CASSE DE LA SNCF : L'EUROPE DÉCIDE, LA MACRONIE OBÉIT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 61 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe avec le fret ferroviaire et pourquoi est-ce grave ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi élargir le front à des militants écologistes ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous opposez-vous au Lyon-Turin alors que c'est un projet ferroviaire ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Comment articulez-vous lutte sociale et écologiste ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est la position du gouvernement sur ces sujets ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Enora ChopardFait
« la question du climat la question de l'écologie elle est au cœur »
- 22:00AnastasieChiffre
« le coût du routier chaque année en France c'est presque 100 milliards »
- 23:00AnastasieChiffre
« 40 000 personnes qui sont mortes chaque année des conséquences de la pollution juste en France »
- 0:10Fait
« ils ont même pas pour moi la fin de l'enquête de la Commission européenne donc ils ont déjà proposé le plan tout est ficelé »
- 0:25Chiffre
« on va parler de 450 emplois menacés mais c'est des sans compter les sous-traitants les intérimaires etc »
- 3:00Promesse
« le 15 juin vous attend grève avec vos camarades cheminots et le 17 le week-end du 17 et du 18 juin vous serez également en lutte contre la ligne à grande vitesse du lion Turin »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à toutes et à tous c'est l'heure de votre émission d'information et de combat toujours debout diffusant en direct à partir de 18h30 sans le rappel avant de commencer cette émission n'est possible que grâce à votre soutien abonnez-vous aux médias et à nos réseaux sociaux et aussi à notre newsletter quotidienne en allant sur newsletter point le média-tv.fr ne ratez plus aucun de nos contenus le média ne vit que par vous par vos dons et par vos abonnements alors soutenez-nous d'autant que nous lançons un nouvel appel aux dons si nous ne mobilisons pas 100 000 euros d'ici l'été notre projet éditorial sera très gravement menacé si ce n'est pas encore fait préserver votre média en nous faisons un don sur soutenez point le média tv.fr Merci à VOUS restons toujours debout [Musique] ce soir une émission spéciale autour de la lutte des cheminots et d'un scandale le Fred ferroviaire français menacé par Bruxelles alors même que le transport est un enjeu essentiel dans la lutte contre le changement climatique je dis 15 juin une grève des cheminots du Bourget pour protester contre la liquidation du fret et prévu dans un front inédit avec les organisations écologistes un rassemblement ce jeudi 15 juin à 11h au triage du Bourget est organisé mais d'autres également à l'étang ou encore en savoir et encore à Miramas en Provence sont prévues avec des cheminots en lutte et syndiqués qui met la question du rail et du transport au coeur des enjeux climatiques au-delà du fret des mobilisations écologistes et syndicales pour la défense du rail des transports moins polluants ou moins destructeurs et contre le tout routier sont en cours pourtant dans le même temps les soulèvements de la terre appellent à manifester les 17 et 18 juin contre la ligne Lyon-Turin dans la vallée de la mauriane pour comprendre le média reçoit deux acteurs de ces luttes le syndicaliste de SUD Rail Parinor qu'on connaît par ailleurs pour ses engagements politiques avec Révolution Permanente Anastasie et qui nous vient de Rouen une élue municipale écologiste et ne rachchopard porte-parole de la Coalition la déroute des routes et militantes de terre de lutte qui mobilisent avec les soulèvements de la terre contre les projets routiers destructeurs [Musique] bonjour et nous rachons pas bonjour anastasible alors ensemble tous les trois on va essayer de comprendre ce dossier compliqué qui est celui du fret menacé par la Commission européenne mais aussi tous les enjeux autour du rail de la route du transport de façon générale dans la lutte contre le changement climatique le gros dossier dans l'actualité c'est celui du fret ferroviaire français et de la grève de jeudi 15 juin au triage du Bourget il y a un risque de liquidation de frais de SNCF le gouvernement doit statuer sur l'avenir de cette filiale SNCF avec un plan de sauvegarde et peut-être plus de 450 emplois qui pourraient être supprimés il y a 5 milliards d'euros en jeu un askasibe que se passe-t-il et pourquoi ce serait grave de menacer le fret bah c'est grave pour plusieurs raisons déjà juste pour expliquer un peu le le tableau la petite histoire en fait c'est une plainte qui est effectuée en 2015 par une entreprise ferroviaire de fret privé qui a été retiré depuis qui a été retiré mais qui a derrière a fait son bout de chemin et à va aussi permis à la Commission européenne madmet les le regard et les mains dans dans le dossier Fret SNCF il l'avait déjà fait en Roumanie là il fait aussi en Allemagne pour les mêmes raisons c'est-à-dire en gros bah vous avez une entreprise la SNCF qui est une entreprise publique dont le seul actionnaire et l'État et qui de fait bah aide et finance les filiales comme comme le voyageur comme le réseau SNCF réseau ou encore fêter SNCF et donc on reproche aujourd'hui à Frat SNCF d'avoir bénéficié de de près de 5 milliards que soi-disant bah c'est une concurrence fossée avec avec les autres entreprises privées et derrière ça on sous couvert de cette prochaine décision de la Commission européenne parce qu'il faut savoir qu'il n'y a pas encore statué on a le gouvernement avec Clément bonne le ministre des Transports également la direction de la SNCF Jean-Pierre farando qui ont déjà annoncé leur plan ils appellent ça un plan de discontinuité c'est à dire qu'il faut qu'il y ait aucune continuité entre fret et ça va jusqu'à interdire le nom même de fret et de SNCF donc ils vont appeler les deux nouvelles entités newf F comme fret et new m comme maintenance oui parce que ça se ferait au profit de deux nouvelles entreprises fin 2024 ou exactement ou qui resterait des filiales de la SNCF qui serait des filiales de la SNCF ils disent sous le giron du public mais ils vont ouvrir aussi les capitaux à la Caisse des dépôts et consignations et la Caisse des dépôts et consignations c'est aussi Transdev Transdev c'est un concurrent transporteur qui concurrent par exemple ils ont ils se sont positionnés sur le marché du TER entre Nice et Marseille ce qu'ils l'ont récupéré donc vous voyez bien que on va avoir une entreprise qui est une filiale de la SNCF mais dans laquelle il pourra y avoir aussi Transdev qui aura des intérêts dedans pour nous c'est un scandale d'État social parce que c'est 500 emplois c'est je veux dire c'est c'est une usine de métallurgie 500 500 emplois c'est 10000 emplois qui ont été supprimés en l'espace d'une dizaine d'années faut se rendre compte et puis au final aujourd'hui on va on va supprimer ces ça va être aussi des emplois dans le voyageur ça va être des emplois dans le réseau là maintenance du ferroviaire si vous avez des triages qui ferment et ben il y a plus de voix à maintenir et il y a plus de train à aiguiller donc ça va être des aiguilleurs ça va être de la maintenance ça va être aussi des gardes des guichets qui vont fermer parce que le fret fait vivre aussi ce qu'on appelle le réseau filaire c'est les petites voix les petites lignes qui sont empruntées parfois par un seul TER dans la journée et puis ben vous doutez bien que si un fret ne passe plus et ben on va plus maintenir et mettre l'argent pour maintenir cette cette ligne et donc on va dire bah juste pour un TER on va vous mettre un bus comme ça se fait un peu partout donc c'est éminemment problématique c'est un scandale social je l'ai dit et c'est un scandale climatique aujourd'hui on voit les fortes chaleurs que qui ne nous rassure pas il faut il faut voir aussi qu'on ne peut pas accepter qu'une entreprise comme le fret ferroviaire qui est une entreprise publique qui fait de l'argent pour l'entretien du réseau qui va aussi pour l'hôpital public les lycées les collèges et autres et ben que ce fret là demain bien il aille dans les poches des actionnaires mais justement un