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Discours / meetingyoutube.com· 3 juillet 2017 9 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Discours d'Olivier Faure devant le Congrès à Versailles

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:58Invité politiqueFait
    « choisir ce n'est pas à Bruxelles prenez l'ouverture au réfugiés et en même temps laisser stigmatiser les associations et accepte que l'indignité s'installe aux abords de Calais »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « choisir ce n'est pas écrire que l'état d'urgence n'a pas vocation à et en même temps vouloir graver des mesures d'exception dans le marbre du droit commun »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « choisir ce n'est pas prétendre moraliser la vie publique et en même temps oublier vos engagements en matière d'incompatibilité entre mandat parlementaire et activité de conseil ou sur le casier judiciaire vierge »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « choisir ce n'est pas affirmer protéger le monde du travail et en même temps revenir sur le compte pénibilité faciliter les licenciement ou plafonner les indemnités pour licenciement abusif »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « choisir ce n'est pas afficher la volonté d'augmenter le pouvoir d'achat des classes populaires et des classes moyennes et en même temps augmenter la CSG pour les retraités pour mieux baisser l'impôt sur la fortune des actionnaires »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « mélanger l'eau froide et l'eau chaude cela n'a jamais donné que de l'eau tiède »
  • 6:22Invité politiqueFait
    « vouloir conduire aujourd'hui à la hussarde des réformes parfois empruntées au siècle passé sans s'interroger sur les drames qu'elles ont générés serait un contresens »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « la France doit rompre avec sa tentation colbertiste si bien représenté par la citadelle de Bery »

Temps de parole

  • Olivier Faure100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Olivier Faure

