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DébatLCI (sur YouTube)· 19 novembre 2025 189 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

Raphaël Glucksmann face aux Français et à Eric Zemmour sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 41 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00FerméeRéponse directe

    Pourquoi aider l'Ukraine coûte cher aux Français ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ne pas qualifier les crimes israéliens à Gaza de génocide ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Souhaitez-vous défendre un départ à la retraite à 60 ans ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous pour ou contre la taxe Zucman sur les ultra-riches ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les agresseurs de votre fils sont-ils en liberté ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Le voile est-il un frein à l'emploi pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « la taxe du est pour moi le reflet d'une mentalité qui qui a un impact sur notre compétitivité parce que les gens s'en vont »
  • 3:00Chiffre
    « C'est 1600 plus haut patrimoine »
  • 5:00Chiffre
    « 46 % de la fiscalité sur le travail, 30 % sur le capital, 10 % sur les retraites et moins sur l'héritage »
  • 25:00Chiffre
    « du mois de mai jusqu'à la récolte, elle nous détruit 40 à 50 % de la récolte »
  • 33:00Fait
    « un signe religieux ostentatoire à l'école, c'est pas possible »
  • 3:00Locuteur 2Chiffre
    « Plus de 50 % des jeunes musulmans qui pensent que la charia est supérieure aux lois de la République. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il y a une énigme [musique] autour de lui. Est-il vraiment un homme d'ambition ? Est-il vraiment [musique] un homme de pouvoir ?

Est-il prêt à sacrifier l'essentiel pour cela ? Et surtout, que défend-t-il ? Que défend-t-il au-delà de ces engagements traditionnels ?

On en parlera aussi sur l'international, sur les droits [musique] de l'homme. Que défendent-il sur ces sujets qui divisent les Français ces derniers mois ? Les retraites, les taxes, la sécurité et l'immigration.

Bienvenue dans la grande confrontation avec Raphaël Guxman. [musique] [musique] Bonsoir Raphaël Gluxman. Bonsoir. [musique] La presse ces derniers jours encore évoquait votre rareté dans les médias ces longs moments de silence. [musique] Il y a donc, on peut le dire, une forme d'impatience à vous entendre et ce sera, on l'espère, un moment de vérité.

Alors, pour mieux connaître vos positions sur les sujets que j'évoqué, je vous [musique] propose tout de suite de vous présenter et bien ceux qui vont vous interroger. Ils sont ils viennent de tous les endroits de France ou presque et on va d'abord les présenter un par un. Bonsoir Jean Saad, vous vivez à Montpellier, vous êtes responsable logistique, vous êtes attaché à la culture et la langue russe.

On verra pourquoi tout à l'heure vous voulez interroger Raphaël Gluxman sur l'engagement croissant de la France au côté de l'Ukraine qui vous semble inopportun et et coûteux et disons excessif. Bonsoir Nellibouet. Vous vivez à Saint-Germain des faussés dans l'Allié.

Vous tenez un café restaurant et vous êtes une déçue de la politique. Vous ne votez plus. Vous avez arrêté de voter sauf peut-être aux élections municipales.

Vous me direz tout à l'heure si je me trompe. Vous êtes une déçue et vous souhaitez demander ce soir à Raphaël Gluxman si lui pourrait vous réconcilier d'une certaine manière avec les hommes politiques. On dit souvent qu'il n'est pas tout à fait un homme politique comme les autres.

Bonsoir Jérémie Castellani. Soyez le bienvenu. Vous vivez à Paris, vous êtes entrepreneur dans la maroquinerie de luxe, mais vous êtes originaire de Liévin dans le nord et vous nous avez dit que quand vous retournez à Liévin, vous ne reconnaissez plus la ville de votre enfance, de votre jeunesse.

Vous souhaitez interroger Raphaël Glumman sur la politique d'immigration. Bonsoir Nadia Benachou. Bonsoir.

Bienvenue à vous aussi. Vous êtes maire au foyer, vous avez cinq enfants, vous vivez à Vénitieux. L'un de vos fils a été violemment tabassé il y a 3 ans.

Il avait 16 ans à l'époque. On on expliquera tout à l'heure les circonstances, mais vous souhaitez interroger Raphaël Gluxman sur la justice des mineurs parce que vous avez eu la désagréable surprise de retrouver si tôt après le jugement les agresseurs de votre fils en liberté. Bonsoir à vous Denier Arnaud.

Vous vivez à 3 et vous êtes un petit patron comme on dit avec une certaine amertume parce que votre entreprise de textile a déposé le bilan il y a quelques mois. Vous souhaitez interroger Raphaël Gluxman sur la concurrence desloyales. La concurrence déloyale notamment chinoise.

Ce sera votre sujet avec lui. Bonsoir Marbau d'Albana, bienvenue à vous aussi. Vous vivez à Besançon, éducateur et comédien.

Vous avez vécu jusqu'à 23 ans dans la bande de Gaza. Vous avez perdu votre père, vous avez perdu trois oncles et deux cousins dans cette guerre donc depuis le 7 octobre 2023. Vous voulez interroger Raphaël Gluxman sur son soutien insuffisant selon vous à la cause palestinienne.

Vous trouvez qu'il y a deux poids et de mesures entre certains de ses engagements et celui-ci. Euh, bonsoir Hugo Mazou, vous vivez près de Perpignan. Euh, vous êtes étudiant en droit.

Alors, vous vous définissez comme à gauche, franchement à gauche, mais vous n'êtes ni euh encarté euh ni euh syndiqué. Vous manifestez régulièrement. Vous souhaitez interroger Raphaël Gluchman sur sa sincérité.

Nous avez-vous dit sa sincérité d'homme de gauche. Bonsoir Thierry De Cazo. Vous souhaitez parler d'écologie ?

Quelle écologie ? Quelle norme ? Vous êtes producteur de noisette à Magrenier dans le Tarnégaron Massgrenier.

Magrenier Massgrenier et vous dites "La France est le seul pays qui a interdit le seul insecticide susceptible de protéger mes noisettes." Donc vous vous sentez bien seul. Vous souhaitez interroger Raphaël Gluxman sur ses normes écologiques.

On sait que l'engagement écologique est aussi à la source de son engagement en politique. Bonsoir Nara. Cléra, vous êtes institutrice dans le Val de Marne, vous avez 56 ans et vous dites "Le soir quand je rentre, je suis KO." Je suis KO.

Je ne me vois pas travailler au-delà de 60 ans. Vous souhaitez interroger Raphaël Gusman sur l'âge de départ à la retraite, sujet actuel s'il en est. Bonsoir Guillaume Rostan, vous êtes salarié, directeur commercial et investisseur.

Vous êtes installé dans la belle-ville de Barcelone en Espagne et vous dites "Je rencontre là-bas parce que vous êtes aussi euh vous diriger la Frenchtech à Barcelone, vous dites "Je rencontre de plus en plus là-bas d'investisseurs ou tout simplement de Français qui s'exilent, des Français qui sont déroutés par le le ressentiment contre les riches et aussi par ce débat sur les taxes et sur le l'imposition. Et bonsoir à vous Erine. Vous êtes étudiante en psychologie mais vous travaillez en parallèle et vous souhaitez interroger Raphaël Gluxman sur le voile.

Sur l'image du voile, vous dites que vous êtes écarté presque systématiquement de beaucoup de postes auxquels vous êtes candidate en raison du voile. Et ce sera donc le sujet sur lequel vous interrogerez, Raphaël Glan, et plus généralement peut-être sur l'idée de vivre ensemble pour employer un mot un peu valise et à la mode et de le et de laïciter également. Et puis Raphaëlman voilà les présentations les présentations enchanté.

Euh j'ai hâte qu'on débatte ensemble. Et ben voilà, ça commence commence maintenant. Le temps de vous annoncer pour être complet sur le programme, c'est la tradition.

Il y a un débat politique aussi en fin d'émission et c'est Éric Zemour. Éric Zemour, président de reconquête euh et candidat à la présidentielle il y a 3 ans et demi qui va venir vous interpeller tout à l'heure sur le sujet de son choix. Sur le sujet de son choix.

Alors on verra sur quel sujet il souhaite vous interpeller. Alors d'abord juste avant de commencer cet échange, deux questions d'actualité. Ça aussi c'est la tradition.

La première concerne Bohem Sansal qui a retrouvé la France aujourd'hui. Euh, comment qualifiez-vous sa détention d'un an dans les jaules d'Alger ? Scandaleuse.

Sa détention était scandaleuse. Et on nenferme pas un écrivain pour des mots, pour des paroles. C'est la honte absolue pour ces joliers.

Bolhem sans sal a fait preuve d'un courage immense et je peux vous dire que quand on a appris sa libération, ça a été un soulagement immense. La gauche, la gauche, on a eu le sentiment qu'une partie de la gauche l'a soutenu sans excès de zel. Alors, c'est pas du tout mon cas puisque j'ai été des manifestations que j'ai pris la parole au Parlement européen que je n'ai jamais moli là-dessus.