askasibe aujourd'hui vous êtes en lutte avec vos camarades [Musique] il y a aussi avec d'autres syndicats mais pas seulement entre cheminots puisque aujourd'hui c'est lutte elle se fait en convergence ou en alliance on coordination on va dire avec notamment des militants écologistes c'est notre cas votre cas par exemple Enora Chopard vous êtes là aussi pour pour présenter terre de lutte et une coordination contre le tour routier la déroute des routes si vous êtes là aujourd'hui c'est c'est enfin pour bien comprendre pourquoi vous avez élargi le front notamment à ses organisations là c'est qu'est-ce qui se passe aujourd'hui c'est c'est quoi le programme de lutte pourquoi pour nous c'était tout à fait naturel c'est à dire que quand on parle de frais de ferroviaire et quand on parle même de ferroviaire de manière générale la question du climat la question de l'écologie elle est au cœur non on voulait pas juste se contenter en fait d'un soutien artificiel ou d'un soutien de loin de de du combat en disant ouais on vous soutient c'est c'est désastreuses qui se passe mais tenez bon mais de voir plutôt comment on met le meilleur de de ce que font ces organisations écolo aussi au quotidien je veux dire que ça soit dans la bataille de Sainte-Souline dans la bataille des projets autoroutiers etc dans la bataille de la raffinerie de grands puits il y a maintenant deux années voir comment d'un côté on mène ce que nous on sait faire c'est-à-dire la grève on scan de la force des travailleurs c'est la grève mais avec ce que fait aussi de mieux le combat écolo c'est-à-dire par sa visibilité par son impact ça le fait de faire prendre conscience aussi des enjeux il y a aussi des experts il y a des gens qui dont ça devient soit un métier soit le fait de s'intéresser à énormément de projets fait que on développe une expertise pour lutter mais aussi une expertise pour penser et repenser qu'est-ce qu'on fait du maillage ferroviaire qu'est-ce qu'on fait de la gratuité des transports qu'est-ce qu'on fait du contrôle ouvrier par exemple sur sur les moyens de production et autres ça ça permet de de pas se cantonner à une lutte défensive mais essayez de dire nous on considère que le frais de ferroviaire il nous appartient à nous tout et à nous tous qu'on soit cheminot ou qu'on soit usagé du ferroviaire c'est le principe du service public exactement et que ce combat là ça doit être un combat du tout ensemble les camarades comme Enora ils se battent aussi contre les projets autoroutiers et ben nous on se bat aussi pour que les camions ces trains là ils se retrouvent pas finir sur des sur la route dans des camions qui utiliseront ces autoroutes là donc on a au contraire toute notre place à lutter ensemble et à ne pas cantonner la bataille du fret autour d'une bataille de syndicalistes sur uniquement la question sociale alors justement il aura Chopard vous mobilisez contre le tout routier avec une coordination donc je disais la déroute des routes aujourd'hui vous vous mobilisez en soutien aux cheminots on va essayer de comprendre pourquoi vous le différente luttes s'inscrivent dans une même logique mais c'est un paradoxe aujourd'hui par rapport au contexte et aux exigences d'améliorer les moyens de transport les moins polluants que de voir finalement le fret menacé ben oui il y a un manque de cohérence absolue nous ce qu'on trouve intéressant aussi on en parler avant c'est en fait il y a une il y a un discours permanent qui est d'opposé les luttes ouvrières les luttes des travailleurs des travailleurs et les luttes écologistes alors qu'en fait la crise le désastre écologique il nous impacte toutes et tous de la même manière déjà avec évidemment des disparités et tout mais il est quand même quelque chose qui est globalisé et qui du coup va impacter tout le monde et en plus de ça je veux dire les mécaniques de destruction du vivant et les personnes qui détruisent le vivant sont les mêmes que celles qui détruisent la vie des travailleurs des travailleurs qui privatisent enfin qui liquide ici le fret qui va toucher tout le monde mais peut-être certains justement dans les travailleurs au premier rang on peut dire bien sûr en plus c'est ça il y a toute une question de en fait on est quand même face à un cruel manque de de enfin on est face à un amateurisme qui est un peu scandaleux quand même face à l'ampleur des défis auxquels on fait face que ce soit les défis sociaux ou les défis environnementaux on a des gens qui nous gouvernent qui ne pensent pas ce qui est en train de nous arriver et ce qui du coup ne sont en incapacité de penser à la fois ce qui doit se passer sur la question de la transition de l'industrie du monde du travail mais aussi ce qui doit se passer sur les questions de la transition environnementale même si bon je pense que le mode transition en fait maintenant est pas assez fort parce qu'en fait ce qu'il faut là c'est vraiment repensé complètement la manière dont on travaille dont on vit et dont on nous impose surtout c'est réformes c'est liquidations c'est ces projets polluants et imposés qui participent tous d'un même système économique qui est aussi destructeur pour l'environnement que pour les gens quoi c'est pourquoi on voit aussi aujourd'hui que la question de l'écologie elle est posée dans toutes les luttes notamment dans la question sociale on l'a vu notamment avec le moment de la réforme de retraite les écologistes vous étiez également présent bien sûr et en fait dans les luttes moi donc avec l'association Terre de lutte on travaille avec des collectifs en lutte contre des projets polluants et imposés il y en a plus de 600 qui sont répertoriés en France aujourd'hui dans ces collectifs moi par exemple je suis dans un collectif à Rouen qui se bat contre un projet d'autoroute le contournement Est de Rouen dans ce collectif il y a tous les syndicats il y a tous les syndicats il y a tous les partis de gauche il y a toutes les associations envir fondamentale et ce collectif il existe depuis presque dix ans enfin et donc en fait c'est pas c'est pas si récent que les luttes sociales et luttes environnementales travaillent ensemble par contre c'est récent que on arrive on commence à essayer de construire quelque chose pour s'opposer au fait qu'on nous divise en permanence et comme disait Anna en fait il y a aussi des comment dire des complémentarités dans nos modes d'action qui nous permettent d'atteindre des victoires qui sont plus difficiles à atteindre si chacun reste un peu dans son dans le terrain qu'on nous autorise à occuper quoi alors justement vous qui vous opposez au projet routier vous souhaitez plus de rails finalement ou en tout cas que le frais puisse perdurer pourtant quand on parle du rail aujourd'hui il y a une autre actualité dont on peut pas faire l'impasse c'est elle celle du lion Turin dans le même temps vous opposez à cette nouvelle ligne de TGV celle du Lyon-Turin et il y a une mobilisation qui est prévue le week-end du 17 et 18 juin est-ce que c'est pas un paradoxe non c'est pas un paradoxe parce que en fait il y a déjà une ligne qui fait le lion Turin qui fait Paris Milan même qui transporte à peu près un million de voyageurs et de voyageuses par an moi je l'ai pris en octobre par exemple le chantier du Land Turin c'est un chantier qui est pharaonique qui date des années 80 qui est porté aussi il faut quand même le dire par notamment la Transalpine qui est un lobby qui a un lobby financé par les collectivités avec des sommes assez astronomiques une opacité sur les comptes etc et c'est un chantier qui va à la fois avoir des impacts gravissimes sur la question de la ressource en nous c'est des études qui sont sorties récemment sur le la fragmentation des sources des nappes phréatiques etc qui sont provoqués par ce chantier qui est absolument pharynique et en fait les la ligne existe déjà elle transporte déjà elle permet déjà je crois que c'est je sais plus qui disait ça mais d'éviter à 800 000 camions de circuler sur les routes cette ligne là donc peut-être que le chantier du long Turin permettrait de faire circuler encore plus de marchandises sur cet axe là mais nous ce qu'on pense c'est que il faut réfléchir aussi à la quantité de marchandise qu'on fait