"Soyez fiers ! Soyez forts !" | François Fillon à Nantes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00François FillonPromesse
« Je suis le seul candidat à m'engager sur un double objectif : retrouver le chemin du plein emploi et faire de la France d'ici 10 ans la première puissance en Europe. »
- 14:10François FillonFait
« Je souhaite que l'État se dote de moyens de surveillance plus modernes pour protéger nos espaces maritimes et nos ressources. »
- 17:30François FillonFait
« L'autorité parce qu'elle naît naturellement de la rencontre, de la volonté, du courage, de la clarté et de la cohérence de notre engagement. »
- 19:10François FillonFait
« La transmission, c'est l'acte essentiel qui inscrit tout acte politique dans la durée. »
- 20:50François FillonFait
« Défendre notre souveraineté, c'est défendre l'idée que l'indépendance du peuple français est aussi indispensable à nos concitoyens qu'elle est au monde. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mes amis, mes chers compatriotes, quel plaisir d'être avec vous à Nant au milieu de ceux qui me connaissent depuis longtemps. [Applaudissements] plus de 5000 dans cette salle, d'autres qui n'ont pas pu rentrer. Je vous demande de faire monter une immense clameur, la clameur d'un peuple qui veut gagner cette élection et que cette clameur atteigne les salles de rédaction parisienne. Ceux qui écrivent chaque jour de cette campagne serait sans issue. Alors que cette campagne, elle se traduit chaque jour, chaque soir par une mobilisation de plus en plus forte par des Français Oui. par des Français qui sont en colère, qui sont en colère contre ceux qui veulent leur voler cette élection.
Merci à tous les élus qui sont ici. Il y en a tellement que je sais pas si je peux les citer mais en même temps, ça sera une autre démonstration de cette unité, de ce rassemblement de toutes les forces de la droite et du centre. Oui, je veux saluer Christophe Priou, André Trigard, François Peinte, Catherine De Roche, Jean-Charles Tobourdau, Guillaume Chevrolier, Ellisabeth Douanu, Yannick Favnec, Marc Joulot, Jean-Pierre Vogel, Alain Lebuff, Yannick Morau, Annique Billon, Yve Avinet, Alain Cadec, Michel Vaspard, François Goulard, Philippe Leuret, Isabelle Lecalonec, Dominique De Gill Et puis je veux saluer ceux qui ont fait le déplacement avec moi aujourd'hui.
Je veux saluer Éric Si le député des Alpes Maritimes. Je veux saluer Jean-François Rapin, le sénateur du Pas de Calais, Philippe Maillet, Gilbert Fabrot, j'en ai oublié un, je veux saluer Bruno Retaillot. Je veux saluer Bruno pour son courage, pour son engagement, pour sa force, pour sa droiture. Je veux saluer un homme qui pendant cette campagne s'est révélé comme un formidable combattant, mais comme un homme d'état. Alors oui, ça me fait chaud au cœur de vous sentir à mes côtés alors que nos adversaires redoublent d'efforts pour multiplier jusqu'à la caricature les manœuvres, les intoxes, les bassesses et les coupas. Sans doute sans doute espèret-il ainsi nous faire taire.
Allez-vous les laisser faire ? Non. Allez-vous les laisser vous voler cette élection ? Non. Certainement pas. Ils nous veulent à genoux. Et bien, nous sommes et nous serons toujours debout. Aucune intimidation ne fera plier notre volonté alors que depuis plus de 2 mois, le plus incroyable système de dénigrement mise en place sous la 5e République tourne à plein rendement en dépit de la situation économique, en dépit de la montée des périles extérieurs et alors même que des attentats continuent de se perpétuer sur notre territoire. C'est bien d'ailleurs la seule chose qui les intéresse encore, qui parvient à les sortir dans leur long sommeil.