Et moi pour moi la détention de Bolhem sans sal heurte tous nos principes sur la liberté d'expression, sur la liberté de l'esprit des plumes. C'est non, c'est un embastillement absolument scandaleux et le fait que certains à gauche aient hésité à le soutenir ben les couvrent de honte. Moi, j'ai toujours dit que chaque nuit passer en prison par Boem sans salle était un scandale absolu et que ça devait nous ébranler.

Et le ce qu'on peut dire aussi, c'est que on peut remercier le président allemand, l'Allemagne qui a relayé la diplomatie française et que quand l'Europe décide d'agir de concert et ben ça peut fonctionner. Vous êtes souvent partisan de la manière forte face au régime autoritaire ou autocratique. Il y a un débat là-dessus en France.

Est-ce qu'avec l'Algérie, vous êtes aussi partisan d'une très grande fermeté sur tous les sujets qui nous opposent ? Moi, moi je suis partisan d'une fermeté sur nos principes mais en l'occurrence quand même ce qui a fonctionné c'est pas les rodemontades de politique intérieure. Ce qui a fonctionné c'est la diplomatie.

Alors moi je suis pour la fermeté mais je suis toujours très contre utiliser dans la politique intérieure un sujet de diplomatie et de géopolitique. Ça a été le cas de Bruno Retaillot pour vous ? Oui, ça a été le cas de Bruno Rotaillot.

Ça a été le cas d'autres politiques français qui passent leur temps à le faire d'ailleurs et c'est le cas en permanence en Algérie vis-à-vis de la France. Et donc là, je crois que c'est une victoire de la diplomatie. En fait, ce qu'il faut faire, c'est qu'il faut un immense mouvement de soutien dans la société.

Il faut impérativement que les voix se lèvent et condamnent les joliers de Boem Sensal et appelle constamment à sa libération, évite qu'il ne tombe dans l'oubli. Mais derrière, il y a besoin de réseau diplomatique. Il y a besoin d'obtenir sa libération concrètement, pas juste de faire des grandes déclarations, mais de de pouvoir le libérer.

Et donc là, l'intervention de l'Allemagne sur la demande de la diplomatie française franchement a été un pas extrêmement positif. Moi, je n'oublie pas qu'il y a encore Christophe Glaise qui est en prison en Algérie et qu'il faut obtenir sa libération à lui aussi. Le deuxième sujet d'actualité, c'est la lutte contre le narcotrafic.

Il y a encore un mort à Marseille aujourd'hui. Il y a eu les obsèques du jeune MDI Kessassi. Et de plus en plus en parallèle avec la lutte contre les réseaux, on entend et ça a été le cas d'Emmanuel Macron aujourd'hui, on entend que les consommateurs doivent aussi prendre à leur compte cette lutte-là.

Il y a eu cette petite phrase d'Emmanuel Macron qui a dit tout à l'heure acheter de la cocaïne ou du cannabis, je crois, c'est de fait être complice. Est-ce que vous pensez aussi qu'on doit culpabiliser le consommateur, mettre l'accent sur lui ? Alors, je pense qu'on doit d'abord mettre l'accent sur les réseaux parce que ce qui s'est passé à Marseille, c'est un phénomène totalement inédit en France.

Vous savez, on a assassiné un jeune parce que son frère était engagé à Min parce que son frère Amine était engagé contre les narcotrafiquants dans les cités de Marseille. Et c'est la première fois qu'on voit ça dans notre pays. Donc ça doit vraiment nous bouleverser et comprendre qu'on est un moment de rupture.

Et moi, j'étais encore il y a quelques semaines à Marseille avec les douanes qui sont en charge de la lutte contre le narcotrafic et ce que nous disent les douanes, c'est qu'en fait les narcotrafiquants sont devenus tellement puissants, tellement riches qu'en réalité, ils ont une avance technologique sur l'État en permanence. les douigners quand ils ouvrent les containers et que il y a de la drogue et qui découvrent de la drogue et bien les caméras maintenant ont même un micro pour dire "On a vu votre visage". Donc ils filment en live les leur leur cargaison.

Donc ce que je veux dire c'est qu'en fait on est dans un moment où il faut vraiment et les douiniers d'ailleurs me disaient je ne sais pas enfin un douer me disait je ne sais pas si les gens ont conscience de ce qui est en train de tomber dessus. Est-ce que ça veut dire que vous êtes partisan, comme l'a dit Sébastien le Cornu, de calquer les méthodes de l'antiterrorisme sur l'antinarco ? Sur les narcos ?

Oui, il faut la création. Oui. Et il y a un parquet national antiterroriste, il y a un parquet sur les narcos et il va falloir vraiment considérer que c'est une guerre parce que aujourd'hui toutes les villes sont touchées.

Je veux dire, il y a des il y a des villes où il y avait un homicide tous les 2 3 4 ans et où des jeunes se font tirer dessus à coup de kalashnikov. aujourd'hui et ça c'est lié à ce trafic là et ce trafic là il s'est introduit dans tous les espaces que la République a laissé et donc il va falloir réellement considérer que la la lutte contre le narcotrafic est un moment décisif pour qui a dérogé au droits commun du droit antiterroriste et des méthodes antiterroristes ? Alors, enfin là, vous parlez de manière abstraite, donc on va voir concrètement ce que ce qui est ce qui est proposé.

Mais ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas, il faut plus de moyens. Ça c'est une évidence absolue. Je veux dire, on est complètement à la traî sur les moyens pour l'instant.

Et donc ce qu'il va falloir faire, c'est euh donner les moyens à ce nouveau parquet pour qu'enfin on puisse les démanteler et ensuite on y reviendra sûrement. Mais il y a vraiment besoin que la police du quotidien ait aussi des moyens pour pouvoir ne pas laisser à l'abandon des quartiers entiers. Bon, je vous propose qu'on commence avec les questions de nos Français sur un autre sujet d'actualité, un sujet qui vous est cher hein, Raphaël Guxman, la guerre en Ukraine et avec ce projet d'accord sans précédent entre Paris et Kiev, on a beaucoup parlé de des sans rafales, il y a pas mal d'autres choses.

Donc, on vous retrouve Jean Saad. Alors, je le disais euh vous vivez à Montpellier. Euh il faut dire deux mots de votre histoire familiale parce que peut-être qu'elle compte aussi dans vos sentiments.

Euh votre mère était mon père mon père. Votre père est russe, il faut parler au présent. Il est né en empirusse, il est d'accord.

Votre femme mon père est né en 1912 Mauta. Bon votre femme est ukrainienne, elle est de Louansk hein, c'est-à-dire dans le dans le Donbas. Dans le Donbas, donc une région aussi où il y a beaucoup de où il y a beaucoup de russophones.

Tout à fait. Et euh vous êtes vous alors vous êtes responsable en logistique dans un groupe français de de construction mais vous trouver qu'on en fait pour l'Ukraine et que la Russie doit être doit rester l'ami historique qu'elle a toujours été. Vous êtes vice-président de l'association d'amitié russe.

Euh alors, je précise que c'est principalement une association de promotion de la culture, voilà, des des traditions, mais euh et vous êtes aussi membre du Conseil de coordination des Russes en France et il faut pour être tout à fait transparent dire que elle a le soutien pas forcément financier en espèce sonnante et trébuchante. Enfin, qu'elle est soutenue peut-être matériellement par l'ambassade de Russie. Non, France.

Nous nous avons à disposition les salles de de la de l'ambassade pour tenir notre forum annuel euh puisque nous réunissons à peu près 360 associations d'amitiés franco-russes mais nous sommes complètement indépendants. Il y a pas de Bon vous vous dites il y a toujours une proximité entre la France et la Russie historique et culturelle et vous voudriez que ça dure tout à fait. Ici, on est à Boulogne Biancour.

Vous savez dans les années 20 30 on appelait Biancoursk parce qu'il y avait énormément de de Russes qui travaillaient dans les usines Renault. Et les laamitié entre la France et la Russie, ça date pas d'hier, ça fait des siècles. Anne la la fille de Yaroslav le Grand a épousé Henri et puis depuis Pierre le Grand, on a eu des relations de plus en plus intéressantes et je voulais vous dire sur ce sujet, n'oublions pas Stalingrade.

N'oublions pas Stalingrade. 500000 morts soviétiques pour notre liberté à nous. pas seulement des Russes, des Ukrainiens, des Georgiens, mais des soviétiques.

Des soviétiques. Bon et vous dites avec euh cette guerre, notre gaz est plus cher, notre pétrole est plus cher, tout ça a des répercussions sur le pouvoir d'achat des Français. Vous nous avez dit Raphaël Gluxman, il veut la guerre à tout prix et ces conséquences là, c'est le prix de cette guerre.

