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Audition parlementaireyoutube.com· 2 décembre 2024 305 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportSolidarités & familleTravail & emploiInstitutions & élections

02/12/2024 Violences commises dans les secteurs artistiques et médiatiques : Auditions diverses -...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 24 %Défensif 32 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 37:01OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur le mouvement de libération de la parole et l'omerta dans le cinéma ?

  • 45:00RelanceRéponse partielle

    Comment gérez-vous les lieux festifs et les risques hors cadre professionnel ?

  • 46:25FerméeRéponse directe

    Avez-vous informé officiellement les festivaliers sur les risques liés aux chambres d'hôtel ?

  • 46:58OuverteRéponse directe

    Avez-vous mis en place des dispositifs pour remonter des faits de violence dans les toilettes ou auprès de proches ?

  • 55:32RelanceRéponse partielle

    Reconnaissez-vous la consommation de stupéfiants et d'alcool lors des fêtes ? Quelles mesures prenez-vous ?

  • 59:48RelanceRéponse partielle

    Le cinéma a-t-il été le déclencheur de la révolution MeToo ? Qu'avez-vous fait depuis 2017 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:35Fait
    « l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes entendues par une commission d'enquête de prêter serment et de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité »
  • 9:13Iris KnoblocheFait
    « le festival représente un des derniers bastions où il est défendu cette mission ce prestige nous oblige pour autant cela nous n'exonère pas de nos responsabilités »
  • 9:57Iris KnoblocheChiffre
    « la parité est l'un des enjeux sur lesquels le festival s'est positionné de manière nette dans le cadre de ses activités propres par exemple le comité de sélection des films et paritair 5 hommes et cinq femmes »
  • 10:41Iris KnoblocheFait
    « notre politique de prévention et de lutte contre les violences repose sur une large communication de procédure nous encourageant victimes et témoins à signaler tout comportement inapproprié »
  • 26:03Arianne Toscan du PlantierFait
    « dès décembre 2022 suite à un cas particulier dans le groupe révélation l'association s'est retrouvée confrontée à cette problématique et à tout de suite un peu dans l'urgence à moins de de mois de la cérémonie euh des cidé d'un d'un retrait de mise en lumière des personnes qui seraient à minima mis en examen »
  • 1:02:42Monsieur AmirchayFait
    « on a décidé de faire un festival de Cann sans polémique mais cette phrase même est terrible pour les personnes qui sorti de l'ombre ont eu envie de faire parler de leur situation »
  • 1:03:23Fait
    « on a décidé de faire un festival de Cann sans polémique mais cette phrase même est terrible pour les personnes qui sorti de l'ombre ont eu envie de faire parler de leur situation »
  • 1:04:52Fait
    « en 2014 en tant que producteur j'ai défendu un spectacle qui s'appelait chatouille j'en étais le messen c'est devenu un film »
  • 1:05:36Fait
    « nous avons accompagné peut-être pas assez bien pourquoi pas mais je ne crois pas à la fiction de la famille du cinéma ou du théâtre ça n'existe pas »
  • 1:06:17Fait
    « nous avons vécu une révolution très profonde avec des événements très heureux comme la sensibilisation des jeunes générations »
  • 1:09:56Fait
    « nous ferions en sorte qu'il n'y ait pas de polémique qui viennent de nous »
  • 1:11:23Chiffre
    « 82 femmes pourquoi parce que seulement 82 réalisatrices avaent été sélectionné en compétition dans l'histoire du festival face à des centaines et des centaines de garçons »
  • 1:12:07Fait
    « le procès de Johnny Depp et de son ex-femme date d'il y a plus d'un an »
  • 1:18:40Fait
    « en 2021 solveg allouin a été condamné pour diffamation »
  • 1:25:12Chiffre
    « les Molières c'est un salarié et demi ça fera halluciner tout le monde autour de cette table »
  • 2:22:51Chiffre
    « 50 % des répondants déclarent avoir été victime de discrimination »
  • 2:22:51Chiffre
    « 54 % des répondants déclarent ne pas avoir trouvé d'interlocuteur à qui en parler »
  • 2:22:51Chiffre
    « 61 % des répondants pensent qu'être une femme et ou issue d'une minorité a desservi leur parcours professionnel »
  • 2:23:35Chiffre
    « 86 % des répondants jugent utile la désignation d'un référent harcèlement »
  • 3:05:33Fait
    « la solution elle est encore peut-être encore à calibrée je pense »
  • 3:06:13Fait
    « le scénario c'était quelque chose de très souple voir c'était même mieux s'il existait pas »
  • 3:07:41Fait
    « il faudrait peut-être revoir la façon dont les aides sont faites »
  • 3:08:26Chiffre
    « on était sur une trentaine de jours pour des films dit fragile ou fauché aujourd'hui on est sur ça descend jusqu'à 24 jours »
  • 3:09:36Fait
    « le réalisateur ou la réalisatrice euh c'est lui ou elle le garant de son scénario »
  • 3:13:12Fait
    « il faudrait en étudier les modalités quand même »
  • 3:14:37Fait
    « c'est un rapport très important on est par contre plus circonspect sur cette idée de au préalable et à priori désigner quelqu'un en remplacement »
  • 3:16:05Fait
    « une œuvre alors à forcei on l'a écrit mais même réalisé est une écriture c'est que c'est notre propriété »
  • 3:20:26Fait
    « l'acte d'écriture ce n'est pas du travail et c'est même pas rémunéré à la tâche »
  • 3:21:11Promesse
    « il y a une réforme très nécessaire à ce sujet »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

en att vous pouvez vous asseoir en attendant le rapporteur juste quelques précisions c'est que nos micros ne sont pas aimés de votre profession depuis le début de cette commission d'enquête parce qu'il ne fonctionne enfin il fonctionne pour une assemblée politique qui est que du coup les micros fonctionnent les uns après les autres mais pas ensemble donc il faut éteindre un micro pour pouvoir en rallumer un autre donc il faut attendre que la personne ait terminé sa prise de parole c'est censé être un dispositif d'apaissement des débats donc vous voyez l'efficacité tous les jours je pense la seconde chose importante c'est que comme vous le savez aussi cet après-midi nous avons le vote du budget de la Sécurité sociale avec la motion de rejet préalable et la possible censure à suivre il est donc possible que nous interrompions nos débats si nous devons avec le rapporteur aller apporter nos voix à nos camps politiques dans l'hémicycle je vous propose d'attendre le rapporteur avant de commencer allez-y oui madame la Présidente m messieurs merci je voulais juste vous prévenir ne n'y voyez aucune malintention de ma part je serais obligé de partir de la la Réunion vers 14h parce que en raison de de l'actualité dont as parlé madame la Présidente mon groupe se réunit à 14h dans la salle juste à côté mais je seraai obligé de de vous quitter n'y voyez pas de mauvaises intentions merci monsieur le député étant du rassemblement national si vous avez des scoupes à nous donner nous sommes preneurs évitemment monsieur le rap porteur eran balanan étant là nous pouvons commencer merci à tous et toutes de venir dans cette commission d'enquête alors j'ai le plaisir d'accueillir pour cette première audition de la journée qui va en compter de nombreuses et d'importantes les représentants des principaux festival et cérémonies du cinéma et du théâtre donc pour le festival madame iris knobloche présidente du festival Monsieur Thierry FREMO délégué général Monsieur François derousseau secrétaire général bonjour à vous trois madame od Esbert directrice générale de public system cinéma pardon pour le Festival du cinéma américain de d'ville bonjour Monsieur Patrick sobelman président de l'Académie des Césars et Madame Arianne Toscan du Plantier vice-présidente bonjour à tous les deux Monsieur Jean-Marc dumonté président de l'Académie des Molières enchanté madame Daniella elner directrice générale d'Unifrance organisme chargé de promouvoir le cinéma français à travers le monde enchanté comme vous le savez notre commission d'enquête cherche à faire la lumière sur les violences commises contre les mineurs et les majeurs dans le secteur du cinéma de l'audiovisuel et du spectacle vivant notamment nous avons souhaité vous entendre aujourd'hui afin d'aborder la question de la contribution de vos organisations à la lutte contre les violences notamment sexisté sexuel dans le monde de la culture vos cérémonies ont pu être le lieu de prise de parole forte et on en a tous la mémoire et de décisions polémique ou courageuse c'est une question de point de vue s'agissant de certains réalisateurs ou metteurs en aux membres de vos jury de fait vous constiuez les lieux symboliques essentiels à la consécration des œuvres voire à la sacralisation des artistes qui on le sait contribue ensuite à une forme d'omerta comment traiter une œuvre abîmée comment concilier l'absence de mise en lumière d'un agresseur avec la reconnaissance d'un travail collectif que doit-on faire des monstres sacrés du cinéma ou du théâtre français je mets à dessin l'accent sur le mot monstre comme vous pouvez comment pouvez-vous contribuer à la prévention des violences mais aussi à la libération de la parole je rappelle que cette audition est ouverte à la presse et qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale avant de vous laisser la parole et d'entamer nos échanges pendant environ 2h je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes entendues par une commission d'enquête de prêter serment et de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vous invite donc successivement en commençant par vous madame knobloche à lever la main droite et à dire je le jure micro ouvert je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure merci beaucoup merci beaucoup je vous laisse la parole pour un propos liminaire peut-être et ensuite nous procéderons aux questions qui veut commencer allez-y madame la présidente monsieur le rapporteur madame et Messieurs les Députés nous tenons tout d'abord à saluer les travaux importants de la Commission et nous exprimons tout notre soutien et tenons à rendre hommage au courage de victimes je suis la présidente du festival de canne depuis 2022 et la première femme à occuper cette fonction dans l'histoire de l'institution je souhaite à cette occasion rappeler mon engagement pour la juste place des femmes au sein de notre industrie tout au long de ma carrière il est important que la parole se libère enfin si même si le chemin à parcourir reste encore long je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions ainsi que Thierry fremou délégué général du festival et François der Rousseau secrétaire général le festival de canne est une association reconnue d'utilité publique son conseil d'administration est composé de 28 membres des représentants de l'état d'une part mais aussi majoritairement et ce qui fait sa force les grandes organisations professionnelles du cinéma qui apporte leur expertise sur toutes les questions stratégiques la manifestation est majoritairement financé par des fonds privés chaque année le festival de can propose une sélection officielle de 60 à 70 films internationaux et organise un marché du film le plus grand du monde il réunit 40000 professionnels du cinéma accrédités venus de 160 pays auquel s'ajoutent tous ceux qui se placent déplent à Cann pour faire vivre la manifestation chaque année de semaines au mois de mai la ville de Cann voit sa population triplé si je me permet d'insister sur l'importance de l'événement c'est pour faire prendre conscience des attentes de la profession vis-à-vis du festival et en particulier du cinéma indépendant ce dernier est confronté depuis quelques années à un contexte économique très préoccupant pour lui le festival représente un des derniers bastions où il est défendu cette mission ce prestige nous oblige pour autant cela nous n'exonère pas de nos responsabilités commençons par la parité la parité est l'un des enjeux sur lesquels le festival s'est positionné de manière nette dans le cadre de ses activités propres par exemple le comité de sélection des films et paritair 5 hommes et cinq femmes la composition de jury et paritaire elle est depuis 2002 pour le Grand Jury et dans le rassemblement la présidence de ces différents juris paré depuis 2013 par ailleurs la sélection des films d'école est assurée par une femme comme celle des cinéastes de la résidence du festival enfin le personnel permanent qui organise le Festival de Cannes et le marché du film est composé à 63 % des femmes la deuxième question qui nous réunit ici est évidemment celle de la lutte contre les violences et je m'attarderai sur ce sujet nous sommes toujours préoccupés de l'accueil et de la sécurité des festivaliers et de nos collaborateurs en tant que employeur dès 2019 nous avons renforcer la formation des équipes avec du programme spécifique dispensé au personnel permanent notre politique de prévention et de lutte contre les violences repose sur une large communication de procédure nous encourageant victimes et témoins à signaler tout comportement inapproprié à un responsable hiérarchique au référent harcèlement ou à la direction selon les cas ces signalement peuvent donner lieu à une enquête paritaire avec un représentant de la direction et le référent harcellement concernant les festivaliers dès 2017 lors l'avénnement du mouvement Mitou nous avons réfléchir réfléchi aux mesures à mettre en place et créé en 2018 une cellule d'écoute harcèlement violence multilangue et accessible à tous les accrédités l'objectif celui de recueillir les témoignages des victimes et les accompagner dans leur démarchees médicales et juridique une communication de l'ensemble de ces dispositifs a été mise en place elle s'est fait notamment par notre guide d'accueil destiné aux équipes mais aussi par le bias d'affichage du numéro de la cellule d'écoute à toutes les entrées du palais des festival au bureau des accréditations au point des d'information et dans le moindre de ce rcoin par ailleurs une lettre est très largement diffusée quelques jours avant du voiture du festival à tous les accrédités afin de procéder à une ultime sensibilisation avant leur arrivée sur la Croisette un dispositif policier particulièrement important et également déployé pendant le festival afin de assurer la sécurité de tous nous travaillons en concertation étroite avec la ville de canne et la préfecture de police qui on n la compétence sur l'ensemble des questions de sécurité publique hors du territoire naturel de la manifestation que sont le Palais du Festival et le marché du film la mise en place de ces mesures ne sont pas seulement des obligations légales ou administratives elles représente aujourd'hui l'état d'esprit de notre institution et ces convictions sont partagées par l'ensemble du personnel c'est pourquoi le festival n'hésite pas à associer sa parole la celle des engagements contemporains notamment depuis la Révolution Mitou ainsi ce fut le cas en 2018 lors de l'organisation avec le collectif 5050 d'une montée des marche de 82 femmes avec une prise de parole puissante d'Agnès Warda au lors de la projection en 2024 de moi aussi de Judit gaudres venu accompagner de nombreuses femmes livrant leurs témoignages dans son film pour ce qui est de la sélection de film notre ligne de conduite est la suivante le délégué général et le comité de sélection sont entièrement autonomes avant d'être soumises au conseil d'administration à la mi-avril leur décision artistique relèv d'une indépendance totale afin d'assurer la constitution de la sélection officielle inscrite dans nos statut cette indépendance constitue un pilier fondamental du Festival de Cannes garantissant la qualité et l'exigigen de ces choix artistiques ce travail de sélection demande rigueur et discernement et chaque situation problématique est étudié avec neutralité film par film et sur la base des information que le comité de sélection possède à sa disposition conform à ces missions le délégué général entraîne la réflexion collective qui mènera à la révélation mi-avril de la sélection officielle qui sera soumise au conseil d'administration avant que la presse n'en prenne connaissance nous faisons pas face à des prises de décisions délicates et complexes un film présenté au Festival n' est que au début de sa carrière parce qu'il est pas encore sorti en salle c'est aussi une œuvre collective et chacune de nos décisions souvent prises dans des délais très courts peut piser lourd sur son avenir et sur celui des dizaines voir des centaines de personnes qui ont contribué à sa fabrication parfois pendant plusieurs années le festival de canne offre aux artistes du monde entier une tribune et une expression artistique et politique qui comp tribut édition après édition à interrogé notre époque autant que le cinéma lui-même cela on fait le prestige autant que le devoir les questions dont nous onons à parler aujourd'hui on font parti je remercie beaucoup euh peut-être madame Esbert merci madame la présidente monsieur le rapporteur je tiens tout d'abord à vous remercier att pui c'est bon vous m'entendez madame la présidente monsieur le rapporteur je tiens tout d'abord à vous remercier de me donner la parole dans le cadre de cette commission d'enquête relative aux violences dans le monde du cinéma et du spectacle permettez-moi d'abord de me présenter brièvement je suis la directrice du Public Système cinéma que j'ai rejoint en septembre dernier après avoir travaillé aux États-Unis dans le secteur de l'audiovisuel le public système cinéma qu'est-ce que c'est une structure atypique unique en son genre qui est adossée au groupe de communication français h scotch auquel elle appartient c'est une agence qui a la particularité d'organiser des festivals et des événements cinéma clé en main que ce soit pour des collectivités ou des associations et d'accompagner en relation presse tout au long de l'année une vingtaine de films lors de leur sortie en salle ou sur des festivals et notamment sur le Festival de Cannes où nous sommes très présents puisque toute l'équipe s'y retrouve pour travailler nous organisons à ce jour trois festivals le Festival du Film Fantastique de Gérard m le festival reince polar et le Festival du cinéma américain de deux villes le public système cinemma c'est une équipe de neuf personnes permanentes qui s'étoff à l'approche des événements que l'on organise pour avec des CDD des contrats freelance des intermittentss des stagiaires des bénévoles pour atteindre parfois des effectifs qui peuvent aller jusqu'à 600 personnes nos festivals rassemblent entre entre 10000 et 60000 60000 spectateurs et brasse de très nombreuses populations ce qui nous impose évidemment beaucoup de vigilance en matière de sécurité et et des évidemment des mesures de sécurité adaptées en tant que directrice de de ces festivals je conçois mon rôle un peu comme celui d'un chef d'orchestre à qui incombe au fond deux types de responsabilités une responsabilité artistique dont on vient d'évoquer un peu les enjeux et à ce titre je suis notamment responsable de la sélection des films du du choix des invités qui se rendent au Festival de la composition du jury et plus largement du positionnement et de l'image de l'événement d'autre part j'ai une seconde responsabilité que je qualifierai organisationnelle et qui englobe la supervision du budget des équipes des partenariats des prestataires la question de la prévention et de la lutte contre les violences concerne tous les secteurs de la société pas seulement celui du cinéma mais le cinéma notamment par l'effet de loupe lié à la notoriété des des personnalités impliquées et à la plus grande attention médiatique qu'il concentre exige de notre part d'anticiper de protéger et de répondre avec exemplarité à toutes les formes de violence et de discrimination et avant de vous détailler les dispositifs que j'ai mis en place au sein de l'agence je tenais à formuler deux observations pour essayer de vous faire mieux appréhender la la complexité de nos secteurs leurs spécificités et puis les difficultés structurelles auxquell on se heurte parfois la première caractéristique de l'organisation de nos festivals c'est qu'il est le fruit d'une d'une co-organisation avec de multiples acteurs et que les responsabilités s'en trouvent parfois démultiplié les parties prenantes sont nombreuses qui entraînent un partage des responsabilités tantôt avec une association avec un partenaire avec des hôteliers avec des co-producteurs des salles de cinéma et cetera en second lieu lorsque nous organisons un festival nous nous trouvons je dirais hors du temps hors du temps qu'est-ce que ça veut dire pour moi c'est-à-dire que les équipes sont soumises à un rythme de travail très dense soutenu concentré sur quelques jours euh avec des horaires de travail extensies parfois en soirée parfois même la nuit des équipes délocalisé dans des hôtels des appartements loin de chez elles et avec un certain nombre d'événements festifs nocturne et la proximité avec des personnalités influentes donc beaucoup de facteurs de risque donc je disais hors du temps mais certainement pas je l'espère hors du droit et j'en ai fait une priorité lors de mon arrivée en septembre dernier au public systemme cinéma avec deux types de mesures qui correspondent je crois aussi à ces deux temps de festival que je viens de vous décrire une première série de mesures concerne la prévention avec la mise en place de formation désormais obligatoire pour tous les salariés pas seulement les managers sur les questions de violence et de discrimination et une sensibilité renforcée de chaque employé sur ces sujets dès leur intégration dans l'équipe ensuite une seconde série de mesures qui s'applique sur le terrain donc pendant qu'on qu'on organise les festivals et où se concentre la majorité des risques avec la mise en place d'une charte qui sera euh adaptée à chacun de nos festivals cette charte sera partagée par toutes les populations mobilisées les invités les équipes les partenaires les prestataires et porter à la connaissance de tout l'écosystème y compris de notre CE société de sécurité qui sera alerté tout particulièrement sur les facteurs et les espaces de risque identifiés par ailleurs cette charte prévoit un binôme de référent destiné à recueillir la parole de victime potentielle ou de témoins en toute confidentialité et si nécessaire d'alerter la direction en accord avec la victime présumé afin de prendre les mesures nécessaires qui pourraient s'imposer des référents existaient à mon arrivée au sein de l'entreprise mais pas sur le terrain des festivals et ce sera chose faite en 2025 donc en conclusion je tenais à à dire que sur ces sujets d'immenses progrès ont été réalisés en peu de temps notamment grâce au courage de celles et ceux qui ont su surmonter l'omerta et on commence tout juste je crois à prendre la mesure du travail qui reste à faire nous tentons de progresser rapidement pour combler un retard évident et manifeste en la matière pour que chaque collaborateur puisse s'évoluer sereinement sans crainte pour son intégrité physique et mentale et tout en conservant je pense que c'est très important essentiel sa passion pour le cinéma et je me réjouis que les débats et les travaux de votre commission puissent constituer un catalyseur bienvenu pour la profession sur ces sujet merci comme c'est bien dit qui souhaite monsieur

22:09
Non speech

[Musique]

22:10
Locuteur

sobelman bonjour et merci de de nous recevoir merci à à vous madame la Présidente et monsieur le rapporteur et tous les députés nous avons je avec votre autorisation je vais partager mon temps de parole avec Arianne Toscan du Plantier qui est la vice-président de l'association nous avons été élu au mois de mars dernier pour un mandat de 2 ans euh c'est un mandat de président et de vice-président paritaire euh statutairement statutirement paritaire euh l'Académie c'est c'est une association c'est l'association pour la promotion du cinéma qui est une association qui regroupe 4700 membres environ euh qui sont issus de 18 branches professionnelles qui font toutes qui sont toutes partie prenant du cinéma au sens où elle crée elle relise elle fabrique et elle montre les films donc elle regroupe la plupart des des professionnels de de de la profession depuis depuis 2020 l'association a changé complètement ses son mode de fonctionnement et a commencé par ses statuts les statuts ont été entièrement révisés en 2020 et ils garantissent une chose très très importante c'est la totale parité des institut c'estàdire que il y a tous les membres là nous pouvons pas garantir qu'actuellement il soit paréire mais je vais revenir par contre toutes les toutes les les l'assemblée générale la Chambre des Représentants le bureau et la présidence qui sont toutes les institutions qui sont les le gouvernement et l'Assemblée et l'assemblée représentative de l'association sont toutes paritaires et en ce qui concerne les membres nous partons d'une situation 20 où il y avait à peu près 2 tiers d'hommes et 1/ers de membres parmi les femmes et nous avons de façon volontariste assoupli un certain de critères pour que plus de femmes professionnelles puissent rentrer dans l'association conscient que nous devions approcher le plus possible de la parité voir obtenir la parité et actuellement en pour 2025 nous sommes arrivés à un un un équilibrage de 55 % d'hommes 45 % de femmes c'est-à-dire 10 in de plus qu'il y a 4 ans et nous continuerons certainement à travailler dans ce sens-là c'est extrêmement important c'est une féminisation et un rejeunissement également des membres qui nous font penser que un certain nombre de nominations ou même de de de césariser de du passé pour des raisons qui peuvent avoir avec les qui peuvent avoir avec celle qui nous rassemble aujourd'hui n'aurait certainement pas lieu aujourd'hui probablement euh et et parce que nous avons pris un certain nombre de décisions ou de mesures que va vous que va vous pardon que va décrire maintenant Arian qui devrait permettre de ne pas reproir se reproduire des choses qui sont passées dans le passé Arian euh bonjour madame la Présidente bonjour monsieur le rapporteur bonjour à tous suite à ce que vient d'exprimer Patrick laapc a engagé depuis 22 une modification profonde du règlement de l'Académie profonde et nécessaire de toute évidence euh alors dès dès décembre 2022 suite à un cas particulier dans le groupe révélation l'association s'est retrouvée confrontée à cette problématique et à tout de suite un peu dans l'urgence à moins de de mois de la cérémonie euh des cidé d'un d'un retrait de mise en lumière des personnes qui seraient à minima mis en examen

26:07
Non speech

[Musique]

