Prison, prostitut*on, voyous...De l'assass*nat de sa mère au grand banditisme
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:18Muriel FerrariFait
« Je pense que la prison m'a sauvé la vie à 15 16 ans parce que j'avais jamais eu de cadre. »
- 33:48Muriel FerrariChiffre
« J'ai fourni les fiches de paye pendant 18 mois. »
Temps de parole
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J'ai eu un gamin à 14 ans. Laisse la faire ce qu'elle veut, elle finir comme sa mère. Et après, je suis venu faire le taper à plein temps à Lyon. J'ai commencé par faire la grêpe de la fin 27 jours. Après, j'ai mangé les fourchettes. Donc il lui a donné un rendez-vous. Il a toujours été attiré par ces gens-là. Tu m'aurais présenté un mec, je t'aurais dit me plaît pas. Tu m'aurais dit il a fait 20 ans. D'un coup, je seul coup c'était l'amour. Parce que nous les femmes, on est con. On s'imagine qu'un mec parce qu'on va le voir au parloir, il va nous être attaché à vie reconnaissant. Moi, je pense que la prison m'a sauvé la vie. Il y a une fois, je suis sorti le matin, je suis retombé le soir, je suis revenu dans la course fleuris. Ils avaient même pas vu que j'étais sorti les copines.
Aujourd'hui, je reçois Muriel Ferrari. Muriel, c'est une lyonnaise d'adoption. Alors, elle a commencé comme pic pocket. Elle est rentrée en prison à 16 ans. S'en sont suivi 20 années de prostitution pour finir cuisinière. Aujourd'hui, on dit que c'est la dernière mère lyonnaise. Bonjour Muriel. Alors Muriel, comment commence cette histoire ? Tu viens d'où ? Ben, je viens de hier dans le bar et elle a commencé ben très tôt cette histoire. Ça a commencé tout de suite sous à la naissance. Ma mère s'est fait quand j'avais 2 ans par le cousin mon père. Ah oui ta mère s'est fait par le cousin ? Par le cousin mon père. Les deux familles s'entendaient pas. Tout le monde buvait. C'était un peu le bordel et j'ai grandi là-dedans. Donc pour moi c'était la normalité quoi. Mais il pourquoi le
c'était un crime passionnel. Mes parents s'étaient mariés par obligation. Ma mère était enceinte et après ils ont décidé, ma mère voulait, elle avait vécu au Venezuela parce que c'était quand même une famille du côté de ma mère assez riche et de mon père, c'était des pauvres immigrés italiens, fauché complètement. Elle était venue en vacances chez sa grand-mère, elle couche avec mon père, elle tombe enceinte, on les oblige à se marier. Je suppose qu'il y avait pas beaucoup d'amour là-dedans. Et après, elle dit "Bah, mon père maintenant, on va partir au Venezuela." Lui, ça devait même pas savoir où ça se trouvait ce machin. Elle dit "Mais moi je pars pas." et elle s'est rapprochée du cousin qui a dit "Bon ben moi si tu veux je pars." Elle se laa fait avec. il décide de
partir avec moi et quand ils vont pour embarquer, on lui dit voilà maintenant si vous voulez vous partez mais votre fille elle reste parce que j'avais un habit de recherche et pour pas me laisser elle est pas partie et le cousin mon père lui et après toute la famille ont fait la vie pour qu'il la reprenne et il a repris mon père mais le cousin il pouvait plus venir derrière donc il lui a donné un rendez-vous il a tué d'accord il a pris [raclement de gorge] perpè il s'est perdu à Clerveau 14 ans après ouf et son père qui était le frère à mon grand-père a pas supporté que son fil fasse ça. Il s'est aussi ça dévarait pas un peu dur. J'avais 2 ans. Moi j'en ai aucun souvenir. Qu'est-ce qu'il faisait tes parents toi ? Il Non, mon père était un petit ouvrier. Euh non, tranquille mais dans un
quartier d'hier c'est bizarre, il y a eu que des gens. Ils ont grandi tous ensemble les gamins, ils étaient crevés la fin presque. Mais il y en a un qui est devenu, c'était Albert Milier qui est devenu le sanglier des morts qui a trois fois chaque fois 20 ans d'intervalle. Ah il allait au prison, il sentait voilà il a une note, il a fait trois fois des morts. Donc celui qui était ma mère, ils ont grandi ensemble. Un autre qui était moins connu Jean-Louis Peltier l'avocat au milieu. Ah Jean-Louis que j'ai bien connu avocat décédé grand grand pénaliste qui avait défendu Jacqui hier aussi avec eux. D'accord. Il s'en est mieux senti aujourd'hu mais il a raté des clients parce qu'il était pas encore avocat [rires] tous. J'allais te le dire ce [grognement]
drame quand tu as 2 ans. Toi tu as des frères et sœurs. Non tu es fille unique. Qu'est-ce qui Ouais qu'est-ce qui se passe après ? Je suppose qu'après je les emmerdais plus qu'autre chose. Surtout que bon avec tout ça, les deux familles s'entendaient pas qu' sont mis autour d'une table. Fallait bien faire quelque chose de moi. Ils ont bricolé quelque chose et après ben tout le monde devait s'occuper de moi mais personne l'a fait. J'ai grandi Ouais comme je voulais comme une plante sauvage. Et j'ai Ouais que j'ai commencé à faire le con il y a 11 12 ans. Alors qu'est-ce que tu faisais ? Ben, j'avais toujours des potes qui étaient plus ou moins qui vivaient en mar des voyou du euh du quartier quoi. J'aimais bien traîner avec eux. Un jour, j'ai volé le calibre à mon père, il m'en
cherchait pendant une semaine. Ah oui, donc ton père il avait un calibre ? Alors après c'est tout de suite, il était pas voyou mais il avait un Ben il a jamais été voyou mais a bon ben après il vivait tout seul. Il avait des potes des potes voyou. il en boî avec eux et tout mais il disait toujours c'est sont mes amis mais quand on sort du resto du la boîte eux ils partent à gauche moi je pars à droite et donc il avait un calibre il avait un calibre j'ai piqué le calibre je suis parti faire la belleab avec pendant une semaine voir mes potes ça faisait bien ok petite fugue armée il a dû flipper pendant une semaine. Ouais tu m'étonnes. Je l'ai jamais revu le calibre, je l'ai revu quand il est mort. Et après, il a voulu que ça me serve de leçon. Il m'a mis en pension à Toulon
à l'internat. C'était super. Avec mes potes, on se sauvait, on all à la Loubière, quartier de la Loubière. Et là, c'est là que j'ai connu Ber Fargette et tout tous ces gens-là quoi. Alors, les frères Fargette puis juste pour resituer Jean-Louis et Bert, Jean-Louis dit Savonette qui éit des gens qui avaient un peu pris à la fin de leur vie contrôle de la ville de Toulon, on va dire. Voilà. toute petite, je traînais avec eux et après ça c'est j'ai continué quand Jean-Louis a eu son premier bar, le tonneau céit un bar qui faisait 2 m² à côté du théâtre, j'allais là-bas et j'étais toujours en cabale de chez mon père mais je pense avec du recul qu'ils avaient un œil sur moi que il m' jamais rien arrivé hein. Juste pour finir la parenthèse des frères Farget, ils ont tous les deux été