C'est bien ça. Mais quelle question vous souhaitez lui poser là ? On a par rapport aux données qu'on peut trouver sur le Kinstitute en Allemagne, c'est notre on est à 21 milliards d'euros dépensés pour l'Ukraine par la France entre les aides directes et les aides indirectes par le biais de l'Union européenne.

Euh j'ai trouvé euh des statistiques notamment l'UFC que choisir estime que depuis 3 ans les prix des denrées alimentaires dans les supermarchés augmenté de 25 %. Alors, on nous parle d'une inflation qui est relative et cetera, mais je pense que tous les Français qui m'écoutent doivent le ressentir quand ils font leurs courses. Donc ma question, elle est très simple, c'est là si vous voulez augmenter les efforts de guerre, augmenter la l'Ukraine, est-ce que vous parlez dans l'intérêt des Français pour qu'il vivent encore plus mal, que ça leur coûte encore plus cher pour une guerre qui finalement n'est pas la leure ? [grognement] Vous savez, monsieur pourquoi on aide l'Ukraine ?

C'est pas simplement parce que l'invasion totalement injustifiée de l'Ukraine par les troupes de Vladimir Poutine a scandaliser ceux qui sont attachés au droit international. C'est pas simplement pour ça. Disons la vérité.

Pourquoi aide-t-on autant l'Ukraine et pourquoi doit-on l'aider encore plus ? Parce que c'est nous qui sommes visés par le régime russe et que notre sécurité est en péril. Vous savez, moi j'ai présidé au Parlement européen la Commission spéciale sur les ingérences dans nos démocraties, dans nos nations.

Et quand les hackers russes attaquent l'hôpital de Corbeille et Son ou de Versailles, et bien ce ne sont pas des hôpitaux qui sont en Ukraine, c'est des hôpitaux qui sont en France et le SAMU de l'hôpital de Versailles ne pouvait plus fonctionner. Quand des agents contrôlés par Vladimir Poutine font des des étoiles de David dans les murs de Paris pour créer une atmosphère de guerre civile, c'est pas en Ukraine, c'est en France. quand il y a des agents serbes qui sont liés aux agents russes, aux services russes, qui mettent des têtes de cochon devant les mosquées pour créer cette même atmosphère de guerre civile, c'est en France que ça se passe et en réalité, il faut vraiment écouter nos services de sécurité quand ils nous disent qu'il faut qu'on se prépare à ce que la guerre de Vladimir Poutine ne se limite pas aux frontières de l'Ukraine et que c'est le chef des services secrets allemands, par exemple, monsieur Bruno Cal qui dit "D'ici 2029, il y aura l'invent l'invasion d'un pays membre de l'Union européenne et de l'OTAN où c'est le chef d'étatmajor des armées françaises qui nous explique qu'il faut se préparer un choc militaire contre la Russie de Vladimir Poutine si jamais la résistance ukrainienne s'effondre.

Ce régime russe, c'est pas le peuple russe. Ce régime russe, c'est pas la Russie dans son histoire, c'est pas sa littérature, c'est pas sa culture. Mais ce régime russe là depuis des années et des années nous livre une guerre qu'on appelle hybride et nous cible.

Les troupes de Wagner en Afrique, elle ne s'attaquaient pas aux soldats ukrainiens, elle s'attaquaient aux soldats français. Alors Jean Seat votre et donc c'est si vous voulez c'est pour aider la France qu'on aide l'Ukraine. C'est pour faire en sorte que jamais on ait justement à envoyer des soldats se battre en ligne de front.

Moi c'est ce que je veux éviter mais la seule manière de l'éviter et bien c'est que la résistance ukrainienne tienne. Il vous répond. Donc, si j'ai bien compris, d'après votre explication, il y a eu une guerre qui est donc prouvée par des dessins de cochon, des attaques informatiques sur un hôpital français.

Et bon, on a 21 milliards, ça suffit pas. Faut peut-être en dépenser le double, le triple, je ne sais pas. Euh donc on est en risque d'invasion à travers les preuves que vous avez Moi je pense que euh cette logique de jouer avec les peur, il y a pas que vous, il y a d'autres partis qui jouent avec les peurs.

Mais là, c'est ce que vous faites, c'est très dangereux parce que vous donnez des petites anecdotes. Je ne connais pas les commissions d'enquête. Vous parlez de la commission de l'ingérence de l'Union européenne, très bien.

Mais je n'ai pas vu des commissions d'enquête sur ces dessins de cochon ou sur ces punaises de lit. ou c'est ou c'est ou ses attaques informatiques. Mais enfin, est-ce que ça justifie est-ce que ça justifie de mobiliser toute la population, de les obliger à se serrer la ceinture en disant voilà peut-être la Russie va vous attaquer, peut-être les chars russes seront dans Paris, mais attendez, la Russie n'a ni l'intérêt, ni la volonté, ni même les moyens d'attaquer l'OTAN.

Mais imaginez, vous êtes imaginez une guerre de la Russie contre l'OTAN. Est-ce que vous y croyez vraiment ? Moi je crois pas.

Il vous répondra. Les services de sécurité en Europe, y croi Oui, mais moi je suis désolé monsieur. On vit dans des dans des États.

Il y a des gens qui sont en charge de notre sécurité et bien il faut les écouter quand ils nous parlent. Ce sont pas des poètes, ce sont pas des gens qui écrivent de la littérature, ils font attention au mots qu'ils emploient. Et tous les services de sécurité avec lesquels j'ai j'étais en contact ces dernières années disent exactement la même chose.

Vous savez, après l'invasion de la Geéorgie en 2008, on nous a expliqué mais Vladimir Poutine son seul problème c'est la Geéorgie. Ensuite, il y a eu l'invasion de la Crimée. On nous a dit "Mais Vladimir Poutine, son seul problème c'est la Crimée." Ensuite, il y a l'invasion totale de l'Ukraine.

Et là, les mêmes gens vont dire "Et bien, son seul problème, c'est l'Ukraine. Ce n'est pas son seul problème. Toute la propagande du régime russe, moi j'ai lu les dirigeants russes, j'ai écouté leur discours, j'ai analysé leur discours, je On a des rapports sur ce qui se dit à la télévision russe tous les jours.

Et bien les cibles, ce sont les capitales européennes. La cible c'est l'Union européenne. Quand il s'ingèreent dans les élections en Roumanie et bien il favorise l'extrême droite en Roumanie et ils amènent le candidat de l'extrême droite via des manipulations sur les réseaux sociaux, via un déversement d'argent inoui dans la campagne roumaine et bien il l'amène aux portes de la victoire.

Donc en fait, on est dans une situation où ce sont nos démocraties qui sont menacées et les nations doivent faire respecter leur souveraineté. Et la souveraineté des des Européens aujourd'hui, elle est violée par la Russie quand des avions de guerre russes violent l'espace aérien de l'Union européenne et de l'OTAN. Des avions de guerre ?

Oui, des avions de guerre en Estonie, en Roumanie. Des avions de guerre russes qui violent l'espace terrain de quelques kilomètres. On parle pas des drones qui se baladent sur les aéroports.

On pourrait parler des drones qui se baladent sur les aéroports. Oui. Et qui bloqu Et qui bloqu Non mais je parle là, je parlais pas de ça en l'occurrence mais et qui bloque le le transport aérien en Europe à Copenhagel.

Et ce que ce que je veux vraiment que les gens comprennent, c'est que on est dans une confrontation que nous n'avons pas choisie. C'est le régime de Poutine qui a choisi cette confrontation et que quand on se retrouve face à un tyran qui déclenche des guerres en permanence, et bien la faiblesse est une invitation à l'agression et que si on veut la pêche justement, il faut la fermeté. Dernier dans dans rapidement s'il vous plaît très rapidement dans dans votre raisonnement vous avez cité que des pays qui étaient hors Union européenne et hors autant sur les guerres qui a eu lieu avec la Russie donc vous n'avez pas répondu à ma question à savoir est-ce que la Russie a les moyens et l'envie d'attaquer l'OTAN alors dernier mot là-dessus Raphaël Gman, les moyens et l'envie d'attaquer un pays de l'OTAN que par exemple les pays baltes et bien c'est un scénario sur lequel travaille l'ensemble des armées européenne aujourd'hui.

Oui. Une déstabilisation et une intervention dans un pays balt, ce qui ce qui nous ce qui nous entraînerait dans une situation cataclysmique. J'aimerais qu'on comprenne parce qu'en fait là, on parlerait d'un pays membre de de l'Union européenne et de l'OTAN.

Et donc si on veut éviter ça, et bien il faut soutenir les Ukrainiens aujourd'hui. C'est notre première ligne de défense. C'est notre première ligne de défense en Europe.

Les mêmes gens les mêmes gens qui vous expliquent que et bien il ne fera rien dans les pays baltes à la veille de l'invasion de l'Ukraine face à moi sur les plateaux m'expliquaient impossible. Il ne le fera jamais. Ce n'est pas dans son intérêt.

