NICOLAS DUPONT-AIGNAN dans la Matinale de CNEWS 26-05-23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Et vous, est-ce que vous souhaitez un référendum sur l'immigration ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Avec quelles questions vous proposeriez aux Français ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Un texte pour revoir la Constitution, c'est ce que vous dites, et avoir les mains libres.
- 4:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous inspire ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Je voulais vous entendre également sur ce que prévoit le gouvernement.
- 6:19RelanceRéponse partielle
Il y aura toujours une immigration saisonnière.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14PrésentateurChiffre
« 70% des Français veulent un référendum sur l'immigration d'après ce sondage. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Rétablir le délit de clandestinité qui avait été effacé par François Hollande. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Rétablir les frontières nationales. Supprimer le droit du sol. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Revoir le fonctionnement du droit d'asile en le faisant aux frontières, dans des centres de rétention. »
- 1:27Invité politiqueFait
« L'Union Européenne, telle qu'elle existe, nous interdit de reprendre en main notre destin. »
- 4:10PrésentateurFait
« Le Royaume-Uni a enregistré une immigration nette record en 2022 l'année dernière. »
- 4:17PrésentateurChiffre
« 606 000 personnes supplémentaires en une année. »
- 7:54Invité politiqueChiffre
« Il y a entre 2 et 5 millions de cartes vitales en trop. »
- 8:15Invité politiqueChiffre
« 10 à 20 milliards d'euros. »
- 10:58Invité politiqueChiffre
« L'Europe a fait 25% de réduction des faits de serre depuis 20 ans. »
- 11:01Invité politiqueFait
« On pollue moins que l'Inde. »
- 11:03Invité politiqueFait
« On pollue deux fois moins que l'Amérique. »
- 11:05Invité politiqueFait
« On pollue quatre fois moins que la Chine. »
- 15:44Invité politiqueChiffre
« Ça nous coûte 10 milliards d'euros en plus par an. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan79 %
- Présentateur16 %
- ?5 %
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Nicolas Dupont-Aignan, invité de la matinale. Merci d'être avec nous Nicolas Dupont-Aignan. Beaucoup de questions à vous poser bien sûr. Je voulais déjà vous entendre sur ce sondage exclusif CNews réalisé par l'Institut CSA qu'on dévoilait hier matin dans la matinale et dont on a beaucoup parlé. 70% des Français veulent un référendum sur l'immigration d'après ce sondage. Hausse de 8 points par rapport au mois de février. Plus 8 points par rapport au mois de février. Et vous, est-ce que vous souhaitez un référendum sur l'immigration ? Je l'ai proposé, j'ai même fait
il y a plusieurs années,
une
proposition de loi d'un référendum d'initiative partagée que j'avais envoyé d'ailleurs
à
tous les députés.
Avec quelles questions vous proposeriez aux Français ?
Mais il y avait 5 points dans mon référendum. Sur les 5 points clés. Par exemple, rétablir le délit de clandestinité qui avait été effacé par François Hollande. Rétablir les frontières nationales. Supprimer le droit du sol. Revoir le fonctionnement du droit d'asile en le faisant aux frontières, dans des centres de rétention. Bref, tout le programme que j'ai développé à la présidentielle, qui est une évidence, qui se fait dans quasi-totalité des pays du monde, et que nous ne faisons pas,
que
nous ne mettons pas en place depuis des années pour une raison double.
La
première, c'est idéologique.
Ils
n'ont pas voulu voir
de
droite comme de gauche. Et la deuxième, elle est beaucoup plus perverse. C'est que l'Union Européenne, telle qu'elle existe, nous interdit de reprendre en main notre destin. C'est tout. Alors justement... C'est-à-dire qu'on peut faire toutes les propositions de la Terre. Il faut rétablir la primauté du droit national sur le droit européen. Vous
avez
certainement lu ce que disent les Républicains la semaine dernière dans le JDD. J'ai lu. Un texte pour revoir la Constitution, c'est ce que vous dites, et avoir les mains libres. Et un autre texte pour serrer la vis avec la fin du regroupement familial.
Je me réjouis.
