aura eu une augmentation du SMIC de plus de 3%. »
- 3:55Invité politiquePromesse
« Si vous faites plus de 8000 km par an, si vous faites 15 km pour aller travailler à l'aller puis au retour, vous aurez une aide qui représente à peu près 20 centimes du litre sur 3 mois. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Vous savez que, grâce d'ailleurs à l'action du G7, on a libéré assez vite, dans le courant du mois de mars, des socs stratégiques. »
- 5:18Invité politiqueFait
« J'en profite pour saluer la décision de Total de plafonner le prix de l'essence, y compris dans ces périodes de pont, 2,09 pour le diesel. »
- 6:40Invité politiqueChiffre
« Ce matin, en moyenne, on était à 2,21 sur le diesel. »
- 7:03Invité politiqueChiffre
« Ce matin, elles étaient à 97% parfaitement approvisionnées. »
- 8:36Invité politiqueFait
« Pour simplifier, le pétrole, en France, c'est trois acteurs. »
- 8:47Invité politiqueFait
« Les raffineurs, aujourd'hui, gagnent plus d'argent qu'ils en ont gagné. »
- 9:54Invité politiqueFait
« Je soutiens ce projet de loi parce qu'il est extrêmement concentré sur artisans, boulangers, artisans, fleuristes. »
- 10:09Invité politiqueFait
« Et pour moi, ça reste effectivement un jour particulier qui est un jour férié, pas comme les autres. »
- 10:59Invité politiquePromesse
« À condition qu'ils soient volontaires, expressément, par écrit, qu'ils soient payés deux fois le salaire habituel. »
Temps de parole
- Roland Lescure76 %
- Présentateur21 %
- ?3 %
≈ 19,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Notre invité exceptionnel dans RTL Soir est le ministre de l'économie Roland Lescure. Bonsoir. Bonsoir. Alors la mauvaise nouvelle est tombée ce matin, c'est un 0, 0% de croissance au premier trimestre selon l'INSEE. L'économie française est en panne, on entre dans le dur, dans la crise.
Alors indéniablement c'est une pause. L'économie française au premier trimestre a marqué une pause. Après, il faut le souligner, un très bon second semestre, donc la fin de l'année 2025 avait été bonne. Consommation, investissement, exportation, on a exporté des paquebots, des Airbus, etc. Et c'est vrai que le premier trimestre de cette année, la croissance s'arrête, elle marque une pause. Il y a des raisons exceptionnelles. On a eu un hiver clément. Quand l'hiver est clément, on consomme moins d'énergie et ça, ça impacte négativement la croissance. Ça ne durera pas. Ce sont ce qu'on appelle des variations saisonnières.
Donc ce n
'est
pas la guerre
?
Et il y a les premiers effets. Clairement, le mois de mars,
la
guerre on sait, date du 27 février. Le mois de mars, c'est évidemment compris dans le premier trimestre. Donc il y a sans doute des premiers effets, notamment sur les comportements de consommation, d'investissement. On a moins d'investissement prévu. Il y a aussi l'effet de ce qu'on appelle le cycle électoral. On était juste avant les élections municipales. Donc l'investissement en dur, en travaux publics, des collectivités territoriales a eu tendance à baisser. Donc il y a des effets exceptionnels qui, on l'espère, vont être compensés. Et puis il y a des premiers effets de la crise. Et ça, il faut l'avoir en tête, effectivement.
On
l'espère, vont être compensés. Ça veut dire que vous tablez toujours sur une croissance de 0,9% en 2026, où on peut déjà mettre une croix dessus ?
Non, il n
'y a
pas de raison de mettre une croix sur quoi que ce soit. Ce que dit l'INSEE dans sa prévision, ce qu'on appelle l'acquis de croissance. C'est-à
-dire
la croissance engrangée à la fin du premier trimestre, parce que je le répète, on a fait une bonne fin d'année, est à 0,5%. Il reste trois trimestres.
Donc
si la croissance interrompt sa pause et reprend dans les deux, trois trimestres qui viennent, il n
'y a
aucune raison pour qu
'on
mette les choses à plat. Ce qui est important, évidemment, de comprendre, je pense que vos auditeurs le sachent, c'est que le conflit aujourd'hui est très incertain, intensité, durée. Et donc il faut suivre ça de très près. Et s'il faut adapter nos prévisions, on le fera. Mais à ce stade, il n
'y a
pas de raison de le faire.
Autre mauvaise nouvelle, c'est l'inflation qui repart à plus de 2,2% en avril sur un an en France. C'est directement lié à l'énergie, dont le coût grimpe de 14,2%. Il y a un risque de nouvelle spirale infernale de l'inflation. On doit s
'y
préparer
?
