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interviewRMC — Face à Face· 10 avril 2024 21 min

Face à Face : Bruno Retailleau - 10/04

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Bruno Retailleau Bonjour à vous Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes sénateur, sénateur Les Républicains de la Vendée Et vous êtes président du groupe Les Républicains au Sénat On va revenir sur ce déchaînement de violence chez les jeunes On a appris à l'instant qu'un jeune avait succombé à des blessures Il a été poignardé dans le quartier de la monnaie à Romand-sur-Isère Mais d'abord la politique, vous pourriez faire tomber le gouvernement Vous avez menacé d'une motion de censure Le gouvernement sur les questions budgétaires D'insincérité budgétaire du gouvernement Et depuis, toutes les autres formations de l'opposition On dit que si vous déposiez cette motion Il vous suivrait Ce qui mécaniquement entraînerait la chute du gouvernement Vous êtes vraiment déterminé ?

0:58
Bruno Retailleau

Nous le sommes, mais ça va dépendre aussi du gouvernement D'abord, je pense qu'il faut qu'on défend des Français Les deux quinquennats d'Emmanuel Macron Se seront soldés par 1000 milliards de dettes en plus Aujourd'hui, le stock de la dette que supportent les Français Parce qu'au bout du compte, c'est eux qui en sont responsables Sur leurs épaules, si j'ose dire Ils n'ont pas dans leurs décisions Ça ne dépend pas d'eux, évidemment C'est des mauvais gouvernements qui ont ajouté la dépense publique à la dépense publique Mais sur 3000 milliards, 1000 milliards depuis 2017 pour Emmanuel Macron Ce qui fait de la France le cancre de l'Europe Avec l'affaiblissement de la voix de la France en Europe C'est important puisqu'on est à quelques encablures des élections européennes Mais surtout, notre rapporteur général du budget au Sénat Est allé faire un contrôle sur place et sur pièce à Bercy

1:42
Présentateur

Il a regardé les comptes quoi

1:43
Bruno Retailleau

Exactement Il a découvert des notes Et ces notes indiquent très clairement que très vite, très très vite Avant même que le Parlement ait pu voter le budget 2024 Les ministres savaient que les hypothèses étaient pipotées Donc le budget était insincère On nous a menti, on nous a trompé

2:00
Présentateur

On nous a trompé, ça veut dire que ce que vous dites est très grave C'est que lorsque Bruno Le Maire va faire un 20h il y a 3 semaines Pour tirer le signal d'alarme en disant Il n'y a plus autant d'argent, il va falloir faire des économies En fait, il surjoue l'étonnement Il le sait depuis longtemps

2:18
Bruno Retailleau

Mais bien sûr, il le sait d'autant plus On a depuis hier une autre mauvaise nouvelle Puisque le déficit s'est accru jusqu'à 5,5% du PIB C'était pour 2023 Mais on sait déjà que les chiffres du gouvernement pour 2024 2024, on est au mois d'avril Ça a tout juste commencé Eh bien désormais, on ne sera pas à 4,4% de déficit On sera à au moins 5%

2:42
Présentateur

C'est catastrophique Ça c'est la nouvelle du jour, effectivement Bruno Retailleau Je précise les choses pour que ceux qui nous entendent Qui nous écoutent et qui nous regardent comprennent bien de quoi il s'agit 2023, le déficit est arrivé à 5,5% du PIB C'est considérable et c'est beaucoup plus élevé que ce qui était prévu Pour 2024, le gouvernement tablait sur un déficit à 4,4% Ce qui était déjà très élevé Aujourd'hui, la trajectoire est finalement revue à nouveau à la hausse Et ce serait plutôt de l'ordre de 5%