Et bien son intérêt déstabilisation de l'Europe. C'est même le cœur de son régime. Et quand on quand on quand on est face au fascisme d'une faiblesse unigne, le résultat c'est qu'en fait on invite à l'agression.

On s'arrête là. C'est la règle du jeu. Merci Jeans.

Il a d'alors trois mots mais trois trois mots. Les exemples que vous avez donné, on confond le soft power qui existe aussi de la part des États-Unis avec la guerre réelle. Bon, on n'est pas dans les mêmes budgets.

C'est ça. Et et les assassinats d'opposants sur notre territoire et bien qui va payer ? Nous avons la solution.

Il y a 140 milliards 194 milliards d'avoirs publics russes qui sont actuellement en Europe et de toute façon la Russie sera condamnée pour payer les réparations. Et bien c'est avec cet argent que nous allons nous allons financer le soutien à l'Ukraine et c'est ce que propose notamment le gouvernement allemand et l'Union européenne. Bien l'actualité internationale c'est aussi Gaza et je voudrais maintenant qu'on se tourne vers vous Marmou Albana vous avez 32 ans, je le disais mais jusqu'à 23 ans, vous habitiez à Gaza.

Vous habitiez dans la bande de Gaza, vous avez encore beaucoup de familles là-bas et depuis un peu plus de 2 ans que dure cette guerre, vous avez perdu votre père donc qui était malade, qui n'a pas pu avoir les soins qu'il fallait pour se soigner. Vous avez perdu deux cousins, vous avez perdu trois oncles. Il y a la mort d'un de vos oncles qui vous a particulièrement marqué.

Est-ce que vous pouvez nous en parler ? Oui, effectivement. Alors, je vais commencer par mon père quand même parce que malheureusement donc je l'ai vu pour la dernière fois, c'était en été et 2023 donc on est allé avec ma femme et mon enfant et puis je savais pas que c'était vraiment pour dire adieu pour Gaza, pour ma famille, pour tous mes proches là-bas et pour tous mes souvenirs aussi de mon enfance notamment.

Donc mon père il est pas mort comme ça en fait, il est mort affamé. il est mort euh lors d'une maladie aggravée. Donc il a pas obtenu des soins, il était déplacé, il était sans prise de il était pas en tout cas il y avait pas d'hôpital en fait pour le recevoir.

Donc ça s'est aggravé très vite. J'ai fait tout mon possible pour pouvoir le sortir de là-bas mais c'était en 20. Donc euh bon, j'étais en ligne avec mon frère qui était à côté de lui et puis le médecin était en train de d'essayer de le réanimer.

Mais voilà, j'étais là donc j'ai assisté à son départ en ligne très loin tout seul et puis voilà. Donc j'ai j'ai obtenu quand même quelques membres du médecin. Donc il m'a dit qu'il avait pas souffert.

Mais finalement donc pour faire court enterré, l'endroit était envahi par l'armée israélienne quelques mois après. Donc on sait même pas où il est maintenant. Donc même les corps étaient déplacés.

Donc je vous laisse imaginer quelle souffrance on peut vivre nous les Gazavis, les Palestiniens. Mon oncle il voulait juste aller chercher son téléphone suite en fait suite à la coupure d'électricité, d'internet et tout ça. Donc euh les gens utilisaient les panneaux solaires pour charger leur téléphone.

Donc chez les voisins, il avait laissé son téléphone, il voulait traverser la la rue seulement. Un sniper israélien l'a tué. Donc euh un voisin, il a essayé de le sauver.

Donc après plusieurs tentatives, il a réussi mais son voisin aussi a été tué de jours après. Quelle question souhaitez-vous poser Raphaël Gluxman ? Alors c'est vraiment direct monsieur Gluxman euh après tout ce qu'ils ont vécu les Palestiniens d'atrocité de crimes de guerre commis par l'armée israélienne euh pourquoi vous prononcez pas le mot génocide ?

Vous êtes connu hein, vous avez défendu en fait les cours et vous avez bien dit génocide et vous étiez bien avec eux et en fait est-ce qu'il y a une vie qui vaut plus qu'une autre ? Est-ce que qu'est-ce que vous attendez en fait ? Est-ce que il y a vraiment euh il y a besoin d'encore des morts à Gaza ?

Raphaël Glukman déjà permettez-moi de enfin vraiment de vous dire que je suis bouleversé. par votre histoire et euh par votre récit sur la mort de votre père, sur la mort de votre oncle et vous dire enfin moi j'ai depuis le début dit une chose très simple, même au lendemain des attaques terroristes du 7 octobre, j'ai alerté sur attention La réponse ne peut pas être de raser Gaza et de d'anéantir la Palestine. Et ensuite, j'ai vraiment milité pour que l'Union européenne ait une réponse plus ferme face au crimes absolu commis par Netaniau, Bengvir, Smotric qui pour moi sont des ennemis vraiment.

Enfin euh moi, j'ai toujours été un partisan de l'État palestinien et un ennemi de la colonisation et je pense que la colonisation qui continue en ce moment où on se parle hein en 6 Jordanie est un crime euh abjecte. Je pense que comme vous le dites que une vie vaut une vie vraiment. Alors là partout et je je vous dis vraiment que l'emploi ou pas du terme génocide ne détermine pas les actions qu'on doit faire pour mettre fin au crime et que moi je suis la justice internationale enfin j'ai dit risque de génocide parce que c'est le terme de la Cour internationale de justice.

Excusez-moi, vous l'avez déjà dit ? pas Ah bah j'ai toujours dit que que si et et et et et ça et ça mais moi je je je vais vous expliquer mon pourquoi moi personnellement je l'employerai pas ce terme de génocide parce que j'ai toujours été extrêmement précautionneux dans l'emploi de ce terme parce que sinon je ne sais pas comment on qualifie l'extermination des tout du Rwanda ou des juifs d'Europe parce qu'il il y avait une extermination du premier au dernier. Là, moi ce que je dis c'est qu'il faut mettre fin au calvaire, au crimes de guerre, au crime contre l'humanité commis par le gouvernement israélien.

Qu les palestiniens aient un état, qu'il faut qu'il y ait des sanctions contre Moi, j'étais celui qui a travaillé pour introduire la demande de sanction sur les colons extrémistes, par exemple au Parlement européen. Et donc je me considère comme un adversaire de ces gens. Enfin vraiment du plus profond de mon cœur, il représente ce que je n'aime pas et même ce que je combat.

Et je dis juste que pour moi, il y avait pas la qualification avérée du génocide. Mais ça n'empêche rien, ça ne relève ça n'enlève rien à la gravité des crimes ou à la nécessité d'agir, d'agir pour prévenir ces crimes, d'agir pour sanctionner ces crimes, de faire en sorte que les coupables de ces crimes soient jugés. Marmou Albana.

Et allons à l'action. Donc pour la Russie et l'Ukraine. Alors l'Europe a pris la décision de mettre en place 19 enfin 19 mesures de sanctions économique contre la Russie par rapport à la guerre en Ukraine et et Israël.

Pourquoi ? Pourquoi il y a rien contre Israël qui a été pris en fait ? Ben nous ce que nous avons demandé au Parlement européen puisque c'était de notre ressort, c'est la suspension de l'accord d'association euh avec euh le gouvernement israélien.

Faut dire pardon que l'Union européenne est le premier partenaire commercial commercial et et on a mis 1 an et demi à obtenir de la présidente de la commission qu'elle accepte et qu'elle acte cette suspension. Alors si vous voulez que je vous dise, honnêtement, c'est extrêmement lent et pas du tout au niveau des souffrances et euh pas du tout au niveau de l'histoire. Un dernier mot peut-être ?

Donc oui, alors euh en Israël, il y a bien des gens qui ont qualifié ça en génocide parce qu'ils utilisaient bien ça l'hom génocide, ce sont des Israéliens en fait. C'est eux qui ont fait le service militaire. C'est eux qui savent bien qu'est-ce que c'est.

C'est eux qui étaient sur le terrain qui tuaient des Palestiniens. C'est eux qui ont tué ma famille, mes amis et beaucoup de Palestiniens partout de la terre palestinienne. Donc je pense que plus facile, il y a les étapes bien entendues.

Donc il y a les étapes qui sont bien claires. Les hôpitaux sont plus là. Euh les écoles étaient bombardées, les zones dites humanitaires étaient bombardées.

Donc qu'attendons-nous en fait ? Mais dernier mot là-dessus, monsieur vraiment sur sur la qualification le terme je je Non mais je c'est vous pouvez vous êtes obligé d'agir que vous utilisiez ce terme ou pas. Vous vous comprenez ce que je veux dire ?

