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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 février 2017 4 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & élections

Aquilino Morelle :"Mon prénom me ramenait à mes origines espagnoles"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous avez une histoire personnelle incroyable. Est-il vrai que votre seul complexe dans l'enfance était votre prénom que votre papa espagnol n'a pas voulu franciser ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-il vrai que vous ne pardonnerez jamais à ceux qui vous ont attaqué dans l'affaire du cireur de chaussures de l'Élysée ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-il vrai que vous obstinez encore à arborer des western flamboyantes ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-il vrai quand vous étiez conseiller de François Hollande en même temps qu'Emmanuel Macron ? On vous appelait M&Ms.

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment vous avez pris le fait que pendant les débats télévisés, les soirs de primaire, il était parfois au théâtre pour voir Michel Drucker ou parfois un match de handball président ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-il vrai que votre livre devait s'appeler Bim Bam Booum ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Aquilino MorelleFait
    « Mon prénom c'était Akilino. Donc tous les jours et même quand on me demandait gentiment, "Oh, c'est joli ce prénom, d'où vient-il ?" Ça me ramenait à mes origines espagnoles que moi je voulais mettre de côté. »
  • 4:00Aquilino MorelleFait
    « Libération écrit que quand vous êtes chez vous, vous êtes habituellement en chaussette. Est-ce que c'est vrai ? Non, habituellement je suis pied nu. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Akilino Morel avec nous ex-conseiller de Lionel Jospin, ex-conseiller de François Hollande, toujours conseiller d'Arnaud Montebourg. Vous avez une histoire personnelle incroyable. Je ne savais pas.

Vous êtes fils d'un ouvrier espagnol venu en France pour fuir le franchisme. Vous avez fait médecine comme quoi tout n'est pas déterminé par la naissance. Et ensuite en même temps que médecine en parallèle science pot puis l'ENAT.

Oui. Est-il vrai que votre seul complexe dans l'enfance était votre prénom que votre papa espagnol n'a pas voulu franciser ? C'était pas un complexe mais ça me gênait parce que moi je voulais absolument devenir français.

Surtout que votre père vous disait il faut être plus français que les français. Oui. Et donc il me disait tu dois être plus français que les français, aimer la France qui nous a accueilli et donc être le premier à l'école.

C'est ce que je faisais. Mais moi, je m'appelais Morel et Morel ça sonne français. Ouais.

Et mon prénom c'était Akilino. Donc tous les jours et même quand on me demandait gentiment, "Oh, c'est joli ce prénom, d'où vient-il ?" Ça me ramenait à mes origines espagnoles que moi je voulais mettre de côté.

Et donc pendant pas mal d'années, ça a été un petit problème pour moi. Ah ben alors je ve vous dire, moi je vous voyais comme un grand bourgeois et je pensais que c'était ces prénoms très très chices que les familles Bobo donne à leurs enfants. Non, c'est un prénom espagnol, ça veut dire Achile.

Est-il vrai que vous ne pardonnerez jamais à ceux qui vous ont attaqué dans l'affaire du cireur de chaussures de l'Élysée ? En réalité, ça m'intéresse pas. Vous l'avez dit aux Parisiens en mars 2015, mais après de l'eau à passé sous l'épaule.

Oui, mais cit en mars 2015. J'étais peut-être encore sous le coup de la colère. En fait, c'est des gens si peu intéressants que je crois qu'il méritent même pas ma rancune.

Simplement, je n'oublierai pas. Chapitre pédestre. Est-il vrai que vous obstinez encore à arborer des western flamboyantes ?

Ce sont les échos qui écrivent ça sur vous. Je crois que je dois avoir une paire de wesson et je la mets rarement. Libération écrit que quand vous êtes chez vous, vous êtes habituellement en chaussette.

Est-ce que c'est vrai ? Non, habituellement je suis pied nu. Est-il vrai quand vous étiez conseiller de François Hollande en même temps qu'un certain Emmanuel Macron ?

On vous appelait M&Ms. Ah ben je ne sais pas, c'est possible. C'est assz drôle.

C'est le nouvel OBS qu'il écrit en mars 2014. Vous saviez même pas ça. On disait les M&Ms.

Non, j'avais souvenir qu'on avait écrit le yin et le yang, l'hémisphère gauche, l'hémisphère droit et cetera, mais M&Ms, pourquoi pas ? C'est marrant. Macron Morel.

Macron Morel. Mms. Est-il vrai que vous êtes persuadé depuis longtemps que François Hollande ne soutiendra non pas un candidat socialiste issu de la primaire, mais Emmanuel Macron ?

Bah, depuis longtemps, depuis qu'Emmanuel Macron est candidat. Oui, parce que c'est son fils. Vous l'aviez dit avant.

Oui, parce que c'est il partage la même philosophie politique. Ce sont tous les deux des libéraux de gauche, dirait-il, ajouterait-il, mais des libéraux. Et par ailleurs, il y a une très grande proximité entre Emmanuel Macron et une sorte de fils spirituel d'héritier politique d'Hollande.

Donc, j'ai tendance à penser qu'effectivement lorsque le moment sera venu pour lui de se prononcer, il se prononcera en sa faveur. Comment vous avez pris euh le fait que pendant les débats télévisés, les soirs de primaire, il était parfois au théâtre pour voir Michel Drucker ou parfois un match de handball président ? J'ai trouvé que c'était c'était discourtoi et ce n'était pas à la hauteur de de sa fonction et je pense que beaucoup de sympathisants de gauche ont été blessés par cela.

Oui. Vous venez de publier l'abdation, c'est un très joli titre. Est-il vrai qu'originellement votre livre devait s'appeler Bim Bam Booum ?

Non mais cette histoire est dans le monde est incroyable. J'ai j'ai lu ça un samedi matin dans le supplément du monde en question. Bim bam boum.

D'abord, je savais pas. Alors bim bam boum. Moi ça me rappelait les bandes dessiné.

Pim pam pou pim pam poum. Donc et la journaliste, c'est quand même une journaliste qui a écrit ça, non seulement ne m'a pas contacté pour me demander si cette information entre guillemets était vrai, mais elle n'a même pas pris le soin d'appeler chez Grassé pour demander si c'était vrai. Évidemment non.

L'application c'est un titre que que j'ai trouvé il y a un moment déjà. Est-il vrai que souvent avec Arnaud Monbourg quand il était ministre de redressement productif tard dans la nuit, vous avez, je vous cite, noyez votre chagrin dans le vin de Bourgogne. Oui.

On vous imagine pas en train de picoler euh tous les deux à 2h du matin dans salon du ministère. Bien. Pas dans un salon du ministère, dans son salon euh à lui de son appartement.

Mais pourquoi pas ? Quand on est triste avec un ami, c'est quand même assez banal et courant de de boire un verre. Oui, mais si moi je raconte que j'ai pris une cuite un soir et que le matin j'ai la gueule de bois, on s'en fiche.

Mais si on est conseiller du président, ça change tout. Vous y allez un peu fort. J'ai pas dit une cuite.

Oh là là ! Vous avez dit noyer notre chagrin dans le vin de Bourgogne. Et ben, il y a quand même l'idée de noyade.

Oui, mais c'est l'idée de noyer son chagrin, pas de noyer la personne elle-même. Non, c'était la tristesse. C'est vrai qu'il y a eu des moments difficiles.

Merci beaucoup Aquilino Morel d'être venu nous voir. Merci beaucoup.