JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité du GRAND ORAL 2027 sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 48 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
On va vous interroger sur le projet économique de votre parti et sur les annonces faites sur l'immigration.
- 1:17RelanceRéponse partielle
Pourquoi Jordan Bardella n'était-il pas côte à côte avec Marine Le Pen pour cette rentrée politique ?
- 2:48FerméeRéponse directe
Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée, à quel âge pourront partir à la retraite les Français selon votre projet ?
- 3:51FerméeÉludée
Pouvez-vous garantir que Jordan Bardella sera Premier ministre si Marine Le Pen l'emporte ?
- 5:07RelanceRéponse partielle
Le projet du RN sur les retraites a évolué : Jordan Bardella disait que l'âge légal ne servait à rien, mais aujourd'hui vous parlez de 60-62 ans. Pourquoi cette évolution ?
- 8:32FerméeRéponse directe
Si Jordan Bardella devient Premier ministre, pourra-t-il appliquer des mesures comme la capitalisation sans l'aval de Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:28Invité politiqueFait
« Ils pourront partir entre 60 et 62 ans selon leur début de carrière. »
- 15:20Invité politiqueFait
« Elle a annoncé la suppression de plus de 120 taxes inutiles ou à faible rendement. »
- 21:45Invité politiqueChiffre
« Nous avons dans notre pays 6 millions de chômeurs ou de gens mal employés. »
- 23:18Invité politiqueFait
« En France, on a le triste record des morts au travail. »
- 24:07Invité politiqueFait
« Quand vous prenez des médecins syriens ou des médecins d'Afrique, vous retirez les médecins à ces pays. »
- 24:30Invité politiqueFait
« Si les pays riches, entre guillemets, attirent ces gens, les populations africaines du Moyen-Orient, ils n'ont plus de médecins pour les soigner. »
- 30:12Invité politiqueChiffre
« Quand M. Macron a pris le pouvoir, 20 milliards d'intérêts par an. En 2032, là ça va être 70, quand M. Macron va rendre l'Elysée 90 milliards, et si on ne fait rien en 2032, ce sera 130 milliards d'euros. »
- 30:26Invité politiqueFait
« Ça veut dire l'entièreté du budget des armées, l'entièreté du budget de l'éducation nationale qui part dans les intérêts de la dette. »
- 31:09Invité politiqueChiffre
« En 2022, 2023, 2024, il y a 40 à 60 milliards de recettes qui ont disparu, de prévisions de recettes qui ont disparu. »
- 31:57Invité politiqueFait
« Lors des élections législatives anticipées, M. Attal a pu faire campagne comme si de rien n'était alors qu'il avait perdu 40 milliards de recettes. »
- 35:10Invité politiqueFait
« Quand vous baissez les retraites ou quand vous ne valorisez pas les retraites pour suivre l'inflation, eux, ils appellent ça une économie. »
- 35:37Invité politiqueChiffre
« Quand un travailleur aujourd'hui français ou française produit 100 euros de richesse, l'État en dépense 56. »
- 36:21InvitéChiffre
« Selon l'Inspection générale des finances, c'est 15 milliards d'euros que coûterait l'échec d'un budget. »
- 37:02Invité politiqueFait
« Le but de censurer, c'est bloquer toute hausse d'impôts, c'est bloquer du racket et de piquer du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français. »
- 40:32Invité politiqueChiffre
« La contribution de la France financière de 33 milliards à 45 milliards, 12 milliards de hausse. »
- 44:09Invité politiqueFait
« il faut faire barrage à on ne sait pas quoi »
- 44:11Invité politiqueFait
« il faut faire barrage à Marine Le Pen »
- 44:12Invité politiqueFait
« il faut faire barrage à la haine »
- 44:13Invité politiqueFait
« il faut faire barrage à tout un tas de mensonges »
- 45:28Invité politiqueFait
« ils ont mis la France dans cette situation »
- 46:48Invité politiqueFait
« aller saccager des laboratoires de recherche »
- 46:55Invité politiqueFait
« Ils existent sous Emmanuel Macron »
- 47:03Invité politiqueFait
« Il oppose toujours les Françaises et les Français les uns aux autres »
- 47:10Invité politiqueFait
« Il traite les milliardaires de parasites »
- 47:12Invité politiqueFait
« Il fait des jeux de mots à consonance antisémite pendant ses meetings »
- 47:17Invité politiqueFait
« Il n'est pas clair sur la lutte sur l'homophobie »
- 47:19Invité politiquePromesse
« il sacrifiera le droit des femmes »
- 48:21Invité politiquePromesse
« il y aura une procédure évidemment »
- 49:46Invité politiqueFait
« c'est la loi qui permet certaines banques à savoir les banques de l'Union Européenne »
- 50:01Invité politiqueFait
« il n'y a aucun risque de non-remboursement de la campagne »
- 50:18Invité politiqueFait
« le lobby bancaire soit plus favorable à M. Philippe »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy67 %
- Présentateur10 %
- Présentateur 29 %
- ?8 %
- Invité6 %
≈ 17,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous, bienvenue, vous regardez le Grand Oral 2027, c'est le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec nos confrères et amis du Figaro, une heure en direct et en public pour vous faire vivre la campagne présidentielle. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy. Bonsoir Madame. Merci infiniment d'avoir accepté
cette première.
Je le rappelle, vous êtes le président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée et membre de la Commission des Finances. Vous êtes le monsieur économiste, c'est comme ça qu'on vous présente souvent du parti de Marine Le Pen, très proche aussi de Marine Le Pen. On va évidemment vous interroger sur le projet économique de votre parti, quelques clarifications d'ailleurs abordées ces derniers jours, ces dernières heures, mais aussi sur les annonces faites sur l'immigration. Pour vous interroger également ce soir, je salue Jim Jarassé, le
rédacteur et chef du service politique du Figaro. Bonsoir et
bienvenue. Et on salue également Vincent Trémolet qui est juste derrière vous, c'est votre big boss, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, notre nouveau partenaire qu'on est ravis d'accueillir. Bonsoir à vous.
Jean
-Philippe Tanguy, Jordan Bardella, FAIR, sa grande rentrée à Chalons-en-Champagne et sur BFM TV. C'est lui que Marine Le Pen, on le sait désormais, a choisi pour être son Premier ministre, si elle arrivait à l'Élysée au mois de mai prochain. Vous, plus que qui compte, vous savez qu'en politique l'image compte. Pourquoi n'était-il pas côte à côte pour cette rentrée politique ? Jordan Bardella n'était pas au MEDEF aux côtés de Marine Le Pen. Marine Le Pen n'était pas à Chalons aux côtés de Jordan Bardella.
Tout
va bien ? Mais bien sûr, il faut évidemment déployer toute notre énergie sur tout le territoire français. Il n
'y a
pas d'intérêt à ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen soient tout le temps ensemble, partout. On doit multiplier les rencontres, on doit multiplier les présentations de notre programme,
on
doit multiplier les occasions d'être parmi les Françaises et les Français, entendre leurs préoccupations, apporter des solutions.
De Jordan Bardella, vous le savez plus que quiconque, a été très remarqué au MEDEF.
C'est beaucoup plus que
quiconque, vous
êtes
bien
gentil. Vous étiez là.
Vous avez
l'air de tout
savoir. Non, mais...
J
'étais là, mais Jordan Bardella n'avait pas à être au MEDEF. Ils ont déjà fait un déplacement ensemble à la flèche avant l'été, qui a permis de lancer la campagne de Marine Le Pen sur le terrain. Évidemment et heureusement qu'on va se déployer. Vous savez, on a vraiment une chance au Rassemblement National. Je le
dis
en toute humilité, c'est le travail des uns et des autres et la reconnaissance d'une partie des Françaises et des Français qui nous le permet d'avoir deux leaders qui sont à la fois populaires et qui ont une autonomie qui leur permet de faire campagne sur tout le territoire français. Donc vous savez, la France est grande, les occasions sont nombreuses, la campagne est longue. Et on les verra ensemble. On les verra ensemble et vous les verrez surtout avec les Françaises et les Français. Parce que le but, ce n
'est
pas non plus de faire des réunions du Rassemblement National entre nous. Vous savez, on se connaît bien, plus
on se connaît,
plus on s'apprécie. Mais le but,
c
'est de faire des déplacements à la rencontre de nos concitoyens.
Deux
leaders, c
'est
ce que vous dites, mais qui font entendre leurs différences. Et on va en parler dans quelques instants. Jordan Bardella, hier au micro de Marie Chantret, a eu cette formule. Elle a dit qu'on est un duo, mais pas un couple et pas des clones. Est-ce que ça veut dire qu'il aura une liberté de parole pendant la campagne ou est-ce qu'il est sous tutelle de Marine Le Pen
? Heureusement qu'il a une liberté de parole. Il est président du Rassemblement National. Il a mené notre famille politique à plusieurs reprises à des victoires importantes. Et surtout, il a la confiance absolue de Marine Le Pen. Jordan Bardella s'est engagée en politique, tout le monde le sait, pour Marine Le Pen. C'est elle qui a repéré son talent, alors qu
'il
s'est déployé. Et on ne peut que s'en féliciter. Moi, je crois qu'on a beaucoup de mouvements politiques adversaires qui sont jaloux d'avoir ce binôme, d'avoir cette efficacité à la tête du parti. Vous savez, j'ai fini en élection, il faut faire peu de 50% des voix. Il ne faut pas seulement se parler à soi-même, il faut parler à tout le monde. Il faut convaincre le plus de gens possible.