26:09
Locuteur

euh pour des pour pour les violences évidemment et harcèlement il a été décidé que le le le point de départ était en tous les cas cette année là la mise en examen puis suite à la cérémonie de cette année-là dès le 1er trimestre 2023 nous av nous avons mis en en place un groupe de travail dédié euh qui a consulté diverses associations et personnalités pour essayer de structurer ce qu'on avait fait de manière urgente pour la cérémonie 2022 ces réflexions ont conduit à une modification du règlement de l'Académie pour reconduire durablement et amplifier cette mesure de non mise en lumière que nous avions mis en place euh à partir de là le principe ce principe de mise en lumière euh s'applique désormais à l'ensemble des dispositifs organisés par l'Académie et permet de recueillir le signalement des victimes de violence s leur proposant de faire appel à une association ou un organisme de défense notamment la cellule d'écoute d'audience qui nous accompagne lors de tous nos événements notamment audience euh ces réflexions ont été reprises et poursuivi en 2024 par un nouveau groupe de travail qui remettra prochainement ses conclusions à qu'elle soit votée par la Chambre des Représentants il est notamment envisagé euh de doter l'Académie à partir de 2025 enfin dès juin 2024 à l'appel à cotisation d'une charte de lutte contre les violences à laquelle il sera demandé à chaque membre donc là on parle des 4700 membres de l'Académie euh d'y adhérer ce qui permettra en cas de mise en cause judiciaire d'un membre de l'Académie pour des faits de violence de prononcer à son égard selon le cas une mesure de suspension et le cas ant d'exclusion pour la durée de la procédure ou de la condamnation il y a également un référent vhss qui va être mis en place et désigné par les membres du bureau de la PC sachant qu'ils ont déjà tous suivi les formations mises en place par le CNC je voudrais rappeler qu'on fait enfin je pense qu'on va répondre après aux questions plus en détail mais que lors des cérémonies alors je parle pas là des coulisses et de l'organisation ù là ils sont accompagnés par les associations mais nous faisons un eff fort tout particulier de ce qui paraît à l'écran donc que ce soit les remettants enfin tout ce qui est mis en place les les binômes qu'on essaye de rendre également paritaire et et et de donner également la parole à un certain nombre de de de membres de notre communauté comme nous l'avions fait avec juditth godrch l'an passé en lui donnant 10 minutes de parole sur un texte que nous n'avions pas ni lu ni relu enfin vous le savez mais avant qu'elle ne prenne parole je pense qu'après on va rentrer dans le détail voilà merci beaucoup merci Monsieur D Moné oui madame la Présidente bonjour monsieur le rapporteur bonjour mesdames messieurs eu j'ai pas prévu de de propos liminirees mais j souscris volontiers je crois que le monde du spectacle et le monde du cinéma sont de formidable caisse de résonance et dans ce combat qui est mené depuis quelques années avec c'est effectivement le déclenchement De Mitou je pense que nos métiers doivent accompagner comme toute la société doit accompagner cette prise de conscience forte et nécessaire et je me réjouis effectivement de cette audition aujourd'hui puisque c'est le sujet de tous et de toutes si nous voulons vaincre ces fléaux caisse de résonance pourquoi je dis caisse de résonance parce que nos activités parfois effectivement soulignent les comportement particulièrement scabreux et scandaleux de certains et donc c'est auprès de la société tout entière une prise de conscience mais aussi nos métiers permettent des sensibilisations fortes au travers des œuvres et je crois que c'est important de voir cela nous avons tous évoqué évidemment les mesures qui sont prises au quotidien pour garantir une plus grande sérénité et protection de tous et de toutes mais je pense qu'il faut aussi mettre en lumière ce travail et ces œuvres que nous créons et qui sensibilise les publics je m'occupe des Molières depuis 10 ans euh conseil d'administration des Molières qui est à 75 % féminin ou 80 % féminin et je m'en réjouis et nous avons intégrer au fur à mesure des clauses pour valoriser la parité euh au sein des nommés euh même si c'est un un vote grand public mais néanmoins euh par exemple sur les autrices nous avons décidé que s'il n'y avait pas d'autrice qui était sélectionné par les votants euh par un système de discrimination positive nous dirions euh une autrice serait malgré tout en LCE pour le deuxème tour je pense que tous nos métiers font font des efforts pour d'une part lutter contre les violences et d'autrre part pour aller vers la parité et que ce chemin est en cours et je suis heureux que nous on contribuons tous voilà ce que je voulais vous dire en propos liminire et je me tiens évidemment à votre disposition sur les mesures plus concrètes que nous pouvons prendre et les uns et les autres je vous remercie madamener peut-être pour le la dernière présentation bonjour madame la présidente monsieur le rapporteur merci bah c'est un peu peut-être aussi ce qu'on est on est un peu en bout de chaîne avec Unifrance qui fait donc la promotion du cinéma et de l'audiovisuel français à l'étranger donc souvent nous accompagnons des films qui voient le jour au Festival de Cannes et plus d'un an après nous on va avec ces mêmes films à l'étranger ce qui pose d'autres problèmes parce que on fait beaucoup de voyages he donc donc Unifrance pour vous donner une idée est une association financée en majorité par les pouvoirs publics notamment le CNC on a 55 salariés actuellement on grossit pas tant que ça on en passe pas à 600 tout d'un coup mais des fois évidemment on a des bénévoles à l'étranger pour nos festivals car nous en organisons à l'étranger pour la promotion ça peut être audiovisuel ou cinéma comme au Japon New York et cetera donc on a évidemment une enfin une grande question c'est l'interne et disons l'association et ses salariés là on a fait plus de 49 salariés donc forcément on a un CSE on a fait les formations vhss on a mis des référents harcèlement moral et sexuel par ailleurs en place donc on s'est beaucoup structuré les deux dernières années sur ces questions-là donc là je je suis à disposition n on a plutôt une parité hommes-femm en interne donc tout ça et disons plutôt en cours ENF c'est géré où on est en train d'y travailler maintenant ça pour moi c'est un côté qui est presque disons le plus encadré peut-être le plus facile à mettre en place si on peut dire dans ces cas-là mais après on a effectivement on a 1000 membres donc qui ne sont pas salariés évidemment de l'association les 1000 membres se composent par beaucoup d'artistes des producteurs des exportateurs ceux qui vendent des films tout ça pour les deux secteurs audiovisuel et cinéma et donc ça fait beaucoup de monde he qui se retrouve évidemment dans nos conseils d'administration et cetera mais avec lesquels en fait il faut qu'on travaille sur qu'est-ce qui se passe sur nos festivals qu'on organise à l'étranger voir en France des marchés aussi avec des professionnels venant soit de l'Europe ou du monde entier et quelles sont en fait nos responsab responsabilités car évidemment par définition on les embauche pas ces personnes invitées ni les personnes qu'on emmène en promotion donc c'est notre responsabilité on a aucun lien salarié enfin employeur employé donc là-dessus on s'est penché cette année notamment avec des cabinets externes et nos salariés on est en phase de présenter quelque chose à notre comité directeur qui aura lieu dans 2 semaines eu on s'est évidemment beaucoup enfin inspiré surtout des de ce que par exemple le festival de can a fait en terme aussi de d'alerte ça nous on l'a déjà pratiqué ça c'est la première chose aux affaires forcément c'est dire on a des cellules on a des référents harcèlement sur les manifestations les numéros les lettres et cetera donc tout ça c'est déjà fait néanmoins il y a évidemment cette question de mise en retrait de jusque à quel moment on nemmène plus un film sachant que nous souvent sur nos sélections on n'est pas forcément nous sélectionneurs mais on travaille avec des personnes à l'étranger qui nous aideent ou bien même avec des distributeurs qui ont acheté le film pour le territoire dans le qu nous en va donc c'est le distributeur qui va demander un film dans un de nos festivals et là aussi il faut qu'on ait des explication claire et forte si jamais on dit on ne sélectionne pas le film pour une telle ou une telle raison et ça nous typiquement c'est quelque chose sur lequel on va travailler avec notre comité exécutif qui est quand même composé de 20 personnes et le comité directeur où on est 60 et toutes les associations et syndicats français ils sont donc c'est c'est un vrai travail en cours euh voilà j'ai évidemment des détails mais peut-être c'est pas le moment mais en tous les cas c'est une question qui nous préoccupe et par ailleurs après il y a aussi la complexité et ça c'est un vrai travail qu'on fait quand on va au Japon par exemple nous avons environ 50 bénévoles au Japon tous les pays ne sont pas au même stade que la France voir l'Europe donc là il y a aussi une vraie question comment on aborde ces questions donc on les aborde on a des partenaires locaux aussi à qui on en parle mais voilà on on jongle aussi avec des pays qui ne sont pas tous au même stade et où il faut faire une sensibilisation peut-être des fois plus forte même que quand le la manifestation se déroule en France merci beaucoup merci à tous et toutes pour ces propos liminire nous allons procéder aux questions alors est-ce que tu veux commencer allez vas-y Erwan balanan rapporteur bon merci déjà pour euh pour vos propos liminires euh vous avez été plusieurs à à à montrer euh le l'importance que vous avez pour le monde du cinéma et l'importance pour le monde de la culture on connaît le festival de Cann on connaît les Molières on connaît les Césars évidemment on on sait ce qu'il représente dans dans ce monde euh vous avez tous aussi parlé de d'exigence de responsabilité et c'est à ce titre que évidemment on a un certain nombre de questions à à à vous poser déjà une première question un peu un peu large et un peu pour pour commencer à approfondir le le sujet d' d'un point de vue culturel euh quel regard déjà portez-vous sur sur ce moment sur ce mouvement de libération de la parole et ce et ce moment aussi de libération de la parole parce qu'on entend parfois et on le constate durant nos auditions c'est pas vraiment la parole qui qui s'est libéré c'est parfois l'écoute qui s'est rendue possible et je je voulais avoir votre opinion sur un point que j'ai souligné lors d'une audition et qui revient souvent c'est la question de l'omerta euh pourquoi dans le cinéma il y a il règne une certaine omerta sur les propos les actes d'un certain nombre de personnes quel quel est selon vous le le phénomène qui euh qui qui rend cet omerta possible est-ce que vous pensez que cet omerta est aujourd'hui brisée et comment améliorer cette question de la parole et de l'écoute ce sera une première question un peu large après on aura des questions plus précises évidemment merci qui souhaite répondre allez-y c'est clair que il y a une prise de conscience de deux côté moi je je suis convaincue que euh les femmes ont plus de confiance en elle-même et sur le fait que il puissent maintenant parler et je crois c'est très important et de l'autre côté je crois le message SEM beaucoup plus facilement reçu je crois ça reste quand même ça prend énormément de courage de témoigner ça relève souvent des faits très intimes euh et je suis aussi convaincu qu'il reste encore une une peur économique de de témoigner de perdre son emploi de de perdre ses moyens financiers ou de pas avoir les moyens financiers pour financer un long chemin juridique pour moi c'est vraiment il faut de plus en plus renforcer les cellules d'écoute et l'accompagnement des victimes c'est vraiment très très important le plus loin qu'on puisse aller juridiquement psychologiquement d'un point de vue médical mais en terme de l'industrie elle-même j'ai vraiment le sentiment que nous avons fait des part des et des pas importants est-ce qu'on a complètement brisé je crois il y a encore du chemins à faire merci est-ce que oui allez-y alors l'âge à l'avantage se souvient come on a débuté dans dans dans ce milieu moi j'ai débuté à l'âge de 22 ans côté cinéma venant d'Allemagne en plus donc j'avais pas forcément tous les codes ça a été une omerta totale sur tout et là je vous parle de l'industrie je vous parle même pas des actrices acteurs et cetera je vous parle de tout ce qui est derrière ce qui à l'époque m'a fait pas trop fait souffrir parce que de toute façon ça faisait partie de du gaming enfin du du jeu là enfin je pensais que c'était comme ça et j'étais pas la seule du tout quand j'ai eu après ma propre entreprise notamment dans le commercial enfin des vent à l'international des films j'ai beaucoup alerter mes jeunes collaboratrices de tout ce qui pouvait se passer dans excuse-moi excusez-moi Thierry Eris mais dans un festival de canne mais ça peut être un festival de Berlin ou Venise que des des convocations dans des chambres d'hôtel ça n'est pas normal que que on n'est pas obligé d'aller à minuit quelque part et cetera on peut refuser et que moi j'étais à l'écoute je l'avais je dois dire un peu oublié que faisait ça mais ça m'a été rappelé post meou on m'a dit mais toi tu nous l'avais toujours dit et ensuite ce Mitou je crois a vraiment vraiment changer les choses parce que aujourd'hui certes je suis d'accord avec Iris il y a encore des zones grises il y a tout n'est pas brisé mais je crois qu'aujourd'hui il heureusement une prise de conscience énorme suivie d'un travail alors je ne dis pas que c'est facile et souvent ça ne ça se retourne encore contre les victimes et je l'entends tous les jours enfin pas tous les jours heureusement mais enfin régulièrement disons dans des moments où où on me dira mais là elle exagère ou il exagère mais non en fait il y a pas d'exagération dans ces sujetsl il faut les prendre au enfin vraiment au sérieux prendre l'autre en compte et l'écouter à l'endroit où il est où elle est et je crois que là-dessus il y a encore un gros travail à faire mais ça commence effectivement je crois par une par ce sentiment de responsabilité que nous avons tous et toutes ici je crois que celui aujui il existe donc maintenant il faut qu' qu' on soit soutenu aussi c'est que plus on avance sur nos chartes sur nos nos propositions sur des choses qu'on a bien réfléchis bien misise en équilibre il faut que ensuite ça soit par les par vous par les pouvoirs publics par nos tutel comme le CNC et cetera ce qui est le cas aujourd'hui he bien bien partagé et qu'on soit soutenu dès que on enfin on décide aussi des choses ou on prend des actions ù il faut pas que le baclage commence par nous que quelque part il faut enfin ou au disant le backlash il faut qu' en fait qu'il existe plus dans l'idéal mais combien même que voilà nous en soit un peu accompagné aussi sur ces questions-là et mais en revanche je tiens vraiment à le dire parce que j'ai j'ai vu cette évolution là et je crois quand même aujourd'hui il y a un espace de d'écoute surtout vous avez raison je crois plus que de parolle d'écoute et des fois il faut encore aller chercher hein des fois il faut voir que les gens se sentent pas bien et il faut aller chercher pourquoi et essayer de comprendre ça n'est pas si évident de dire les choses ça je suis d'accord merci vous voulez ajouter quelque chose allez-y oui enfin je je évidemment je suis totalement d'accord avec ce que dit Daniela je je voudrais revenir sur la question au départ et et et et pourquoi je pense que le secteur du cinéma comme d'autres secteurs on sont des secteurs qui sont dans la lumière et que la la notoriété des des personnalités euh qui sont touchés soit en tant de victime soit en tant que AG agresseur euh évidemment est beaucoup plus difficile à gérer dans la prise de parole je pense que c'est déjà difficile dans une société de tous les jours et ça allit encore plus de mettre en lumière quelqu'un de très connu qui jusqu'à il y a encore peu de temps avait facilement des droits de réponse plus que les droits de la victime et je pense qu'il y a aussi quelque chose de très important dans notre métier c'est c'est le rapport de pouvoir qui peut exister entre certains métiers et que probablement la peur la peur de de de la peur pour soi la peur de ne plus travailler la peur de regard des autres dans un métier comme le cinéma évidemment a pris le dessus pendant des années et je je je c'était juste une petite complémentarité parce que je je me souviens de mes débuts et je rejoins tout ce qu'a dit Daniela mais le rapport de pouvoir est tellement for parfois dans la hiérarchie de nos métiers que probablement qu'il a aidé à l'omerta et c'est ce qui change totalement aujourd'hui par tout ce qu'on met en place tous merci merci pour cette première ces premières réponses moi je vais commencer mes questions sur l'organisation et puis après j'aurai d'autres questions sur la mise en lumière les juris et cetera mais d'abord sur l'organisation en fait vous êtes sur des lieux donc ça c'est ma première question sur l'organisation vous êtes sur des lieux où il y a des des moments festifs des moments en dehors de l'organisation stricte de vos festivals ou de vos remises de prix et euh la question c'est comment vous gérez ces lieux en dehors et c'est sans doute pas je commence sans doute pas par la question la plus facile mais je voudrais quand même avoir votre réflexion là-dessus notamment les fêtes et cetera vous parliez de ce qui se passe en dehors et en dehors des fêtes aussi c'est-à-dire ces moments par exemple où vous êtes invité dans une chambre d'hôtel on sait que par exemple c'était un des un des modes opératoires de plusieurs des des personnes qui ont été ciblé par des témoignages est-ce que vous informez de manière officielle et non pas officieuse pas par le bouche à oreille mais est-ce que Vous informez les personnes toutes les personnes concernées que ça n'est pas possible de donner un rendez-vous dans une chambre d'hôtel est-ce que vous mettez des salles à disposition est-ce que vous avez comme ça un une véritable politique pour éviter l'enfermement d'une personne dans une situation compliqué euh autre question euh vous parliez de la promotion mais tout à l'heure vous n'avez pas précisé quel était le statut des personnes lors de cette promotion de qui dépendait-elle vous disiez que ça n'était pas de vous mais du coup de qui dépend-elle autre chose sur l'argent public est-ce que vous avez eu des conditionnalités dans l'argent public que vous pouvez éventuellement recevoir et enfin la dernière question c'est que j'ai vu en relisant et en préparant ces auditions évidemment j'ai relu pas mal de témoignages qui étaient sortis dans la presse et il apparaît que de manière assez massive que les premières réactions des personnes qui subissent des violences sont soit de se réfugier dans les toilettes soit de se réfugier auprès de de de personnes de leurs connaissance est-ce que vous avez mis en place des dispositifs pour que dans ces lieux-là ou avec ces personnes-là il y ait la possibilité aussi de remonter des faits de violence sexiste et sexuelle merci alors je vais répondre euh écoutez pour tout ce qui est de l'organisation dans les festivals et je le mentionner c'est effectivement très important puisque c'est le terrain où les risques sont démultipliés et c'est pour ça qu'on a mis en place des chartes avec des référents qui n'existaient pas jusqu'àors de manière à ce que les victimes potentielles puissent avoir un confident en cas de problème sur les référents vous pourriez nous préciser un tout petit peu ce que c'est ces référents est-ce qu'il y en a un pour tout le festival est-ce qu'il y en a plusieurs il son a c'est un binôme euh idéalement paritaire euh qui est bénévole et qui garantit la confidentialité de la parole euh ces binôes on n'ont pas vocation à prendre des décisions mais à remonter avec évidemment le si le la victime présumé en exprime le souhait euh la la la la violence dont elle aurait été victime pour qu'on puisse ensuite prendre des mesures adapté euh à à la caract et pour pouvoir caractériser la violence et prendre les mesures adaptées donc ça c'est un premier point le second point euh c'est de de vraiment sensibiliser les équipes au fait qu'on va selocaliser qu'il y aura des problématiques lors des fêtes de dire que le droit du travail s'applique y compris enfin s'applique même au sein de ces de ces soirées de ces fêtes qu'on est dans un cadre professionnel et que l'alcool ou l'invitation dans des chambres d'hôtel n'est pas voilà ne relève pas d' enfin ne sont pas des circonstances atténuante pour l'alcool et ne doivent pas avoir lieu pour les invitations dans les chambres d'hôtel qui a un cadre essayer de rappeler le cadre qui n'a pas toujours été le cas et moi je compte bien en fait avant chaque festival en réunion d'équipe rappeler ces grands principes c'est important je pense qu'il y a pas que des règles et le droit et les contrats et les les conventions collectives bien sûr le droit est important mais ce qui est important c'est aussi de le rappeler et de sensibiliser les équipes pour établir un état d'esprit aussi euh quant à la conditionn éé de l'argent public reçu je pense que c'est très intéressant nous on dépend très peu du CNC on est plutôt soutenu par les collectivités territoriales mais j'ai pu échanger avec le CNC sur ces sujets là et je pense que le CNC c'est important est en train de réfléchir justement comme ils le font sur la production à la conditionnalité des aides à la critères que pourraent remplir les festivals merci nous les auditionnons tout à l'heure nous leur poserons la question est-ce qu'il y avait d'autres éléments de réponse oui monsieur madame la présidente monsieur le rapporteur m Messieurs les Députés euh alors deux deux points enfin en ce qui nous concerne il faut je pense séparer d'une part ce que nous faisons vis-vis du personnel et ce que nous faisons vis-à-vis des festivaliers donc vis-à-vis du personnel comme iris l'a rappelé nous avons un référent à l'année pour les l'équipe parisienne puisqu'il faut avoir en tête que on a une équipe d'une trentaine de personnes à l'année qui monte jusqu'à 80 personnes quand on quitte Paris et on passe brutalement à 1000 personnes à can donc c'est pas du tout les même dimension nous avons un référent pour la période parisienne et nous passons à plus de référents pour la période canoise puisque le l'agence qui est en charge du recrutement de tous les personnels canois est aussi fait office de référent pour ces personnels donc il y a CIN personnes dans cette agence qui sont sur ces sur ces sujetsl et je rejoins ha sur le fait que pour le personnel la question et moins l'existence des textes de loi eux-même qui sont à mon avis assez précis et clairs et exhaustifs que leur connaissance par le personnel et donc on multiplie les initiatives le le personnel en arrivant dans les bureaux à Paris Soir mettre un un document assez comp assez pratique sur différentes choses dans lequel l'existence des dispositions des référents de conduite à adopté est explicité on le renouvelle évidemment à can puisque à can c'est là que les facteurs de risque sont plus importants euh c'est également indiqué sur le portail auquel a accès tout le personnel euh donc ça c'est pour la partie du personnel et puis les formations qui se multiplient qu'on avait réservé jusque jusque là au personnel parisiens et qui sont désormais extendus au personnel canois à partir de l'année prochaine sont évidment une bonne manière de faire connaître les dispositif ce qui est la la clé du succès de tel procédure euh en ce qui concerne les festivaliers ben comme iris également l'expliqué donc il y a ce numéro de harcèlement violence qui a été mis en place en 2018 euh sur lequel nous faisons une communication très large également avec ce mailing qui part à tous les festivaliers juste avant le festival avec une communication à tous les endroits du festival comme elle le disait commeis le disait et dans les moindres recoins parce que oui dans les toilettes également nous avons communiqué sur ce sur ce numéro euh et voilà quant au aux fait euh en revanche nous en organisons très peu nous direct ement en réalité on organise une à de fêes par an avec un dispositif de sécurité ad hoc et dans lequel nous n'avons jamais eu à à déplorer de débordement la majorité des fêtes en fait sont organisé par les professionnels qui viennent à Cann mais qui ne dépendent pas directement de de nous voilà et pour la conditionnalité des a d'argent public non en l'occurrence pour l'instant il n'y a pas de conditionnalité si ça marche voilà alors en ce qui concerne les césares donc le pour la pour la cérémonie donc nous nous avons des des répétitions pendant plusieurs jours donc l'opération de la soirée de c'est par définition une se journée mais nous faisons des répétitions pendant 3 jours donc pendant toute la semaine nous mettons en place plusieurs plusieurs dispositifs le premier c'est que il y a c'est une coproduction entre les Césars Canal Plus et flab qui est le producteur exécutif dépendant de Canal Plus qui est une filiale à 100 % de canal mais qui est le producteur exécu de la soirée chacune de ces trois entités a nommé un référent en ce qui concerne ses propres employés pour ces pour cette cérémonie pour cette pour cette semaine il y a par ailleurs des Flyers qui sont mis partout des kakimono qui sont mis absolument partout dans les coulisses et tout autour de l'Olympia et pour la cérémonie elle-même et pour les invités ne sont les les invités sont sont nomin c'estd que toutes les personnes il y a une traçabilité de tous les invités ce le soir de la cérémonie pour la place à l'Olympia mais également pour le la la soirée au Fouquets qui s'ensuit et là aussi il est il est plus facile de de de comment dire de de vérifier de voilà il y a une traçabilité disons en ce qui concerne les autres opérations puisque les César a organisé également le broche du court-métrage le César des arrêts techniques le la soirée des révélations nous avons à chaque fois un partenaire qui n'est pas forcément Canal Plus qui d'res partenaires qui sont tous des partenaires privés nous n dépendons d'aucun argent public il n'y a pas d'argent du CNC mais avec no nos partenaires privés et audience qui est un des partenaires d'une des opérations des César César et technique mais nous avons élargi avec audience sur cette question de la de la prévention à toutes les autres dispositifs pour qu'il y ait un une cellule d'écoute organisée avec audience et avec d'autres partenaires pour répondre à cette question merci c'est bon alors allez-y je nous on a mis en place donc un tout un protocole de gestion vhss lors de nos événements donc pareil mais on a trois référents renforcé d'une task force avec donc trois référents Unifrance sur place plus deux référents qui sont à Paris parce que nous on a la cette complexité de de d'être à l'étranger donc évidemment un local dédié aussi pour l'isolation de la victime accompagnement police hôpital et autres et puis ensuite ce qui est un peu plus compliqué c'est la M la mise à l'écart de du du mis ou de la mise en cause qui est pas si simple he parce que au début c'était on les renvoie direct dans l'avion mais il y a la présomption d'innocence et cetera donc c'est plutôt une enfin il faut mettre à l'écart faire l'enquête et cetera et ensuite voilà voir les les ça dépend dépôt de plainte et cetera mais c'est des vraies questions qu'il faut vraiment penser jusqu'au bout et on travaille avec des jur là-dessus aussi ok vous m'avez pas répondu sur la promotion monsieur Banon ouis juste revenir sur pour les festivals vous bon vous organisez festival vous organisez des fêtes vous faites tout tout pour celle que vous organisez pour qu'elle se passe bien puis à toutes les autres et toutes les autres vous nous l'avez bien vous nous l'avez bien mentionné elles sont organisé par par des par des festivaliers d'ailleurs parfois sont pas organiser et puis parce que c'est peut être le concept de la fête hein ça commence et puis on pensait pas qu'on allait faire une fête et puis on fait une fête mais qu'est-ce que vous faites pour faire de la promotion sur l'usage des stupéfiants on sait que que c'est pas pendant ces moments-là qu'il y a le moins de consommation de drogue euh sur l'usage de l'alcool est-ce que déjà vous vous admettez ces phénomènes tout simplement que que sur ces fêtesl ce sont pas des fêtes où où on boit que du pamplemousse et et de l'eau euh gazeuse euh donc déjà le constat est-ce que vous est-ce que vous l'admettez euh et et quels sont les moyens pour pour vous pour éradiquer ces pratiques et surtout responsabiliser les les les festivaliers parce que je crois que c'est c'est le sujet vous je je doute pas que que vous ayez euh des bonnes intentions sur ces sujets-là euh mais comment vous faites pour faire comprendre à des festivaliers des producteurs euh enfin producteurs c'est pas pour les stigmatiser hein pour j'ai 10 producteurs j'aurais pu dire des acteurs des comédiennes que que le le ces fêtesl sont des fêtes qui sont dans un cadre et quelque part ell vous engagent aussi elles engagent aussi la responsab enfin le la réputation des des des des festivals ou des ou des cérémonies que vous organisez merci je vous laisse répondre après monsieur amirchay euh bonjour à tous euh oui là vous soulevez une question importante dont peut-être que que notre réponse vous décevra car souvent c'est pas seulement qu'on n impuissant c'est qu'on en sait rien c'estàd que en effet à l'intérieur des manifestations que l'organisation contrôle bien entendu que la question de l'alcool est tout à fait sous contrôle la question des comportements nous avons le services de sécurité nous avons tout ça la question de la drogue est encore autre chose on dit même que il arrive que des gens sortent de séances tout à coup quelqu'un se lève pendant un film c'est parce qu'il va aux toilettes pour se droguer bon voilà ce qu'on entend dire bon moi je pas du tout mon truc donc je sais pas de quoi on parle et et et donc il y a les fites extérieures en effet dont vous avez raison de dire puisque il y a des témoignages et qu'il y a une histoire même et qu'il y a presque une légende de la fête canoise dont on peut penser qu'en effet les débordements de tous égards é nombreux et pas seulement sur ces questions qui relèvent quasiment de la santé publique et de la police c'est-à-dire que quand se met de la drogue à ce que je crois savoir est interdit bon donc c'est pour ça que je dis qu'on va vous décevoir en disant que on est assez impuissant on sait pas c'est déjà bien assez le palais des festival est une immense un immense bâtiment plein de recoins et et et nous y veillons et il ne s'y passe jamais rien euh à notre connaissance et quand on dit à notre connaissance ça veut dire non seulement de ce qu'on pourrait savoir mais de ce qui pourrait nous être dit voilà ce que je peux vous dire de ces questions là maintenant vous soulevez une question importante la pédagogie dont on parle qui est une pédagogique nous élargissons à tous les festivaliers et même la lettre de recommandation pour l'appeler comme ça qui est envoyé au festivalier elle est publique même ceux qui ne viennent pas au festival le CAN et qui sont abonnés à notre lettrre d'information sont informés de la vigilance dont nous faisons preuve à cet égard c'est de la pédagogie et vous avez raison de souligner ça peut-être qu'on doit aller plus loin que ça et que quelqu'un par exemple un accrédité qui se rend coupable de quelque chose dans une fête qui n'a rien à voir avec nous peut-être que nous pouvons prendre la décision nous de lui retirer son badge afin qu'il n c'est pas dans nos règles mais pourquoi pas tout à coup on on est en train de se parler bon c'est pas dans nos règles voilà ben pourquoi pas non non non non mais là parce que c'est vous connaissez la question et et votre question nous oblige à y répondre pourquoi pas monsieur amch merci mesdames messieurs bonjour Bon le cinéma n'est pas le seul concerné par les actes crimes et délit relatif aux violences sexiste et sexuelle la politique l'administration le monde du sport l'église il y en a bien d'autres mais voilà c'est dans le monde du cinéma qui a commencé Mitou et donc vous êtes dans cette révolution le point de départ on sait pas jusquoù ça va nous conduire mais le point de départ de cette révolution qui en est authentiquement une c'est chez vous et dans de autres un peu plus de 2 ans on fêtera je sais pas mais en tout cas on célébrera les 10 ans de Mitou et je me demande ce que vous aurez à dire en tant que professionnel de la grande famille du cinéma et du théâtre de ce qui aura été fait ou pas fait et de ce point de vue-là je veux pas du tout vous accabler parce que c'est un événement qui a pris tout le monde de cours mais pas tout à fait non plus parce que lorsqu'on écoute madame elsner et d'autres personnes qui sont intervenues on parle de euh tabou absolu donc de choses qu'on savait mais qu'on ne disait pas il y a pas une audition dans laquelle cette choseel ne s'est pas dite pas une seule et donc ça interroge aussi sur non pas vos responsabilité individuelle mais ce qu' a été votre rôle après 2017 vos déclarations vos responsabilités vos prises de position moi je ne suis pas un spécialiste de vos métiers ni des métiers de ceux que vous accompagnez que vous encadrez mais j'observe en tant qu'amoureux des arts du spectacle et du cinéma que vous avez été la main sur le frein c'était magnifeste selon moi c'était manifeste je crois que je ne suis pas le seul à le ressentir je ne dis pas que vous n'avez rien fait depuis vous en avez donné quelques exemples mais fondamentalement des exemples qui ressemblent un peu aux autres dans les autres auditions alors un référent un courrier et ce autant de choses qu'il faut faire pour protéger les gens les victime potentielle pour prémunir de toute agression pour vous protéger aussi j'imagine mais au fond à quel moment la grande famille du cinéma réunie a dit apportter un grand message en disant c'est terminé ça ne se passera plus comme ça on en a conscience je ne vois pas je ne me souviens pas que la grande famille du cinéma et du théâtre vous ensemble ayez de façon forte pris des positions de nature à donneré à comprendre que vous avez saisi avant même les politiques d'une certaine façon ce qui se passait parce que d'une certaine façon l'existence même de cette commission d'enquête c'était pas Ju à Judit godre je lu a demandé particulièrement c'était peut-être à vous c'est peut-être aussi le signe d'un échec global dans le milieu n voyez pas de critique euh comment direct vous concernant individuellement je je nen suis pas là je conçois bien qu'il y a deux problèmes euh bien sûr c'est pareil l'artiste de l'œuvre c'est un sujet infini bien sûr d'un côté la parole des victimes et de l'autre côté la présomption d'innocence mais moi j'ai pas le j'ai plutôt le souvenir d'avoir entendu que Johnny Depp On s'en foutait un peu j'ai entendu en 2024 en 2024 dans le Figaro je crois une interview que vous donniez monsieur FREMO je crois que c'est vous si c'est pas vous je vous prie de m'en excuser on a décidé de faire un festival de Cann sans polémique mais cette phrase même est terrible pour les personnes qui sorti de l'ombre ont eu envie de faire parler de leur situation ont demandé à ce qu'on les écoute ont demande à ce qu'on les entende dire je veux un festival de canne sans polémique c'est silence c'est silence dans les rangs et donc c'est très violent de ce constat ma présidente me presse d'aller à ma question c'est bien vous j'en ai une euh j'ai une interrogation vous parlez du rendez-vous dans 2027 et au-delà de ce que nous préconiserons sur la base des recommandations du rapporteur et que vous serez amené donc à faire si ça se traduit par une disposition législative qu'est-ce que vous avez fait ou qu'est-ce que vous comptez faire ensemble vous qui vous autoproclamez euh la grande famille euh non mais c'est pas méchant qui êtes la grande famille du cinéma et des des Ares on a des questions pour vous hein rle je vous je vous la livre je vous la livre euh euh pour rien ensuite je voudrais bien avoir les messages dont vous avez parlé vous avez dit pour les fêtes ou pour les les les à chaque cérémonie on envoie des messages je voudrait bien avoir des exemplaires de ces messages si on peut en avoir et enfin dernière question qu'est-ce qui vous manque concrètement pour franchir ce pas même si ce sont des outils législatifs le cas échiant serait je serais bien curieux de savoir lesquels à titre de conseil merci merci Monsieur merch qui avait beaucoup de questions alors on vous laisse répondre allez-y du monter oui on va essayer d'être consensuel je je vis assez mal votre votre question euh et tant mieux euh je la vis assez mal j'ai envie de vous dire mais qu'a fait l'Assemblée nationale pourquoi on n'a pas été iné avant pourquoi il faut que ça soit Judi godrche qu'est-ce que vous avez fait qu'est-ce que vous avez fait nous on est comme les autres moi en 2014 en 2014 en tant que producteur j'ai défendu un spectacle qui s'appelait chatouille j'en étais le messen c'est devenu un film j'étais le messen de de ce spectacle pendant 4 ans avant d'en être le producteur j'ai dépensé beaucoup d'argent et j'étais extrêmement heureux extrêmement fier de de ce spectacle j'ai défendu beaucoup de spectacles et on est très nombreux à avoir défendu des spectacles et des films qui à mon sens ont participé à cette sensibilisation je m'inscris en faux je m'inscris en faux à croire que nous serions totalement vermoulus non non mais je préfère vous le dire je m'inscris totalement en faux et je considère que nous sommes une caisse de résonance avec beaucoup d'aspects positifs à cette résonance parce que les comportements des agresseurs quand ils ont été chez nous et quand ils ont été dénoncés ça a permis de sensibiliser beaucoup la société nous avons accompagné peut-être pas assez bien pourquoi pas mais je ne crois pas à la fiction de la famille du cinéma ou du théâtre ça n'existe pas on est des entités qui essay de faire progresser progresser si si vous vous reprenez c'est une fiction c'est une fiction ça n'existe pas la famille c'est comme si je parlais de la famille politique y a-t-il une famille politique de la classe politique alors parlons-en mais en fait là c'est pas le sujet non non mais c'est intéressant parce qu'il faut il faut quand même chasser c'est c'est c'est fantasmees qu'on chevuche par moment donc je m'inscris assez en faux sans doute on en fait pas assez mais je crois que nous vivons parce qu'il faudrait faudrait être aveugle pour se dire que tout va extrêmement bien mais nous avons vécu une révolution très profonde avec des événements très heureux comme la sensibilisation des jeunes générations dans nos entre prise dans nos festivals dans nos associations les jeunes femmes sont totalement épidermiques et pas une jeune femme de qui a 25 ans ou 30 ans aujourd'hui ne supporterait ce qui était supporté ne serait-ce qu'il y a 10 ans donc cette sensibilisation elle est très fortement en marche et je pense que nos secteurs sont assez avantgardistes donc je m'inscris un peu en faux sur votre mise en cause euh en revanche si c'est un appel à ce qu'on aille plus loin et plus fort tant mieux et vous avez raison de nous aiguillonner et donc on saura reprendre mais je je pense que on ne fait pas partie du problème on est au contraire des éléments de réponse au problème merci pour cette réponse monsieur Erwan balanan mais je me suis pas non on va continuer oui merci parce que cet échange est assez révélateur en fait du du point où nous sommes parce que on va tous pouvoir se se se rapporter euh ce qu'on a fait ce qu'on a pas fait euh vous vous avez juste dit qu'avez-vous fait les politiques dès depuis vous avez un code du travail aujourd'hui hein code du travail il date pas d'hier le code du travail tel qu'il est aujourd'hui tel qu'il existe pour toutes les entreprises alors c'est justement un de sujets de notre commission d'enquête est-ce qu'il est suffisamment adapté à vos milieux mais aujourd'hui on a vu que il n'est pas toujours respecté dans votre milieu vous savez en 2 dans le NRE non plus dans le nôtre peut-être oui ouii mais bon dès 2017 l'Assemblée nationale avait avant même mit tout enfin au même moment était sur la légif la législation et on a créé l'outrage sexiste et sexuel qui n'existait pas et cetera et cetera donc je crois que il faut qu'on travaille effectivement vous avez raison collectivement le problème du cinéma qui est pas son problème qui est ce qu'il est c'est qu'il est le reflet de notre société il est le le reflet et le miroir de la société donc c'est en ça que vous avez une part de responsabilité aussi pour passer d'un monde où ce sont produit des faits délictuels criminels graves dans une certaine omerta à un cinéma qui est un cinéma prescripteur d'un certain nombre de enfin d'être un cinéma qui est en réalité rôle modèle de notre société et sur ce sujet qu'est-ce que vous faites aujourd'hui et qu'est-ce que vous pouvez faire parce que effectivement la question par exemple sur la présence de Johnny deppp en 2023 c'est c'est un vrai sujet je je moi j'adore le festival de Cann depuis mon enfance et en 2023 j'ai été choqué sur la présence de Johnny Depp donc sur Johnny de est-ce que vous pouvez nous expliquer vous l'avez déjà fait mais est-ce que vous pouvez l'expliquer ici dans cette commission d'enquête ok merci Monsieur fr d'abord je voudrais vous préciser monsieur que il faudrait d' l'interview en entier je n'ai pas dit que ça serait un festival LEC sans polémique et encore moins au regard de ce que vous laissez supposer que ça signifierait c'était parce qu'on était en pleine polémique d'une prétendu liste de personnalités qui étaient des violeurs et j'étais euh sous le feu de question sur ce qui se passerait et je disais que de notre point de vue du point de vue du festival et précisément au regard de ce que l'année précédente il y avait eu Joh à l'ouverture nous ferions en sorte qu'il n'y ait pas de polémique qui viennent de nous donc confondons pas exactement ce que j'ai pu dire et ce que vous m'attribuez comme quoi je ne regarderai rien que je ne voulais pas et que je bafoue la parole d'éventuelles personnes qui ferait polémique en parlant ça n'est évidemment pas notre intention c'est ça que j'ai compris pardonnez-moi sur le fond de la r alors sur le fond là on rentre aussi dans des questions assez fond ental ça a été dit sur l'éveil des consciences et sur la manière dont ce métier évolue d'abord je veux redire que la révolution Mitou commence à l'automne 2017 et que le festival de can intervient pour ce qui nous concerne dès le mois de mai suivant et nous organisons cette prise de parole elle a eu lieu elle a eu lieu la présidente du jury de cette annéelà qu Blanchette ainsi que agès Varda comme grande pionnière de la question de la présence des femmes dans le monde du cinéma et puis 82 personnes 82 femmes pourquoi parce que seulement 82 réalisatrices avaent été sélectionné en compétition dans l'histoire du festival face à des centaines et des centaines de garçons bon donc ce sont des choses que nous avons pris assumé et sur lesquelles nous nous sommes volontiers exposés pour dire une situation d'abord une situation qui nous précédait de loin alors sur Johnny deppp en 2023 euh euh bon je vais pas vous raconter nos cuisines mais il y a un film d'ouverture qui est sélectionné chaque année et il se trouve que ce filmlà était candidat le film de maywen euh du Barry et avec en effet Johnny deppp nous voyons le film euh nous réfléchissons collectivement nous soumettons euh la sélection de ce film nous l'annonçons le film ne soulève aucune aucune et j'ai une autre parole malheureuse je met les guillemets c'est que un jour j'ai dit que moi je m'intéressais pas du tout à la question de de Johnny Depp en effet j'aurais pas dû dire ça comme ça puisque c'était une affaire privée et au moment où nous sélectionnons le film le procès de Johnny Depp et de son ex-femme date d'il y a plus d'un an et en effet ça n'est pas dans nos dans nos esprits pas plus qu'on ne savait que il y avait eu un problème entre la réalisatrice et un organe de presse qui nous est aussi revenu en boomerang dès lors que le film a été annoncé alors est-ce qu'on le ferait aujourd'hui sans doute pas sans doute pas pour de nombreuses raisons mais sans doute pas pour ne pas prêter précisément puisque'on s'est pris une pétition d'blé dont de notre point de vue vous comprendrez qu'on l'a trouvé excessive mais qui sur le fond était vrai ça donnait le sentiment que nous valorisions un artiste qui avait été donc sans doute qu'on ne le ferait pas je veux juste revenir sur le moment où on le fait et Dieu sait que d'une certaine façon et tout ça n'est pas gravein mais on en a été très très critiqué donc votre l'explication elle est technique elle est organisationnelle et aujourd'hui oui sans doute qu'on le ferait pas il y aura d'autres exemples qui vont nous venir enfin là-dessus juste une précision c'est que il venait enfin le procès DEP hber était quand même emblématique emblématique donc en fait il oui mais enfin il y avait quand même quelque chose de l'ordre de l'emblème et du symbole qui était extrêmement fort et ça vous vous ne pouviez pas l'ignorer avant la la nomination et il a monté sur scène moi j'aurais d'autres questions pardon parce que mais puisje vous interrompre en vous disant que ça aussi c'est une règle et c'est un des discussions qu'il faut que nous ayons précisément qu'est-ce qu'on puisque en effet nétait l'objet d'aucune procédure juridique le film est sorti alors Johnny avait de la publicité si il a été condamné par les les tribunaux anglais par exemple oui par la sur une attaque Enation par rapport à la presse mais c'est ça n'a rien à voir avec le sujet tout ah si si il a été condamné en Angleterre il a été en il a été condamné en Angleterre première fois oui mais voilà bon moi je parce que j'entends que vous enfin c'est soyons clair nous ne nous ne considérons pas que le sujet est simple nous considérons en revanche et je pense pouvoir utiliser le nous que vous avez une responsabilité immense et peut-être d'ailleurs bien plus grande en fait que vos la manière dont vous disposez de le gérer c'estàdire qu'en fait c'est sans doute quelque chose vous dépasse dans cette dans ce momentl ça je n'en doute pas par contre évidemment votre responsabilité est grande donc j'avais par exemple une question moi sur à Monsieur dum Moné c'est que par exemple Philippe Cobert Philippe Cobert 2022 c'est pas c'est pas c'est pas 2000 c'est pas 2001 2003 c'est 2022 Philippe Cobert donc qu'est-ce que par exemple comment vous agissez vis-à-vis de de cela dans la situation d'un Philippe Cobert moi je comprends pas votre question sur Philippe Cobert peut-être que le sujet est que vous ne la compreniez pas non non madame madame non mais non non mais qu'est-ce que vous voulez dire par là est-ce qu'il faut excommunier Philippe Cobert c'est ça c'est ça votre la question ça n'est pas de l'excommunication c'est comment vous gérez une situation comme celle-ci une personne qui est accusée comment vous la gérez comment vous gérez les choses non mais moi je attendez je à quel titre je dire je ne suis pas le producteur de Philippe Cobert je ne produis pas ces spectacles je comprends pas quelle est quelle est votre question vous lui avez mais de même que paulansski au festival de Cann vous avez remis un prix absolument pas absolument pas vos informations c'est pour ça d'où ma surprise s'il vous plaît sur le seul en scène non non mais bon ben c'est moi qui me trompe alors oui ou alors c'est moi qui fait preuve en 20 Ah non il a été nommé il a été nommé pardon il a été nommé il a pas eu le prix voilà donc comment vous gérez cette chose là juste ben comment je gère ça ENF il n'a pas eu le prix ENF g PHPP Cobert à ce moment-là et si vous voulez si on rentre sur de la ninem c'est extrêmement gênant et je pense que c'est pas l'objet de rentrer sur des cas particuliers parce que je ne connais pas assez le cas de Philippe Cobert mais il me semble à ce moment-là que il a une procédure judiciaire et qu'il a été qu'il aurait été pardonnez-moi parce que je ne connais pas le le cas AC qu'il aurait été lavé tout soupçon donc soit je me trompe complètement et merci de m'éclairer mais vous pensiez vous-même en ayant préparé cette audition qu'il avait eu le prix il ne l'a pas eu donc à mes yeux à ce moment-là Philippe Cobert a été lavé de tout soupçon je me trompe peut-être vraiment j'utilise le conditionnel j'ai à gérer quoi si quelqu'un qui a été lavé de tout soupçon et il y a un vote d'une académie des Molières de 3500 personnes parce que nous ne sommes pas dans le cadre d'un festival comme à can c'est un jury là c'est le la profession qui vote donc si Monsieur Cobert a été lavé de tout soupçon je ne connais pas la décision judiciire je ne connais pas assez son dossier qu'on soit bien clair mais s'il a été lavé de tout soupçon si il est s'il est nommé par ses pères qu'est-ce que vous attendez de moi d'accord donc c'est ça c'est je vous question madame la présidente madame la Présidente à ma connaissance à ce moment-là il aurait été lavé tout soupçon par une décision judiciaire j'utilise vraiment le conditionnel ok euh c'est en état actuel de mes connaissances mais on peut regarder tout de suite sur Google on va vooir tout de suite des des informations qui permettront d'étayer nos propos monsieur herwan mal oui bon moi je pense que souvent rien ne sert de pleurer sur le lait renversé et peut-être tournons-nous vers la suite parce que moi c'est un des vrais sujets c'est-à-dire sur cette responsabilité que vous avez comment vous pouvez vous faire en sorte de d'accélérer ce mouvement de faire la PR protion alors c'est des choix éditoriaux mais que vous avez de faire la promotion de films qui sont entre guillemets vertueux de films qui font la promotion d'un certain nombre de nos valeurs c'est ça veut pas dire qu'ils le font pas pour pour ceux qui sont parfois déjà été sélectionné mais quels sont les leviers là-dessus et quelle est votre volonté quelque part je vais être grandiloquant de changer ce monde qui souhaite répondre alors je précise pour Monsieur Cobert avant de vous redonner la réponse que en 2020 la faire avait été classé sans suite ce qui ne veut pas dire laav de tout soupçon je le répète que en 2021 solveg allouin a été condamné pour diffamation qu'en 2024 méiaapart révèle que la police a mené une enquête à charge contre la plaignante et qu'en 2023-2024 donc actuellement il est mis en examen pour abus sexuel sur mineur qui souhaite répondre à Monsieur her Balan je je me permets pour qu'on soit très clair de bien dire que donc en 2022 de procédures judiciaire euh était intervenu et qu'en 2022 il n'était pas encore sous le coup d'une nouvelle procédure judiciaire puisque vous n parlez de 2023 2024 si votre question c'est c'est de dire et pardon d'être un peu iconoclaste mais on est au cœur du sujet au fond on est au cœur du sujet quelqu'un a été accusé la justice a rendu des décisions à deux reprise ça veut pas dire effectivement qu'il est lavé de tout soupçon le classement sans suite ça peut être effectivement pour des questions de prescription hein ou ou d'insuffisance bon que fait-on c'est une question c'est une question très fondamentale c'est la question très fondamentale est-ce qu'on se substitue à la justice vraiment c'est pour poser les choses est-ce qu'on se substitue à la justice et on dit que définitivement nous tranchons nous tranchons et nous piétinons les droits de quelqu'un y compris de quelqu'un qui peut-être un agresseur mais ce n'a pas été prouvé et que nous l'excommunion donc de notre profession où est-ce qu'on considère et effectivement ce n'est pas exemplaire par rapport au combat que vous menez mais c'est une vraie question de présomption d'innocence et d'état de droit est-ce que nous considérons que cette personne n'ayant pas été condamné mérite toujours de participer à notre métier c'est une vraie question madame et est-ce que aujourd'hui contenu des nouvelles mises en examen vous vous l'accepteriez dans les nommés je je n'en sais rien à l'instant je non mais madame je peux je peux jouer non mais je peux jouer à la vertu et vous dire qu'on le condamnerait mais moi je ne fais pas je ne fais pas une réponse à nominem sur une personne en particulier et je pense et je pense que nous nous dévoyons nous nous dévoyons nous nous dévoyons qu'and nous jouons ce jeu-là et vous le savez bien madame alors non je ne je ne sais pas que nous nous dévoyons je pense qu'au contraire précisément parce que ce sont des des remises de prix et donc de la mise en en évidence en valeur en lumière une reconnaissance du métier une reconnaissance de non pas la famille puisque j'ai entendu votre remarque sur le fait que ça n'était pas la famille mais vous parlez depuis tout à l'heure vous avez plusieurs fois utilisé le terme excommunier donc de la religion puisque tel est tel est le sujet et bien c'est quand même la question de la représentation et monsieur sobelman l'a bien dit c'estd comment on fait pour ce qui on veut mettre en valeur ou ne mettre en valeur les personnes à quel moment on s'arrête à quel moment on on recommence et parce que vous savez que c'est un des éléments importants pour que pour que la parolle se libère pour que les personnes aient confiance pour qu'elle ne soit pas la mesure les les objets de de rétorsion ou de mesur contre elle d'invisibilisation d'omerta et cetera et ces momentsl sont des moments important sont des moments très importants comment on fait pour gérer monsieur herwan balanan et je vous laisse la parole juste après oui je je c'est le sens de ma question si on veut aller après c'est comment on on fait pour justement avoir un monde de la culture qui qui qui c'est déjà le fait sur beaucoup d'aspects puisque dans dans le monde de la culture il y a quand même la promotion d'un certain nombre de de nos idéaux démocratiques et heureusement mais comment on fait pour aujourd'hui éviter des films qui posent problème parce qu'il y en a encore aujourd'hui je peux vous cit était des exemples de films que j'ai vu encore récemment qui moi en les voyant me dit mais comment c'est possible et on posera la question peut-être au CNC euh comment on fait tout simplement pour euh faire en sorte que le monde de la culture change dans cette dans ce rapport à l'omerta comme le dit madame la Présidente pour que des victimes mais aussi des témoins N et le courage de de de témoigner est-ce que vous vous estimez que vous avez une responsabilité sur par exemple votre programmation et est-ce qu'on pourrait pas imaginer une programmation une année du festival de canne qui soit euh complètement sur cette idée de libérer la parole au moment pourquoi pas des 10 ans de De Mitou c'est c'est c'est évidemment des exemples un peu lancé dans dans en l'air comme ça mais je je crois que euh vous avez euh et c'est tant mieux peut-être un pouvoir incroyable c'est-à-dire vous êtes prescripteur et comment vous faites pour que ces prescriptions soient des prescriptions qui participe au changement de paradigme sur ces questionsl monsieur du monter puisque vous vouz répondre merci madame la Présidente oui nous avons une responsabilité et nous devons l'assumer euh et je peux vous parler que de ce que je connais je vais vous parler des Molières dans la liste des remettants l'année dernière Caroline Vigot donc présenter la cérémonie et Caroline Vigot a décidé d'écarter des personnes euh qu'elle soupçonnit à tort ou à raison qu'importe euh d'être susceptible d'avoir eu des compartement déplacés euh et nous l'avons fait c'est c'est vraiment une décision que nous avons prise ensemble et j'ai appelé parce qu'il s'agissait d'acteurs au pluriel j'ai appelé les acteurs concernés pour leur dire qu'il ne remettrai pas un prix donc si vous voulez mais ça c'est un travail assez invisible et elle pourrait vous le confirmer hein Caroline Vigot c'est un travail assez invisible qu'on va pas répandre sur les toits parce que je le répète quand il s'agit de décision ad nominem je n'ai pas envie de jeter en pâure des noms donc lors de la cérémonie des Molières très régulièrement et très spontanément de ma part nous avons décidé de donner la parole à un certain nombre d'associations féministes pour qu'elle puisse s'exprimer et notamment sur la création parce que dans le monde du du cinéma le monde du cinéma est assez en avance par rapport au monde du théâtre parce que le monde du théâtre c'est une économie beaucoup beaucoup plus modeste les Molières c'est un salarié et demi ça fera halluciner tout le monde autour de cette table c'est un salarié et demi donc ça donne la proportion des choses si vous voulez et et dans les dans les théâtres c'est des tout dans le théâtre privé moi je suis un producteur théâtre privé les lesâ privé c'est des toutes petites équipes donc beaucoup moins structuré et lors des Molières j'ai incité à des prises de parole pour qu'effectivement nous créions dans chacune de nos structures des références sur les violent sexuelle donc si vous voulez j'espère que nous faisons tous ce travail nous le négligeons pas et nous prons des mesures fortes mais ces mesures fortes effectivement c'est pas pour moi jeter en pâure des noms et les personnes qui ont été l'anné dernière recalé alors qu'on les avait pressentis pour remettre des prix nous ne l'avons pas expliqué publiquement merci qui souhaite intervenir allez-y monsieur front oui d'abord je crois qu'il faudrait qu'on se redise à nous tous et à nous-même que nous pensons sans doute les mêmes choses sur ces questions là et qu'il n'y a pas vous avez dit vous-même madame la présidence dans une précédente audition que vous étiez la présidente d'une commission et pas d'un tribunal et donc donc je crois qu'il est important que que nous redisions qu'ici si nous sommes tous là c'est pour contribuer à la progression des mêmes combats des mêmes choses et des mêmes et des mêmes et des mêmes idées dire également que oui nous faisons nous dans l'action culturelle publique vous faites-vous dans l'action politique publique et que de ce point de vue-là aussi nous souhaitons contribuons là où nous sommes chacun à changer le monde et il se trouve que le cinéma le théâtre aussi la littérature aussi le cinéma en tout cas c'est notre conviction contribue à rendre le monde meilleur et le festival de Cann spécialement par les films qu'il peut montrer par les films qui peuvent être récompensés aide à voir le monde d'une manière différente alors à votre question euh c'est quoi c'est comment faisons-nous pour pour en juger un peu finalement bon donc il y a des il y a des comités de sélection et en effet c'est on est tous des cinéphiles on va dire et je mets des guillemets des intellectuels de la question on se pose ces questions là en effet pas seulement d'ailleurs sur la question de la représentation des violences sexistes et sexuelles mais de la violence en générale de la représentation de l'histoire de la représentation

