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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 4 décembre 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Budget : Lecornu exclut le 49-3… pour combien de temps ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça dit du style de la méthode Le Cornu ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecnu a un style très différent des autres premiers ministres. Qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi maintient-il sa ligne sur le 49.3 malgré les appels ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la réaction d'Édouard Philippe sur le budget ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette condamnation de Christophe Glaise dit des relations France-Algérie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Sébastien le CornuFait
    « Le gouvernement est toujours à la disposition de l'ensemble des groupes pour arriver à trouver un compromis. »
  • 1:00Sébastien le CornuFait
    « On n'est pas là pour compter ou se compter en terme idéologique. »
  • 1:30Sébastien le CornuFait
    « Ça sera à la fin le projet de loi de finance pour la sécurité sociale d'aucun groupe politique. »
  • 2:00Sébastien le CornuFait
    « Un PLFS de compromis et de transition vers 2027. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sébastien le Cornu persiste et signe il faut pour lui trouver un compromis sur le budget de la sécurité sociale à l'Assemblée. Il est venu en personne le dire aux députés et que non, il ne reviendrait pas sur son engagement d'aller jusqu'au vote. Je le redis, il n'y aura pas d'utilisation du 49 aligné 3 de la constitution et d'engagement de la responsabilité du gouvernement.

Ça veut donc dire que vous avez la responsabilité finale de cette copie. Le gouvernement est toujours à la disposition de l'ensemble des groupes pour arriver à trouver un compromis. Ça veut dire qu'il faut en avoir envie.

Ça veut dire aussi qu'il faut s'en donner les moyens sur le terrain euh technique. Une manière de répondre aux appels qui se multiplie. Bruno Rota comme Gérard Larchet demande au Premier ministre d'utiliser cet outil constitutionnel.

Mais à gauche, le sujet divise. Il se trouve que le 493 est un outil de circonstan qui peut être pratique dans ces moments où l'Assemblée nationale ne s'est pas dégagé de majorité, mais c'est un instrument profondément antiparlementaire, profondément antidémocratique. Problème pour le gouvernement.

Si les socialistes sont prêts à voter le budget de la SC, s'il contient leurs avancées, c'est le socle gouvernemental qui tangue. Édouard Philippe a déjà dit que ces troupes ne le voteraient pas en l'État. Alors Sébastien Lecornu appelle au dépassement l'esprit de ce n'est plus une première lecture.

On n'est pas là pour compter ou se compter en terme idéologique. Ça sera à la fin le projet de loi de finance pour la sécurité sociale d'aucun groupe politique. Ça sera un PLFS de compromis et de transition vers 2027.

Un appel à la responsabilité parlementaire alors que les députés doivent se prononcer sur la version finale du texte mardi. Et on va en parler avec vous. Michel Darmond.

Bonjour. Merci d'être là. Émilie Zapalski, bonjour.

Merci également d'être avec nous communiquant fondatrice de l'agence Émilie Conseil. On le voit intervention hier de Sébastien Lecornu qui est de nouveau intervenu dans l'hémicycle. Alors non pas pendant les questions d'actu mais pendant les débats dans sur le budget de la sécurité sociale.

On était en en pleine examen d'article. D'abord sur la forme. Émilie, un petit mot.

Qu'est-ce que ça dit du style de la méthode Le Cornu ? Mais alors Sébastien Lecnu, il a un peu tout l'inverse des autres premier ministres. C'est-à-dire qu'il communique très peu vis-à-vis de la presse.

Il laisse passer très peu de messages qui n'auraient pas d'utilité si ce n'est de faire de la communication. On se souvient de Gabriel Atal qui était un peu un un premier ministre communiquant à Touva. Là, c'est vraiment l'économie au niveau de la communication et par contre beaucoup de communication avec les faiseurs, enfin avec les parlementaires, avec les syndicats.

Il y a il continue les réunions. Il a reçu encore hier les responsables du Rassemblement national. Donc c'est l'idée de vraiment travailler, d'être au travail et d'essayer de garder cette sphère de travail plutôt que cette sphère de communication.