Non, on n'en est pas là. On n
'en
est pas là, loin de là. Vous savez que l'inflation en France était à moins de 1% en fin d'année.
Elle
est aujourd'hui effectivement au-dessus de 2% dans les premières estimations sur le mois d'avril. 2
,2%, c'est un peu une mauvaise surprise. Ça devait être un petit peu plus faible. Je
m'attendais à moins et on s'attendait à moins effectivement. L'INSEE était plutôt aux alentours de 2%. On s'attendait à ce que ça monte en revanche. Je vous l'avais dit, l'essence a monté. Le prix du transport aérien a monté aussi. Les billets ont monté, on le sait, on l'a vu. Donc on s'attendait à ce que ça monte. Alors à toute chose, malheur est bon, si ce chiffre est confirmé le 13 mai,
on
aura automatiquement une augmentation du SMIC le 1er juin. Ça c'est le modèle social français, il a du bon.
Parce qu'il
y a
une indexation, mais il n
'y
aura pas de coup de pouce particulier du gouvernement pour les bénéficiaires du SMIC.
Non, mais vous savez que le SMIC a augmenté de 1,2% de manière mécanique, là encore au 1er janvier. Et si ce chiffre se confirme le 13 mai, on aura au 1er juin une augmentation du SMIC d'au moins 2%. On verra les chiffres exacts. Ça veut dire qu'en 6 mois, 5 mois en fait, on aura eu une augmentation du SMIC de plus de 3%. C'est le modèle social qui fonctionne. Il n
'y a
pas un pays dans le monde dans lequel ça arrive, ça. Donc ça veut dire que les faibles rémunérations sont protégées contre la hausse de l'inflation. Il faut quand même le saluer.
Donc au moins 2%,
pas
plus pour autant, pas de coup de pouce.
Non, vous savez qu'on suit la situation notamment du côté du carburant de très près. On a annoncé un certain nombre d'aides qui sont en place pour le mois d'avril. On a annoncé la semaine dernière un certain nombre d'aides supplémentaires. Pour le mois de mai, on a
prolongé
les pêcheurs, les transporteurs routiers, les agriculteurs. On a inclus le BTP dans les secteurs aidés. Et on a annoncé une aide grand rouleur. Si vous faites plus de 8000 km par an, si vous faites 15 km pour aller travailler à l'aller puis au retour, vous aurez une aide qui représente à peu près 20 centimes du litre sur 3 mois. 3
mois, donc ça va jusqu'au mois ?
Avril, mai, juin.
Voilà, genre, et après ?
Vous
allez les
reconduire ces aides ?
Vous
allez dire, on verra. En fait, à chaque mois suffit sa peine. On regarde l'évolution du conflit, l'impact sur l'économie française. Et on adapte un dispositif. On est agile. On ne recule devant rien. On l'a fait pour des secteurs particulièrement touchés. On ne veut pas de taille unique. On ne veut pas de mesures qui arrosent tout le monde, si je puis dire. Ce que nous demandent certaines oppositions dans le Rassemblement National ou la France Insoumise. Parce qu'on considère qu'il y
a
aujourd'hui des secteurs qui sont en première ligne. Il
y
a des gens qui ont plus besoin d'aide que d'autres. Et moi, je ne souhaite pas aider tout le monde. L'euro public, vous le savez, il est rare. Donc, je préfère le concentrer sur ceux qui en ont le plus besoin.
Mais est-ce que ce discours, il sera encore tenable si le baril atteint 130, 140, 150 dollars ? Cette nuit, il a franchi la barre des 125. Il est redescendu à 115 ce soir. Est-ce que vous pourrez continuer à tenir ce discours en cas de forte hausse ?
Non, mais c'est pour ça qu'il faut regarder les choses de très près. Vous savez que, grâce d'ailleurs à l'action du G7, on a libéré assez vite, dans le courant du mois de mars, des socs stratégiques. Qui ont permis à l'époque, le baril qui était à 125 en quelques heures, de redescendre aux alentours de 110 à l'époque. Vous l'avez dit, il est très volatile. Et cette volatilité du cours du baril, d'abord, elle se traduit à la pompe. Et donc, il faut qu
'on
surveille ça. J'en profite pour saluer la décision de Total de plafonner le prix de l'essence, y compris dans ces périodes de pont, 2,09 pour le diesel.
C'est la petite
opération marketing promotionnelle ? Non, non, non, non, non. Non, c'est pas ça ?