3:10
Bruno Retailleau

Ce qu'il faut bien comprendre Parce que j'imagine que les téléspectateurs, les auditeurs se disent Ça c'est de la comptabilité, c'est des chiffres, on déloigne tout ça Non, on peut être très proche de tout ça Ce qui s'est passé par exemple en Italie en 2011 Ce qui s'est passé en Grande-Bretagne ou au Royaume-Uni en 2022 C'est une mécanique où à un moment donné, ça se dérègle Et les marchés prennent peur Si la France voit sa note par exemple dégradée Déjà dans quelques jours

3:35
Présentateur

Ce sont les agences de notation, notamment l'agence Moody's Qui déjà a l'air de douter de la sincérité, comme vous, du gouvernement Et de sa sincérité à vouloir vraiment remettre de l'ordre dans les comptes Ce sont ces agences sur lesquelles s'appuient tous ceux qui prêtent de l'argent à la France Si ces agences disent Attention, en fait la France n'est pas capable de rembourser sa dette Alors le prêt sera moindre Il faut vraiment que les gens comprennent C'est comme un foyer à qui les banquiers diraient Je ne vous prête plus d'argent parce que je ne vous fais pas confiance pour rembourser

4:05
Bruno Retailleau

Et quand on ne fait pas confiance Ça veut dire qu'il y a une prime de risque qui s'ajoute au taux d'intérêt Et le taux d'intérêt devient astronomique Et à ce moment-là, il y a une panique des marchés Et c'est le gouvernement qui est au pied du mur Et c'est là qu'on tape les Français On les tape sur les impôts, on les tape sur les retraites C'est cette mécanique qu'on veut dénoncer Et nous, on a annoncé cette ligne rouge Si demain, le gouvernement augmentait les impôts Justement pour compenser ses impéritices Sa mauvaise gestion Alors, il faut qu'il soit sûr que Ce dépôt de motion de censure tombera automatiquement Automatiquement ? Automatiquement

4:39
Présentateur

Cela dit, Bruno Retailleau Le Président veut vous couper l'herbe sous le pied Il annonce, et il l'a dit hier Pas question de faire un projet de loi budgétaire rectificatif C'est-à-dire ce moment où, à l'Assemblée Vous pourriez saisir l'opportunité de déposer cette motion ?

4:57
Bruno Retailleau

Alors ça, c'est grave C'est toujours dans la même veine C'est-à-dire qu'on est quand même dans une démocratie parlementaire Et les parlements, il faut que les Français le sachent Ont été inventés pour voter l'impôt Pour voter la dépense Et le Président de la République dit Oui, on va bricoler des choses Mais en dehors du Parlement On nous a donc menti en 2023 Sur les hypothèses macroéconomiques Sur le déficit On nous a rementi en 2024 Et là, on se dit Non, non, on va nous faire des décrets d'annulation Mais surtout, pas de vote du Parlement Je vais préciser les choses Ça n'est pas acceptable Parce que c'est pas pour nous C'est pas pour un sénateur ou un député Qui verrait finalement sa petite cloriole entachée Non, c'est pour les Français Nous, on représente les Français

5:35
Présentateur

Encore une fois, je redis les choses précisément Emmanuel Macron, il y a deux jours S'invite à une réunion de sa majorité En surprise, il pousse la porte Il arrive Et il fait la leçon d'abord à son gouvernement En disant Il ne faut pas que ça soit la foire à la saucisse Il faut le calme des vieilles troupes Le gouvernement se met dans une situation Où il se prend des leçons sérieux budgétaires Matin, midi et soir Par des gens qui n'ont pas voulu voter l'année dernière La réforme des retraites Ça c'est vous On va y revenir quand même dans un instant