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Non speech

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Locuteur

de la diversité géographique de la diversité à tous égards et le festival de canne et c'est tout à fait vérifiable dans les statistiques fait en sorte de par exemple ne pas donner une seule vision du monde qui serait celle du monde occidental en gros dans un dialogue Europe Hollywood puisque c'est à ça bien souvent qu'on résume le cinéma non il y a un cinéma d'Afrique du Nord de l'Ouest maintenant un cinéma d'Afrique de l'Est il y a un cinéma asiatique un cinéma latino-américain et cetera je rentre pas dans les détails mais en tout cas oui euh nous faisons en sorte de dire au monde des choses quand les œuvres sont là j'en prends et en effet euh euh euh j'en prends pour pour exemple un film qui a été montré euh l'année dernière à C avec beaucoup de succès qui sort avec beaucoup de succès qui a eu des prix euh dont euh le personnage principal est un un personnage et euh une personne transgenre sans doute que sur la question du regard porté sur cette partie là de l'humanité le film a contribué contribue à améliorer l'image qu'on peut qu'on peut en avoir donc oui on peut l'avoir alors après on n'est pas non plus à l'époque de Monsieur Danov à vouloir absolument que l'art soit au service d'une vision du monde et il arrive parfois que que nous-même nous au regard de ce qui nous est également soumis comme film il arrive que on soit pas

