Raphaël Ruegger est chasseur des trucs qui marchent, il était de passage à Louviers dans l'Eure
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Existe-t-il de bonnes initiatives dans l'heure et dans la scène maritime ?
- 0:54OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez retenu ?
- 1:31OuverteRéponse directe
'ai cru comprendre qu'il y avait aussi l'académie citoyenne pour les jeunes de 18 ans, c'est bien ça ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Cette initiative d'engagement civique pour les jeunes de 18 ans, est-ce que c'est quelque chose que vous n'aviez pas vu ailleurs ou peut-être sous une autre forme ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Ce type d'initiative coûte forcément de l'argent à la collectivité. Est-ce que ça reste raisonnable ?
- 3:00OuverteRéponse directe
L'année dernière, vous êtes venu au Havre. Qu'est-ce que vous aviez repéré là-bas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17InvitéChiffre
« la fréquentation du musée municipal a presque doublé en l'espace de quelques années »
- 1:23InvitéChiffre
« ce sont près de 1 200 visiteurs par mois qui viennent découvrir les expositions pensées pour les enfants »
- 2:25InvitéFait
« On a vu de formidables initiatives pour permettre aux jeunes, aux adolescents, aux jeunes adultes de s'engager et de découvrir la citoyenneté »
- 2:34InvitéFait
« cette forme-là, avec ces deux semaines, l'une à Louvier, l'une en Europe, c'est une première »
- 2:48InvitéChiffre
« combien ça coûte et combien aussi la ville de Louvier percevait en subvention de la part du programme Erasmus, qui est un programme européen, mais aussi de la CAF, la Caisse des Allocations Familiales »
- 3:40InvitéChiffre
« en cinq ans, on a fait 350 communes à la rencontre des élus »
- 4:20InvitéFait
« on a sorti un livre en novembre dernier aux éditions Boucher-Chastel »
- 4:51InvitéFait
« Si demain, toutes les communes qui ont un musée municipal développent des expositions à hauteur d'enfants et doublent la fréquentation de leurs musées municipaux, on offre un vrai accès à la culture, à tous les enfants »
Temps de parole
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- Invité 217 %
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- ?2 %
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Ici
Normandie,
premier
sur l'actu locale en Normandie,
ici matin.
7h47, Raphaël Rugère, le président de la Fédération des trucs qui marchent, est notre invité ce matin. C'est une très sérieuse fédération, il était à Louvier hier dans l'heure pour regarder ce qui fonctionne. Existe-t-il de bonnes initiatives dans l'heure et dans la scène maritime ? On va le savoir tout de suite avec le président de la Fédération des trucs qui marchent. Oui, oui, c'est une très sérieuse fédération. Il est aussi le maire de Neuville-sur-Baranjon, je pense que je prononce bien, un petit village du Cher. Il parcourt la France et il a marqué un arrêt à Louvier hier pour dénicher ce qui fonctionne chez nous. Ce jeune élu de 25 ans est votre invité, Simon.
Bonjour Raphaël Rugère. Bonjour. Le maire de Louvier, François-Xavier Priolet, vous a invité pour venir voir ce qui fonctionne dans cette ville de près de 19 000 habitants. Alors, qu'est-ce que vous avez retenu ? On a fait la rencontre de M. le maire et de ses équipes. On a retenu la Galerie des Petits qui est une exposition au sein du musée municipal où les œuvres sont situées non pas à 1,40
m
ou 1,50 m comme dans les musées traditionnels, mais plutôt à 1,10 m pour qu'un enfant de 8 à 10 ans puisse avoir l'œuvre dans sa ligne d'horizon. Et ça fonctionne très bien.
Et
une preuve en est, c'est que la fréquentation du musée municipal a presque doublé en l'espace de quelques années. Et ce sont près de 1 200 visiteurs par mois qui viennent découvrir les expositions pensées pour les enfants.
J
'ai cru comprendre qu'il y
avait
aussi l'académie citoyenne pour les jeunes de 18 ans, c'est bien ça ?