Car rien, oui, rien apparemment ne leur paraît plus important et plus urgent que de me briser et du même coup de briser votre légitime espérance dans une alternance franche et claire en oubliant que vous êtes le peuple souverain et que vous seul êtes maître de vos choix. Faut-il au passage que le système soit peu convaincu des performances de ce de son champion qui n'a pas terminé sa mu politique ? Faut-il que ce dernier soit fragile en dépit du tapis rouge qui lui est quotidiennement déroulé et avec quelle complaisance ? Faut-il qu'il doute de son programme vite fait sur un coin de table après avoir regardé par-dessus l'épaule des autres candidat.
Un programme un programme qui a tout d'un manteau d'arrlequin et pas grand-chose à voir avec un projet pour redresser la France comme si la politique pouvait se résumer à un questionnaire à choix multiple. Faut-il que l'inquiétude monte dans leur rang pour se livrer à cette débauche de propagande et à cette ivresse de calomnie ? Oui, j'ai participé à un certain nombre d'élections dans ma vie, mais je n'en ai jamais vu, jamais vu où l'exécutif et ce à quelques jours du scrutin accroché à ses privilèges, mobilis autant d'énergie pour demeurer en place.
Mes chers amis, je vous le demande, non sans une certaine solennité, pouvait-on en effet imaginer un jour que des responsables politiques et ceux au plus haut niveau de l'État réclameraient à corps et à cri le retrait pur et simple à cette élection présidentielle du candidat portant les valeurs de la droite et du centre de votre candidat. Et à quel titre ? Et à quel titre si ce n'est celui du bon plaisir ? Oui, ils ont osé ils ont osé demander l'élimination avant même le vote de la principale famille politique de ce pays. Qui plus est la seule à pouvoir assurer une majorité stable pour conduire les réformes dont le pays a tellement besoin.
Décidément, décidément, monsieur Hollande et son dauphin monsieur Macron, ont une conception bien singulière de l'intérêt général. Quel culot ! Quelle extravagance ! Pouvait-on imaginer pareille forfaiture, pareil manquement au respect de la démocratie il y a encore un an, un tel mépris pour ces primaires où se sont exprimés des millions de nos concitoyens. Bon, il est vrai que quand on voit le sort qu'ils ont réservé à leur ancien ami, monsieur Amont qui a remporté de hautes luttes les primaires de cette gauche pluriel devenue une gauche plurien, on voit qu'ils sont prêts.
On voit qu'ils sont prêts à tout pour que d'une manière ou d'une autre le fantôme de l'Élysée puisse jouer les prolongations. Ce n'est rien d'autre qui compte à leurs yeux. Tout gênneur doit être écarté comme tant d'autres comme le PS lui-même qui a servi de marche-pied au chef de l'État avant d'être repoussé d'un coup de talon. Faut-il qu'il se croi tout-puissant, ces importants impotents qui n'ont même pas eu le courage de se présenter directement à cette élection, qui n'ont même pas eu le courage de laisser les Françaises et les Français juger un quinquena qui a abaissé la France et appauvri nos concitoyens. Il est vrai Il est vrai qu'il connaissait d'avance le verdict.
Et on se demande jusqu'où ira leur audace. Peut-être jusqu'à mettre en pratique la fameuse boutade de Brcht. Parvenue à ce stade. Ne serait-il pas plus simple pour eux de dissoudre carrément le peuple et d'enlir un autre ? Voilà. Voilà qui aiderait peut-être leur candidat. Mais ce serait une illusion de plus car ce soir quand j'entends et quand je vois votre force, votre détermination, je suis plus que jamais persuadé de la victoire que nous allons remporter ensemble. Oui oui, je puisse ici une formidable énergie président.
Oui, mes chers amis, je puis ici une formidable énergie et je ne peux pas être à Nant et oublier combien cette ville est liée pour toujours à une des plus belles pages de notre histoire, à une des plus belles pages de ce grand récit national qui existe bel et n'en déplais à ces détracteurs qui veulent déconstruire l'histoire pour mieux déconstruire la nation. Je veux parler de Lady de Nant, symbole de la tolérance, symbole de la paix entre catholiques et protestants, mais surtout symbole de la concorde entre tous les Français. Plusieurs enseignements sont attirés de cet événement qui a marqué notre conscience collective.