C'est c'est donc sur ce qu'on doit faire, il y a pas une différence si on utilise ce terme ou pas. Moi, je suis pour une action, je suis pour qu'on mette fin à la colonisation par exemple en 6ani parce que on a les yeux sur Gaza à juste titre mais au moment où on se parle, il y a la colonisation qui continue et que donc quand nous on dit il faut une solution à deux états et vous savez moi j'ai soutenu et j'ai demandé même à ce que le président de la République reconnaisse l'état de Palestine et bien le problème qu'on a c'est qu'en fait cette perspective là se recule de jour en jour et de jour en jour parce que il y a la colonisation qui continue sans arrêt et que donc il faut impérativement agir pour stopper non seulement les crimes à Gaza et mais il faut aussi agir pour stopper la colonisation en si bien on pourrait en parler très longtemps mais on a beaucoup de sujets à traiter. Merci pour ce témoignage et pour je veux vraiment vous dire et ces questions enfin le jour où on aura obtenu que les droits des Palestiniens soient reconnus que ils aient un état qu'ils puissent vivre libre dans un état reconnu avec des frontières avec un état israélien.

Je je veux vraiment commenter là-dessus, c'est vraiment une phrase. Allez-y. Juste en fait les Palestiens, ils ont vraiment suivi le plan international depuis Oslo, depuis les accords d'Olo avec Arafat.

Donc vous savez très bien qui arrête tout ça. Donc vous vous devriez quand même utiliser votre pression sur le bon côté. Alors si on parle de génocide, c'est toujours le cas.

Il y a 300 morts jusqu'à maintenant alors qu'on parle alors qu'il y a eu un cessé le faux le le feu, pardon. Donc ça ça c'est exactement ce que je vous dis. C'estàd que je moi je pense que c'est sur le gouvernement israélien qu'il faut faire pression pour qu'on puisse avoir un état palestinien.

Et ce que je vous dis, c'est que ce jour-là ce sera le jour de la paix parce que en fait il y aura pour qui est la paix, il faut reconnaître les droits des Palestiniens et la sécurité d'Israël sera plus forte quand les Palestiniens auront un état. Merci Marmou Albana. Merci.

Il faut qu'on il faut qu'on avance mais je crois qu'on a bien compris les positions et qu'on avance sur un sujet sur lequel vous êtes peut-être particulièrement attendu ce soir Raphaël Gluxon parce qu'on vous a peu entendu. Parce qu'on vous a peu entendu et je me tourne maintenant vers Nara Cladera je me tourne vers elle je rappelle que vous êtes institutrice. On va parler des retraites.

On va parler du fameux débat sur les retraites et peut-être que vous allez clarifier votre position au moins vos positions de principe. Raphaël Gluxman, je le disais, vous êtes enseignante, vous êtes institutrice petite et et moyenne section à Ville-9u Saint-Georges dans le Val de Marne. Vous avez cinq enfants et à 56 ans, vous dites quand je rentre le soir, je suis crevé, je n'en peux plus et je ne me vois absolument pas continuer au-delà de 60 ans.

Et on va pas rentrer dans votre histoire. Vous êtes fille de réfugiés politiques uruguigayenne. Vous vous êtes engagé dans cette carrière peut-être un peu tard.

Ça fait 26 ans he que vous êtes institutrice. Mais bref pour avoir tous vos trimestres, toutes vos années de cotisation malgré vos cin enfants, il faudrait, vous avez fait vos calculs, que vous travaillez, je crois jusqu'à 64 ou 65 ans. Même au-delà.

Oui. Donc c'est très dur le soir quand vous rentrez en ce moment. Vous vous voyez pas travailler jusqu'à cet âge là ?

Je crois que enfin ce que ce que je voulais vous dire, bonsoir. Bonsoir. Euh voilà, ce que j'ai accepté de venir ici, c'est de vous mettre face à un principe de réalité.

Voilà, c'est que euh d'une part le moment de la retraite pour partir à la retraite me vient. Donc vous avez dit que j'étais uruguayenne, effectivement, je suis fille de réfugiés politiques uruguayen, mais me vient le mot en espagnol, la hubilation. qui du coup veut dire se réjouir et je pense que tous et toutes on mérite une retraite euh où on peut encore voilà profiter voilà de de la vie de faire ce que ce qu'on aime.

Et je dis du principe de réalité parce que enfin personne ne se voit continuer à travailler jusqu'à 64 65 et pour le coup là c'est un sujet qui fait qui est qui fait assez consensus en tout cas la majorité des des Français françaises euh pour vous ça fait consensus. J'apporte une précision et et une question pour vous Nara délibérément pour vous pousser un peu dans vos retranchements. Je précise que vous avez pris votre carte un syndicat, il faut le dire, faut être transparent à sud éducation et la question c'était voilà, souvent les gens quand ils parlent des enseignants, ils disent à 16h30 la journée est terminée et puis il y a toutes les vacances qu'on connaît.

Est-ce que c'est si dur que ça de travailler jusqu'à 64 ou 65 ans ? Bon, évidemment que derrière enfin on arrête notre journée à 4h30. Évidemment, vous vous en doutez qu'il faut la préparer, qu'il y a l'énergie à avoir et puis c'est surtout pour les élèves eux-mêmes, c'est la qualité de l'enseignement.

On sait pertinemment qu' après 55 56 enfin on commence à avoir moins d'énergie et je me vois pas à 64 ans surveiller une cour de récréation de pitounou qui vont courir partout. Voilà, c'est donc la question que vous souhaitez poser, Raphaël Gluxman. Alors, la question que je souhaite vous poser, c'est euh est-ce que du coup si vous êtes au gouvernement, est-ce que vous allez défendre justement ?

Est-ce que je pourrais moi et tous les les travailleurs et les travailleuses partir au maximum à 60 ans ? Et voilà, c'est question claire. Réponse de Raphael Glximum.

Alors, d'abord, je pense qu'on a combattu ensemble la réforme d'Emmanuel Macron qui était injuste sur les 64 ans. Mais moi, je vais pas vous raconter des sans net enfin, je vais vous dire vraiment ce que je pense. Je je ne crois pas que tout le monde pourra partir à 60 ans.

Euh je ne pense pas ça et je pense que ceux qui disent ça n'y croient pas eux-mêmes parce que on a on est dans une situation et après je viendrai vraiment sur sur votre cas parce qu'à mon avis c'est pas enfin les gens qui ne parlent que d'âge légal se trompent sur les retraites. C'est pas ça qui est juste parce qu'en fait si vous avez travaillé dans un abattoir toute votre vie, ben vous partez à la retraite le dos pété et vous devez partir tôt à la retraite et vous avez une espérance de vie à la retraite qui est extrêmement faible de vie en bonne santé. Par contre, si vous êtes un cas sup un grand groupe, honnêtement, vous pouvez partir plus tard et vous n'êtes pas dans les mêmes conditions.

Vous n'avez pas eu les mêmes conditions de travail. Non mais ce que je veux dire donc donc attendez, je vais y venir. Je vais y venir.

Non mais c'est c'est important parce qu'en fait moi je raisonne pas en avec cette fixation sur l'âge légal universel parce que je pense que c'est injuste, vraiment injuste. Et d'autre part ceux qui promettent la le retour à la retraite à son temps, honnêtement il il enfin ils prennent pas en compte la situation. On a commencé dans une situation où il y avait quatre actifs pour un retraité.

Aujourd'hui, on est dans une situation où il y a 1,7 actifs pour un retraité. Donc en fait, on n'y arrivera pas à faire la retraite à à 60. Mais par contre, ce qu'on peut ce qu'on doit faire, honnêtement, moi je comprends tout à fait votre situation.

C'est-à-dire que vous pouvez pas faire jusqu'à 64 ans enfin ce que ce que si c'est ça la prévision. Vous ne pouvez pas faire ce que vous faites maintenant. Donc il faut trouver autre chose dans l'éducation nationale.

Et par ailleurs, moi je pense que toute réforme des retraites parce que quand on demande l'abrogation de la réforme, ça sera pour la remplacer par une autre réforme qui sera juste dans toute réforme des retraites. Qui sont aujourd'hui les victimes ? C'est d'abord les femmes qui ont eu des carrières hachées.

C'est ça aujourd'hui. Parce qu'il y a plein de gens qui quand on dit 62 ans, 64 ans, il y a plein de gens qui aujourd'ui prennent le retraite à 66 ans par des femmes de ménage qui qui se retrouvent à la retraite extrêmement tard et qui ne peuvent plus faire leur travail physiquement et qui arrivent à la retraite qui sont finis en fait. Et ça c'est complètement injuste.

Donc la pénibilité doit être voilà. Donc moi ce que je dis, non, elle est elle est méprisée dans la loi. Elle est la réforme la réforme n'est pas du tout fondée sur cette idée de différenciation des des conditions de travail et des relations au travail.

Mais moi, je vous dis, je ne trouve pas juste et je vais sûrement me faire des ennemis, mais c'est pas grave. Je ne trouve pas juste. Si on dit on fait la retraite à 60 ans pour tout le monde ou à 62 ans pour tout le monde, je ne trouve pas juste moi qu'un CSUP de chez Total, enfin c'est c'est au hasard et bien partent à la retraite et ensuite une très bonne retraite pendant des décennies en bonne santé alors qu'il pouvait travailler plus longtemps.