tu lui au début des années 90 à la frontière franco-italienne et Bert dans les années 2000. Voilà à Toulon. Ils étaient plus vieux que toi les les frères Fett. Ben moi je suis de 55 et il devait être à peu près de mon âge et Jean-Louis il devait être de 49 48 était un peu plus ils avaient 5 6 ans de plus que toi. Voilà. Il faisit quoi déjà les loulous j'imagine. Ben oui je suppose. Ouais ouais toi tu savais pas. Enf j'étais tous dans le quartier vivaient tous en marche. Toujours été attiré par ces gens-là. Tu m'aurais présenté un mec je t'aurais dit il me plaît pas. Tu m'aurais dit il a fait 20 ans. D'un coup je d'un seul coup c'était l'amour. [rires] Si tuas pas fait de présent c'était pas la peine. Faut être con hein. Donc là tu es adolescente à la loubière. Euh
ouais et après bon ben j'ai quand je continue à faire le con ils ont essayé de mettre pas chez les bares maison de correction. Ah quand même c'était quoi le bon pasteur pour les filles ? Ouais pour les filles c'était le bon pasteur. Mais je suis resté de jours parce qu'il y avait des travaux. J'ai grimpé sur le parce que j'ai eu un gamin à 14 ans. Ah oui tu étais déjà mère à 14 à 14 ans mais c'est mon père qui a qui a élevé mon fils. Ouais. J'imagine que toi 400 et donc j'ai grimpé sur le il y avait des chafaudages, j'ai grimpé l'échaffaudage du bon pasteur et j'ai dit moi je vais voir mon fils où je saute. Ils ont fait la sociale pas de problème. On a négocié pour pour que j'aille voir mon fils mais elle a eu la bonne idée en arrivant devant chez mon père. Mirs-moi dans la voiture et
je vais prévenir ton père. Et je suis parti. Après ils ont essayé de me mettre chez les fous carrément à l'hôpital Chalucé. C'était où ça l'hôpital à Toulon. Mais là pareil avec une copine, pocher les clés, je me suis je me suis tiré. Ah mais tu étais tu étais un diable, il paraît. Oui, visiblement. Ouais. Et je sais que mon père il a rencontré sa femme, sa deuxième femme après, elle voulait trouer un enfant et il a dit surtout ne parle pas de ça. Et ma fille, je vais bien bien fou. C'est bon. Toi, est-ce que tu arrives aujourd'hui avec le recul à comprendre un peu l'attitude que tu avais ? C'était motivé par quoi ? Tu avais quoi ? Une qu'est-ce qui c'était quoi le moteur ? Est-ce que c'était pas parce que j'ai essayé faire une TS à 14 ans et c'était pas parce que j'ai dit moi j'ai pas été
j'ai été j'ai dit a des gens des enfants victimes de violence mais j'ai dit moi je trouve que c'est pire quelqu'un qui un enfant battu il existe pour ses parents mais moi j'étais victime de l'indifférence et tu existais pas j'existais pas je faisais ma bille tout le monde s'en foutait quo un jour à 5 an j'avais décidé de partir en vélo à l'autre bout de hier et ce jour-là il y avait une tante à ma mère qui était là elle leur dit "Mais vous allez pas la laisser partir en vélo à cet âge là ?" Ma grand-mère disse, "Elle veut y aller." Et elles se sont disputées méchamment. Et un dernier cours la tente, elle a dit à ma grand-mère, "Lais faire ce qu'elle veut, elle finira plus comme sa mère." Et il paraît que cette phrase dite par un référence est obligé que c'est ça que ça arrive. OK. Bon
et après donc hier c'était parce que mon père dit au flic chaque fois que vous la trouvez la nuit, vous la ramassez. Ou des fois c'est lui qui m'a emmené dormir chez les flics parce qu'il il en pouvait plus. J'en pouvait plus. Alors ça après j'étais un peu à Marseille et après un jour je voulais sortir un soir j'avais 15 piges. Mon père me dit tu sors pas dit je sors et tu sors pas et je il aurait pu m'empêcher de sortir. Il m'a dit réfléchis si tu sors tu rentres plus. Et je suis sortie et le matin quand je suis revenu il y avait le mon sac devant la porte. J'aurais pu taper essayer de m'excuser aller ou tu dire bon. Et j'ai dit je vais où ? Et ben si j'allais à Paris, je suis partis en stop à Paris. J'ai débarqué au quartier latin à la jourue de la luchette.
J'ai rencontré des gens aussi paumés que moi. Quand ils étaient dans la rue. Comment tu es arrivé avec ta petite valise ? Au début je lesonnais, je dormais dehors, on mettait de la manche et après bon, il se défonçai. Bah se défonce hein. Défonça à quoi eux ? On prenait de la de du Ah parce que c'est quoi en 70 alors là ? Ouais 70 74 70 Ouais. Ouai. C'est des grandes années. Après on on z on est dans le métro, on a vu des pip poquetes et ben dit c'est pas con, on va faire comme eux. Et voilà, ça a commencé. Pic pocket. Alors qu'est-ce que c'est pocket dans le métro ? Comment tu as appris à faire la pic pocket ? Bah voir faire les autres. C'est dur non ? C'est pas [rires] dur si c'est quoi les portefeuilles ? Les montres comment les touristes on voit ça dans les films les histoires
de pic pocket mauvaise conscience maintenant. Je voulais les japonais ça ça se fait pas. Ouais ouais, tu as plus le droit maintenant toi. On en parlera après. Mais les Japonais ton pays de cœur maintenant c'est plus possible ça. Oui. Alors je je sais pas tu mais comment vous alliez quoi à de tr dans le wagon faire les tout seul ou au début avec une copine ? Et c'était quoi ta technique ? Mais il y a pas de technique. Je sais pas comment on tire un portefeuille. Enfin je veux pas inciter la jeunesse. Les portefeuill c'était tuouvr en douce l'air de rien. Tu mets la main dedans. On se colon pique sans portefeuille. C'était tu t'es fait attraper ? Oh, je me suis fait attraper. Ben la première fois, j'avais 15 ans et demi, 16 ans. J'étais toute fière. Mes potes de Toulon, ils
allaient au commissariat. Moi, j'allais au C des orfèvre au 36. Au 36, chic, tout de suite en première division. Mais je compte pas les fois où j'ai monté les escaliers du c des orfèvre à coup de pied au cul, hein. Alors, tu parce que tu dormais où ? Tu comment tu viais ? À l'hôtel. J'ai vécu à l'hôtel pendant 10 12 ans et personne te demandait rien parce qu'il une gamine de 15 ans qui à l'hôtel quand même. Tes parents ils sont où ? Non, machin incroyable quand même. Tout le monde s'en foutait. Et la première fois que je me suis fait arrêter à 16 ans, ils m'ont mis à freine. Ah oui alors attends. Oui parce que première incarcération première incarcération freine mineur. Ouf donc là on est encore à 71 72 quand des frères mé en prison j'étais presque fier. Tu as eu le bac ?