D'ailleurs,
pour les Républicains
qui avaient refusé de signer... Mais c'est exactement ce que vous dites. Mais je leur ai proposé, ils ont refusé de signer. Et à chaque campagne présidentielle, ils ont refusé de changer l'Union Européenne. Et ils ont signé tous les traités
qui
nous ont mis dans ce piège. Et on aura les élections européennes en juin prochain, 2024. Et s'il n
'y
a pas un choc de souveraineté massif,
la
France ne mourra comme ça. Et je veux le dire à beaucoup de Français qui sont parfois un peu, disons, ambivalents.
C
'est-à-dire que d'un côté, une grande majorité, 60, je ne
sais
plus combien, 80% des...
70% des Français veulent un référendum. Bon, trois quarts.
En
tout cas, je peux vous dire que les mesures que je propose depuis des années, et que d'autres proposent, et je m'en réjouis si les Républicains font un mande honorable, ce serait voter au trois quarts des Français.
Mais
les mêmes Français, quand on leur dit l'Union Européenne, ils disent « Ah ben non, il ne
faut
pas changer, etc. » Mais il
y a
un moment,
il
y a un pilote dans l'avion. Si vous laissez le pilote qui veut plus d'immigration, qui ouvre toutes les frontières, qui a une cour de justice, qui donne des oucas à nos magistrats, qui interdit de gouverner, comment on fait ? Donc moi,
je
vais... Alors,
il va falloir prendre la
responsabilité. Mais ce n
'est
pas s'éloigner de l'Europe, c'est mettre fin à l'Union Européenne pour reconstruire une Europe des nations et des projets. Retrouver nos libertés sur les frontières, sur le budget, sur l'investissement. En revanche, travailler avec nos amis sur des projets économiques, de coopération concrète. Mais tant qu'on ne fera pas ça, la France va s'enfoncer. Et moi, je vais prendre une part très active aux Européennes, parce que j'en ai assez, de voir tous nos problèmes pourrir, parce qu'on est prosternés à Bruxelles, couchés
devant
des dingues qui sont en train de tuer l'Europe. Ils ne tuent pas simplement la France.
Ils
sont en train de tuer l'Europe.
C
'est ça la question majeure. Et je voudrais que les Français comprennent
que
s'ils veulent résoudre leurs propres problèmes,
il
faut mettre fin à cette Union Européenne. C'est compliqué de faire bouger les choses concrètement.
Non,
ce n'est pas
compliqué. Alors, vous allez me dire ce que vous en pensez. Le Royaume-Uni a enregistré une immigration nette record en 2022 l'année dernière. Malgré les promesses. 606 000 personnes supplémentaires en une année, le Royaume-Uni n'avait jamais vu ça, malgré les promesses. Il y a également l'Italie, qui a des difficultés à maîtriser ses frontières. Qu'est
-ce
que ça vous inspire ? Alors, deux choses. Il
y
a une volonté politique, et ces deux pays n'y
arrivent pas. Vous avez raison. Alors, il y a deux problèmes un peu différents. Sur le Royaume-Uni, c'est le problème économique de manque de main-d'œuvre. Et il faut absolument retrouver, et ça sera le problème dans toute l'Europe, une natalité, retrouver une formation, arrêter ce nivellement par le bas des salaires. C'est fondamental. Sur l'Italie, c'est totalement ce que je vous ai dit sur l'Union Européenne.
C
'est que si vous restez, Madame Mélanie
a
fait un programme que j'ai applaudi, et elle a fait ce qu'on devrait faire ici. C'est-à-dire une union des patriotes, en arrêtant les histoires de personnes, de partis, enfin, c'est insupportable, c
'est
toutes ces rivalités. Mais, si vous restez dans le cadre de l'Union Européenne, avec une commission de Bruxelles complètement idéologique, vous n'y arrivez pas. Alors, le Danemark y arrive un peu, parce qu'il a tourné un peu les règles, et ils ont réussi à financer, c'est pas mal ce qu
'ils
font. Orban essaye, mais il se fait accabler par la commission de Bruxelles. Et Madame Mélanie, elle a commis, à mon avis, une erreur, c'est qu'elle s'est tout de suite soumise à Bruxelles. Bon, ben, c'est fini.
Voilà. Je voulais vous entendre également sur ce que prévoit le gouvernement, le texte qui est en train de préparer le gouvernement, qui marche sur deux jambes, on expulse plus, et on donne plus
de
papiers à ceux qui
travaillent. Mais
c
'est n'importe quoi. C'est une régularisation massive.
Le
texte du gouvernement, c'est ça. C'est une régularisation massive sous le prétexte des métiers en tension.
