Rejet du RIP, Constitution de la Ve République, violences dans les manifestations... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Fabien Roussel
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Fabien Roussel. Encore raté le référendum d'initiative partagée qui ne passe pas l'obstacle du Conseil constitutionnel. Il a dit non hier soir à cette deuxième mouture, proposition déposée par la gauche. Est-ce que vous vous y étiez préparé ?
On avait préparé les deux options. Il y avait un faible espoir, mais le combat continue. Le combat continue parce qu'une très grande majorité de nos concitoyens, des travailleurs, sont aujourd'hui toujours opposés à cette réforme des retraites à 64 ans, injuste, dure pour le monde du travail. Nous allons donc continuer le combat.
Cette décision du Conseil constitutionnel, elle nous invite encore une fois à nous pencher sur notre constitution et sur cette cinquième république qui montre que quand même, aujourd'hui, cette constitution donne tous les pouvoirs à un président de la république qui peut réussir à imposer un texte dont personne ne veut, qui n'a même pas été voté à l'Assemblée nationale. Et donc, ça nous invite aussi à faire des propositions pour la réformer, cette constitution.
C'est-à-dire que le RIP tel qu'il existe, tout est fait pour qu'il ne passe pas.
Si le président de la république envisage une réforme de la constitution comme il l'a annoncée, eh bien nous serons présents, et je l'annonce, pour ce qui concerne les députés, sénateurs, sénatrices communistes, pour proposer de, un, le retrait du 49.3 de notre constitution. J'espère qu'il y aura une majorité pour voter le retrait du 49.3 de la constitution. Nous déposerons un texte, nous déposerons un texte, dans le cadre de cette réforme constitutionnelle, pour retirer le 49.3 de la constitution, mais on verra bien qui vote pour ou contre, y compris à droite, chez les centristes et la majorité. Et sur le RIP. Les Français le verront bien.
Et concernant le RIP, comme aujourd'hui, moi je respecte les institutions, je respecte la décision du Conseil constitutionnel, mais je vois bien qu'il est difficile...
Vous ne dites pas, vous, que c'est une décision politique. Vous faites partie de ceux à gauche qui ne disent pas, attention, les sages sont politisés...
Je crois qu'il y a beaucoup de choses à revoir, y compris dans la nomination des membres du Conseil constitutionnel, qui, pour le coup, ne sont pas des constitutionnalistes, ce sont des responsables politiques. Mais il n'y en a pas un qui a fait du droit là-dedans, ce ne sont pas des constitutionnalistes.
Il y en a qui a fait du droit, mais ce n'est pas...
Bref, il y a besoin aussi de réformer, de modifier notre constitution pour permettre à nos concitoyens d'avoir le droit d'accès à un référendum d'initiative citoyenne. C'est ce que nous, nous proposons, et nous avons un texte de loi qui propose de pouvoir obtenir un référendum à partir d'un million de signatures et beaucoup plus accessible, y compris pour abroger un texte de loi qui aurait été promulgué. Et donc, permettant à nos concitoyens d'avoir accès à un référendum populaire, citoyen, et c'est ce que nous mettrons à l'ordre du jour d'une réforme des constitutions, si elle venait dans les semaines ou les mois qui viennent.
Puisque vous êtes sur la constitution, Fabien Roussel, très rapidement, vous vous appelez à réécrire la constitution, pas forcément à changer de constitution, à passer à une sixième république, pour bien comprendre.
Vous savez, si on enlève le 49-3, si on permet d'avoir accès au référendum, on pourra dire changer ou sixième république, qu'importe les mots, il y a besoin de beaucoup plus de démocratie, de respect du peuple dans notre pays. Et donc, je laisserai ceux qui font de la sémantique trouver les mots. Nous pensons, nous, qu'il y a besoin aujourd'hui d'écrire une constitution pour une nouvelle république qui permette de respecter la parole du peuple, respecter la parole des Français. Vous imaginez que ça fait...
Je vais quand même vous reposer une question de sémantique.
Allez-y.