6:02
Bruno Retailleau

Je l'ai porté Et je l'ai fait voter au Sénat Par mon groupe

6:06
Présentateur

Donc il vous insulte gratuitement là

6:09
Bruno Retailleau

En tout cas, il ment J'ai voté cette rete D'abord, cette réforme des retraites Elle a été forgée au Sénat Par un amendement que je déposais tous les ans Dans le cadre du PLFSA Du projet de loi de finances à la sécurité sociale Le gouvernement l'a repris Je suis monté au créneau constamment On m'a beaucoup plus entendu Vous voyez, alors que je suis dans l'opposition Mais je pensais que c'était bon Pour les retraités d'aujourd'hui et de demain Pour sauver le régime de retraite par répartition Je me suis engagé Alors que je n'étais pas obligé Et nous l'avons voté, croyez-moi Tous ceux qui m'entendent, qui me connaissent Qui m'ont entendu à ce moment-là au Sénat Et qui ont connu nos votes Vous diront que ce que je dis C'est la vérité

6:46
Présentateur

Pour vous c'est très injuste Mais c'est injuste

6:47
Bruno Retailleau

Ce qui est injuste aussi C'est que lorsqu'il s'en prend au ministre Peut-être Parce que les ministres sont aussi responsables

6:53
Présentateur

Il s'en prend sans le cil à Bruno Le Maire À qui il a dit Ça fait 7 ans que t'es ministre

6:56
Bruno Retailleau

Mais oui, mais ça fait 7 ans Qu'il est prison de la République Et on sait bien que c'est Jupiter Qui gouverne en France C'est pas monsieur Bruno Le Maire Donc plutôt que de s'en prendre au ministre Il devrait s'en prendre à lui-même Le quoi qu'il en coûte, c'est lui

7:07
Présentateur

Le quoi qu'il en coûte, c'est lui Mais il ajoute donc dans cette réunion J'entends parler de projet De loi de finances rectificatives Ce projet de loi, je le précise encore une fois Dans le fonctionnement législatif C'est un texte qui serait d'origine gouvernementale Pour rectifier un budget Qui aurait évolué en fonction des dépenses Des recettes Il dit je n'en vois pas l'intérêt Donc pas question d'en déposer Le gouvernement doit faire des choses avec sérieux Pour tenir nos objectifs Nous n'avons pas un problème de dépenses excessives Mais un problème de moindre recette

7:38
Bruno Retailleau

Voilà Ça vous fait rire ? Non, c'est un rire jaune Je vais vous dire pourquoi Il dit, vous avez raison Je répète la phrase Il dit que notre problème Ce n'est pas les dépenses excessives C'est un problème de moindre recette Comme si la France n'avait pas un problème de dépense Il faut savoir que la dépense publique C'est quasiment 58% De la richesse que produisent les Français On a le record des pays développés De l'OCDE Record de la dépense publique Et on voit bien que Derrière cette phrase Qu'est-ce qui se cache ? Il n'y a pas cette recette C'est quoi les recettes pour l'EVA ?

C'est les impôts C'est les prélèvements obligatoires Donc on voit qu'il y a une intention sans doute cachée Et un plan qui est caché Après les Européennes Évidemment D'augmenter les impôts D'augmenter les impôts Du reste Monsieur Attal A fait un groupe Qui l'a chargé De réfléchir Pour taxer les rentes Mais c'est quoi les rentes ? Est-ce que c'est l'épargne des Français ? Est-ce que c'est les Français modestes Qui ont placé leur épargne sur le livret A ? Les Français de classe moyenne Qui ont placé leur argent Après le travail d'une vie Sur une épargne de plus long terme Par exemple L'assurance-vie Est-ce que c'est les propriétaires ?

Je viens de voir une nouvelle étude D'un institut tout à fait Qui est un pignon sur rue Dans la République L'INSEE Pour dire Il y a cette idée Des loyers imputés Des loyers fictifs Et déjà Pendant la première campagne De Monsieur Macron Monsieur Pizani-Ferry Avait évoqué cette idée C'est quoi cette histoire ? Les propriétaires Il y a quelque chose d'injuste Parce que les propriétaires Ne paient pas de loyers Et il faudrait finalement Que la fiscalité Tienne compte des loyers imputés Qu'ils ne paient pas C'est-à-dire qu'une fois Que la propriété