circuler et en fait faire circuler toujours plus de marchandises on détruisant toujours plus l'environnement et en sacrifiant aussi toujours plus les conditions de travail des travailleurs de travailleurs parce que en fait la privatisation la liquidation du fret tout ça ça participe aussi à des logiques enfin c'est ce qu'on appelle la pensée logistique en fait les routes et les nouvelles lignes de TGV comme ça elles participent à la même pensée qui est une pensée qui est en plus qui vient de la guerre la pensée logistique c'est une pensée qui est de comment est-ce qu'on transporte les marchandises en temps de guerre pour gagner donc c'est une pensée qui est ultra compétitive qui est ultra qui nous gère nous les personnes comme elles gèrent des objets comme elles gèrent des données comme elles gèrent de l'énergie quoi et en fait tous ces projets là ils participent à la même logique et cette logique là ça se voit d'ailleurs avec ce qui se passe à la SNCF depuis des années en fait depuis des années on demande aux gens d'être toujours plus productifs d'être toujours plus compétitif d'être polyvalent d'être flexible etc et les conditions de travail elles se dégradent tout ça pour faire circuler plus de gens plus de marchandises nous on pense que en fait ces projets qui datent en plus de 40 50 parfois 60 ans sur certains projets de route ils sont pas adaptés aux enjeux de maintenance et qu'en fait cette logique de toujours plus elle ne sert à personne à part aux intérêts privés et par exemple dans parmi les entreprises qui ont présidé ou qui préside encore aujourd'hui derrière la Transalpine donc cette association de lobbying en faveur du lion Turin il y a quelqu'un qui travaille qui est l'ancien patron de gatlink ou le patron actuel je sais pas qui est une des sociétés qui en fait pique des parts de marché à Fret SNCF depuis des années donc tous ces projets là je veux dire ils sont pas évidemment que pour nous c'est très cohérent à la fois de s'opposer aux lions Turin et à la fois de s'opposer à des projets routiers parce que les solutions du rail pour éviter les projets routiers elles existent et elles sont déjà peut-être plus faciles à mettre en place qu'en construisant des chantiers à 26 milliards d'euros qui artificialiseraient des milliers de hectares de terres agricoles et qui détruiraient la ressource en nous dans les Alpes il y a d'autres choses qui sont possibles quoi et d'autres choses qui sont envisageables et surtout si on les construit en écoutant les personnes qui sont sur le terrain et qui travaillent à la fois dans les luttes ou dans les les services comme la SNCF qui sont en capacité en fait si on si on les écoute et si on en prend soin de participer à cette transition dont on a besoin en fait c'est à dire que quand on parle de nos déplacements de nos transports notamment en termes de transport de marchandises on doit aussi se poser la question en termes de sobriété et d'évaluer nos besoins c'est une préoccupation que les cheminots ont aujourd'hui c'est une préoccupation que les cheminots ils ont parce que qui dit augmentation de du trafic qui dit augmentation de la charge travail dit aussi que ça pèse sur les conditions de travail des uns et des autres je veux dire par là nous si on pouvait arrêter de travailler la nuit quand on savait qu'il y a un travailleur de nuit il a je crois jusqu'à 13 années d'espérance de vie en moins et bah ça ça des conséquences sur nous ou c'est pas juste de faire rouler des des millions et des millions de trains je veux dire même si on pourrait avoir les capacités matériels de le faire humainement c'est pas c'est pas ce qu'on sait pas ce qu'on cherche il y avait une phrase moi que j'utilise souvent qui était tout à l'heure je parlais de la de la bagarre de des camarades de de grands puits mais mon camarade est refina Adrien cornet qui a raffineur qui est militant à la CGT et qui milite aussi avec moi révolution permanente il avait dit une fois sur un piquet de grève au moment de la de grand puits une phrase qui est très juste il a dit c'est nous qui devons faire la transition écologique parce que c'est nous aussi qui est au-delà de l'usine nous baladons dans les forêts et aux abords des rivières avec nos familles et nos enfants donc en fait le travailleur là par exemple typiquement du fret il est menacé de perdre son emploi mais c'est la double sanction aussi c'est-à-dire que il est directement impacté par par les les conséquences climatiques je veux dire par là et même quand on creuse on sait très bien que le climat et les ses conséquences elles touchent de plus en plus les plus précaires parmi nous les personnes aussi racisées dans les quartiers populaires aujourd'hui on voit quand tu as des fortes températures mais c'est pas la même chose quand tu as une forêt pas très loin que quand tu es dans un quartier où il y a même pas un arbre pour pour pouvoir avoir un peu un peu d'omnie il y a pas de végétation il y a rien du tout toutes ces conséquences là on les vit après est-ce que les ouvriers les travailleurs sont tous conscients de ces enjeux pour être honnête non pas spécialement je pense que certaines et certains commencent à le voir par exemple moi je me rappelle les débats qu'on a eu au moment des images des Gorges du Verdon certains collègues ont l'habitude d'aller dans le sud de la France et connaissent un peu les gorges du Verdon et la sécheresse sont impactés on commence à s'éveiller de plus en plus à éveiller son regard mais le but aussi de se rassemblement là c'est de montrer qu'il y a une alliance réelle qui peut être fait parce que souvent comme disait Enora on a tendance à c'est souvent ça vient de l'extrême droite et ça vient de la droite aussi d'opposer les prolétaires les travailleurs les travailleuses à la question climatique c'est-à-dire de dire eux ils viennent pour fermer ton usine ils s'en foutent parce que c'est des petits c'est des bourgeois ou des petits bourgeois et justement par rapport à ça on parle des travailleurs mais est-ce qu'il y a pas des travailleurs qui risqueraient de se retrouver lésé dans cette histoire je pense en particulier au chauffeur routier ben non mais parce que nous ce qu'on dit chez sud-reice c'est très simple nous on considère qu'il faudra avoir un service public des transports de voyageurs et de marchandises c'est à dire une seule et unique entreprise qui est sous le contrôle des travailleurs des travailleurs mais également en concomitant avec les usagers les usagers des transports c'est-à-dire que moi je suis aiguilleurs de train je sais aiguë et des trains j'ai pas besoin qu'on m'apprenne mon métier par contre l'usager peut-être il peut me m'aider en fonction de son rythme de vie de me dire ouais tu sais on aimerait bien avoir un arrêt supplémentaire à tel endroit où on aimerait bien avoir une station et c'est dans ce sens là qu'on aimerait que que les usagers ils prennent leur part mais en dehors je veux dire du giron de des politiques patronales qui cherchent simplement qu'à faire du fric avoir ma même quand on a une entreprise publique la SNCF faut le savoir elle crée sa propre concurrence par le rail ça s'appelle le Captain avant ça s'appelait VFLI donc elle a une filiale de Fred ferroviaire et par la route c'est Geodis et Geodis c'est le plus grand routier d'Europe je crois c'est plus de 14000 camions sur la route c'est à dire que quand la SNCF supprime un client à Fred ferroviaire ils sont pas ils sont pas bêtes ils leur disent par contre on a des camions aussi et on pourra faire le le parcours le transport par camion ils ont même maintenant avec leurs filiales de Geodis ça s'appelle géoparcs ils ont des plateformes de logistique et ils récupèrent aujourd'hui les marchés c'est-à-dire que il y a rien qui se perd en fait ceux qui se font ceux qui vont être impactés c'est les travaux et travailleurs par en bas à qui on va supprimer leur emploi qui ont un contrat de travail qui ont un engagement avec l'entreprise qui pour certaines et certains sont entrés il y a 30 ans tu imagines bien que le l'agent de manœuvre il y a 30 ans et aujourd'hui qui voit qu'il y a eu plus de 10 plans de restructuration de fret SNCF qu'on a systématiquement lui a dit faut faire des