Est-ce que cette république est une mauvaise république, comme le dit Jean-Luc Mélenchon,
quand il dit « abat la mauvaise république » ? C'est un mauvais procès que l'on fait à Jean-Luc Mélenchon quand il dit ça, parce que cette république, aujourd'hui, cette constitution, ne respecte pas le peuple et la démocratie. Voilà, cette constitution a été écrite par le général de Gaulle, un général.
Ne respecte pas la démocratie, cette constitution ? Bien sûr. C'est des propos assez durs, assez forts.
Mais enfin, et ce que l'on vit en ce moment... Une constitution peut être... Mais ce que nous vivons en ce moment, n'est-ce pas historique, dans l'histoire de la Ve République ? Mais il a la trousse.
Mais c'est la constitution, c'est l'usage qu'en fait Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron et Elisabeth Borne sont les premiers à dire « mais nous respectons la constitution ». Nous respectons la constitution. La constitution, je dis qu'il faut la changer et il nous faut écrire une nouvelle république qui respecte les citoyens, qui respecte les travailleurs. Nous, nous avons... Mais on ne vit pas en démocratie. Nous, nous vivons... Nous allons plus loin, puisque nous voulons donner des droits nouveaux aux salariés, dans les entreprises, pour qu'ils puissent participer au choix de production, de distribution des richesses. Et Fabien Rousseau, vous venez de dire que la constitution ne respecte pas la démocratie.
Vous êtes en train de dire qu'on ne vit pas en démocratie aujourd'hui en France.
Je dis que nous vivons une crise démocratique extrêmement grave, que la démocratie est abîmée, et qu'il y a besoin de redonner la parole au peuple, et que le peuple soit respecté. Donc il y a une démocratie, mais elle n'est pas respectée. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'en Europe, ce que vit la France en ce moment est unique, et qu'aucun autre pays, peut-être, n'aurait laissé pendant trois mois des millions de gens manifester, et un gouvernement resté sourd à ces manifestations. Aucun autre pays n'accepterait ça.
La France, de manière dure, autoritaire, ferme, refuse d'entendre les millions de travailleurs, de travailleuses, qui manifestent, treize manifestations, à plus d'un million de manifestants. Où est-ce que l'on a vu ça en Europe ? Ça n'existe nulle part. D'autres gouvernements européens, parfois plus durs que la France, auraient cédé au bout de quelques semaines. Aujourd'hui, nous avons un président autoritaire, dur, qui se réfugie derrière la constitution, qui effectivement a été respectée, et nous disons, nous, donc, qu'il va falloir aussi la changer.
Pour en revenir à la réforme des retraites, c'est quoi maintenant le combat ? Il doit se porter où ?
Alors, le combat, nous le continuons. Ferme, déterminé, ouvert, rassembleur, avec l'intersyndicale. L'intersyndicale nous donne rendez-vous le 6 juin, et j'appelle les Français, les salariés, la jeunesse à être présents, toujours mobilisés, très forts. Il y a la question de la réforme des retraites, il y a la question des salaires, du pouvoir d'achat, de cette inflation qui nous tue tous les jours à petit feu. Ça, c'est dans un peu plus d'un mois. Mobilisons-nous, c'est le 6 juin. Il y a ensuite la date du 8 juin, où là, au Parlement, les forces politiques, le groupe LIOT, groupe d'hiver gauche, centriste, et les forces politiques de gauche, de la NUPES, ensemble.
Nous allons tout faire pour avoir cette majorité à l'Assemblée, pour voter un texte qui abroge la réforme des retraites qui vient d'être...
En l'occurrence, l'article qui porte l'âge de départ à 64 ans. Vous avez déjà fait des comptes ?
Vous avez des mois ? Nous avons tous les espoirs, nous avons tous les espoirs pour dire que ce texte de loi pourrait être voté. Alors imaginez qu'en plus, en plus, il y aurait un vote contre cette réforme de retraite à l'Assemblée nationale. Quelle légitimité pour ce texte !
Ça veut dire, Fabien Roussel, que vous demandez, par exemple, à Renaissance de ne pas faire ce qu'on a vu en première lecture sur l'article 7, qui, lui, repoussait l'âge de départ, c'est-à-dire de l'obstruction parlementaire. Vous dites à la majorité, il faut en débattre cette fois.