Le premier enseignement, c'est qu'il ne faut jamais laisser revenir le spectre des guerres de religion dans notre pays. Jamais. Nous avons nous avons trop souffert dans notre histoire de ces conflits aussi vain que sanglants qui ont dressé des Français contre d'autres Français pour permettre aux fauteurs de trouble d'introduire la discorde parmi nous. Alors oui, j'adresse un avertissement à tous ceux qui pour des enjeux politiques dérisoires veulent laisser siamment s'installer ici une atmosphère de guerre civile tout en ayant attiser les brèves, les braises de la dissension. Je leur dis, ils me trouveront sur leur chemin. Je l'ai toujours affirmé.
Ceux qui croient comme ceux qui ne croient pas ont toute leur place dans la France que nous voulons et dans la nation que nous aimons. Dans la France que nous voulons, il ne peut pas y avoir de citoyens de seconde zone. Mais dans la France que nous chérissons, il ne peut pas y avoir plus de droits autre que ceux issus des lois de la République. La laïcité que certains s'empressent de vouloir recouvrir d'un adjectif qui dénature son sens véritable n'est pas une religion. C'est un cadre qui délimite et qui garantit précisément cette vie en commun. Le second enseignement, c'est que ceux qui dirigent le destin de notre pays doivent précisément veiller à être les gardiens de cette vie en commun.
Ils doivent se hisser au-dessus des intérêts partisans, au-dessus des lobbyes, au-dessus des communautarismes et ils doivent être les garants de cette précieuse unité nationale. Vous le savez, cet édit de Nant, ce traité de tolérance fut l'œuvre d'Henricat, une des plus hautes et une des plus belle figure de notre histoire, qui durant plus de 20 ans guéroya contre les fanatismes de son temps et refusa la division de son royaume. On ne devient pas responsable d'un grand pays comme la France sans avoir été attaqué, injurié, écorché par ses adversaires.
plus près de nous de Gaulle, Pompidou, Giscar, Mitteran, Chiraak, SarkoZi, tous ont été des cible mais les qualités requises pour exercer le pouvoir diffèrent selon que l'on se trouve dans une période de crise ou dans une période de prospérité. Et bien oui, aujourd'hui, on n'hésite pas à mettre ma vie à l'épreuve. On la décortique dans tous les sens, on l'étale, on la disse sans aucune pudeur, sans aucun respect pour ce qui s'appelait jadis la présomption d'innocence. [Musique] Des belles âmes se sont émues parce que j'ai évoqué le souvenir de Pierre Bergovois lors de l'émission politique sur France 2.
[Musique] Je le redis calmement et fermement, Bergovis n'était pas du serrail et il fut bien livré au chien pour reprendre l'expression du président de la République de l'époque. Et parmi ceux qui s'émeuvent de cette référence, combien ont participé à l'époque à cette curée politique et médiatique ? Alors aujourd'hui, je dis au français, ne me jugez pas d'après les actes d'accusation de ces nouveaux inquisiteurs. Jugez-moi sur mon parcours. [Applaudissements] Je n'ai je n'ai pas fait les grandes écoles. Je n'ai pas été banquier. J'ai donné 36 ans de vie publique à ma ville, à mon département, à ma région, à cette belle région des pays de la Loire.
36 ans à parcourir nos villages et nos villes. 36 ans de rencontrre avec les Français face à leurs espoirs et à leur colère. 36 ans de projet, d'idées, d'affrontement intellectuel, 36 ans de combat avec des victoires, avec des défaites. J'ai connu les salles pleines comme ce soir et la solitude des préaut d'école en compagnie d'une poignée de militants. J'ai assumé les plus hautes fonctions. J'ai croisé les grandes semondes. Mais je suis aussi plus que d'autres tous ces autres qui trouvent dépassés la fonction de députés et le suffrage universel. Je sais la détresse de mes compatriotes qui me sollicitaient et que j'ai toujours essayé d'aider du mieux que je pouvais.