efforts il y a la concurrence etc tout ça pour rien la concurrence privée ne fonctionne pas je veux dire il y a une entreprise qui s'appelait eurocargory ils ont déposé ils ont déposé le bilan aussi il y a eu plus de 300 conducteurs je crois qu'ils ont dû être transféré à la SNCF ça ne fonctionne pas le service public c'est pas fait pour faire gagner de l'argent à qui que ce soit c'est fait pour justement participer à la question de du climat la question des transports et autres et on devrait en tout cas le penser c'est pour ça que par rapport à ta question je considère que non le cheminot il a pas il a pas à perdre de ses combats bien au contraire c'est souvent parce qu'on sait pas battu que derrière on voit qu'il y a une machine à avancer la liquidation du fret tu l'annonce entre le 19 janvier et le 31 janvier au moment de la réforme des retraites je pense que la situation n'est pas la même aussi à la SNCF ils essaient ici systématiquement lorsque il y a des périodes de reflux d'akalmie d'enclencher la seconde et d'avancer sur les projets de restructuration et les projets néolibéraux tels que celui-là mais du coup je vous pose la question également et ne rage pas vous qui vous coordonnez sur la question du tout routier enfin contre le tout routier est-ce que dans vos coordinations notamment avec la déroute des routes ou coordonnées également avec les chauffeurs routiers qui pourraient être en luttent également et en souffrance alors on se ne donne pas encore avec les chauffeurs routiers mais c'est aussi enfin nous on sait que là jeudi par exemple évidemment que c'est une préoccupation et moi ce que je voulais dire par rapport à ta question aussi c'est que enfin il y a une espèce de mythe comme ça comme si c'était parce que on se battait contre ce type de projet ou contre ce type de réforme effectivement de néolibéral que c'était c'est nous qui partons atteinte à la qualité de travail enfin la qualité de vie et tout des travailleurs des travailleurs mais en fait c'est pas nous on nous battant au contraire nous ce qu'on essaie de porter c'est aussi une réflexion enfin je dis nous parce que je pense que c'est une préoccupation très commune dans nos luttes parce qu'en plus enfin en l'occurrence on est engagé nous dans des luttes contre des projets routiers par ailleurs on est aussi des militantes et des militants sur plein de questions sociales et sociétales et donc enfin le le chauffeurs routiers il faut voir les conditions de travail que c'est enfin je veux dire cette espèce de tyrannie du flux de d'aller toujours plus vite de machin et tout c'est des conditions de travail qui sont absolument inhumaines dans plein de cas enfin que ce soit sur la question des salaires sur la question des des quantités de de trajet quoi accomplir je sais pas quand est-ce que personne parfois va leur famille enfin c'est des conditions de travail qui sont déjà extrêmement difficiles donc évidemment que c'est des questions que nous on se pose nous ce qu'on dit pas c'est il faut arrêter tous les camions il faut que tout le monde se retrouve au chômage et qu'on a en fait non mais juste on dit que c'est plus possible enfin là nous dans la coordination on est 50 collectifs il y a plus de 55 projets routiers contestés aujourd'hui en France c'est c'est des sommes d'argent public astronomiques 13 milliards on a compté d'argent public sur les 55 projets mais en fait c'est des chiffres qui sont à la baisse parce que c'est des chiffres qui datent il y a longtemps donc aujourd'hui ça coûte beaucoup plus cher cet argent là pourquoi est-ce qu'il est pas mis dans l'amélioration du fret pourquoi il est pas mis dans l'amélioration des transports ferroviaires du quotidien dans l'amélioration des conditions de travail aussi des personnes qui travaillent dans tout ça parce que enfin voilà moi je trouve que c'est un peu un mythe il y aurait d'un côté la rationalité et le gouvernement qui propose des choses qui permettent qui font pas de politique surtout qui sont dans l'expertise et tout alors qu'en fait c'est juste des gens de droite quoi et puis de l'autre côté il y aurait nous les militantes et les militants qui voulons absolument détruire les conditions de travail des gens c'est pas vrai en fait ça ça c'est un mensonge qu'on nous raconte et nous ce qu'on essaie de construire aussi avec ces mobilisations c'est de montrer qu'en fait ces questions-là elles nous traversent tout autant détruire une terre agricole c'est pas juste parce que on aime les papillons c'est parce qu'en fait il y a des gens qui travaillent sur cette terre c'est parce qu'il y a des gens qui pourraient travailler aussi et tout ce qu'on détruit comme espace c'est des espaces qui peuvent pas être utilisés pour créer aussi de nouveaux emplois pour créer des nouvelles activités qui permettent aux gens d'être plus près de chez eux de travailler peut-être moins longtemps de faire moins de distance et d'avoir une qualité de vie qui de fait l'améliore aussi quoi et puis et puis je pense pour compléter ce que dit Enora les travailleurs font pas un fétiche de de l'emploi qui qu'ils ont alors bien sûr un cheminot il va il a il va aussi avoir une une certaine appréciation aussi de son métier de le faire de manière avec de la qualité et autres néanmoins les travailleurs ce qui cherche aussi c'est de pouvoir gagner leur vie c'est-à-dire de pouvoir la gagner décemment et de pouvoir vivre à côté des loisirs en famille je pense pas qu'il y a une aliénation en fait à être jusqu'au bout être un routier je pense qu'un routier on lui dit il fait des petits parcours parce que on en discutait juste avant avec une Nora je veux dire de toute façon il y aura jamais de suppression du routier définitivement parce qu'on peut pas mettre des rails devant chaque domicile et autres la question elle est de repenser ça et je pense qu'un parti voilà et je pense qu'un routier qui fait de de du fin fond du Portugal jusqu'à la Finlande et qui voit jamais sa famille et qui au final sort avec 2000 euros par mois si demain il pouvait se dire le soir je suis chez moi et je gagne peut-être la même chose sinon plus je personnellement je suis pas routier mais je pense que si on me proposait ça je me dirais bien entendu c'est beaucoup plus intéressant je pense que il faut dépasser ces choses là et je me permets une dernière chose pour moi elle est exemplaire par rapport à ce qu'on fait la grève de grand puits elle exemplaire dans ce sens-là dans la manière dont ils ont poussé le curseur et c'était assez dingue parce que les gens je me rappelle moi j'ai soutenu on avait même ramené un chèque de grève des travailleurs du Bourget parce que entre grand puits et le Bourget on fait passer les rames de de de pétrole et autres et on était venu les soutenir moi je me rappelle de gars qui on se disait mais que font des gars qui raffinent du pétrole avec des écolos c'était un nom je veux dire par là il y a plus de sens entre un cheminot limite et et un écolo qu'il pouvait y en avoir avec un travailleur de Total et puis on avait des travers qui disaient mais moi je suis pas attaché au pétrole moi moi si moi l'essentiel tu me donnes mon salaire pour pouvoir faire vivre ma famille et travailler dans des bonnes conditions avec la sécurité haute ça me va je suis pas je suis pas en train de me dire vive le pétrole vive je veux dire par là et de la même manière je pense que ça traverse ça a traversé total ça a traversé la SNCF et je pense à travers ce l'ensemble des métiers parce que les gens ils voient qu'aujourd'hui il y a des conditions de vie qui impactent tout le monde la question climatique c'est il y a 15 ans 20 ans les gens pouvaient douter je veux dire moi tout à l'heure j'ouvre Twitter je vois BFM plage de Texas des des des millions de poissons qui qui ont échoué je veux dire par là il y a pas besoin de d'être chez alternatiba terre de lutte ou autre pour se compte de ce qui est en train de se passer donc il faut que c'est ces événements là que ça soit celui du Bourget à Miramas que ça soit celui qu'organise les camarades le 17 18 ces événements là ils servent aussi de conscience vis-à-vis de l'extérieur mais aussi de dire au travers des travailleurs il faut se battre pour l'outil