Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 9 juin 2026 2 min

Justice: "Les moyens supplémentaires n'ont eu de cesse d'être augmenté", assure Aurore Bergé, ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Aurore Bergé

Mais les moyens supplémentaires, ils n'ont eu de cesse d'être augmentés. Et vous le savez, vous le dites régulièrement vous-même, entre 2017 et 2026, on voit bien qu'à la fois en moyens humains, parce que la justice c'est d'abord des moyens humains, il y a eu énormément et heureusement de progrès à réaliser.

0:14
Invité

Avec notamment un effort fait sur les prisons, ce qui ne règle pas la question de la justice.

0:17
Aurore Bergé

Est-ce qu'il faut en faire plus ? Sans doute. Augmenter les moyens de la justice aujourd'hui. Mais le Premier ministre lui-même a dit dans le courrier qu'il nous a adressé en tant que membre du gouvernement, que déjà tous les moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants seraient évidemment sacralisés, qu'il n'y aura pas un euro de baisse, qu'il va falloir même sans doute encore plus cibler le budget de l'État, le budget du gouvernement, sur ce qui est un enjeu absolument prioritaire.

0:42
Invité

Donc le coup de drapeau qui était prévu par exemple dans le cadre des mesures...

0:44
Aurore Bergé

Et pour les Français. Et les gels de crédit.

0:46
Invité

Voilà, le gel de crédit qui était prévu sur le budget du ministère de la Justice, il est oublié ce soir ?

0:50
Aurore Bergé

Écoutez, en tout cas, je n'imagine pas une seule seconde que sur ce qui concerne la lutte contre les violences faites aux femmes, la lutte contre les violences faites aux enfants, il y ait un seul euro d'économie qui soit réalisé. C'est d'ailleurs le sens, encore une fois, du courrier que le Premier ministre a lui-même signé. De ce qui est de nature aussi à rassurer toutes les associations qui oeuvrent au quotidien. Et ce que je voudrais dire quand même, vous me permettez, c'est que je comprends évidemment l'effroi, la colère, l'émotion, la douleur, et je la partage.

Mais je ne veux pas que de ça, ça dérive sur le fait de jeter l'opprobre sur les policiers, les gendarmes, les magistrats, qui chaque jour, et vous en avez régulièrement sur votre plateau, qui chaque jour s'engagent, qui chaque jour se mobilisent, qu'il y ait des dysfonctionnements individuels, les enquêtes administratives le diront. Et s'il y a eu des manquements individuels, ils devront être sanctionnés, et lourdement sanctionnés, et la transparence sera faite.

Par contre, nous avons dans notre pays des hommes et des femmes qui tous les jours instruisent, reçoivent des enfants, enquêtent, font tous les éléments nécessaires pour garantir que la vérité judiciaire soit établie, garantir que les victimes soient protégées, garantir que les auteurs dorment en prison.