J'ai pu faire j'ai pu faire des erreurs, je le reconnais volontiers, mais qui n'en a pas fait ? Et ceux qui n'ont jamais fait d'erreurs ne sont pas nécessairement les êtres les plus justes et les plus solides. L'histoire nous apprend que les peuples se plaignent rarement dans les temps difficiles d'un excès de courage, de clarté et de volonté. Dans les périodes de paix et de prospérité, un homme comme Churchill était au mieux oublié, au pire déconsidéré. Or, comme nous le rappellent, les attaques sur notre sol et l'attentat de Londres frappant le premier parlement dans l'histoire européenne, nous sommes entrés dans les temps sombres.
Voilà pourquoi cette élection n'est pas une question de casting. Comme on s'attache à vouloir vous le faire croire, jugez-moi sur mon parcours et jugez-moi sur mon programme. [Applaudissements] programme campagne terne sans enthousiasme disait un grand journal du soir. Ce programme, il a été conçu avec vous et pas avec des notes de ses experts en antichambre coresponsable de l'état de faillite dans lequel se trouve notre pays. Pendant 3 ans, j'ai sillonné la France à la rencontre de vos espoirs, de vos colères, de vos joies, de vos déceptions. J'en ai tiré une feuille de route avec une obligation en tête.
Faire, faire enfin, convaincu qu'aucune réforme ne peut être menée à bien si l'on ne donne pas clairement le but à atteindre. J'ai bien conscience, mes chers amis, qu'à chaque échéance, les responsables politiques demandent aux françaises et aux Français de nouveaux sacrifices et qu'en dépit de tous les efforts produits, ces derniers ont l'impression que cela n'avance jamais. Et bien, la France a été victime depuis des décennies d'une double trahison. D'abord celle provenant de tous ceux qui se sont servis de la dette publique pour masquer leur manque de courage.
Et de l'autre et de l'autre celle des élites financières qui ont refusé de réguler les crédits privés parce qu'ils étaient préoccupés de leur seul profit. Oui, je suis le seul candidat à m'engager sur un double objectif. retrouver le chemin du plein emploi et faire de la France d'ici 10 ans la première puissance en Europe. Mes amis, le chômage structurel qui mine notre pays est un sujet trop grave pour être abandonné aux joueurs de flut et aux apprentis sorciers. Moi, je n'esquive pas, je ne l'ouvoie pas. Je propose une vraie transformation économique et sociale rendue de plus en plus difficile par cette dette insoutenable que nous traitons que nous traînons comme un boulet.
Je veux nous libérer des normes, des contrôles qui paralysent l'activité, qui tuent les initiatives, qui dissuadent l'investissement. La meilleure politique sociale, c'est celle qui donne du travail. C'est celle qui donne du travail à tous les Français. Et la seule politique qui donne du travail, c'est celle qui mise sur la liberté. Parce que la liberté n'est pas seulement moralement juste, elle est aussi économiquement efficace. C'est en libérant tout le potentiel de la créativité humaine que nous parviendrons à inventer, à innover, à nous dépasser. Nous n'avons aucune leçon à recevoir de nos amis américains.
Et je veux rappeler sur ce point que le mot entrepreneur est un mot d'origine française. C'est cette liberté C'est cette liberté qui va vous permettre de profiter de la révolution numérique. une révolution qu'il ne faudra pas subir comme le propose monsieur Macron mais maîtriser pour quelle œuvre on profite tous et non pas d'un petit monde de privilégié parisien. C'est cette liberté qui va déverrouiller le marché de l'emploi. C'est cette liberté qui va donner aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux artisans, aux jeunes le goût de se battre pour réussir leur vie. C'est cela que nous devons restaurer dans notre pays.