Je faisais partie de la famille. Voilà ça y est j'en suis. J'en suis l'examen de passage. Ah oui, tu étais quand même dans le dans le truc toi. Ah oui, je traînis mais dans des endroits, je me dis c'est parce que c'était quelle brigade là qui t'avait arrêté pour t'envoyer la voix publique ? Il te connaissait par cœur. Alors s'il t'arrêtait non ou il t'avait arrêté plusieurs fois. Il connaiss des fois les moyens de métro haut-parleur faites attention et tout. Bon ben oui les pic pocket sont dans la Muriel est dans la rame. Et je pense qu'il fallait bien m'empêcher de nuire quoi. Il fallait faire quelque chose. Parce qu'il t'aurait été combien de fois avant de t'envoyer à Freine ? C la première fois hein. Ah dès là le premier coup pouf au placard. Ah oui tu as volé quoi ce jourlà ?
Tu te souviens plus mais lequel ? Ouais tu sais plus lequel c'était freine. Ouais je vois mon arrivée à freine on met dans une pièce et ma qui arrive avec des clés comme ça. Suivez-moi taisez-vous j'arrive dans la cellule. C'était en face la première division des hommes où là quand j'étais dans la cellule dis c'est ça la présence c'était plus ça faisait bizarre quoi. Alors tu étais moins qu'est-ce que je faisais moins la belle ce soir là. Là, tu as commencé à flipper. Mais le lendemain matin, j'ai trouvé des filles qui avaient mon âge et après c'est parti. Combien tu avais mis là pour euh Je suis resté 6 mois. Ah quand même ! C'était quoi la population des gamines qui étaient avec toi ? C'est quoi le profil de games Je me souviens des de certaines filles qui étaient tombées sur
pour pipocket aussi qui était la cité des 4000 et après ben j'ai fait je suis sortie je suis retombé très vite [grognement] et je me suis vieilli. En général les gens ils se rajunistent moi je me suis vieilli. Ils m'ont fait passer un jugement je crois que j'avais pris 6 mois ou un an un truc comme ça. Ils m'ont menené à Fleurri alors chez les chez les majeurs ou comment ? Non. Oui chez les majeurs. Ah oui chez les majeurs là. Il se son aperçu qu'en fin de compte c'était pas mon âge. Ils ont été obligés de me [ __ ] dehors quoi. Ah ils t'ont relâché purement il simp pleur. Mais au bout de quelques mois quand je devais passer un jugement et il y a quelqu'un qui a trouvé le truc. J'ai dit mais il y a un truc bizarre dans cette histoire. Allez sorti. Toi tu envisagé quoi comme vie ? Parce
que bon tu as 16 ans, tu vas en prison. Ah je me posais pas de question. Ouais c'est ce que j'allais dire. Est-ce que tu te posais une question ? Est-ce que tu voyais un avenir ? Bon, j'ai conscience que ça déconne mais merde. Moi je pense que la prison m'a sauvé la vie à 15 16 ans parce que j'avais jamais eu de cadre. Ça me permettait d'avoir un cadre, de me poser, de pas me droguer. Mais ça m'a jamais incité à pas recommencer hein. Ouais, ce que je viens de dire. Ouais, c'était pas dissuasiste. Moi les qui venait me chercher, je pensais qu'il y a une chose à lui faire la mal. Ouais, tu t'en foutais. Non non, j'aimais bien. Il y a une fois, je suis sorti le matin, je suis retombé le soir. Ah oui, quand même. Je suis revenu dans la course fleuris. J'avais même pas vu que j'étais sorti
les copines. Ah oui, cher. Tu as été combien de fois là tes allers-retours comme p ? Je compte pas là des fois. C'était quoi 2 mois, 6 mois, 3 mois à chaque fois ? Ah non, en général c'était 6 mois ou un an et le plus 18 mois. Ah quand même ouais c'était quand même. Mais bon après en 72 73 je crois qu'elle arrivé, j'ai connu Jeanne Schneeder qui est arrivé. Alors explique un peu qui ma femme ma messerine et c'est vrai que je fais en fin de compte je dis j'ai fait plusieurs années avec elle mais elle elle a fait une peine de 8 ans et moi j'ai fait plein de petites peines. Euh tu l'as retrouvé à chaque fois ? Je l' retrouvé à chaque fois c'était ma chef à la à l'atelier. Tu étais atelier de quoi pour les hôpitaux de Paris. On travaillait. Vous faisiez quoi ? On mettait les seringues, les
compresses, tout ça en sachet, le conditionnement. Et après, j'ai connu Martine Cabanè, la femme à Jean-Charles Villoquet. Al Jean-Charles Villoquet, c'était un braqueur etnemi public numéro 1 dans les années 70. Elle l'avait fait évader au palais, c'est bien un avocate. Elle est venue les l'arracher. C'est beau hein. Ouais. Lui il était donc au tribunal, il passa en jugement et voilà. Donc ils se sont évadés et quelques mois après, il devait partir en partir mais il fallait qu'elle prenne qu'il récupère une lettre à de meser chez l'avocat et il y avait les flics. Il y a eu leur on tiré dessus, elle elle a pris une balle. Donc lui, il est parti, elle était enceinte de son fils William et elle est elle est restée sur le carreau et elle a pris 7 8 ans aussi je crois elle. Après, j'ai croisé
Eveline Séar pédigré. Dis-nous, c'est pour nos nos jeunes téléspectateurs. Elle aussi, elle avait fait bah des son mari quand il y a eu la c'est Clairbau, c'est où qui a eu ? C'est à Clerveau Segura à Clerveau et nous dev voir on bavait tout devant la femme à meserrine. On rêvait tout de rencontrer notre messerine. Ah oui ! est avec le cador des cador donc toi tu es en pris on l' tu quel âge quand c'est avec Schneider c'est quoi tu as 18 ans 19 ans mais je te dis j'ai connu je en 73 je crois qu'elle est arrivée du Canada moi j'étais en 72 elle arriver 72 73 jusqu'en 77 toi pendant ce temps-là tu faisais tes en 77 que j'ai bouffé les fourchettes fin 76 début 7 raconte-nous ça donc là pour l'instant tu es toujours parisienne tu es toujours voleuse tu fais tes entrées tues sorties en prison
vol je vol c'était mon métier hein ouais tu étais voleuse Et j'ai rentré. Tu faisais toujours tu faisais toujours du pic pocket dans le métro ou ? Ouais. À Paris, j'ai toujours fait que ça. Toujours fait que ça. OK. Mais en 76, j'ai ils m'ont mis un portefeuille sur le dos que j'avais pas volé et donc là j'étais hors de question que que je paye. J'ai commencé par faire la grêpe de la fin 27 jours. Après, j'ai mangé les fourchettes. Comment on mange une fourchette là ? Tiens, les dents en avant. Oh ! À la limite, tu mets un petit peu de m de pain au bout. Ouais. Ouais. Et après tu pousses une fois que c'est passé là, tu peux Bon ok et après il t'emmène à l'ostau. Il faut ouvrir quoi tous les mois. Donc tu en mangé une Et ben j'en ai mangé une le 16 décembre,