Je pense qu'en fait la justice ce serait de de d'adapter aux situations et que dans votre cas précis honnêtement c'est sûr que vous ne pouvez pas continuer à faire le même travail. Alors, je pense que la question, elle est aussi de nombre d'annuités. Il faudrait qu'on revienne à 37 ans et demi.

Voilà. Attendez. 37 ans et demi, ça c'est un point, un gros point.

Oui. Alors, est-ce que je peux continuer s'il vous plaît ? Alors, mais c'est déjà une question, je voudrais juste développer un petit peu monsieur Pujadas, n'interrompez pas les gens.

Je vous remercie. [rires] Non, et puis il y a une question, enfin vous dites on n arrivera pas, c'est juste une question de recette. Ouais.

Voilà. C'est juste une question de volonté politique parce qu'on sait pertinemment que les retraites Je vais vous dire une chose. Non, je vais vous dire d'abord une chose.

Vous avez raison. Vous avez raison. S'il vous plaît, n'interrompez pas.

J'allais faire mon pâ je suis désolé. Non mais mais je pense que que en fait ce qu'on veut et et l'ensemble des problématiques là qui sont c'est la question c'est est-ce que vous êtes le candidat du progrès social ? C'est le progrès social.

Et juste un autre élément également. Oui, ça fait des idées mais et et juste aussi et je pense qu'il y a aussi une autre question quand vous dites alors oui alors la pénibilité pas la vous mettez en concurrence vous nous mettez en concurrence quelque part de prouver quelle est la pénabilité d'un travail ou pas donc ça aussi il faut faire attention bien sûr faut faire attention à tout déjà vous vous avez non non vous avez totalement raison non mais la la grande question c'était est-ce que vous êtes le candidat du progrès social ? Moi je pense que par exemple, je vais vous le dire au cœur enfin le candidat d' on sait rien pardon parce que là je m'avançais bien trop.

Vous l'avez dit cette non mais c'était vous qui avez dit le progrès social. Voilà. Est-ce que est-ce que je défends le progrès social ?

Moi, je vais vous dire le premier progrès social quand on est dans un pays qui est le pays d'Europe qui paye le plus mal ses enseignants, c'est d'investir dans l'éducation et de et de faire en sorte que les enseignants soient beaucoup beaucoup mieux rémunérés dans notre pays. Et si on veut faire ça, on peut pas tout faire. Faut faut pas euh on est en Europe le pays qui dépense le plus pour ses retraites.

Donc en fait, il y a une il y a une situation où si on veut le progrès social tout en pouvant investir dans l'éducation, dans la transition écologique, dans les les révolutions technologiques, dans l'hôpital qui est en train de d'exploser, dans la police et la justice, on en parlera qui est dans qui sont dans des situations difficiles, et bien il faut qu'on arrive à faire une réforme juste. Et la réforme juste, c'est pas mettre en concurrence les pénibilités, c'est pas vrai. de de dire qu'en fait il y a des il y a des gens qui qui ont des salaires élevés, qui ont des conditions de travail très très bonnes et que ces gens-là d'ailleurs souvent il ils ne veulent même pas partir à la retraite plutôt ou où où ils seraiit tout à fait OK pour continuer donc et qui devront participer à l'effort commun.

Moi je pense que c'est ça doit être ça la justice parce que c'est pas juste de mettre tout le monde sur la même ligne de départ quand on est on n pas les mêmes conditions de vie, conditions de travail, qu'on a pas la même espérience de vie en bonne santé quand on arrive à la retraite. Et oui, vous pouvez enfin il faut qu'au sein de l'éducation nationale, il y ait des possibilités ben de de faire autre chose si on qu'être devant des classes. Raphaëlman là parce que c'est un moment de vérité important.

Est-ce que vous dites au Français si vous êtes candidat il faudra travailler plus parce que la vie s'allonge en bonne santé ou pas ? Vous avez dit c'est quoi ? C'était rencontrer les réalités c'est ça un principe de réalité.

Un principe de réalité. Bah ça c'est une question qui ne respecte pas principe de réalité parce que moi je vais pas aller expliquer à quelqu'un qui est travaillé dans un abattoir ou à une femme de ménage qui a le dos cassé et qui a des horaires impossibles qu'il va falloir qu'elle travaille plus. Je je peux pas faire ça.

Par contre que queil y ait des gens qui doivent travailler plus. Oui. Oui.

Et la justice et la justice monsieur Pujada, c'est pas de dire tout le monde a la même enseigne parce que dans la vie tout le monde n'est pas la même enseigne. 40 % de pénibilité déjà dans la loi. Mais ceuxl travaillent les principales victimes de cette loi, de cette réforme, c'était précisément les femmes au aux carrières hachées et qui avaient des métiers pénibles et des faibles salaires et donc des faibles retraites.

C'étent les principales victimes de cette réforme. Moi je je dis juste que on ne pourra pas enfin voilà je je dis juste on ne pourra pas on ne pourra pas aller aux élections comme ça peut arriver des fois à gauche. On va aux élections et on dit bien sûr on va faire la retraite à 60 ans et ben c'est pas vrai parce qu'en plus en plus et en plus et en plus je ne pense pas que ce soit juste.

Je ne pense pas que ce soit juste. C'est même pas que c'est impossible que c'est pas juste 62 ans est-ce que vous irez est-ce que vous pourriez aller aux élections disant 62 parler d'âge ? Est-ce que parler de cotisation ?

Bah oui, c'est les 37 ans et demi justement. Commencé de travailler à l'apprentissage, d'accord ? Tu as décidé d'être médecin, tu démarres à 27 ans.

Est-ce que ça serait normal que tu partes à votre micro plus pron et attendez donc vous pensez qu'il vaudrait mieux parler de cotisation comme la loi Touren ? Moi je pense qu'il vaut mieux parler de cotisation que d'âge et et il d'année de cotisation. C'est pour ça que c'est les 37 ans et demi qu'on pourrait revenir comme Mais mais c'est pas suffisant parce que je vous dis qu'il faut aussi parler de conditions de travail de pénibilité qu'il faut aussi parler d'espérance de vie en bonne santé une fois qu'on parle par branche il y a des écarts immenses.

Enfin vraiment il y a des écarts immenses. Je vous je vous promets que il y a des gens qui arrivent à la retraite ils ont 3 4 5 ans d'espérance de vie en bonne santé. Il y en a d'autres.

C'est pas du tout le cas. Mon père est parti il y a 3 ans, il venait d'avoir 64 ans, il a travaillé toute sa vie comme un chien et pourtant il avait dépassé, tu vois, le le voilà, est-ce que c'est normal ? Non.

Donc en fait aujourd'hui, est-ce que ce serait pas préférable ? Non. Mais de ne pas mettre une date, regarde moi par exemple à un moment donné, on a reçu tous à 40 ans notre décomte de la retraite.

D'accord. Je fais partie des mamans qui ont toujours travaillé et qui ont accumulé des heures de boulot, boulot, boulot, boulot. On m'a stoppé, on m'a dit "Non, Antoine Nellie, arrête, tu fais trop d'heure." À 40 ans, j'avais déjà cotisé 100 trimestres.

D'accord ? Donc il m'en restait 78. Ça voudrait dire qu'à l'heure d'aujourd'hui, je pourrais prendre ma retraite à 58 ans parce que j'aurais toute tout mon quota.

Pourquoi on fait pas comme ça ? Pourquoi les trimestres de cotisation en fait c'est pour qui le reste ? Parce que si on fait comme mon père 64 tu t'é mais je viens devant vous en plus enfin nous on est en train d'y travailler donc j'ai pas une on en discute avec les syndicats, on en discute on en discute.

Non mais ce que je veux dire ce que je veux dire c'est que on n pas un truc définitif. Ce que je dis juste c'est qu'on pourra pas faire semblant queon peut on peut arriver comme ça après vous pouvez vous intéresser à des à des à des approches de financement parce que c'est la question des des recettes. Vous dites alors il a dit on ira pas au-delà des 14 % du pays.

Justement la la question c'est bon certes la pénibilité il y a beaucoup de choses à faire sûrement il y a qu'un point c'est comment on finance parce que aujourd'hui on débat entre les Français on a simplement oublié de parler depuis le départ c'est que ce qu'on a oublié de parler depuis le départ c'est qu'il y a aussi l'âge certes il est pas le même pour tout le monde mais la population vieillit de plus en plus vous avez parlé tout à l'heure d'un de 4 pour pour un aujourd'hui d' 1,7 7 points mais on a oublié de parler que l'âge moyen de décès a augmenté grosso modo de 10 ans ou 12 ans dans les 20 dernières années. 2è élément et 3è élément qui finance et comment on finance. Mais en plus si on part beaucoup plus tard en fait il y a toute une franche d'âge enfin où où on va tomber malade enfin on va coûter finalement bien plus cher.