9:11
Présentateur

A été réglée Il faudrait continuer A payer Mais un loyer A l'État

9:15
Bruno Retailleau

Il n'aime pas les propriétaires C'est vraiment ça

9:17
Présentateur

Que vous avez

9:18
Bruno Retailleau

Il n'aime pas les propriétaires Quand on supprime Par exemple L'impôt sur les grandes fortunes Vous pouviez avoir Des bitcoins Vous pouvez avoir Des lingots d'or A l'époque Là vous étiez exonéré Maintenant ça a changé Par contre vous étiez propriétaire Il y a l'IFI On vous tape Ensuite On efface La taxe d'habitation Désormais dans les communes Tout le monde profite D'une salle de sport D'une crèche Mais ceux qui paient C'est qui ? C'est les propriétaires Via Il n'y a plus de taxe d'habitation Mais via Le foncier bâti Donc on voit bien Qu'on n'aime pas les propriétaires Et moi je veux une France De propriétaires

9:50
Présentateur

Donc vous dites On prendra nos responsabilités S'il le faut Nous déposerons donc Cette motion de censure J'ai quand même envie De vous demander Si ça passe Imaginons que ça passe Que en effet Votre motion de censure Soit déposée Qu'elle soit votée Par l'ensemble Des groupes d'opposition Et que le gouvernement tombe Vous faites quoi le jour d'après ?

10:04
Bruno Retailleau

Ah ça c'est pas La clé C'est le président de la République Moi je suis respectueux Des institutions De la Ve République Il y a deux voies Soit il renomme Un premier ministre Un nouveau gouvernement Pas simple Parce qu'ils peuvent aussi Être frappés Par une motion de censure Soit il dissout Moi je considère Je suis gaulliste Et je suis démocrate Je considère que Lorsque ça va mal Dans un pays Lorsqu'il y a Des blocages politiques C'est pas les accords de couloir Qui peuvent résoudre les choses C'est l'isoloir C'est le recours Au suffrage Universel

10:34
Présentateur

Si en effet Le gouvernement chute La logique politique Le courage politique Serait dans ce cas Une dissolution

10:41
Bruno Retailleau

Absolument

10:41
Présentateur

Bruno Retailleau Lorsqu'on interroge Notamment les auditeurs D'RMC Sur ces questions D'efforts budgétaires Spontanément Même s'ils savent Que c'est pas forcément Là qu'on trouvera les sous Ils disent Oui mais enfin Les sénateurs Dans le même moment Les sénateurs Comme les députés D'ailleurs Se sont augmentés Qu'est-ce que vous dites à ça ?

10:58
Bruno Retailleau

Je dis simplement Que ça fait des années Que l'indemnité Attention C'est pas le salaire Qui a été augmenté

11:03
Présentateur

Oui mais enfin dans les faits

11:04
Bruno Retailleau

C'est l'enveloppe des frais Vous êtes salarié Vous avez des frais professionnels Et il se trouve Que beaucoup de sénateurs De députés Ne sont pas parisiens Ils ont besoin D'aller à l'hôtel Pour se loger Il y a eu Une fantastique augmentation De burzonner Des chambres d'hôtel Qu'est-ce qu'on fait ? On va pénaliser les gens Qui viennent à Paris Qui habitent en province Qui n'ont pas de maison En province A Paris On va les pénaliser ? Non Il faut suivre En réalité Il faut indexer Vis-à-vis de l'inflation Mais vous imaginez bien

11:33
Présentateur

Le signal que ça a donné Bruno Retailleau C'est 700 euros

11:35
Bruno Retailleau

Oui mais c'est 700 euros Mais c'est depuis des années Qu'il n'y avait pas eu d'augmentation Et il faut tenir compte Il va y avoir les Jeux Olympiques