de travail mais aussi il faut se battre pour la question climatique alors vu qu'on parle ce soir des politiques de transport en disant que c'est un enjeu dans la lutte contre des règlements climatiques il faut quand même un peu resituer avec quelques chiffres du coup j'en ai cherché quelques-uns les transports seraient responsables de plus de 30% des émissions de gaz à effet de serre donc près de 95% à Combres en transport routier en hausse de 39% depuis 1990 en fait ce serait ça finalement l'enjeu c'est la question du climat c'est aussi bon bien sûr quand on parle des routes de l'artificialisation des sols etc mais donc si je comprends bien quand on parle des autoroutes quand on parle des lignes à grande vitesse parce que on peut aussi penser au luttes dans le sud-ouest par exemple on a parlé du Lyon-Turin mais il a aussi sud-ouest par exemple notamment contre le Bordeaux Toulouse tout cela ça pose notamment des sujets celui de la planification et celui de l'aménagement du territoire ce sont des choses aussi que vous posez au cœur de votre lutte bien sûr nous en fait ce qui était vraiment intéressant enfin la coalition elle a des routes des routes elle a un an en un an et demi on s'est rencontré pour la première fois en mai 2022 et ce qu'on a fait déjà c'est qu'on a pris une carte et puis on a tracé nos projets et puis après on sait on a regardé c'est quoi qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de nos luttes comment ça fonctionne c'est quoi les argumentaires qui portent les gens qui portent ses projets c'est quoi les argumentaires que nous on développe en face et en fait on s'est rendu compte que les argumentaires c'est toujours les mêmes il y en a trois c'est fluidifier le trafic des enclavés les territoires et développer le développement économique c'est toujours ces trois arguments là et en fait ces trois arguments là ils ont des conséquences très concrètes sur la fin c'est des problématiques en fait d'aménagement du territoire purement et de développement économique et donc c'est une politique qui est nationale les projets à chaque fois un projet routier les gens disent toujours oui mais c'est pour pour des intérêts locaux moi à Rouen par exemple presque toutes les collectivités ce sont des engagées du projet d'autoroute c'est l'état et la région qui finance en grande majorité donc ça montre bien que c'est pas des projets qui sont pensés pour des intérêts locaux mais qui sont au service d'une politique nationale d'aménagement du territoire et de développement économique et on voit aussi que du coup le lien il paraît évident entre vos luttes bien sûr le lien il paraît évident et enfin et en plus c'est à tiroir quoi parce que typiquement c'est vrai que moi je trouve que la question climatique elle est évidemment elle est elle est fondamentale elle est hyper importante et elle permet de parler de plein de choses mais sur la question de la route par exemple ça commence à poser problème parce que c'est assez facile d'apporter des solutions techniques technologiques à la question climatique par exemple là en ce moment le grand truc c'est les forteurs de projets disent qu'ils font des autorités écologiques parce qu'il y a des bornes de recharge électrique etc c'est les autoroutes écologiques c'est mon expression préférée et en fait c'est enfin du coup c'est limité parce que décarboné c'est une chose en fait le transport c'est pas que la carbonation c'est hyper important c'est aussi la pollution de l'air la pollution particulière fine par exemple maintenant on sait que les voitures électriques pollue plus en termes de particules fines que les voitures thermiques parce que la majorité des émissions de particules notamment quand on habite près des routes et là en l'occurrence souvent quand on habite près de nouveau de ces cantines qu'on est dans un quartier populaire donc ça a aussi des enjeux de justice environnementale quoi mais donc les voitures thermiques électriques souvent elles sont plus grosses on construit des grosses bagnoles et tout et c'est le frottement des plaquettes de frein et des roues qui produisent le la majorité des émissions de particules fines donc en fait il y a la question climatique il y a cette question là et il y a aussi tout ce qui est lié en fait la route c'est comme le Far West quoi c'est comme le train au Far West c'est en gros tu construis une route tu la construis pas pour arriver nulle part tu l'as construit parce qu'au bout tu vas faire une nouvelle zone d'activité dans laquelle tu vas faire se déplacer des gens qui travaillent en centre-ville dans des bureaux puis en fait tu vas les mettre à perpète ils vont devoir prendre leur bagnole pour aller bosser et puis ils auront plus la petite boulangerie ils vont devoir acheter dans la boulangerie de dans le Buffalo Grill ou la chaîne qui sera installée à côté enfin en fait c'est tout un système comme ça permanent d'éloignement des gens de sectorisation ici tu vas travailler ici tu vas t'amuser ici tu vas dormir ici tu vas manger machin et entre-temps ben tu vas devoir te déplacer et puis la bagnole enfin la voiture parce que bon là on parle du transport de marchandises moi je pense que c'est la question fondamentale sur la question des routes la voiture individuelle c'est un autre sujet et il faut accompagner les gens ça sert à rien de dire aux gens prenez pas c'est pas c'est pas du tout le sujet mais n'empêche que on rend captif les gens de la bagnole on les gens ont prisonniers c'est le moyen de transport qui coûte ça coûte extrêmement cher la voiture en fait tu prends ton assurance d'ailleurs les gens comment le moins de moyens souvent ils ont pas de voiture et donc on les rend on les rend prisonniers souvent on entend le gouvernement qui dit oui bah il y a 80 % des gens c'est le mode de transport de 80% des gens mais parce qu'ils ont pas le choix en fait et peut-être que s'ils avaient le choix ils préfèrent pas être coincé dans un bouchon et prendre le train avoir le temps de bouquiner de petit déjeuner dedans boire un café de rêver assez d'écouter de la musique enfin de faire autre chose que juste d'être dans leur voiture parce qu'on les a obligés à utiliser ce moyen de transport qui est non seulement polluant non seulement climaticide mais en plus qui est quand même pas le plus agréable au quotidien quoi donc voilà tout ça c'est c'est très lié c'est très systémique et nous c'est ça qu'on dès qu'on découvre et qu'on essaye d'éprouver aussi politiquement avec la coalition c'est on se bat pas juste sur nos petites luttes on se bat parce qu'il y a une politique nationale qu'il faut faire changer et cette politique forcément elle inclut aussi le ferroviaire et donc il y a besoin de créer ces ponts d'y réfléchir de les penser d'aller aussi peut-être au conflit parfois de savoir ce qui nous ce qui nous travaille quoi parce que on est obligé nous de penser tout ça puisque en fait les personnes qui nous dirigent ne le font pas donc la question qu'on se pose c'est quand même comment désengorger les routes on parle du désengagement [Musique] du fret donc si on peut aussi parler du fait que dans le même temps de nombreuses lignes de trains sont abandonnées 15000 km je crois depuis 2005 en fait il y a la question du fret mais c'est le rail de façon générale aujourd'hui qui est en train d'être démantelé moi je disais en 2018 au moment de la Réforme ferroviaire je sais pas j'avais trouvé cette expression je disais qu'il fallait il y a une carte vitale pour les hôpitaux et moi je suis pour une carte vitale du ferroviaire je suis pour que comme la même manière on sort notre carte Vitale lorsqu'on est aux urgences de Lariboisière on puisse sortir sa carte Vitale devant un guichet ou autre pour pouvoir prendre les transports gratuits que socialement un vrai service public mais oui que ça soit un vrai un véritable service public que ça soit totalement gratuit il y a plein il y a plusieurs économistes qui ont déjà chiffré le fait que la SNCF puisse être totalement gratuite je parle pas que des RER des TER je parle même aussi des TGV c'est-à-dire de permettre à des personnes de d'aller un matin à Gare de Lyon avec leurs enfants de monter dans le TGV d'aller à Marseille exactement et