Mais ça ça dépend dans quelle branche. Ouais ça dépend. Je veux dire on a pas dire comme ça mais on va devoir avancer.

Mais mais non, mais c'est c'est que en fait souvent en France, on prend des décisions universelles, OK, comme ça on dit c'est comme ça, mais en fait comme les gens n'ont pas les mêmes conditions de vie et ne sont pas dans les mêmes situations, ça produit des injustices et moi je pense j'irai j'irai plus loin. Je pense aussi que en fait pour que la question des retraites une fois qu'on a acté d'une réforme juste, la question des retraites ne soit plus à chaque fois kidnappé par des postures politiques, et bien il faut s'inspirer de certains pays socio-démocrates qui ont laissé les partenaires sociaux aux partenaires sociaux, aux syndicats, au patronat le soin d'actualiser chaque réforme pour qu'à chaque fois ce soit pas la la foire des on a essayé ça n'a pas marché le plusieurs millions dans la rue just là si si le conclave n'a pas marché Je suis désolé, c'est vraiment juste à cause du MEDF en l'occurrence partenaire social. Oui.

Oui. Non mais d'accord mais c'estàd que là c'était un calcul politique. Il se disait en gros le Premier ministre il a pas beaucoup de temps euh en place donc pourquoi est-ce qu'on céderait sur la question de la pénibilité ?

Mais le résultat c'est que ils nous ont permis de la suspension. Mais on retient Raphaël Guxman que vous ne direz pas aux français globalement il faut travailler plus longtemps. Vous ne le direz pas.

Et je dirais pas tous les Français parce qu'en fait je peux vous le répéter 100 fois mais il y a des Français il y a des Français qui vont devoir travailler plus longtemps. Oui oui oui oui mais pas tous pas le le mec qui qui pardon avant il faut qu'on avance il y a beaucoup d'autres questions et je crois que voilà position de principe on a compris que Raphaël Luxman ne dirait pas cela il y a pas de position claire les retraites c'est un sujet qui passionne. On fera une émission entière là-dessus je vous le promets.

Euh là, je voudrais qu'on avance aussi sur les thèmes parce que l'autre sujet qui a animé les débats, c'est le sujet des taxes et et des taxes sur les plus riche. Euh alors, bonsoir, rebonsoir Guillaume Rostan. Je rappelle par pour ceux qui n'étaient pas là au début de l'émission que vous êtes salarié, directeur commercial d'un grand agrégateur comme on dit sur les transport le transport aérien, un comparateur de prix que vous habitez Barcelone et que vous êtes aussi le président de la Frenchstech Barcelone et vous nous avez dit, je vois de plus en plus de de d'entrepreneurs ou même de salariés qui viennent s'installer en Espagne parce qu'ils disent le climat en France c'est en quelque sorte sorte et pour le dire en quelques mots la chasse aux riches qu'il y a une telle complexité administrative et un tel déploiement d'impôts ces dernières semaines même si on ne sait pas si ça ira au bout que ça nous est effrait c'est bien ça exement oui.

Alors on fait un peu un grand écart avec tout ce dont on vient de parler. Ça peut presque paraître un peu moins tragique que certains des sujets qu'on a abordé, mais effectivement, je fais partie de ces expatriés qui voient la situation de la France de pas très loin de Barcelone. Et et je pense que pour s'intégrer dans ce sujet, pour le commencer, j'ai une question assez simple qui concerne la taxman et ma question pour pouvoir aborder ce sujet de bah de quelque part qui paye c'est quoi votre position sur la taxman ?

Est-ce que vous êtes pour ou est-ce que vous êtes contre ? Et bien moi je je suis pour la philosophie qui est derrière la taxman, j'entends qu'il y a des problèmes d'application. Bah oui, mais je je vais pas euh mais vous savez vous pouvez rigoler mais c'est comme sur les retraites, c'est c'est jamais clair votre Mais si c'est c'est enfin désolé d'être un peu euh je vous dis ce que je pense vraiment.

Enfin c'estd que oui je suis pour il n'a dit qu'ase alors écoutonsle. Non mais moi je suis pour qu'on mette fin à cette injustice profonde qui est que en France les gens jusqu'aux riches payent beaucoup d'impôts. Les classes moyennes, les classes moyennes supérieures, les les riches, mais que les ultra riches parviennent via des holdings et des systèmes complexes à échapper à cette progressivité de l'impôt.

Je pense que ça taillade le contrat social. Je le pense vraiment. Donc là-dessus, je suis d'une clarté absolue.

Si vous m'expliquez qu'il y a un système mieux que la taxe Zucman parce que c'est vrai qu'il y a deux 3 4 cas que moi j'ai rencontré qui posent problème et d'ailleurs Gabriel Zucman que je connais très bien, il le reconnaît. Il dit "Oui, il y a des il y a des cas par exemple quand vous créez une start-up et que elle est ultra valorisée, vous avez pas les moyens de sortir l'argent qui est demandé." Donc dans ce cas-là, ça les modalités d'application, je vois pas ce qui est pas clair dans ce que je raconte, les modalités d'application, elles peuvent être tout à fait discutées.

Et ce que je dis c'est que par contre ce qui est certain qu'en fait si on autorise tous ceux qui sont finalement sans solution pour partir ou placer leur argent ailleurs pour échapper à l'impôt, si eux ils sont condamnés à à payer et que d'autres qui ont plus de moyens mais qui ont plus de moyens d'échapper parviennent à ne pas payer, ben ça va vraiment vraiment taillader le contrat social. Et dans un moment dans un moment où on a besoin qu'il y ait un effort commun qui soit fait et bien euh il faut que ceux qui ont le plus participent le plus à cet effort commun. C'est la base de d'un contrat patriotique en fait.

Mais je pense que personne ne personne ne contestera la nécessité d'un effort et d'une contribution juste. Je pense que moi ce qui me dérange un petit peu dans votre dans votre raisonnement, c'est que vous prenez peut-être pas en compte, vu que on parle de la taxe du Zukman, mais plus globalement, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt de toutes les nombreuses taxes qui viennent peser et qui sont en train d'être voté. Je sais pas si elles ont été votées aujourd'hui et on parle pas de de l'effet si vous voulez dans l'économie réelle à la fois de cet axe mais à la fois de la discussion qui fait autour de cet axe.

Et c'est pour ça que moi mon témoignage c'est de vous dire ça fait 6 ans que je m'occupe de cette association qui qui réunit les boîte tech qui sont à Barcelone et bon il y a quelques années on était encore la startup nation il y avait quelque chose de très positif on avait conquérir des marchés et c'est un peu pour ça que je me suis engagé c'est en disant ben je vais essayer de participer au rayonnement de la France depuis 2 ans et ben les gens qui viennent de me voir d'abord sont plus nombreux et ensuite ils me disent bah j'en ai marre ou on ne comprend pas parce que on n'arrive pas à voir après les fondamentaux autour de ce dont besoin un entrepreneur, c'est de la visibilité, de la lisibilité, de la compétitivité et donc un cadre de vie qui est assez propice au développement de de son business. Et pour moi la taxe duman, elle est le reflet si vous voulez d'un discours qui est devenu alors moi c'est un témoignage, je veux dire c'est pas du tout idéologique, je vous dis c'est le reflet d'un discours où les patrons de plus en plus les patrons et même même les talents je veux dire et même des gens qui sont pas forcément riches disent en fait j'en ai marre de bosser et de et de me et d'être dans un système compliqué et encore une fois je pense qu'on peut évoquer les montants et pourquoi on évacue montant parce que si on compte tout le manque à gagner fiscale des gens qui sont venus s'installer dans les deux dernières années dans les principale zone géographique de de de travail mondial. Ben, je pense que le manque à gagner fiscal dépasse d'assez loin le montant de la taxe du cumane et notamment parce qu'on sait qu'elle est difficilement applicable.

Donc ce que je veux dire, c'est que la taxe du est pour moi le reflet d'une mentalité qui qui a un impact sur notre compétitivité parce que les gens s'en vont. Mais Raphael Lukman enfin laattaxman pour quand même remettre les choses dans leur contexte c'est 1600 plus haut patrimoine. Donc les gens qui partent là ils sont ils partent pas nécessairement à cause de la taxe Zucman.

Non, ça participe à à ce sentiment parce que pour moi si vous voulez oui mais [raclement de gorge] Zman elle a un principal objectif, c'est qu'on en parle à télé de ce point de vue là c'est quand même assez réussi. C'est que je veux dire je pense que il y a très peu de chance qu'elle est qu'elle soit appliquée ou qu'elle rapporte de l'argent. Mais écoutez enfin pour répondre à votre question vas-y.