Là-dessus, je trouve que c'est assez bien joué par rapport au contexte actuel, la situation politique, l'instabilité et puis c'est cohérent par rapport à son message de responsabilité. Là, il pousse les parlementaires à être responsables. Il essaie de négocier avec les uns les autres. il a demandé à son socle commun de s'asseoir sur certaines mesures dont la plus grande c'est la réforme des retraites.

Donc voilà, c'est très cohérent. Moi, je trouve que c'est pas inintéressant sa façon d'avancer, de rester voilà très peu bavard et par contre très sérieux parce que même dans le look et dans la façon de s'exprimer, voilà, on n'est pas du tout dans les paillettes, on n'est pas du tout dans le côté jovial mais je trouve que ça correspond bien à la situation et que quelque part sur la forme ça ça voilà marque un petit peu des points. Bon, c'est pas sûr qu'il réussira mais en tout cas il aura il aura tout fait pour être cohérent dans ce sens.

On est dans le côté moine soldat comme il se définit lui-même. Oh ben je dirais plutôt moine caba [rires] que ça c'est ce qui restera de cette de cette de premier ministre. C'est cette image là qui a marqué en fond qui qui n'arrête pas d'infuser.

C'est vrai tout ce que dit Émilie. Euh on il y a pas grandchose à rajouter. L'analyse est est parfaitement juste.

C'est le t euh qui vient justement euh qui a compris et qui a analysé parfaitement euh euh déjà ça rétroéclaire euh l'attitude du président de la République. Donc ça ça confirme ce que j'ai souvent au fond mis en avant euh d'ailleurs ici, c'est que il est un un proche paradoxal. C'estd qu'il est extrêmement éloigné en réalité d'Emmanuel Macron.

Et c'est parce que il il change sans arrêt une sorte de droit d'inventaire en temps réel par son comportement. Même le même le droit d'inventaire qu'il fait, il est silencieux mais son comportement est un droit d'inventaire à l'égard de du président de la République. Donc comme il dit rien de ce point de vue de ce point de vue-là, il reste dans le dans dans le respect.

Enfin, les gestes euh les gestes parlent pour lui. Euh et effectivement, il s'inscrit comme étant et quel que soit son avenir, il s'inscrit comme étant le Premier ministre qui aura été celui qui aura tenté de construire un compromis dans le pays où ça n'existe pas. Euh et c'est ça le sujet.

Et peut-il justement réussir son paris du compromis dans son camp ? Beaucoup y croient encore à l'image de Yel Brun Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. On va l'écouter.

Il y a ceux qui considèrent un que l'Assemblée nationale doit pas voter. Je pense qu'ils ont tort. Et il y a ceux qui sont droits dans leur botte et qui disent il ne faut pas faire un pas vers les autres.

Moi, j'appelle chacun à faire un pas vers les autres pour avoir un compromis. Il est à porté de main mais il dépend de nous. Il est vraiment à porté de main le compromis Michel.

Alors ça c'est difficile de de au fond de l'imaginer. Oui, il il n'a l'air d'être pas très loin, d'être d'être finalement accessible, d'être accepté. On a encore entendu récemment il y a il y a quelques minutes Gabriel Atal qui donc le député Renaissance qui lui a l'air de voilà malgré toutes les difficultés du bloc central de dire on n' pas d'autres choix et ça rétroéclaire aussi l'attitude d'Edouard Philippe qui pour d'autres raisons a l'air de à ce stade de le refuser mais rien n'est encore terminé donc oui ça il semble que peut-être tout le monde est en vie au fond qu'on puisse avancer et sortir de ce psychodramme Ouais. qui est qualifié par les Français et Sébastien Lecnu qui appelle à la responsabilité, à la démocratie parlementaire qui dit "C'est les parlementaires qui ont la main, pas de 493.

Euh c'est un paris risqué." Alors c'est un paris risqué, c'est encore une fois très cohérent. Il s'était engagé vis-à-vis du Parti socialiste he avec lequel il avait décidé de négocier.

Donc il s'était engagé à ne pas utiliser 493. Il est assez cohérent. Bon, après on va voir si ça peut passer comme ça, mais ça met en tout cas l'intérêt commun, l'intérêt général finalement au devant de la scène plutôt que l'intérêt de chaque parti politique.