puis ça devient ça devient de plus en plus cher pour trouver des fois des places sur une semaine ou deux il y a plus même pour les cheminots maintenant nous ils ont contingenté le nombre ça veut dire que il y avait ce fameux gratuitité du rail c'est gratuit mais quand il y a plus de billets parce que on met toujours en priorité le voyageur parce qu'on préfère vendre une place à 100 euros plutôt que la laisser gratuite à un cheminot c'est ça les conséquences aussi mais nous on dit qu'il faudrait développer le rail il faudrait faire en sorte faut savoir que le coût du routier chaque année en France c'est presque 100 milliards c'est estimé à 100 milliards entre l'entretien et toutes les conséquences liées à la santé et au climat faut savoir que c'est pas moi qui le dis c'est santé publique France c'est 40 000 personnes qui sont mortes chaque année des conséquences de la pollution juste en France je veux dire 40000 personnes et il y avait un truc moi qui m'avait qui qui était clair c'est pendant le covid ils avaient fait une étude de de la pollution durant la phase de confinement ils avaient montré qu'il y avait plus de 4000 personnes qui ont été sauvées juste par la diminution de par le confinement pourquoi pas parce que le confinement a fait que les gens sont moins sortis et ont moins utilisé leur bagnole et donc ça réduit tout de suite les émissions de gaz à effet de serre donc c'est concret c'est à dire que c'est pas juste d'où tu vas rire parce que souvent on est amené à débattre et c'est pour ça que c'est lui là sont des lieux safe je veux dire on peut discuter normalement on est on n'a pas en face de nous un bourgeois qui était te demande comment tu récupères telle euro tel machin on pourrait avec ne serait-ce que les moyens constants qu'il y a aujourd'hui si on décidait de mettre les transports gratuits l'argent qu'on met dans la sécurité sociale l'argent qu'on met dans le fait de refaire le goudron les pages etc machin on n'aurait pas besoin de le faire je veux dire par là et donc et permettent à tout le monde de voyager gratuitement enfin typiquement les gens ils prennent leur bagnole et Norah le disait parce qu'ils ont pas le choix je veux dire par là moi je vois par exemple un Persan Beaumont au nord 95 jusqu'à Paris c'est presque 12 euros aujourd'hui le ticket allez tu imagines si tu dois faire un aller-retour tu en as pour 25 euros je veux dire par là ça commence à à peser dans le dans le portefeuille donc toutes ces conséquences là il faut les repenser nous chez Sud Rail on on est en train de mener de front ce combat là on est en train de dire que la question de du de l'écologie aujourd'hui et du frais de ferroviaire elle doit amener aussi un débat central malheureusement et moi d'ailleurs je voulais vous remercier et te remercier Rémi de faire cette émission là parce que je veux dire par là c'est silence radio total la SNCF l'entreprise mère c'est le fret tu parlais de l'époque des westerns mais je veux dire tout le monde à une attache au train de marchandises c'est de là ils font des bénéfices avec le fret ou pas ils ont commencé à faire des bénéfices depuis la crise covid parce que il y a un report et puis demain la réalité c'est que c'est une liquidation avant une prochaine parce qu'en fait pour pour dire très rapidement en deux trois mots mais il y a les 500 emplois supprimés mais il s'il fait que 30% de la production ce qu'on appelle les trains combinés c'est d'être induit 100 mètres où il y a des des du report modal c'est ce qui rapporte demain la SNCF s'interdit de pouvoir postuler sur 10 ans et donne le marché à des concurrents ils vont donner des plateformes la plateforme de Saint-Priest qui est une plateforme avec des grues qui trans qui qui des qui mettent des comment dire des containers pardon merci honora des containers sur le train ça ça a été refait à des millions d'euros par la SNCF c'est donner voilà 40% du parc immobilier de fret ça va être donné et même pour pousser le curseur parce que je veux dire par là tu peux pas te poignarder plus que ça ils ont décidé également si le repreneur n'a pas le matériel et n'a pas le personnel c'est SNCF qui va prêter les conducteurs et le matériel sur la base du volontariat bien entendu mais tu vois bien que tout est fait pour que dans six mois un an aller maximum deux ans on nous dit stop direct sur la situation climatique et comme je l'ai dit ça va avoir aussi des conséquences sur le voyageur parce que ça crée un précédent si aujourd'hui on tolère qu'on puisse liquider une entreprise sous couvert qu'elle est eu des capitaux de d'une entreprise publique bah tu sais demain il y a ter qui ouvre la concurrence qu'est-ce qu'on dira plainte contre TER a réussi a reçu de l'argent de SNCF on va dire oui c'est tout à fait normal et la Commission européenne elle va dire ben non c'est concurrence faussée parce que vous vous avez déjà un pied dans le truc et les autres ils ont rien du tout et donc on va liquider le TER demain quand ça sera le RER on fera la même chose et quand ça sera le TGV on liquidera TGV sous prétexte que SNCF qui est une entreprise publique donne de l'argent pour la production pour l'entretien du réseau et du coup les autres pays de l'Union européenne également se retrouveraient exposé à ce type de menace ça a été le cas en Roumanie bon il leur ont demandé aussi la liquidation de leur entreprise de de frais de ferroviaire ils ont dit l'État roumain a dit c'est niet et aujourd'hui il continue je veux dire par là il y a tellement solution ils ont ils ont emboîté le pas alors qu'il y a même pas encore de sanctions qui a été déclaré c'est dire à quel point que tout cela est prémédité est organisé ils ont demandé aux gens de faire des efforts ils ont diminué les effectifs ils ont relancé la polyvalence avant il y avait des cheminots ils étaient dans un poste maintenant on leur dit de faire plusieurs postes parfois tu les vois avec ceux qui sont sur leur bicyclette pour aller faire deux heures là une heure là etc on leur a demandé des efforts ils font des efforts et aujourd'hui on a des collègues je te dis moi j'ai une pensée pour eux parce que on parle du climat et on parle de chiffres mais c'est aussi des hommes et des femmes qui qui ont donné leur vie aussi pour pour le pour le fret et qui se disent c'est quoi l'avenir et moi hier je suis en tournée un collègue il est sur l'ordinateur il est en train de chercher du boulot à l'extérieur tu vois ce que je veux dire 25 ans 25 ans des SNCF de fret et SNCF et tu le vois il est réduit à chercher un emploi ailleurs parce qu'il se dit sauf qu'il peut et donc le 15 il est là contre les sauves qui peut il est là pour dire il y a d'autres perspectives c'est la lutte de classe et le combat écolo qui va qui va de pairs qui doivent s'imposer dans ce combat là peut-être que le combat écolo c'est aussi une nuit des classes oui oui j'ai pas dit j'ai pas voulu redire jardinage mais moi j'adore qu'aujourd'hui c'est ça devient on peut c'est ce qui est bien c'est ce qui a permis d'avancer c'est qu'aujourd'hui on ne peut plus parler d'écologie sans parler de clash je pense qu'il y a 10 15 ans ça paraît un peu plus éloigné aujourd'hui centralement c'est aussi des luttes qui ont permis de radicaliser aussi la pensée les gens comprennent mieux grand puis on disait lorsque tu as un pipeline en Ouganda qui rase des villages bah oui quand un travailleur ici et qu'on t'explique toi pour l'écologie il faut que tu acceptes la suppression de ton emploi la crise la question écolo elle radicalise aussi les travailleurs et on espère que là pour le coup pour le fret SNCF ça donne l'envie à toutes les cheminotes et cheminots et pas que à une bataille d'ampleur le plus tôt possible mais justement vous allez mentionner le nom du ministre des Transports donc parlons du gouvernement de sa politique et celle de l'État français parce que ce qui interroge c'est que quand même aujourd'hui on parle de démantèlement du rail pas seulement du fret mais du que dans le même temps il y a une multiplication des projets routiers ou autoroutiers d'ailleurs vous Enora Chopard vous demandez vous souhaitez un moratoire sur tous les nouveaux projets routiers et que vous Anastasie vous dites