Non, vous savez, en France, il y a peu de pays qui peuvent se targuer d'avoir ce qu'on appelle une major. C'est-à
-dire
une compagnie pétrolière intégrée, qui fait de la production, qui fait du transport, qui fait du raffinage et qui fait de la distribution. Et cette position privilégiée, évidemment, a permis à Total de gagner de l'argent ailleurs. Nigéria, Angola, là où ils produisent du pétrole. Et ça, ça leur permet, et c'est ce que le Premier ministre avait demandé d'ailleurs hier, que face à des résultats exceptionnels, ils ont été publiés par Total, on ait des mesures exceptionnelles qui permettent de se retrouver au niveau de la pompe. Donc, je salue la décision de
Total.
Mais ça vous suffit, cette décision, d'ailleurs, ce sont eux qui décident du prix, 1,99€ pour le litre de gazole, 2,25€, je crois, pour le litre, non, ça c'était pour l'essence, le premier et l'autre pour le litre de gazole. Ça vous suffit qu'ils décident, voilà, d'un petit ristourne, vous n'êtes pas maître de la situation.
Je
vous pose la question, bien sûr, parce qu'il y a des pressions pour taxer les fameux
profits, sur profits de Total.
On a eu l'occasion de le dire, on verra, on ne s'interdit rien. Mais ça, je dirais, c'est une discussion pour le budget. À l'automne, on verra d'ici là. En attendant, j'ai regardé, je regarde le prix tous les matins, j'ai une cellule de crise, on regarde le prix tous les matins. Ce matin, en moyenne, on était à 2,21 sur le diesel. Et au-delà, dans certaines stations, évidemment, entre 2,21 et 2,40. Au total, on sait que là, dans les trois jours qui viennent, ce sera des 0,9. Donc, c'est quand même...
Alors, c'est
juste l'opération pour les ponts, c'est ça. C'est 2,09, c'est uniquement pour les...
Vous savez que c'est des moments où ça circule beaucoup. D'ailleurs, ça crée un défi pour moi, parce qu'on regarde aussi les approvisionnements. Et donc, nous, on s'est assuré que les stations soient bien approvisionnées. Ce matin, elles étaient à 97% parfaitement approvisionnées. Tant mieux, on est à la veille d'un pont. Et on va suivre ça de très près, parce que
l
'essence est chère, mais il faut aussi s'assurer qu'on a des essences dans les stations.
Vous avez une idée de ce que ça coûte, à total, ce genre d'opération
?
Non. En
millions, en dizaines de millions, en centaines de millions, en milliards
?
Non, en fait,
vous le savez, moi, je ne rentre pas dans le détail des entreprises les unes après les autres, même s'il leur arrive de rendre des comptes, notamment dans la représentation nationale. Ce que nous, on regarde, c'est les marges. On essaye d'estimer les marges des distributeurs pour s'assurer qu
'il
n
'y a
pas d'excès. Et à ce stade, je peux vous dire, un, que dans l'immense majorité des distributeurs, il n
'y a
pas d'excès. Et que par ailleurs, on a vu,
au
moment du premier plafonnement, l'impact agrégé sur les marges des distributeurs. Donc, il y avait clairement un distributeur, total pour ne
pas
le citer, qui reniait sur ses marges pour baisser les prix. Et on verra, dans les jours qui viennent, on va là aussi suivre les distributeurs. Je les rencontre la semaine prochaine avec ma collègue de l'énergie, Maude Bréjon. On garde ça de très près, parce qu
'aujourd
'hui,
il
ne
faut
pas se leurrer. Cette crise, elle nous coûte. C'est une crise qui
donne
de l'argent aux pays producteurs et en demande aux pays importateurs. Nous,
ce
qu'on veut, c'est que ce coût, il soit justement réparti, qu'il n'y
en
ait pas qu'on profite. À ce stade, ce n'est pas le cas. Mais ça a été dit, je vous le redis. Quand c'est monté, c'est monté vite, à la pompe. Quand ça baisse, il faut que ça baisse vite, à la pompe également. Et je pense que Total s'y est engagé aussi. Et les distributeurs, d'ailleurs, c'est ce qu
'ils
nous disent aussi, mais la confiance n'exclut pas le contrôle, on va s'en assurer.
Et pour la taxation des surprofits, donc, vous refusez d'en parler dans le budget ?
Non,
non,
j'ai dit on exclut rien, on va travailler.
On
exclut
rien, ça ne veut pas dire qu'on autorise. Non, mais
vous savez ce qui se passe aujourd'hui ? Pour simplifier, le pétrole, en France, c'est trois acteurs. Les distributeurs. Les marges sont extrêmement faibles, on le sait, on verra, mais ça, on peut les surveiller. Il
y
a les raffineurs. Et c'est vrai que les raffineurs, aujourd'hui, gagnent plus d'argent qu'ils en ont gagné. En fait, vendus en France, qui est raffiné ailleurs, Belgique, Pays-Bas, donc j'ai demandé à la Commission européenne de regarder, effectivement, les marges des raffineurs au niveau européen, pour voir si, ou non, on doit mettre en place des fiscalités exceptionnelles.