Et en gros, il dit aux uns et aux autres "Arrêtez de regarder 2027 parce qu'Édouard Philippe globalement s'il fait toutes ces gesticulations, c'est parce que il vise 2027, il parle à son électorat. Moi à mon avis, c'est un peu inaudible par rapport à ce qu'il fait. Mais en gros, Sébastien Lecornu leur dit "Arrêtez tout ce cinéma de politique là, on essaie de passer une étape, elle va pas être parfaite et on pourra passer à la suite." Euh c'est très cohérent.

Je sais pas si c'est tenable. C'est vrai qu'on a l'impression que c'est un fil et si on se souvient si on revient sur les les dernières semaines, qui aurait pu parier que aujourd'hui on est toujours le Cornu 2 comme gouvernement et toujours ses débats à l'Assemblée et au Sénat ? On pensait tous que ça allait tomber le même jour comme le gouvernement le corps nuin.

Donc quelque part, il a réussi à installer dans la durée cette discussion qui est très chaotique, qui donne un budget qui n'est un peu ni que ni tête. Je parle du budget global, projet de loi de finance, PLFSS, à peu près pareil. Mais en tout cas, il a réussi à faire durer.

Donc il a réussi à dire on a cet intérêt d'amener au bout. Et finalement le paris que font les uns et les autres, enfin les gens font bénéfice risque comme les médecins, vous savez. Est-ce que je participe à cet intérêt commun ?

Je fais passer un budget qui n'a ni que ni tête, qui ne me satisfait pas et mais les électeurs me remercieront ou est-ce qu'au contraire je montre mon opposition pour essayer de marquer des points pour 2027 ? Moi, j'ai l'impression que la balance, il arrive à la faire peser un petit peu de l'autre côté, c'est-à-dire plutôt sur l'intérêt commun et il maintient qu'ilutilisera pas de 493 alors que les appels se multiplient. C'est encore le cas ce matin de Gérard Rchet dans le Figaro qui dit il faut envisager le 493 pour donner un budget à la France.

Pourquoi il maintient comme ça sa ligne ? ce qu'il appelle lui rendre service permet de montrer qu'effectivement il reste Ouais. qui qui comme dit qui n'a pas de qui ne change pas euh parce que ce serait au fond tomber dans le piège quelque part de dire "Bon ben j'ai entendu finalement que vous me demandez de revenir sur un principe que j'ai accepté à votre demande et donc là il prendrait lui en boomerang au fond effectivement un retour d'image parce que il construit une image de manière extrêmement précise et en laissant monter depuis quelques temps le fait que effectivement laissant fuiter en Mais maintenant d'ailleurs, c'est de moins en moins caché, c'est totalement officiel les appels à utiliser le 493, c'est à revenir sur une décision qu'il avait donc posé sur la table comme étant d'ailleurs un début de négociation et faisant partie aussi d'un d'un accord de non censure notamment auprès des socialistes.

Et bien il montre lui, il reste ferme sur ses positions. Donc tous ceux qui l'appellent à à revenir et à utiliser le 493 quelque part de service bien entendu, on peut être démenti. qui peut tout d'un coup faire un voilà un décider qu'il y a pas d'autre choix et budgetter l'affaire mais on a le sentiment quand même que il s'en sert pour construire son image.

Alors Sébastien Cornu qui doit trouver un compromis avec les socialistes mais qui doit aussi faire face à des critiques et des difficultés au sein de son propre camp. Édor Philippe a dit qu'orizon ne votera pas le budget. Une ligne critiquée ce matin par Gabriel Atad.

Il était surel. C'est pas très populaire en ce moment d'être député à l'Assemblée nationale. Vous le vous en conviendrez.

Moi, j'ai fait ce choix encore une fois, j'aurais pu en faire un autre et effectivement rester en dehors, faire des commentaires par média. Je suis là, je me bats tous les jours avec les députés ensemble pour la République renaissance et on a des victoires. Est-ce que parce qu'on a pas tout ce qu'on aimerait, il faut tout envoyer péter entre guillemets et dire bah tant pis, il y a pas de budget.

Et vous parliez du déficit et d'un objectif fixé à à 20 milliards. S'il y a pas de budget, je crois que c'est 29 ou 30 milliards. Donc voilà, on peut se dire bah finalement puisque j'ai pas tout ce que je demande et ben il y aura rien.