la parole est maintenant à Monsieur Olivier fort président du groupe nouvellegauche à l'Assemblée nationale monsieur le président du Congrès monsieur le Président du Sénat mesdames et messieurs Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues le président Emmanuel Macron a finalement choisi pour s'exprimer la forme la plus commode cette forme c'est celle du Congrès aitôt achev son discours il s'échappe le président parle mais il n dé pas pas il n'est donc plus parmi nous mais il y a ici suffisamment de représentants pour m'entendre c'est à lui que je veux m'adresser désormais monsieur le Président donc dans un monde où tout va si vite et où les exigences citoyennes sont si grandes la puissance tient moins à la force qu'on impose qu'à l'adhésion que l'on suscite vous avez au mois de mai puis au mois de juin acquis la légitimité du pouvoir mais vous n'avez pas encore gagner l'adhésion des Français cela reste devant vous créer cette adhésion tient en une phrase cette phrase elle n'est pas de moi elle est de Pier mandez France gouverner c'est choisir si difficiles que soient les choix et monsieur le Président c'est bien le problème vous concernant vous avez décidé d'occuper le terrain par la verticale vous posez l'autorité vous mimez l'homme de décision mais si l'on sort du champ si l'on prend le contre-champ l'image n'est plus aussi nette pour ne pas dire qu'elle est pas parfois flou ce flou se résume en une tournure de langage cette cette tournure cette fois-ci elle est de vous elle tient en trois mots en même temps mais monsieur le Président choisir ce n'est pas à Bruxelles prenez l'ouverture au réfugiés et en même temps laisser stigmatiser les associations et accepte que l'indignité s'installe aux abords de Calais choisir ce n'est pas écrire que l'état d'urgence n'a pas vocation à et en même temps vouloir graver des mesures d'exception dans le marbre du droit commun choisir ce n'est pas prétendre moraliser la vie publique et en même temps oublier vos engagements en matière d'incompatibilité entre mandat parlementaire et activité de conseil ou sur le casier judiciaire vierge choisir ce n'est pas affirmer protéger le monde du travail et en même temps revenir sur le compte pénibilité faciliter les licenciement ou plafonner les indemnités pour licenciement abusif choisir ce n'est pas afficher la volonté d'augmenter le pouvoir d'achat des classes populaires et des classes moyennes et en même temps augmenter la CSG pour les retraités pour mieux baisser l'impôt sur la fortune des actionnaires choisir ce n'est pas affirmer la volonté d'en finir avec un taxe d'habitation qui est un impôt injuste et en même temps prévoir de le faire supporter aux collectivités locales avec pour résultat d'insupportable inégalité territoriale choisir ce n'est pas crier au monde que nous devons rendre notre planète great gain et en même temps envisager de revenir sur l'interdiction des des néonicotinoïdes il n'y a finalement qu'un en même temps que je regrette on ne peut réformer la puissance publique sans en même temps évoquer la toute-puissance des intérêts privés monsieur le Président conduire une politique et de gauche et de droite c'est conduire une politique sans choix nous partageons ensemble dans cette assemblée le même amour de la France la même envie que notre pays retrouve sa grandeur le même souci de servir au mieux nos concitoyens mais en même temps mélanger l'eau froide et l'eau chaude cela n'a jamais donné que de l'eau tiède l'adhésion viendra donc de vos choix votre politique sera-t-elle synonyme de progrès pour tous pour construire l'avenir il ne suffit pas de valoriser ceux qui ont qui en sont déjà les plus entreprenants tout en laissant penser que les autres ne sont rien vous devez reconnaître et accompagner tous les talents tous les potentiels combattre le gâi humain que représente le chômage les discriminations ou l'écrochage scolaires chacun peut apporter sa contribution à la construction de notre pays c'est cela la promesse républicaine celle d'une république généreuse qui tend la main à tous ses enfants les réformes vous ne pourrez les réussir seul à chaque fois que le nouveau pouvoir issu des urnes a pensé que sa légitimité était suffisante pour décider et bien celles-ci ont échoué parce que votre pouvoir est aujourd'hui absolu vous devaz vous en méfier absolument le tempéré le modéré même le partager vous le devez au pays et vous le devez en fait à vous-même méfiez-vous de la victoire monsieur le Président elle est parfois mauvaise conseillère nous avons vu la semaine dernière à l'Assemblée nous l'avons vu ce n'était pas un bon signal il faut toujours respecter le droit de l'opposition mfiez-vous de la victoire monsieur le Président elle peut conduire un certain nombrilisme là où il faudrait au contraire renouveler notre démocratie écoue concerter respecter le temps nécessaire aux délibérations parlementaires solliciter la société civile ce n'est pas un sésame pour être élu mais une source à laquelle puiser les solutions pour demain comme le disait Michel Rocard ce qui est accepté a infiniment plus de force que ce qui est imposé tous les débats n'ont pas été tranchés avec votre élection il reste ouvert et demande donc à être instruit méfiez-vous de vous-même monsieur le Président parce que l'intuition qui vous a conduit au au pouvoir par la grâce de l'épuisement des partis de gouvernement si elle solde une période n'en fondent pas pour autant une nouvelle avoir réuni des femmes et des hommes des deux rives ne réinventent pas forcément lesclivage politique mais fait-vous de vous-même enfin monsieur le Président parce que votre jeunesse ne vous met pas à l'abri de vous tromper d'époque vouloir conduire aujourd'hui à la hussarde des réformes parfois empruntées au siècle passé sans s'interroger sur les drames qu'elles ont générés serait un contresens la qualité de vos réformes sociale dépendra donc du partage leur construction avec les représentants des salariés dont le travail est la source même de toutes les richesses la réussite de la mobilisation du pays dépendra de votre soutien à l'initiative des citoyens des associations des ONG des entrepreneurs la France doit rompre avec sa tentation colbertiste si bien représenté par la citadelle de Bery alors ferez-vous confiance d'abord aux françaises et aux Français ferez-vous confiance au territoires aux élus locaux aux collectivités qu'il dirige dans une République décentralisée la nation ne peut réussir sans travailler main dans la main avec ses villes et ses communes ses départements ses régions et de ce point de vue réduire les dotations aux collectivités c'est mal prendre le chemin de la confiance et du partenariat dont la France a besoin monsieur monsieur le Président dans les écoles ma circonscription les enfants vous appellent désormais Jupiter c'est à la fois louangeur et moqueur comme vous le voyez nos enfants ont des lettres et du bon sens il sentent bien que le chemin que vous prenez n'est pas celui forcément d'ce équilibré du pouvoir d'une citoyenneté active et d'une délibération ouverte et partagée et ce alors même que le passé a déjà montré l'impasse du pouvoir personnel et alors que votre marche esquissait un avenir fondé sur la rénovation de la vie politique par la valorisation de la diversité du pluralisme et de l'engagement de chacun j'achève mon propos monsieur le Président Monsieur le Premier ministre mes chers collègues chaque fois que vos décisions conduiront la France sur les chemins du progrès partagé nous serons là pour approfondir et consolider mais à chaque fois que vos décisions auront pour effet d'accroître les inégalités de précariser les plus désarmés d'affaiblir les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n'ont rien mais qui ne sont pas rien vous rencontrerez notre ferme opposition vous vous êtes engagé à faire entrer la politique dans une nouvelle ère et la France dans un nouveau monde nous vous jugerons donc sur vos actes et sur vos actes uniquement ce sera notre contribution à la rénovation tant attendue et dans ce nouveau monde vous le savez désormais il y aura aussi une nouvelle gauche merci merci Monsieur for