une le 4 janvier et fin janvier m'ont foutu dehors parce que dans les journaux ils en parlaient ça. Oui. J'ai vu les articles de journaux là dans l'IB dans machin et quand j'étais à Freine en dessous de moi il y avait Mé Guérini. Alors Mé Guérini qui m'a encouragé à les parins de Marseille, les frères Guérini qui m'a encouragé à parce que les journaux ça faisait tellement de bordel à tenir le coup quoi. Et après ils m'ont amené à Cusco. Ça c'est l'hôpital c'est le service pénitentiaire à l'hôtel Dieu. Ouais. Ouais. Et là j'étais avec de Vargas. Alors pareil dis-nous un petit peu parce que tu sais les plus jeunes ne savent pas. De Brogly c'était ce secrétaire d'état cousin de du président de la République Valé c'était son conseiller ou je sais pas quoi là. Donc ce de ce de br il a étéé et
et a un rement aussi là-dedans. On parle rarement des des délinquantes féminines. Enfin des délinquantes. Oui. Quand tu étais voleuse là à Paris là tu avais des collègues quand ça marchait un petit milieu des filles ou comment ça marchait ? Vous fréquentiez qui toi ? Tu voyais ? J'ai jamais trop fréquenté de femmes. Surtout des mecs. Et les mecs que tu fréquentais c'était quoi les le milieu parisien ou c'était des mecs qui étaient pas dans le circuit ? Je sais pas comment ça se passait. Non en général. Bon ben c'était surtout des nordfricains qui faisaient qui volaient et après je fréquentais beaucoup j'allais beaucoup dans deux cabars he le champ des guitares qui était rue d'Arscé Al Basquishi et le cent des guitares le centre des guitares qui était aux invalides mais là
avec du recul je me dis que j'étais vraiment con parce que je gardais tous les cartes bleu les chquiers et les papiers que je volais et je leur donnais cadeaux J'ai dit fallait être con quand même. Ils ont dû dire elle est sympa la petite. Elle nous f des cartes des cartes d'identité avec des chers. Tu veux vu que j'y jette ? Et ouais. Toi pourquoi tu t'en servais pas toi ? Par c'était pas mon boulot. Jeis il m'aimait bien. C'est normal je leur donnais. Tu leur donnais de quoi de quoi vivre. Donc là le coup des fourchettes il te relâche. Et qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe là ? On est en 77 là. J'avais mis une annonce en 76 enfin 76 77 c'est là que ça s'est joué et j'étais la
première femme à mettre une annonce dans Libé à peu près 200 et quelques personnes qui m'ont écrit. Alors c'était quoi l'annonce ? 18 ansule euh attendre chaque soir une lettre que personne n'a écrite, c'est dur. Euh penser à moi. Ça c'est quand tu étais en prison. Tu avais c'est en prison à Fleur et j'étais la première femme à mettre une annonce avec des annonces de mecs et il y a 200 et quelques personnes qui m'ont répondu. Là-dedans, il y a 20 et quelques détenus et dedans il y en a un la direct interdit de lui écrire et il était en haute sécurité. Comment il s'appelait lui ? Michel Chadoyard. Et j'ai dit lui je vais lui écrire. Ah il avait fait quoi ? C'était qui ? Il avait quel de compte à Lyon. C'était un voyou lyonnais qui avaité quelqu'un et il était à la haute sécurité à Bourgon
avec Momon avec Momon Vidal le gang des Lyonnais. Bon les gros les grosses pointures lyonnaises. Et j'ai fait le cerc et tout et lorsque je suis sorti j'ai été le voir et après ben on s'est on s'est marié. Donc lui il était incarcéré. Il était sur combien lui ? Il restait beaucoup à faire quelques années. Oui. Et c'est là que moment comme quand j'ai eu les fourchettes et tout, il m'a envoyé Pelletier Jean-Louis Peltier. Donc l'a parlé à Ben Gelou en disant bah va la voir. Bon, il avait entendu parler du circis avec les fourchettes et tout. Et donc un jour au parloir à Floris, je me vois arriver un mec de fourrure beau mec qui est beau celui-là. Et donc il me dit je viens vous voir bon ben je m'assois il prend son truc. Cô nom
Ferrari Muriel nz où a hier a hier et c'est là cap d'un coup il me dit mais à hier vous êtes la famille à Ferrari Louis je dis oui c'est mon père ah ben il dit quelle famille et c'est là qui me raconte qu'il allait mon père a fait son apprentissage chez son oncle et il allait à l'école avec mon père le cousin mon père et ouais donc le fameux Jean-Louis Peltier ce grand pénaliste qui était l'avocat de Messerrine à l'époque de Tanis Zamppa de voilà de plein de gros voyou alors que ces moments et Alen Benjelou qui me l'ont envoyé pour me donner un coup de main d'un coup il découvre que je suis la fille d'un pote à lui quoi. C'est marrant ou le monde est marrant et qu'il a il a accepté de venir pour lui une affaire p poquette. Ouais ouais même au palais il dire mais qu'est-ce
qu'il vient [ __ ] là quoi ? Donc tu connais ce ce mec et il me dit ce détenu. Ouais maintenant ça suffit, il faut que tu viennes à Paris, c'est bon, tu viens à Lyon. Donc le ton alors attends parce qu'on a on était pas encore marié. Voilà, vous étiez pas toi tu le fréquais, tu allé le voir au parloir. Non, on allait pas j'allais pas encore le voir au parloir. J'étais allé le voir en prison et parce que je m'étais coupé et tout et la directrice de Fleuri m'avait accordé d'aller le voir. Ah ! Ah oui, tu t'es taillé, tu t'étais taillé les bras. Ouais, j'ai le voir au parloir. Donc après a décidé de se de se marier. Je me suis marié moi le 16 mars 77 et Moment il s'est marié une semaine après avec sa femme. Donc lui il te dit va à Lyon. Et lui il me dit ça suffit de de faire du vol et du
Donc quand je sor de l'hôpital des fourchettes, je descends à Lyon, c'est un ami à lui qui me réceptionne et il me dit bah en attendant tu vas aller dormir chez ma femme voir ce que tu vas faire. Je sortais de l'hôpital, j'avais pas une tune et [grognement] sa femme se prostitué et je la vois se prostituer tout qu'elle gagnait plein de fric. J'ai dit c'est pas con ça. [grognement] Je vais aller aussi et en avant. Donc j'ai été j'ai commencé et après ça me plaisait pas. Je suis reparti à Paris, je suis retombé encore une ou deux fois et après je suis revenu à Lyon et j'ai fait ça. Alors là on est en quelle année ? 77. 77. Après je suis parti, je suis revenu en 80. Ah oui, tu es reparti quand même un bon moment quand même. Je repartis, j'étais allé encore un peu
en prison et après donc j'ai carrément arrêté. Les dernières fois où j'ai volé, c'est à la coupe du monde en Espagne en 81. Ouais. Tu as des repères ? Et au mariage du prince Charles en 82. C'est les deux derniers déplacements que j'ai fait. Des événements histoires Oui. Tu avais été en Angleterre et ah est-ce que tu suivais les grands événements pour taper et après je suis venu faire le taper à plein temps à Lyon. Là le mari d'ailleurs lui qu'est-ce qu'il était devenu le mari ? Ben je suis resté avec lui jusqu'en 82 83 donc tu allais le voir au placard j'imagine j'all le voir à sa mort après il après il a été amende après à sa mort et un jour ça s'est passé quoi. Ouais c'était terminé. Tu l'as jamais connu dehors ? J'avais 20 ans. Ouais. Lui il avait quel âge lui ?