Pour une raison simple. Au-delà du Rassemblement National. Au
-delà du Rassemblement National, évidemment. Compte tenu des difficultés que nous allons hériter si les Français nous font confiance après 10 ans de macronisme, il va falloir convaincre au-delà. Parce qu'il y
a
un mouvement de sursaut national, de renaissance,
comme la dit Marine Le Pen à lancé. Je reviens sur Jean-Marie Bardella.
Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez garantir aux Français qu'il sera le Premier ministre de Marine Le Pen si elle l'emporte à la présidentielle ?
Ou
bien, est-ce qu'il peut y avoir des ajustements ? Finalement, 8 mois, c'est long. Il peut y avoir des circonstances politiques qui font que ce choix peut évoluer.
Moi, je n
'ai
rien à garantir du tout. C'est Marine Le Pen qui l'a annoncé, qui l'a confirmé lors du lancement de sa campagne présidentielle. Je vais vous dire, ça ne fait aucun doute. En interne, tout le monde soutient Jordan Bardella, qui d'ailleurs est candidat aussi à sa réaction à la tête du parti, qui fait consensus parmi tous nos parlementaires. C'est vrai que c'est rare. Ça fait peut-être un peu l'encre de bois parfois. Mais c'est vrai que c'est rare d'avoir cette harmonie au sein d'un parti politique. C'est la force, il faut bien le dire, de Marine Le Pen. C'est qu'elle a créé, elle a encouragé cette force politique. On s'entend bien entre nous. C'est
rare et c'est subtil dans la formulation. On s'apprécie. Je suis désolé, ça nous arrive même de nous
aimer entre nous. On
est contents d'être
ensemble. On est contents de faire campagne ensemble. Il
y
a une bonne ambiance.
On rigole bien, parfois dans la
difficulté. Parce que je vous dire, parfois c'est tellement dur. Et on rencontre aussi sur le terrain tellement de Françaises et de Français en souffrance et en difficulté que c'est vrai qu'on préfère entre nous être dans la camaraderie parce qu'on préfère être forts ensemble au service des Françaises et des Français. Ce n
'est
pas parfait, ce n
'est
pas le monde des bisounours. Mais franchement, moi j'aime bien être dans cette force politique avec Jordan et Marine.
On sème, on est complémentaires, on est un peu différents. C'est
ce
que vous nous dites ce soir au sujet de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Prenons un cas concret, si vous voulez bien, qui intéresse des millions et des millions de Français, c'est l'âge de départ à la retraite. Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée dans quelques mois, à quelle heure, à quel âge, à quel âge, ça c'est plus une question, c'est parti rentier à la retraite. Parce que le projet du RN, il a évolué là-dessus, dans ce que dit Jordan Bardella et ce que dit Marine Le
Pen. Ils pourront partir entre 60 et 62 ans selon leur début de carrière. Plus vous avez commencé à travailler tôt, plus vous pourrez partir tôt. Puisque, évidemment, souvent, quand vous avez commencé à travailler tôt, votre métier est plus difficile, souvent plus un métier de terrain, de contact, plus épuisant que quand vous avez le privilège ou l'opportunité de faire de longues études où vos métiers sont finis. Souvent, ce n
'est
pas systématique, mais plus souvent, plus facile. Donc, en fait, on a la justice sociale dans la réforme elle-même de Marine Le Pen. Donc, c'est la ligne Le Pen qui a gagné sur
la ligne Bardella qui, il y a quelques mois encore,
disait « l'âge légal ne sert à
rien ». Mais ce sont deux choses différentes. Il faut le repousser. 62,
vous ne le repoussez pas. Ce sont deux choses différentes. Ce que Jordan avait voulu faire passer comme message, et il a raison, il l'a refait d'ailleurs sur votre plateau hier, c'est que la durée de cotisation assure le financement de la réforme. Vous avez l'âge de départ qui permet la justice sociale et vous avez la durée de cotisation qui permet le financement.
Mais vous inscrivez dans le marbre un
âge
légal de départ.
S'il n'y a pas d'âge légal de départ dans le marbre, comme le propose par exemple M. Attal, eh bien... Ou Jordan Bardella, il y
a
quelques mois. Non, il n'a jamais proposé la fin de
l
'âge légal. Il a dit qu'il fallait valoriser davantage la durée de cotisation. On en reviendra parce que c'est la clé du financement. Vous inquiétez pas
? J'essaie d'être très précis. Oui,
oui.
Il avait dit l'âge légal n'a plus aucun sens. Il faut le repousser. Interview à la presse étrangère.
Non, il n'a pas dit ça. C'était sur LCI où il avait été très clair. Au mois de mai dernier. Non, mais c'était à une presse étrangère où il n'était pas d'accord avec la relecture. Moi, je me fie à ce qu'a dit Jordan Bardella à l'oral sur chez vos confrères un certain nombre d'émissions. Effectivement, il avait dit que la durée de cotisation devait compter davantage. Mais on y reviendra. Il n
'y a
pas de difficulté. Mais je veux répondre à la question de Mme Chantret. Si on supprime l'âge de départ totalement, eh bien, par exemple, vous êtes une mère de famille qui s'est arrêtée parce qu'aujourd'hui,
c
'est encore essentiellement les femmes qui s'arrêtent pour élever leurs enfants et qui sacrifient bien souvent, non pas sacrifier, mais en tout cas arrêtent leur carrière pour s'occuper de leurs enfants. Ça veut dire que vous avez des femmes sans âge de départ qui devront attendre 67 ans systématiquement. Donc, supprimer un âge à 62 ou à 63 pour même les macronistes,
ça
veut dire que l'essentiel des mères de famille devront attendre 67 ans. Ceux qui ont eu des périodes de chômage devront attendre 67 ans. Donc, en fait, quand on dit on supprime l'âge comme le dit M. Attal,
c
'est qu'on renvoie tout le monde à 67 ans ou au minimum vieillesse.
Il
faut être précis dans ce que les uns proposent parce que M. Attal fait le tour des plateaux. On a eu l'air très mondial. On a l'impression qu'il n'assume aucune responsabilité depuis 10 ans et je n
'ai
pas envie qu'il en assume 10 ans de plus vu l'injustice de sa réforme des retraites et le nombre de trimestres et j'en reviendrai là. C'est la clé. Or, aujourd'hui, les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail. Les personnes en situation de handicap sont trop souvent exclues du marché du travail. Beaucoup de femmes ont des temps partiels subis et les aînés, enfin, je n
'aime
pas trop ce terme parce que visiblement, maintenant, ça partit de 50 ans. 50 ans, on n'est pas encore un aîné, mais des personnes au bout de 50 ans ont des discriminations à l'embauche ou pourraient ne pas avoir un emploi. Ce qui fait qu'on perd des trimestres cotisés, on perd de la richesse créée, on perd des trimestres. Donc, quand Jordan Bardella disait que le trimestre et la durée de cotisation devaient prendre le dessus, c'est évidemment que c'est ça qui permet de financer et il faut permettre à tous les Français et les Français qui le souhaitent d'exploiter leurs talents et de créer des richesses. Vous
avez évoqué l'interview de Jordan Bardella hier sur BFMTB. Il a aussi dit que s'il était Premier ministre, c'est lui qui conduirait la politique de la nation comme le prévoit en effet la Constitution. Est-ce que ça veut dire, par exemple, sur un sujet comme les retraites et sur la capitalisation, c'est une mesure que souhaite appliquer Jordan Bardella qui n'est pas partagée par tous les membres du Rassemblement National, peut-être par vous-même. Est-ce que ça veut dire que c'est ce genre de mesures qui pourraient appliquer sans l'aval de Marine Le Pen
?
Non, mais là-dessus, ils avancent également ensemble. Déjà, je vous remercie d'avoir signalé que ce qu'a dit Jordan Bardella est l'application de la Constitution. C'est vrai que depuis quelques années, nos institutions sont malades parce que le président de la République veut à la fois être président de la République, donc, comment dire, président de tous les Françaises et les Français, et Premier ministre, chef de la majorité, chef de l'administration. Si le général de Gaulle avait prévu deux postes de responsabilité différentes, c'est qu'il fallait les exercer distinctement. Et donc, on reviendra à la lettre et à l'esprit du général de Gaulle qui avait de meilleures intuitions.
Il faut bien lire On a peut-être d'un esprit
malin, Jean-Philippe Tanguy, mais à ce
que rappelle Jim Jaracé, à ce que rappelle Jim Jaracé, sans chercher la petite
bête, mais encore une fois, le rappeler. Ça va mieux en le disant.
Je le rappelle. Le fait que
Jordan Bardella, hier, rappelle ce qu'est la Constitution et que c'est le Premier ministre qui guide la politique de la nation, c'est une manière quand même d'afficher une forme de
dire
je suis là et je continue de rester là et je déciderai aussi
en accord
avec... Mais
c'est
parce que Mme
Chantré...
Qui
aura le dernier mot entre les deux, finalement ?
Les arbitrages sont évidemment à la présidence de la République, mais heureusement que Jordan Bardella est là.
On
s'en félicite tous par son talent, par ses différences, par son expérience, par
ce
qu'il apporte au mouvement, par ce qu'il apporte à Marine Le Pen. Marine Le Pen a besoin, comment dire, de tous ses talents du rassemblement. Y
compris sur la capitalisation. Oui, mais la
capitalisation, Marine Le Pen l'avait déjà proposée en 2022. C'est vrai que ça n'avait pas pris beaucoup d'importance dans la campagne, notamment à cause de la guerre en Ukraine, qui, il faut bien dire, avait quand même éteint beaucoup de débats, interdit beaucoup de débats et vous reconnaîtrez qu'en 2022, on n'avait pas pu débattre de beaucoup de sujets très importants. Mais la capitalisation est forcément différente de l'enjeu de la répartition. Pourquoi ? Le système des retraites est déjà très fragilisé. Tout le monde trouve des ressources nouvelles, cherche des ressources nouvelles pour le financer.