La majorité parlementaire qui nous a chambrés sur le fait que nous faisions de l'obstruction sur son texte, eh bien, on verra de quelle manière ils vont se comporter, justement, quand ce texte du groupe Liot arrivera à l'Assemblée nationale le 8 juin. Vous craignez de l'obstruction ? Ils seront pieds du mur. Moi, je ne crains rien. Je suis serein. Je suis serein et déterminé. Cool. Voilà. Il y a besoin d'apaisement, de débat démocratique. Je regrette que le gouvernement n'entende pas les mobilisations dans la rue, toujours aussi puissantes. Il y a donc ce rendez-vous du 6 juin à manifester. Il y a ce rendez-vous le 8 juin au Parlement.
Et puis, nous avons fait une autre proposition parce que nous avons besoin de réfléchir ensemble.
Vous nous la donnez juste après le fil-info, Fabien Roussel, parce qu'on est déjà en train de prendre un peu de retard. 8h41, voici Sophie Echêne. Emmanuel Macron de retour sur le terrain. Il est attendu en fin de matinée à Sainte, en Charente-Maritime, où il présentera les grandes lignes de sa réforme du lycée professionnel. Le chef de l'État envisage notamment d'investir dans de nouvelles formations qui correspondent aux besoins du marché de l'emploi et de fermer à l'inverse celles qui n'offrent pas de débouchés. La mairie de Brissure-Marne, dans le Val-de-Marne, dépose plein de contriques après une cyberattaque contre son site internet.
Un message en cyrillique sur la page d'accueil qui signifiait « Respectez la Russie, sinon nous continuerons à vous faire la guerre ». Les sites de plusieurs mairies ont été bloqués le week-end dernier. C'est une première dans le monde. Un vaccin contre la bronchiolite chez l'adulte est approuvé aux Etats-Unis. Celui-ci est destiné aux 60 ans et plus. Le virus très répandu chez les nourrissons touche aussi les personnes âgées. Et puis le Norvégien Erling Haaland bat le record absolu de but en une saison de première ligue. à l'équivalent de la Ligue 1 anglaise. 35 buts inscrits cette année. Et la saison n'est pas terminée. Il reste 4 journées à jouer.
France Info
Le 8-30 France Info Néhile à la trousse Laurence Anéchal Toujours avec le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel député du Nord. J'ai gardé le suspense dont vous étiez en train de nous parler de l'opposition à la réforme des retraites.
Oui parce que hier j'ai fait une proposition lors du séminaire de l'ANUPS que nous avons eu à l'Assemblée nationale. Et nous avons besoin de réfléchir ensemble et avec les organisations syndicales sur la manière dont nous pouvons continuer de poursuivre le combat parce que l'intersyndicale elle dure. Et nous à l'Assemblée nationale nous continuons d'être déterminés à nous opposer à cette réforme par tous les moyens et donc nous proposons à ce que les 258 parlementaires sénateurs, sénatrices, députés qui ont signé la demande de RIP ça fait du monde et c'est bien au-delà des députés de l'ANUPS justement. Bien au-delà.
Et bien je propose que ces 258 parlementaires se réunissent en séminaire avec l'intersyndical pour que ensemble nous puissions écrire la manière dont nous allons continuer de nous opposer à cette réforme Y compris après le 6 juin ? Y compris après le 6 juin c'est ça que nous devons écrire. Comment nous allons continuer ?
