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InterviewBérenger Cernon - député· 15 décembre 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bérenger Cernon sur LE MEDIA : vote du budget 2026, la fin du NFP ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le pire a été évité ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez vu venir les écolos ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il de gauche ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Comment passe-t-on de cheminot à député ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Locuteur 1Promesse
    « On a une ligne, on la tient et on la tiendra jusqu'au bout. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les députés ont approuvé de justesse le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour l'année 2026 grâce au PS mais aussi aux écolos. Et avec nous ce soir, un député LFI, Beranger Cernon. Bonsoir.

Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous allez nous apporter votre regard sur cette alliance politique, si on peut l'appeler comme ça, et aussi nous dire si le pire a été évité pour les Français.

Alors, c'est ma première question d'ailleurs. Est-ce que le pire a été évité ? Non, le pire n'a pas été évité et je pense que c'est une tradison terrible ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.

On n'y comprend rien, je vous avoue en tant que ancien NFP, membre du NFP où on avait acté un programme, on avait acté des mesures, on avait acté voilà tout un tas de choses, un programme de gauche de rupture avec le macronisme et aujourd'hui on se retrouve avec un un Parti socialiste qui main dans la main avec justement la Macronie acte ses reculs absolument abominables et un groupe écologiste où on a du mal à comprendre la cohérence notamment avec Cyriel Châtelin qui lors de sa déclaration dit "Si j'écoutais mon cœur, je voterai contre mais pourtant je m'abstiens." Enfin familièement, est-ce que vous les avez vu venir les écolos ? Parce qu'on parle beaucoup de la trahison du PS mais les écolos.

Bah on entendait une petite musique qui commençait à venir à monter avec toujours des mots moi que je trouve absolument aberrents terme de responsabilité, terme de voilà, il faut se montrer cohérent et cetera et cetera. Mais enfin, quelle cohérence il y a aujourd'hui à voter ce PLFSS qui acte plus de 3,4 milliards de baisse de dotation pour pour notre système de santé ? Enfin, je veux dire la cohérence, elle est où ?

Elle est surtout pas là. l'avocat du diable, il y a quand même des des petites choses qui ont été actées dans ce budget, le le congé de naissance par exemple de 2 mois supplémentaires. Oui.

Alors déjà, il faut que ce soit mis en place et cetera et puis c'est surtout que à côté de ça, il y a quand même des reculs très importants. Enfin, je veux dire, il y a près de 1500 enfin 155 personnes qui sont touchées par le diabète de niveau 2 qui sont exclus de l'ALD. Ça représente un coût supplémentaire.

Il y a par exemple la suppression de la majoration pour les laallocation pardon pour les enfants de 14 à 17 ans. Bah voilà, il y a des reculs quand même très importants et puis surtout il y avait moyen de faire autrement, il y avait moyen de faire autre chose et c'est ce qui a pas été fait et d'acter ces reculs, c'est terrible parce que on on trouve le moyen quand même de nous parler aujourd'hui d'avancer alors qu'en réalité c'est juste que c'est moins pire que ce que ça n'aurait pu être si c'était passé. C'est pour ça que je dis que le pire a été évité.

Il y a eu quelques concessions quand même. Ouais, mais enfin bon, si si à chaque fois on acte les régressions comme des avancées, enfin je sais pas où c'est qu'on va se terminer mais euh c'est pas possible. Alors, il y a aussi le plafonnement des arrêts de travail.

Il va se passer quoi désormais pour les Français ? Bah, une fois de plus, on va on va mettre une mesure qui pénalise, qui va mettre en difficulté et qui stigmatise aussi les personnes qui se trouvent en longue maladie. Je pense pas que ce soit un choix. bien souvent et même tout le temps, en réalité c'est subi.

C'est des choses de la vie qui vous arrivent sur le le coin de la figure sans que ça vous ait prévenu et surtout sans que vous l'ayez choisi et bien souvent qu'ils sont déclenchés en plus malheureusement par le monde du travail et c'est des gens voilà qui vont se retrouver mis en difficulté par des choix une fois de plus d'économie. Quand on parle de santé, quand on parle de de ces choses-là qui sont aussi sensibles, on ne devrait pas parler systématiquement finalement d'économie, mais bien de comment on fait en sorte que notre système de santé soit protecteur et protège notamment les les plus fragiles et notamment ceux qui sont touchés par par ces longues maladies. Alors, on va être clair.

Même si le PS a voté ce budget, même si les écolos se sont abstenis, savez qu'en s'abstenant le le budget euh allait passer, ce n'est pas du tout un budget de gauche pour vous, c'est clair. Ah, c'est pas du tout un budget de gauche. Ça correspond pas du tout au programme pour lequel on a été élu.

Moi personnellement, j'ai pas été élu euh pour être responsable ou irresponsable. J'ai été élu sur un programme sur des promesses. Euh je vois pas comment demain ces gens-là vont aller devant les électeurs et leur dire "Bon, alors on avait été élu sur un programme, on l'a pas respecté du tout, mais promis, si jamais on arrive au pouvoir là et là vous allez voir, on vous garantit qu'on vous le promet, on le fera." Enfin, je veux dire, quelle crédibilité on a aux yeux des Français.