Ben moi j'étais de 55 lui de 49 il avait 6 ans plus. 6 ans plus que toi. Et tu l'as tu en fait tu l'as jamais fréquenté dehors. Vous avez jamais été marié libre ? Non. Ouais. Mais on est toujours pote. Ah, tu le vois toujours de temps en temps. Il m' On est sur Facebook quand il y a eu le truc de Il est dehors ? Oui, en Espagne. Ah, à l'époque là en 70. Et après, c'est là que j'ai connu ben comme mon mari en prison, il était à sa mort avec Roger Nivois. Ah ! Alors, les frères Nivois, Roger René. Ren avec qui j'ai fait un livre d'ailleurs. Si elle veut faire le tapin, elle peut aller sur la Nationale 6 avec euh avec ma femme. Et vu que mon mari était en prison, personne ne demandait rien. Donc j'ai commencé comme ça ce dans ce coins. À Lyon, on commence alors je sais
pas c'est quoi. C'est que des filles de voyou qui vont des femmes de voyou qui vont qui travaillent à l'époque. Comment ça marche la posture ? Est-ce que avant c'était les femmes de voyou ou des filles qui payaient leur place. Alors comment ça fonctionnait dire ? à l'époque je crois que c'était 500 balles par jour. Donc aller voir le mec qui tenait les places ou leur mari ou je sais pas par quel moyen éta en contact. Bon ben ok tu tapin à tel endroit c'est 50 balles 500 balles par jour. C'était à l'époque en France. Les autres elles étaient toutes maquées. Ben après il y avait leur femme leur femme. Alors raconte-nous un peu comment ça ça comment ça se passait. Ben les les vacas tout ça, ils avaient bien leurs femmes les pas légitimes parce que mais leur
filles qui tapaient leur vraie femme quoi disons. Et à côté celle qui payait leur place. Alors le milieu lyonnais, il y avait comb je sais pas qui s'occupait de la postion. Ça se passait où ? Est-ce que tu peux nous raconter un peu à l'époque ben ça se vers le marché gare tout ça ces coins là après la nationale 6 le boulevard de ceinture autour autour de la ville autour de la ville quoi il y avait combien de filles qui travaillaient à l'époque parce que c'était les grandes années de la construction il avait pas le bouvard de ceinture et tout il y en avait un paquet hein alors qui qui tenait tous ces tous ces [rires] trottoirs tous ces trucs ça à un moment donné c'était ben ils étaient tous amenés les nivois les vaaka il devaient se partager le nivois c'est tout ça
raymon acarési dont on a parlé parce qu'il y avait Didier Chamizo qu'on a reçu ici que tu connais bien Didier Douali tous ces gens voilà toute cette équipe l'équipe vacal l'équipe nivois chacun avait sa comment on dit sa légitime sa légitime qui travaillait travaillait et après celle qui louait des places alors toi tu avais toi tu avais pas de mac comment ça marchait mais moi vu que mon mari était en prison que j'étais allé en prison et tout on me demandait rien non mais c'est c'est pour expliquer un peu aux gens parce qu'on a toujours l'image le pas que c'est net le parce qu'après j'ai été avec quelqu'un de l'équipe pendant de 3 ans. Oui. Donc après tu quittes enfin vous vous séparez de 3 ans. Il était quand je me suis mis avec lui, c'était un ami à Didier et
donc il était en prison. J'allais le voir à l'île doré toutes les semaines. Alors la centrale de l'île doré, j'allais le voir toutes les semaines. Ça a duré 2 ans 2 3 ans. C'est quand il était tombé ? Pourquoi du braquage ? Pourquoi ? Ben dans l'affaire vacan. Oui mais bon proxénétisme tout ce qu'ils l'uront. Ouais ilur avait collé 40000 trucs sur le dos hein. Sur le dos. Et après ben il est sorti et 8 mois après il m'a il est parti. Il t'a fait la mal ? Il m'a fait la malon parce que nous les femmes on est con. On s'imagine qu'un mec parce qu'on voit le voir au parloir il va nous être attaché à vie reconnaissant ils ont rien à [ __ ] devant l'éternel. Ils en ont rien à [ __ ] l'ingratitude incarné ça parce que je vais te dire comme on m'a dit à moi et comme on a dit à beaucoup
de mes copines mais je t'ai rien demandé moi tu l'as fait parce que tu voulais bien le milieu lyonnais de l'époque elle c'est quoi les mecs font quoi parce qu'au début ils 80 on en est où à peu près du milieu à l'ancienne là il y a encore il y a quoi et après il y avait plus ou moins il y a eu des embrouilles quand Raymond s'est fait tuer donc Raymond Vacar il est à Barcelone en Espagne dans la stance de voulu reprendre le et avait un je peux je peux en parler il est mort sha manian Hm hm. Un ami d'équipe à moment avec qui j'ai on était potes moi et une copine qui faisait payer les places et Shin bon ben un soir il passe me voir il me dit elle est pas là par j'étais en parlant de ma pote il me dit je rentre chez moi à des signes parce que ma fille est malade je
reviens il m'a dit et un chemin il s'est fait tu moi j'ai eu la bonne idée de dire à ma pote et ben il est mort on va parler sous nous oui on va plus casquer les places [rires] non on va pas on va se faire casquer les places on va se faire casquer les places pour à sa place d'accord j'avais pas compris ok on va on va jouer les on Bonjour les proxo mais là déjà on s'est un peu fait tirer les oreilles tant qu'il parle les autres. Il y a des gens qui nous ont dit marche pas comme ça les filles. Ouais mais ma pote elle avait son mari qui était en prison.
À Ouais pour pour qu'elle puisse envoyer des mandats aux copains. Je me rappelle j'avais eu rendez-vous avec Montreuil. Ah avec Gérard Montreuil. J'ai eu rendez-vous d'un coin perdu à 6h du matin. Ce gars il a payé. On peut en parler puisqu'il a fait 28 ans de prison pour avoir fait le sniper et c'est lui qui a tiré sur Raymond Vacarisi dont on parlait dans sa prison. J'avais eu rendez-vous avec certaines personnes qui étaient avec lui et après elle m'a dit "Ben, on vous donnera une réponse." Et un matin, il m'a donné un rendez-vous à 6h du matin, mon tru qui est venu en moto d'un endroit perdu de Lyon pour me dire "Moi, je serais pas d'accord mais bon, il y en a une de fille, c'est OK pour euh payer les mandats à telle personne." J'ai dit, "Je suis folle."
après quand j'ai su ce qu'il avait fait et donc j'étais voir les filles avant que ça se en même temps que ça ça se passait et je dis maintenant il faudra me donner les sous à moi. Le premier samedi où je suis passé l'antigang était là et ça s'est arrêté là. Tout le monde t'avait déjà balancé. [rires] Ah ouais, il y a les CAT ta carrière de Cato Cat ou qui était qui qui a fini sa carrière d'ailleurs que patron à Lyon et cetera ou et après donc il y a eu les autres histoires et je me suis retrouvé en passé un jugement 85 crois que c'était avec Rogini Vois Drjou Lalian Angelini plein de gens et là tu passais pour quoi là c'était quoi l'histoire et ben pour proxénité toujours pour le truc de ces places là de ces histoires de place d'accord que ils étaient en embrouille entre eux
et moi je je suis arrivé comme un grain de sable au milieu de tout ça là avec en allant voir les filles, ça fait que je me suis retrouvé dans le emballé avec tout le monde. Ouais. Voilà. À part la prostitution là, le milieu lyonnais, c'était quoi à l'époque ? Les bars, les boîtes, les machines à sous je sais pas si tu peux nous décrire un petit peu. Les machines à sous, il y a toujours eu les machines à sous. Ouais. Non mais le paysage lyonnais, il y avait des quartiers, il y avait des bars, il y avait on connaît mal le milieu. Lyonnais. Je suis jamais jamais trop sorti moi. Toi tu fréquentais pas le Je suis jamais sorti. Tu es resté indépendante. Alors toi, tu ton tu gardais ta monnaie. Qu'est-ce que tu faisais de ta vie à côté ? Je sais pas, tu travaillais mais à côté tu faisais quoi ?