Nous avons chacun un rôle à jouer indépendamment de nos responsabilités les syndicats ont leur propre rôle à jouer dans les entreprises dans les mobilisations et nous au Parlement aussi et donc nous devons ensemble échanger et avancer ensemble chacun en marchant sur notre jambe mais nous pouvons ensemble trouver avoir des propositions à soumettre aux français pour poursuivre le combat c'est très important de montrer que nous restons unis et les syndicats et les forces de gauche et même au-delà puisque c'est 258 députés et sénateurs ça va au-delà des forces de la NUPES c'est important de montrer que ensemble nous pouvons continuer à nous opposer et c'est ça que les français
ça inclut par exemple les républicains Aurélien Pradié et les quelques députés qui ont voté la motion les 258 signataires du RIP non
non c'est pas cela mais dans ces 258 c'est très très large et ensemble moi j'ai confiance en l'intelligence collective et les français moi je l'ai entendu lors de la manifestation de dimanche j'ai entendu beaucoup de manifestants nous dire continuez continuez à être unis continuez à vous battre ensemble et c'est ce besoin d'unité affichée et bien nous voulons le faire c'est ce que j'ai proposé alors maintenant on va voir quand si nous le faisons quand nous le faisons mais en tout cas c'est sur la table comme une proposition que j'ai mise à l'ensemble des forces de gauche et que je fais au syndicat
Fabien Roussel vous venez de lancer un appel à mobilisation pour déjà cette première date du 6 juin prochain vous y serez vous dans cette manifestation parce que sur la précédente le stand du parti communiste français a été pris pour cible par des black blocs le stand à Paris qu'est-ce qui s'est passé comment est-ce que vous expliquez que des black blocs s'en prennent au parti communiste français
ils s'en prennent pas qu'au parti communiste français d'abord ils s'en prennent des manifestants il y a eu 61 manifestants blessés par les black blocs pas par les forces de l'ordre mais j'étais sur place j'ai vu ce qui se passe ils sont devant le cortège ils s'en prennent aux policiers violemment ils s'en prennent aux bâtiments publics à ce qui représente l'état à ce qui représente les banques aussi donc c'est terrible mais ils déposent dans les manifestants ils déposent des bombes des pétards énormes agricoles entourés de ferrailles et qui explosent comme des bombes pour blesser gravement mais pourquoi ils vous mettent dans le même camp que les bâtiments publics que les policiers nous avons trois camarades de chez nous qui ont été grièvement blessés dont l'un qui a eu des points de suture il a eu les jambes lardées par ces ces bouts de ferraille et c'est extrêmement extrêmement dangereux et ils s'en prennent comme ça tout le long du cortège à ceux qui se trouvent devant eux ils sont minoritaires ils détournent la cause qui nous unit nous contre cette réforme de retraite alors que nous devrions être tous ensemble contre cette réforme de retraite donc je les dénonce régulièrement
mais qu'est-ce qu'ils cherchent en se prenant à vous comme aux policiers comme aux bâtiments publics pourquoi est-ce qu'ils vous mettent dans le même sac
c'est à eux qu'il faut poser la question un jour essayez de les interroger ils sont à visage découvert ils restent anonymes à visage couvert c'est pas décourageux quand même il faudrait qu'un jour vous puissiez leur parler puis vous leur poserez la question les forces de l'ordre sont face à un dilemme à ce qu'ils représentent ils s'en prennent à ce qu'ils représentent l'Etat à ce que représentent des partis politiques sur un mode plutôt un art libertaire donc voilà bon c'est pas notre conception en tout cas
vous êtes d'accord pour dire qu'ils n'ont pas leur place dans les manifestations c'est ce que je comprends en vous entendant le gouvernement justement pour essayer de régler ce problème propose relance l'idée d'une loi anti-casseur est-ce que vous y êtes favorable ? mais on a un sujet
de toute façon à traiter lié à cette violence en tête de cortège on a un autre sujet à traiter qui est celle du maintien de l'ordre quand même parce que moi je veux bien que le gouvernement y mette à l'ordre du jour une loi anti-casseur mais il faudrait aussi qu'il lui-même fasse une introspection sur sa propre politique de maintien de l'ordre quand vous entendez la contrôleuse générale des lieux de privation
de liberté Dominique Simonot voilà
madame Simonot qui dit qui dénonce des gardes à vue dépourvus de bases légales et la banalisation de l'enfermement ça pose aussi des problèmes entre la politique de maintien de l'ordre et la justice et ça il faut que le gouvernement puisse aussi faire sa propre analyse c'est quoi la bonne solution ?
