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interviewPS - Parti socialiste· 4 septembre 2025 6 min

O Faure, B Vallaud, P Kanner & N Mebarek à Matignon : "Nous ne voterons pas la confiance à Bayrou"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ce sont les socialistes qui sortent de Matignon. On écoute on écoute Olivier Fort. Olivier Fort.

Écoutez, on était venu par Courtoisie Républicaine parce que le premier ministre nous nous y avait invité et donc nous sommes venus rappeler que nous proposions un chemin différent de celui qu'il propose et il nous a rappelé qu'il éta en désaccord avec nous. Donc il y avait deux projets qui se confrontaient. C'était parfaitement légitime de sa part, c'est parfaitement légitime de la nôtre.

Et ce matin, nous nous étions venus en réalité avec les exigences que portent les françaises et les Français. Nous étions avec les soucis de ces parents qui affrontent la rentrée scolaire et qui voient des écoles avec des classes surchargées. Nous étions là avec cette maman seule qui se demande comment elle arrivera à finir le mois avec ses enfants.

Nous étions avec en tête ces chefs d'entreprise qui nous interrogent sur la façon dont se remplira leur carnet de commande parce que la vérité c'est que il voit que il n'y a plus d'argent et donc nous sommes venus dire que nous croyons effectivement à un diagnostic qui est posé et que nous ne contestons pas. Il y a une dette publique qui est devenue insupportable mais il faut à la fois la réduire. La réduire en allant chercher l'argent là où il se trouve c'estàdire dans la poche de celles et ceux qui ont beaucoup profité des 8 années dernières. sous le règne du président de la République et de ses premiers ministres successifs.

Et puis ensuite, il faut aussi opérer une relance et c'est la raison pour laquelle dans le plan que nous avons proposé avec nos groupes parlementaires, un plan qui est parfaitement équilibré. à la fois, on réduit la dette, on cherche des recettes nouvelles et notamment dans la poche des plus riches. On ne touche pas à l'entreprise puisque on ne cherche pas à démolir les entreprises.

On cherche à dire que celles et ceux qui font du profit pour eux-mêmes peuvent en rendre une partie au pays qui les a tellement noué. Et enfin, on cherche à relancer donc à la fois plus de pouvoirs d'achat pour les Françaises et les Français. 6 milliards, 3 milliards destinés à suspendre la réforme des retraites pour permettre donc de trouver le temps d'une discussion avec les partenaires sociaux pour arriver à remplacer la réforme borne.

Et puis enfin 10 milliards pour réinvestir notamment dans bah dans la transition écologique et donc ça serait de l'argent pour l'entreprise. Ce matin, j'entendais que ma prime Rennove en prend un coup. Bah effectivement, il faut faire l'inverse.

Il faut au contraire investir dans les dans les transports décarbonés, dans la rénovation thermique et les économies de long terme, elles sont là. Voilà. Donc, on est venu rappeler ça.

Je crois qu'il y avait pas de suspense pour vous, il avait pour personne ni même pour le premier ministre qui savait très bien que nous ne changerions pas d'avis. Et donc, désormais la question qui est posée à toutes et à tous, c'est comment à partir de 8 la France peut rebondir et comment est-ce qu'on donne un avenir aux français et aux français. Pouvez-vous revenir sur mesure de baisse de la CG sur les petits salaires qui permettrai aux français les précaires de gagner encore de chass voulez on peut y revenir.

Je suis pas sûr que ce soit encore l'objet mais nous avons dit que il y avait une façon de rendre de l'argent au français et au français c'était de créer des taux différents selon les revenus. Et donc pour la moitié ou presque des Français, ceux qui sont juste en dessous du de la de la médiane, donc ils auraient la possibilité de voir leur revenus enfin conséquemment augmenter puisque les calculs que nous avons opérés, c'est que une maman qui élève un enfant seul et bien verrait ses revenus augmentés de 900 € par an. Pour un foyer fiscal avec deux salariés à 1920 € ce serait environ 1500 € supplémentaire. ce qui permet de relancer là aussi la consommation parce que ce que nous croyons depuis toujours c'est que c'est la consommation populaire qui est le vrai dopant pour l'activité économique.

Et donc ce n'est pas contre le monde de l'entreprise comme je l'entends souvent, c'est au contraire pour favoriser la reprise et permettre de redonner aussi un peu de couleur à ce pays. Moi ce que je crois c'est que le plan qui nous a été présenté le 15 juillet est un plan qui plonge ce pays dans la dépression et dans la récession. Et donc nous devons au contraire faire en sorte de redonner un peu d'espoir à ce pays qui est bourré d'atout mais qui a tellement perdu confiance parce qu'il a le sentiment que à chaque fois on demande aux mêmes et ceux à qui on demande ne peuvent plus.

Voilà. Ce matin sur B TV Laurentier ce matin Laurent Voquier dit qu'il ne censurait pas un gouvernement PS ni RN. Est-ce que ça veut dire que voilà le la proposition que vous faites finalement aujourd'hui euh elle est elle est plus que discutable et euh vous êtes finalement le le parti qui doit être au centre du jeu.

Ça vous conforte dans votre B. On a toujours pensé que cette proposition était parfaitement discutable. Maintenant elle apprtient au seul chef de l'État et nous nous lui avons dit à plusieurs reprises que dans ce périmètre qui est celui de la gauche qui veut gouverner et bien à lui de choisir quel sera le ou la première ministre qui aura son agrément. et qui permettra ensuite sur la base que nous avons défini de gouverner et d'avancer parce que le but du jeu il est là, c'est que il y a une proposition sur la table, elle permet bien sûr de d'offrir un autre regard sur l'avenir et je pense que ça mérite effectivement d'être discuté et donc tant mieux si Laurent Voquier dit qu'il ne s'en suivrait pas ce gouvernement.

Ça vous surprend qu'il dise ça ? Mais je pense qu'aujourd'hui on est dans une impasse et que donc tout responsable politique devrait se poser la question de savoir comment est-ce qu'on en sort, comment est-ce qu'on sort ce pays de l'impasse dans laquelle il est rentré après une dissolution qui à bien égard est une dissolution ratée. Donc maintenant, nous savons toutes et tous que il n'y a aucune solution majoritaire et donc nous avons le mérite de présenter une offre et je répète, nos groupes parlementaires, le Parti socialiste a fait des propositions.

Les écologistes et les communistes et les ex-ins insoumis ont aussi fait des propositions qui rejoignent les nôtres. Il y a donc là une base de travail sur laquelle nous pouvons entamer des discussions. Est-ce que vous avez des contacts de prêts ou non, absolument aucun.

Voilà. Ben merci beaucoup. Vous savez tout.

Merci. Merci. Yeah.