Mais
si les métiers en tension, oui, il
y
a des métiers en tension, et tous les chefs d'entreprise vous le diront. Mais pour ça, ça veut dire quoi ? Réforme du système éducatif, fin de l'assistanat, et augmentation des salaires nets. Si on ne rémunère pas mieux les salariés, eh bien, il n'y aura pas de goût du travail.
Vous dites qu'il n'y a pas besoin d
'immigration pour fournir des
bras
aux arboriculteurs
des Périnées-Orientales, aux maraîchers de
Nantes.
Attention.
Il
y aura toujours une immigration
saisonnière. Il y
a
des tâches saisonnières. Moi, je ne
suis
pas idéologue. Il y
a
des tâches saisonnières. Mais
il
faut augmenter le salaire net. L'inflation, la baisse du pouvoir d'achat, les féodalités qui gouvernent le pays. Quand vous voyez ce qui se passe sur les autoroutes, il y en a beaucoup qui vont partir pour le week-end de Pentecôte, le racket sur les autoroutes, le racket sur l'essence, la marge des distributeurs ou la marge des pétroliers a augmenté. Ce n
'est
pas moi qui le dis, c'est un journal du matin.
C
'est insupportable de voir M. le maire écrire des romans érotiques alors que les Français ont le porte-monnaie vidé par des oligarchies, par des féodalités. Donc, il faut un choc de pouvoir d'achat. Il faut un choc d'augmentation de salaire mais qui est gagé par une baisse des cotisations salariées, c'est-à-dire des dépenses, du gaspillage social lié notamment aussi à l'immigration puisque c'est un cercle vicieux.
On
donne de plus en plus d'argent à ceux qui rentrent dans notre pays, on s'étonne que les salaires soient faibles, on est dans une spirale négative. On peut remettre une spirale positive, c'est possible, le Danemark l'a fait et on peut le faire si on se libère un minimum de l'Union européenne,
c'est tout.
Vous
faisiez allusion à la fraude sociale. Gabriel Attal va présenter mercredi 31 mai son plan de lutte contre la fraude sociale. Qu
'est
-ce que vous y metteriez
dans
ce plan de lutte contre la fraude sociale ? Première mesure, c'est
revoir toutes les cartes vitales. J'ai écrit un livre où va le pognon, je vous y renvoie, je suis décidé de faire de la pub.
Il
y a entre 2 et 5 millions de cartes vitales en trop. Et pire,
il
y a entre 2 et 5 millions, vous écoutez bien, de numéros d'immatriculation de sécurité sociale en trop.
Et
ça, M. Attal ne veut pas le faire. Donc ça, c'est le cœur. Vous savez combien c'est ?
10
à 20 milliards d'euros.
C
'est deux fois la réforme des
retraites.
La Cour des comptes parle de
6 à 8 milliards maximum.
La
Cour des comptes a toujours nié même si elle a quand même ouvert le dossier. Il y
a
l'inspection des finances, il y
a
le Sénat, il
y
a l'Assemblée nationale. Ce n
'est
pas moi qui le dis. Ce sont des commissions d'enquête paritaires avec de la gauche, de la droite. Donc le gouvernement ne veut pas toucher ça. Et puis le deuxième point,
c
'est de supprimer, c'est d'ailleurs ce que j'avais proposé que les Républicains ont repris, chiche, mais ça l'Union Européenne ne veut pas, c'est de supprimer pendant 5 ans toute personne qui arrive sur le territoire français n'a aucune aide sociale pendant 5 ans. Là, je peux vous dire que vous allez désamorcer l'immigration de prestation. Et il faut avoir le courage de le faire. Ce n'est pas s'attaquer aux plus pauvres. Parce qu'en revanche, sur le handicap, sur ceux qui souffrent vraiment, sur la misère qu'il
y a
dans notre pays, sur les bourses pour les jeunes qui ne mangent pas leur faim, il faut mettre le paquet. Donc moi, je ne suis pas pour dire les pauvres coûtent cher. Ce n
'est
pas vrai. Les fraudeurs coûtent cher. Ce n
'est
pas la même chose. Et on peut avoir une vraie politique sociale et en même temps taper ceux qui volent la nation. Ce sont des voleurs. On a les voleurs en haut, l'oligarchie qui est en train de voler les automobilistes. Et puis, on a les voleurs en bas.