que l'État devrait investir notamment dans le fret pourtant on a vu le ministre Clément Beaune dire le 2 juin 2023 dans une tribune au Monde vouloir multiplier par deux le recours aux frais de ferroviaire d'ici à 2030 dire aussi que le fret et que le rail de façon générale est un élément essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique avec des objectifs qui ont été fixés pas seulement par l'état français mais aussi par l'Union européenne conjointement on a l'impression qu'il y a un peu une attitude schizophrène aujourd'hui à la tête de notre état comment on l'explique aujourd'hui que Clément Beaune tient un discours et en même temps mène une autre politique très rapidement c'est le discours de il y a 15 ans au moment de l'ouverture la concurrence on a expliqué qu'il fallait absolument ouvrir le fret à la concurrence pour le relancer au final il est passé de quasiment 20% un peu moins de 10% aujourd'hui en l'espace d'une dizaine d'années donc c'est dire à quel point ce ça cette question de de tout à la concurrence ne fonctionne pas parce que derrière qui dit concurrence dit aussi rentabilité la rentabilité n'est pas et plutôt antagoniste du fait de développer parce que ce qui n'est pas rentable il n'en veulent pas et c'est ça ce qu'il faut voir c'est à dire que de fait un train de mémoire c'est à peu près entre 55 et 60 camions ça va être des des centaines et des centaines de camions demain en plus sur la route sachant qu'un train de marchandise et met 9 fois moins de CO2 par kilomètre qu'un poids lourd oui ça je le dis même pas c'est c'est enfin en termes de de CO2 et autres en termes climatique c'est c'est ça c'est le jour et la nuit mais derrière ils ne veulent ils ne veulent rien faire parce que la vérité c'est qu'ils avaient la possibilité de le faire on l'a vu la réaction catastrophique par rapport au train des primeurs enfin je veux dire ils ont tué le train des primeurs au final ils ont fait semblant de de réinvestir un peu dedans parce qu'il y avait une telle pression médiatique aujourd'hui vis-à-vis du fret on peut pas dire qu'on veut relancer x 2 et en même temps supprimer des emplois donner les marchés qui sont rentables à la concurrence enfin je veux dire par là au contraire moi personnellement je n'attends rien du tout du gouvernement c'est pour ça que nous on essaye de voir comment il faut commencer à poser radicalement la question du contrôle ouvrier je veux dire que des patrons qui cherchent la rentabilité ne chercheront jamais le développement du service public non non que faire de la question climatique il ne pense qu'à leur poche et c'est pour ça qu'à un moment donné la question du contrôle ouvrier c'est pas une question gauchisme mais c'est aussi une question de pour sauvegarder nos emplois repenser aussi nos emplois et essayer de voir comment on arrête ces désastres sociaux qu'on que mène les différents gouvernements Clément bon il est entre guillemets dans son rôle mais du coup c'est une décision du gouvernement ou c'est une décision de Bruxelles enfin c'est un peu la question qu'on se pose c'est une décision de tous en vrai mais vas-y vas-y deux choses déjà moi je crois que c'est tout simplement des gens qui ne croient pas au service public je crois vraiment que peut-être ils sont de je pense pas qu'ils soient de bonne foi sur quoi que ce soit mais peut-être que effectivement quand l'État se dit bah on va décarboner d'ici 2050 ninja l'état je pense que ces personnes se disent c'est impossible de le faire par le service public par par les travailleuses et les travailleurs par les choses qui existent déjà il faut absolument le donner au privé parce qu'il veut une espèce de foi et de culte absolument à tous leurs amis du privé quoi et donc en fait le fait de peut-être qu'il veut vraiment augmenter le fret et la proportion du fret parce que enfin il y a quand même on développe le fait de plein de trucs comme moi je viens d'un territoire ou il y a l'axe scène qui est en train de se développer donc l'euro Le Havre Rouen Paris donc là ça va être des milliers d'hectares d'artificialisation de berges de zone humide de zone en fait de rencontres écologiques qui sont hyper qui sont les plus riches et qui dont on a besoin aussi enfin avec tout ce qui va se passer avec la question de la ressource en eau et tout donc c'est des projets qui sont extrêmement consommateurs d'espace qui sont aussi des projets dans laquelle il va y avoir des des installations d'entreprises avec des conditions sociales et tout assez catastrophiques mais en fait je veux dire ils pensent pas enfin est-ce qu'on développe le fluvial pour diminuer la route ou enfin en fait non je crois que juste on essaie de tout augmenter en même temps et que donc vraiment je crois que ils sont dans un peu dans l'impuissance que demande augmente en même temps la demande augmente en fait là pour le coup on est plutôt dans un truc où la demande suit l'offre enfin typiquement sur les routes c'est intéressant ça fait depuis les années 60 qu'on sait que à chaque fois qu'on construit une nouvelle route il y a un phénomène qui s'appelle le trafic induit il y a 10% de trafic à court terme qui supplémentaire et 20% de trafic supplémentaire à moyen terme et sur la je veux dire sur la logistique et sur le transport de marchandises c'est pareil plus on met à la portée des gens des marchandises qui vont arriver plus vite plus nombreuses moins chères etc donc là on est vraiment dans un truc où on est complètement à l'inverse enfin là c'est l'offre qui crée la demande quoi et sur la question enfin je pense vraiment que donc pour eux c'est tout à fait logique de dire on va augmenter le fret mais pour faire ça on va le confier au privé parce que nous en fait on croit pas en la force de la capacité aux gens de s'auto-organiser à l'outil de travail de se transformer et tout et au travail aux travailleurs de porter aussi par leurs compétences la transition nécessaire du fret pour l'augmenter quoi donc première chose et la deuxième je serais très courte mais c'est vrai que c'est marrant de voir cette espèce de dualité parce que l'État en fait il y a plein de moments où celle dérange pas du tout de tenir tête à la Commission européenne par exemple l'Europe fixe enfin classifie plein d'espèces qui sont protégés au niveau européen et en France souvent il suffit de remplir un document à la préfecture pour pouvoir les détruire ça fait des années que l'État est en infraction par rapport avec la Commission européenne par rapport à la pollution de l'air pendant des années ils ont payé les amendes et un moment ils se sont dit bon on va faire semblant de faire un truc on va faire les adefe du coup on va pénaliser les personnes qu'on le moins enfin on va pénaliser socialement plein de gens on va faire passer ça pour de l'écologie alors qu'en fait c'est juste une mesure pour vendre plus de bagnoles et pour recréer un nouveau parc pour transitionner le parc donc en fait ça les dérange pas du tout de tenir tête à Bruxelles quand ça sert certains intérêt ouais et ça les dérange pas non plus d'avoir été condamné deux fois pour une action climatique il y a plein de choses qui les dérange pas mais par contre là le fait c'est un prétexte quoi c'est un bon prétexte en fait ça les arrange bien je pense et du coup il se couche comme tu disais il se couche avant même s'il y a eu une sanction alors qu'en vrai 5 milliards bon bah par exemple nous sur les routes il y a 13 milliards qui sont disponibles s'ils arrêtent de les faire bon c'est pas exactement le même budget mais je simplifie à l'extrême pour montrer qu'en fait tout ça c'est des choix donc à un moment en fait juste c'est des gens qui pensent que pour faire avancer il faut se il faut tout donner au privé et qu'il faut détruire tous les services publics et c'est ce qui se passe partout mais c'est ce qui se passe dans l'enseignement c'est ce qui se passe dans la santé c'est ce qui se passe dans la salle on va vers la conclusion de cette émission mais là il y a quand même des injonctions aujourd'hui de la part de l'Union européenne mener aussi des politiques écologiques cette décision on la voit elle s'oppose à l'objectif de doublement de la part du ferroviaire dans le