De temps en temps pour me donner l'illusion d'avoir une autre vie allé auorit sur George sac. Tu allais te payer un bel hôtel weekend pour me dit pour me donner l'illusion d'être quelqu'un d'autre. Mais autrement non, j'ai jamais aimé faire la fête, rien. J'ai jamais donné mes sous mais indirectement j'ai toujours eu des mecs qui ont vécu avec moi et qui en ont profité parce que si je voulais partir en weekend, il fallait bien le payer quoi. Fallait que tu casses le [rires] web. que je dis que j'ai jamais été maqué parce que j'ai jamais donné l'enveloppe. Tu as toujours été quoi avec des voyou ? Tu as toujours été avec Oui. Tu as jamais été avec un comptable ? Non. Tu quoi ? Des voyou lyonnais toujours des Il faisait quoi ? Des braqueurs, des casseurs ? Des qu'est-ce que Qu'est-ce
? Non, les voyou. Qu'est-ce qu'il faisait les c'est ben c'est un équip qui est retombé après qui a été bon, il était Mac après il est tombé pour la la cesse trafic de stup. Ouais. Un autre aussi pour ça. Tu les voyais tous partir en prison là où j'ai jamais eu de chance. des un autre qui avait fait des années aussi. Ils ont toujours été riches avant de me rencontrer ou ils le sont venus après jamais avec toi mais pendant jamais [rires] ces années de prostitution parce que en plus c'est les années où ça va changer la prostitution là les années 80 90 arrivé les blacks les filles de l'Est. Ouais, raconte-nous un petit peu comment ça se passe que et à un moment le milieu s'est aussi retiré de cette Ben disons quand il y a plus les vacas, il y a plus eu personne pour euh tenir
les trottoirs. Ouais. Les extérieurs. Moi je vois je travaillais au marché gare. C'est où le marché gare ? À Lyon. C'est à la sortie de Lyon où il y a le marché de gros vers le pont Pasteur pas loin de l'ancienne prison Saint-Paul. OK. D'accord. Ça, je vois derrière la gare là-bas hein. Et sur un rayon de moi je me rappelle, j'étais de la prison jusqu'au pont Pasteur l'autre côté. J'étais toute seule à un moment donné à travailler là. Ouais. Et après arrivé une blague, deux blaques, trois blacks, il y a d'autres filles qui sont venues pour essayer de les faire partir dans les autres quartiers. Ça pas été possible. Parce que alors comment ça s'est éteint cette histoire de prostitution euh franco-française là ? Parce que bon, donc c'était allé avec le milieu
généralement, il y avait les voyou, les filles qui travaillaient. Comment ça s'est transformé ce voyou ? Ce milieu, il a un peu disparu chez les hommes, chez les filles aussi. Qu'est-ce qui a fait changer le pourquoi pourquoi ce système s'est effondré ? Entre guillemets, je dis pas que tu vois à la fin il y avait 100 camions. Oui. Donc les filles travaill en camionnettes les africaines, les nigérianes, les camerounaises, de l'est et tout, il y av plus tun à faire. Ah ça en fait c'est une question économique, ça a cassé le le marché et ça valait plus le coup d'y aller quoi. Et ça a été impossible de les chasser hein. Quand tu bossais, tu bossais en camionnette toi ? Comment ça se passait ? C'était pas dans des hôtels, c'était pas dans des studios. Ça a toujours été
en camionnette. Ah, tu garis ta mar tu gardes ta camionnette. La place, j'ai garé ma camionnette et voilà, je vais aller faire ma jambe. Et un système avec la lumière là. Non, sur le Non, mais c'est la journée, je travaillais pas la nuit. Ah toi tu travaillais avec le jour ? Alors tuétais quoi ? Tu faisais quoi comme horaire ? Je sais comment ça se passe ? Ah non, moi quand j'allais quand j'allais voler, c'était de telle heure à telle heure, telle ligne de métro. C'était bien. Ah ouais, tu étais bien cadré toi. Bien organisé. Et quand j'allais au tapin, c'était tel jour, tel jour, de telle heure à telle heure. Je partais chez moi, je sais pas moi, 9h du matin, le temps que j'arrive, des fois, j'allais à Givor un peu plus loin et après jusqu'à 18h 19h.
Donc, tu pourrais ta petite carette gar en bas de chez toi puis tu allais te garer sur la place et euh et dedans j'avais mes mes bouquins, mes clopes, j'attendais mais après je dit avec toutes les filles qui sont arrivées, il y a plus grand chose à faire. Que la journée, vous connaissiez toutes les filles quand vous travaillez entre vous ? Ah ouais, vous en connaissez beaucoup. C'était copain copines ou c'était juste des collègues de d'emplacement ? Comment c'était les relations ? Quand j'ai travaillé sur le boulevard, on était deux trois au même endroit. Après les autres, on se disait bonjour mais sans plus hein. Oui oui. C'est pas une corporation vous connaissiez toutes. Non si je devais refaire les autres vies, c'est celle que je referais pas. Ouais c'était pas
bon il y avait du frais qui a gagné mais c'était pas tu gagnais bien ta vie au moins ? Ah oui, j'ai bien gagné ma vie. Combien tu gagnais par jour en travaillant là ? Moi je me souviens d'une année parce que j'ai fait une bonne connerie quand j'étais donc avec celui de l'équipe Carisie qui est tombé pour la cesse et j'avais eu la bonne idée sur des agendas de marquer tout ce que je gagnais nos sentimes prêt hein. Et quand ils sont venus perquisitionner chez moi, ils ont trouvé quatre agendas, les ont pris et 2 mois après, j'étais convoqué à la direction régionale des impôts et ils m'ont mis 50 millions de la payer. Et moi j'étais voir le Nid, c'est une association qui s'occupe des filles. Ouais. Le nid. Ouais. Ouais. Et ils m'ont dit, il y a des accords si
tu vas travailler, tu auras la remise gracieuse. Alors j'ai vite fait le calcul. J'ai dit je vais pas leur filer parce qu'il fallait leur filer 50 bâtons plus après payer les impôts toutes les années quoi. Ouais. Ouais. Puis après te déclarer normalement. Oui. Parce que la prostitution c'est pas interdit. Normalement tu dois payer tes impos. J'ai dit OK, j'arrête. Et donc j'ai été travaillé dans le social et j'ai fourni les fiches de paye pendant 18 mois. Qu'est-ce que tu faisais ? J'étais animatrice dans la Je me suis retrouvé au départ en stage moi pendant 6 mois et celle qui avait monté ce truc ég elle c'était ma psy et elle me dit bah si tu veux quand j'ai mon stage est fini elle m'a dit si tu veux tu viens bosser avec nous maintenant et je me suis retrouvé de stagiaire
intervenant du jour au lendemain et j'ai animé la remise à niveau et les un atelier de cuisine. Alors pendant 18 mois j'ai fourni les fiches de paye mais le soir j'allais [ __ ] et le weekend hein. Ah oui tu faisais double emploi là. Il leur fallait des fiches de paye et ben je n'aurais fourni fiches de paye mais je continue à [ __ ] Oui. Donc ça représentait quand même beaucoup d'argent. Et je me rappelle une année ma grand-mère était décédée et mes tantes avait vendu une maison de ma grand-mère et j'avais eu ma part, j'avais pas eu grand-chose. J'avais eu 10 bâtons ou un truc 10 ou 12 bâtons et à la fin de l'année avec l'agenda, j'avais gagné 50 millions dans l'année au tapac. 50 plaques plus les 10 ou 12. Ouais. J'ai fini l'année, j'avais ple Tu avis tout bouffé. J'avais tout bouffé.