Je veux une France productive, une France réconciliée avec le travail, l'audace, la réussite. Je ferai tout pour gagner la bataille du plein emploi. Et pour ça, il faut que nos entreprises puissent se déployer, qu'elles puissent investir, qu'elles puissent embaucher. Il faut que nos PME puissent trouver des financements et se développer sans être freiné par un monceau de contraintes inutiles. Je veux libérer l'activité de tous les secteurs qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal, l'agriculture, l'industrie, les services, la construction.
Oui, je réduirai de 40 milliards les charges sociales des entreprises qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille de paix des salariés. Je supprimerai définitivement les 35 he avant d'éviter que s'installe un peu partout avant d'éviter que s'installe un peu partout des usines à gaz, source d'injustice comme nous le propose le candidat du sur place.
J'alignerai la fiscalité du capital sur celle de nos voisins allemands parce que je préfère que les investisseurs français investissent en France plutôt qu'ailleurs parce que la France est un pays souverain et je n'aime pas que notre nation soit obligée de se prosterner devant les fonds de pension américains ou devant ceux des émirs du golfe. Je veux réformer le RSI, non pas non pas pour l'aligner sur le régime général comme le propose monsieur Macron, ce qui aurait pour conséquence d'augmenter de plus de 30 % les charges des commerçants, des artisans et des indépendants. Je veux constituer une véritable caisse de protection des indépendants. Je veux généraliser l'apprentissage.
Je veux généraliser l'apprentissage pour que les jeunes puissent apprendre au sein du monde du travail. De même, je veux créer le statut de travailleur indépendant et refonder la formation professionnelle. Libérer nos potentiels simplifiés, allégés, modernisés. Voilà comment nous allons relancer l'économie et ranimer l'espoir. Cette vision que j'ai pour la France, elle s'applique aussi à la mer, à l'économie maritime. Et je veux en dire quelques mots ici à Nant dans cette ville qui est tournée vers l'océan depuis des siècles. Quelle extraordinaire à tout que notre domaine maritime.
Quel courage et quelle force il a fallu à ces générations de marins, de pêcheurs, d'ingénieurs, d'explorateurs pour construire, bâtir cette grande nation maritime qui est la France. Oui, nous pouvons être fiers de notre économie maritime, de nos métiers, de nos technologies, de notre culture de la mer. Cet héritage, cet héritage n'est pas un vestige du passé. C'est une réalité plus vivante que jamais. La France s'est aussi construite par la mer et son avenir passe aussi par la mer. L'économie de l'océan est en pleine croissance. Elle crée des emplois avec des activités dynamiques comme l'aquaculture marine, la transformation du poisson, la construction et la réparation navale.
Elle connaît des mutations technologiques qui font émerger de nouvelles filières industrielles, des filières industrielles prometteuses en matière de ressources minérales marines, d'algoculture, de biotechnologie marine, d'éolien offshore. Et bien, je veux faire de la France un leader de l'exploitation des ressources marines biologiques dès dès l'été prochain, nous lancerons des États généraux pour refonder les politiques de la pêche et de l'aquaculture en réduisant les contraintes administratives pour que les professionnels puissent réellement vivre de leur activité.
Nous devrons aussi relever le défi majeur du Brexit qui remet en cause l'équilibre fragile des droits de pêche entre les différents partenaires européens. Et puis nous avons la chance d'avoir dans le domaine de la construction navale des fleurons nationaux comme les chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazer. Je demande au gouvernement de trouver rapidement un accord qui permette de péréniser les chantiers de l'Atlantique et qui permettent de veiller à la localisation de l'activité ici en France à Saint-Nazer sur le territoire national.
Et et je dis que s'il n'était pas possible de parvenir à un tel accord dans les délais contraints auxquels nous sommes soumis, alors j'estime que l'État ne devrait pas s'interdire d'exercer son droit de préemption le temps de définir avec sérénité une véritable stratégie industrielle nationale. Ce gouvernement a aussi laissé s'accumuler un retard inacceptable en matière d'infrastructure portuaire. Il est temps de moderniser nos ports. Je veux leur donner une dimension plus commerciale, diversifier les trafics, mettre en place un véritable guichet unique portuaire, généraliser l'autoliquidation de la TVA, dématérialiser les procédures douanières.