il y a aussi des manifestants qui sont sauvagement tapés par des policiers il y a des manifestants qui ont été attrapés et enfermés mis en garde à vue de manière injuste moi j'ai eu le témoignage de parents concernant un gamin de 17 ans qui a un problème de vue qui s'est retrouvé avec ses lunettes cassées qui était incapable de voir et de lire y compris le procès verbal qu'on lui a fait signer sans lui lire et qui a été libéré comme ça c'était la première fois que ça lui est arrivé mais les parents sont terrifiés de ce qui s'est passé ce gamin aussi donc la première chose vous dites c'est que les forces de l'ordre fassent bien leur travail ah oui parce que d'ailleurs quand l'ONU lui-même le conseil des droits de l'homme de l'ONU épingle la France sur plusieurs sujets dont sa politique de maintien de l'ordre alors regardons comment on peut empêcher les black blocs de nuire à nos manifestations mais veillons aussi à ce que l'état garantisse le droit et la liberté de manifester pacifiquement
mais les empêcher vous dites ça ne passe pas forcément par une nouvelle loi pour être sûr de comprendre la réponse que vous avez faite à Laurence Néchal
je ne dirais pas ça parce que je pense qu'il y a besoin de réfléchir on a quand même un problème de violence dans les manifestations que le gouvernement ne s'est pas empêché mais permettez-moi quand même sur le fond ça fait 13 manifestations une dizaine pacifique calme organisé par les organisations syndicales et le gouvernement les méprise combien de fois les organisations syndicales et moi-même avons dit avons dit mais si vous ne nous écoutez pas si vous n'entendez pas ce qui se passe dans la rue ça va éclater la violence va arriver combien de fois nous avons alerté donc à l'origine quand même à l'origine il y a le mépris l'entêtement l'obstination c'est la faute du gouvernement vous dites mais il porte une responsabilité énorme dans le chaos qui existe dans notre pays bien sûr la première responsabilité elle vient de là enfin 13 manifestations des millions de gens quand vous mettez une cocotte une marmite sur le feu et qu'elle boue pendant des heures à un moment donné ça pète et on peut dire c'est pas bien bravo les dégâts mais enfin on a tout fait pour laisser la marmite sur le feu quand même et là c'est ce qu'ils sont en train de faire ils sont en train de faire bouillir la France et ça explose et c'est extrêmement regrettable et j'accuse le gouvernement d'être aussi responsable de cette situation explosive dans notre pays bien sûr ils sont responsables
votre parti s'est attiré les foudres de certains de vos alliés à gauche en partageant une vieille affiche le PCF contre les violences seul parti d'opposition au pouvoir gaulliste à dénoncer publiquement les agissements les provocations et les violences des groupes je cite ce qui a marqué sur l'affiche ultra gauchistes anarchistes maoïstes ou trotskistes qui font le jeu de l'ordre d'abord c'est une affiche qui date de 1968 il faut nous confirmer c'est ça
qui dit quoi ? mais qui est hors contexte c'est vous qui l'avez exhumé parce que 68 n'est pas la même époque qu'aujourd'hui mais en tout cas
c'est dire les casseurs font le jeu du pouvoir c'est ça ?
en tout cas c'est ce qu'elle dit
cette affiche ?
en tout cas les violences aujourd'hui détournent l'actualité le sujet qui nous mobilise de une et de deux cette affiche elle rappelle une chose c'est que nous communistes de tout temps nous avons toujours dénoncé les violences comme un moyen d'obtenir gain de cause sur une revendication c'est dans notre ADN nous sommes un parti qui contestons les institutions mais tant qu'elles ne sont pas modifiées nous les respectons nous ne disons pas que la violence est un moyen pour obtenir satisfaction sur cette revendication
Sophia Chikirou l'insoumise a en tout cas très mal reçu cette campagne de communication du PCF la fameuse chasse au Trotskis que le PCF revendique c'est celle qui a mené des millions de personnes au goulag ou à l'exil sous Staline c'est ce qu'elle écrit la députée insoumise bon ça vous fait rigoler Fabien Roussel vous restez avec nous députée du Nord et secrétaire nationale du PCF invité du 8h38 c'est Sophie Echen pour le fil info l'Ukraine affirme ce matin avoir abattu 18 des 24 drones envoyés par la Russie la nuit dernière des explosions ont été entendues à Kiev Odessa ou encore Zaporizhia de nouvelles attaques au lendemain des accusations de Moscou qui affirment que Kiev a lancé des drones contre le Kremlin en parallèle le président ukrainien Volodymyr Zelensky est à la haie aux Pays-Bas ce matin pour rencontrer les dirigeants de la Cour pénale internationale la CPI qui a émis en mars un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine pour crime de guerre après des débordements en marge de manifestation notamment celle du 1er mai le gouvernement veut une nouvelle loi anti-casseur ce matin sur France Info le syndicat SGP police et faux affirme qu'il faut légiférer on ne peut plus tolérer que des policiers soient littéralement agressés par des armes de guerre des bombes agricoles artisanales ou des cocktails Molotov les entreprises à la pointe de l'intelligence artificielle reçues à la Maison Blanche aujourd'hui Microsoft, Google ainsi que la maison mère de ChadGPT pour discuter notamment des risques liés à ces nouvelles technologies et des mesures à prendre pour les limiter