Notamment pour le kérosène, le kérosène l'a doublé,
alors que le prix de pétrole n'a pas
doublé.
Il ne
faut
pas se torrer. En France, on ne produit pas de pétrole. Et en Europe, d'ailleurs, on ne produit pas de pétrole. Ou très peu. En Norvège, au Royaume-Uni, mais pas en Europe. Et donc, cette manne, elle existe, liée à la crise dans le golf, mais elle existe pour les pays producteurs. C
'est un
coût pour la France. Donc, nous, on est là pour s'assurer que personne
n
'en profite. Mais en revanche, c'est un coût qu'il faut justement répartir, concentrer sur ceux qu
'on
a le plus besoin. Mais j'allais dire, c'est malheureusement un coût pour nous tous et pour nous toutes, et on le voit dans la croissance aujourd'hui.
On parlait du pont du 1er mai, où on va pouvoir donc payer l'essence, enfin le diesel 2,09 chez Total. Le gouvernement a présenté en Conseil des ministres hier un projet de loi pour fixer le cadre du travail des salariés le 1er mai, mais ce ne sera pas applicable demain. Quelle est votre recommandation pour les fleuristes, par exemple
? Bon,
d'abord, moi, je soutiens ce projet de loi parce qu'il est extrêmement concentré sur artisans, boulangers, artisans, fleuristes. Vous savez, moi, j'ai grandi dans une famille communiste. Le 1er mai, c'était sacré. Et pour moi, ça reste effectivement un jour particulier qui est un jour férié,
pas
comme les autres. Et donc, je suis extrêmement sensible au fait qu'une évolution de la réglementation, et notamment pour les artisans, boulangers, artisans, fleuristes, on peut tous comprendre, y compris les syndicats, d'ailleurs, pour
les
raisons pour lesquelles on le ferait. Je crois au dialogue social, il est important qu
'on
prenne notre temps. Voilà, maintenant, les inspecteurs du travail, vous le savez, sont indépendants, ils feront leur travail. Je pense que les artisans boulangers et les artisans fleuristes peuvent ouvrir.
Et je
dirais, ça a sans doute du sens qu'ils ouvrent. On le sait, on aime bien acheter notre baguette et nos croissants le 1er mai au
matin.
On va acheter du muguet, alors il est vendu dans les rues, souvent par des militants d'ailleurs,
c'est
-à-dire la partie dont mes parents étaient membres. Voilà, donc sans aller chez le fleuriste, on peut trouver du muguet et l'offrir à ses proches.
Vous avez dit, je pense que les boulangers peuvent ouvrir sans avoir de problème, en embauchant également leurs salariés.
C
'est ça
que vous dites
?
Alors,
attention, à condition qu'ils soient volontaires, expressément, par écrit, qu'ils soient payés deux fois le salaire habituel. Ça
reste
interdit pour le moment.
Oui, mais la réalité, c'est quand vous regardez les années qui viennent de s'écouler, l'habitude était que c'était toléré.
On
est en France, en fait. On a plus de lois que nulle part ailleurs, puis on a tendance à les appliquer avec une certaine forme de tolérance. Et cette loi était appliquée avec une certaine forme de tolérance. Il y a eu, je pense, cinq ou six boulangers sanctionnés l'année dernière, ce qui a créé un débat.
Et
finalement, ils n
'ont
pas payé d'amende. Mais effectivement, ça a
créé un
débat. Comme on aime à les avoir. Moi, je pense qu'il faut à la fois, pour ce 1er mai un peu exceptionnel d'entre deux, qu'il faut qu
'on
fasse preuve de jugement, tous et toutes, et surtout qu'on sécurise juridiquement les boulangers et les fleuristes pour l'année prochaine. Mais moi, j'étais à Washington il y a 15 jours. On parlait de la guerre en Iran. Et je dois vous avouer que quand j'ai dit à mes collègues, quand j'ai dit au Bakir Centro,
que
le gouvernement, à un moment, il avait été envisagé qu'il tombe parce qu'on pourrait ou pas acheter notre baguette au 1er mai, ça apparaissait quand même assez
français.
Même si ça va un petit peu plus loin que ça, comme débat. Oui, c
'est pour ça d'ailleurs, ça a été plus loin.
Merci beaucoup Roland Escure d'être venu dans RTL Soir.
Roland Lescure