Par définition, si on a déjà un système qui est fragile, si vous prenez une partie des cotisations que les salariés et les entrepreneurs paient aujourd'hui pour faire la capitalisation, soit vous dégradez le système qui existe actuellement, soit vous devez rajouter une capitalisation. Aujourd'hui, les classes moyennes, les salariés, le public aujourd'hui, si je leur dis que sur 2 000 euros net, c
'est
déjà pas beaucoup, il faut rajouter 100 euros en plus qui va dans la capitalisation, ils vont me dire qu'on ne
peut
pas s'en sortir. Donc tout ce qui propose
la capitalisation,
ce sera sur la base du volontariat, évidemment,
et
ce sera sur la base de ce que Marine Le Pen avait présenté avec Jordan Bardella, le fonds souverain, c'est-à-dire que nous allons proposer aux épargnants français, sur la base du volontariat également, de placer leur épargne dans ce qu'on appelle la Maison France qui permettra de financer l'économie réelle, les infrastructures avec un bien meilleur rendement que leur épargne aujourd'hui qui ne rapporte pas beaucoup, seulement qu'on puisse dire parce que ceux qui nous écoutent qui ont une petite assurance vie ou qui ont un livret A, elle est sacrifiée par le gouvernement. Je vous rappelle qu'aujourd'hui, le livret A, sur décision du gouvernement, a un rendement inférieur à l'inflation.
Mais ça, c'est tranché. Pour ceux qui nous écoutent, pour un livret A,
si vous avez 2 000 euros aujourd'hui, 1 000 euros sur un livret A, si vous perdez 10 euros de
pouvoir d'achat. C'est une annonce que vous faites ce soir. Ça, à part le
Rassemblement National, personne ne le dit. Capitalisation volontaire, ça, c'est tranché.
Sur le volontariat, sur la base du volontariat.
Oui, mais
je ne
vais
pas vous décevoir, madame. J'entrais, ce n
'est
pas une annonce.
Ça
a été dit régulièrement par Marine Le Pen.
Pas franchement comme cela parce qu'on comprenait qu'elle n'y était pas franchement favorable. Là aussi, il y
a
une forme d'évolution.
Mais si, elle y est favorable. Tout simplement parce que ça existe aujourd'hui. C'est le plan, c
'est
le PER, c'est l'assurance vie qui peut servir de forme de capitalisation. Ça existe déjà. Donc
c'est un nouveau finalement. C
'est un statut quo finalement.
Non mais ça, c'est intéressant ce que vous dites, monsieur, parce qu'effectivement, en France, on est aussi spécialiste des faux débats,
c
'est-à-dire au débat pour la millième fois de choses qui sont déjà débattues voire qui sont déjà tranchées. C'est un peu fatigant parce qu'il y a tellement de problèmes qui existent réellement qu'en rajouter qui n'existent pas ou qui ont été déjà tranchés, c'est un peu bizarre. Aujourd'hui, il
y
a 3 000 milliards environ d'épargne qui peut être assimilé à une forme de capitalisation soit de l'assurance vie soit du PER. Donc c'est très bizarre ces espèces de débats. Mais en fait, ce n
'est
pas très bizarre. Je ne suis pas de bonne foi en disant ça à ceux qui nous écoutent. C'est parce qu'en fait, on agite un certain nombre de débats, les macronistes agitent un certain nombre de débats pour cacher leur bilan et qu
'on
parle de tout sauf de même. Ce qui est vrai, ce n
'est
pas très brillant.
Le retour à 62 ou 60 ans selon l'âge d'entrée en emploi pose en tout cas la question du financement de votre réforme des retraites. Je voudrais vous faire entendre ce qu'on a dit aujourd'hui. L'un de vos concurrents, Edouard Philippe.
Elle
a inventé la réforme qui aggrave le déficit. Il
fallait
y penser. Elles peuvent être douces à entendre. La facture sera pour la France de demain.
Est-ce que vous assumez d'aggraver le déficit d'un régime des retraites qui l'est déjà déficitaire et pas qu'un peu
?
Je suis sûr qu'avec la politique économique que nous mènerons, le fait d'inciter et de permettre aux Français d'exprimer leur talent comme je l'ai dit permettra à notre réforme d'être équilibrée.
Mais
si vous voulez, M. Philippe...
Ça coûte
combien ? 9 milliards. On l'avait chiffré. On l'assume totalement.
C
'est un choix...
Certains think tanks et certains instituts ne sont pas du tout d'accord avec votre chiffrage. Je parle de l'Institut Montaigne qui est loin d'être un institut
très à gauche.
Pas loin
d'être un institut
fiable parce que c'est l'institut
qui avait dit que le programme de M.
Macron rétablirait
les finances publiques. 35 milliards d'euros qui se sont trompés de 1 500 milliards. Voilà ce que serait le coût
d'un retour à la retraite à 62 ans contre 9 milliards. La vérité peut-être entre les deux.
Oui,
la vérité peut-être de notre côté parce que si vous voulez, l'Institut Montaigne avait fait une erreur de 1 500 milliards sur les projections de M. Macron. Donc si vous voulez, l'avis de l'Institut Montaigne, je ne
vais
pas être désagréable et
venir
avec ce que j'en pense. Mais je ne
peux
pas dire que
ça
m'empêche de dormir la nuit.
On fiche Tanguy. Preuve qu'il y a quand même un peu de friture sur la ligne au Rassemblement National sur la question des retraites. Le conseiller économique du RN, François Durvie, a annoncé dans le Figaro qu'il ne participera pas à la campagne de Marine Le Pen et il dénonce les orientations économiques du programme qu'il ne partage pas. Alors Marine Le Pen dit qu'elle souhaitait son départ. Jordan Bardella dit que c'est un choix personnel de sa part.
Est
-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est vraiment passé avec François Durvie
?
Marine Le Pen l'a dit et elle a souhaité que M. Durvie ne participe plus à la campagne électorale. Non pas pour des questions de lignes, mais pour des questions de comportement que Marine Le Pen a identifié comme étant... Comportement ou ligne idéologique
?
Non, mais pas de ligne parce que moi je ne sais pas avec quelle ligne est en désaccord M. Durvie parce que ce jour-là...
Il est connu
pour être plutôt libéral et pour
entreprise.
Oui,
mais je
ne vois pas de quelle proposition parle M. Durvie parce qu'au MEDEF, Marine Le Pen a annoncé un plan d'économie net de 125 milliards d'euros, le seul capable de redresser les comptes publics selon tous les experts pour le coup indépendants et objectifs qui travaillent dans les institutions de la République. Elle a annoncé la suppression de plus de 120 taxes inutiles ou à faible rendement.
Elle a annoncé l'ordre de la réduction. C
'est étrange, c'est quand
même
un programme non pas libéral parce qu'on ne court pas après les termes, mais je ne vois pas avec quoi François Durvie aurait
pu être en désaccord et la réforme des retraites. Vous dites que c'est un
problème de comportement. Je vous pose la question de manière très simple. Est-ce que c'est lié à ce qu'a raconté Libération il
y
a quelques jours ? C'est-à-dire que le jour de la condamnation de Marine Le Pen, le jour où elle décide de faire appel et d'être candidate, Libération a compte que ce conseiller a dit Jordan Bardella « Tu descends, tu
vas voir la presse et tu
déclare ta candidature tout de suite. » Est-ce que c'est ça qui est sanctionné
aujourd
'hui ? Je pense que tout ça, excusez-moi, n'intéresse pas les gens. Moi, je peux vous dire que j'étais dans la somme. Les agriculteurs sont très inquiets. Vous avez des ouvriers qui sont très inquiets pour leur usine. Vous avez des familles qui sont inquiets pour leur avenir. Les histoires de personnes... Ça
ne se passe pas les gens mais ça dit quelque chose sur ce qu'il se passe à l'intérieur
de votre
parti. Une forme de clarification
aussi en
interne sur les
personnes qui vont composer cette prochaine campagne présidentielle.
Vous
savez, la France est vraiment à la croisée des chemins. Un certain nombre de débats très importants que nous devons avoir et aussi un problème de
comportement des
hommes et des femmes publiques parce que je voudrais quand même finir sur M. Philippe qui fait la leçon à tout le monde. La grande réforme de la retraite par point sur lequel les Françaises et les Français avaient accordé leur confiance à Emmanuel Macron en 2017. Elle est où cette grande réforme par point ? À la poubelle. Ensuite, il avait annoncé une réforme avec un âge pivot qui devait rétablir les comptes de la retraite. Elle a été où cette réforme aussi jamais appliquée ?
Donc si vous voulez, ces gens qui font des belles promesses, qui s'estiment experts parce qu'ils ont eu un grand concours il y a 40 ans qu'ils ont fait des carrières politiques ici ou là, qui s'estiment un peu avoir le pouvoir de droit divin et la connaissance de droit divin, moi je ne sais pas, et bien Marine Le Pen l'a dit, comment il fait pour se présenter devant les Françaises et les Français ? Parce que quand on a eu les résultats budgétaires qu'il a eus, quand on a eu les missions si importantes qu'il a eues sur la retraite à point, je vous rappelle que la promesse de la retraite à point c'était pour 1 euro cotisé, 1 euro de droit. Poubelle. Ça n'a jamais existé, ça n
'a
jamais été réalisé. le fait qu
'il
soit responsable de la plus grande révolte fiscale qui est lue dans notre pays depuis 1945, la révolte des Gilets jaunes qu'il a d'ailleurs combattu avec beaucoup de violence et beaucoup d'injustice. Moi je ne sais pas comment il fait pour se présenter. Il a le droit évidemment. Mais moi vraiment, souvent je le dis quand je débats avec les macronistes à l'Assemblée nationale, je leur dis, je dois dire qu'au bout de 10 ans de macronistes, j'ai un rêve à confesser M. Foubelle. Je rêve de ne jamais être comme eux, de ne jamais leur ressembler, de ne jamais avoir leurs défauts et leurs comportements.