Si
on ne
s
'attaque pas aux voleurs, comment on va y arriver ? C'est ça le problème français. Il faut être honnête quand même un moment.
Nicolas Dupont-Nihon, je voulais vous entendre également sur l'écologie. On se demande comment financer l'écologie. Et Jean Pisani-Ferry, économiste qui, dit-on, a eu l'oreille, a probablement encore l'oreille du président de
la
République, propose qu'on endette encore plus le pays et qu'on surtaxe, parce qu
'il
y
a
déjà, évidemment que les plus aisés sont déjà taxés, qu
'on
les taxe encore plus. Est-ce que c'est une bonne solution ? Et sinon, comment est-ce que vous financez la transition écologique ? Alors d'abord, je suis
en
total
désaccord
avec la folie
écologique
qui s'est emparée du pays normatif. Je suis pour des vraies mesures écologiques. Oui, j'ai fait un rapport sur le plastique. Mais il y a deux façons de faire la transition écologique.
Il
y en a deux. Très simple. Il
y a
la façon américaine et chinoise, vous faites des incitations.
Par
exemple, Joe Biden donne une prime de 7500 dollars à une voiture qui est fabriquée aux Etats-Unis, enfin en Amérique du Nord. C'est que de l'incitation. Il n'y
a
aucune contrainte.
C
'est-à-dire qu'il croit que ça viendra par le progrès technique, par la baisse des prix des produits et par une incitation. Et puis, il y
a
la méthode bureaucratique européenne et française où on va rajouter les aides et feux, interdire d'aller se promener en voiture, d'aller à l'hôpital à Toulouse parce qu'on est dans un centre urbain. Les contraintes, les taxes, la folie normative, la chute du marché immobilier, on est en plein délire. Donc, on est en train de casser l'Europe. Et vous savez
que
l'Europe a fait 25% de réduction des faits de serre depuis 20 ans. On pollue moins que l'Inde. On pollue deux fois moins que l'Amérique. On pollue quatre fois moins que la Chine. Et la France est le meilleur élève. Deux fois moins que l'Allemagne. et on est en train de se mettre un sac à dos plein de pierres sur le dos. Si on veut dépolluer, sauver la planète, il ne
faut
pas importer des produits de Chine, il ne faut pas importer des produits d'Allemagne, il ne faut pas rouvrir des centrales à charbon, il faut remettre le marché de
l
'électricité avec le prix français et pas le prix allemand. L
'écologie, ça
suffit ? Non, je dis l'écologie, la vraie écologie,
c
'est de sauver la planète et la France est exemplaire et il
n
'y
a
aucune raison que la France meurt.
Il
faut plutôt éviter que les Chinois, les Indiens, les Américains, les Allemands fassent sauter la planète parce qu'on peut faire tous les efforts de la Terre chez nous, on mourra guéri mais la planète sautera quand même. Donc je voudrais par exemple qu'on rapatrie, qu'on relocalise, qu'on ait une écologie intelligente, pas une écologie punitive. Or là, on est parti dans une écologie qui s'appelle Romain Desarmes un suicide,
un
suicide économique. Voilà la réalité. Alors il faut peut-être arrêter avec ça. C'est que de la com' en fait. Macron, il fait de la com' là-dessus. Voilà, c'est tout. Je
voulais vous entendre également sur Samuel Paty. Il va y avoir une enquête sur la réponse de l'État face à la détresse de Samuel Paty visé par des islamistes avant d'être assassiné. Sa sœur a écrit une lettre au président du Sénat. Est-ce que l'État a failli selon vous ? Bien sûr.
C
'est une honte
absolue. Mais
ce qui m'intéresse ce n
'est
pas simplement de dire l'État a failli. C'est qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Et je vais vous donner un acte symbolique immédiat que j'aurais fait si j'étais en responsabilité.
C
'est que dans la semaine qui a suivi, je serais venu inaugurer le collège Samuel Paty. Vous vous rendez compte que plus de deux ans après, on n'a même pas le courage de nommer
le
collège du nom de celui qui a été égorgé à cause de la faillite morale, politique de l'État. Donc, c'est un drame abominable.
Il
y
a
eu un livre de M. Stéphane Simon, excellent et tout. Mais est-ce qu'on en tire les leçons ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'il n'y
en
ait pas d'autres, c'est le meilleur hommage qu
'on
puisse lui rendre. Et on n'a même pas le courage d'appeler le collège Samuel Paty parce qu'on a peur.
