Pour Édouard Philippe, un départ d'Emmanuel Macron est "la seule décision digne"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Parlons de l'affaiblissement de la fonction. Est-ce que précisément alors que vous l'avez dit suffisamment tôt, vous entendez justement être candidat à cette élection suprême comme on le dit dans l'histoire de la 5e, est-ce que précisément on peut pas se dire que à partir du moment où on va commencer à raccourcir les mandats, le mandat c'est le c'est le mantra de la démocratie représentative. Est-ce que cette idée d'atteindre le dernier des mandats qui tient encore qui est celui du président de la République en le raccourcissant ?
Alors vous l'avez dit, pas nécessairement pour une crise de légitimité mais pour une crise de l'État. Mais est-ce que ce n'est pas la même chose ? La démission de 69, c'est une démission choisie et pas une démission provoquée par les oppositions.
Vous avez raison, mais je pense que la fragilité des institutions aujourd'hui, c'est le maintien dans la situation actuelle. Et je le dis pas de gaié de cœur. Je crois qu'aujourd'hui la crise de l'autorité de l'État, la crise de la légitimité de l'État, la crise de la légitimité des institutions et de la démocratie libérale, c'est aussi le fait que nous sommes dans une situation d' d'indétermination.
J'entends le président de la République dire qu'il est le garant de la stabilité, mais objectivement qui a créé cette situation de très grande instabilité et pourquoi il se trouve que c'est lui. Je pense qu'il a une responsabilité éminente à la fois dans la cause de cette affaire et dans la façon de le régler. Mais vous savez madame le professeur, je n'ai pas je dis madame le professeur parce que vous êtes professeur de droit public.
Je n'ai pas formulé cette position parce que je pensais qu'elle serait populaire ou parce que j'espérais convaincre le président. Président, il a envie d'aller au terme de son mandat. Et je peux le comprendre, je l'ai dit parce que je pense que c'est la seule décision digne qui permet d'éviter 18 mois d'indétermination.
Édouard Philippe