Peut-être que je le rêve parce que nul n'est parfait, mais vraiment, je souhaite, ceux qui sont là, enregistrez-moi, si un jour je suis comme ça,
dégagez-moi. Dégagez-moi. Vraiment, si je finis un jour comme M. Philippe, il faut dégager tout ça.
On va revenir sur le budget dans un instant, sur vos propositions également. Je voudrais qu'on dise un mot sur l'immigration puisque Jordan Bardella hier a annoncé qu'en cas de victoire à Marine Le Pen, il y aura un référendum dans la foulée de l'élection présidentielle pour supprimer le droit du sol. C'est une notion un peu complexe. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça veut dire ?
Est
-ce que ça va
changer ? Eh bien, ça veut dire qu'on ne pourra plus devenir français automatiquement ou sur un certain nombre de critères quasi automatiques. Soit devenir français, ça s'héritera par le droit de votre famille, un parent, il ne faut pas forcément avoir les deux parents, mais
au
moins un de vos parents est français, ou par le mérite. Donc,
être français, ça
s'hérite ou ça se mérite.
Je ne vois pas ce qu'il y a un étranger né en France
ne sera jamais français.
Pardon, j'ai entendu
la première partie. Un
étranger né
en France ne sera jamais français. S
'il
fait les démarches
? S'il fait les démarches et si la démarche montre qu'il aime notre pays, qu'il a appris notre langue, qu'il s'est inclus dans la société française, qu'il en respecte les principes, l'égalité homme-femme, la tolérance pour les minorités sexuelles, le respect de notre histoire, l'amour du pays,
le fait d'être inclus dans des associations. Comment ça se détermine, ça, M.
Tanguy ? Comment ça se détermine ?
C
'est très bien déterminé pendant des années où l'acquisition de la nationalité française n'était pas automatique. On n'a jamais eu le droit du sang. Mais je n
'aime
pas trop cette détermination du droit du sang parce que ça donne une mauvaise image. C'est plutôt un droit familial et un droit d'héritage de la nationalité. Mais avant, il était beaucoup plus difficile d'avoir la nationalité française. Et
il y a toujours eu des gens pour la nationalité. On a évoqué ensemble, en préparant cette
émission, l'exemple d'un footballeur très connu, Zinedine Zidane, qui est de deux parents algériens arrivés en France, née sur le sol français. Vous considérez aujourd'hui que Zinedine Zidane est une fierté française ? Bien
sûr, oui. Est-ce qu'il aurait pu être... Mais comme des gens moins connus parce qu'on donne toujours des gens très connus.
Mais avec votre réforme,
aurait
-il pu être français
? Mais s'il l'avait souhaité, oui, s'il l'avait demandé.
Mais
je pense qu'il l'aurait demandé parce que Zinedine Zidane, il aime la France. Mais on parle toujours de gens très connus. Mais vous avez des héros du quotidien, vous avez beaucoup d'infirmières, de médecins, de
pompiers, qui
sont investis dans la France, qui aiment notre pays
et
Zinedine Bardella lui-même n'a pas de parents qui sont de nationalité française de souche, entre guillemets. Ce sont des gens qui sont venus dans notre pays, à plusieurs générations, qui ont aimé la France, qui ont fondé une famille, qui aiment leur âme de notre pays. Et Zinedine Bardella aurait évidemment eu le premier, eu la nationalité française par amour. Mon collègue Alexander Nicolik, de parents serbes, il aurait eu la nationalité française par amour. Il a été gravement diffamé par M. Haro sur les réseaux sociaux qui a estimé qu
'il
ne méritait pas d'avoir la nationalité française. Mais bien sûr qu'il aurait mérité d'avoir la nationalité française. Mais il faut prouver qu'on aime la France pour avoir la nationalité. Sinon ça la galmode. Qu'est
-ce
que ça veut
dire derrière ça ? Ça veut dire que la
nationalité c'est un bout de papier.
On ne pense pas que ce soit un bout de papier. Ce serait un examen ? Il n'y a pas d'amour,
il n
'y a
que des preuves. Comment on donne la preuve
qu
'on a envie d'être français ? Il y a un examen, il y
a
un thèse. Mais
il y a aujourd'hui une naturalisation. M. Fauvel, vous devez faire un dossier, vous devez prouver que
vous
parlez la langue française. Il y
a
des attestations de moralité, le fait que vous avez un emploi, que vous cherchez un emploi, que vous avez fait les études comme vous pouvez, que vous êtes intégré dans la société française.
Ce
que vous n'avez pas commis, excusez-moi, j'aurais dû commencer par là, des délits et des
crimes. C'est déjà
le cas
aujourd'hui pour le droit du
sol. Mais le problème ne nous remet pas en cause la naturalisation telle que se fait. Elle a d'ailleurs été plus exigeante sous la pression du Rassemblement national depuis de nombreuses années. Ce qu'on remet en cause, c'est l'automatiser ou la quasi-automaticité de l'acquisition de la nationalité française. Ce qui fait que les jeunes ou les moins jeunes qui obtiennent cette nationalité de manière quasi-automatique n'ont même pas conscience de ceux qui le reçoivent. Donc il faut faire ce travail de citoyenne pérennée.
Rapidement,
Jean-Philippe Tanguy, vous avez tout à l'heure évoqué le cas des médecins qui pourraient être régularisés, vous nous avez dit. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui, comme Édouard Philippe, disent qu'on a besoin d'une immigration de travail pour faire fonctionner des secteurs en tension comme l'hôpital, la restauration ou d'autres
? Non,
c'est-à-dire que nous avons dans notre pays 6 millions de chômeurs ou de gens mal employés. Le taux de chômage des personnes immigrées sur notre pays est quasiment le double des nationaux. Et
les travailleurs immigrés,
aujourd'hui, ce sont 12% de la population active.
Ça aussi, c'est une réalité économique.
Non,
ce
n
'est
pas une réalité économique, c'est une réalité pour faire baisser les salaires ou dégrader les conditions de travail. Parce que quand vous avez 6 millions de chômeurs et que vous faites venir des gens qui, évidemment, viennent de pays souvent plus pauvres que la France, vont donc accepter des conditions de travail dégradées, vont accepter des petits salaires, et donc ne vont plus permettre le progrès social. Donc en fait, tous ceux, les bonnes âmes qui veulent faire venir des centaines de milliers de personnes chaque année alors que nous avons beaucoup de chômage, aggravent la condition des travailleurs précaires et des situations en tension.
Et d'ailleurs, le meilleur exemple, ça fait 40 ans que ce sont les mêmes métiers en tension. Ça fait 40 ans que le BTP est en tension, 40 ans que la santé est en tension, 40 ans que la restauration est en tension, etc. Ce sont toujours les mêmes métiers
en tension. Mais vous entendez ces patrons juste pour reprendre la question de Jim. Parce qu'on ne parle pas beaucoup des conditions de travail
besoin de ces
professions
qu
'ils ne trouvent pas.
J'entends certains patrons, beaucoup de patrons, évidemment, font un travail formidable. Certains aussi abusent de la situation parce qu'évidemment, si vous n'avez plus le chômage et s'il faut, entre guillemets, se battre pour faire venir des gens dans certains métiers, vous devez augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail. C'est comme ça, dans notre pays, qu'on a pu améliorer la condition des ouvriers, des employés, d'un certain nombre de personnes.
Si les conditions de travail sont si dégradées dans notre pays, dans les métiers en tension, c'est parce qu'il n'y a plus cette pression positive, constructive, sur un certain nombre de secteurs et vous avez des gens qui travaillent dans des conditions lamentables. Il faut quand même remarquer qu'en France, on a le triste record des morts au travail et ce n
'est
pas, malheureusement,
c
'est quand même scandaleux. Et l'année dernière, dans ma circonscription, j'ai malheureusement un jeune qui est décédé, il n'aurait jamais dû décéder parce qu'il
est
dans des conditions de travail lamentables avec des mesures de sécurité pas du tout appliquées. Donc, il faut remettre, si je puis dire, l'église au centre du village et quand on explique aux Françaises et aux Français alors qu'il
y a
6 millions de chômeurs, y compris des étrangers déjà sur le territoire, au chômage, qu
'on
dit qu
'il
faut encore faire venir des gens, ça n'a pas de sens. Et pour reprendre sur les médecins, parce que c'est toujours l'exemple des médecins, effectivement.
Ou de la
restauration. Oui, mais un médecin,
il
faut 10 ans pour le former. Quelqu'un dans la restauration,
il
faut quelques mois selon le degré, comment dire, de compétence du restaurant. Un peu plus de gens, si c'est un 3 étoiles ou un fast-food. Mais bon,
ce
n
'est
pas le même degré de qualification, évidemment. Quand vous prenez des médecins syriens ou des médecins d'Afrique, vous retirez les médecins à ces pays. Donc si vous voulez, c'est quand même aussi un peu consternant de la part aussi de Belzame qui parle de valeurs humanistes toute la journée. Ces pays pauvres ou en guerre ont beaucoup de mal à former des soignants
et
on leur prend. Alors, il y
a
quand même un problème de moralité aussi, monsieur, je suis désolé. Parce que ces pays qui font des efforts financiers pour essayer de former des soignants ou des infirmières, si les pays riches, entre guillemets, attirent ces gens, les populations africaines du Moyen-Orient, ils n'ont plus de médecins pour les soigner. Moi, je suis désolé, ça me pose un problème moral. Jean-Philippe Tanguy, un mot sur le
port du voile. Depuis 2012, Marine Le Pen a toujours dit si j'arrive à l'Elysée, j'interdirais le port du voile dans l'espace public. Il y
a
eu un séminaire organisé au Rassemblement National il y a quelques mois et d'après L'Express qui a même cité ses propos, Jordan Bardella aurait émis des réserves.