Tout
à fait, M. le maire nous a parlé de cette initiative qui vise à proposer aux jeunes dans leur 18e année de faire une semaine d'apprentissage du paysage institutionnel citoyen d'une commune en rencontrant le préfet, le président du département, le commandement de police ou encore celui des pompiers, mais aussi d'aller découvrir une entreprise du territoire avant de partir pendant une semaine dans une capitale européenne, découvrir l'ambassade de France, le Parlement, les institutions locales et un petit peu mieux comprendre ce que signifie être européen. Et tout ça en partant de Louvier pour des jeunes de Louvier qui candidatent afin de pouvoir bénéficier de ce programme.
Cette
initiative d'engagement civique pour les jeunes de 18 ans, est-ce que c'est quelque chose que vous n'aviez pas vu ailleurs ou peut-être sous une autre forme ?
On
a vu de formidables initiatives pour permettre aux jeunes, aux adolescents, aux jeunes adultes de s'engager et de découvrir la citoyenneté. Mais cette forme-là, avec ces deux semaines, l'une à Louvier, l'une en Europe, c'est une première.
Ce
type d'initiative coûte forcément de l'argent à la collectivité. Est-ce que ça reste raisonnable
? Ce
qui était intéressant, c'est de comprendre combien ça coûte et combien aussi la ville de Louvier percevait en subvention de la part du programme Erasmus, qui est un programme européen, mais aussi de la CAF, la Caisse des Allocations Familiales. L'année dernière, il me semble que vous êtes venu au Havre. Qu'est-ce que vous aviez repéré là-bas
?
Nous avions été accueillis par M. le maire, avec qui on avait passé la matinée et découvrir l'exposition « Un été au Havre », cette initiative qui est née il y a près de dix ans et qui permet de placer des œuvres monumentales dans l'espace public, pour certaines de manière pérenne, pour d'autres de manière temporaire, mais en tout cas qui permettent de changer de regard sur la ville et d'attirer de nombreux visiteurs. Et c'est une initiative, là aussi, qui est inspirée de la ville de Nantes et qui, demain, pourrait être dupliquée ailleurs en France. Donc vous parcourez les régions de France, mais à la fin, qu'est-ce que vous faites de toutes ces idées ?
En
cinq ans, on a fait 350 communes à la rencontre des élus et l'objectif, c'est que ces trucs qui marchent, qu'on identifie, on les fasse connaître pour qu'ils soient dupliqués par d'autres communes. C'est montrer que l'action publique locale peut être efficace, qu'elle peut s'inspirer de ce que font ses voisins ou des communes à l'autre bout de la France. Et puis, ça permet aussi de changer un petit peu de regard sur la politique en comprenant que les élus locaux, ces 500 000 Françaises et Français qui sont engagés au quotidien, font des choses formidables, bien loin de ce qui se passe sur les chaînes d'information en continu et les plateaux télé avec des débats conflictuels.
Vous avez même sorti un livre, il me semble, avec toutes ces idées que vous avez pu repérer dans nos régions.
Tout
à fait, on a sorti un livre en novembre dernier aux éditions Boucher-Chastel et que de nombreux candidats au municipal avaient pu consulter. C'est d'ailleurs ce qui a permis à M. le maire de Louvier de nous découvrir, de nous contacter et permettre cette rencontre hier matin. Vous vous êtes engagé donc tôt en politique, vous n'avez que 25 ans. Pourquoi c'est si important pour vous de mettre en valeur ces initiatives locales comme hier à Louvier
? C
'est fondamental, on a besoin de montrer qu'il
y
a des initiatives qui ont un vrai pouvoir pour transformer la France. Si demain, toutes les communes qui ont un musée municipal développent des expositions à hauteur d'enfants et doublent la fréquentation de leurs musées municipaux, on offre un vrai accès à la culture, à tous les enfants, quelle que soit leur ville d'origine, quel que soit leur quartier au sein de cette ville. Et c'est pareil pour les 70 initiatives qu'on a recensées depuis 5 ans. Leur passage à l'échelle peut vraiment transformer la France. Merci Raphaël Rugère d'avoir accepté notre invitation.
On le rappelle, vous êtes le président de la Fédération des trucs qui marchent et maire de Nevis-sur-Baranjon, un petit village du Cher. Bonne journée à vous. Merci, au revoir.
Bonne journée, bonne journée à tous. Ici Normandie, 7h52. Son truc à lui, c'est revisiter des titres à succès comme par exemple Le chasseur de Michel Delpech et ça devient Les oies sauvages de Yann Muller.