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Non speech

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Locuteur

toujours complètement juste dans nos choix ça a pu arriver y compris des choses qu'on rête d'ailleurs on le paye en général immédiatement bon mais je voudrais aussi dire que comme ça a été dit par Monsieur dimonet par exemple dans dans la la la cérémonie qui a suivi la révolution Mitou dans la cérémonie de 2018 euh nous avons invité pour remettre un prix une des personnes qui avaient été l'une des fer de lance de de de cette révolution Mitou c'était une façon de lui donner la parole sans contrôle évidemment du moindre discours donc chaque fois là où nous sommes que nous pouvons agir et je ne dis pas ça pour me faire pardonner je mets aussi des guillemets la présence de Johnny Depp dans un film d'ouverture mais il y a là quelque chose euh qui doit être jugé à chaque fois sur une demi-décennie ou sur une décennie c'est-à-dire en quoi nos nos manifestations culturelles contribuent à à faire ce que vous dites et avec quoi je suis parfaitement d'accord nous sommes parfaitement d'accord changer le monde en tout cas en faire un monde meilleur l'art est destiné à ça merci Monsieur herwan balanon après moi j'ai d'autres questions vous avez euh c'est bon euh vous vous avez parlé de justement des des cérémonies et des discours qui peuvent être faits bon euh généralement vous les contrôlez pas vous vous donnez des cartes blanches à Cann ok euh au Molière on sait qu'il y a eu une polémique parce que ça a été relaté par la presse alors excusez-moi on va croire que vous moi moi qui a le théâtre je suis un peu mais il y a eu une polémique sur en 2022 l'association Mitou thére é été invité à s'exprimer et vous avez visiblement revu le texte alors je crois avoir votre réponse parce que c'est tout simplement parce qu'il y avait des faits des des personnes nommées qui étaient nommées et c'est ça que vous avez souhaité retirer c'est c'est pas du tout sur je veux avoir confirmation succintement vous racontez la la Genèse j'ai pris personnellement contact avec la représentante De Mitou théâtre j'ai pris euh nous nous sommes rencontrés dans mon bureau à deux reprises il était convenu qu'elle appellerait j'en parlais à l'instant à la création de cellules au sein des théâtres et c'était la meilleure expression possible lors de la cérémonie des Molières puisquil y av beaucoup de directeurs de théâtre présent à la création de de de cellules euh pour recueillir la parole des victimes je lui avais demandé que ça ne soit pas à nominem puisque cette personne donc euh est dans une cadre d'une affaire judiciaire avec quelqu'un de la Comédie Française euh parce qu'il me semblait que ce n'était pas la place de dévoler une affaire d'ordre privé même si ça une dimension évidemment publique et la personne a rencontré ensuite à deux reprises mon délégué général c'était à nouveau confirmé et elle nous a envoyé son texte qui démarrait ainsi j'ai été violé par un membre de la Comédie Française et elle citait le nom et ça il me semblait que ce n'était pas la place et c'était pas nos accords et je répète et c'est important pour vous parce que c'est une initiative dont j'ai j'étais heureux que c'est moi qui a pris contact avec cette personne pour qu'elle prenne la parole voilà considz pas Quere une occasion manqué d'avir la parle cette affaire cette affaire avait été largement dévoilée dans la presse et traitée par la presse voilà je et pardon et et ce soir-là pardon une association féminine avait pris la le relaiste voilà voilà ok je alors en fait là la question qui qui occupe nos débats depuis maintenant plusieurs semaines d'audition c'est les rapports de pouvoir dans le monde du cinéma et en fait c'est un milieu qui est particulièrement difficile de ce point de vue-l qui est particulièrement à risque de ce point de vue-l le nôtre aussi la politique aussi de la même manière parce que en fait on est face à ah je t'ai encore oublié excuse-moi alors je termine ma question et je te donne la parole avant la réponse comme ça tu auras la possibilité euh donc c'est un un un monde de rapport de pouvoir et un monde de rapport de pouvoir où les les personnes qui ont du pouvoir ont presque aussi une capacité de vie ou de mort sur d'autres personnes qui seraient plus fragiles ou plus vulnérables dans le métier en tous les cas c'est comme çaa que plusieurs fois on nous a évoqué la la difficulté à parler puisque si vous êtes en situation de vulnérabilité économique si vous êtes moins connu que la personne que ce soit homme ou femme He d'ailleurs et si vous avez une carrière débutante ou une carrière plus fragile et bien vous dépendait complètement de d'un effet de réputation dans le milieu qui évidemment peut être mis à mal par un témoignage et on l'a vu quand Adel Etel par exemple quitte le cinéma moi je trouve que c'est un aveu d'échec énorme mais énorme de de son parcours et de la manière dont le cinéma a sans doute réagi à sa parole et en fait derrière cela j'interroge les structures de pouvoir qu' que par la loi nous pourrions éventuellement faire évoluer pour que il n'y ait pas ce différentiel trop important et donc dans ce cadrelà je m'interroge sur comment dans vos structures vous pensez cela et comment vous vous voyez les évolutions législatives possibles ou les évolutions tout courts d'ailleurs pour modifier les rapports de pouvoir et faire en sorte que une personne qui soit accusée n'ait pas droit de vie ou de mort sur une autre personne avant de vous donner la réponse pour la parole et parce que je l'ai oublié deux fois et mes excuses cher pouria Amir Chay je te donne la parole merci mais en fait je vais appuyer ce que ce que vous dit ce que vient de dire la présidente le on a bien j'ai bien précisé tout à l'heure que tous les milieux le sport la politique et d'autres étaient concernés donc il fallait pas me renvoyer la balle monsieur monta d'autant que c'est pas l'objet et vous avez raison monsieur fréo de rappeler que c'est pas un tribunal mais c'est une commission d'enquête et dans l'enquête c'est qu'on essaie de de comprendre avec les acteurs avec la société qui vient à l'Assemblée ce qui selon vous a manqué et lorsque la présidente évoque par exemple l'arrêt de carrière cinématographique de adalenel c'est un des exemples il y en a d'autres j'en ai cité des exemples donc la question c'est de quelle façon vous avez réfléchi assees grands loupés j'en ai cité un c'est le sentiment de de ne pas avoir entendu de messages puissants de la part des grandes institutions et les grands moments du cinéma et du théâtre pour dire nous avons compris maintenant c'est terminé il y aura un avant et un après j'ai ce sentiment peut-être qu'il est infondé mais en tout cas je voulais vous vous je je réitère ma question mais comme la présidente vient de le redire en gros c'est qu'est-ce qu'il vous manquerait désormais indépendamment de ce que vous pouvez faire ici ou là avec des dispositions particulières qu'est-ce qu' vous manque désormais pour pouvoir agir et donner ce message qui à mon avis n'a pas été porté par les grandes institutions du cinéma en tout cas pas assez je dis pas encore une fois il y a pas d'attaque à nominem ni de mise en cause de vos institutions mais il y a quand même ce sentiment d'avoir raté une révolution et quand on rate une révolution en général on s remet pas merci alors vos réponses monsieur souelman oui euh je sais pas si c'est une réponse je vais tenter une petite explication euh d'abord la grande famille du cinéma moi personnellement ça fait longtemps que je Traille dans cinéma je sais pas trop ce que c'est la grande famille du CA euh ensuite il faut euh et je pense que vous l'avez vu depuis le début de de de votre commission d'enquête c'est que les situations sont extrêmement diversifiées euh depuis l'écriture d'un scénario jusqu'à l'exposition la dernière exposition du film dans un festival à l'étranger organisé par la France les situations et les les les situations dans lesquell on est auquel on est confronté sont extrêmement diverses même si le sujet est un sujet unique sont les violences des vhss mais en même temps ell se passe à des moments extrêmement différents suivant qu'il y a ou pas un lien de subordination suivant ou pas que l'affaire a lieu au moment de de de de l'événement ou en dehors il il y a plein de situations différentes et également historique c'est-à-dire qu'à un moment donné nous on s'est rendu compte par exemple à l'Académie que il y avait à arbitrer où était le curseur entre la nécessaire croyance de la parole des plignantes et la présomption de d'innocence voilà pardon plutôt que la croyance mais le respect de la par l' le respect l'écoute et le respect et donc le curseur était placé à différents endroits pour plein personne c'était très très ça ça demandait ça demandait un temps et par exemple au César on a pris ce temps-là pour essayer de voir où était l'équilibre entre le entre entre tout ça moi je pense que les l'une l'une des enfin l'une des des solutions que nous avons au à l'Académie je sais pas si la bonne c'est de dire que plus elle sera féminisée moins il y aura de problème euh parce que la question du pouvoir aujourd'hui n'est pas n'est pas sans lien évidemment avec toutes les questions qui ont à voir avec le patriarcat avec la domination masculine telle qu'elle c'est et telle qu'elle s personnellement je le pense euh d'autres d'autres le pensent pas mais en même temps je dis pas qu'on a féminisé à enfin qu'on a disons favoriser le la parité des membres de l'Académie hommes-femm pour cette seule raisonlà mais je pense que ça sera une des conséquences de cette féminisation c'est une c'est une dimension importante mais non suffisante ça peut enfin bien sû bien s bien sû et par ailleurs les femmes ne sont pas toutes non plus nous avons toutes et tous des exemples en tête monsieur herwan ah pardon madame esner et monsieur heran je crois que il y a récemment le groupe respect qui a beaucoup travaillé les dernières semaines enfin les derniers mois surtout sur toutes ces questions parce que je crois que c'est là où on voit bien on est tr quatre associations autour de de cette table et c'est très compliqué en fait de de se baser sur quelque chose parce que nous on a nos 1000 membres on a un comité directeur qui doit décider des choses les d'autres associ association autre chose donc je crois que notre notre complexité aujourd'hui de pouvoir dire bah communement on dit voilà ce qu'on va faire c'est enfin franchement presque impossible si on y travaille pas et je pense quand même aussi au CNC sur ces questions-là avec une vraie responsabilité de nous donner à à nous c'est ce que je disais tout à l'heure il faut qu'on soit soutenu pour que quand on dit ben c'est ça en fait le respect par exemple propose cette cette œuvre collective qui si on a fait ça et ça et ça bah on peut quand même aller le promouvoir alors pas forcément avec la personne qui a qui est en cause effectivement on va pas l'envoyer à droite à gauche mais l'œuvre n'est pas puni c'est une vraie question c'est que est-ce que est-ce qu'on doit punir l'œuvre parce qu'il y a eu là pour le en l'occurrence par exemple un un quelque chose sur le tournage qui a été traité donc là la question de respect c'est non si ça a été traité si on dit on peut quand même continuer à à à à promouvoir l'œuvre à le sélectionner en festival et cetera quelle est la mise en cause d'un article dans la presse d'un ou d'une réalisateur sur avec aucune plainte par exemple quelle est notre responsabilité là-dessus est-ce qu'on dit c'est fini bah c'est compliqué parce qu'on commence par là c'est c'est pour ça que je le dis et communement on n pas de réponse làdus et peut-être aussi peut-on juste poser une une chose à ce stade de la réflexion c'est que ce qui sort dans la presse peut-être n'a pas pu être traité en interne des instances cinématographique diverse avant de sortir dans la presse en tous les cas c'est bah enfin il faut quand même se le poser cette question pourquoi ça sort dans la presse parce que je pense que ça n'arrange en fait personne que ça sorte dans la presse il faut quand même se dire ça donc si ça sort dans la presse peut-être est-ce le résultat d'une succession de soit d'échec soit d'impasse soit euh de de sentiment d' de de d'inefficacité des dispositifs qui font que à la fin finalement ce qui reste encore le le plus efficace ce serait un article dans la presse donc c'est pour cela aussi qu'il y a euh une forme de responsabilité j'entends que vous dodelinez de la tête pour montrer votre désaccord euh je vraiment pour essayer enfin nous qui sommes ici en train d'organiser cette commission d'enquête nous essayons de de enfin nous parlons évidemment avec beaucoup de victimes non juste la presse elle elle a elle adore dire beaucoup de choses vous le savez bien mais enfin bon ça mais ces victimes par exemple refusent de venir ici publiquement tellement elles ont peur elles sont terrorisées donc en fait il y a quand même un sujet où est-ce que cette parole peut-elle être posée comment et comment elle peut être instruite correctement tout à fait mais je crois quand même on ne peut pas nier justement le fait qu'on n pas d'accord sur le titre de la grande famille du cinéma il y a 40 ans peut-être non mais il y a 40 ans enfin 30 ans voir 20 ans quand j'ai commencé on aurait peut-être dit oui oui c'est une grande famille aujourd'hui on le dit plus et je trouve ça trèss très bénéfique parce que une famille on sait ce que ça pose comme problème donc aujourd'hui on se on se voit plus là-dedans donc moi pour moi c'est c'est c'est c'est un avantage aujourd'hui mais je effectivement je crois que la vraie question elle est dans cette dans cette dans ce déséquilibre néanmoins je vraiment je le vois au quotidien alors peut-être mais je le vois surtout parce que nous on a vraiment on est on a tout le monde tout le temps constamment je crois quand même il y a une vraie prise de conscience il faut aussi le dire parce que si on continue publiquement de dire qu'il y en a pas bah les victimes vont encore moins oser sortir et je crois vraiment il faut dire que c'est pas assez mais il y en a eu il y en a merci je suis obligé de nous ne doutons pas de la prise de conscience nous doutons de son ampleur monsieur Erwan balanan et après je peux je peux juste très rapidement pour répondre parce que vous non mais parce que c'est c'est de ma faute j'ai employé le terme de grand famille donc je vais le retirer pour la troisème fois pour vous dire ça m'est venu moi je suis un ancien travailleur social et se trouve qu'effectivement dans la famille quand j'avais des dévoilements de situation c'était pas le plus joli donc la famille est le premier lieu de violence donc c'est peut-être pas àodin qu'on parle de grande famille voilà et et en même temps donc permettez-moi de constater juste la chose suivante Monsieur balanan et Madame Rousseau ont convoqué pour cette réunion toutes les parties prenant de ce que je nai pas appelé la famille d'accord les scénaristes les scénaristes les producteurs les techniciens les assureurs les réalisateur et cetera je vous ai donc demandé la chose suivante vous qui à vos endroits respectifs un ces grands mouvements de création dans toute la chaîne de création qu'avez-vous dit comme message fort et puissant dans le cadre de cette révolution c'était ma seule question mais je la reposerai par écrit de façon plus précise il pas de problème merci Monsieur herwan Baladan et moi j'avais quand même ma question sur les rapports de pouvoir dans sur lesquel j'aimerais bien que vous répondiez allez rapidement bon c'est on est là quand même au cœur d'un d'un d'une d'une vraie question parce que pour reprendre ce que vous avez dit sur les propositions du groupe respect vous votre travail vous tous c'est de récompenser des films donc récompenser des films récompenser des les sélectionner évidemment et puis ensuite les récompenser et la question de qui est une question légitime et une question quelle je n'ai pas de réponse à titre personnel complète c'est quel type de film on récompense est-ce que on récompense un film sur lequel il s'est passé quelque chose de grave mais c'est c'est un chef-dœuvre ça peut arriver c'est ça qui est terrible aussi dans ce dans ce dans ce dans ce que vous faites c'est que des gens qui ont parfois des attitudes terribles peuvent créer des chef-dœuvres c'est c'est c'est un vrai problème c'est c'est le problème qui est soulevé par jeuneviev sellier sur le culte de l'auteur dans notre pays sur lequel on a peut-être été trop loin je je vais trop loin je vais revenir plus pragmatiquement est-ce que concrètement vous aujourd'hui un film qui qui qui sort que vous estimez être un film qui d'un point de vue esthétique politique a le mérite d'être récompensé mais dans lequel vous savez que il s'est créé il s'est produit un fait délictueux voire criminel mais qui a été bien traité vous voyez ce que je veux dire vous voyez un peu les étages est-ce que vous le sélectionnez aujourd'hui encore est-ce que vous le Primez encore c'est une question et j'ai pas de réponse parce que comme vous dites madame si ça a été bien fait fait si si si le si les procédures ont été bien faites pour traiter et si les si les victimes ont été aussi bien traité c'est une vraie question alors qui souhaite répondre à ça monsieur Selman après monsieur duponté oui alors je réponds à ça à deux endroits la première c'est parce que au César nous ne sélectionnons pas les films nous prenons tous les films qui sortent et ensuite ce sont les membres les votants voilà donc nous ceons simplement c'est que si une personne est mise en examen moment où il serait nommé il ne sera pas mis en lumière il ne viendra pas chercher son césard nous avons fait cette cette cette décision mais le groupe respect qui qui a fait un travail considérable à parler de de de cette histoire de film abîmé et de certification c'est-à-dire que si effectivement le un film c'est une œuvre collective c'est un travail collectif qui engage des centaines de personnes qui qui les penseent qui les fabrique et qui les montrre à un moment donné est-ce que le fait que une alors évidemment c'est pas tout à fait la même chose si c'est le réalisateur l'acteur principal ou ou ou d'autres collaborateurs c'est pas la même chose parce que le film est pas abîmé de la même façon mais pour autant il y a des centaines de personnes qui ont travailler il y a des considérations économiques qui qui rentrent qui rentrent en compte et moral qui rentrent en compte et je trouve que ce qu'a fait respect de créer cette certification pour les films abîés à partir du moment où tout tout ce qui pouvait être fait a été fait est une mesure qui prend en compte la dimension dont vous parlez il y avait monsieur dumonté qui avait une une réponse oui mais juste sur cette question parce c'est pas c'est important la certification qu'elle propose et c'est très bien c'est juste le respect de la loi pas mal c'est c'est ouais mais vous vous oui mais certifier quelque chose qui respecte la loi vous voyez que on se retrouveent dans des situations qui peuvent être un peu complex je si déjà on respecte la loi oui mais si justement non mais elles ont elles ont et elles proposent et c'est très bien elles ont fait un travail remarquable juste le respect de la loi donc alors il y avait monsieur monsieur Selman monsieur dumonté et après on passe à une dernière salve de questions non coup oui c'était juste pour signaler que c un un sujet éminemment complexe euh vous avez parlé madame la Présidente euh du du du rapport de pouvoir c'est évident qu'il a des rapports de pouvoir totalement disproportionnés et qu'une personne peut tenir une pièce une personne peut tenir un film et que une personne peut casser une réputation euh donc vous avez totalement raison dès qu'il y a des jeux de pouvoir quel que soit le milieu que ça soit dans l'église que soit dans la politique soit dans l'entreprise il est évident qu'il y a un décalage total total entre la puissance absolue de quelqu'un et des gens en plus précaires dans notre métié parce que ce sont des intermittents la plupart du temps donc pas protégés c'estàd qu'ils ne pourront pas retrouver du travail donc là vous avez éminemment raison sur ce décalage là où c'est éminemment complexe et c'est ça que je voulais apporter à votre réflexion quand on a parlé de Monsieur polanskii c'est pas par rapport à des dérapages qui s'étaient produit sur le tournage c'était pas pendant la réalisation du film c'était surtout son background c'est totalement différent quand vous parler de Johnny Depp c'est pas pour des problèmes qu' auraient été rencontrés sur le tournage de Barry c'est pour une affaire d'ordre privé d'ordre privé avec son ancienne compagne qui a été jugé donc je n'utiliserai pas le terme excommunier vous avez bien raison je vais utiliser le terme écarté mais que fait-on que fait-on dans un cas comme ça et si vous avez une position tranchée et limpide et très simple je suis heureux et et je serais heureux qu'on y réfléchissent tous mais la polémique qu'il y a eu autour de Monsieur polanssk c'était pas du tout sur le film en lui-même et la plupart des polémiques qui se tiennent c'est pas sur des films mais c'est parfois sur des comportements d'ordre privé dans la sphère privée d'acteur et donc là ça pose éminemment des problèmes parce que c'est un travail collectif c'est un travail collectif et est-ce que on décide effectivement de ruiner tout un travail collectif je je je je pose la question vraiment je je voudrais juste faire une petite incise sur votre sémantique parce que en effet écarté ça peut même être temporaire le terme écarté peut être temporaire alors que le terme excommuné je l'ai corrigé immédiatement mais n'est pas rien laver tout soupçon excommunier voyez en fait il y a aussi de notre point de vue à nous une prise de conscience qui se mesure précisément aux mots qui sont utilisés pour traiter ces affaires dont on a extrêmement conscience du fait qu'elles sont toutes très compliquées tout très compliqué il y a pas de solution simple dans cette mais je ne voudrais pas je ne voudrais pas que sur un élément de langage vous en teniez des conclusions et et pardon non non non non non je n'aimerais pas ça parce que ce sera ce seraitevenir à à titre personnel tout ce que je fais j'ai eu la la chance il y a il y a très longtemps madame de vous accueillir euh pour jouer je crois les Monologues du vagin au Théâtre Libre donc voyez j'ai j'ai décidé de faire les Monologues du vagin et je vous avais invité et et à l'époque madame non mais et et et Madame et madame à l'époque vous n'étiez pas représentante de de de notre pays donc je vous avais invité parce que j'avais été éminemment choqué par euh par la la maltraitance que vous aviez subi dans une émission de télévision voilà donc mes engagements que ce soit à partir de 2014 bien avant mis tout autour de chatouille sur les Monologues du vagin sur la série je ne serais pas arrivé làci avec Julie Gaillet et Judi Henry sur des grandes Paroles de femmes sur le spectacle que je fais en ce moment sur l'avortement qui s'appelle interruption depuis 2 ans euh ne mérite pas d'être balayé par juste une petite question sémantique qui ne traduit pas contrairement au petit processous s que je sens venir qui ne traduit juste une maladresse et pas un propos de fond d'accord je suis heureux de vous le dire mais vous enfin vous justifiez à chaque fois que vous produisez des spectacles et des pièces de théâtre et c'est très bien mais on sent quand même que il y a un truc sur les situations très concrètes que vous vous participiez à la bataille culturelle j'ai envie de la poser comme ça c'est sans dout pas c'est sans doute très maladroit de ma part de représentation différentes de la parole des femmes de mise en scène de de des évolutions sociétales qui sont en cours quelque part ça je l'entends et je vous en donne acte il y a aucun problème après la question c'est quand on rentre dans le dur des de situations très concrètees moi je je voudrais juste vous interroger et alors pardon parce que peut-être cela va-t-il vous paraître très frontal mais telle est ma mission sans doute euh euh je je je souhaiterais vous interroger sur vos positions de pouvoir à vous parce qu'en fait euh la la question est euh vous avez quand même un pouvoir énorme dans les positions dans lesquelles vous êtes est-ce que vous avez euh est-ce que vous avez conscience de ce pouvoir c'estd pas votre nomination les voix de votre nomination les voix de votre maintien les mandats que vous avez est-ce que vous avez conscience du fait que c'est en soi un pouvoir qui du coup vous donne aussi une responsabilité tout aussi grande que le pouvoir que vous avez alors euh je me permets de prendre la parole euh on en a d'autant plus conscience que quand on décide de retirer de la lumière à un Homé dans dont on apprend en en cours de route euh qu'il pourrait être mis en examen ou en tous les cas qu'il est impliqué dans une affaire on va bien au-delà de ce que la loi nous demande et et et et pour un jeune acteur pour qui être dans cette liste dans cette préliste des révélations est si importante pour sa carrière future quand on lui enlève cette lumière c'est une décision très dure pour nous alors elle est prise dans un premier temps dans l'urgence avec la responsabilité qui est la nôtre et derrière de déclencher un groupe de parole en rencontrant des associations et des gens pour nous aider nous éclairer parce que c'est pas parce que nous sommes à nos postes que nous sommes plus éclairé que d'autres on est obligé de de de s'entourer pour et et et et de faire voter par la Chambre des représentants pour que ça soit dans le règlement et et d'avancer sur les chartes dont on a on est plusieurs à avoir à médecin en place ça veut dire qu'on va au-delà grâce à nos responsabilités nous faisons avancer nos structures avec nos responsabilité donc je pense que oui on en a plus que conscience avec les risques que ça comprend de casser une carrière des deux côtés je vous remercie madame Esber oui en effet effectivement ça fait absolument partie du pouvoir les violences sexuelles et sexistes effectivement relèv du pouvoir et de la de l'exercice du pouvoir en général donc il faut se remettre en question en permanence sur ces sujetsl on a du pouvoir sur nos équipes on a du pouvoir sur les films que l'on sélectionne et on doit être à ce titre exemplaire et essayer de multiplier je pense les contrepouvoirs de manière à ce que l'équipe puisse avoir une parole libre y compris en dehors de la direction sans avoir peur de sanction il faut que en terme un festival ne peut pas devenir un tribunal et de doit pas se substituer à la justice mais en revanche on a un devoir d'exemplarité qui me paraît important et quand on invite un homager un membre enfin un artiste et qu'on lui qu'on met de la lumière sur un festival euh il bénéficie autant de l'image du festival que nous bénéficions de son image et on doit se poser des questions morales qui sont pas nécessairement et incompatibles avec des décisions de justice donc je pense qu'on a vraiment un rôle à jouer chacun c'est pas quelque chose de collectif puisque c'est vraiment une question qui va se poser au cas par cas mais on a un rôle à jouer une révolution ça ne se fait pas en un jour pour répondre à la question qui été posée la libération de la parole ça ne se décrète pas mais on doit pouvoir mettre en place les dispositifs qui permettront cette libération de la parole merci beaucoup madame kn non je je crois que le festival de CAN est très conscient de de son de son pouvoir et c'est aussi intéressant de voir comment le festival l'institution évolue et que que des des sélections euh des qu'on avait fait peut-être il y a quelques années on le regarderait très différemment ou autrement aujourd'hui et je crois ça c'est important c'est important qu'on évolue avec le temps et qu'on prend les responsabilités qui sont à prendre d'un point de vue d'aujourd'hui et qu'on accepte qu'on avec avec tous les éléments et les points de vue qu'on a aujourd'hui qu'on peut-être on ferait pas la même chose euh et on suppose toujours les questions vraiment est-ce que le festival de canne est vraiment créé sur les valeur de l'humanité le respect et ça c'est notre ligne directrice dans le choix des œuvres dans dans tout ce qu'on fait mais c'est clair que le regard change avec le temps et c'est important mais je ressens très fort et on est très conscient de notre responsabilité dans ça je vous remercie beaucoup est-ce que vous avez une dernière question monsieur le ou moi une une une question euh c'est c'est qui enfin en réalité je je sais pas si c'est nous qui pouvons complètement vous aider je c je crois que la réponse n'a pas été complètement faite c'est comment par vos sélections vous pouveit être prescripteur de d'une nouvelle façon de de faire du cinéma et d'une nouvelle façon de de voir le monde Je mais c'est c'est compliqué la la la l'audition l'a bien l'a bien démontré et et vous l'avez dit Madame Esber une révolution ça se fait pas en un jour une révolution ça coupe souvent beaucoup de têtes et il en a déjà eu beaucoup des victimes je crois donc peut-être essayons de la conduire assez doucement cette révolution mais mais sûrement et de façon extrêmement déterminée vous nous et et tout cet écosystème qui qui qui qui souffre aussi de de de de cette image détériorée donc moi la question dernière question que je vous pose c'est est-ce que dans les réflexions que vous êtes fait et que vous pouvez avoir d'ici la conclusion de de nos enfin d'ici les conclusions de notre mission et des propositions que nous allons faire est-ce que vous voyez des angles morts législatifs des choses qui vous aideraient parce que par exemple la question de j'imagine quand quand vous voyez une liste noire arriver une liste noire avec comme cet été c c au printemps une soi-disant liste avec une liste de et que cette liste elle est pas sortie au bout du compte mais ça fait planer quel quelque chose d'extrêmement dur sur ces sujets là est-ce qu'il y a des moyens de vous aider aussi enfin voilà nous n'hésitez pas à nous donner c'est ma conclusion pour ces questions des propositions d'angle mort législatif que que vous voyez pour pas nous refaire après le reproche de ne pas avoir fait voilà de ne pas avoir évolué dans les évolutions nécessaires oui prescripteur nous le sommes nous le sommes et nous avons conscience de l'être et donc nous veillons à ce que nous prescrivons à travers les films qui sont choisis encore une fois entre dans ce dans ce dialogue permanent de fond et de forme de contenu et et et d'art mais prescripteurs nous le sommes ensuite ce que vous dites vous avez raison comment pouvez-vous nous aider au fond tout ce dont on parle aujourd'hui c'est qu'il y a pas de règles donc nous nous faisons nous-mêmes nos règles avec des appréciations par parfois judicieus et parfois qui le sont pas et donc euh vous imaginez bien que nous parlons entre nous au sein de nos organisations mais même entre nous en général de ce que tiens j'aurais pas fait ça bon parce que il y a pas grave et en l'occurrence pour ce qui est de nos métiers qui qui consiste à montrer des films bon nous venons nous au festival de canne puisque la l'ouverture des inscriptions vient de d'être faite nous venons de rajouter de lignes c'est-à-dire que chaque production s'engage à ce que le film présenté é é est était produit fabriqué dans des conditions de respect de la sécurité des personnes et cetera c'est une phrase qui n'existait pas bon et on ira même d'ailleurs ensuite plus loin pour les films sélectionnés donc on trouve tous un peu nos et je reviens nos manières et je revient à votre question monsieur qui est au fond peut-être que on peut le décider faire un acte un discours puisque vous ne l'avez pas entendu on l'a tous fait mais visiblement pas assez vous ne l'avez pas entendu le monde de la culture et du cinéma se remet en cause on est convaincu que ça a bougé et en effet il vaut mieux parler de l'avenir que du passé parce queord le passé on a quasiment tous la même manière de de l'apercevoir hein sans oublier les VI et sans oublier les victimes bien sûr et même sans oublier ce qu'on ignore qu'elles l'ont été parce que l'histoire du cinéma mais c'est un autre sujet sur la question de la place des réalisatrices dans l'histoire du cinéma euh bon mais il y a peut-être quelque chose à quoi nous pouvons réfléchir si vous avez le sentiment que nos milieux du cinéma du théâtre par la présence de Jean-Marc ici mais non n'ont pas marqué assez sensiblement voir fortement les convictions euh qui sont les nôtres sans doute devons-nous y réfléchir avec tout ce qu'on a tenté de vous dire c'est qu'on fait des métiers complexes avec des situations qui à chaque fois sont complexes et délicates et sur lequel en général on on on on légifère de de manière spontané et en urgence mais c'est peut-être quelque chose que cette après-midi peut nous apporter c'est-à-dire nous inciter à nous revoir sans vous ou avec vous et de de décider puisque nous sommes en début de saison d'une certaine façon euh de décider de de marquer un peu plus ça nous le festival local on en a tout à fait l'intention dans nos règlements il y a des choses qui ne figuraient pas qui figurent désormais merci beaucoup pour vos réponses je terminerai juste par une phrase qui est sur les suffragettes parce que elles ont gagné et on ne le sait pas suffisamment grâce notamment à l'aide euh discrète mais solide des suffrages ce qu'on a appelé suffragentes c'est-à-dire les des des hommes de pouvoir qui les ont aidé à gagner le droit de vote et qu'en fait peut-être qu'il n'y a pas de révolution féministe qui ne qui n'aboutissent s'il n'y a pas des complicités bienveillantes dans les organes de pouvoir vous en êtes et j'espère que vous serez ces ces accompagnants bienveillants merci à vous tous et toutes bien bonjour merci d'être avec nous aujourd'hui alors excusez-moi je mets de l'ordre dans mes papiers voilà mes chers collègues alors bon ils sont tous dans l'émicle forcément puisque que c'est pas mais on va imaginer qu'ils sont là nombreux et nombreuses donc mes chers collègues nous recevons à présent les membres de la Société des réalisatrice et réalisateur de film la SRF une association de Cinéas fondée en 1968 j'ai donc le plaisir d'accueillir monsieur romain cogitor cinéaste et co-président de la SRF bonjour madame Myriam Garby membre du conseil d'administration ah pardon c'est bonjour excusez-moi et Madame Rosalie brun délégué générale de la SRF bonjour Comme vous le savez notre commission d'enquête cherche à faire la lumière sur les violences commises contre les mineurs et les majeurs dans le monde du cinéma de l'audiovisuel et du spectacle vivant notamment nos auditions précédentes ont mis en lumière le rôle essentiel du réalisateur dans le bon déroulement du tournage et son statut de témoins privilégiés et parfois hélas d'auteur euh des violences notamment sexuelles et sexistes qui peuvent survenir avant pendant et après un tournage le monde Mitou a-t-il fait évoluer les pratiques des réalisateurs dans la conduite d'acteur aborde-t-on aujourd'hui différemment les scènes impliquant un contact physique entre les comédiens comment permettre à la parole de se libérer non pas des années après mais sur le moment même si cela peut avoir des incidences sur la marche d'un film que faire ensuite d'un film qui aurait été entaché par des faits de violence sexuelle autant de questions sur lesquelles nous souhaiterions évidemment vous entendre je rappelle que cette audition est ouverte à la presse et qu' le retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale avant de vous laisser la parole et d'entamer nos échang pendant environ 1h30 je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaire impose aux personnes entendues par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vous invite donc à lever la main droite allumer votre micro lever la main droite et dire je le jure je le jure je le jure je le jure je vous en remercie je vous laisse la parole pour un propos liminire et ensuite nous passerons aux questions alors je vais démarrer en vous disant juste deux mots supplémentaires sur la SRF comme vous l'avez dit c'est une association constituée depuis 1968 la SRF porte dans son nom le mot société c'était très important pour les cnéastes de la nouvelle vague qui l'ont créé parce que les cinéastes font société pensent la société et ça se retrouve aujourd'hui dans toutes nos missions on est là pour défendre la liberté et la diversité de création au travers de nombreux combats politiques mais aussi de beaucoup d'actions culturelles et plus généralement d'investissement d'engagement sociétaux euh en 2022 donc assez récemment la SRF a a fait évoluer son nom la société des réalisateurs de film est devenue la société des réalisatrices et réalisateurs de film et la Quinzaine des réalisateurs qui est le festival que la SRF a créé en 69 et dirige toujours aujourd'hui est devenu la Quinzaine des cinéastes cette volonté d'inclusion de plus d'inclusivité elle était elle était primordiale pour nous elle faisait partie d'un processus plus long dont on va dont on va parler aujourd'hui euh en terme d'organisation on a environ 450 à 500 adhérents en terme de parité c'est environ 45 % de femmes et 55 % d'hommes c'est très important pour nous parce que c'est une parité on est beaucoup plus proche de la parité que que notre secteur ne l'est et on en est fier on a un conseil d'administration qui compos d'une vingtaine de personnes conseil d'administration qui lui aussi naturellement sans aucune obligation se trouve être paritaire et c'est aussi très important pour nous euh puisqueaujourd'hui on va parler de des violences dans dans le monde dans le secteur du cinéma c'est un sujet qui qui nous occoupe beaucoup qui qui nous fait beaucoup réfléchir et sur lequel on a envie d'avancer en commun vers de nouvelles pratiques les cinéastes ont une position double disons ils sont parfois euh à l'origine des violences ou participant à ces violences et puis parfois ils en sont aussi les victimes d'un côté comme de l'autre forcément on est impliqué et on a besoin de d'y réfléchir ensemble j'ajoute à cela que la violence aujourd'hui on va sans doute parler beaucoup de de des violences et et du harcèlement sexiste et sexuel la violence elle est à tous les niveaux à tous les moments de la fabrication d'un film et pas seulement lié à des pratiques sexiste ou sexuel mais d'une façon plus générale violence morale discrimination précarité sociale rapport de force c'est vraiment quelque chose qui qui voilà qui que tout cinéaste vit au fur et à mesure de de la création de son film à la SRF on fonctionne avec des groupes de travail on a des groupes de travail dédiés à ces questions plusieurs on a un groupe de travail repost qui réfléchit à la façon dont dont les films peuvent vivre avec violence leur leur sortie en salle avec des attaques d'une partie de la population directement sur les propos des films on a un groupe de travail sur les bonnes pratiques en festival on a un groupe de travail sur les questions de l'écologie et puis un groupe de travail qui qui s'appelle éthique et inclusion et qui va directement réfléchir au sujets qui qui nous intéresse aujourd'hui je vais laisser myiam vous en dire plus sur voilà sur les les différents engagements qu'on prend déjà aujourd'hui et nos différents axes de réflexion euh moi j'ai commencer par juste vous dire rapidement moi ça fait 3 ans que je suis à la SRF ça fait 3 ans que je travaille dans ce dans ce groupe de travail donc qui est dédié à l'éthique et à l'inclusion moi ce que j'ai trouvé à la SRF en fait c'est un lieu où on pouvait réfléchir ensemble et c'était un vrai lieu de réflexion on n'est pas parfait mais on essaie d'avancer et on essaie de se dire voilà comment on peut faire évoluer notre cinéma comment on peut penser notre cinéma d'auteur comment on peut faire pour qu'en gros les plateaux et bien évidemment les préparations les post-productions soient des endroits où on soit toutes et tous dans un espace sain et safe et dans ce tout et tous effectivement comme le disait Rosalie les C enfin sont sont inclus làdedans parce que effectivement on n'est pas à l'abri de des violences de divers diverses violence rosalite en a très bien parlé et donc effectivement nous avec donc il y a plusieurs dans ce groupe là en fait on travaille sur sur plusieurs champs alors effectivement déjà avant de vous parler précisément de notre groupe de tra pardon je un petit peu sur leses mots excusez-moi je voulais juste vous parler des événements un petit peu disons pédagogiques que peut que peut entreprendre la SRF on a on a vu que le rapport au corps était très important par rapport à la lutte contre les vhss on le sait c'est-à-dire que par exemple nous cette année en 2024 on a eu une école de SRF au festival de claronference c'est un festival de court-métrage qui c'était un une école qui s'appelait filmer le corps féminin et donc dans pour pour cette école on avait invité deux cinéastes donc membres de la SRF qui sont Lucy borletto et Caroline de Ruas pano et donc du coup voilà donc il y avait des un échange vraiment là-dessus ensuite on a aussi fait des ateliers comme un atelier sur le métier de coordinatrice coordinateur d'intimité et donc là pareil on a invité moniare pour effectivement parler de ce métier euh poser les questions parce que c'est pas forcément évident dans un premier temps voilà faire un petit peu pédagogie et d'information et donc c'était un atelier où il y avait bien sûr Monia mais il y avait aussi une actrice qui est venue donc su Demba et une réalisatrice et actrice arienne labedde et donc voilà c'était le mélange des points de vue ce qui permettait un petit peu de se poser les questions et de de voilà de savoir comment on pouvait inclure la pratique de notre pratique de metteur en scène avec la présence d'un coordinateur et comment on pouvait travailler ensemble ensuite on a aussi des tableaux rondes euh il y en a une notamment qui s'est tenu à Brive c'est un festival de moyenmétrage et ce alors la table ronde s'appelait sat tourne la gentivité féminine en pratique sur les plateaux donc là c'était en présence donc de cinéastes donc l'ANA Cheramie Elena claud d'agath bonizzer de najois Feréol qui est coordinatrice d'intimité de Sophie léné diodovic qui est directrice de casting et aussi à 5050 et de Maria de maison qui est chef opératrice et membre de la CST ça c'est quelques quelques événements c'est juste pour expliquer que la SRF en fait il y a quand même une volonté de de de travailler ensemble et de de travailler comme ça avec d'autres métiers d'avoir d'autres partenaires et ça c'est vraiment un mouvement qu'on bah qui existe depuis quand même pas mal d'années plus peut-être politiquement ou peut-être plus en terme de communication le la SRF elle est aussi présente à travers des tribunes à travers des prises de paroes qui sont peut-être plus officielles en tout cas qui sont qui sont à destination plus de presse en tout cas de la des positions assez fortes euh je peux rappeler par exemple qu'en 2021 il y a eu un courrier envoyé pour demander la mise en retraite de Monsieur boutona et que le CA notre ca avait décidé de d'une politique de HS vide c'est dire que tant qu'il y avait pas de décision la SRF voilà ne ne ne participait plus aux réunion euh voilà on n' pas forcément été très suivi par d'autres d'autres collectifs mais bon voilà en tout cas la la SRF avait une position très trancher très clair là-dessus plus récemment 2022 on a fait une tribune sur le manque de parité à can parce que Ben cinq réalisatrices dans la compéation officielle sur 21 à cette époque là pour nous c'était pas assez on a également communiqué on fait un communiqué de soutien aux victime de de Part Dieu en avril 2023 ce qui nous paraissait complètement essentiel évidemment on a aussi également rédigé un communiqué en soutien aux actrices en février 2024 je sais que comme ça la des communiqués des tribunes on peut se dire oui non mais ça c'est c'est c'est de l'écrit et cetera mais n'empêche que je pense que c'est aussi tout un mouvement que que quiimprime la SRF et qui est soutenu par l'entièreté de ses adhérents et ça c'est hyper important de se dire que voilà tous ces toutes ces tribunes ces communiqués sont réfléchis ensemble c'est pas une ou deux personnes c'est vraiment quelque chose c'est un mouvement qu'il y a au sein de la SRF voilà pour pour voilà avancer dans nos pratiques eu cette année on a aussi la chance l'honneur je sais pas comment on peut dire d'avoir Judith godrh dans notre CA maintenant nous l'avons coopté euh pour nous voilà c'est un c'est pareil c'est un c'est c'est on est hyper honoré qu'elle soit avec nous parce que justement on alors pas qu'on compte sur elle pour tout bien évidemment mais en tout cas ça nous permet aussi de de de elle peut nous aider à insuffler une dynamique à nous aider à nous aider encore plus sur ces sujets là et on voilà et euh et ensuite pour les choses un petit peu plus disons concrètes moi je vais vous parler du du groupe éthique et inclusion donc donc c'est un c'est un groupe dans lequel on mène en fait une réflexion et des actions autour de la lutte contre les vhss et contre les actes discriminatoires

2:20:39
Non speech

[Musique]