France Info
Toujours avec Fabien Roussel
député du Nord et secrétaire national du parti communiste français ce jeudi à l'Assemblée justement les communistes font leur loi c'est ce qu'on appelle une niche parlementaire l'agenda des textes à examiner est déterminé par votre groupe parmi ces textes il y a une proposition pour réintégrer les soignants non vaccinés contre le Covid sauf qu'il y a un décret qui va être publié du ministre de la Santé dans à peine 10 jours et le ministre vous dit retirez votre texte il y a un décret qui arrive
ça bouge tous les jours et je me félicite que ce texte de loi déposé par mon collègue Guyanais Victor et bien fasse en sorte que le gouvernement bouge et encore hier il a envoyé un message disant que dans les jours qui viennent nous allons publier un décret donc nous attendons ce matin
mais ça c'est pas nouveau Fabien Roussel le gouvernement le ministre de la Santé François Braune a dit j'attends l'avis de la Haute Autorité de Santé avis qui a été donné qui est favorable et maintenant il publie un décret
et bien nous attendons donc ce qu'il va nous dire ce matin et si il va vous dire
qu'il va publier un décret dans 10 jours pour intégrer les soignements concrètement
ce qu'il y a dans ce décret nous voulons avoir des garanties et nous verrons et nous agirons en conséquence peut-être qu'on le retirera si toutes les garanties sont données
il y a un autre texte il y a un autre texte qui a été retiré c'est celui qui proposait de sursoir à la privatisation des lignes RATP à Paris vous avez annoncé hier soir à 10h que finalement ce texte ne sera pas présenté aujourd'hui pourquoi ?
parce que le gouvernement sa majorité a perverti ce texte nous avons effectivement à l'initiative de mon collègue Stéphane Peux et aussi derrière l'ensemble des élus communistes des militants communistes de la région Île-de-France qui se battent depuis des mois avec une pétition contre la privatisation de la RATP avec vous avez vu d'ailleurs la cacophonie c'est pas toute la RATP
c'est les lignes de bus les lignes de bus
déjà aujourd'hui vous voyez les lignes de bus supprimées le chaos organisé bref pétition c'est populaire et on le traduit en loi avec ce texte demandant le report au moins le report de 4 ans c'est-à-dire de 4 ans c'est-à-dire après les élections régionales pour pouvoir redonner la parole aux citoyens avant cette privatisation pour que peut-être demain il y ait à la tête de la région une nouvelle majorité de gauche qui reviendrait sur la privatisation donc vous voyez c'était pas méchant c'était au moins ça et le gouvernement a dit bon on veut bien sur soir mais seulement de 2 ans c'est-à-dire pour passer les JO ça c'est trop facile
mais le texte était aussi co-signé par des députés renaissants c'est ça qu'on comprend pas c'est que vous avez un soutien de la majorité et pourtant
non mais en fait ils ont voulu nous avoir dénaturant notre texte en demandant juste de calmer le jeu pendant les JO faut pas nous prendre pour des babaches quand même
et qu'est-ce que vous craignez vous craignez vous craignez que ça perturbe les JO mais l'ouverture à la concurrence se fait après elle se fait pas avant les JO
si Valérie Pécresse ne retire pas son projet si Valérie Pécresse reste entêtée dans cette volonté de privatiser et bien c'est tout les salariés vont se défendre et les militants c'est-à-dire vous dites
si on maintient le calendrier il y aura des grèves et ça va nuire à l'organisation des jeux olympiques
je laisse à chaque fois les organisations syndicales faire leur choix sur la manière dont ils organisent leur mouvement cette privatisation de la IRATP elle pénalise les familles des quartiers populaires les jeunes qui ont besoin de bus pour aller à l'école elle pénalise tout le monde les militants communistes le groupe communiste à la région Céline Malézé sa présidente mène un combat depuis des semaines des mois là-dessus ils verront comment ils vont continuer à poursuivre ce combat jusqu'aux prochaines élections régionales
Pourquoi aujourd'hui il n'y a aucun texte qui porte sur le pouvoir d'achat pour dire ce que vous défendez à l'Assemblée ?