11:42
Présentateur

Donc pas question De renoncer à cette augmentation

11:43
Bruno Retailleau

Mais non Mais la démocratie Il faut avoir le courage La démocratie c'est un coût Est-ce que demain On veut que les sénateurs Ou les députés Soient payés au SMIC Ou alors que Ce soit gratuit Est-ce que C'est ça la question Les parlementaires Par exemple Allemands Sont bien mieux payés Que les parlementaires Français De même que les parlementaires Européens

12:01
Présentateur

Bruno Retailleau Vous l'avez défendu Vous l'avez défendu Tout à l'heure Je ne l'ai pas défendu

12:09
Bruno Retailleau

Il n'est pas à défendre D'ailleurs Je pense que c'est son patron Qui est responsable Ultimement

12:13
Présentateur

Bruno Retailleau Un mot quand même Sur cette proposition Du ministre de la fonction publique Hier soir dit Il faut lever le tabou De l'emploi à vie Pour les fonctionnaires Vous saluez cette proposition ?

12:24
Bruno Retailleau

Moi j'ai fait une proposition Je l'avais exprimée d'ailleurs A votre micro Il y a quelques mois Et ça fait des années Que j'apporte Je pense que Dans la fonction publique La règle ça devrait être Le contrat On vient pour deux ans Trois ans Cinq ans Pour accomplir une tâche Et puis soit on est rembauché Soit on quitte Ensuite Le statut Ça devrait être réservé Par exemple Au juste Au magistrat Ça représente déjà

12:46
Présentateur

20% de la fonction publique C'est les contractuels

12:48
Bruno Retailleau

Oui mais les contractuels Oui mais je propose moi D'en faire vraiment la règle Quand on réfléchit A l'intelligence artificielle Aujourd'hui On a besoin De recruter des gens Qui sont très experts Dans ces matières là Ça ne correspond pas A la grille de la fonction publique Il faut pouvoir Les payer correctement Donc il faut moderniser La fonction publique Et on ne peut pas La moderniser Avec des anciennes règles Donc oui au contrat Et exceptionnellement Le statut Pour des magistrats Pour des militaires Etc

13:14
Présentateur

Bruno Retailleau L'ultra violence Chez les jeunes Il y a eu bien sûr Un certain nombre de drames Ces derniers jours A l'instant on a appris encore Ce matin qu'un jeune Avait été poignardé Semble-t-il hier soir Un roman sur Isère Et qu'il a succombé A ses blessures Il y a eu hier Les obsèques de Shamseddin Un mot d'abord Sur cette expression Crime d'honneur Qui a été utilisée Y compris parce que Aux yeux de ceux Qui ont semble-t-il Tabassé à mort Shamseddin Ça répondait Aux définitions médiévales Du crime d'honneur C'est-à-dire que Leur sœur Aurait eu des échanges A caractère peut-être amoureux On ne sait même pas Avec Shamseddin Et donc Pour la venger Ou pour laver cet honneur Il faudrait Tabassé à mort Shamseddin Que faire ?

Quelle réponse apporter ?

14:04
Bruno Retailleau

Shamseddin Crime d'honneur Samara Je vous rappelle A Montpellier Battue Roi de coup Parce qu'elle s'habillait A l'européenne Et on apprend ce matin Dans l'Est Dans le Barin Une jeune fille Au sortir du car De 13 ans Qui elle-même Est violentée Parce qu'elle ne respectait pas Le Ramadan Vous avez utilisé un terme Vous avez fait référence Au médiéval Non La référence Elle est à la charia A l'islamisme La France a payé Près de 300 morts 273 morts Depuis 2012 Par les attentats terroristes Et aujourd'hui En France La charia s'applique Dans certains quartiers Vous avez Des crimes d'honneur Vous avez Aussi Une police des mœurs Qui veille Pour que Les jeunes filles Les femmes Ne s'habillent pas N'importe comment On est en France En 2023 Au XXIe siècle