2:20:40
Locuteur

euh plus précisément on travaille aussi bien donc sur les vhss que sur des discriminations etthnoraciales que sur des discriminations économi des discriminations sociales et cetera euh j'ai le sentiment que alors la réflexion est est toujours en cours c'est un groupe qui est effectivement mouvement de par ces thématiques mais en tout cas j'ai le sentiment qu'on a un groupe qui s'inscrit dans une intersectionnalité qui est assez intéressante euh parce que ça permet de réfléchir globalement à un système de domination qui est effectivement très fort dans notre secteur on va pas se mentir et c'est un groupe aussi on peut participer on peut partager nos expériences et et ce et voir o où peuvent être les creux euh ce qu'on peut faire concrètement avec ce groupe c'est euh bien sûr travailler avec des collectifs et des associations c'est-à-dire qu'on a organisé par exemple cette année oui cette année une une journée intercollective donc où on s'est retrouvé pendant toute une journée avec plein de collectifs du secteur pour réfléchir sur la lutte contre les actes discriminatoires dans le cinéma donc c'était une journée h riche où effectivement benah on pouvait confronter nos pratiques confronter nos points de vue se poser la question de ce qu'on pouvait faire ce qu'on pouvait mettre en place et de cette première journée on est sorti des sous-groupes de travail où en fait on se mélange en terme de collectif et donc du coup voilà on peut travailler ensemble et mettre en commun aussi not nos nos trajectoire pour voilà pour faire sens et pour qu'on soit ensemble là-dessus on organise bien sûr des ateliers donc celui de coordinateur d'intimité par exemple on R rencontre effectivement plein d'associations alors parce que parce que ça fait sens pour nous de de de voilà encore une fois c'est du travail ensemble c'est pas que nous d'un côté et puis les autres de l'autre en fait il y a pas ce cette idée là donc c'est vraiment l'idée de confronter nos pratiques et de chercher des solutions ensemble et début 2024 on a aussi lancé une une enquête interne auprès des adhérents de la SRF c'était une enquête en fait à la base enfin voilà qui concernait la lutte contre les vhss euh on s'est rendu compte je vais vous donner quelques chiffres mais on s'est rendu compte à travers ce questionnaire qu'il avait une oui on peut dire une prise de conscience générale l'envie et la nécessité et et le respect de la parole et l'envie qui a des prises de parole en fait ok est-ce que c'est possible d'accélérer un tout pe pour onner le temps des questions merci ou donc je vous donne je vous donne juste des petits des chiffres euh 50 % des répondants déclarent avoir été victime de discrimination 54 % des répondants déclarent ne pas avoir trouvé d'interlocuteur à qui en parler 61 % des répondants pensent qu'être une femme et ou issue d'une minorité à desservi leur parcours professionnel 46 % des répondants déclarent avoir été victimes de harcèlement moral ou sexuelle ou d'acrétion sexuelle dans le cadre professionnel 68,5 % des répondants déclarent que les espaces de création donc c'est de l'écriture à postpr sont à améliorer pour qu'ils soient des espaces sécurisés et sécurisants 53% des répondants décareent que Mitou et les récentes prises de parole ont changé leur façon de travailler 91,4 % des répondants se disent plus vigilant 86 % des répondants jugent utile la désignation d'un référent harcèlement et enfin 54,3 % des répondants juge la présence d'un coordinateur d'intimité nécessaire merci monsieur kojidor vous voulez ajouter quelque chose je suis donc là pour représenter le la coprésidence de la SRF nous sommes tr personnes on alterne chaque année pour qu'il y ait une parité dans ce dans ce trio de présidence donc je ne suis pas dans dans le groupe de travail de de Myriam mais je me sens très concerné par les vhss et je venais ici notamment pour témoigner de de ma pratique et de mon expérience d'un tournage avec une coordinatrice de d'intimité je sais pas si vous souhaitez que je développe dès à présent ou je je me fais la voix aussi à travers le la coprésidence d'une génération qui tient à à s'emparer de ces questions à bras le corps que ce soit sur les vhss mais aussi sur la façon de représenter les relations hommes-femmes sur l'écologie sur la représentation de des diversités aussi à à l'écran euh avant d'entrer plus en détail dans dans mon expérience je voulais rappeler quelques éléments de de spécificité du poste de réalisatrice et réalisateur c'est que d'une part nous n'allons pas sur les tournages des autres si notre métier unique réalisatrice ou réalisateur les pour ma part les seuls plateaux que je connais depuis 15 ans sont les miens j'ai réalisé trois long-métrages en 15 ans la deuxième spécificité c'est donc de pour le cinéma peut tourner en tout cas sur sur notre sur notre génération donc trois films en 15 ans mais c'est beaucoup de travail beaucoup de travail de développement d'écriture puis de développement du film vous avez entendu les les organisations de scénaristes qui vous décrivait aussi cette situation euh particulière de de travail qui n'est pas reconnu comme du travail qui est donc sous le en terme de droit sous le Code de la propriété intellectuelle donc il y a pas de minima de rémunération il est tout à fait légal de rémunérer par exemple 1 centime un scénario pour pour une année de travail euh et on est on est assez seul dans cette étape qui dure entre 3 et 6 ans pour un tournage qui lui va durer entre 5 et 10 semaines et un ensemble de fabrication du film en terme de salariat il y a pas d'obligation ni de chiffre particulierers mais qu'on peut estimer entre 3 mois et 1 an à peu près des éléments de contexte aussi côté côté hauteur il y a un rapport de l'Inspection générale des affaires culturelles de 2003 qui note une baisse de 30 % du pouvoir d'achat des arties auteur en moins de 30 en moins de 20 ans le rapport racine qui lui indique que les aides direct de l'État aux auteurs représente seulement 1,4 % des aides et que c'est trop peu et que par ailleurs les les auteurs autri réalisateurs réalisatrices sont les seuls ayants droits qui n'ont pas de soutien automatique de la part du CNC sur le côté fabrication et le volet donc réalisation qui qui nous occupe aussi aujourd'hui il y a une chute du devis médian des films on est passé de 4 millions d'euros il y a une dizaine d'années quand la Convention a été quand les conventions enfin quand la convention collective et ses annexes ont été décidé on était à 4 millions aujourd'hui on est à 2,7 million en devis médian ce qui fait une contraction et et disons des grandes difficultés des grandes tensions dans le dans les possibilités de de façon de fabriquer des films donc on est dans ce en tant que coteur autrice réalisateur réalisatrice on est dans un dans un ex de précarité en tout cas pour une grande partie d'entre nous à la SRF j'ai tourné mon mon dernier film en 2022 après après cette année de de développement le covid a aussi allongé les choses et c'est un film qui s'appelle une zone à défendre qui se passe sur une ZAD et j'avais à cœur de de de prendre à bras le cor beaucoup des questions des questions actuelles qui nous occupent notamment la question de de la représentation de des rapports hommes-femmes la façon de filmer le les corps le corps féminin le corps masculin et la façon de fabriquer aussi ces scènes et pour moi c'était une évidence qu'il fallait faire appel à une coordination d'intimité j'en ai entendu parler à peu près comme tout le monde dans les années 2020 en France la première fois que j'en ai entendu parler c'est dans une interview de jacquodiar je crois qui qui a fait appel à une coordinatrice pour son film les Olympiades et donc comme je vous le disais on ne va pas sur les tourn des autres et j'estimais peut-être naïvement que c'était la norme que c'était normal et que c'était évident de faire appel une coordinatrice d'intimité pour les deux scènes très suggérées avec absolument rien de frontal que j'avais à à tourner pour mon film et aussi parce que sur sur une expérience de tournage précédente en début 2017 donc avant que le poste existe j'avais pu me heurter à quelques difficultés don dont on pourra ler plus tard si vous si vous le souhaitez donc ça m'a paraissait souhaitable et c'est Madame Monia qui est intervenue sur sur le film et alors et ben alors le le processus les coordinatrices d'intimité vous l'ont décrit en détail je je vais peut-être pas revenir sur le détail on en parlait nous avec les interprètes comme d'une cascade à à réaliser donc on on vous a déjà expliqué le principe de préparation de texte qui détaille et cetera pour moi ce qui était par particulièrement important en plus de tous ces aspects c'était d'avoir une certitude sur le consentement de de mes interprètes c'était la première chose et que cette certitude elle elle naissait aussi du fait qu'il y avait une médiation et la possibilité d'opposer un refus à quelqu'un qui n'était pas le ou la réalisatrice le réalisateur en l'occurrence et alors les scènes les scènes en question de qui qui donc suggérait l'acte sexuel était très précisément écrit le scénario euh dès le dès le moment où je proposais le scénario à à un ou une interprète je voulais qu'il sache que c'était pas le propos du film d'être frontal donc je décrivais ce qui ne serait pas montré ce qui serait hororschamp en disant telle scène on ne voit pas en dessous du buste et ce n'est pas montré donc il y avait vraiment une attention portée au détail et à la description que je souhaitais sécurisant en fait ou que je souhaitais engageant de ma part sur sur ces scèneslà et donc on a préparé ces scènes avec beaucoup beaucoup de détails et au cours de la préparation je me suis rendu compte que en dépit de mes efforts de de description il y avait dans une scène de fête concernant des des personnages qui qui n'étaient pas les premiers rôles c'était un un dans l'histoire dans la fiction un couple homosexuel de de femme je me suis dit tiens c'est écrit dans le scénario que c'est un couple mais ce n'est pas montré ce serait bien que dans cette scène de fête elle s'embrasse donc c'était un élément de second plan c'est aussi pour ça que au moment du scénario ce n'avait pas émergé et donc j'ai profité d'avoir une coordinatrice d'intimité pour pouvoir pour pouvoir utiliser sa médiation sans non plus complètement renoncer à ma responsabilité de d'auteur et de cinéaste et donc on a décidé avec la coordinatrice que j'appelais chacune des deux actrices que je leur exposais ma demande mais que je leur disais que ce n'est pas à moi qu'elles avaient à répondre mais à la coordinatrice qui leur reformulerait le la demande une des deux actrices ça lui ça lui a semblé inutile elle m'a dit non non mais je te réponds tout de suite c'est oui il y a pas de problème elle avait 35 ans une autre actrice un peu plus jeune de de 25 ans était très contente de cette démarche des précautions qui étaient prises et et elle est passée par la coordinatrice d'intimité pour dire oui pour dire oui à la demande vous avez terminé ou h peut-être ajouter aussi que dans ma dans ma pratique de réalisateur j'estime que je suis responsable de la bonne marche de du plateau euh que je suis que les l'équipe m'accorde sa confiance et que qu'and découle une une très grande responsabilité et que je dois veiller au scènes à enjeu dans lesquels il y a potentiellement des des dangers ou des euh ou des éventualités de de violence même morale une des scènes qui me vient à l'esprit c'est une scène de figuration avec un grand nombre de de figurants d'un côté des personnes qui incarnent les forces de l'ordre et je sais que certaines sont des policiers d'actif d'autres sont des anciens militaires et que de l'autre côté il y a des altères mondialistes soit sont des intermittent pur soit ce sont des gens qui ont réellement vécu des choses et je sais qu'on va passer euh 8h d'affilé qui vont être face à face à devoir jouer une situation de tension et de et de violence et d'insulte dans la fiction et mon préalable en début de journée c'est de de saluer tout le monde de rappeler l'importance de la figuration de vraiment pas objectiver les gens vous n'êtes pas une masse mais vous êtes des personnes qui viennent faire une œuvre collective et commune et ensuite de rappeler que on est dans la même équipe que le respect la bienveillance et la sécurité sont la priorité et que c'est seulement dans ce casadrel qu'on va pouvoir travailler correctement et que la violence s'exprime pendant la prise et dès que ça se termine on se doit le le respect le respect absolu et ça s'est très bien passé merci merci beaucoup pour ce propos liminaire est-ce que vous pourrez nous envoyer à titre d'illustration les scènes très détaillées dont vous nous avez parlé pour qu'on voit ce qu'est un scénario avec des scènes très détaillées d'intimité même si elles sont pas frontales euh erouan balanan rapporteur de cette commission oui merci Madame la président euh il y a il y a une question euh que personne n'a posé depuis enfin qu' nous nous sommes pas posé enfin on on connaitt la réponse depuis le début de la commission d'enquête mais je vais vous la poser parce qu'elle a elle a son importance par rapport à la à la suite et aux questions qui viendront après aujourd'hui pourquoi on devient réalisateur et comment on devient réalisateur comment on devient il y a beaucoup de chemin justement contrairement à à d'autres métiers comme la médecine il y a pas la sanction d'un d'un concours c'est ce que m'a dit mon père médecin quand j'ai raté pour la troisème fois la féis il m'a dit mais tu pourras quand même exercer ton ton métier et donc il y a des les voies royales que sont le la Fémis et différentes écoles privées ou publiques et puis il y a par par l'expérience de court-métrage par l'assistana ou par divers postes donc à la SRF tous ces ces chemins sont sont représentés que ce soit pour le documentaire la fiction ou ou l'anim pour adhérer à la SRF on a on a justement décidé de critères très larges parce qu'on peut se sentir réalisateur ou estimer avoir travail de réalisateur très tôt donc on a un collège court-métrage pour lequel dans lequel on peut adhérer à partir du moment où on a réalisé un court-métrage qui a été diffusé dans au moins un festival et pour le longmétrage à partir de un longmétrage diffusé en France puisque ça se passe en France mais en tout cas à partir du moment où on a fait un film et où il a été diffusé de façon publique au moins une fois on estime pouvoir se choisir réalisateur merci euh beaucoup euh alors je je rebondirai après vas-y vas-y ok euh moi j'ai une j'ai une question parce que j'entends que votre responsabilité est grande mais j'ai envie de dire que la responsabilité qui pèse sur vous est aussi très grande c'estàdire que si votre film ne fonctionne pas en raison d'un comportement d'une personne ou enfin j'imagine à quel point la pression sur vos épaules est importante euh et en plus vous venez quand même de la Nouvelle Vague ce qui n'est pas neutre non plus en terme d'appréciation des violences sexistes et sexuellees et donc la question que je me pose c'est est-ce que vous avez bon déjà est-ce que vous formez vos membres alors je j'ai entendu qu'il y a des groupes de travail est-ce que c'est est-ce que c'est ça que vous considérez comme une formation ou est-ce que vous avez des formations en plus première question et deuxème question est-ce est que vous avez aussi des centres d'aide ou d'appui quand quelque chose se passe mal sur un tour en âge d'un de vos membres ou d'une de vos membres actifs effectivement ce qu'on appelle les écoles de la SRF c'est aussi pour ça qu'on a choisi le nom de école et puis les ateliers courmétrage on on les voit comme des endroits des moments de réflexion de discussion entre cinéastes et des moments qui favorisent la prévention notamment sur ces sujetsl on a des projets peut-être que tu voudras en parler Miriam de de débat public et cetera ouis j'en parle euh sur le par exemple qu ce qui concerne le droit du travail par exemple on se dit le réalisateur au-delà de la formation qui existe au CNC et on s'est battu pour qu'elle soit aussi obligatoire pour les pour les réalisateurs mais il y a toute la question de je suis sur un plateau il y a c'est encadré par un droit du travail le droit le temps de travail des enfants et cetera les encadrements les horaires et cetera et donc ce qu'on aimerait faire c'est déjà une fiche disponible pour nos adhérents et puis ensuite une sorte de grande réunion ouverte pour tous les cinéastes une fois par an où on se pose ensemble et où on parle de ça et de voilà parce que ça nous paraît un peu un peu lourd peut-être d'organiser une formation à chaque tournage mais avoir proposé ce temps d'échange par la SRR en tout cas une fois par an ça n semblerait important euh un grand moment de discussion qu'on aimerait organiser aussi sous forme d'un grand débat public c'est sur la question de comment quel quel est notre pratique aujourd'hui et comment on tourne un film aujourd'hui par rapport à une pratique voilà de la génération d'avant et et cetera comment la violence entre dans le processus de création et comment on peut évoluer ça c'est une discussion qui a depuis un moment de faire un grand débat public de beaucoup de cinéastes de différentes générations sur ce sujet-là voilà ça c'est les pour les projets mais effectivement aujourd'hui on propose pas de formation à proprement parler mais on organise énormément de temps d'échange sur ce sujet-l et concernant le la question des du Centre d'aide c'est c'est pas le rôle de la SRF d'être un lieu un un un centre ressources en tout cas un endroit qu'on appelle forcément c'est aussi pour ça que plusieurs cinéastes du conseil d'administration de la SRF il y a quelques années ont participé activement à la création du collectif 5050 en se disant justement qu'on avait besoin d'un endroit dédié pour ça externe à la SRF donc on a vraiment des cinéases SRF qui ont été partie prenant dans cette création avec cet objectif là merci beaucoup monsieur balanon merci euh ma première question elle allait justement sur enfin sur un premier constat que vous que vous avez fait c'est que on peut devenir réalisateur par un certain nombre de de grandes écoles il y en il y en a pas beaucoup d'ailleurs et puis on peut devenir réalisateur par l'expérience par un parcours qui peut même être parfois assez divers on peut être on peut aussi venir de du documentaire enfin tout tout ça je crois que les gens qui suivent la Commission le savent mais ce qui est intéressant et et vos premiers éléments de réponse à la présidente le montre bien c'est est-ce que vous pensez que la votre formation est suffisante déjà dans dans les écoles existantes est-ce que la formation est suffisante en terme de de de droit du travail est-ce qu'il est suffisamment connu en terme de management d'une équipe parce que ça se c'est vous êtes vous l'avez dit vous êtes responsable d'une équipe et d'un et d'un rendu final et donc ça se manage et ça demande aussi un certain nombre de de compét et puis évidemment aussi est-ce que vous avez une formation suffisante en terme de d'appréciation des problèmes qui peut des problèmes humains qui peut arriver qui peuvent arriver enfin c'est-à-dire de détecter des des des souffrance et cetera donc la question en réalité c'est est-ce que vous pensez que au moins pour les écoles les écoles les grandes écoles qui forment au métier ce sont des un Tron commun qui devrait exister qui devrait être renforcé et comment on fait pour les personnes qui sont devenu réalisateurs sans avoir suivi ces grandes école pour avoir une sorte de validation des acquis ou ou d'près ou de de comment dire d'apprentissage de de ces de ces bonnes pratiques qui souhaite répondre madame Garby non monsieur cogitor monsieur cogitor c'est quelques éléments de réponse mais encore une fois la la subjectivité de la question ne me permet pas d'y répondre de façon complète pour ma part j'ai fait une classe prépa anante de cinésup dans lequel on avait des cours d'économie et de droit du travail et par ailleurs en travaillant le le ou la réalisateur réalisatrice travaille de toute façon avec son ou sa première assistante qui pour le coup est spécialiste des questions de d'amplitude horaire de de droit du travail donc on on ne pas on peut pas aller en tournage sans ignorer les les questions de de minimal d'amplitude horaire de temps de tournage des les enfants et cetera même si on n pas eu de formation spécifique le ou la première assistante est là pour les les rappeler et les mettre en place en préparation madame Garby alors du coup moi j'ai pas fait d'école donc vous avez le panel c'est-à-dire que moi j'ai fait la fac et donc j'ai été première assistante réalisateur donc voilà donc je vois très bien de quoi parle romain donc effectivement le poste de première assistant c'est rappeler effectivement la législation et travailler sur la législation avec le directeur de prod maintenant moi je pense que ça peut être vraiment intéressant enfin moi la fac par exemple j'avais pas du tout de cours de droit ou d'économie enfin très peu et moi je trouve que c'est vraiment hyper intéressant d'avoir ça dès le début en fait dès le début et et je me dis que voilà nous à notre échelle de SRF déjà mettre en place des choses comme ça enfin voilà je pense que c'est c'est c'est bien parce que c'est un temps où vous êtes pas en prépa vous pouvez suivre ça et pas dans le speed d'une prépa d'un film où il y a 10000 10000 information à traiter est-ce que votre association reçoit des subsides publics est-ce que vous sur vos projets vous pouvez avoir des aides du du CNC mais est-ce que l'association SRF en elle-même a des subsides publics oui tout à fait sinon nous n'existerions pas euh on a effectivement une subvention du CNC qui est assez importante euh on est aussi euh subventionné enfin aidé financièrement par la Région Île-de-France et euh voilà pour les aides publiques en tout cas ensuite par les organisations de gestion collective pour la partie action culturelle et ensuite on a des financements privés et puis les adhésions de nos adhérentss mais c'est une petite partie d'accord aucune de ces aides publiques n'est conditionnée à à des formations ou à des une prise en compte des violences sexistes et sexuelles dans votre dans votre association non il me semble pas on pourrait regarder effectivement les articles de nos dossiers de subvention mais je ne pense pas non d'accord donc respect de la laïcité j'imagine si vous avez une subvention île-de-fance mais pas respect du corps des personnes très bien monsieur balanon juste j'ai pas compris en quoi ma question était subjective là tout à l'heure non c'est la réponse qui ah pardon ah oui parce que excusez-moi de pas de souci non tout d'un coup je me disais qu'est-ce que j'ai dit qu'il fallait pas dire ça arrive et ça et c'est bien de nous le rappeler si on le fait pardon si je peux compléter sur sur ce sujetl par rapport à la formation des des réalisateurs en devenir effectivement c'est important mais il y a une part de management effectivement pour les réalisateur mais c'est je pense quand même que c'est le producteur à son endroit qui a le la responsabilité de vérifier en arrivant sur le plateau que toutes les personnes qui l'a engagé sont formées et ont les les connaissances pardon monsieur koogitor oui par ailleurs il faut pas oublier que qu'un long métrage même modeste donc le devis médian est à 2007 il y a des premiers films il y a des nouveaux entrants des nouvelles entrantes mais on se lance pas comme ça du jour au lendemain il y a quand même une expérience préalable qui qui est requise en tous les cas quel que soit le le chemin de formation et le chemin de vie monsieur balanon oui puis vous avez bien rappelé sujet qu'on a vu revu et qu'on reverra encore que l'employeur l'employur sur le sur le film et le producteur et à ce titre dans dans le rapport au au asect du Code du travail c'est c'est lui qui est qui est responsable euh moi je je bon je voulais poser un peu des questions sur euh sur la question de du scénario et de la de ce que peut-être le scénario comme accord contractuel vous l'avez expliqué un petit peu par votre expérience avec une lien un lien avec une coordinatrice d'intimité aujourd'hui on voit et c'est pour ça aussi que la question du droit m'intéressait c'est que euh souvent il y a un contrat qui est signé entre un réalis enfin entre un producteur et des comédiens comédienne et le réalisateur et le le scénario n'est pas complètement développé séquencé et ne permet pas toujours à la par exemple comédienne qui aurait une scène de nu de bien l'appréhender de bien voir ce qui va être ce qui va lui être demandé ou pas est-ce que vous pensez c'est très très concret ma question est-ce que vous pensez qu'il faudrait avoir des des comment dire des scénarios qui contractuellement engage ou alors est-ce que c'est à côté du scénario un contrat très précis qui séquence les scènes et qui engage le réalisateur la comédienne et surtout le le producteur est-ce que c'est quelque chose sur lequel on aurait des des des obligations légales à à renforcer madame garb monsieur madame BR plouf plouf et Madame garb ah bah monsieur citor ok oui le le le ça dans ma pratique en tout cas ça ça a l'air peu opérable alors premier point c'est que en cinéma encore une fois je parle pas d'audiovisuel de télévision ou de série en cinéma le scénario est quand même très souvent extrêmement développé avant de le soumettre à à un ou une interprète qui est potentiellement une une clé de voûte du financement et du montage du film on n'envoie pas de de première version ou de choses incomplètes on envoie quelque chose qui a été travaillé pendant plusieurs années généralement et qui est malgré tout précis je suis pas un spécialiste de la contractualisation des des interprètes mais il m'a été donné de lire il y a quelques années un contrat de d'une interprète qui disait que en terme physique elle ferait bien que ce qu'elle veut comme elle le veut et c'est une clause qui me semble plutôt vertueuse que il y ait pas de de d'obligation de suivre une une ligne une ligne de texte enfin une un texte écrit quant à elle sur l'opérabilité en fait le scénario même quand il est le plus précis possible il dit quand même très peu de choses par rapport aux limites que que peut avoir une un ou une interprète et que c'est là où la coordination de d'intimité est importante et intéressante c'est qu'on va aller beaucoup beaucoup plus dans le détail avec par exemple une scène qui s'écrirait en en une demi-page va en prendre trois à décrire en terme de de coordination d'intimité en caractère très très serré et quand bien même ce sera pas complet je peux poursuivre mon exemple si vous le souhaitez allez-y allez-y euh on est en fait à à de l'ordre du du centimètre en terme de cadre et en terme d'axe un de mes exemples sur sur un de mes films la limite d'une d'une personne qui qui d'une interprète c'était que le la caméra ne saisisse pas sa poitrine c'est-à-dire que la personne n'avait pas de problème à ce que sur le plateau un autre interprète la saisie si elle était de de dos à la caméra euh pour être certaine de ça elle ne s'en remettait pas au cadre ou euh ou au fait que le cadreur ou le réalisateur lui jure que ça n'pparaîtrait pas dans le montage final elle souhaitait la présence d'un bandeau c'est-à-dire donc d'un d'un ruban qui qui entoure entièrement le corps pour masquer le la poitrine h pour autant la nudité du dos ne la gênait pas donc la question devient comment dans une scène c'est-à-dire d'être filmé de dos nu ne la gêz pas mais ce qui est impossible quand il y a un bandeau alors que le personnage est sensé être nu donc c'est là où on entre dans des explications mais qui sont de l'ordre du centimètre pour dire quand quand l'interprète est sur le dos dans le lit elle a son bandeau expliquer à quel moment on coupe qu'est-ce qu'on va mettre en place pour pouvoir enlever le bandeau en plateau fermé avec très peu de gens et reprendre dans telle autre position elle va pouvoir être de dos et que la caméra saisis son Donu sans qu'il y a à aucun moment un risque de de saisir la partie qu'elle souhaite pas donc ça je vois pas comment un scénario peut en peut en rendre compte on est dans dans un endroit beaucoup beaucoup plus profond et qui est de l'ordre de la discussion de l'échange de la précision beaucoup plus que de la contractualisation il y avait vous vouliez répondre aussi je vous avveis vu tendre la main vers le micro non non mais en fait enfin voilà romain a complètement a abordé ce que ce dont je voulais parler c'està dire que pour moi également le au niveau du scénario je pense que quand quand le scénario est envoyé en tout cas au comédiens effectivement et aux comédiennes il est quand même extrêmement développé alors effectivement pas dans le détail comme comme Romain le disait mais en tout cas voilà il y a pas de il y a pas de surprise voilà Monsieur balanan et après j'ai une question oui mais c'est un exemple très concret est très intéressant ce que vous nous dites parce que de à vous entendre c'est-à-dire que même un scénario très séquencé très comment dire précis ne règle pas la question du rapport à l'intimité que va pouvoir avoir un comédien une comédienne une fois qu'il est sur le plateau et donc effectivement en disant ça vous prenez pour la la mise en place des coordinateurs d'intim d'intimité à chaque fois qu'il y a il y a un film enfin plus ou moins alors ou alors un dialogue possible le rendu possible entre le le l'équipe le réalisateur et et la la comédienne ou le comédien mais c'est pas toujours on peut pas on peut pas comment dire être sûr que l'entente va se faire donc c'est un vrai sujet donc cette question là elle est intéressante et est-ce que vous pensez par contre que pour revenir sur le scénario le scénario il dit qu'il y a un nu il dit qu'il y a un nu il le décrit la comédienne ou le comédien va signer sachant qu'il y a un nu et voilà et puis le réalisateur décide de rajouter c'est plus un nu c'est pas deux corps nuus c'est deux corps nuus qui s'enlasse c'est plus du tout c'est plus pareil c'est plus tout à fait la même chose est-ce que vous pensez que ça ça doit être par exemple quelque chose qui doit être contractualisé en plus et et ou pas c'est-à-dire est-ce que enfin vous voyez ce que je veux dire c'est comment on fait pour gérer le niveau entre le scénario jusqu'à la jusqu'au le cou couper mais entre-temps qu'est-ce qui a été rendu possible et comment on rend possible et avec le consentement des uns et des autres merci Monsieur kojitor et après je j'ai une question dans la pratique le scénario est envoyé parfois un an avant le le tournage le temps que le financement se se fasse donc ça aurait dans la pratique peu de sens d'entrer à à ce niveau-là de détail la coordination d'intimité est une réponse et si une des propositions de la de la SRF c'est que non pas de rendre la coordination d'intimité obligatoire pour les majeurs mais qu'il y ait obligation de poser la question aux interprètes et pas de façon direct réalisateur réalisatrice interprète mais en passant par exemple par les agents et de demander si l'interprète souhaite qu'il y ait une coordination d'intimité et à partir du moment où la réponse est positive que du coup le la production et la mise en scène s'oblige à à accéder à à cette demande ça peut ne pas être le cas il y a il y a il y a une réalisatrice qui qui a réalisé un très beau film l'an dernier qui en discutant avec son couple d'interprète en leur décrivant très précisément chaque plan chaque limite et cetera les deux interprètes majeurs ont dit qu'il préférait faire ça tourner c'est non un couple je veux dire le l'acteur non ils était pas du tout un couple dans la vie non non non il jouaient un couple à l'écran ils étaient pas un couple dans la vie mais disons que ça la question leur a été soumise euh en avec une description beaucoup plus précise que que le scénario et je pense une confiance aussi qui s'est créée à ce moment-là là dans cette discussion avec la réalisatrice et dans cet échange j'ai une question autour du temps parce que en fait évidemment là on discute beaucoup en amont de ces auditions et ce qui apparaît très souvent c'est que une scène est prévue euh et puis parce que elle ne convient pas au réalisateur ou à la réalisatrice mais plus souvent au réalisateur parce qu'elle ne convient pas il décide de la changer situe immédiatement de changer les plans de changer les positions de changer la nudité le degré de nudité ou pas et en fait ce qui apparaît assez nettement dans les échanges que moi en toutous les cas j'ai pu avoir c'est que il n'y a pas non plus le temps de la réflexion pour les personnes ni le temps de l'acceptation ou de en fait de la réflexion et de savoir ce qui quelle est la limite que je souhaiterais poser ou pas poser et est-ce que je veux garder tel vêtement est-ce que je veux pas le garder et que tout se fait dans un temps très contraint très tendu parce que évidemment il y a une feuille de il y a une feuille de route il y a un planning il y a voilà et donc est-ce que vous avez réussi à dilater ce temps avec une coordinatrice d'intimité c'est est-ce que ça aide à à gérer cette question du temps restreint et est-ce que pour vous ça permet aussi de de de mieux définir enfin d'aider les les les comédiens même dans une situation d'urgence à mieux définir leur leur souhait oui tout à fait c'est encore une fois comme une cascade c'est-à-dire que si on se dit qu'il y a un plan A et que si pour alors concernant une cascade des raisons météorologiques pour une scène en extérieur d'intimité ça peut aussi être le cas si ça se passe mal un plan B et on connaît et on questionne les limites le la coordinatrice ou le coordinateur d'intimité permet d'explorer de questionner sur ses limites de façon très franche là où le dialogue direct peut éventuellement être gêné par la pudeur ou pas de de la personne à la mise en scène ou de la personne à interprétation mais malgré l'urgence normalement tout a été bordé avant et on sait quelles sont les limites et on s'interdit de de de dépasser ses limites au moment du tournage avec coordinateur d'intimité alors avec en l'occurrence pour mon dernier tournage ou sans sur mon tournage précédent une fois le la la limite évoquée posée il est pas question de d'insister ou demander à à faire autrement en tout cas autrement dans un cadre qui sort des limites alors pour vous mais dans les témoignages qu'on reçoit c'est précisément au moment du tournage de la scène dans le feu de l'action que les choses que les commandes changent et que du coup les les conditions de réalisation enfin les conditions de tournage le jeu d'acteur se modifie donc c'est ça la la difficulté et et l'indispensable présence d'un tiers qui permet mais en effet de lever les tensions directes et du coup aussi les coups de pression poss possible sur telle ou telle personne est-ce que tu as une question supplémentaire oui oui coup de pression ça me ça permet de faire justement une une belle transition on voit que réalisateur c'est aussi un métier de la gestion de la frustration frustration parce que la cascade qu'on avait prévu dans le scénario n'est pas possible parce qu'il fait mauvais et que le le le le plan de de tournage permettra pas de la faire frustration parce que le comédien ou la comédienne n'est pas exactement comme on aurait imaginé qu'il soit en terme de de de de prestation et en terme de de jours de forme et cetera donc c'est c'est parfois extrêmement difficile comment on peut gérer ces frustrations parce que quelqu'un qui est frustré c'est quelqu'un qui souvent s'énerve c'est assez humain et quelqu'un qui s'énerve c'est un plateau entier qui peut s'énerver euh la bienveillance peut disparaître l'empathie peut disparaître et tout d'un coup c'est là qu'on peut avoir des accidents de gens qui s'agacent qui s'énervent alors je suis pas en train de dire que c'est parce que vous avez des des réalisateurs frustrés qu'on a des des des des délises sur des tournages mais ça peut ça peut hélas y contribuer et moi je je reviens sur cette idée que que j'ai depuis un moment c'est de se dire que sur un plateau euh qui c'est qui gère la bonne vie ensemble et est-ce que quelqu'un n'aurait pas ce ce rôle à avoir c'est-à-dire de faire en sorte que c'est le rôle du producteur peut-être mais le producteur il une fois qu'il a produit son film il est en train de travailler le développement d'un autre film et donc est-ce qu'il pourrait pas déléguer cette tâche de la bonne vie ensemble sur le plateau et sur le plateau et de tout simplement le respect de l'empathie de la sympathie c'est mon côté bisounours qui parle la le la solution elle commence pas sur le plateau si le réalisateur se retrouve dans cette situation sur un tournage s'il a cette pression qui lui est mise c'est parce qu'il travaille sur son scénario depuis depuis 4 5 6 ans il a réussi à finir son film il se retour sur ce plateau il joue ça en réalité il joue sa vie sur ce plateau c'est c'est pour ce qui ce qui se passe pour lui c'est très grave donc bien sûr si à un moment donné le que ce soit l'acteur qui dise non ou il se met à pleuvoir ou quoi que ce soit ça a une conséquence pour lui qui est qui est décuplée donc pour pour gérer cette frustration il faudrait changer tout le fonctionnement du financement du cinéma aujourd'hui pour permettre au réalisateurs de travailler dans meilleures conditions depuis le début enfin il y a tout un travail en amont en tout cas à faire qui ne démarre pas sur le plateau en tout cas c'est sûr après il y a des solutions sur le plateau c'est auquel on peut réfléchir et vous parliez de d'une personne sur le plateau qui qui gérerait l'humeur effectivement et ça c'est c'est une réflexion ça existe aux États-Unis on a une réalisatrice notre conseil d'administration qui travaille beaucoup avec les États-Unis qui nous parlait de ce comment s'appelle ce wellbeing coordinator wellbeing ordinateor voilà mais c'était sur un tournage c'était une personne qui vient une fois par semaine parler avec tout le monde mais sur un tournage qui dure qui dure 6 mois c'est pas les c'est pas la même chose sur un tournage en France mais si on parle de ça de d'une personne sur le plateau ce qui serait important d'après nous soit une personne extérieure pas un référent pas une personne du de la production serait V une personne extérieure qui viendrait avec son regard neuf voilà qui serait un endroit d'un réceptacle de de discussion pour les personnes réalisateurs ou d'autres personnes sur le tournage avec qui il serait possible de de parler en en toute liberté ça je pense que ça serait intéressant merci merci beaucoup je euh moi je voudrais savoir aussi quelles conséquences très concrètes financière et de statut cela pour vous qu'un film soit le l'objet d'une dénonciation de comportement abusif qu'est-ce que vous risquez très concrètement dans vos finances et dans dans votre statut si il y a par exemple une actrice qui se plaint d'un d'une d'une agression sexuelle lors du tournage le il y a il y a si le tournage est arrêté si le film ne peut pas reprendre il y a une conséquence je ne sais pas pas vraiment s' y a une conséquence financière parce que je pense que le réalisateur est payé pour son temps de travail mais une conséquence il y a des conséquences voilà comme un projet sur lequel vous travaillez depuis 10 ans et puis qui s'arrête toujours au lendemain et qui ne reprendra pas enfin c'est c'est évident après c'est c'est pas une raison pour continuer un tournage quoi qu'il arrive ou pour quoi que ce soit donc c'est une une catastrophe ou un motif grave qui qui est inéluctable après on peut trouver des solutions et la solution de le travau les travaux qui sont fait avec les assur notamment euh sont pour nous une une option intéressante en tout cas en terme terme financier parce qu'en fait une des raisons pour lesquelles les les victimes ne parlent pas forcément ou thèsent les fait ou n'ose pas prendre la parole dans les instances c'est que précisément cette charge là elles la connaissent très bien et elles savent que leur parole peut arrêter un projet de plusieurs années mettre d'autres personnes en difficulté et du coup la question que je me pose en vous écoutant c'est si une agression sexuelle malgré toutes les précautions qui sont prises et cetera a lieu euh sur un tournage qu'est-ce qui selon vous pourrait être fait alors on a entendu le collectif respect qui esquisse des pistes mais qu'est-ce que vous en tant que réalisateur vous demanderiez peut-être au législateur que nous sommes pour garantir en fait que vot votre travail ne puisse pas être comme ça menacé par un fait ou par plusieurs d'ailleurs mais au moins par un fait sur un plateau disons que moi j'ai le sentiment que c'est plus avec les les assurances que ce ce ce débat se pose en fait puisque effectivement avoir comme ça quand il y a quelque chose qui se passe sur un film avoir un temps d'enquête avoir un temps d'arrêt avoir avoir tout ça oui il y en a besoin mais efftivement ça met en péril les films sur lequel sur lequel on travaille et que ça soit pour les équipes techniques que ça soit pour les réalisateurs c'est pour tout le monde donc effectivement moi j'ai l'impression que c'est vraiment un enjeu d'assurance voilà de pouvoir arrêter les les pouvoir arrêter les films et pouvoir les reprendre surtout oui c'est ça mettre en suspens le temps de mettre de côté les personnes qui ont besoin de l'être ou de trouver une solution ensemble de façon à pouvoir reprendre le tournage dans un second temps en fait t qu'elle est actuellement définie vous semble bien proportionné bien dimensionné est-ce qu'elle semble répondre au aux difficultés éventuelles vous parlez de la clause qui est proposée par le groupe respect non ah d'accord ça je la clause proposée par les assurances qui par exemple alors c'est c'est c'est jours c'est 5 jours maximum c'est 500000 € et c'est sur la base d'un dépôt de plainte ou signalement au procureur on n pas d'avis arrêté sur le sujet 5 jours c'est court euh c'est sûr qu'évidemment il faudrait que que ce soit un quelque chose soit proposé qui soit beaucoup plus ample sans doute pour fair parfois trouver des solutions mais c'est c'est au moment du dépôt de plainte donc c'est toujours pareil je veux dire le film est déjà déstabilisé avant avant un dépôt de plainte enfin je veux dire c'est déjà c'est déjà très grave enfin je veux dire le le dépôt de plainte ça ça peut venir mais euh très très loin derrière enfin très très loin après donc donc c'est pas forcément la la ouais c'est pas forcément enfin la enfin la solution elle est encore peut-être encore à calibrée je pense euh oui oui oui même si c'est la place de cinéaste à l'endroit de cette question enfin c'est une question de production beaucoup on se sur une une violence dans laquelle le le le réalisateur ou la réalisatrice n'aurait rien à voir ce ce sera un accident terrible et comme un autre accident mais où c'est dur de de vous répondre on a connu le covid et moi ayant attrapé le covid sur mon tournage il y a eu un arrêt de jours c'était très lourd très pénible j'ai eu très peur mais à part ça tout était entre les mains de de la production pour enfin moi à mon niveau j'ai j'ai mis tout enfin je me suis isolé complètement tant qu'il y avait une suspicion avant de d'avoir une certitude et une fois qu'il y a une certitude on a arrêté euh on a arrêté pendant 2 jours c'est-à-dire 4 consécutifs avec le le weekend mais c'est c'est très loin de l'endroit de de cinéast cette question là on est plus dans une question de de production mais vous avez pu vous arrêter précisément parce qu'il y avait une assurance à l'époque non c'était de l'audiovisuel donc on nentrait pas dans le champ en tout cas à ma connaissance vu qu'encore une fois c'est pas moi qui ai géré directement le la chose mais le l'information que j'ai eu c'est que le coup a été partagé entre producteur et diffuseur si Monsieur balanon juste revenir revenir sur la question du du scénario parce que c'est c'est un élément important dans dans dans dans le cinéma évidemment avec deux cultures différente la culture française qui a longtemps été un peu caricaturée d'ailleurs sans doute le scénario c'était quelque chose de très souple voir c'était même mieux s'il existait pas et puis une culture anglo-saxon et américaine en particulier o vous avez des scénarios très très détaillés très engageants moi moi je reviens sur le sujet parce que je je c'est ça reste quand même un élément de l'ordre de du contrat entre tout tout tout l'équipe et et tout le monde et je trouve que euh je je sais je j'aimerais vraiment vous entendre parce que j'ai pas été complètement satisfait c'est pas voilà sur sur ce sur cette sur ce sujet-là euh est-ce que le scénario doit engager est-ce que c'est c'est quelque chose qui doit être qui qui devient quelque chose de contractuel bon voilà et au-delà de ça le scénario c'est aussi l'histoire que ça raconte et donc l'histoire que ça raconte bah c'est ce qui permettra ou pas d'avoir une aide et donc je rebondis justement sur les aides sur le le CNC tout à l'heure je je vous ai entendu dire qu'il faudrait peut-être revoir la façon dont les aides sont faites ça m'intéresse de d'avoir cette question sachant qu'on a un cinéma qui existe parce qu'il est profondément aidé et c'est tant mieux et donc ça donne aussi une responsabilité à ceux qui décident d'aider les films dans ce qu'ils ont comme message mais dans les gens aussi qu'on aide vous voyez ce voilà et et donc je voulais vous entendre sur ce sur cette sur cette question là de du scénario jusqu'à l'aide comment comment on peut améliorer les choses pour vous répondre en en en en plusieurs étapes on l'a vu il y a une contraction des temps de tournage qui qui va en se comprimant de de plus en plus il y a une quinzaine d'années on était sur une trentaine de jours pour des films dit fragile ou fauché aujourd'hui on est sur ça descend jusqu'à 24 jours donc plus le temps est comprimé plus il faut savoir l'avant ce qu'on va faire et moins il y a de marge de d'improvisation si on met de côté certaines exceptions artistiques de sont améliorés aussi peut-être plus facile c'est une question pas fondam ouais non juste par rapport à ça pas pas forcément parce qu'en fait le truc c'est qu'effectivement pellicule par exemple fallit beaucoup plus éclairer fallait beaucoup plus il y avait des choses comme ça mais en même temps on n pas des équipes qui passent de 40 à 12 par exemple ou alors c'est une vraie volonté de mise en scène et ça c'est encore autre chose donc sur le sur le scénario finalement si on est sur un film qui a par exemple pas de pré-achat télé ou qui a pour seul diffuseur un un un distributeur cinéma qui a mis un minimum garantie