Voilà. Moi, c'est pas ma ligne, c'est pas ma position. Le groupe vit Émilie hein.

Ça marche bien que c'est les troupes sont resserrées et que voilà. Non mais moi je enfin je je pour moi j'étais en train d'écrire c'est la cour d'école quoi. C'est la cour d'école pour 2027 parce que finalement Gabriel Atal sa réaction à Édouard Philippe Édouard Philippe c'est un peu ridicule mais Gabriel Atal c'est aussi ridicule finalement cette même.

Ah bah oui carrément quand même on sent voilà et puis on sent qu'on est dans cette espèce de compétition proche de 2027 donc je trouve que c'est assez ridicule et c'est pas la hauteur de ce qui se passe aujourd'hui. Je pense qu'douard Philippe globalement, ça fait un moment qu'il fait des gesticulations comme ça, qu'il intervient dans la vie publique pour essayer de je sais pas, vous souvenez son plan massif dont on n pas tellement de signes jusqu'à maintenant. Donc il essaie he de cranter comme ça sa candidature pour 2027 avec très peu de résultats parce que finalement quand il est sondé ça va pas très très loin.

Gabriel Atal bah on sent bien qu'il y a des véléités. Donc voilà, ils sont dans un double jeu. Il y a le il y a la discussion sur le budget et puis il y a la discussion pour 2027.

Et encore une fois, le corps nu essaie de ramener euh ces élèves là dans la cour d'école à quelque chose qui est plus euh contextuel. Aujourd'hui, il faut régler la question du budget. Quel joueur Philippe Michel ?

Il veut rester mur du Havre. C'est ça le sujet. Donc ce qu'il fait là, c'est parce qu'il parle aux électeurs.

Le terrain est difficile, c'est pas c'est pas évident. Euh donc de ce point de vue-là euh effectivement, il est en train de de séquencer maintenant ses propos et on sent bien que ce qu'il dit est destiné également à irriguer une campagne et des propos qui doivent être entendus par le terrain de de ces ces électeurs au Havre et évidemment pour contrer ses adversaires. Donc ce qui fait que sur le plan local, il y a une situation qui doit maintenant voilà juguler. doit d'abord avant de penser à autre chose, il doit être reconfirmé donc dans ses fonctions au avance.

Donc ça, on verra bien ce qui se passera en mars 2026. Et puis euh entre-temps, ça crée une situation effectivement nationale totalement euh totalement baroque. Vous avez euh le les partis euh les partis au fond qui soutiennent la majorité qui sont contre un gouvernement qui va être aidé très certainement par le Parti socialiste qui lui justement va ne pas censurer.

Donc à la fois Édouard Philippe essaie de cornéiser le PS en disant bah voilà, vous allez vous allez vous soutenir un gouvernement mais ce même gouvernement il sera pas soutenu par ceux qui sont censés le soutenir. que ça ne fait que contribuer à la à voilà à cette espèce de confusion que les Français commencent à qualifier de manière assez précise. Oui, puisquil's en marre des politiques à près.

Mais quand même, ça donne un petit peu des signaux de cette fameuse culture du compromis à la nordique que soi-disant on narrivait pas à intégrer. Et peut-être qu'on est en train d'apprendre parce que c'est en effet euh des négociations comme ça un peu bizarroïdes que font les pays autour de nous pour avoir des majorités, en tout cas faire passer des lois. Donc quelque part, on est peut-être en train d'apprendre cette fameuse culture du compromis parlementaire ou même d'ailleurs dans les collectivités locales hein dans dans les dans les régions, il y a des majorités de projets avec des alliances qui se font sur l'intérêt général.

Peut-être que oui, on est en on est en début de mutation de culture politique, ça prendra du temps mais certainement dans les prochains dans à l'avenir, il faudrait être capable de pouvoir tirer les enseignements politiques de de ce qui ce qui nous arrive. Oui. Et le Parlement qui continue donc à examiner les budgets, vote notamment mardi à l'Assemblée sur le budget de la de la sécurité sociale.

Ça donnera déjà une tonalité pour la la suite du compromis. On passe au deuxième thème de ce club. On va parler des relations entre la France et l'Algérie.