Bref, tout le contraire de l'immobilisme des années Hollande. Je proposerai de créer une alliance pour la croissance bleue sur le modèle de l'alliance pour l'industrie du futur qui a fait la preuve de son efficacité. Elle construira avec l'État une stratégie pour l'économie maritime de notre pays et elle en assurera le déploiement pour que les choses progressent. Enfin, mais nous devons aussi mieux protéger cet immense domaine maritime et les personnes qui en ont la charge. Je souhaite développer la recherche scientifique pour améliorer notre connaissance des milieux marins et leur infinie fragilité.
Nous devons lutter de manière déterminée contre toutes les pollutions et mieux concilier l'économie maritime et l'environnement marin. Rappelons-nous toujours que nous dépendons de la santé des mères et de la santé des océans. Je souhaite que l'État se dote de moyens de surveillance plus modernes pour protéger nos espaces maritimes et nos ressources particulièrement enrre M. Et je veux assurer un financement pérenne de la société nationale de sauvetage en mer dont l'engagement sans faille des 7000 bénévoles sauve chaque année des milliers de personnes. Je souhaite enfin que nous soyons davantage à la hauteur du rôle mondial que nous confère notre exceptionnel domaine maritime.
Pourquoi la Chine, la Russie, le Canada, la Norvège, l'Inde ou les États-Unis ont-ils une véritable stratégie de diplomatie maritime et pas nous ? Je renforcerai notre capacité d'influence dans les organisations internationales au service de nos intérêts maritimes. Mes chers amis, la mer est un secteur économique et un patrimoine environnemental. Mais la mer, c'est aussi une magnifique culture, un ensemble de traditions et de valeurs. La mer, c'est un héritage symbolique et donc c'est le socle d'une communauté humaine. Mes amis, c'est d'abord en réformant en profondeur notre pays que nous lui donnerons les moyens de son ambition. Et j'affirme que cette ambition est grande.
Je ne dis pas seulement cela en raison de ma volonté de redonner aux français la fierté de ce qu'ils sont, même si la confiance en soi est une condition absolue de notre réussite, de notre redressement. Mais je le dis aussi parce que l'Europe a besoin de notre puissance, que l'Europe a besoin de notre capacité d'initiative pour sortir de l'impasse dans laquelle elle se trouve. Et je le dis aussi parce que je crois que le monde a besoin de nous. J'ai pas peur de l'affirmer. La France aujourd'hui, plus que jamais en ces temps troublé, manque cruellement au monde et le monde a besoin de la France.
[Applaudissements] Oui, le monde a besoin de notre capacité à brandir au plus haut le flambeau de la liberté et à dissiper les ténèbres du fanatisme et de la barbarie. Le monde a besoin que nous soyons capables de montrer qu'il existe une autre voie possible qui nous permett d'échapper à cette forme de malédiction, à cet affrontement binaire entre le populisme démocratique des uns et le repli identitaire des autres. Ces derniers temps, il a été beaucoup question dans notre pays de l'identité. Je le comprends. Je ne sais pas si notre identité est heureuse ou malheureuse. Ce que je sais en revanche, c'est qu'elle est menacée.
Je le comprends d'autant plus que nous sommes entourés de pêcheurs en nos troubles qui s'emploient à entretenir le flou et l'ambiguité, à naviguer au gré des courants et des vents, reprenant d'un côté ce qu'il donne de l'autre. Et pendant ce temps, c'était pesant sur les personnes physiques ou découlant de la situation économique, mais aussi une véritable insécurité culturelle dans notre pays.