j'ai presque envie de dire que le réalisateur ou la réalisatrice euh c'est lui ou elle le garant de son scénario et que dans ce temps imparti très court et avec ses moyens très limités il ou elle va essayer de tout filmer ou de filmer le maximum donc c'est quasiment une réponse à l'envers à à votre question là où sur un film qui a euh des diffuseurs que ce soit du film de plateforme ou des films avec des préachats de télévision là il y a un engagement contractuel plus fort du du producteur vis-à-vis des des diffuseurs l'ayant préacheté et ça peut être contractuellement le réalisateur ou la réalisatrice doit s'engager à filmer tout ce qui est écrit finalement ça ça revient à à manager son temps de travail et à ne pas dépasser mais on est de l'ordre de la séquence encore une fois on n pas sur l'ordre du geste ou sur l'ordre du du cadrage on est est juste s'engager à filmer ce qui est écrit sur le les les le financement et les subventions possible et leur amélioration on se dit nous aussi qu'un bonus pour la coordination d'intimité ça peut être quelque chose de de pertinent notamment parce que ça peut être selon le type de budget du film un coût assez lourd parce qu' il s'agit pas seulement d'une coordinatrice ou d'un coordinateur qui est là une journée mais il y a un temps de dépouillement du scénario il y a un temps de préparation avec les acteurs il y a le déplacement les repas et cetera les répétitions donc c'est quelque chose c'est c'est un véritable choix et un véritable investissement de de la part de de la production on va avoir des réalités TR très différentes en terme de scénario aussi ça dépend beaucoup des cinéastes on a des cinéastes qui vont écrire des scénarios à la à la seconde près tout est hyper écrit et puis après agè Verda elle prend sa caméra et puis elle part fil en fait c'est des actes de création très différents on peut pas tout on peut pas toujours utiliser le le scénario comme un comme un contrat parce que il faut aussi cette liberté aprè on peut en réfléchir pour certaines scènes mais d'une façon générale ça répond à des actes de création ah moi j'ai deux questions un sur les mineurs une sur les mineurs dont on n pas beaucoup parlé donc là maintenant il y a un accompagnement qui est systématique mais la question nous a été posée entre les 16 et 18 ans enfin dans la période 16-1 ans et peut-être même 1625 après tout j'en sais rien pourquoi ça s'arrêterait à 18 où il nous a été dit que bon l'accompagnement n'était pas euh systématique loin de là et que c'est une période quand même sensible puisque notamment au moment des fêtes et cetera il peut-être ou elle peut-être en présence de produits de violence et que finalement elle n'est pas ou il n'est pas accompagné dans ces moments-l donc qu'est-ce que vous suggéreriez pour cette tranche d'âge là et la deuxième question c'est que une des pistes aussi que l'on travaille dans les auditions c'est les avances sur recett et la possibilité de sanctionner un film qui enfin un réalisateur une réalisatrice si les règles de protection n'ont pas été mis en place qu'est-ce que vous pensez de ces deux choseslà en ce qui concerne les les mineurs nous on est des d'avis de de faire l'obligation en tout cas sur les coachs et sur le coordinateur d'indtimité jusqu'à 18 ans la réflexion qu'on a eu entre le 16 18 on s'est dit 18 sur l'intimité sur l'intimité et par ailleurs on a pas parlé mais sur intimité par ailleurs chacun va avoir un avis très différent de ce que c'est l'intimité où ça démarre d'où le principe de proposer de toute façon un coordinateur d'intimité même dès queun homme et une femme sont dans la même pièce presque ou même deux femmes en peu importe parce que c'est pas à nous de juger réalisateur à quel moment on est dans une scène d'intimité ou pas et la deuxième question c'était l'avance ah oui l'avance sur recette et on est tout à fait d'avis de renforcer la le rôle de de sanction du C CNC ou d'autres structures en tout cas à ce sujet d'ailleurs on réfléchissait je sais pas si ça a été dans les dans les tuyaux à un moment donné à l'idée d'une de la création d'une commission ad hoc au CNC sur ces questions sur les questions sociales une commission qui pourrait être composée de de voilà de nos différentes organisations de personnes extérieures il pourrai être là en soutien et en réflexion autour voilà dans suivi de cette commission d'enquête mais je je vais peut-être préciser une chose dans la réponse de de Rosalie c'est que le les mesures de protection en tant que réalisateur c'est ce n'est pas nous qui employons les personnes donc une mesure de protection enfin si c'est la société de production qui refuse l'embauche à la demande du réalisateur ou de la réalisatrice qui refuse une embauche qu'est-ce qui se passe est-ce que on est condamné sur son film suivant alors même que c'est avec une autre société de quelque chose qui n'est pas de notre fait donc ça peut il faudrait en étudier les modalités quand même ok merci est-ce que tu avais une dernière question euh non je crois est-ce que vous il y a une un aspect qu'on n pas abordé qui vous semble important oui vous posiez la la question du remplacement du réalisateur ou de ou de la réalisatrice ce qui est une une question très épineuse pour nous à partir du moment où c'est a priori c'est-à-dire le le les propositions du du groupe respect qu'on trouve très généralement très intéressante et et et que c'est un rapport très important on est par contre plus circonspect sur cette idée de au préalable et à priori désigner quelqu'un en remplacement en cas de de simple mise en cause et le le madame Girard notamment et d'autres personnes vous ont exposé la problématique entre le le droit de la propriété intellectuelle et et le droit du du travail donc on n pas de de réponse clair euh on sait que nous dans dans la pratique c'est le commun accord par exemple moi sur une série documentaire je me suis trouvé à un moment indisponible parce que j'avais mon long-métrage qui se débloquait et j'avais prévenu à l'avance et donc il y a un autre réalisateur qui est entré à ce moment-là en jeu quand j'avais réalisé un épisode et demi on a décidé entre nous après montage que j'aurais 100 % de droit du premier épisode euh et que lui prendrait l'entièreté du deuxème même si j'en avait fait une partie et ça la la loi interdit au producteurs de de se mêler de cette question du partage de droit de diffusion c'est au gré à gré entre entre auteurs donc ces cas existent de remplacement alors là c'est en cas d'indisponibilité mais il y a la nécessité de du commun accord on est inquiet de se dire que en cas d'une d'une mise en cause sans plus de de précision et sans c'est-à-dire qu'une œuvre alors à forcei on l'a écrit mais même réalisé est une écriture c'est que c'est notre propriété Rosalie a parlé c'est notre propriété intellectuelle Rosalie a parlé de ses processus d'années d'années d'écriture euh si sur une mise en compte si sur une mise en cause on se retrouve exproprié de cette propriété intellectuelle derrière c'est irrémédiable enfin on peut pas revenir là-dessus ce sera la la nouvelle personne qui aura pris le la mise en scène qui sera du coup propriétaire de la suite même si on est blanchi et innocenté là il y a deux cas de figure parce qu'on a des on peut avir on peut être auteur réalisateur et uniquement réalisateur donc quand il y a un scénario qui a pas été écrit par le réalisateur la question du remplacement elle est beaucoup plus simple j'ai envie de dire l'œuvre l'œuvre elle est finie pour le coup quand vous êtes que réalisateur sans avoir été auteur elle est finie quand elle est finie c'est à la fin et donc le le la bah si si vous avez si vous avez pas écrit une ligne de scénario qu'on vous confie un scénario et que vous réalisez ce film vous allez effectivement avoir des droits d'auteur parce que vous avez créé quelque chose en tant que réalisateur mais ça ne le sera que euh à la fin du film et si vous avez fait une partie ça correspondra à la partie que vous avez faite donc ça me paraît plus simple que le cas qui est extrêmement compliqué où vous êtes l'auteur du scénario c'est parfois le projet d'une vie sur certains des films et que là vous êtes interdit pour une raison ou pour une autre d'aller jusqu'à la fin de la réalisation euh bon c'est c'est là c'est c'est c'est un vrai sujet il y a quand même C ces deux ces euh ces deux différents là et et je rebondis parce que il y a la question là aussi la question un peu contractuelle des des droits qui sont des droits une fois que le film fait sa vie qui va sur les plateformes et aujourd'hui il y a des comédien comédienne qui vous savez que le droit d'auteur dans notre pays il est il est il est basé sur un un principe assez simple c'est la proportionnalité de ce que ça va rapporter comme argent et que vous pouvez avoir un contrat qui vous dit c'est 100000 mais si ça devient un succès interplanétaire même si vous avez contractualisé 100000 vous pouvez réclamer le les 4 millions que ça vaut plus tard et est-ce que sur ces sujetsl vous pensez que le droit d'auteur est suffisamment alors il est bien encadré c'est il y a il y a il y a un droit français qui est très précis et qui est très protecteur mais est-ce qu'il est suffisamment bien comment dire appliqué et est-ce que vous avez cette question qui vous est remonté aussi avec des des des réal Atur sur la question des de l'utilisation d'un film par les plateformes après après qu'il a été qu'il a déjà eu sa vie c'est c'est un sujet surtout pour les comédiens comédiennes d'ailleurs monsieur cogitor oui pour répondre à la première partie de votre question alors il faut savoir avant d'entrer en tournage il y a la préparation pour ma part la donc à peu près 3 mois de préparation pour 6 semaines ou 10 semaines de tournage pour ma part cette partie là est la plus difficile du processus après l'écriture c'est là où on va choisir des décors et des interprètes et faire plein d'autres choix c'est-à-dire qu'au premier jour de tournage on a fait acte d'œuvre déjà beaucoup donc après déterminer un prorata enfin le l'écriture se fait se fait très tôt c'est pas parce qu'on a tourné que 3 jours qu'en fait on on a fait peu de choses parce qu'on a on aura énormément travaillé euh sur le droit d'auteur la SR rve depuis 5 ans au minimum et avant mais pour ma part j'ai rejoint ces travaux depuis 5 ans on est extrêmement alerté sur les les injustices qui s'appuyent sur la question de la rémunération proportionnelle qui est proportionnelle mais qui n'est pas proportionné par exemple donc nous en terme c'est très simple en terme de gestion privé on perçoit 0 € sur l'exploitation de nos œuvres il y a que dans la gestion collective donc au moment de la diffusion audiovisuel que que la SACD nous reverse des droits sinon il y a il y a un principe qui qui est archaïque et qui n'a plus lieu d'être qui est l'avance de droit donc l'acte d'écriture ce n'est pas du travail et c'est même pas rémunéré à la tâche c'est rémunéré sur une avance de recette où il y a la proportionnalité euh que vous que vous dont vous parliez c'est-à-dire dans le cinéma et ça le rapport racine le soulligne aussi on a entre 1 % ou 0,5 % euh des recettes avant amortissement euh qu'on va nous opposer à vitam parce que si on on a touché 25 10000 25000 € pour écrire comme je le disais il y a toujours pas de minimum on verra jamais la couleur parce que on va nous opposer sans cesse que les 1 % de toutes les remontées de recettes ont généré bon ben 900 € on va dire bon ben si vous aviez touché que 10000 il reste plus que 9 9100 € à rembourser euh idem sur les sur les droits de de la mise en scène ça nous est opposé systématiquement comme une avance et ça ne devrait pas ça ne devrait pas être une avance et par d'ailleurs les les sociétés sont ainsi faites que si une société a du bénéfice c'est une erreur comptable donc il y a un deuxième cliquet qui est la rémunération après amortissement on voit maintenant des holdings et des groupes de sociétés qui permettent qu'il y ait aucun amortissement donc on ne touche ni avant ni après amortissement puisque l'amortissement n'a jamais lieu donc en effet il y a une réforme très nécessaire à ce sujet merci beaucoup merci d'avoir été présent et Pr présente merci pour vos paroles nous reviendrons vers vous évidemment au moment de la sortie du rapport qui devrait avoir lieu en avril euh et j'imagine qu'il y aura une restitution auprès des personnes qui sont venu témoigner donc vous serez sans doute appelé à ce moment-là si vous avez des choses que vous ne nous avez pas dites et qui vous semblent importantes n'hésitez pas à nous écrire nous le nous en tiendrons compte et si nous à l'inverse nous avons nous avions des questions après les auditions à venir que nous nous ne vous aurions pas posé et bien nous nous permettrons de vous rappeler dans cette commission pour pour pouvoir éventuellement compléter votre votre audition merci beaucoup en tous les cas à vous et à très bientci beaucoup merci appsur ouis famoi encore donc nous concluons nos travaux aujourd'hui en recevant différentes organisations et collectifs représentant la profession du décor du cinéma et de l'audio visuel monsieur Riton du pire Clément et Madame Chloé Cambournac membre de l'Association des chefs décorateurs de cinéma l'ADC bonjour bonjour madame Sandrine Jaron et Monsieur Omid canagnan membre du collectif des assistants et assistantes décoratrices décorateur du cinéma et de l'audiovisuel la AA DAC c'est ça merci bonjour mesdames Sabine Chevrier et Alexandra Laval membres de l'association des métiers associé au décor Mad bonjour eu madame Chloé Simoes j'espère que je prononce bien excusez-moi si ça n'est pas le cas monsieur Simon tric membre de l'Association française des accessoirist de plateau donc c'est vous qui branchez les MICR normalement non d'accord ok quand il y a des faux MICR peut-être voilà donc ceci sont vra mesdam Emmanuel pardon et Madame maice Deschard membre du collectif des ensembliers et ensemblière régisseur et régisseuse d'extérieur français le ce RF bonjour bonjour monsieur Sébastien chaua qui n'est pas là il est pas encore là mais on va quand même le citer au cas où il arriverait en cours d'audition arrivera pas ah il viendra pas d'accord ok bah donc je ne le cite pas c'était pour le collectif des chefs constructeurs et constructrices comme vous le savez notre commission d'enquête cherche à faire la lumière sur les violences commises contre les mineurs et les majeurs dans le secteur du cinéma de l'audiovisuel et du spectacle vivant notamment le fait que vous soyez aussi nombreux me laisse penser que vous avez sans doute beaucoup de choses à nous dire sur le sujet et je vous en remercie peut-être pourriez-vous commencer par nous rappeler les fonctions que vous exercez sur un film et les conditions dans lesquelles vous les exercez je rappelle que cette commission est ouverte à la presse et qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale avant de vous laisser la parole et d'entamer nos échanges pour environ 1h30 je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes entendues par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérit toute la vérité rien que la vérité je vous invite donc successivement à allumer votre micro à lever la main droite à dire je le jure et à couper votre micro tout de suite après pour que la personne juste à côté de vous puisse aussi le faire merci Monsieur du pire Clément je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure je le jure merci c'est presque un sans faute je crois que c'est la première fois que les micros fonctionnent normalement je vous laisse nous exposer un peu vos métiers et et vos avis sur le sujet dans un propos liminaire et ensuite je vous propose qu'on passe aux questions ça vous irit qui de commencer monsieur dupierre Clément madame la Présidente Mesdames et Messieurs d'abord merci de nous recevoir et de prendre le temps de nous écouter ainsi que vous l'avez fait pour les différents autres collectifs professionnels euh la DC donc que je représente avec Chloé cambourna qui est l'association des chefs et des chefs et chef décorateurs et décoratrices de cinéma euh c'est une association qui a été créée en 2006 et qui est qui compte compte 77 membres dont 54 hommes et et 23 femmes soit une répartition d'environ 70 % d'hommes pour 30 % de femmes laadc a été créé entre autres but de pouvoir se faire connaître et de de se rencontrer les uns les autres car c'est un métier où par essence on a assez peu l'occasion de se de se croiser de communiquer entre nous et de faire respecter autant que faire ce peu une éthique et une déontologie de et de comportement entre autres choses le refus d'entrer en compétition sur des bases financières lorsque l'on fait des castings de film ce qui pourrait s'apparenter à des des appels d'offre mais uniquement sur le caractère créatif et le créatère artistique sur les bases artistiques au fil des années nous travaillons également avec la volonté de faire offre de pédagogie et de communication auprès des autres départements que compose une équipe de tournage car paradoxalement beaucoup des métiers du plateau et on aura l'occasion peut-être d' d'en reparler ultérieurement mais beaucoup des gens de plateau des différents métiers ne savent pas très bien comment fonctionne une équipe d'co que ce que ça représente en en masse de travail en masse de personne et qui fait quoi voilà donc généralement il découvre un décor clé en main et ils n'ont absolument évidemment aucune antériorité de du travail qui a été fait mais également auprès du grand public donc de de faire connaître un petit peu le travail et des chefs décorateurs mais de de tous les métiers de décoration donc auprès du grand public également voilà et sachant que les métiers de la déco c'est plus de 20 métiers et je dirais encore plus de postes parmi tous ces métiers voilà avec des métiers qui sont trop souvent invisibilisés ou méconnus merci qui souhaite prendre la parole allez-y monsieur Garac je madame la Présidente Monsieur le rapport orteur madamees Messieurs les Députés d'abord nous vous remercions de nous recevoir dans le cadre de cette commission avant de présenter notre organisation nous souhaitions faire une présentation générale du département descor que je vais vous lire de ce pas l'équipe décoration rassemble les métiers de la création et de la coordination regroupant les dessinateurs le graphisme les assistants et coordinateurs éventuels les métiers de l'ensembliage c'est-à-dire le meublage et l'accessoirisation des décors les métiers de la tapisserie et de la construction à savoir la menuiserie la peinture la machinerie de décor la serrurerie le staff et la sculpture le chef décorateur est à la tête de notre département et il s'entoure de trois interlocuteurs clés son premier assistant son ensemblier son chefcstructeur nos métiers se déclinent à la fois dans les secteurs du cinéma de la production audiovisuelle que ce soit en téléfilm séries ou pour des plateformes numériques et de la publicité pour des productions à la fois françaises et internationales la particularité de notre département est que nous sommes une équipe dans l'équipe nous rassemblons entre 20 et 30 % de l'effectif de la production en période de tournage pouvant aller d'environ 10 à plus de 200 techniciens nous avons un budget propre négocié avec la production et son représentant le directeur de production en début voire en cours de projet nous le gérons de façon autonome sous la responsabilité du chef décorateur et dont le suivi est assuré par le premier assistant décorateur ce budget aussi entre 6 à 15 % du budget global de fabrication en fonction de l'importance des décor de la présence ou non de décor en studio et de l'époque à laquelle se déroule le scénario il regroupe les salaires des techniciens du département charge patronale incluse ainsi que l'ensemble des achats et location d'éléments de décor ou nécessaire à leur fabrication notre travail commence très en amont entre 6 à 18 semaines avant le tournage avec la conception des décors le suivi des repérages le choix de la répartition entre décor naturel et studio et il se termine plusieurs jours ou semaines après le tournage une partie plus ou moins importante de notre équipe travaille principalement en période de préparation ou en parallèle du tournage ce travail impliquant des structures adaptés à nos métiers que ce soit des ateliers des bureaux des espaces de stockage ou autres nous sommes souvent géographiquement séparés du reste de l'équipe de ce fait la quasi-ttalité de notre équipe n'est que rarement voire jamais en contact avec le tournage et nous déplorons que ces métiers soient donc souvent invisibles et que peu d'employeurs producteurs ou directeurs de production ne prennent le temps de mettre en place des conditions équivalentes à celles du tournage allant de l'absence d'indemnité repas en préparation ou de lieux de restauration de locaux de travail non chauffé ou parfois insalubre par exemple cette discrimination et ces conditions ne permettent pas de prévenir certaines situation de violence qu'elle soit morale ou sexuelle et déconnectent nos techniciens des référents ou même des employeurs bien souvent nos équipes ne connaissent pas le visage ni même le nom des référents harcèlements ni parfois même celui du directeur de production seul une poignée d'entre nous font l'interface entre le reste de l'équipe et la décoration à savoir le chef décorateur le premier assistant décorateur ainsi que l'ensemblier et le régisseur d'extérieur pourtant nous nous devons d'être en étroite collaboration avec les autres départements tels que la mise en scène puisque nous répondons à la direction artistique du réalisateur et aux contraintes du plan de travail ou bien la régie pour le suivi des repérages et de l'accès au lieu de tournage nous sommes également en lien avec le chef opérateur le chef électricien et le chef machiniste pour définir avec eux l'éclairage et la façon de filmer nos décors nous sommes en contact avec les costumes pour s'assurer de l'harmonie des couleurs et des motifs et l'insertion des personnages dans leur lieux de vie nous sommes en lien avec les VFX pour la composition de l'image et parfois l'extension numérique de notre travail nous sommes également en lien avec l'administration et la production au vu de l'impact financier que nous représentons ces interactions sont principalement géré là aussi par le chef décorateur le premier assistant décorateur l'ensemblier et le régisseur d'EXTER érieur enfin le seul membre de notre équipe présent continue au plateau est l'accessoiriste plateau qui est en quelque sorte notre ambassadeur durant le tournage le reste de l'équipe disparaît souvent avant le début du tournage et réapparaît après celui-ci pour les installations et démontag à part une poignée d'entre nous présent à chaque nouvelle livraison de décor je vais laisser la parole à Sandrine pour notre association madame j madame la présidente monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les députés le premier assistant décorateur est le collaborateur direct du chef décorateur il établit avec celui-ci le budget estimatif décoration participe à la conception et supervise la partie technique des décors il assure le suivi du recrutement la gestion l'organisation et la planification de l'équipe décoration afin de permettre la fabrication des décors il est l'interface entre le Directeur de Production et l'équipe décoration à l'échelle du département décor il se doit d'être un savant mélange entre un directeur de production et un premier assistant réalisateur à la fois maître d'œuvre RH et comptable le métier a beaucoup évolué depuis quelques années à la charge autrefois artistique et organisationnelle s'ajoute désormais une charge administrative accrue dans des temps de préparation de plus en plus courts et des budgets de plus en plus resserrés il n'y a qu'un seul premier assistant décorateur par film sauf quelques rares projets bien financés et à ce titre le premier assistant est souvent seul dans son rôle et a peu d'occasion d'échanger avec ses pères c'est pourquoi en 2020 nous décidons de nous rassembler en collectif afin de pouvoir échanger sur nos pratiques mettre en commun nos expériences définir une charte et proposer des solutions pour l'amélioration de notre cadre de travail de nos équipes et de nos salaires c'est dans ce cadre que la AADC l'association des premiers assistants assistant décorateurs et audiovisuel du cinéma a été créé le collectif compte aujourd'hui 74 membres dans les secteurs de la fiction audiovisuelle publicité et cinéma 2 tiers de nos membres sont des hommes et un/ers sont des femmes pour une tranche d'âge allant de 35 à plus de 65 ans nous rappelons qu'il n'y a pas de formation certifiante au métier de premierre assistant décorateur et que la quasi-ttalité de nos membres n'ont reçu aucune formation de management d'administration ou de comptabilité la base de nos connaissances nous venant de l'expérience sur le terrain accompagné dans le meilleur des cas d'une formation artistique pouvant aller de l'architecture aux arts décoratif merci de nous recevoir dans le cadre de cette audition dont le sujet nous tient à cœur merci est-ce que vous voulez compléter ces prises de parole liminire ou oui allez-y qui souhaite prendre la parole ensuite allez-y madame Laval allez alors pardon donc je suis 2e assistante décoratrice non cadre et je fais partie de ce qu'on appelle plus communément dans notre département le bureau au sens littéral du terme j'ai deux casquettes dans ce métier je peux être engagé pour dessiner les plans des futur décor ou être engagé comme graphiste pour créer des logos des affiches des faux papiers des montages photos je représente ici l'association Mad métier associé de la décoration qui a été créé en 2012 dans un esprit de transversalité pour réunir et défendre les différents métiers du décor allant du chef décorateur au 3è assistant l'incorporation de ces métiers dans laadc ayant été refusé par les chefs décorateurs nous réunissons principalement des ensembliers régisseur d'extérieur 1er et deè assistant d'éco et nous comptons 63 % de femmes avec un nombre d'adhérents variant d'une année à l'autre de 60 80 voir 100 personnes mais les gens de plus en plus épuisés par le travail ont plus de mal à s'investir dans une association nous travaillons par groupe de travail sur des sujets comme l'écologie les studios les vhss et le harcèlement moral nous ne sommes pas un syndicat et nous avons conscience de nos limites face aux différentes remontées que nous recueillons sur la souffrance et les violences au travail parmi les différentes actions menées par le Mad nous avons rédigé un guide des bonnes pratiques en collaboration avec Didier carton et laadc cela a fait suite aux témoignages rapportés par des jeunes d'co encore en école ou pas sur des sur les les situations terribles qu'ils ont pu vivre au sein des équipes d'co on pourra vous transmettre ce guide le Mad a également réformer ses statuts afin d'inclure des jeunes qui sortent des écoles et qui débutent dans notre métier et qui n'ont pas à payer d'adhésion suite à l'affire Adel Enel en 2019 le Mad a coorganisé avec les monteurs associés des réunions sur les vhss avec les autres associations des métiers du cinéma Didier carton à la CST Sabine vous détaillera euh les différentes pistes qui ont été évoquées à ce moment-là pardon non c'est la CST qui nous a accueilli dans ses locaux il y a Didier carton en plus ou éit en plus ah oui pardon oui mais vous l'avezé oui Didier carton est membre du cchscd nous l'avons auditionné et nous entendons que c'était pas dans C loocola mais que c'était dans la C CS c'est ça voilà c tout à fait allez-y poursuivez oui je souhaite vous faire part de mon expérience et des remontées des madiens et madiennes principalement des personnes du bureau et des ensemblières et ensembliers cela n'a pas la valeur d'une étude c'est notre contribution à notre niveau depuis 2012 donc je peux poursuivre si vous le souhaitez sur le constat de ou plus tard en fait la question c'est le partage de la Parole donc peut-être peut-être on passe à on passera à la suite dans les questions parce que de toute façon j'imagine que on va vous poser les questions sur ce que vous aviez prévu madame Simoes ou monsieur trick ok madame la présidente monsieur le rapporteur mesdames messieurs les députés avec Maliss deschards nous représentons le cerf qui est le collectif des ensembliers régisseurs d'extérieur français créé très récemment en juin 2024 il regroupe actuellement 136 personnes expérimentées qui travaillent en convention cinéma ou audioovisuel soit 104 femmes et 32 hommes dans un souci de partage et d'entraide nous avons cré ce collectif afin de rassembler ces deux postes de cadre pour ce qui est appelé dans notre jargon le meublage ou l'ensembliage la spécificité du meublage au sein du département décoration et que nous sommes très en lien avec l'équipe mise en scène les costumes et le plateau ce qui n'est pas le cas de tous les corps de métiers de la décoration en effet après une analyse approfondie du scénario lors de la préparation et une phase de recherche stylistique historique voire sociologique l'ensemblier s'occupe de concevoir le meublage et l'accessoirisation des décors en collabor tion étroite avec le chef décorateur d'un côté et le regisseur d'extérieur de l'autre celui-ci ou celle-ci est la personne pivot avec le plateau et l'accessoir plateau afin de fournir plus particulièrement les accessoires de jeux mentionnés au scénario et manipulés par les comédiens ou figurant se tenant prêt à répondre aux demandes de la dernière minute pour nous accompagner dans ces tâches très varié d'un film à l'autre notre équipe se constiue également d'assistants semblier de troème assistant d'accessoiristes aux meubles et enfin de ripers qui sont les personnes qui transportent en camion nos meubles et accessoires en et nous suivent sur la mise en place du meublage nous sommes tous véhiculés et nous nous déplaçons cotidiennement au gré de nos recherches chez les loueurs antiair collectionneurs ce qui est aussi une particularité de notre travail et pas des moindres car le temps passé dans la circulation notamment en Île-de-France est un des grands facteurs de stress et de fatigue dans nos journées très intenses selon l'ampleur des projets l'équipe meublage démarre à 5 personnes minimum et peut monter à plus de 25 collaborateurs qu'il faut coordonner en permanence une véritable gestion pour l'ensemblier et le regisseur d'extérieur qui durant leur parcours artistique n'ont pas reçu de formation de management on apprend donc les bonnes pratiques avec le temps et cela demande plusieurs années d'expérience nous arrivons dans les premièr semaines de préparation pour l'élaboration artistique des différents décors juste après le chef décorateur et le premier assistant décorateur puis nous assurons la phase de tournage avec les livraisons de décor et enfin les finitions et rangements de fin de film ce qui fait que notre équipe est présente sur la totalité du processus fabrication des décors d'un tournage selon l'envergure des projets on est amené à travailler de 4 mois à plus de 9 mois voir plus parfois ce qui demande beaucoup d'énergie et d'endurance l'ensemblier et les regisseurs d'extérieur sont donc des postes à responsabilité particulièrement exposés au stress dû à la pression permanente du tournage et des livraisons de décor qui s'enchaînent de façon soutenue ce à quoi s'ajoutent les changements de scénarios ou de plans de travail de plus en plus fréquents auxquels nous devons répondre quoi qu'il se passe et bien souvent en dehors de nos heures de travail afin de garantir le bon déroulement du tournage et les exigences des réalisateurs exigences très peu freiné par la production et auquel nous n'avons pas d'autre choix que d'y répondre le droit à l'erreur n'existe pas car une journée de tournage coûte cher et rien ne doit entraver la bonne marche de cette œuvre commune nous devons donc nous adapter et rebondir en permanence dans des temporalité très courte où notre temps de création est difficilement palpable et compréhensible pour la plupart des autres corps de métier du tournage finalement la complexité de nos métiers c'est de répondre aux exigences artistique dans un temps de plus en plus réduit par des préparations raccourcies avec des budgets difficilement tenables où nos conditions de travail se dégrade cela génère des heures supplémentaires non rémunérées et un terrain propice au harcèlement moral que l'on peut à la fois subir et faire subir sans s'en rendre compte parfois notre collectif a de grandes attentes sur ces sujets la prise de conscience est en marche et nous devons remettre en question les mauvaises habitudes ancrées depuis trop longtemps merci merci est-ce que tout le monde a pris la parole toutes les personnes madame Simo euh madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés chers collègues nous Chloé SIM et Simon tric représentons ici la PAP association française des accessoiristes de plateau créé en 2011 notre association compte à ce jour 80 membres dont 33 femmes une proportion qui augmente mais on compte encore moins de 30 % de femmes parmi les 51 titulaires tandis qu'il y en a 65 % parmi les assistant l'accessoiriste de plateau est le seul membre de l'équipe d'co à travailler essentiellement avec l'équipe de tournage après une très courte préparation il ne quitte plus le plateau il est responsable de la mise en valeur du décor tel que l'a conçu le chef des orateur il est chargé de répondre aux besoins prévus et imprévus de la mise en scène concernant le décor et les accessoires il veille à la justesse artistique et technique de la mise en œuvre des accessoires et du décor à l'image il accompagne les comédiens dans les actions du scénario et l'usage de tous les accessoires jouant actuellement non cadre l'accessoiriste est parfois secondé par un assistant mais il reste très isolé sur le plateau sans la présence de l'équipe d'cho et de sa hiérarchie les femmes sont ainsi particulièrement exposées aux aides non demandées et au conseils condescendants plus ou moins expérimenté toujours au contact des égos dominants du plateau l'accessoiriste est tenu de répondre au désir de la réalisation et de veiller au confort des rôles intervenant souvent jusqu'à la dernière seconde avant le moteur voire pendant la prise de vue ce poste est très exposé à la pression du tournage il est aussi très vulnérable face aux abus de comportement et enfin à titre personnel je souhaite ajouter que nous femmes accessoiristes continuons de nous battre et de nous affirmer au côté de nos collègues masculins non sans é mais avec toujours autant de ferveur ou merci beaucoup donc on entend dans vos prises de parole liminirees qu'il y a deux sujet un sujet de harcèlement moral que vous avez été plusieurs àointer et un sujet de vulnérabilité qui ouvre la possibilité de violence sexuelle je l'ai aussi ent ou sexiste en tous les cas je l'ai entendu aussi dans vos prises de parole euh peut-être commencer par cela à moins que tu une question tout de suite mais peut-être commencer par cela c'est quelle situation concrète de violence auou pluriel et général avez-vous été confronté à quelle situation de violence concrète avez-vous été confronté alors moi j'ai été confronté à du harcèlement et une des agressions sexuelles de la part d'un chef décorateur j'étais vulnérable parce que je je passais de 3e assistante à 2e assistante il m'a un peu promis énormément de choses et et en fait il il passait son temps à me dire que je travaillais mal pas assez bien il se collait à moi en permanence et ça se terminait par me laisser rester tard au bureau il fermait la porte et il essayit de m'embrasser plusieurs fois ou il o il me faisait venir dans son bureau il fermait la porte et essay de m'embrasser voilà c'est quelqu'un qui est toujours en activité mais je pense qu'il se tient un carreau maintenant depuis quelques années euh voilà sinon après ça a été du harcèlement moral dû à la pression constante qu'on subit les budget de plus en plus restreint il y a des chefs ça dépend des équipes il y a des chefs qui qui arrivent à négocier à protéger leurs équipes à renégocier avec la production et d'autres non et ça se répercute sur les sulbal terme qui doivent suivre le rythme et travailler faire des des heures sup non payer travailler le weekend et voilà sous pression constante voilà ça j'ai ça dépend un petit peu des équipes est-ce qu'il y a d'autres témoignages oui madame bnac bonjour à toutes et à tous oui alors le cinéma et la l'audiovisuel et nouvellement les plateformes induisent des manières de travailler qui sont un petit peu différentes il y a des cadres qui sont plus confortables que d'autres a d'autres où effectivement les temps de préparation se réduisent les scénarios sont pas forcément écrits quand on commence le film donc on doit estimer vaguement la manière dont on va travailler et organiser les équipes tout en ayant en effet comme tout le monde l'a l'a bien dit des formations à minima ou pas de formation notamment en management et cetera donc il y a quand même une question qui se pose qui est très importante qui a la question de la responsabilité en fait quelle est notre responsabilité pénale en tant que chef d'équipe qu'on soit chef décorateur qu'on soit ensemble Billé qu'on soit bon et c'est cette œuvre de fiction est toujours un prototype parce qu'on essaie de la mettre en place et en fait des paramètres vont changer qui sont donc pas par exemple un comédien qui va pas être disponible par rapport au plan de travail tout le plan de travail donc toute l'organisation des équipes pour mettre en place ces décors va changer et donc là on se retrouve dans une situation de stress moi j'aimerais juste parler d'une expérience que moi j'ai vécu en tant que chef déco qui était assez complexe qui était un film il y a différents barêes de salaire aussi il y a des des films qui sont au-delà en gros de 3 millions d'euros c'est 3 million d' maintenant fonction frais enfin frais de fabrication du film coût de fabrication du film et c'est films là sont ce qu'on appelle en annexe une donc il y a des barêmes de salaires qui sont les salaires minimum qui sont respectés sont les conventions collectives il y a il y a baren de salaire qui a été créé pour encadrer les salaires les films enfin les salaires en dessous de pour les films en sous 3 million de d'euros euh hors frais de fabrication des films de frais fixes de des production enfin bon et donc c'est dans cette configuration là les hauts salaires sont soumis à participation c'est-à-dire c'est comme si on devenait un tout petit peu coproducteur du film si les chefs décorateurs par exemple leur salaire est divisé par de et les plus petits postes les leurs salaires sont quasiment égaux au films en annexe 1 donc moi je pars sur ce film là en annexe 3 en général dans les films en annexe 3 il y a pas de construction ce sont des films dans lesquels on essaie d'avoir des des des décors comment dire regroupés comme des hlos il y a pas trop de déplacement d'équipe il y a pas trop de décor parce que c'est très difficile d'avoir des gens très compétents sur des films en 3 en général sont des gens qui arrivent dans le métier et quand on est un chef d'écho confirmé qu'on qu'on aime les films d'auteur et qu'on a envie de participer à à un jeune film qui va aider un réalisateur à faire émerger son idée moi c'est des films sur lesquels je je je donne beaucoup je donne beaucoup d'importance à ça parce que je pense que la création française est aujourd'hui encore très très forte les films français c'est c'est magnifique ce qu'on arrive à faire même s'il y a beaucoup de films je suis vraiment je suis très fan du cinéma français bref on fait ce on fait ce ce film en anexe 3 il y a pas de décor il y a que des décors naturels dans lesquels on a des interventions ponctuelles de démeublage de remeublage un petit peu de peinture et puis finalement on ne trouve pas ces décors donc là le les délai se rapprochent du tournage on ne trouve pas ces décors on doit se se trouver se trouver un studio pour travailler do le fabriquer ce décor euh j'ai pas d'équipe de construction donc dans les délais au lieu de continuer à réfléchir sur les décors qu'on va avoir à faire je dois vite monter une équipe de construction et on doit trouver un lieu pour tourner on sait que tout le système des studios français est sous pression parce que les plateformes sont arrivées il y a pas assez de de lieux pour tourner donc on on on nous propose quand même un studio à Marseille qui s'appelle la Belle de Mai la Friche de la Belle de ma puisque la la série Plus Belle La Vie est arrêtée donc à ce moment là on arrive dans sur ces plateaux studioos qui sont des vrais plateaux de cinéma super il y a plein de sol il y a plein de plafond il y a plein de murs il y a plein on va pouvoir jouer avec ces éléments là on n pas tout à construire en plus j'ai une pratique un peu écologique de du décor donc on fait on on est ravi d'avoir des choses qu'on va réemployer et cetera j'apprends une semaine plus tard qu'en fait TF enfin une chaîne de télévision a racheté voilà donc finalement plus B de la vie reprend mais on est toujours on se rapproche toujours du tournage et donc on nous propose une friche une friche ça semble être un studio ça semble être une grande boîte mais il y a aucune facilité dans un dans un dans une friche il y a pas de toilette il y a 500 m pour les toilettes il fait 50°gr il y a des trous il y a pas d'électricité donc en fait on a un temps une latence pour préparer pour faire en sorte que ce ce lieu soit pérenne à recevoir des équipes dans des bonnes conditions d'hygiène et de sécurité ce temps-là je ne l'ai pas et je n'étais jamais ça ça m'était jamais arrivé de me retrouver dans une friche comme ça avec le temps qui se raccourcit je suis toujours sur un temps de studio sauf que je suis en friche donc moi je mets malheureusement à mon contre mon gré toute mon équipe en panique en fait mon chef constructeur qui se met à divisé par deux sa construction en se disant comme ça ça ira plus vite et cetera tout va bien ma première assistante qui était une jeune première assistante qui n'avait jamais fait de long métrage enfin qui avait fait un long métrage auparavant et que je devais accompagner en fait dans ce film là c'est tout d'un coup en studio ça allait puis ensuite quand elle s'est retrouvait en en friche là ça et on s'est retrouvait dans des situations de harcèlement parce qu'on avait pas assez de poste qu'elle a dû se dépêcher pour trouver des matériaux pour la construction qui elle-même était sous pression matériaux elle s'est trompé dans une commande il y a eu des hurlements et cetera enfin bon ça a été une situation vraiment donc lié en fait à la pression économique lié à la pression économique et au fait que ce soit un prototype et là une histoire aussi la responsabilité c'est je je savais pas à cet endroit-là quelle était ma responsabilité euh humainement voilà je j'ai voulu prendre en charge mes équipes on a solutionné C cette cette situation mais je sais pas quelle est ma responsabilité pénale je trouve que en tant que chef de poste j'ai un vous n'avez aucun aucun endroit où vous retournez pour le savoir la seule personne chez qui je je vais en général c'est Didier carton toujours cette personne ok je cite ici mer ça marche est-ce qu'il y avait d'autres volontés oui allez-y madame simoise moi en terme de violence du coup sexuelle j'ai été agressée par un acteur dans un ascenseur c'était ma première expérience d'assistante accessoiriste mais ce que j'aimerais ajouter c'est que malgré tout en fait j'ai j'ai tout de suite communiqué ce qui venait de se passer à un chef machiniste qui a littéralement pété les plombs et qui l'a dit à Laurent Grellier qui est mon mentor on va dire qui l'a dit au Directeur de Production et c'est ce directeur de production a dit à cette personne tu ne remets plus les pieds ici quoi donc je tiens quand même à préciser à l'acteur à l'acteur ouais euhon c à la fin du tournage donc bon ça ça tombe bien mais cétait pas le dernier jour et je crois qu'il devait quand même revenir et en fait du coup on l'a plus on l'a plus revu donc ça c'est en terme de violence sexuelle et je pas c'est des meilleurs des tous les conseils et toutes les réflexions sexistes que je peux avoir parce que je tiens une visseuse et que pour planter un clou c'est pas comme ça qu'on fait avecuse c'est pas facile ah ben non c'est très compliqué voilà donc ça ça semble être pratiquement évident pour nous les femmes de la décoration et en terme de violence morale j'ai été payé par un directeur de production pour me taire et pour ne pas les emmener au prudom après avoir vécu du harcèlement moral et avoir été congédié de manière absolument injuste et sans raison voilà donc vous avez été payé pour vous taire exactement vous pourriez détailler peut-être cette situation alors du coup je l'ai dit d'ailleurs dans le questionnaire mais je suis très heureuse de pouvoir en parler ici donc c'était une grosse production américaine et il semblerait que la ce qu'on appelle la props master qui est on va dire la régisseuse d'extérieur chez les américain était vraiment très très sous pression mais elle était extrêmement harcelante elle nous écrivait jour et nuit weekend compris des messages assassins sur le fait qu'on faisait probablement mal notre travail d'accessoiriste et bon moi je disais rien et puis un jour elle m'a agressé verbalement et j'ai simplement répondu à cette agression on va dire sur le même ton quoi pas spécialement plus vulgarement quoi et en fait elle m'a mise de côté au fur et à mesure elle m'empêchait de venir aux présentations accessoires elle ne me répondait pas quand je lui parlais et cetera et un beau jour comme nous dans le cinéma on travaille avec des contrats qui s'apparentent à des CDD quoi au mois on va dire par exemple bloc 1 bloc 2 et ben le jour 1 de mon nouveau contrat donc j'avais pas encore signé de contrat on m'a demandé de venir et je me suis fait virer dans le bureau et j'ai demandé pourquoi je me faisais virer et la raison était ah non mais c'est une question de chimie tu vois entre vous ça fonctionne pas et là et là en fait j'ai tout de suite dit mais si vous on peut aller au prudom si ça vous intéresse on peut on peut faire ça et en fait du coup on m'a gentiment proposé de revenir travailler si j'avais envie et j'ai dit bah non enfin je je vais pas faire ça et on m'a dit ok mais on te on te payera quand même donc d'accord pas exactement c'est la production oui c'est pas on m'a pas exactement dit cloué on te donne 1300 € pour que tu te taises mais ça s'apparente selon moi quand même à ça ok merci est-ce qu'il y a d'autres volonté de témoigner de