transport de marchandises ce que reproche la Commission européenne à Fret SNCF on a un peu du mal à comprendre exactement de de quoi il s'agit quel est l'objectif réel parce que vous dites nous crois pas au service public mais en fait c'est pas un objectif de la part de la Commission européenne de dire il ne croit pas au service public est réellement l'objectif aujourd'hui comment vous expliquer cette politique européenne Anas sera plus compétent que moi pour répondre je pense mais enfin je crois que du coup là pour le coup la Commission européenne fait pas de politique à cet à cet endroit là elle a fait elle a craqué des règles de droit à sa concerne plutôt le droit des entreprises le droit à la concurrence etc donc c'est là pour le coup contrairement au moment où la Commission européenne dit il faut un objectif de temps je sais pas de de restauration du niveau et de du Val de la situation écologique des cours d'eau là c'est une il y a quelque chose de politique parce qu'il y a quelque chose de l'ordre de quelle société et quel monde on veut là je crois qu'en fait c'est plutôt juste appliquer des règles de concurrence et de marcher politiquement ces règles oui moi très sincèrement j'en ai rien à faire de ce que dit la Commission européenne en vérité enfin je veux dire par là c'est des chambres réac en réalité sur sur des sur des positions comme la diénora lorsque ça arrange les états ils sont ils foncent dedans lorsque c'est le clan des connes ça les dérange pas la question de dire que c'est c'est c'est ça permet je veux dire faut pas non plus euh bien sûr il y a des il y a des propositions de loi qui viennent de Bruxelles qui viennent aussi participer à à déstructurer encore plus les services publics et aussi le gouvernement les patrons se servent aussi de ça parce que je veux dire par là au début c'était pas évident les premières discussions avec les collègues les collègues vous voyez la SNCF limite comme comme un allié et puis au final quand ils sont en train de voir que tout ça est un peu orchestré l'argumentation elle elle change moi je pense que la réalité sur le combat est-ce que il est fini ou pas moi pour moi pas du tout la bataille on parle souvent de la bataille du rail là je vais dire la bataille du fret parce que là ils ont même pas pour moi la fin de l'enquête de la Commission européenne donc ils ont déjà proposé le plan tout est ficelé ils savent déjà qui vont donner ils ont même pensé je veux dire je les ai dit tout à l'heure à prêter des conducteurs enfin c'est dire le niveau jusqu'où le plan le plan du gouvernement et de la direction et et et et fait je veux dire les dirigeants de fret SNCF sont totalement ok avec ça il y a personne qui dit la direction de la SNCF la direction de la SN elle dit pas c'est un scandale ce qui est en train de se passer on veut nous obliger à liquider une entreprise etc non ils sont ils ont signé ils ont parapher tous les documents je veux dire par là il y a il y a aucune ils sont ensemble c'est-à-dire qu'on a toujours le même le même cocktail pas trop na et gouvernement qui sont mains dans la main pour essayer de de nous en mettre plein la gueule on va parler de 450 emplois menacés mais c'est des sans compter les sous-traitants les intérimaires etc il y a énormément de choses qui vont arriver qui vont arriver derrière et moi je pense que soit on va réussir parce qu'il faut pas se mentir le combat il est il va il est il va être difficile et ça va être c'est pas un combat simple mais on peut le gagner on peut le gagner mais il va devoir combiner comme moi je dis la question de la grève et la question d'une bataille médiatique d'ampleur il va falloir sortir la bataille du fret et la mettre au coeur de de de ce qui est en train de se passer à l'image je veux dire personnellement je ne savais pas qu'il y avait des méga bassines moi j'habite en région parisienne je savais pas et ben je suis fier à bientôt qui se soit battu et qui par leur combat ont mis au cœur la question des méga bassines et je pense que de la même manière la question du fret on doit la mettre au centre la grève ne suffira pas faut pas se mentir une grève avec zéro médiatisation ne servira pas mais je pense que la combinaison elle peut et puis au pire je pense qu'on peut au moins retransformer ce plan là j'espère que parce que le message aussi qu'on veut transmettre à travers la grève c'est dire aux repreneur si vous croyez que vous allez vous farcir des cheminots et que vous allez manger les cheminots le matin au petit déjeuner bon courage voilà les gens que vous allez reprendre et ces gens-là ils vont vous faire la guerre parce que derrière tout ce qu'on a expliqué il y a aussi l'attaque des acquis sociaux demain l'ensemble du personnel Fret SNCF qui sera transféré c'est plus rien du tout tous les accords d'entreprise de la SNCF tombent les les la question de la rémunération la question des repos etc tout ça tombe et c'est ça ce qu'ils veulent ils veulent des des travailleurs qui ont la compétence et avec le salaire et les conditions de travail les plus précaires je vous remercie choisi je vous remercier Nora Chopard je le rappelle donc aujourd'hui dans cette bataille du rail vous souhaitez un investissement sur la question du fret en tout cas pas la fin de cette filière fraté SNCF mais aussi peut-être on peut espérer que cette bataille du rail elle mène également à au bannissement peut-être des autoroutes sur les autoroutes des des poids lourds des camions le 15 juin vous attend grève avec vos camarades cheminots et le 17 le week-end du 17 et du 18 juin vous serez également en lutte contre la ligne à grande vitesse du lion Turin je vous remercie tous les deux c'est la fin de cette émission merci à toutes et à tous d'avoir suivi toujours debout vous avez pu le voir ce soir encore le média souhaite être le média des luttes en vous proposant aussi bien des reportages du terrain que des analyses et des invités de qualité cette information elle a un coût elle n'est pas gratuite elle est le fruit du travail d'une équipe mobilisée tous les jours pour continuer à suivre ce qui se passe dans les cortèges sur les piquets grève nous avons besoin de votre force de vos dons si nous voulons survivre à l'été nous tenir prêt pour le grand virage de la saison 7 du média il nous faut mobiliser au moins 100000 euros de dons pour ceux qui payent l'impôt sur le revenu ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66% donc si vous nous donnez 100 euros 66 euros seront reversés par les services des impôts à vous rendez-vous sur www.lemediatv.fr/s on compte sur vous bonne soirée aux médias pour passer l'été nous avons besoin de vous mais faisons d'abord un petit point d'étape couvrir l'actualité sociale le média l'a fait de toutes ses forces grâce à vous en un an nous avons tenu l'antenne en direct près de 500 fois nous avons diffusé près de 400 flashs d'actualité et 140 toujours debout nous avons battu nos records d'audience en mettant un point d'honneur à suivre les news sur notre plateau plusieurs centaines de politiques intellectuelles syndicalistes et citoyens ont pu librement exprimer leurs idées leurs opinions et leurs combats loin de la surenchère médiatique qui pousse aux petites phrases et nuit à l'approfondissement des idées à rebours des gros médias nous avons témoigné de la répression des forces de l'ordre de la violence de la macronie grâce à nos journalistes et nos correspondants citoyens nous avons tendu le micro comme on lève le point partout où cela a été nécessaire dans la capitale bien sûr mais aussi aux quatre coins de notre pays [Applaudissements] c'était fort immense nous a coûté beaucoup d'argent et nous avons besoin de votre force c'est à dire de vos dons si nous voulons survivre à l'été et nous tenir prêt pour le grand virage de la saison 7 du média il nous faut mobiliser au moins 100000 € de dons nous vous rappelons que pour ceux qui payent l'impôt sur le revenu ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66%. si vous nous donnez 100 euros 66 euros vous seront reversés par le service des impôts donnez-nous pour sauvegarder votre chaîne d'infos et de combat le média des luttes de celles et ceux qui luttent [Musique]
Anasse Kazib