Mais tu bouffais ton argent dans quoi ? Parce que tu me dis tu sortais pas, tu machins, tu faisais quoi avec ce fruit weekend ? J'en sais rien. Comment je dis bouffé. Ouais. Parce que si tu sortais pas, si tu donnais pas ton oseille. Non, je donnais pas mon na oseille mais je partais en weekend, en vacances. Bon, tu profitais de la vie quand même. Je profitais de la vie. Toi, tu habitais dans des quartiers comment ? À Lyon Bourge ou des quartiers ? Non, un quartier normal. 80 90. Donc tu tu travailles sur le trot en camionnette, je dire sur le trottoir. Bah non, en camionnette de 4 Ouais. jusqu'à ben jusqu'à 2000 là. Ouais. Donc tu vois arriver toutes ces toutes ces Entre temps, je suis tombé une fois pourelle. Ah tu avais fait quoi là ? Je dép j'avais acheté avec eux
magnétoscope, camescope, des trucs. Tombé du camion. Voilà. Et je suis tombé là-dessus pour avec ça, avec eux plusieurs gardes à vue mais par rapport à je dis ça avec mon pote là où ils m'ont trouvé des agendas. Tu as fait combien de temps de prison en tout ? Toutum ça fait h piges. Ouais. le le la criminalité lyonnaise là à l'époque les filles à part faire le tapin, il y en avait et volé un peu. Il y avait pas de jamais de voyout dans ces histoires là. Non, je sais qu'après une fois j'étais entendu, j'étais dans la merde. Il y a une marseillaise, moi j'avais je bossais à l'époque à pied après bien à revendré, le premier péage après bien et je bossais là-bas. L'hiver, j'y allais pas. Et j'ai connaissais une fille qui était assez âgée, marseillaise
et elle me dit euh c'est moi qui dit "Si tu veux, tu peux y aller quand j'y vais pas." Oui, il y a ma place. Tu Et elle y va mais au printemps, elle voulait plus me rendre ma place. Donc on s'est retrouvé un peu en embrouille et elle me dit euh j'ai dit "Attends, tu verras." Elle me dit "Ben je vais faire une lettre." Et comme elle était en embrouille avec plein de gens, elle a fait plusieurs lettres que s'il lui arrivait quelque chose, c'était la faute à machine. Voilà. un matin et un paysan là-bas vienneent à ma place 6h du matin je sais pas il sortent chez lui il voit la voiture au loin des feux allumés il y va il avait elle avait été à Noël je me rappelle plus en quelle année je me suis retrouvé en garde à vue chez les gendarmes et j'ai dit mais ça
cause de sa lettre et que heureusement qu'elle en avait fait plusieurs. Ouais m'étonne. Je me suis tapé une garde à vue mais après j'étais relâché. Les autres étaient relâchés aussi. Ils ont jamais su Ouais. d'ù c'était d'où le coup était venu quoi. D'où c'était venu justement les relations entre les filles là c'était conflictuel ? Comment ça se réglait ou si tout le monde était plus ou moins maqué ? C'était les hommes qui réglaient ça ? Comment ça marchait la sur ? Bah on se tolérait. Bon il y en a des qui on était plus amis amis que d'autres parce que c'est là qu'il y avait l'histoire de la Claudia là qui le mec à moto. Il est venu, il lui avait mis Ah Claudia que j'ai bien connu aussi. Euh oui alors elle j'allais t'en parler aussi des clients dangereux. Qu'est-ce
qu'il est arrivé à Claudia ? Tu peux nous raconter ? Ben je sais qu'un jour il y a un mec à moto qui est venu et qui lui a mis 400 c balles qu' Ouais gracieusement sans lui parler. Je crois qu'elle en avait toujours une ou deux dans la tête. Ouais. Elle en avait une derrière l'oreille. Quand tu la voyais, elle te disait tiens regarde tout. Je suis encore je suis encore la bastos là. Tu sens toujours mais est-ce que c'est des voyou ? Est-ce que c'est autre chose ? Un client je sais pas. Parce que toi tu bossais toute seule et tout sans mec derrière c'était pas dangereux. Enfin tu flippais pas d'aller. Bon la journée déjà c'était moi qui t'adressé deux trois fois. J'allais te le dire. Ça t'est arrivé toi ces histoires là ? Là ça m'est arrivé un soir, je garde, je
travaillais 2h du matin, je vais vers l'hôpital cardio, j'étais à côté de l'hôpital cardio, je garde la stafette, j'avais un coup de fil à donner et j'ai regardé ma voiture, elle était à côté et j'ouvre la porte de du trafic côté passager pour rentrer dans la cabine téléphoner, il y a une 200 liss qui est arrivé, une golf ou une 200 L et qui m'ont braqué et qui m'ont piqué le sac quoi. Ah merde ! Mais ça s'est passé tellement vite. Ouais, tu as rien eu et 2 mois après rebelotte les mêmes. Un dimanche soir, j'étais à au Pont Pasteur parce que je pouvais me mettre où je voulais. J'ai ce jour-là, j'avais décidé d'aller au Pont Pasteur. Les mêmes, j'ai reconnu les têtes mais en voiture qui sont arrivés. Hop, rebelote, rebraqué mais sans fait lever après parce qu'ils
avaient agressé une quarantaine de filles et la dernière Marseillaise, elle avait vraiment reçu. Elle avait vert fait les côtes et il avait renéacré. Ouais. Et après ils les ont arrêté mais il a fallu qu'ils en fassent un paquet hein. Alors toi, ça t'amène jusque dans les années donc 80 90, il y a cette concurrence étrangère qui vient déstabiliser le marché là. Vous tentez de vous révolter un peu mais bon, j'aurais été à 2000. Tu as arrêté en 2000 ? Alors qu'est-ce qui fait que tu as bon il y a les histoires économiques mais au-delà de ça, tu en avais marre la santé, je sais pas qu'est-ce qui Non mais après tu arrivé à un certain âge, j'avais plus beaucoup d'atout à mettre en évidence. Sans discrétion, tu avais quel âge à Murel ? de 55 en 2003 48 ans 48 piges au revoir.