Christophe Glaise qui a été de nouveau condamné en appel à 7 ans de prison hier. On va écouter la réaction ce matin sur France 2 ministres de l'intérieur Laurent Nunes. Contact.

Donc nous, il y a des discussions qui sont en cours, on va les poursuivre. Mais en ayant en tête évidemment qu'on souhaite vivement que Christophe Gaise puisse être libéré et dans les discussions qui s'engagent avec la partie algérienne, ce sera évidemment un élément déterminant. Ce sera un élément déterminant que la situation de de Christophe Glette.

Ça l'était déjà, vous savez, on a repris l'angle un niveau technique à ce stade. Un niveau technique à ce stade avec les le le les autorités algériennes. Christophe Glaise était déjà emprisonné.

Donc voilà, il y a cette situation euh cette situation la situation n'est pas nouvelle, il y a une décision nouvelle en Algérie dans les prochaines temps, on va poursuivre la discussion et on va évidemment tout faire pour obtenir cette libération. Qu'est-ce que ça dit cette nouvelle condamnation en appel de Christophe Gless des relations entre la France et l'Algérie ? En fait, pour l'instant, euh la condamnation elle-même ne dit rien des relations, à mon sens entre la France et l'Algérie.

Elle dit sur l'Algérie. Euh ça raconte qu'effectivement et personnellement, je n'ai pas été surpris de cette décision, ce qui m'a beaucoup surpris, c'est pourquoi on a laissé euh dans les commentaires depuis hier matin à croire que ça allait être une décision favorable. Euh on connaît la mécanique d'abord euh c'est cette justice doit avoir ça doit garder euh la face, doit montrer qu'elle est euh entre guillemets indépendante euh et souveraine.

Donc bien évidemment qu'elle elle elle prend sa décision sur euh fonder sur ce qu'elle pense être des griefs et des et des des crimes politiques et apologie au terrorisme, enfin tout ce qui leur permet de dire voilà on alimente un dossier parce qu'il y a il y a une envie de d'alimenter le dossier. Après, c'est autre chose. On passe maintenant une fois que la condamnation est obtenue et bien maintenant la grâce peut s'exercer.

Et là, on est on repart sur effectivement, comme le dit pour l'instant très publiquement euh le ministre de l'intérieur, on est on il y a des discussions techniques, ça veut dire en réalité des discussions politiques euh au plus haut niveau qui les messages qui passent et qui vont euh devoir euh attendre, permettre effectivement un seuil, on va dire entre guillemets de dessence, si tent qu'on puisse avoir ce mot, pour ensuite envisager une grâce du président algérien et après ouvrir une nouvelle ère de relation. Mais pour l'instant, cette décision, elle raconte l'Algérie. Elle raconte cette espèce de de de de glac politique qui considère que lorsqu'on va parler football à un dirigeant cabine, on fait l'apologie du terrorisme.

Donc bien évidemment, c'est stupide mais ça raconte ce qui se passe en Algérie. Oui. Oui, je trouve ça assez juste et dans les termes qu' a utilisé Laurent Nugèz, je retiendrai la discussion parce que on sent qu'il y a quand même un changement au niveau du gouvernement par rapport à l'air Bruno Retaillot ministre de l'intérieur et des relations quand même en tout cas la volonté d'utiliser la manière forte qui n'a pas donné plus de résultats que l'autre manière qui serait pas douce mais en tout cas qui serait de l'ordre des discussions et on sent bien que Laurent Nugèz veut reprendre ce fil là.

En effet, les les relations ont été quand même très détériorées. Ça s'améliore. Il y a eu la libération de Boem Sansal par l'intermédiaire de l'Allemagne, hein.

Donc ça montre aussi à quel point voilà, on peut pas le faire en direct. Il va falloir trouver exactement un intermédiaire après l'Allemagne. Ouais.

Je trouve ça intéressant que Laurent Lunè reprenne ce fil là des discussions. C'est probablement en effet la compréhension de ce pays, comment il fonctionne, comment on peut l'attaquer dans le sens attaquer des discussions importantes parce qu'on a plein de sujets évidemment qu'il y a ces terribles 7 ans de de condamnation qui ont été là confirmés. C'est terrible hein quand même pour un jeune journaliste qui n'a pas fait grandchose c'est terrible pour sa famille et tout mais on sent bien qu'il y a la volonté de reprendre les fils des discussions et pas seulement sur ce sujet-là parce qu'il y a plein d'autres questions.