Il
aurait dit je ne la sens pas, cette mesure. Je ne la sens pas, je ne sais pas comment on va le faire appliquer, je ne
sais
pas
Oui, mais nous, nous avons des débats et puis après, il n
'y
a une seule décision. Donc, je ne
vais
pas raconter les débats internes.
Et à cette heure, elle n'est pas tranchée
cette question
?
Oui, il y a très longtemps, à titre personnel, j'ai changé d'avis sur cette situation. Pourquoi ? Moi, comme Jordan Bardella, d'ailleurs, j'ai grandi en banlieue parisienne, moi, à Bursur-Yvette, à côté des Ulysse. Et c'est vrai que quand je retourne dans les quartiers de mon enfance, je ne reconnais plus ces quartiers. Non pas parce qu'il n'y avait pas de personnes d'origine immigrée ou de musulmans pratiquants.
Il
y avait, quand j'étais jeune, évidemment, beaucoup de personnes d'origine immigrée ou de musulmans pratiquants. Mais les femmes n'étaient pas voilées. Donc, on voit bien que le
voile est devenu malheureusement hors
contrôle et le témoin d'une idéologie qui n'est pas compatible avec la liberté des femmes en France. Voilà. Marianne, elle est plutôt dénudée en France. Quand
elle se bat, elle a
parfois, comment dire, sur certains tableaux,
vous
voyez, elle est libre de son corps,
elle est libre de son esprit. Or,
quand vous enfermez le corps,
vous enfermez l
'esprit, évidemment. Ce sera dans le projet
?
Bien
sûr que ce sera dans le projet. L'interdiction du voile, c'est tranché, même si
Jordan Bardella a des réserves.
Mais je n'ai pas dit que Jordan Bardella avait des réserves. Il y
a
la presse qui a raconté
des choses. Oui,
oui, vous dites beaucoup de choses. Mais nous allons, évidemment, combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté. Mais c'est vrai que nous,
on
est une société, il faut bien le dire, moi, à mon âge, parfois aussi de privilégier. C'est vrai que quand vous avez connu la liberté depuis que vous êtes né, on ne se rend pas compte du prix de la liberté. Parfois, on joue avec cette liberté, on la galvaude, on fait des provocations. Mais la liberté, vous savez, dans l'histoire de l'humanité, le temps de la liberté, c'est quelques secondes dans des heures et des heures de tyrannie. Donc il faut se rappeler que la liberté, en
particulier la liberté des femmes, elle est très fragile.
Non,
pas du tout.
Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité, quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité,
ils
ont une amende. Parce qu'il y
a
des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende. C
'est très simple. Ça peut
faire partie aussi de ce que vous trancherez un peu plus tard,
la manière de l'appliquer. Je sais
aussi qu
'un certain
nombre de commentateurs n'aiment pas le programme du Rassemblement National. Je pense que les téléspectateurs l
'ont
bien compris, à chaque campagne, il y
a
des propositions qui posent problème.
Il y a des propositions
à la mise en application.
Oui, l
'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est soutenue par 60 à 70% de Françaises et de Français qui sentent bien que derrière ce symbole, ce n
'est
pas seulement une liberté vestimentaire, c'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années. Quoique, dans notre pays, la liberté des femmes était parfois un peu en retard.
Je
vous rappelle que ce n'était pas brillant sur le droit de vote, qui n
'a
été pas accordé, que les Français ont gagné bien tardivement. Il a fallu attendre les 30 glorieuses pour que les femmes met un compte en banque. Donc,
vous
voyez, la liberté des femmes dans notre pays, ce n'était pas gagné. Jean-Philippe Tandillon ont
évoqué
ce référendum sur l'immigration qui supposera donc une modification possible de la Constitution. Autre point que vous voulez inscrire dans la Constitution, c'est la règle d'or qui obligerait la France à respecter la règle des 3% de déficit,
Marc.
Ça y est, vous vous soumettez à l'Europe
?
Non, on se soumet, comment dire, malheureusement, à l'héritage qu
'on
nous laisse. C'est-à-dire que c'est vrai que notre famille politique a changé d'avis sur la règle d
'or
parce que la règle d
'or, c
'est une forme de limitation de la souveraineté populaire puisqu'on ne pourra plus dépenser sans compter. Mais vous allez plus loin que l'Europe. L'Europe dit que
c
'est 3%,
mais on peut dépasser.
La France en sait quelque
chose, elle dépasse depuis
des années. Vous vous dites qu'on va
inscrire
dans le marbre le fait que ce sera
3%. C'est-à
-dire
que vous allez plus loin
que
ce que réclame l'Europe aujourd'hui. La règle que Marine Le Pen annoncera sera annoncée plus tard précisément. Vous ne savez pas encore quel
choix. Ah, ce ne sera pas 3
% ? Non,
mais
la règle d'or à 3%, ça n
'a
pas d'intérêt. Jusqu'à 3%, vous êtes encore en déficit.
Alors, je sais qu'on est... Donc ce sera quoi ? C'est intéressant
ce que vous dites, M. Fauvel, parce qu'effectivement, on a l
'impression
que 3%, ce serait le rétablissement des comptes. Non, non, non. Si vous êtes à 3% de déficit, vous êtes encore en déficit. Alors, c'est vrai qu'il y a tellement de déficit depuis 53 ans dans notre pays, quand même un demi-siècle, un demi-siècle de déficit, qu'on a l'impression qu'on revient à 3%, ce serait déjà le Pérou.
Ah non, non, mais
3%, ce
serait encore
une dette qui s'accumule et des intérêts... Je rappelle,
pour ceux qui me
regardent,
on
est à 5
% cette
année. Est-ce que vous allez fixer un seuil précis dans la Constitution ou bien ce serait une règle générale de rétablissement des
comptes publiques
? Ah non, ce
sera un seuil précis, mais c'est Marine Le Pen qui l'annoncera en même temps que
la
trajectoire.
Ce ne sera pas
3%, donc on comprend. Pour une raison... Ah non, 3%, ce ne serait pas le rétablissement des finances publiques. Marine Le Pen veut... Et Jordan Bardella l'a confirmé hier, veut rétablir
les
finances publiques. Pourquoi ? Ceux qui nous écoutent... Parce que c'est vrai, ça fait des années qu'on entend que la France est lourdement endettée et pourtant tout a l'air de bien fonctionner. Mais ça n'a pas l'air de fonctionner. Pourquoi est
-ce
que les Françaises et les Français paient de plus en plus d'impôts en voyant bien que les services publics sont dégradés ? C'est qu'une part de leurs impôts, chaque année davantage, va dans le remboursement de la dette. Donc ça ne va pas bien en fait. Ce n
'est
pas vrai que ça n'a pas de conséquences d'être endetté. C'est comme un nœud coulant, c'est-à-dire que les socialistes, la droite, M. Philippe ici présent, a pris une corde, a mis la corde autour de la tête des Françaises et des Français et puis maintenant, les marchés financiers resserrent la corde. Alors on ne ressent malheureusement qu'on a la corde autour du cou que quand on commence à étouffer. Donc on ne veut pas que notre pays soit étouffé par les intérêts
de la dette. J'ai fini,
quand M. Macron a pris le pouvoir, 20 milliards d'intérêts par an. En 2032, là ça va être 70, quand M. Macron va rendre l'Elysée 90 milliards, et si on ne fait rien en 2032, ce sera 130 milliards d'euros. Ça veut dire l'entièreté du budget des armées, l'entièreté du budget de l'éducation
nationale
qui part dans les intérêts de la dette. On a
bien compris vos arguments, mais j'ai une question plus personnelle
qui vous concerne, Jean-Philippe Tanguy, vous venez de la famille des souverainistes. Vous avez commencé votre carré politique avec Nicolas Dupont-Aignan.
Oui,
je le suis toujours. Comment aujourd'hui vous assumez ce virage idéologique quand même très fort ? On se souvient de Marine Le Pen qui en 2012 disait « Cette fameuse règle d'or pèsera sur les peuples comme une véritable chape de plomb. »
Est
-ce qu
'il
n
'y
a pas quand même une sorte de schizophrénie dans ce virage à 180 degrés sur des questions importantes
? Non,
c'est qu'on prend acte des mensonges aussi qu'il y a eu depuis 10 ans. Vous savez, en 2022, 2023, 2024,
il
y a 40 à 60 milliards de recettes qui ont disparu, de prévisions de recettes qui ont disparu. Lors de la dernière campagne électorale, les macronistes ont fait campagne sur tout, sauf sur leur bilan financier. C'est vrai que quand j'étais plus jeune, j'avais peut-être un côté naïf sur l'intégrité des hommes et des femmes politiques. Je ne pensais pas qu'on pouvait autant mentir sur un sujet aussi grave et qu'on pouvait passer des campagnes électorales entières à faire comme si la France n'était pas exposée à des risques financiers. Donc en 2022, M. Macron avait déjà lourdement alourdi la dette de la France. Est-ce qu'on en a parlé ?