14:55
Présentateur

Vous estimez qu'il y a Des espaces Où ce ne sont plus Les lois de la république Mais les lois De la religion C'est ce que vous venez De décrire C'est l'islamisme

15:05
Bruno Retailleau

C'est l'islam politique La charia Ce sont des règles Tirées d'une lecture Fondamentaliste Du Coran Appliquées aujourd'hui Est-ce qu'on est à Téhéran Est-ce qu'on est à Bagdad Est-ce qu'on est à On est en France Dans la république française Et le problème Il est là Alors qu'est-ce qu'on fait Parce qu'il faut agir aujourd'hui On est intransigeant Sur la laïcité Moi j'attends encore Le gouvernement Puisque à chaque fois Qu'au Sénat On a voté par exemple L'interdiction du voile Pour les accompagnatrices scolaires J'attends que le gouvernement Dise oui On ne peut pas avoir Des compartiments La république La laïcité C'est tout le temps Partout Dans l'école Dans les murs A l'école Hors les murs Y compris Y compris d'ailleurs Dans le sport Première chose Deuxième chose Il faut écouter Ce qu'a dit un préfet Le préfet Audeboin Qui a parlé des HLM Pour en dire Que c'était des ghettos Aujourd'hui par exemple La moitié de la population D'origine algérienne Réside dans des HLM Il faut fluidifier Les parcours On ne peut pas

16:05
Présentateur

Mais ça veut dire quoi Vous allez en faire quoi Vous allez les mettre où ?

16:08
Bruno Retailleau

Il faut Par exemple Pour les collèges Moi je pense que L'idée De sortir des collèges De quartier Pour que les jeunes Sortent de leur quartier Sinon On fait toute sa vie Dans le même quartier Ça veut dire que par exemple

16:18
Présentateur

Prenons un exemple Vous êtes une famille D'origine algérienne Qui vit dans un HLM Si je reprends ce que vous dites Il faut permettre aux enfants D'aller dans les écoles Des centres-villes Il faut

16:29
Bruno Retailleau

Il faut En tout cas Ne pas mettre Toutes les installations publiques A proximité Dans le quartier Parce qu'on enferme Le quartier sur lui-même Et on crée Des apartheid

16:39
Présentateur

Là ce que j'entends C'est une forme de responsabilité De l'État aussi Absolument A avoir enfermé

16:43
Bruno Retailleau

Mais attendez La responsabilité de l'État Je me souviens Quand j'écoute encore Ces phrases résonnent Lorsque le Premier ministre Monsieur Attal Lors de la déclaration De politique générale Vous avez cette phrase Tu dégrasses Tu casses Tu répares

16:57
Présentateur

Tu casses Tu répares

16:57
Bruno Retailleau

Mais qu'est-ce qu'ils ont fait depuis ? Ils se payent de mots Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Oui il a promis Des travaux d'intérêt éducatif Pour les moins de 16 ans Mais ça existe déjà La loi le permet déjà Moi ce que je propose C'est trois choses Très claires On change de braquet On change de pied Sur la politique pénale Pour les mineurs Parce qu'il est là L'hyper-violence

17:16
Présentateur

Plus l'excuse de minorité ?

17:18
Bruno Retailleau

Un Plus l'excuse de minorité On la ramène à 14 ans Deux On abaisse la majorité pénale A 16 ans Trois On fait des courtes peines de prison C'est-à-dire qu'un jeune Dès lors qu'il y a Violence physique Il est enfermé Pas dans n'importe quelle prison Il est retenu Pendant quelques semaines Et on attaque Le porte-monnaie De la famille défaillante On supprime Les allocations familiales Les allocations familiales C'est pour remplir Un rôle Un devoir On a des droits En France Mais on doit aussi Avoir des devoirs

17:47
Présentateur

Pour remplir considérablement Si on vous entend La politique pénale

17:51
Bruno Retailleau

De Les allocations La politique de peuplement La politique d'aménagement du territoire Comme je le disais Quand on parlait des quartiers Quand on parlait des HLM Je pense qu'on ne doit pas être à vie Dans le même HLM C'est pas ça la politique Comment dirais-je De logement social en France Initialement Ça n'était pas ça