C
'est ça, la réalité. Donc, c'est la peur qui gouverne.
C
'est insupportable. Voilà la réalité. Alors, la commission d'enquête du Sénat, j'espère, sera positive pour qu'on ne baisse pas la garde et qu'on contre-attaque. Mais on ne contre-attaque pas, vous savez. La réalité, c'est ça. C'est qu'ils ont la trouille. Et que le livre de Houellebecq, Soumission, il est exactement... Et Houellebecq a écrit il y a je ne
sais
pas combien d'années, exactement ce qui se passe dans la société française. La conférence interdite à la Sorbonne de cette dame sur les frères musulmans. Pourquoi
?
Repousser.
Oui,
repousser. Repousser, mais... C'est le livre, Soumission, reliser Soumission. On ne peut pas accepter ça. C'est l'honneur de la France.
Qu
'est
-ce qu
'il faut faire ? Il faut imposer... Déjà, ne jamais céder et surtout conforter ceux qui ne cèdent pas. Parce que c'est facile, moi, sur un plateau télé, de dire, de vous dire, il ne
faut
pas céder, c'est facile. Mais pour ceux qui sont au front, qui sont menacés, mais ça veut dire pouvoir expulser, ça veut dire pouvoir mettre en prison, ça veut dire reconstruire un État. Et on peut le faire. Il y
a
des pays qui le font. Pourquoi nous, on ne
le
fait pas
?
Vous savez,
ce
que je voudrais, parce que je vois beaucoup de nos concitoyens qui sont déprimés, il y
a
de quoi, mais on peut changer les choses, on ne voit pas tout, mais on peut changer les choses si on retrouve à la fois une volonté et puis des mesures concrètes.
Je
ne
vous
dis pas que c'est facile, mais on peut le faire. Il ne
faut
pas que les Français se résignent. C'est ça l'enjeu, aujourd'hui. Je voulais vous entendre.
Il ne faut
pas que ça dure 4 ans. Je ne
vois
pas comment on peut tenir 4 ans avec un président aussi dangereux.
Nicolas Dupont-Aignan, le président de la République, Emmanuel Macron, est dangereux, vous nous dites. Il a parlé hier de décivilisation. Le mot est juste, mais
il en est l'un des acteurs.
Voilà. Ça
fait 6 ans qu'il est là.
Il
n'assure pas la sécurité. Il laisse la submersion migratoire. Il appauvrit le pays en laissant des oligarques s'emparer de l'argent des Français. Il divise les Français. Il abîme notre démocratie.
Et
après, il dit « Oh, c'est curieux, j'ai semé le chaos et puis c'est curieux, il y a du chaos. » C'est insupportable. Regardez, là, on va avoir le débat le 8 juin sur la réforme des retraites à nouveau. Le gouvernement ose dire qu'on fera tout pour empêcher qu'il
y ait
une proposition de loi.
Il
n'y
en
a jamais vu ça.
Vous
savez, la décivilisation...
Vous voterez
avec Liott pour l'abrogation de la réforme des retraites.
Et parce que j'ai des économies ailleurs. Attention. Notamment sur les intérêts d'emprunt. Vous savez qu'on emprunte à taux variable. Ça nous coûte une fortune variable sur l'inflation. Vous, si vous achetez une maison, vous empruntez à taux variable à 9% ou vous empruntez
à taux fixe à 3%.
L'État emprunte à taux variable. Ça nous coûte 10 milliards d'euros en plus par an. C'est le prix de la réforme des retraites. Voyez. Alors, la décivilisation, très beau concept. C'est McKinsey qui a dû lui donner, lui dire, tiens, il faut faire diversion, on
va
avoir l'air sérieux. Mais qui est-ce qui a dit qu'il n
'y a
pas de culture française ?
C
'est lui. Qui est-ce qui laisse détruire la culture, le pays ? C'est lui. Alors ça suffit, les grands mots, quand on est incapable de régler les problèmes, ça va.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, était l'invité de la matinale. Merci
à vous. Merci
à
vous. Merci à vous ce
matin sur le plateau de la matinale, monsieur le député de Lessonne.
Merci à
vous.
Bonne journée à vous.
Nicolas Dupont-Aignan