Ben non, on a parlé de plein de choses, d'ingérence imaginaire, du fait que, soi-disant, le Rassemblement National était des agents étrangers. Enfin, on a parlé de trucs complètement surréalistes et par contre, on n
'a
pas parlé de la dette de M. Macron et ses conséquences sur le destin du pays. Lors des élections législatives anticipées, M. Attal a pu faire campagne comme si de rien n'était alors qu'il avait perdu 40 milliards de recettes. Je ne
sais
pas si vous vous rendez compte ce
que
c'est, 40 milliards de recettes. c'est la moitié de
l
'impôt sur le revenu.
C
'est-à
-dire
que M. Attal avait, Mme Borde, M. Attal, M. Le Maire et Tutti Quanti avaient proposé des budgets où il y avait la moitié de l'impôt sur le revenu qui
était faussée. Non mais ça, j'entends que vous
parliez du passé, mais
pour reprendre ce que tu dis,
vous
assumez parfaitement ce virage. En politique, on peut changer, c'est
ça aussi ? Il faut
protéger la patrie des mensonges des macronistes. C'est ça. La règle d
'or, c
'est ça aussi. C'est protéger notre patrie, notre peuple, des mensonges, de gens qui, pour rester au pouvoir, sont prêts à tout. Et je dois dire, c'est vrai, je le reconnais, je présente mes excuses aux Françaises et aux Français, je ne pensais pas
que
des adversaires politiques étaient capables de mentir autant pour rester au pouvoir à tout prix.
On va parler de vos adversaires politiques parce qu'il faut qu'on avance aussi. Ce matin, dans le Parisien, le Premier ministre met en garde les oppositions, donc vous, sur le vote du prochain budget parce que c'est aussi la prochaine étape parlementaire. Ça s'annonce assez bouillonnant. Il demande, je le cite, d'arrêter le petit jeu politique et dit qu'il travaille aussi, finalement, pour le prochain président qui risque d'hériter d'une situation catastrophique. Les candidats à la présidentielle, dit-il, et on le voit ici, seront les premières victimes de l'absence d'un budget. Vous êtes d'accord avec lui ?
Non, les premières victimes, c'est les Françaises et les Français, c'est les contribuables, c
'est
les entrepreneurs, c
'est
les agriculteurs, c'est ceux qui essaient de s'en sortir avec des impôts qui augmentent et des services publics dégradés. Nous, on est victime, éventuellement, de campagnes de désinformation, mais ça n'a rien à voir avec les difficultés quotidiennes de nos compatriotes.
Le
lendemain, parce que M. Lecornu avait fait un courrier. Quelques jours après le courrier solennel de M. Lecornu aux différentes forces politiques, M. Amiel, ministre des Comptes publics, a dit au congrès de la CFDT qu'il ne voulait pas travailler avec le Rassemblement National sur le budget. Donc, il faut qu
'il
se mette d'accord. Vous
avez été reçu avant l'été ?
Absolument. Par le ministre tutelle de M. Amiel.
Donc, il y a le ministre de tutelle qui
me reçoit très aimablement, pour rien ne me dire, donc, soit, et son ministre sous tutelle qui, lui, explique qu
'il
ne
veut
pas travailler avec nous. Donc, tout ça est très confus. Tout ça n'a pas de sens. Je pense que c'est M. Lecornu qui fait de la politique politicienne, en faisant croire à ceux qui nous écoutent, qui veulent débattre avec tout le monde. Nous, on débattra avec M. Lecornu. Et à la fin ? Mais nous verrons ce qu
'on
nous propose.
Vous débattrez. Est-ce que... Vous avez entendu les Insoumis qui ont dit censure automatique. Mais oui, mais... Le
parti
socialiste qui dit possible censure, est-ce que vous vous fixez des lignes rouges avant
l
'examen du budget ou est-ce que vous dites de toute façon que
ça
va se terminer par une censure ? M. Lecornu peut faire ses valises aujourd'hui. Peut-être
que M. Lecornu va faire cette année différemment des neuf années précédentes. Peut-être qu'ils vont enfin baisser les impôts ou au moins ne pas les augmenter.
C'est pas de hausse d'impôt. Ils ont toujours promis il n'y a pas une année où ils commencent l'année en
disant on va augmenter les impôts.
Mais
à chaque fois, ils
finissent par les augmenter. Pas
de hausse
d'impôt, prolongation
des aides ciblées
sur les carburants, pas de gel du RSA, pas de gel des petites retraites. C'est ce qu'il dit ce matin Sébastien Lecornu dans Le Parisien. Pas de gel des petites retraites sous-entendu...
C'est quoi le
seuil des petites retraites, M. Fauvel ? Il ne le fixe pas. Oui, mais qui l'a fixé, M. Lescure, je crois,
c
'est Bercy, c
'est
le ministère de l'économie qui compte comme ça. Quand vous baissez les retraites ou quand vous ne valorisez pas les retraites pour suivre l'inflation, eux, ils appellent ça une économie. Ce n
'est
pas une économie de l'État. C'est une perte de pouvoir d'achat des retraités. Si vous baissez un certain nombre, par exemple l'aide à l'activité, la prime d'activité, vous la baissez, ce n
'est
pas une économie. C'est une perte de pouvoir d
'achat pour ceux qui travaillent. pour le Rassemblement national ou parce que toutes les retraites ne sont pas
réindexées ? Quand un travailleur aujourd'hui français ou française produit 100 euros de richesse, l'État en dépense 56. Donc oui, dans notre pays, on peut faire des économies avant de toucher au pouvoir d'achat des Français,
avant d'augmenter les impôts. Mais d'un point de vue plus politique, Jean
-Philippe Tanguy,
vous dites encore une fois,
vous, Jordan Bardella, hier encore, vous n'excluez rien sur une éventuelle censure. Est-ce que c'est très responsable dans ce contexte ? Si Sébastien Lecornu devait être censuré au mois de novembre, décembre prochain, de faire tomber un gouvernement, on sera à... quatre mois de l'élection présidentielle, est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que vous ne pouvez pas dire ce soir « au pire, on s'abstiendra » et puis passer cette étape et arriver à l'élection présidentielle et finalement trancher ces questions ?
Je
précise, selon l'Inspection générale des finances, c'est 15 milliards d'euros que coûterait l'échec d'un budget et donc une loi spéciale pour tenir, entre guillemets, jusqu'à l'élection présidentielle. Est-ce que vous êtes prêt à assumer cela ?
L
'Inspection générale des finances dépend directement et par décret du ministre de l'Économie. Donc
c'est ce qu'il s'en fout ?
Non,
mais je
pense que ça intéresse les gens. Tout le monde ne connaît peut-être pas l'Inspection générale des finances. C'est Bercy. Je pense que ça intéresse les gens de savoir qu'il obéit directement au ministre qui nous met dans cette situation budgétaire. Ce n
'est
pas faire tomber un gouvernement. Ça n'a pas beaucoup d'intérêt de faire tomber un gouvernement que M. Macron renommera exactement le même malheureusement.
Donc
pas l
'intérêt de le censurer ?
Le but de censurer, c'est bloquer toute hausse d'impôts, c'est bloquer du racket et de piquer du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français. C'est de ne pas accepter, même si malheureusement ils l
'ont
fait dans nos dos cet été quand l'Assemblée ne siégeait pas, de dérembourser de 30 points les soins dentaires de base. Les soins dentaires de base, évidemment, il
y a
des gens qui ne vont pas se soigner et leur situation va s'aggraver. Ça n'a aucun sens. Et c'est injuste. C'est ça le sens d'une censure. Ce n
'est
pas faire tomber M. Lecornu. Ça n'a aucun intérêt. C'est empêcher des mauvaises politiques. Et excusez-moi, quand on nous dit que ce serait
raisonnable et
responsable de valider un budget qui augmente des impôts, on a déjà le record du monde d'impôts.
Il dit qu'il ne doit pas les augmenter encore une fois. Il dit non. C'est
faux. C'est faux.
On prend
le pari.
Encore une fois.
Vous le jugez sur parole. Mais en tout cas, c'est son annonce ce matin dans l'école du
Paris. Écoutez, chèche au
décral au froide
et comme ils ont menti neuf fois... Vous attendez d'en savoir un petit
peu plus. Comment ? Vous attendez d'en savoir un petit peu plus. J'aimerais beaucoup qu'on en sache déjà parce que si vous voulez, quand on fait sa rentrée politique, M. Lecornu fait sa rentrée politique, il est Premier ministre. J'espère qu'il a les chiffres. M. Lescure est ministre de l'économie. J'espère qu'il a les chiffres.
Il se
lève jusqu'au 30 septembre jusqu'à la présentation du budget. Encore quelques semaines d'arbitrage.
Ah oui, d'accord. Donc au bout
de 9 ans, de 9 ans, il leur faut encore 30 jours pour savoir comment on
fait
des économies en France. Écoutez, ça ne me rassure pas sur ce qu'ils veulent faire. Le but est évidemment de gagner du temps, de prendre les Françaises et les Français pour des imbéciles, ce qu'ils ne sont pas. Et je crois que les macronistes à France de prendre les Françaises et les Français pour les imbéciles qu'ils ne sont pas, je crois savoir et je crois sentir que les Françaises et les Français vont faire comprendre aux macronistes qu'ils ne sont pas les imbéciles que les macronistes pensent qu'ils sont. L'inverse
n'est
pas vrai. Dernier mot sur le budget. Jean-Philippe Tanguy, Sébastien Lecornu promet deux plans de sauvetage pour les agriculteurs qui ont passé un été absolument catastrophique. Un plan d'urgence et un plan de relance qui seront dans le budget. Qui seront dans le budget. Est-ce que c'est pas une façon aussi de vous mettre la pression
et
de vous dire si vous refusez le budget, c'est de
l
'argent au moins aussi pour des agriculteurs qui en manquent cruellement en ce moment ?
Non
mais nous
soutiendrons.