4:07:14
Non speech

[Musique]

4:07:15
Locuteur

situation toxique dysfonctionnante harcelante ou violente que vous avez vécu oui juste ajouter quelque chose sur mon témoignage ce chef décorateur voyant que je repoussais ses avances m'a viré voilà cétait c'était important de le oui donc c'est un vrai harceleur il y a pas de doute enfin il y avait pas de doute déjà avant mais je c'est quand même leur marque monsieur herwan balanon rapporteur de cette commission merci pour ces témoignag qui nous disent beaucoup de choses et et sur lequel on va essayer de d'approfondir quelques sujets déjà premier sujet qui nous dit déjà beaucoup de choses il me semble que vous faites partie du de la la même équipe autour du décor première question pourquoi êtes-vous si morcelé dans votre capacité à vous défendre c'est c'est pas une question contre vous parce que je pense que ça a été savemment organisé pour que la hiérarchie du cinéma fait qu'on a des équipes que c'est ces équipes sont très hiérarchiques et qu'on encourage peut-être ces gens à ne pas travailler ensemble alors qu'ils font le même métier parce que moi je vois chef décorateur assistant décorateur métier associés au décor association des accessoiristes de plateau membre du collectif des ensembliers régisseurs d'extérieur français bon moi j'ai quand même l'impression vous faites le même métier à des niveaux d'hérarchie différent est-ce que c'est la seule chose qui vous sépare sur vos différ diffentes organisations c'est le niveau hiérarchique ou est-ce que c'est d'autres spécificités qui font que ce niveau d'hiérarchie continue à être très pertinent je je vous pose la question non pas contre vous mais contre cette organisation qui fait que quand on veut que des gens quand on veut contrôler des gens une bonne façon de les contrôler c'est de mettre un chef un sous-chef un soussouschef et puis ensuite un bon soldat c'était ma première question et ma deuxième question après je reviendrai sur les questions justement euh économiques et justement en lien avec la hiérarchie aussi qui permet la la qui permet ces pressions et ces pressions permettant je crois des malêtres et ces malêtres permettant aussi parfois des agressions Sans les excuser bien évidemment qui souhaite répondre monsieur pardon gara cagnan excusez-moi pas de souci eu alors on sait la en fait la spécificité de nos différents corps de métiers associatif et que nous travaillons avec des problématiques et une temporalité différente même si effectivement nous faisons tous partie du même département chacun de nos corps de métier a vraiment son fonctionnement propre le le chef décorateur et notre chef d'orchestre l'assistant et son maître d'œuvre et a une euh travail majoritairement sur les problématiques de relations humaines les problématiques organisationnelles et techniques l'ensembliage va travailler en vase clos avec le chef décorateur sur toute la partie meublage mais c'est une sorte d'équipe autonome au sein même de notre département des corps il en va de même pour la construction puis pour le graphisme et cetera euh il nous arrive effectivement d'échanger et notamment au sein de l'association Mad pour toutes les problématiques qui sont transversales à nos différents corps de métier mais on retrouve finalement assez peu de dans dans l'organisation du travail voire même dans les les les problématiques et les situations sujettes à violence on retrouve assez peu de points commun entre certains corps de métier comme la construction où l'ensembliage et même leur composition est différente la menuiserie par exemple est quasi exclusivement masculine là où l'ensembliage s'est beaucoup féminisé au fur et à mesure des années et d'ailleurs il y a des des problèmes de de sexisme qui en découle euh vous vous en doutez dans un milieu essentiellement masculin il est très difficile d'introduire des femmes même si on recommande une femme dans des équipes de construction aujourd'hui çaattend à s'améliorer mais jusqu'à il y a peu c'était quand même assez compliqué à l'inverse moi personnellement quand je suis passé par l'ensemblillage on m'a souvent rétorqué quand j'étais en concurrence avec une femme à niveau d'expérience très différent moi j'avais 10 ans d'expérience une femme était en concurrence avec moi avec aucune année d'expérience c'était son premier projet et on me répondait Omid tu es clairement le plus qualifié des deux mais tu tu es un homme tu n'as donc pas la sensibilité suffisante pour faire ce métier enfin pardon juste on s'arrête sur cette phrase comme sur l'autre là ça veut dire quoi avoir la sensibilité et pourquoi il faut de la sensibilité pour être ensemblier et qu'est-ce que ça signifie alors je me suis posé la même question quand on m'a rétorqué ça mais ça m'est arrivé à peu près une dizaine de fois donc une dizaine de fois je n'ai pas été engagé parce que j'étais un homme mais tout comme je suppose que j'ai des collègues féminines qui n'ont pas été embauchés dans des équipes de construction ou à des posts de ripeuse parce qu'on considère qu'une femme est physiquement moins capable qu'un homme euh là dans mon cas on a estimé que artistiquement j'étais moins capable qu'une femme mais en tout cas ce ce sexisme existe à travers nos départements et euh à travers chaque sous-département on ne vit pas forcément les mêmes situations du même point de vue c'est aussi pour ça qu'on s'est rassemblé euh dans des collectifs propres à nos métiers c'est pour pouvoir vraiment échanger sur ces problématiquesl et pouvoir comparer nos expériences et le faire remonter à nos collègues oui je voudrais juste compléter juste pour dire que la décoration en fait c'est pas un métier c'est la différence avec un peu tous les autres départements globalement mais c'est une multitude de métiers et donc il y a pas d'interchangeabilité véritablement alors d'abord il y a une effectivement une une je dirais une hiérarchie pyramidale un peu comme un tournage avec un chef d'orchestre avec les assistants et puis différents groupes enfin différents départements l'ensembliage l'ensemblier ou l'ensemblire va être le le responsable de son propre petit département et ainsi de suite mais surtout il y a des vraiment des métiers très différents les uns des autres qui requièrent des compétences que tout le monde n'a pas quand on est à la tapisserie euh on ne maîtrise pas le bois ce qui est ce qui est le le cœur des métiers de la construction quand on est au plan bah il faut savoir faire des plans ce que un tapissier ou une tapissière ne saura pas faire moi en tant que chef déco il y a un tas de métiers de la déco dont je suis absolument incompétent donc c'est pourquoi il y a vraiment une une une hiérarchie de métier et hiérarchie dans l'équipe pour faire fonctionner l'équipe si vous voulez oui un complément et après ouais c'est c'est intéressant votre explication parce que il y a une explication de de typologie de métier sur votre sur votre sur vos différences de enfin sur vos différentes associations et sur vous estimez qu'elles sont utiles je voulais pas dire qu'elles était pas utiles je voulais comprendre par contre il y a quelque chose qui qui est moins et qui qui peut poser questions c'est la hiérarchie c'est-à-dire que euh il faut un chef décorateur effectivement mais il faut un constructeur mais si si on s'arrête à la construction et que derrière vous avez pas un tapissier pour finir le décor vous voyez pas de décor donc la question de la hiérarchie et du rapport hiérarchique et de cette pyramide qui qui me semble être assez euh enfin qui me semble être un terreau possible à des rapports de force des rapports de domination et donc des rapports de euh de de des des enfin on sait bien on a vu depuis le début quand il y a domination il y a une personne qui est en faiblesse et une personne qui est en puissance et celle qui est en puissance elle a elle a évidemment euh possibilité parfois de demander des choses à celle qui est en faiblesse qu'elle ne demanderait pas à quelqu'un avec qui elle serait au même niveau et donc comment continue à expliquer qu'il y a autant de de de pouvoir hiérarchique dans un monde où en fin de compte je leur dis si vous avez pas le le gars qui fabrique le bois s'il y a que s'il est pas là ça fonctionne pas et à contrario si derrière il y a pas le tapissier et la personne qui va mettre les accessoires ça fonctionnera pas non plus parce un décor en bois ça peut être joli mais c'est moins cinématographique ok moi je je je complète la question de Monsieur balanan en disant s'il se passe quelque chose sur dans l'un de vos corps de métier à qui en référez-vous en fait quel est le le référence qui rejoint un peu ça c'estàd quelle est en fait la la chaîne hiérarchique et quel est votre le référent auquel vous pouvez en parler madame camborac moi je voulais juste revenir un tout petit peu en arrière avant de répondre à votre question qui était sur le fait aussi que la particularité des les équipes d'éco c'est qu'elles sont enfin dans le cinéma en général c'est que les équipes sont montées pour un film donc il y a en plus une précariété dans chaque film c'estàdire qu'on ne sait pas si on va retravailler avec les mêmes équipes après et donc ça fragilise beaucoup euh les les les les équipes à l'intérieur voilà donc on doit construire une relation professionnelle sur une base de de de confiance et cetera dans dans un temps très restreint euh on est tout le temps un peu mise à l'essai voilà et il y a aussi une grande permet rabilité c'est qu'on ne commence pas premè assistant et on finit pas sa carrière premier assist an il y a il y en a qui qui qui font ça mais on on a tous traverser parce que c'est quand même une industrie tout une série de métiers donc on l'a plus ou moins fait ce qui nous donne plus ou moins des capacités à comprendre comment fonctionne l'équipe et comment on a envie que ça fonctionne mieux moi je sais que je je j'ai beaucoup souffert de la pyramide en tant qu'assistante en tant qu'ensemblire et que je considère plus moi mon équipe comme une voyez comme il y a les vols oiseaux là des étourneau qui font des choses comme ça et j'essaie d'adapter je dis pas que c'est parfait et je suis loin d'y arriver c'est ça que je dis que c'est un prototype c'est parce que il y a autant de de décorateurs enfin de de d'équipe que de que que de décorateurs donc c'est compliqué voilà et donc sur la chaîne hiérarchique monsieur garacagnan alors et après il y avait des demandes de de réponse répondre à cette question d'accord ok alors s'il y a un événement effectivement un conflit ou une situation de violence la règle c'est d'en référer d'abord à son supérieur direct en l'occurrence alors si c'est justement dans le cas où le supérieur direct est en cause on passe à l'échelon du dessus qui généralement est le premier assistant décorateur si le premier assistant décorateur ne répond pas favorablement à ça on remonte au chef décorateur et au milieu de tout ça il y a la question justement du référent harcèlement et du Directeur de Production comme nous l'avions dit en propos liminaire le souci c'est que comme nous démarrons très tôt bien avant le début du tournage souvent le référent harcèlement n'est pas encore choisi à ce moment-là euh et quand bien même nous sommes en période de tournage notre distance géographique et notre temporalité fait que les références sont rarement connus de nos équipes même si leurs noms apparaissent sur les documents de la production tels que des mailing ou la feuille de service le caractère très mouvant de notre équipe fait que ces documents ne parviennent pas forcément à l'intégralité de l'équipe euh et la possibilité de même d'aller en référer à l'employeur ou à son représentant le Directeur de Production est soumis aux mêmes contraintes notre équipe ne connaît pas forcément le visage ou les coordonnées de ce directeur de production et et ainsi l'info malheureusement se se perd alors parmi les pistes de réflexion je laisserai madame Chevrier développer on avait évoquer et moi-même je l'ai vécu récemment sur un tournage la possibilité d'avoir des référents multiples au sein d'un projet et particulièrement des référents dans les départements qui sont isolés tels que la décoration ou d'autres corps de métiers moi-même oui et voilà pour l'avoir personnellement expérimenté très récemment ça marche très très bien et et l'équipe en tout cas les différents corps de métier se sentent plus en confiance et plus en capacité de communiquer de remonter les information parce que chaque équipe dans sa temporalité sa géographie propre identifie un référent au sein même de son équipe et je vais laisser madame Chevrier compléter concernant la la question de la hiérarchie le un tournage c'est quand même toute une énergie qui s'articule autour à à l'initiative d'un d'un réalisateur généralement et qui est quasiment de droit divin c'est-à-dire que c'est effectivement très propice à tous les à tous les disons qu'on on est tous là pour accepter de répondre à une volonté de de de au désir artistique d'un d'un réalisateur je crois que ça se reproduit aussi au sein de l'équipe d'co c'est toutes les toutes les équipes effectivement il y a des gens qui ont des droits de de de choix artistique et tous tout le monde est là pour les pour les mettre en œuvre généralement ça se fait dans l'enthousiasme parce que c'est des projets qui sont auquels on est attaché on aime nos métiers on aime l'univers dans lequel on évolue mais effectivement on est là il y a il y a beaucoup de gens qui sont pas là pour exprimer leur leur opinion en fin de compte sans ça le projet ne pourrait tout simplement pas se faire et à un moment il faut que les chosees soi décidé donc le le système hiérarchique est effectivement très présent c'est quelque chose qui est qui est vraiment très très fort dans le dans le cinéma effectivement ça donne ça donne lieu à des comportements qui peuvent être euh

4:21:12
Non speech

[Musique]