J'avais plus beaucoup d'at à mettre en évident. Je pouvais plus courir, je me voyais pas dans le métro en train de courir et d'aller voler oui d'aller faire du de la fauche. Ouais. Donc j'ai dit qu'est-ce que je peux faire quand on arrive sur le marché de l'emploi 48 ans avec un CV vierge pas de calife 8 ans de placard. Voilà donc j'ai m cuisiner j'ai dit ben je vais essayer. Je pense qu'à ce moment-là il y en a beaucoup qui devaient parier que dans les 6 mois j'allais Oui. Tu allais pas parce que là attends tu aimé cuisiner ça ça devient d'où ce ce truc ? Tu tu as toujours fait la diamè comme on dit comment ça ? Non, l'idée m'est venue c'est spécialisé avec un mec et tous les jours parce que j'allais travailler j'allais plus travailler tous les jours, j'allais
travailler le weekend, j'allais travailler mes moins et tous les jours je me retrouve à la maison avec de 3 4 5 mecs à nourrir des potes à lui le midi venait manger à la maison et après j'ai dit pas marche. Jamais ils amènent un litre de vin, jamais ils emmènent rien. C'est le resto quoi. Les mecs qui viennent les pi je vais les nourrir toute ma bille. J'ai dit ils ont l'air d'aimer ma bouffe. Tiens, c'est vrai un resto. Est-ce que tu faisais toi quoi comme cuisine toi ? Parce que là on bascule un peu. Non mais la cuisine traditionnelle hein. Tu sais quoi ? Les bons plats euh les plats des plats des grands-Mres que je continue à faire maintenant. Et tu avais appris ça où toi ? Parce que d'habitude on a déjà appris toute seule hein. C'est ce que j'ai habitude c'est des
trucs de famille. On apprend toi donc 2003 tu te dis bon j'ai fait la gamelle j'ai plus envie d'aller au tapin. Je vais pas les faucher. Je vais ouvrir un resto. Je vais ouvrir un resto. Comment ça se passe ? J'ai un ami à moi avec sa femme, ils ont toujours eu des grosses affaires et tout. Il m'a aidé, on a trouvé là où je suis un petit truc était fermé depuis 18 mois que j'ai payé une misère et je me suis lancé là. Attends, on va redonner l'adresse tiens en passant. 116 bist du Dauphin les artisans à Lyon 3e Ouais. Et donc tu as commencé à faire la gamelle à devenir des luel barb et moi je faisais la cuisine tout ça tout allait bien. Après le soir pareil toujours ses potes qui venaient, il fallait tout le monde se rinsait la gueule. J'ai dit c'est bon. Après ça
plus été avec lui. On s'est séparé et je me suis retrouvé toute seule à tenir le le bar resto. Ça fait combien de temps alors que tu ans. 23 ans que tu œuvres aux artisans. Ouais. Donc tu es ce qu'on appelle une mère lyonnaise puisqu'on dit que tu es la dernière mère lyonnaise. Alors comme tout le monde chaque fois il revendique ce truc. Non je dis moi je suis la grand-mère lyonnaise. Ouais toi de voilà encore la génération d'essus. Donc tu es la dernière à Lyon. Les mères lyonnaises c'était la tradition des cuisinières à Lyon. esit pas le menu change tous les jours il y a deux plats, deux entrées où les gens m'appellent les habitués, ils me disent "Muriel, on vient manger 4 jours, tu peux nous faire la tête de vous". Ils demandent le plat qu'ils veulent faire.
J'ai dit "Sci vous allez pas au restaurant", j'ai dit "Je veux que les gens aient l'impression d'aller manger chez leur grand-mère." Alors ou tu arrives chez ta grand-mère à l'improvise et ben tu manges qu'à la fait ce jour-là ou tu l'appelles. "Mamie, tu peux me faire ? J'adore ta blanquette." Vas-y. L'expression consacrée. Maintenant, on dit le plat signature. C'est quoi ton plat signature ? Ta spécialité toi ? Ben les bon le plat le plus loné c'est gâteau de founnel hein. Le gâteau de founnel. Ça c'est le plat le plus traditionnel qui soit le plus lonnais. Donc c'est quoi ? C'est du foie. Non c'est un gâteau de foie de volaille. C'est un gâteau qu'on fait avec des fois de volaille et on le sert avec des quells. Avec des quells autrement saucissant à la bougeolaise ben tout le
reste. Après blanquette de veau, gratin d'au finoire tête de veau et comme je suis du midi de temps en temps la bouille à baisse. Bah oui parce qu'en fait toi c'est une surpassion d'identité c'est l'histoire de meron. Alors de temps en temps, je fais la yoli. La bou ah ou qu tu ramènes un peu de le champ des cigales à Lyon des plats du midi et depuis en 2006, je me suis mis à écrire. Tu les as pas apporté tes bouquins ? Ah, j'en ai un que je t'ai amené pour te montrer quelque chose parce que je t'ai amené un truc dedans dans les archives que Momon m'a offert. Alors Momon Vidal, une lettre qu'il a fait sur les quartiers de haute sécurité pour me mettre Ambre. Johannes Ambre alors qui était un grand pénaliste lyonnais. Et ça, je pense pour tes archives ça
peut t'aider. Ah ben avec grand plaisir. Merci beaucoup. Merci beaucoup Muriel. Je ça à vous donner. Ah alors merci. Tu as tu as l'insignur. Ça c'est Joseph qui travaille avec nous. On va le poser voà. Et en fait comme tu es la première invitée première femme invitée de cette chaîne qui sent quand même la testostérone habituellement et ben tu as tu as eu un tu as vu le l'article c'est maître. Ouais j'ai vu le j'ai vu le bah je vais le lire avec grand plaisir. Il est il est sur dispo ce bouquin. Ah ouais ça fait 10 ans qu'il se vend. passe du vent à l'éditeur. Je voulais vous dire Muriel Ouais mais faud que je t'en envoie, tu me donnes l'adresse, tu enas un tout neuf parce que tout neuf avec grand plaisir. J'ai fait deux livres de cuisine. Celui-là c'est ma vie. Un autre c'est
Ah oui, tu as fait un livre de cuisine aussi. Deux livres de cuisine. Celui-là ma vie. Un autre c'est Silence qu' plomb nos viis sur ma grand-mère qui était résistante. Et là je suis en train d'en faire un autre. Il faut que je le finisse où je règle les comptes avec l'autre là-haut. Celui qui nous attend tous. Ouais. OK. Bon maintenant de toute façon tu es devenu célèbre. Cè jusqu'au Japon, je crois avec le resto. Ah ouais parce qu'en 2015 il faisait une émission mondiale sur les bistro. Les Japonais, ils en prenaient un par pays. Ils m'ont choisi pour la France. Donc maintenant une déesse vivante aux Japons. Ils sont restés pareil là il y a 15 jours, il y en a non la semaine dernière trois qui sont venus, trois japonais qui sont venus. Euh qui est à la retraite de Japan Airlines, un
pilote avec sa femme et un pote qui disait aux clients mais elle est très très connue au Japon et c'est marrant depuis 2015 ils arrivent, ils ont encore le la vidéo sur leur téléphone. Ah oui, avec l'émission. Ouais. Ouais. Ils ont écrit que j'étais la mère des Japonais en France. Il y en a que j'ai vu une j'ai connu étudiante. Un jour elle m'a envoyé le faire part de mariage de Kyoto et un jour je l'ai vu débarquer avec le premier bébé. Muriel, bah merci d'être venu nous voir. Ben merci de m'avoir reçu. J'aime bien. Tu es très sympa. Écoute, tu reviens quand tu veux et nous on va surtout aller manger aux artisans. Non, tu as pas de conneries, [rires] je te rassure. Et surtout, tu oublies pas tes fleurs. Merci de nous avoir suivi. Vous êtes de plus en plus nombreux à le faire. On
espère vous retrouver bientôt. Et en attendant, abonnez-vous.