Est-ce que vous
êtes prêts à censurer en
reconnaissant ça ? Mais on ne peut pas accepter ce genre de chantage. C'est-à
-dire
que le soutien aux agriculteurs ne peut pas dépendre d'une baisse du pouvoir d'achat des retraités. Le soutien des agriculteurs ne peut pas dépendre du déremboursement de soins dentaires ou de soins vitaux pour des personnes qui ont des maladies graves par exemple avec la hausse des franchises. C'est pas un chantage qu'on peut accepter. Donc moi je conseille au gouvernement d'arrêter immédiatement ce chantage.
Vous parlez de chantage. Sébastien Lecornu dans ses propositions... Si
vous me dites soit vous acceptez des hausses d'impôts ou du racket sur les travailleurs et les retraités pour avoir un plan d'aide sur les agriculteurs ça s'appelle du chantage.
Autre manière de voir les choses ce premier semestre et il vous renvoie aussi à l'élection présidentielle. Politiquement ça se tient
en
vous disant les Français trancheront aussi. Quel
projet économique
? C'est vrai que les Français trancheront mais nous une fois plus contrairement c'est vrai à M. Mélenchon qui censure tout sans avoir vu le texte nous on attend de voir le texte c'est juste que comme je vous l'ai dit chaise chaudée craint l'eau froide. Moi s'il n'y a pas de hausse d'impôts s'il y a une baisse de dépenses inutiles et toxiques si les finances publiques commencent à revenir dans un lit qui permet de rétablir la situation peut-être qu'on pourra laisser passer
ces choses mais
excusez-moi dans ce cas-là il faut être aussi de bonne foi c'est-à
-dire
que M. Lecornune ne peut pas seulement dire on gèle la situation budgétaire dans ce cas-là il ne
faut
pas qu'il accepte le cadre financier pluriannuel de l'Europe parce qu'il dit il ne faut pas enchaîner un nouveau président ou une nouvelle présidente ça
va travailler
un peu pour vous en fait
ça m'étonnerait
mais dans ce cas-là il ne
faut
pas signer le cadre financier pluriannuel européen parce que ça va faire passer la contribution de la France financière de 33 milliards à 45 milliards 12 milliards de hausse je ne
crois pas que
vous
voulez baisser non mais là ce n'est pas même pas baisser ce n'est pas accepté une hausse de 12 milliards Jean-Philippe Tengui vous dites Sébastien Lecornu
ment, ment et ment je vous
reprends
entre les lignes
donc
quand il dit qu'il ne sera pas jamais candidat à la présidentielle est
-ce
que vous le croyez
?
c'est vrai qu'il y
a
tellement le candidat macroniste que pour je pense que
c'est
un nombre d'électeurs qui diminue parce que j'ai du mal à croire macroniste continue c'est peut-être le seul moment où il dit la vérité
donc il ne sera pas selon vous
? j
'ai pas d'avis et puis je vais m'enflir
ça c'est clair vous avez beaucoup parlé d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal depuis le début de ce rendez-vous Edouard Philippe était aujourd'hui à Tourcoing vous le savez sans doute oui et
il a annoncé une grande réforme des retraites il a annoncé une
réforme si vous répondez aux questions que
je
n
'ai
pas encore posées on ne va pas s'en sortir pour sceller donc son alliance avec Gérald Darmanin on a une image à vous montrer qui est peut-être un tout petit peu plus légère je ne
sais
pas si vous l'avez vu Edouard Philippe et Gérald Darmanin à la
friteuse en quelque
sorte ça vous fait sourire ? c'est
sympathique moi je ne
suis
pas là pour tout critiquer j'espère qu'elles étaient
bonnes
ça dit quoi d'Edouard Philippe ? c'est de la com ? pure com
?
bon là ça dit qu'il a fait cuire des frites
est-ce que Gérald Darmanin qui est finalement le ministre le plus populaire du gouvernement aujourd'hui et qui a on le sait une fibre sociale est-ce qu'il peut servir un peu de...
et pourquoi
vous dites qu
'on
sait qu'il a une
fibre sociale
? moi je ne sais pas c'est dans
ses propositions
est-ce que vous
pouvez me citer une seule proposition sociale de M. Darmanin
? par exemple sur le... là c'est pas de science non mais sur... je ne sais pas sur le...
c'est bien le problème
disons qu
'il se revendique une fibre sociale comme ça vous pouvez
terminer ah oui oui ça il revendique un petit
fils d'ouvriers aussi c'est fibre du
noir oui enfin
les sociotraides ça existe moi j'ai une longue liste de gens qui
ont
trahi leur classe sociale malheureusement c'est la norme et ceux
qui sont
fidèles à leur origine c'est R
pardon est-ce qu
'il
peut être finalement une pompe aspirante pour votre
électorat pour le ramener vers... il
a été une pompe aspirante pour les voyous il a été une pompe aspirante pour l'argent public ça il a été une pompe aspirante pour beaucoup de choses mais pour les voix je ne
suis
pas sûr
mais
peut-être de toute façon c'est les gens qui choisissent vous savez nous on est en démocratie les françaises et les français ils choisiront qui leur semble le meilleur pour la suite mais vous voyez c'est assez intéressant comment on présente des gens une fibre sociale et puis finalement ça fait quand même 15 ans qu'il fait de la politique M. Darmanin
j
'ai pas vu la fibre sociale mais j'ai vu la fibre sociale
traître il y avait eu une déclaration assez surprenante de Marine Le Pen il
y
a quelques mois qui avait en quelque sorte choisi son adversaire pour le second tour elle avait dit moi celui que je préférerais battre c'est Edouard Philippe alors que les sondages de second tour qui valent ce qu'ils valent disent c'est celui face auquel elle aurait le plus de mal même si aujourd'hui elle le battrait au second tour pourquoi ?
pourquoi
lui plutôt que
Jean-Luc Mélenchon ? déjà vous avez raison il faut prendre les sondages avec beaucoup de prudence et beaucoup d'humilité mais Marine Le Pen est très claire c'est que nous on veut résoudre les problèmes des françaises et des français qui nous laisse ces problèmes là c'est les macronistes c'est M. Philippe
élu face
à Edouard Philippe ou élu face
à Jean-Luc
Mélenchon le but d'une élection et c'est vrai que c'est peut
-être
ça qui différencie Marine Le Pen de beaucoup d'hommes et de femmes politiques du système c'est pas juste de gagner une élection le soir de l'élection le jour de l'élection c'est d'avoir un contrat de confiance avec les français à la suite d'un débat démocratique souvent on
dit
on est populiste qu'est
-ce
que ça veut dire être populiste quand on respecte le sens historique depuis 2000 ans de cette famille politique c'est tout simplement respecter le peuple et
obéir au peuple mais face à Edouard Philippe et on voit sur ces
chiffres ce qu'on veut savoir un
débat Mme
Chantret face à Edouard Philippe c'est avec lui que le score est le plus serré il est beaucoup plus confortable pour Marine Le Pen en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon
mais
nous on ne veut pas une élection confortable Mme Chantret c'est
ça
non parce qu'on ne veut pas un débat confortable on veut un vrai débat
ça
fait 10 ans qu'on n
'a
pas eu de vrai débat on a toujours eu il faut faire barrage à on ne sait pas quoi il faut faire barrage à Marine Le Pen il faut faire barrage à la haine il faut faire barrage à tout un tas de mensonges bon au final on a la haine puisque l'antisémitisme n
'a
jamais été aussi fort le racisme n
'a
jamais été en si fort l'homophobie n
'a
jamais été aussi fort il fallait faire barrage comment dire au manque de rigueur budgétaire bon on a vu les résultats on ne
va
pas y revenir il faut un vrai débat parce que le vrai débat c'est faire appel à l'intelligence à la sagesse et à la vie des Françaises et des Français
ce ne
serait pas un vrai débat face à Jean-Luc Mélenchon ce serait un autre
débat ce serait trop
facile pour elle non mais ce
n'est
pas que ce serait trop facile c'est que ce serait un débat sur des positions si vous voulez politiques que chacun qualifiera mais qui ne sont pas ce que les Françaises et les Français ont vécu et vivent aujourd'hui
M. Mélenchon il a
plein de défauts M. Mélenchon il a plein de défauts
notamment
celui d'avoir fait voter pour M. Macron à toutes les élections possibles et imaginables contre Marine Le Pen en
parlant de Jean-Luc Mélenchon juste Jean-Philippe Tanguy et de la France insomise
ce n
'est
pas lui qui a fait 3500 milliards de dettes moi je pense que s
'il
était au pouvoir il en ferait 7000 mais ce n
'est
pas lui qui a fait 3500 milliards de dettes et c'est un peu facile d'ailleurs M. Mélenchon joue parfaitement son rôle puisqu'en racontant un peu tout n'importe quoi notamment sur la dette depuis une semaine il permet à M. Philippe et à M. Attal d'avoir l'air très sérieux alors qu'ils ont ruiné le pays donc en fait M.
Mélenchon il joue déjà le rôle de la roue de secours du système et l'ennemi enfin l'ennemi pardon l'adversaire idéologique c'est ceux qui ont gouverné parce qu'ils ont mis la France dans cette situation et donc pour proposer des solutions il faut qu'on arrive à convaincre les Françaises et les Français que ceux qui gouvernent aujourd'hui n'ont plus les solutions et que nous les avons et c'est ça c'est notre travail à nous
En parlant justement de la France insoumise Jordan Bardella hier accuse la gauche et plus précisément Jean-Luc Mélenchon et son parti de vouloir remettre en cause ce qu'il appelle la paix civile en cas de victoire du RN qu'est-ce que votre parti qu'est-ce que vous craignez aujourd'hui
?