4:21:14
Locuteur

quasiment féodau c'est-à-dire que il y a pas de il y a pas de réponse possible c'est enfin voilà c'est c'est comment dire c'est c'est à la fois un des espaces de on a chacun un espace de création personnelle on peut se raconter ça mais souvent c'est quand même très contraint par par par les volontés artistiques mais qui peuvent qui peuvent qui peuvent devenir des volontés un petit peu abusives euh au niveau de la leur mise en application c'est quelque chose qui a quand même plus à voir avec une une avec une troupe militaire que avec une troupe de théâtre un tournage enfin peut-être que les trouples de théâtre sont elles aussi très organisées j'entends euh ce que vous dites quand vous dites euh on a on n'est pas là pour donner notre opinion euh en fait c'est là que vous nicher la possibilité de harcèlement moral ou de violence au travail c'estàdire quand euh euh en fait vous êtes obligé de d'obéir je vais dire comme ça dans un temps court j'imagine à vous adapter dans un temps très court sans pouvoir vous exprimer les difficultés dans lesquelles vous êtes c'est ça le sujet euh moi moi je pense que j'ai j'ai pas vocation à donner mon opinion sur tout ce qui peut se passer sur un tournage au niveau des des choix artistiques je suis à ma place c'est pas quelque chose qui me qui me brime enfin qui me qui me pour moi c'est pas en soit ça ça pose pas de problème il faut que les choses euh pour que ça avance il faut que que les choses soient soient décidées à un certain niveau et chacun applique les choses dans son à son propre niveau après c'est sûr que quand il y a des euh quand il y a des comportements qui posent problème euh on a tous une bonne raison de rien dire aussi euh parce que pourez développer ce point oui bien sûr par par par rapport au fait qu'on est euh qu'on est sous sous des contrats qui vont être qui qui vont être de de durée assez courte qu'il faut perman en permanence renouveler il faut ménager un réseau professionnel euh et pour pour ce qui est par exemple de témoigner sur les harcèlements eux-mêmes moi j'ai jamais été victime de harcèlement ou alors je me suis pas rendu compte donc c'est pas du harcèlement mais par contre je peux te dire très fréquemment un peu je dirais probablement de moins en moins mais euh avoir été victime de de de harcèlement ordinaire paril sous forme de plaisanterie euh et je sais que je sais que j'ai pu ricané à des plaisanteries euh de manière totalement totalement stupide euh et et quasiment de manière automatique c'est-à-dire que quand quelqu'un se met en enfin on sent qu'il va dire un bon mot on se prépare à rire par par ouais enfin par automatisme c'est presque par par par volonté de préserver une une bonne relation et et moi j'ai j'ai pu rire et et probablement à des ne pas me rendre compte que ça pouvait être blessant pour d'autres pour la pour la personne qui peut être s sentir concerné même si c'est pas forcément directger contre une personne diriger contre une personne c'est sera peut-être un peu peut-être je riraai moins mais enfin peu importe je pense avoir ricané à des à des à des réflexions stupides euh et peut-être même en étant rendu compte immédiatement après dans la seconde mais me MRE rendu compte aussi que j'avais ricané parce que je suis porté par cette espèce de de de de ouais c'est pas de volonté de d'instinct de conservation presque qui qui qui qui fait qu'on qu'on peut être un harceleur ou en tout cas solidaire du harcèlement sans s'en rendre compte donc là ce que vous décrivez c'est un peu un phénomène de cours en tous les cas une solidarité de plateau une nécessité aussi peut-être pour avancer c'estàd que si on c'est aussi peut-être une manière d'éviter les conflits pour que le projet se réalise je sais pas je ça c'est sûr qu'il faut éviter les conflits dans dans ce dans ce milieu quand il y a des conflits euh euh enfin il ne faut pas qu'il ait de conflit personne ne crie jamais sur un plateau c'est très rare à part peut-être un réalisateur certains sont peuvent être réputés pour ça mais dans l'ensemble les équipes n'élèvent jamais la voix parce qu'il faut préserver la machine il faut que les les rouages on est tous un rouage de cette machine il faut que tout ça s'articule et cette marche en avant doit jamais être interrompu donc effectivement les conflits n'apparaissent jamais et et effectivement c'est la la c'est une des grandes règles non dites du du du cinéma du plateau en particulier ça concerne plus les plateaux peut-être que l'équipe d'co mais je pense qu'on est tous dans cette logique d'une d'une mécanique d'une machine quasiment militaire qui pour progresser doit éliminer tous les grains de sable c'est le rôle en particulier du premier assistant réalisateur de de faire que tout tout soit toujours très huilé euh les violences peuvent être des grains de sablees comment les violences peuvent être des grains de sable à les violence sont à l'évidence des grains de sable et et chacun presque a tendance à les nier je pense que le mouvement Mitou fait apparaître des des fait remonter des des des des ressentis qui auparavant étaient quasiment bayonnés par la victime elle-même maintenant on se rend compte que que enfin à l'évidence merci pour votre parole parce que je vais vous dire nous n'entendons pas beaucoup cette parole disant qu'il y a quand même un sujet et que en fait il y a une forme de cohésion de d'un ensemble aussi pour que le projet puisse aboutir dans des contraintes financières et de production qu'on ne niit pas mais en fait c'est la première fois qu'on entend ça parce que jusqu'à présent tout le monde nous dit qu'il a très bien fait toutes les choses et que il y a il y a peu de de difficulté ce qui est évidemment complètement dissonnant par rapport à ce qu'on entend par ailleurs de victimes potentiel monsieur balanan ouais dans le même ordre d'idée vous avez dit une phrase qui qui est assez forte c'est une machine qui ne doit jamais s'arrêter il faut éliminer les grains de sable alors c'est vous avez raison mais il y a deux façons d'éliminer les grains de sable et de façons d'éliminer les les conflits qui existent il y a la façon de les nier et de faire en sorte que personne ne voit qu'il y a un conflit ce qui crée irrémédiablement des conflits plus importants et puis a la façon d'essayer de de les acter de les reconnaître et de collectivement les travailler ensemble est-ce que vous pensez pas que c'est sur sur vos tournages sur vos créations de décor il manque parfois justement quelqu'un qui permet de mettre de l'huile dans ce moteur mais mettant de l'huile dans ce moteur c'est plutôt d'éviter c'est pas de l'huile mettre c'est pas mettre de l'huile dans le moteur parce que la question c'est plutôt d'éviter qu'il y a des grains de sable qui arrivent dans le moteur et donc d'avoir une question de prévention une question de vivre ensemble qui me semble du fait de cette hiérarchie pyramidale n'est pas vraiment traité parce que tout à l'heure vous avez cité la question de euh bah s'il y a un problème on va voir son super hiérarchique enfin si le si c'est le supérieur hiérarchique qui est justement le le la raison du problème aller voir le supérieur hiérarchique du supérieur hiérarchique c'est pas toujours si évident que ça donc la question et vous l'avez noté des références spécifiques chez vous mais audelà du référent violence sexiste et sexuelle est-ce qu'il ne faudrait pas ce que font les Américains sur certains tournages des gens qui sont là pour la bonne vie pour cette bonne vie en réalité pour polisser la la vie qui est une vie en commun pendant 3 semaines un mois parfois plus parfois moins mais qui a une vraie vie en commun avec tous les spécificités de la vie en commun madame cambac et vous vouliez parler madame Chevrier aussi ben madame comambac et Madame Chevrier aussi loin que je puisse le enfin de ce que je sais du des productions américaines il y a un gros temps qui est passé pour la préparation du film qui fait que le film se passe en général comme il est prévu chez nous en France c'est très particulier c'est-à-dire que c'est tout le temps la galère il y a tout le temps une galère il y a tout le temps un comédien qui est pas dispo un décor qui flanche quelque chose un événement qui arrive c'est le chaos en permanence donc en fait c'est pas tant dans nos équipes que dans l'écosystème cinéma que les choses arrivent comme ça il y a une phrase qui est assez forte moi je trouve qui s'appelle c'est un problème de plus de moins il y a sans arrêt des problèmes de de plus de moins et on est très content d'avoir résolu ce problème de plus mais au au final ça fait 32 problèmes de plus en plus de nos journées qu'on gère et cetera donc il y a une certaine satisfaction avoir solutionné ce problème mais en fait c'était un en vrai c un problème de plus madame Chevrier alors si je puis il y a pas de relation hiérarchique sur cette aition je tiens dire je voulais rebondir par rapport à ce que disait madame Cambournac pour avoir fait beaucoup de tournages américains malheureus cette image que donnent les tournages américains est très illusoire c'est-à-dire que effectivement on a l'impression que la machine roule comme elle doit mais en fait les tournages américains sont 1000 fois plus sujets aux violences que les tournages français euh parce que effectivement il y a un certain nombre d'intervenants américains qui ont pour rôle d'assurer une image de façade c'est-à-dire d'organiser des réunions de de contre le harcèlement d'avoir un département health and safety qui est présent un peu partout pour s'assurer que tout le monde va bien en réalité ce qui se passe derrière les coulisses c'est que les Américains considèrent que euh nous devons répondre quelle que soit la demande puisqu'ils amènent les moyens et donc de ce fait et également du fait du delta culturel qui est entre nous eux ils travaillent de de base plus de 12 Hees par jour les weekends ça n'existe pas euh là-bas il nous considère et paye en conséquence évidemment notre disponibilité 24 24 77 ce qui n'est pas le cas de la législation française mais non non on en a fait enfin Emmanuel olé et moi on en a fait pas mal ensemble des tournages américains et il vaut mieux bosser sur un projet français on sera plus écouté en tout cas je dis pas que le le projet forcément mieux mais l'humain est plus au centre de la machine madame olé oui je confirme ce que dit Omid pour avoir travaillé sur plusieurs projets de de ce type euh on est extrême broyé par la machine mais d'une façon inouie en fait et les violences elles sont elles sont elles sont oui ell à tous les niveaux et il y a pas de place pour pour l'humain en fait enfin c'est c'est vraiment de CHUS Go c'est vraiment ça quoi c'est et d'ailleurs on on on est on peut pas être malade si on a enfin tout ça n'existe pas on nexexiste plus nous-même c'està-dire qu'on rentre bien souvent dans des projets comme ça comme je fais souvent le parallèle comme on rentre au couvent en fait c'est-à-dire que on est absolument coupé du monde on se on devient une espèce de nous-même une espèce de machine de guerre pour abattre tout le travail qu'il a à fournir on on travaille sans compter et oui ce sont des comportements qu'il faut que nous-même aussi on arrive à il faut que nous-même on arrive à dire STOP à tout ça mais on est dans dans un tel engrenage il y a de telles exigences et nous-même nous-même on est exigeant avec nous-même parce qu'on veut veut pas livrer des décors qui sont pas beaux donc on se met nous-même une pression mais c'est vrai qu'on rentre dans un dans une machine infernale ou d'ailleurs c'est ce qui se passe sur pas mal de films où la à la fin on se dit tous ah bah ouf on va revenir à la vie normale mais est-ce que c'est normal de se dire ça à chaque fin de film moi c'est ça que je questionne en fait aujourd'hui dans dans ces métiers quoi c'est c'est que on est épuisé à la fin d'un d'un projet moralement physique et parfois pour avoir vécu toutes sortes de enfin certaines violences bon voilà là vous parlez des de l'exemple américain ou américain et français benah et français également enfin c'est c'est c'est aussi ça peut être aussi sur des sur des petits projets parce que il y a pas les budgets et que on se on se plie en quatre vraiment pour un film pour que pour que voilà on a pas comme on disait nous on a pas de droit à l'erreur on fait le Doron jusqu'à ce qu'il est vraiment des burnout dans les équipes assez assez présent et c'est vrai que c'est vrai que les plateformes ont quand même amené des comportements plus pire oui euh je vous passe la parole monsieur du Pierre Clément avant parce que vous avez un cchsct qui m'a l'air d'être absolument inconnu de tout le monde ou quasiment non du coup est-ce que vous pourriez corriger cette impression que j'ai monsieur dupierre Clément vous pouvez reprendre sur la question d' av si vous le souhaitez oui jeis alors je moi j'ai pas d'expérience sur les films anglo-saxons uniquement sur des films français globalement mais euh et non plus vraiment sur les séries vraiment sur du long métrage ceci étant dit le cinéma c'est une industrie au-delà de d'être du divertissement ou de l'artistique c'est une industrie une industrie qui coûte cher à la fabrication et on a cette pression quoi qu'il en soit également dans le cinéma français pour répondre pour revenir un peu à ce que disait Simon tout à l'heure la hiérarchie elle elle effectivement elle est quasi militaire elle répond à ça on n pas le temps de tergiverser quelque part alors malheureuse enfin il y a besoin de de prise de décisions de gens qui prennent des décisions qui prennent des responsabilités pour aller vite parce que on court effectivement toujours après le temps on a toujours des des problématiques énormes les productions nous demandent alors là je parlerai vraiment pour la déco mais je pense que c'est un peu pareil pour tous les départements mais en déco comme on gère notre budget on est vraiment au cœur on sait très bien ce que ça représente de faire des économies enfin toujours d'être moins cher que ce qu'on prétend être entre guillemets ou ce qui prétendent que l'on est et donc ben ça crée éventuellement une pression énorme pour baisser des devis donc ça veut dire quoi ça veut dire une productivité accrue sur les gens donc des effectivement des heures supplémentaires qui ne sont évidemment pas payé donc des gens qui sont dans dans des limites de de travail au niveau sécurité au niveau sécurité mental euh voilà et tout ça fait que ça crée évidemment des ça dépasse des limites parfois et que c'est très compliqué de de de prendre le temps de dire stop et de de d'essayer de régler les problèmes ou tergiverser entre guillemets mais j'imagine qu'il y a des oui madame Chevrier que vous n'avez pas parlé depuis tout à l'heure je vous laisse parler allez-y oui rapidement je voulait on avait réfléchi à cette question justement du du référent et et en fait on on ne réagit pas tous de la même manière et on s'est donc rendu compte que euh il faut vraiment un dispositif pluriel c'est-à-dire queil y a des personnes qui vont préférer parler à la famille à une collègue à au référents vhss du plateau ou bien appeler le référent vhss de la prod parce que c'est une personne qui ne le croiseent pas qui ne connaissent pas et ou alors audience pour avoir un anonymat total et et donc ça c'est important de de conserver cette cette cette pluralité de de de recours en fait et euh et on a un exemple alors c'était avant les les référents vhss par rapport à justement cette difficulté parce que la difficulté de parler elle est toujours là euh on a à un moment une problématique avec une troisème assistante déco et un et un chef décorateur l'équipe du film n'arrivent pas à en parler et donc ils en parlent à une autre équipe d'co d'un autre film qui remonte ça à son chef- déécorateur et le chef- déécorateur appelle l'autre chef- déécorateur problématique et lui dit maintenant tu arrêtes et et ça ça a marché voilà vous voyez un peu tous les systèmes qui du coup voilà se se se se mettent en place alors la difficulté de ça parce que ça on l'entend souvent c'est que ça on entend souvent bah on a parlé à machin on lui a dit de partir d'ailleurs vous l'avez vousmême dit Madame SIM juste avant ou alors machin parl à à l'autre et cetera le problème de ça c'est que en fait une personne qui se montre harceleur ou agresseur peut le refaire sur un autre plateau et qu'en fait j'ai l'impression qu'il n'y a jamais de trac écrit ou qu'il n'y a jamais ou rarement en tous les cas de dispositifs permettant sur le temps long de de protéger les salariés des des nouveaux plateaux donc allez-y oui c'est pour ça que justement pour briser l'omerta il nous semblait important que les référents qui ont le le statut de de lanceur d'alerte remonte les signalements à une personne extérieure et notamment Didier carton du cssct par exemple voilà le fameux Didier carton peut-être le sauveur du cinéma français sera-t-il monsieur carton si vous nous entendezon en avait discuté avec lui que qu'effectivement si un nom revient deux fois bah ça veut dire qu'on a un schéma voilà et le cchsct est à même de déclencher une enquête la problématique effectivement c'est que bah le cchsct ils sont deux sur le terrain il y a Didier carton et gag à bourga pour qui elle a tout le toute la fiction et le flux et donc effectivement c'est problématique mais c'est peut-être queune des solutions c'est d'amener des personnes extérieures voilà de même d'amener des personnes extérieures au niveau de l'enquête de ne pas laisser le Directeur de Production et le producteur est à la fois jugé parti merci alors madame Jaron et après Monsieur B parce qu'en fait il y a une des problématiques c'est parler et c'est très compliqué pour quelqu'un qui fait partie d'une équipe d'co une équipe de tournage de parler parce qu'il y a une précarité de l'emploi on est employé sur une période très courte il faut qu'on plaise il faut qu'on que notre travail soit soit réussi pour pouvoir être appelé pour pouvoir travailler à nouveau et donc du coup parler est une manière de se fragiliser d'ù la complexité de ça on en a bien conscience c'est c'est le cœur du sujet c'estàd que si on arrive à résoudre ce problème là quelque part on libérera la parole sans doute de manière massive monsieur garacagnon et après Monsieur B je voulais aussi parler des situations où ça se passe bien parce que parce qu'il y en a euh non mais on remarque quand même que sur les tournages où cette question de la violence et des conditions de travail sont abordées très tôt à la fois par l'employeur et pris en compte par par les chefs de poste on vit globalement des tournages très sains ou où où ça se passe bien et pour nous ça nous paraissait aussi important de rappeler le le toute l'importance du temps de préparation d'un film où euh on a vraiment le temps de se poser sur les problématiques financières de considérer les variables de rediscuter de l'artistique avec le metteur en scène et des conditions financières avec la production tout ça crée un climat de prévention de toutes ces violences et en tout cas sur lesquelques tournage personnellement que j'ai traversé et il y en a eu pas mal ces dernières années malgré tout où j'ai travaillé avec des chefs décorateurs et des productions à la fois très professionnelles et très humaines et on observe vraiment que le le le oui le le climat est beaucoup plus apaisé la parole se libère également beaucoup plus facilement parce que les techniciens se sentent en confiance et on on le rappelle encore une fois et toujours c'est la présence de l'employeur sur le terrain en tout cas moi les quelques tourn où j'ai vu les producteurs passer dans les bureaux d'éco dans les ateliers d'éco tout ça crée un vraiment un climat favorable à l'équipe et d'autant plus quand il y a des référents dans chaque département ou en tout cas dans un maximum de départements les gens se sentent à la fois rassurés et les agresseurs potentiels ont un peu moins la tentation en tout cas de laisser libre cours à leurs envies ou même de laisser s'exprimer leur stress donc c'était aussi important de dire que ça pouvait être chouette un monsieur B on doute pas que ce so ça puiss être chouette on veut juste se préserver des situations les plus graves Monsieur Madame ah oui oui je je voulais revenir juste sur sur le sujet des référents vhsss pour l'instant effectivement on a vu que ils ont pas de rapport à faire et ça c'est quelque chose qu'on pourrait mettre en place c'est-à-dire que qu'il soi oblig qu'ils aient un rapport du du tournage ils sont référents ils ont un rapport à faire et et ça permettra peut-être de de ne serait-ce que de faire œuvre de de statistique et œuvre de de comptabilité de quand ça se passe bien quand ça se passe pas bien et quand ça se passera mal aussi de continuer à traiter le sujet juste mais j'avais une autre question mais entre-temps votre votre sujet sur ça se passe bien parfois m'a rassuré parce que je voulais vous vous dire que euh l'organisation et la hiérarchie n'est pas synonyme de de harcèlement et de et de comment dire de de de de de malêtre mais et puis le le la réussite et de la réussite d'un projet quel qu'il soit peut se faire aussi dans l'empathie dans l'écoute des uns et des autres mais mais on sent que c'est pas toujours le cas et donc moi j'aimerais avoir votre avis enfin votre vos préconisations pour comment on peut faire à part ce que vous venez de nous dire là sur le fait que si le producteur est là plus souvent s'il y a des référents ça simplifie la vie mais qu'est-ce qu'il y aurait d'autre pour que tout simplement la vie sur un plateau ou sur la chaîne de création d'un d'un décor se passe mieux il y a des mains plein de mains qui se lèvent allez madame madame euh je vois pas d'ici pardon allez oui allez-y mais moi je pense qu'il faut que tout le monde soit formé et qu'on parle le même langage savoir quelles sont les limites euh à quel à quel moment on passe à l'étape du dessus et et si tout le monde est formé déjà on peut on peut se confier à à n'importe quel collègue et qui peut nous aider à remonter euh le euh à remonter le numéro qu'il faut euh si tout le monde est formé et par la même chose ça ça évitera déjà t tous ces problèmes-là alors dans l'ordre qui souhaitait répondre après alors madame Cambournac moi je j'ai toujours cette histoire de la responsabilité c'està-dire qu'en effet c'est bien quand l'employeur vient sur le plateau même si les producteurs savent pas vraiment ce qu'on fait et sauront pas vraiment ce qu'on fait parce qu'ils ont plein de trucs à faire mais moi je me je me questionne toujours sur la responsabilité c'està-dire que en tant que chef décoratrice c'est moi qui vais choisir mes collaborateurs c'est moi qui vais choisir de les embaucher mais ce n'est pas moi leur employeur donc s'il y a un cas de harcèlement dans mon équipe pénalement est-ce que moi je suis responsable civilement est-ce que je suis responsable moi c'est des questions qui me dépassent ça et je trouve qu'il y a quelque chose de l'ordre de la responsabilité des chefs d'équipe que ce soit l'ensemblier le chef constructeur le chef décorateur ou même le premier assistant de d'avoir quand même conscience de ce que ça implique euh de mettre en place une équipe et de dans quelles conditions ça peut bien ça doit bien se passer voilà euh monsieur dupierre Clément oui c'est alors ça c'est vrai pour répondre enfin pour rebondir sur ce que dit Chloé c'est particulièrement vrai sur les métiers encadrant sur les postes encadrant plutôt ce qu'on peut regretter c'est effectivement comme disait mais c'est qu'il il y a pas de il y a rien de de formation certifiante on va dire pour tel ou tel poste et encore moins has maintenant il y a plus de carte professionnelle ce qui est très dommage pour certains pour certains postes en cadrant parce que ça c'est c'est quand même un gage de de on va dire en fait un peu d'expérience alors après ça fait pas tout hein mais ça permettrait quand même d'avoir une certaine expérience et quand même un peu de de peut-être de bagage euh voilà et puis ah oui je voulais dire pour rebondir sur tout ce qui est le caractère un peu de pression morale de harcèlement moral je pense que pour que les choses se passent bien et les choses se passent évidemment bien dans quand même dans nombre de tournage il y a vraiment pour moi ça repose beaucoup sur le fait d'avoir un outil de travail qui est de qualité c'estàd avir le nombre de gens nécessaire à fabriquer les décors le nombre de semaines nécessaires à fabriquer les décors dès lors que tout ça est mis en place globalement je crois que les gens sont contents de travailler parce qu'ils ont alors pour peu que le projet soit en plus intéressant mais parce que il y a de il y a y a il y a la matière pour pouvoir travailler sereinement dès lors qu'on commence à réduire les les moyens en hommees et en en temps bah évidemment là tout à coup tout le monde est dans est dans le rouge et donc ça ça ça comment dire ça aide d'éventuel dérapage on va dire Madame Chevrier oui c'est vrai que je rebondis la formation c'est la clé et peut-être aussi pour lutter contre le harcèlement moral avoir une formation au management parce qu'en fait les les équipes d'co vont être amenés les chefs d'équipe à gérer énormément de personnes et en fait finalement il y a pas de il y a pas de formation au management donc chacun voilà chacun fait en fonction de de ce qu'il a vécu et il peut y avoir aussi un management par la terreur qui qui perdure euh et il y avait une clé qui a été évoquée par d'autres associations qui est la visite médicale du CMB on est tous obligés d'y passer les jeunes qui soient diplômés ou pas la production les envoie passer une visite médicale et à ce moment-là peut-être qu'on peut former euh des gens oui c'est une c'est une excellente idée au moins leur poser la question aussi de savoir s'ils ont vécu des chos ou pas est-ce que vous diriez que il y a des il y a des équipes oui je vous ai vu je vous redonne la parole juste pour la CMB maintenant c'est une fois tous les 4 ans en même temps donc c'est donc ça il faudrait l'accélérer d'accord euh bon du coup j'ai perdu ma question c'était est-ce que ah pardon euh ben je sais pas je sais plus tu en a une non non c'était sur les véritablement sur les violences ah oui c'est ça est-ce que parce que j'imagine que entre vous vous savez absolument quels sont les réalisateurs qui sont maltraitants vous savez absolument quels sont les producteurs maltraitants vous savez aussi sans doute quels sont les autres corps de métier qui peuvent vous mettre en danger sur un sur un plateau euh ça comment vous le gérez en fait comment vous gérez ça c'est comment vous vous faites par l'évitement vous faites par le vous refuser du travail quand vous savez que les personnes sont maltraitantes comment ça se passe oui allez-y madame SIM ouis c'est et bien moi on m'a proposé de faire le film de Roman polovski et en fait j'ai dit non à la personne qui me l'a proposer elle m'a dit pourquoi parce que tu es pas dispo j'ai dit bah non parce que je veux pas en fait travailler avec cette personne donc à titre personnel c'est vrai que j'ai tendance à à quand même dire nous ouvertement en donnant les raisons mais comme ça a été dit auparavant en fait on doit toujours plaire dans ce milieul-là donc possiblement en fait si jamais on décide de se positionner face aux violences sexistes et c'est sexuel qui sont avérés ben on risque de ce qu'on appelle se faire griller et ne plus jamais travailler quoi donc d'ailleurs je travaille plus avec la personne qui m'a appelé pour ce projet mais voilà donc aujourd'hui refuser de travailler avec une personne potentiellement violente c'est se privé de travail quand même c'est ça madame olé et et et Madame Deschard pardon oui une stratégie d'évitement des personnes voilà on se le dit dans le dans le milieu il y a des personnes qu'on entre guillemets blacklist on sait qu' plus jamais on vous retravaille avec ou des productions qui ne sont pas suffisamment à l'écoute et ne donne pas suffisamment de moyens pour travailler sereinement donc et ben ça arrive de de se priver de travail effectivement pour ne pas aller vers des situations qui nous rendent trop malheureux au travail mais tout le monde n'a pas la la possibilité de le faire malheureusement oui on peut le faire quand on a un background et quand on a exaement c'est pas c'est pas pour les jeunes profession enfin les jeunes qui rentrent dans la profession le temps qu'il se rendent compte de ce qui se passe et et on n pas toujours l'occasion de dire non à un projet il faut bien on est tous intermittents du spectacle malheureusement madame Deschard et après du coup j'ai une question moi j'ai pas grand chose à rajouter mais c'est vrai que les noms circulent ça va très vite en fait au téléphone ah non je te conseille vraiment pas voilà après tout dépend si on si on ve aller au caspip ou pas c'est c'est très personnel dans ces conditions là par exemple s'il y a des jeune décorateur ou décoratrice ou ensemblier ensembli enfin peu importe le corps de métier euh qui sont appelés par une équipe dont vous savez qu'elle sera toxique est-ce que vos organisations là que vous représentez aujourd'hui sont une protection de ces personnes c'est en quoi vous les protégez en quoi vous prévenez en quoi vous intervenez ou pas en fait ou vous les laisser tout seul face à la situation en fait la question que j'ai c'est est-ce qu'une personne qui arrive sur un une équipe toxique qui est connue comme toxique est-ce qu'on peut éviter qu'elle soit exposée à des violences ou il faut qu'elle se rende compte par elle-même qu'il y a des violences pour refuser le prochain film Monsieur garacagan alors on on malheureusement nous en tant qu'association on n' pas cette possibilité là tout ce qu'on peut faire concrètement d'une d'une part le le alors on n'est pas forcément au courant au tenter et et le souci c'est que en fait la seule manière aujourd'hui qu'on a de véritablement protéger quelqu'un c'est de lui donner un autre travail parce que on sait que si elle arrive dans un dans un milieu toxique enfin ou dans une équipe toxique on aura on pourra être si on est sur le même projet on pourra être présent et faire quelque chose après si on n'est pas présent sur le projet malheureusement la la la temporalité d'un tournage fait qu'on a pas d'emprise dessus à part dire à à la personne écoute laisse tomber ce film moi je te propose de venir sur un autre où je sais que les gens sont corrects euh à part ça on n pas de en tout cas nous on n' pas de en tant qu'association on n' pas de réel pouvoir sur les productions ni sur les tournages parce que si on s'implique euh on a le même problème que le technicien c'est-à-dire qu'on nous rappellera plus nous à titre d'individu al en politique on a résolu un peu ce problème hein entre féministes c'est que il y a quand même des appels d'autres féministes sur des situations c'estàdire qu'en fait il y a une forme d'entraide et et oui euh c'est précisément parce que tout le monde le fait qu'il y a moins de risque personnel aussi donc euh voilà je vous le livre comme ça il y a madame Chevrier et je crois qu'il y avait ah ben madame SIM aussi ah ben madame Laval allez madame Chevrier Laval et SIM ok donc c'est c'est pour ça que justement au MAD on avait le Mad a créé le statut du du jeune madien pour essayer de créer une solidarité une fraternité une sourorité et c'est vrai que les l'association des scripts aussi une personne expérimentée en fait et le soutien d'un d'un jeune qui rentre dans le métier et du coup qui puisse faire appel à cette personne expérimenter en cas de en cas de problème et puis aussi il y a Alexandra va vous en parler la question des syndicats il faut savoir que seulement 6 % des professionnels du cinéma de l'audiovisuel sont syndiqués nous sommes face à des producteurs qui le sont à plus de 80 % d'ailleurs vous les avez reçu ils sont pas venus eux- même ça on l'a quand même tous remarqué entre nous et ce qui fait qu' un technicien qui sndiqué il aura peur d'êre blacklisté il aura peur que ça sache et effectivement il y a un problème certainement dans nos équipes où les gens n'arrivent pas à se fédérer les gens ont trop peur de ne plus avoir de travail et d'être harcelé madame SIM c'est après monsieur dupier Clément euh donc moi je veux juste rapporter mon expérience aussi personnelle par rapport à du harcèlement moral un jour un chef accessoiriste a eu des propos extrêmement violent à mon égard aux yeux de tous une humiliation publique et cetera et dans ma détresse en fait j'ai appelé un des accessoiristes de la FAP du coup qui est la personne avec qui j'ai commencé à travailler qui a en fait directement décidé d'appeler le président de l'association qui a appelé cet accessoiriste en lui disant qu'est-ce qui se passe là ça va pas bien enfin vous ne pouvez pas agir comme ça envers elle et qui a mis un avertissement on va dire assez lourd qui voulait dire la prochaine fois que on nous rapporte une chose pareille tu seras définitivement exclu de cette association bon ce qui est pas une punition énorme mais non mais quand même qui est un shame enfin une en tout cas aux yeux de tous il est connu à ce moment-là quoi monsieur dupierre Clément ouais pour répondre également à votre question de de prévention pour les jeunes techniciens techniciennes en fait on n pas d'outil qui permettent de synthétiser enfin comme un sorte de marché du travail qui indique que un tel on est très isolé on est appelé par une production et personne ne sait qu'on a été appelé qu'on va partir sur tel ou tel projet donc c'est très compliqué de prévenir je pense alors je pense qu'il y a comme l'ont signalé je crois que c'est Emmanuel ou maelice il y a le il y a des groupes WhatsApp il y a les noms circulent il y a le téléphone arabe je sais pas comment on peut dire qui dans au sein des des collègues circulent mais mais c'est à postériori je dirais mais pas je enfin j'ai pas ma connaissance des gens qu' ont appelé mais ça existe peut-être qui dit j'étais appelé par telle personne est-ce que enfin d'appeler je sais pas combien de personnes pour demander c'est formel c'est un formel mais une fois qu'ils sont dans cette équipe ils pourrai appeler votre votre association pour bouger madame cor question Mame oui oui j'ai entendu que vous aviez des questions monsieur le rapporteur oui monsieur kambournac madame cambourac pardon 20 minutes là alors je vais très brièvement euh moi j'ai j'ai une une collègue ensembleère qui avec qui j'ai travaillé sur un film c'était la première fois qu'elle était ensemblère elle était en région et elle m'a appelé quelques mois plus tard c'est génial j'ai un un chef d'coo qui m'a appelé ça va être formidable et cetera euh ça s'est super mal passé avec ce chef décorateur je luii dis mais sors de est-ce que tu veux que je lui envoie un petit mail un petit mail en lui disant ah pour lui montrer qu'il y avait une vigilance il y avait une veille autour d'elle elle a refusé il y a aussi cette fragilité de la personne qui subit cette chose-là et qui ne veut pas qu' que elle je vais y arriver toute seule ne t'inquiète pas enfin voilà et en fait je pense que j'aurais dû peut-être lui faire une petite violence et quand même envoyer ce petit mail je lui ai fait lire ce mail regarde c'est très c'est très gentil c'est juste ah c'est super tu travailles avec elle elle est formidable juste pour lui dire queil y a quelqu'un qui est derrière aussi qu'elle avait comme un par Marine quoi et elle a pas voulu et elle ça a été l'enfer ok merci pour ces précision monsieur le rapporteur merci je je là de de des discussions et et pour revenir sur sur le sujet qu'on a abordé tout à l'heure de la hiérarchisation et de l'éclatement des des forces vive de du même métier moi j'ai bien compris mais enfin on voit bien que quand on est soudé et quand on se parle et quand on a des organisations qui sont force de représentation on se protège c'est le concept des syndicats entre autres euh dans d'autres pays il y a des guildes qui sont organisées qui ont beaucoup plus de puissance est-ce que vous vous y avez réfléchi pour justement vous protéger parce que cette hiérarchie qui est très forte au-delà vous l'avez dit parfois de reconnaissance officielle c'està-dire il y a pas de il y a plus de carte professionnelle et il y a pas non plus de besoin de diplôme obligatoire pour être pour être à la tête de la hiérarchie donc ça ça pose des vrais sujets de de formation et voilà et donc est-ce que vous pensez pas que l'organisation syndicale devrait se se renforcer euh tout simplement pour réguler aussi euh le le ce ce un certain nombre de choses tout à l'heure madame Laval ou je sais plus qui disait que une personne n'avait pas voulu porter plainte ou continuer ou dire des chosees je crois pas que non c'était pas vous c'était tout simplement parce qu'elle avait peur enfin l'organisation en groupe permet justement de de de palier cette peur à plusieurs on est parfois plus fort et qu'est-ce que où vous en êtes de de ces réflexions jusqu'à maintenant parce qu'on voit que quand même que que visiblement comme dans le reste l'omerta est très forte et elle favorise pas la résolution des conflits monsieur tric ça marche là oui la hiérarchie en soi n'est pas n'est pas un problème au contraire ça peut ça dépend le problème c'est l'US qu'on en fait ça peut même être la solution enfin je veux dire si on a un un supérieur ari qui est attentif à ça ça peut tout à fait au contraire fluidifier les chosesf les rendre facil ensuite les associations c'est effectivement comme le disait Chloé c'est un espace de circulation de la parole c'est un outil comme tous les outils il faut que les gens s'en emparent c'est plus ou moins facile ça se fait plus ou moins quand ça se fait ça peut fonctionner à peu près maintenant ça reste effectivement inter à une association qui qui est quand même essentiellement en qui n'a pas la force syndicat euh et pour finir bien entendu que si les syndicats étaient plus forts il y a beaucoup de ces choses pour enfin beaucoup de ces problèmes qui pourraent être traités de manière beaucoup plus efficace un des gros problèmes c'est effectivement le taux de syndicalisation et la faiblesse des syndicats à l'intérieur du du du du monde des techniciens comme comme on le disait la MO oui mais enfin ouioui j'entends après est-ce que les syndicats ont toujours soutenu les les les salariés qui étaient victimes dans les conditions oui voilà c'est ça peut-être qu'ils ont pas on leur donne pas forcément assez les moyens de de s'emparer du problème mais enfin non mais c'est un des sujets auquels on va être confronté dans le rapport je pense c'est quel est quels sont les moyens du cchsct on en a parlé avec deux personnes quels sont les pouvoirs de ce CHSCT et non non non non bien sûr que c'est pas un syndicat mais il y a des représentants des syndicats dans le CHSCT monsieur garacagan alors pour répondre sur les syndicats ils ont beaucoup gagné en importance ces dernières années notamment avec ce qui s'appelait le mouvement des 20 % dans la production audiovisuelle le taux de syndicalisation des techniciens a très fortement augmenté il reste pour l'instant assez bas puisque on on pati encore de de de cet omerta et de ce ce enfin on sait très bien que si on apparaît comme étant syndiqué c'est une fin de N recevoir pour beaucoup d'employeurs qui eux en revanche évidemment sont syndicat à 80 % je pense je pense que cette tendance à s'inverse et qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de techniciens qui vont vers les syndicats puisque les dernières les derniers travaux des syndicats ont porté leurs fruit maintenant voilà le chemin est encore loin à parcourir mais il est dans le bon sens je vous remercie beaucoup ah pardon madame Chevrier oui je voulais juste dire comme le le sujet majeur est vraiment devenu celui du du harcèlement moral et de la pression dans les équipes les gens font peut-être moins tension les uns aux autres et et ça sont peut-être moins solidaires aussi parce que chacun est déjà sous sous sous tension et je voulais attirer aussi votre votre attention sur l'importance aussi de de sécuriser le suivi des soins parce que être intermittent du spectacle et être malade c'est compliqué la dépression se remettre d'un burnout c'est une longue maladie et là il y a une il y a aussi une véritable problématique merci Madame Cambournac peot pour vous dire que l'association des assistants réalisateurs a mis en place un questionnaire on parlait du des collectifs et la question pourquoi on était séparé et cetera on est donc cinq collectifs représentés ici il y en a un 6è qui est les collectif des chefs constructeur qui n'est pas venu le quand on a mis en place cette question et qu'on a commencé à la répondre à la répondre auprès de nos équipes et de nos associations au jour d'aujourd'hui donc c'était il y a une semaine à peu près on a à peu près 400 réponses donc c'est vraiment génial donc là tout d'un coup il y a quelque chose il y a un sujet non mais ça toutes les études alors pour le coup toutes les recherches montrent que il suffit de poser la question pour que les gens répondent et en fait le fait de ne pas poser la question est une manière de ne pas vouloir voir donc la systématisation des enquêtes me semble être de enfin devoir être mise en place un dernier mot et après oui juste une dernière chose c'est juste dire que l'intermittence c'est évidemment une précarité et que ça n'aide absolument pas ça fragilise en fait énormément bien sûr je vous merci beaucoup toutes et tous pour le temps passé pour la qualité de vos réponses le courage de vos témoignages et nous vous tiendrons au courant sur la suite de la commission d'enquête et et la remise du rapport qui devrait intervenir au mois d'avril si d'ici là il y a des choses que nous n'aurions pas abordé dans cette audition n'hésitez pas à nous écrire pour nous nous le transmettre nous le regarderons avec attention et si nous nous avons des questions complémentaires nous reviendrons vers vous je pense qu'il y aura un rendu du rapport euh à postériori après sa publication et donc dans Cees cas-là vous serez rappelé évidemment pour pouvoir y assister en vous remerciant très chaleureusement