Les OQTF évidemment les visas la question du terrorisme on a plein de choses en fait à travailler avec l'Algérie. Laurent Nunz a l'air décidé je crois qu'il y a une visite qui est prévue prochainement et c'est bien de repartir sur ses bases. Il me semble.

Ça veut pas dire être mou. Ça veut pas dire être trop gentil, ça veut dire juste discuter, faire de la diplomatie. Mais juste Émilie, vous parliez de de Boem Sans sal hein qui a été libéré il y a quelques semaines.

Il a réagi ce matin à à cette condamnation, nouvelle condamnation de Christophe Glaise, il était sur RTL, il dénonce un acharnement. Je crois parce que le pouvoir algérien est tellement isolé qu'il est obligé de faire une ouverture et avec la France c'est inévitable. L'Algérie ne peut pas vivre sans la France.

Il y a 6 millions d'Agariens qui vivent ici. Ce serait une déchivrure que c'est la déchivrure est déjà là. Il faut rappuyer ces maters rapidement.

Il appelle donc également un apaisement des relations entre la France et l'Algérie. Il est possible cet apaisement ? Il faut respecter un calendrier.

Euh voilà, il y a le temps de maintenant la décision euh euh de la justice algérienne qui va devoir donc euh euh décanter pour puis les discussions euh politiques euh vont maintenant euh monter euh monter en gamme. Il faut formellement que la famille demande adresse une demande de grâce, ce qui n'a pas encore formellement été fait. Il y a assez peu de suspense mais on va dire que il faut quand même attendre ce temps-là.

Et puis vous avez un autre moment dans le calendrier euh il faudra passer le 14 décembre à Paris. Les les les l'association d'indépendance pour la Kabili vont annoncer l'autodétermination de la Cabil et l'indépendance de la Cabilie. Ils ont choisi Paris.

Donc c'est un moment sensible qu'il faudra passer et très certainement en fin d'année ou en début d'année prochaine, on peut imaginer que un calendrier peut être envisagé. Mais voilà, ce sont des des codes imposés. Il fall on personnellement je me doutais qu'il y aurait une confirmation de la justice algérienne pour pouvoir ouvrir la porte à la grâce.

Et vous vous le rappeliez Laurent Lunz a prévu de se rendre en Algérie dans les prochains jours. Il dit que cette condamnation n'impacte pas sa visite. Mais quel message il peut faire passer ?

Quel message il a le pouvoir de faire passer ? Est-ce qu'il peut peser lui une fois en Algérie ? Ça paraît compliqué.

Après, je pense que il y aura quand même cette demande un peu de de peser sur cette décision et enfin en tout cas d'essayer mais pour l'instant on voit qu'on a aucune voilà, on a aucun poids. On l'a vu avec l'affaire de Boem Saint-Sal, ça a été très compliqué donc ça va être plus des négociations en dessous. Euh mais ce que je trouvais intéressant, c'est déjà d'ouvrir cette porte.

Euh encore une fois, comme je disais, c'est pas c'est pas la douceur et c'est pas la gentillesse, c'est la fermeté. mais de pouvoir discuter parce que au-delà du calendrier de ce journaliste euh il y a tout ce qu'on veut faire. Je je signale qu'on est encore dans le l'idée de de revoir les accords de 68 euh favorables pour les les euh les les allers voilà pour les Algériens.

Euh on n'y est pas encore. Mais on peut imaginer que si on réouvre cette partie de discussion avec l'Algérie, qu'un jour on en arrive à rediscuter ça, à voir comment on peut l'aménager. Et globalement, je pense que c'est ce qu'a en tête Laurent Nunz.

Sauf que il y va tout doucement. C'est de la diplomatie, c'est des relations internationales et c'est pas la brutalité qu'avait euh imposé Bruno Retaillot et dans laquelle Emmanuel Macron globalement euh il l'avait un peu initié lui-même auparavant et il s'était il était vraiment rentré dans les rails de de de cette brutal et que une partie de la classe politique française hein. Il y a il y a Bruno Taillot, il y a le RN Laurent Jacobelli porte-parole du RN disait encore ce matin il faut il faut être dans le rapport de force, il faut pas être dans la douceur et dans la diplomatie.