Et puis surtout, il y avait il y avait d'autres moyens de faire. Donc il y a un moment faut aussi prendre ses responsabilités pour le coup assumer qu'on porte une politique de gauche de rupture de changer avec ce système-là et puis d'aller chercher l'argent là où il est aussi. Et donc euh donc oui, c'est euh enfin très clairement moi je je suis fier aujourd'hui de mon groupe politique d'avoir su tenu la barse, d'avoir su montrer euh que bah les convictions en politique c'est pas simplement un mot jeté en l'air parce qu'aujourd'hui on a plus l'impression en tout cas que c'est du calcul politicien que un véritable combat pour avoir une meilleure sécurité sociale.

Alors c'est vrai que LFI ne s'est pas trahi depuis le début dit "On ne va pas voter ce budget." C'est ce que vous avez fait. Vous avez toujours été clair hein dans votre trajectoire, mais si on prend un peu de recul et puis qu'on regarde un peu ce qui se passe politiquement, on a quand même l'impression que c'est le corpsu qui a gagné.

Bah oui, très clairement aujourd'hui, c'est le résultat d'une politique macroniste, d'un lecornu qui a su sauver son gouvernement, qui a sans doute sauvé bon nombre de sièges du Parti socialiste et des écologistes parce que je suis pas sûr que si demain il y avait une dissolution et qu'il fallait retourner aux urnes, ces gens seraient à nouveau élus. Voilà, quand on fait de la politique de perdre, ça fait aussi partie du jeu, entre guillemets. Euh maintenant, je pense que voilà, en tout cas, quand on est élu au sein de la France insoumise, on a une ligne, on la tient et on la tiendra jusqu'au bout.

On n'est pas là dans le calcul. On est on est là pour changer la vie des gens et pour montrer que le monde aujourd'hui qui nous est promis euh un monde où systématiquement il faut faire des économies et notamment sur les plus précaires, sur les plus fragiles, sur cette case des services publics, et bien il y a d'autres solutions qui existent et nous on a on les portera en tout cas euh jusqu'au bout et euh c'est notre fierté. Ber Anger Seron, vous êtes député il y a pas si longtemps que ça.

Avant vous étiez chemineau. Vous condis le le train de la ligne R et D. Ouais, c'est ça.

C'est ça le D, c'est que je prenais avant. Merci à vous hein. Euh comment on passe de chemineau euh à la politique ?

Bah, on passe de cheminot à la politique parfois par un alignement des planètes. C'est-à-dire que j'ai eu la chance de pouvoir me présenter aux élections législatives 2024 et d'avoir battu Nicolas du Poignan. Il y a une triangulaire qui sans doute m'a m'a aidé.

Et puis surtout on passe de chemin à politique parce qu'on se rend compte que tout est politique en réalité. tous les choix euh sont politiques et que le politique a un rôle central dans la vie euh certes démocratique, mais dans la vie euh que l'on vit au tous les jours. Et j'en avais marre, entre guillemets de subir cette politique sans euh non pas sans sans sans m'y intéresser et sans me battre contre, mais j'avais vraiment envie d'être au cœur du système.

Mais j'ai découvert plusieurs choses, c'est que déjà malgré le fait que j'ai pas fait de grandes études et que je ne sois pas avocat, juriste ou je ne sais quoi, j'ai largement ma place au sein de cet hémicycle parce que la vraie vie entre guillemets, le la vie du monde de l'entreprise, je la connais, je la connais bien puisque j'ai été 17 ans, chemin et puis ça, j'espère en tout cas montrer aux gens, donner l'envie aux gens de s'investir en politique. Moi, je m'y suis investi. La première personne que j'ai rencontré en tant que chinoot et qui était politique pour le coup, c'était François Fillon.

Voilà, qui venait m'expliquer que le régime spécial des chemineaux, c'était abominable et qu'il fallait revenir en arrière dessus. Et j'avais énormément bossé mon sujet du coup quand j'avais rencontré pour débattre avec lui et je l'avais trouvé nul, mais vraiment nul. En fait, c'était juste de l'idéologie, du dogmatisme et euh je me suis dit bah en fait euh ouais, c'est pas si impressionnant que ça.

Et puis euh bah voilà, de fil en aiguille euh j'ai euh j'ai voulu prendre des responsabilités et aujourd'hui je me retrouve député à l'Assemblée nationale dans une Assemblée nationale euh qui est quand même euh particulière. Bah oui, [rires] c'est avec trois gouvernements l'espace d'un an et demi. Enfin voilà, donc c'est un apprentissage en accéléré, on va dire.

Mais euh voilà, je j'espère que je serai euh entre guillemets un modèle ou en tout cas euh que je servirai d'exemples à à certains qui n'oseraient pas forcément en se disant "C'est pas fait pour moi". Alors que si si, c'est fait pour eux. Euh engagez-vous en politique, ça en vaut le coup.

C'est vrai que l'image qui est renvoyée malheureusement dans les médias ou par certains députés n'est pas n'est pas bonne, mais on n'est pas tous comme ça. On n'est pas tous les mêmes, c'est pas vrai. Et euh encore plus dans un groupe politique comme le mien où on le voit, la cohérence et euh le fait de porter des valeurs de gauche, c'est quelque chose d'essentiel et c'est ce qui nous anime.

Berg euh Cernon, vous êtes député euh LFI. Merci d'avoir été avec nous ce soir.