18:07
Présentateur

Là on est bien d'accord Que c'est pas ceux qui y sont Qui ne veulent pas bouger C'est une politique De logement

18:14
Bruno Retailleau

Absolument Qu'il faut revoir Exactement C'est une politique Du logement Qu'il faut revoir Et encore une fois Ne pas tout concentrer Dans les quartiers Et être intraitable Sur la laïcité Intraitable Et ça c'est le troisième pilier ? La laïcité dans le sport La laïcité dans l'école Vous vous rendez compte Qu'un parent d'élève Quand il vient dans une école Pas question de porter le voile Quand il participe A des travaux à l'école Quand il aide par exemple Pas question de porter le voile Dès lors qu'il est par exemple En voyage scolaire Alors là on le permet Ça n'est plus possible On doit être parfaitement intransigeant

18:43
Présentateur

Mais vous l'avez peut-être vu Il y a un directeur d'établissement Qui lors de journée porte ouverte C'est-à-dire où on accueille Les familles qui vont Peut-être mettre leur enfant Plus tard dans l'école ou non Avaient demandé A deux mères de famille De sortir de l'établissement Parce qu'elles étaient voilées Le rectorat Lui a semble-t-il donné tort Puisque ce n'était pas Des parents d'élèves Dont les enfants Étaient déjà scolarisés Et ce n'était pas Dans un temps où

19:10
Bruno Retailleau

C'est tout cela qu'il faut changer

19:12
Présentateur

Vous vous dites Il a eu raison

19:13
Bruno Retailleau

C'est tout cela qu'il faut changer Moi je pense que Dès lors qu'il y a Ses parents sont des auxiliaires En réalité Des professeurs Les mêmes règles s'appliquent Encore une fois Dans l'école Dans les murs A l'école Hors les murs Voilà Et regardez ce qui s'est passé Je parlais de la police Témers De la charia Parce que c'est de cela Quand on parle de crime d'honneur Vous avez reçu Mila Et là Il y a un autre type de police C'est la police de la pensée Elle a dit Je crois que c'était À votre micro Qu'en allant dans une émission On lui avait demandé De s'excuser

19:45
Présentateur

Oui alors justement Elle a précisé ensuite Et c'est important Je pense que là Vous êtes vous-même victime D'une surinterprétation Qui a été faite Y compris par mes confrères Du Figaro d'ailleurs Qui alors qu'elle a dit On m'a demandé De m'excuser Elle ne visait pas Semble-t-il Du tout L'émission quotidien A laquelle elle faisait référence Mais plutôt Probablement l'entourage Peut-être même Les élus macronistes Qu'elle aurait rencontré avant Donc c'est important De repréciser les choses

20:09
Bruno Retailleau

Je ne parle pas De la responsabilité De tel ou tel Mais ça a bien eu lieu J'ai même entendu Dans une émission Ensuite Qu'on lui reprochait Des fréquentations Trop à droite Cette jeune fille Elle a été menacée de mort Elle a le courage

20:22
Présentateur

Vous ne lui reprochez pas vous Elle est aujourd'hui Elle s'est montrée Proche d'identitaires Qui ne sont pas du tout Les républicains

20:28
Bruno Retailleau

Mais attendez Elle est menacée de mort Une jeune femme Qui a eu le courage De dénoncer Justement la charia De dénoncer Ce qu'elle subissait Reçoit des menaces de mort Et on va lui reprocher Ses fréquentations Mais alors On est où ?

20:41
Présentateur

On est où ? Bruno Retailleau Très en colère Ce matin Sénateur Les Républicains de la Vendée Président du groupe Les Républicains au Sénat Merci d'être venu A mon micro ce matin Il est 8h53 C'est bon