Ah, du côté du par exemple du du RN, euh il est clair que il y a un message qui est adressé euh sur le la confrontation, l'affrontement assumé avec l'Algérie et et le choix plutôt de d'avoir une de privilégier l'alliance avec le Maroc. Ça, ils l'ont toujours dit, pour eux, ce serait un tournant obligatoire et une rupture dans la dans la dans la grammaire, je dirais, diplomatique diplomatique française. On verra.

Et pour l'instant, ils sont effectivement uniquement en situation d'incantation et c'est tout. Mais euh ce qui ce qui me frappe, c'est effectivement de de voir Laurent Nun Sébastien Lecnu sur deux destins, sur deux sujets différents. les méthodes qui sont au fond assez similaires, c'est-à-dire que il y a vraiment une volonté de dire on on sort de de d'une forme d'arrogance, d'une forme de de de force, d'outrance pour aller dans la prudence, dans dans le comportement un peu humble de dire voilà, on y va pas à pas, on comprend.

Alors évidemment, ils sont très rusés he parce qu'ils savent parfaitement qu'ils veulent obtenir un résultat, mais euh il y a une méthodologie politique entre ces deux personnages là euh qui est nouvelle et qui raconte un peu aussi peut-être le besoin de passer à autre chose. Un dernier mot Émilie. Oui, moi je trouve ça intéressant.

En effet, ça on a l'impression que la France a perdu beaucoup. Là, je généralise un petit peu en terme de voix économique, politique ou quoi. Et c'est une façon peut-être en effet de redémarrer au lieu de de l'arrogance de dire "On est quand même toujours, on est toujours très fort ou quoi." C'est de d'être dans un principe de réalité, de voir exactement ce qu'il en est, c'est-à-dire peu de choses et de reconstruire petit à petit.

On va voir si ça peut insuffler un souffle nouveau, quelque chose d'un peu nouveau parce que c'est son ce qu'on souhaite he finalement à la France quoi. Allez, on va terminer. Merci à tous les deux.

On va terminer par l'histoire du jour à 20 jours de Noël. Est-ce que vous avez acheté votre sapin ? Non, moi j' acheté plus de sapin.

Voilà. Carrément plus de sapin. Alors, six sapins sur 10 sont achetés avant le 10 décembre.

Donc, on est on est tous en retard par rapport à la moyenne. La semaine s'annonce donc chargée pour les producteurs et pour les vendeurs. La première région productrice de sapin, c'est le Morvent un/art de la production nationale, ce qui représente tout de même 1 million d'arbres.

C'est énorme. Mais saviez-vous que le limousin fait partie des régions françaises au franite, des conditions de milieu les plus propices à la production de sapin ? Alors attention, c'est technique la condition de milieu substrat granitique générant des sols suffisamment acides et peu fertiles et ainsi que des précipitation abondante.

Ça ça va un peu de soi. Donc le limousin, c'est une région à sapin. C'est par exemple le cas de de Nicolas.

Nicolas il est il est vendeur de sapins et alors il coupe les sapins toutes les 72 heures pour un maximum de fraîcheur. Sapin garanti pas sec. Reste à résoudre une autre question.

Quand vous achetez votre sapin, quel type de sapin à choisir entre un sapin normal ou un épicéa ? Je vous explique. Le Norman séduit pour ses aiguilles, l'épicéa pour son parfum puissant de résine qui évoque immédiatement l'ambiance de Noël.

Ça peut vous aider à faire un choix. Et alors si vous voulez un sapin entièrement limousin, vous pouvez aussi le décorer avec un peu de porcelaine de limoge. Silva un choix à faire, je prendrai le palmier parce que parce [rires] que l'événement l'événement qui est marqué, c'est quand même ça se passe dans le désert et je comprends pourquoi c'est un sapin qui marque.

Oh [rires] là, c'est bon, on va terminer là-dessus. Merci Michael, merci Émilie, merci à tous de nous avoir suivi. On vous souhaite une très bonne journée.

On se retrouve demain. [musique]

Budget : Lecornu exclut le 49-3… pour combien de temps ? — Emmanuel Macron · Pourquijevote