Et bien d'abord il y en a deux au moins et qui pourraient être votés lors de cette niche le premier texte c'est celui qui vise à restaurer une entreprise publique EDF du gaz et de l'électricité Je peux vous dire une chose c'est que si demain il y a une entreprise publique qui permette à EDF de vendre à prix coûtant de l'électricité et du gaz aux français aux entreprises aux communes tout le monde va gagner des sous Mais votre texte il vise à éviter le démantèlement éventuel d'EDF donc on est quand même loin Oui mais derrière ça Il n'est plus à l'ordre du jour d'ailleurs Derrière ça il y a le rétablissement des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité pour tous Je vous le dis ici je le dis aux français je le dis aux artisans boulangers qui d'ailleurs vont manifester avec nous ce midi le gouvernement prévoit le 1er juillet prochain de supprimer les tarifs réglementés du gaz aux entreprises et aux français Vous imaginez ?
Même les bailleurs sociaux les logements HLM dans beaucoup de logements il y a des fournitures au gaz ils bénéficient du tarif réglementé c'est terminé au 1er juillet c'est un scandale sinon Bruno Le Maire vous auriez dû l'interroger là-dessus Il nous dit
il y a des aides ciblées sur l'électricité pas sur le gaz
Non mais les aides ciblées vous faites de moi je vais vous emmener voir les gens de la cité la résidence manouvrier à Saint-Amand-les-Eaux qui voient leur leur régularisation de charge passer ils ont 500 600 euros à payer par un bailleur qui n'a pas d'aide justement et c'est inadmissible insupportable les gens ne savent pas comment payer donc c'est où ils ne payent plus le loyer et aujourd'hui il y a des mesures d'expulsion comme jamais on en a vu dans notre pays ou alors ils payent et c'est le frigo qu'on ne remplit pas d'ailleurs ils payent parce qu'ils sont en prélèvement obligatoire donc c'est prélevé sur leur compte des régules de charge de 500 euros et là ils nous disent au 1er juillet c'est fini il n'y aura plus de tarifs réglementés du gaz c'est une honte donc ce texte de loi j'espère qu'il sera voté et ça c'est un vote en deuxième lecture parce qu'il est passé au Sénat il a été modifié on va le rétablir avec nos collègues socialistes
il avait été voté en première lecture à l'Assemblée
et donc c'est la deuxième lecture et avec mon collègue Sébastien Jumel qui est à la pointe de ce combat j'espère que ce texte sera voté c'est du gain de pouvoir d'achat tout de suite pour les français le deuxième texte c'est celui qui va arriver à la fin qui peut être voté c'est sur l'indexation des dotations globales de fonctionnement des communes les DGF elles doivent être indexées sur l'inflation ces DGF aujourd'hui il y a de l'inflation mais les DGF ne bougent pas ne bougent pas et donc malheureusement elles baissent et les communes ont moins de moyens et bien redonner des moyens aux communes c'est redonner des services publics pour les habitants et donc ce texte a la possibilité de passer et j'espère qu'il passera et bien on va aujourd'hui à l'Assemblée et on a un texte de loi Juste comme on disait Laurent
la DGF c'est l'argent que l'Etat donne aux communes voilà pour bien repréciser
c'est un peu technique Fabien Roussel merci on verra le vote ce sort il y a toujours ce texte de loi
sur l'indexation de tous les salaires sur l'inflation c'est urgent que le gouvernement je pense à tous les salariés aujourd'hui qui ne voient pas leur salaire augmenter alors que l'inflation elle est de 15% pour l'alimentation ça c'est l'urgence
Fabien Roussel merci beaucoup invité du 830 bonne journée
Fabien Roussel