Moi je ne crois Sincèrement je ne crains pas grand chose je crois que M. Mélenchon parle beaucoup il s'agit de beaucoup
Juste ce débat notamment
à l'appel à la désobéissance
civile Oui mais il
essaiera il y aura toujours Si
vous
remportiez l
'élection présidentielle Il y a toujours
des gens malheureusement aux manifestations qui mettent le bazar qui ne respectent pas les forces de l'ordre qui dégradent les commerces J'imagine que toute cette petite troupe contre laquelle d'ailleurs le gouvernement ne fait pas grand chose pourrait essayer de mettre le bazar Je ne vous sens pas plus inquiet que ça
Entre Jordan Bardella qui dit qu
'ils
vont remettre en cause la paix civile c'est pas rien
C'est vous qui me
dites qu'il
y a
une petite troupe qui
va peut-être s'agisser en cas de victoire C
'est pas grave C'est grave quand vous avez des commerces qui sont dégradés dans les rues de Paris C'est pas la
même
chose Mais si c'est ce que je viens de vous dire Ces troupes-là malheureusement peut-être oui elles n'accepteront pas mais sauf qu'on y fera face c
'est
-à
-dire
qu'on assurera l'ordre public J
'imagine que les certains
nombres de gens qui s'appellent écologistes mais qui n
'ont
pas d'écologistes que le nom vont encore aller comme ils l
'ont
fait de Sainte-Soline aller dégrader des terres agricoles aller saccager des laboratoires de recherche aller débrancher des systèmes d'arrosage et d'irrigation Sans doute ces gens malheureusement existeront encore Ils existent sous Emmanuel Macron Mais là où c'est grave c'est pas juste les petits groupes C'est l'idéologie de M. Mélenchon Il oppose toujours les Françaises et les Français les uns aux autres Il traite les milliardaires de parasites Il fait des jeux de mots à consonance antisémite pendant ses meetings Il n'est pas clair sur la lutte sur l'homophobie Demain sans doute il sacrifiera le droit des femmes C'est ça la gravité de M. Mélenchon Il n
'est
pas tout seul parce que vous avez des gens qui ont l'air beaucoup plus aimables et beaucoup plus bien élevés que M. Mélenchon qui sont tout aussi dangereux C'est quelqu'un comme M. Pigasse qui par exemple a relayé dans un festival qui subventionne ou qui finance je ne sais plus roc en
scène de graves insultes Dont il est
propriétaire
Propriétaire Actionnaire parce que c'est un milliard Lui pour la gauche ce n
'est
pas un parasite Les Insoumis sont à plat ventes devant M. Pigasse C'est un milliardaire qu'ils aiment bien puisqu'il partage
leur idéologie Très férance au propos de
Manon Aubry sur les nuisibles milliardaires
Voilà
exactement les nuisibles Vous avez raison de me reprendre Excusez-moi je n
'avais
pas le bon terme Et donc Marine Le Pen a été gravement insultée devant tout le public de roc en scène avec une insulte très grave pas une insulte sur l'ORN Une
insulte contre la personne de Marine Le Pen Je précise ça a eu lieu hier pendant qu
'un groupe britannique je crois se
produisait Il a
été inscrit sur le fond de la scène une insulte contre Marine Le Pen qui a donc été relayée à ma connaissance par les réseaux du festival et vous nous dites que Mathieu Pigasse propriétaire de ce festival l
'a
également relayée Je
ne l'ai pas dit tout le
monde peut vérifier il y aura une procédure évidemment Moi j'aimerais aussi
que tout le
monde
se positionne C'est-à-dire que Pardon ? Vous allez porter plainte contre qui ? Contre le festival
? Je ne
sais pas ça c'est les avocats qui verront moi je ne suis pas juriste et moi je ne m'invente pas une vie que des compétences que je n'ai pas j'essaie de me limiter à ce que je sais c'est déjà un beau défi Ce que je voulais dire par là c'est que moi je l'ai vu aussi que tout le monde se positionne parce que quand un homme ou une femme politique est insulté le Rassemblement National
quelle
que ce soit quelle famille politique que ce soit condamne toute insulte toute diffamation toute dégradation
Vous avez Mathieu
Pigasse ce soir à présenter des excuses et à condamner ce
qui s'est passé hier Oui je n'ai pas trop d
'espoir sur la moralité de M. Pigasse mais tous les partis politiques doivent se positionner parce que c'est trop facile si vous voulez de laisser passer parce que soi-disant ce serait Marine Le Pen c'est insupportable on ne doit pas se faire insulter on ne doit pas dégrader les personnes humaines on doit avoir un débat digne quand M. Macron avait été insulté je crois au Festival du Touquet tous les membres du Rassemblement National avaient condamné cette insulte on combat une politique et on se respecte entre personnes
Jean
-Philippe Tanguy on arrive dans les derniers instances de cette émission une question parce que là encore on a besoin d'en savoir un peu plus Jordan Bardella m'a dit hier que vous n'aviez toujours pas trouvé de banque de contracter de prêt avec une banque française pour financer votre campagne présidentielle on arrive en bon français dans le monétail mais il s'agirait de pouvoir trouver pour la financer est-ce que vous pourriez si aucune banque française ne répond à l'appel faire appel une nouvelle fois à une banque étrangère
?
C'est-à-dire c'est la loi qui permet certaines banques à savoir les banques de l'Union Européenne ce n'est pas des banques c'est ce que la loi permet ce qui est quand même très grave c'est que le principal parti d'opposition qui aujourd'hui même s'il faut les prendre avec prudence dans tous les sondages est en avance et qui donc il
n'y a
aucun risque de non-remboursement de la campagne effectivement les banques françaises refusent de financer le Rassemblement
National alors qu'ils ont donné
un prêt à M. Philippe par exemple mais bon ceci dit il
y a
un moment il faut dire les choses parce que moi j
'ai plein de défauts mais je ne suis pas oui à ma connaissance mais ce n'est pas
moi qui m'occupe de ce dossier mais moi je ne
suis
pas un hypocrite ça ne m'étonne pas que le lobby bancaire soit plus favorable à M. Philippe par exemple M. Philippe il n'a pas agi contre les frais bancaires abusifs et ceux qui nous regardent ils voient régulièrement sur leur relevé de compte des frais bancaires qui apparaissent pour un euro découvert vous avez 50 euros on vous raquette de 50 euros pour un chèque qui n
'a
pas été mis au bon moment vous avez 20 euros alors c'est sûr que quand on est comme moi privilégié vous êtes député bon bah vous payez puis vous dites rien quand vous êtes au SMIC vous avez une petite retraite on vous prend 50 euros pour un dépassement d'un euro ça vous étouffe ça vous empêche de faire un cadeau à Noël pour vos enfants voilà donc nous c'est simple il n
'y
a plus de frais bancaires abusifs c'est plus une formule que personne ne comprend rien un espèce de système on va soi-disant consulter pour savoir comment au bout de 10 ans ne fait rien il n'y a plus de frais bancaires abusifs c
'est
-à
-dire
que tous les frais bancaires le montant des frais bancaires seront validés par le ministre de l'économie et donc ce sera directement réglementé il n
'y
aura plus de frais bancaires abusifs
donc c'est vrai que quand vous
annoncez ça peut-être qu'il
y a
un certain nombre de patrons de banque qui ont un peu peur pour leurs bonus parce que c'est facile de se faire payer un bonus par les frais bancaires de la petite mamie qui a dépensé son déficit d'un euro c'est sûr que
c
'est plus difficile d'aller gagner son argent soi-même
il
nous reste une minute dans ce grand oral c'est l'heure du petit oral série de questions réponses rapides et peut-être un peu plus personnelles si Marine Le Pen n
'est
pas élue
vous
faites quoi
?
vous ferez quoi de votre vie
?
alors là ça n
'a
aucun intérêt
aucun intérêt
la vie n'a
plus d'intérêt ? comment ? la vie n'a plus d
'intérêt
?
pour
les gens qui nous regardent qui se convient de savoir mon sens personnel vous
savez j'étais pas élue avant j
'étais pas élue avant tout allait bien dans ma vie je suis très heureux et très fier d'être élu du territoire réponse
courte je l'ai dit je sais
plus si je l
'ai
dit mais réponse courte je l'ai dit
et
question courte est-ce qu'en vous rasant le matin Jean-Philippe Tomy
je suis pas rasé vous
pensez non vous êtes pas rasé mais il vous arrive de l'être vous pensez à Bercy et au ministère de l
'Économie pas du
tout non je pense à la victoire de Marine Le Pen d'ailleurs vous avez fait en introduction c'est très gentil de dire que je suis monsieur économiste ce titre n'existe pas il
n'existe pas mais dans les faits non mais personne ne me l'a
donné vous
la
conseillez
régulièrement vous reconnaîtrez que ce soit
en on ou en off comme on dit je n
'ai
jamais revendiqué ce titre voilà c'est très aimable à vous mais je n'ai jamais revendiqué ce titre moi je suis au service moi j'ai une chance immense c'est que Marine Le Pen m'a fait confiance pour être à
ses côtés et le député je crois que je n'ai pas insisté à la dernière question oui non ça marche pas la dernière question
très rapide vous êtes plutôt la Trinité ou Monaco en d'autres termes est-ce que vous préfériez partir avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella en vacances
?
je pense surtout que comme il veut être en vacances ni Marine Le Pen ni Jordan Bardella ne veulent de moi avec eux parce que je suis très bavard je suis toujours en train de les enquêter qui n'exécutent
on ne l'avait pas constaté voilà
honnêtement on
ne
l
'avait pas constaté merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy merci à vous tous
d'avoir suivi ce premier merci à vous
merci au public
Jean-Philippe Tanguy