Cette insécurité culturelle qui touche tous ceux et ils sont de plus en plus nombreux qui se sentent abandonnés, qui se sentent délaissés, mis sur le bas côté par la route de la mondialisation, par l'Europe ou par le système parce qu'ils ont le sentiment légitime que ce système ne crée plus assez de richesse, plus assez d'emploi, mais que par contre, il produit toujours plus de misère, toujours plus d'impôts, toujours plus de dettes et toujours plus de bureaucratie. à toutes ces françaises et à tous ces Français, je leur dis, nous allons redonner à la France un rang qui lui permettra de réorienter l'Europe, mais aussi de peser sur une scène internationale de plus en plus instable.
Mais pour que notre pays fasse à nouveau entendre sa voix, il faut qu'il retrouve sa puissance économique. C'est l'urgence absolue. Tout le reste, c'est du mensonge. Avez-vous remarqué combien en dépit de sa présence de plus en plus grande sur les théâtres d'opération militaire, notre pays est le parent pauvre des grandes conférences internationales. Parfois invité en bout de table, le plus souvent oublié. Je ne sais pas si monsieur Hollande a été un président normal, mais il a fait de notre pays une nation normale, c'est-à-dire excessivement moyenne.
Cette question essentielle du redressement économique, on la retrouve également dans la lutte que nous avons amené contre le totalitarisme islamique, la plus grande menace à laquelle nous sommes confrontés depuis des décennies. Pour retrouver les moyens de la combattre, on ne peut plus se contenter de dire l'intendance suivra. Une économie saine et solide est le nerf de la guerre. Qu'il s'agisse de redresser notre économie, de retrouver le plein emploi, de redonner aux Français des raisons d'être fiers de leur pays, de refonder l'Europe, de réguler la mondialisation ou d'éradiquer l'islamisme, tout se tient.
C'est une vision globale que je défends devant vous à l'occasion de cette élection présidentielle. une vision une vision Une vision qui reprend au plus près la devise de la République, liberté, égalité, fraternité. Cette devise, nous l'enrichissons de trois valeurs : l'autorité, la transmission et la souveraineté. l'autorité parce qu'elle naît naturellement de la rencontre, de la volonté, du courage, de la clarté et de la cohérence de notre engagement.
l'autorité parce que nos compatriotes sont épuisés de temps de laxisme, de démission, d'accommodement déraisonnable avec ce qui entreprend depuis des décennies un travail de sap à l'encontre de nos institutions et plus largement de la République. au risque de paraître politiquement incorrect. J'affirme que lorsqu'un état exerce son autorité, il a toute légitimité pour le faire puisqu'il intervient pour protéger ce qui constitue les fondements mêmes de notre société. Aussi pour tous les citoyens, cet exercice devrait aller de soi. C'est une simple question de bon sens. Le contraire de l'autorité n'est pas le laxisme, c'est la violence qui s'oppose à la force publique.
Lorsqu'un territoire de la République à deux pas d'ici est occupé depuis des années par des hors la loi en dépit en dépit des décisions de justice, des élections démocratiques et même du résultat d'un référendum, c'est l'autorité de l'État partout en France qui est bafoué et qui est affaiblie. Lors lorsqu'en Guyane des individus cagoulés prétendent supplé à l'état défaillant pour assurer la sécurité des citoyens, c'est la République qui est mise en cause. Lorsque les professeurs tremblent devant leurs élèves, les forces de l'ordre devant les délinquents, les politiques devant les démagogues, à ce moment-là, la vie en commun devient impossible.
Il y a une phrase du grand poète Saint-Jean Perse que j'aime beaucoup. La démocratie, plus qu'aucun autre régime, exige l'exercice de l'autorité. Comment comment restaurer cette déperdition d'autorité impulsée il y a déjà tellement longtemps en refondant notre République à partir de l'école, de la famille et de tous ceux qui plus largement assurent la sécurité publique. À côté à côté de l'autorité, je place la transmission. La transmission, c'est l'acte essentiel qui inscrit tout acte politique dans la durée qui en conçoit les conséquences à court, à moyen et à long terme.
La transmission nous apprend que nous avons une dette par rapport à ceux qui nous ont précédé et un devoir à l'égard de ceux qui vont nous succéder. C'est l'image du relais que l'on se passe de main en main et qui permet à notre pays de rester dans la course. La transmission découle tout naturellement de l'autorité parce que pour la recevoir, il faut que les élèves, les enfants, les citoyens se mettent en situation de recueillir ce qui va leur être transmis. Mais encore faut-il que au début de la chaîne, on veuille transmettre un enseignement.
Comment transmettre par exemple à l'école quand on estime que l'élève peut seul juger du bien fondé de ce qu'on va lui transmettre et qu'il faut s'adapter à la tyrannie de son intérêt ? Comment transmettre quand l'émetteur lui-même estime que la connaissance des fondamentaux est facultative ? Quand une société se dit à quoi bon transmettre, c'est le signe qu'elle est menacée de déclin. C'est le signe qu'elle s'enferme dans l'égoïsme que l'on peut par exemple relever en politique durant ces dernières décennies où l'on a gonflé la dette publique au risque de sacrifier l'avenir des générations futures. La transmission, c'est la négation de la phrase après moi le déluge.
Nous avons des enfants, nous avons des héritiers. Faisons en sorte de ne pas dilapider l'héritage. Qu'est-ce qu'une nation sinon avant toute chose cette ardente obligation de transmission ? Enfin, si l'autorité fonde la vie en commun sans laquelle il n'y a pas de nation et si la transmission inscrit la nation dans la durée, la souveraineté la protège face au péril. Nul nul n'a le droit de décréter que poser la question de la souveraineté de notre pays ferait le jeu du nationalisme pour la simple raison que tout patriote sincère se la pose.
Certains m'ont fait parfois griève dans le passé de parler beaucoup d'économie mais comme je vous l'ai dit sans une France économiquement redressée, on ne peut pas exercer une souveraineté. On ne peut pas combattre la nouvelle barbarie sinon par des discours creux, des incantations et au final par des repli et de lâches abandons. Défendre notre souveraineté, c'est défendre l'idée que l'indépendance du peuple français est aussi indispensable à nos concitoyens qu'elle est au monde parce qu'il existe un pacte plusieurs fois séculaire entre la France qui s'est construite contre les empires et la liberté des peuples.
Loin de nous restreindre, loin de nous replier, la souveraineté nous enrichit, elle nous grandit, elle redonne à notre nation cette capacité d'initiative. d'abord en Europe puis plus généralement au sein du monde libre. Alors mes amis, maintenant c'est à vous de jouer. Si vous partagez cette espérance d'une France conquérante, d'une France que nous voulons hisser vers le meilleur d'elle-même, alors engagez-vous dans cette bataille avec en tête l'esprit de conquête et au cœur l'espoir du renouveau. Dites-le. Dites-le. Dites-le. Si vous voulez que les choses changent, que les choses bougent, faites-le savoir.
Si vous voulez définitivement tourner la page du déclin français, si vous voulez ranger ce pouvoir et ces jeux de masque au rayon des accessoires historiques, criez-le. Personne Personne n'est mesure de vous faire terre. Nul n'est susceptible de vous impressionner parce que vous êtes le grand peuple de France dans son infinie variété et dans son absolue singularité. Alors, soyez partout les acteurs de ce changement. Si au fond de votre cœur bat la fierté d'être français, alors soyez fier, soyez forts, soyez plus volontaires que tous les obstacles qui se dressent sur notre chemin, que toutes les volontés adverses. Je vous invite à l'action, mes amis.
Engagez-vous, osez, foncez, brandissez avec moi l'Étandard de la France. Ce drapeau des hommes et des femmes debout, ce drapeau libre. qui deviendra demain celui de notre victoire. Vive la France ! Vive la République ! [Applaudissements] Tu me snop quand je te dis bonjour. Vous allez bien vous avez la gagner on va gagner on va gagner on va gagner on va gagner on va gagner on va gagner on va gagner [Musique] de la tyran les sont élevés les sont [Musique] des [Musique] soldat Il est en moi. [Musique] paron paron [Musique] à [Musique] l'on Président président président Ah.