Moi je je vous avez dit le manque de lisibilité, ça je suis entièrement d'accord. Le problème aujourd'hui c'est que enfin franchement si jamais on a l'impression que la situation elle est illisible au parlement, c'est pas tellement de notre faute. Il se trouve qu'il y a la dissolution qui a quand même plongé le pays dans le chaos et c'est pas nous qui l'avons décidé cette dissolution.

Non d'accord. Donc à partir du moment où il y a pas de majorité, vous êtes dans une situation au Parlement où oui, c'est très difficilement lisible. De manière générale, en France, on manque de lisibilité et mais moi, vous savez, je je quand je vais en France partout, je rencontre à chaque fois les entrepreneurs.

Il y en a très peu qui me parlent de la taxe Zucman pour dire la vérité. Ils me parlent euh Ils peuvent me parler euh Ouais. de taxes tout court.

Ouais, ils peuvent me parler de taxes tout courts. Il me parle aussi de illisibilité des politiques économiques, de illisibilité des politiques fiscales, du fait qu'on ait pas de visibilité à plus de 1 2 3 ans en France, du fait qu'on est rétif à l'innovation, du fait qu'il y ait pas une prise en charge de par exemple de la question de l'intelligence artificielle ou bien sûr, mais le fait de soutenir un projet comme le tex du je comment est-ce que vous pouvez inciter les français soit ne pas partir soit revenir quand la position que vous prenez sur la taxe duman a plutôt l'effet inverse indirect indirect bien sûr mais enfin je encore une fois c'est 1600 patrimoine. Ce que je veux Non, non, mais ce que je veux dire, oui, mais nous enfin moi j'ai jamais pensé que le le discours ne veut porter que sur la taxation.

Il faut une politique économique, il faut une politique industrielle, il faut des enfin par exemple, moi ce qu'on me dit partout c'est mais pourquoi ? Et ça beaucoup plus que on parle pas de la taxation des plus hauts patrimoines. Franchement les gens qui ont des PME, ils parlent rarement de du fait que oh là là attention la taxation des plus haut patrimoines.

Ils me disent ils me disent quoi ? Ils me disent "Mais en fait pourquoi en France on fait ses choix fiscaux sur la taxation du travail ?" Ça ça ça arrive tout le temps et honnêtement ça il faut qu'on en parle parce queen fait il y a des choix en France qui ont été faits. 46 % de la fiscalité sur le travail, 30 % sur le capital, 10 % sur les retraites et moins sur l'héritage.

Donc en fait c'est des choix qui créent une société non plus de travailleurs mais de rentiers et d'héritiers. Ça c'est des choix qui ont été faits et donc nous ce qu'il faut qu'on qu'on fasse c'est qu'on on apporte une réponse à un nouveau contrat social et fiscal qui soit ultra lisible et qui privilégie le travail et les travailleurs. Et et en fait toute l'idée c'est de se dire mais comment on va on va faire pour que on arrête cette dérive ?

Moi ce qui me choque le plus aujourd'hui quand on regarde notre pays, c'est que à la fin de votre vie, dans votre fortune personnelle, et bien la part de votre héritage a été multivé par deux et et que ce que vous avez accumulé de par votre travail et bien a beaucoup moins d'importance. Et ce qui fait la crise des démocraties occidentales partout, c'est la rupture de la grande promesse qui avait été faite aux travailleurs, aux classes moyennes, aux classes populaires qui a été d'améliorer leur conditionnement de vie par le travail. C'est ça qui a apporté 60 ans 70 ans de stabilité démocratique.

À partir du moment où on a rompu cette promesse là et bien on a tous les mouvements populistes. Vous voulez lutter contre le populisme, il faut réhabiliter les travailleurs et le travail. Et et ça c'est et ça c'est des choix fiscaux et c'est des choix fiscaux qu'on a fait qui étit mauvais.

Franchement non mais merci Guillaume Rostan, on est obligé d'avancer mais simplement une question pour que les choses soient claires. Par exemple, est-ce que vous êtes pour un retour de l'impôt sur la fortune ? Oui oui oui B je sais pas un peu tel qu'il a été voilà question claire euh réponse claire continuons sur l'économie je pense que commencer son commencer commencer son mandat encore de taxe mais du coup non mais commencer son mandat en en en abolissant l'ISF c'était se placer enfin placer ça sous le signe de l'injustice fiscale.

C'est pas possible. En fait, il y a aujourd'hui la nécessité qui est de la justice dans notre fiscalité. Il y en a pas aujourd'hui.

Et mais bah il y en a franchement il y en a pas assez. Non. Et voilà la réponse.

Et la vérité aussi c'est que à la fin à la fin l'économie n'est pas que de la fiscalité et que donc il va falloir qu'on parle d'autres choses que d'impôt. Nous on a une politique industrielle, politique commerciale, politique d'investissement dans la recherche, d'invest d'investissement dans l'innovation. Et ça c'est vraiment là où le bas blesse en Europe.

Enfin, on est en train de s'effondrer là-dessus et on on enfin si on rate le coche là et on va pas en parler ce soir apparemment, mais c'est dommage parce que là, on a la tech là, donc on pourrait en parler euh mais enfin c'est franchement c'est un sujet qui qui qui vous devrait vous tenir à cœur mais ce que je veux dire pour investir il faut économiser ailleurs. Mais je dis une fois dans ma vie qu'il y aurait aucune économie à faire. Mais par contre, faudra il faudraisser la publ.

Je ne veux pas que ce soit les travailleurs qui payent. Voilà, c'est tout. Et oui, mais dans ce cas-là, enfin en en en incitant même les grandes fortunes à et même pas les grandes fortunes.

Quand fois, je vous j'ai utilisé une image en incitant des gens qui créent de la valeur à s'en aller parce que mais je ne veux qu'il reste bah voilà. Mais alors c'est pas vos propositions sur l'attractivité. Que le mec qui crée sa start-up se barre parce que il y a une discussion sur la taxe du club et ben indirectement si et ils viennent me dire dans mon bureau.

Mais mais alors bah moi je leur dis revenez parce qu'en fait on va faire de la France fait pionni làdus si vous voulez ce qu'il y a derrière excuse-moi je prends 2 secondes. Ce qu'il y a derrière c'est que le coût du travail je pense qu'il y a pas en Corée du Nord pas plus cher qu'en France. Donc tax qui la taxe duman et et l'étendard ça n'a rien à voir avec le travail.

Laisse-moi terminer qui casse la forêt des taxes et que quand vous cumulez ça, vous tout le monde est vent debout contre cette taxe alors que la plupart des gens qui sont vendbout n'y seront pas assujettis. Ils en aur bol queon ne parle que de taxation. Ah oui mais bon vous expliquer que on va parler d'innovation, on va parler d'investissement, on va parler d'industrie parce que la France a été complètement désindustrie.

Parlons d'industrie avec Denis Arnou. Bonsoir Denis Arnou. Je le disais, vous êtes un patronir euh peut-être un peu triste aujourd'hui puisque alors vous vous habitez vous vivez à 3 et vous avez une entreprise de textile.

Combien de salariés ? Euh 80 jusqu'à quelques quelques jours et 70 maintenant. Voilà, puisque vous avez dû vous avez été amené à déposer le bilan il y a quelques mois.

Donc vous êtes dans le textile, qu'est-ce que vous faites précisément dans la teinture industrielle ? C'est-à-dire que nous sommes l'intermédiaire entre l'intermédiaire obligée entre le tricotage ou le tissage et puis la transformation de la matière pour son usage final qu'elle soit pour le vétir qu'elle soit pour l'automobile pour tout un tas d'usages. C'est que nous apportons à la matière ses propriétés sa couleur d'abord et ses propriétés intrinsèques.

Sa solidité sa stabilité dimensionnelle son aspect physique et tactile hors la couleur. et vous dites "J'ai été victime de la concurrence desloyales" et vous regardez du côté de l'Asie en particulier de la Chine. Expliquez-nous en debout.

Alors oui, je vais être un peu développé. Euh effectivement euh notre entreprise comme d'autres la depuis à peu près 35 ans, on sait que le textile a migré dans d'autres contrées euh beaucoup moins coûteuses et beaucoup plus exotiqu à l'époque pour notamment les commerciaux de la grande distribution. En France, l'industrie textile dans laquelle je travaille et don j'ai l'honneur de représenter aussi au niveau national, c'est environ 2200 entreprises, c'est 55000 60000 personnes et c'est l'industrie, c'estàd toute la partie àond, tricotage, teinture, confection, complexage, décoration et cetera.

Depuis donc 30 à 35 ans, on connaît une dégradation rapide et continue de notre activité. Euh on peut dire que Chine on est l'exemple mais c'est il y a quelques années différence et puis il y a l'exacerbation avec Shine avec d'autres plateformes développé surtout post Covid parce que c'est aussi lié à un mode de consommation qui a considérablement évolué et puis on arrive dans cette situation complètement folle où on a l'impression que on peut acheter un vêtement pour le prix j'ai l'habitude de dire d'un bouton d'une mobile de fil dans un dans une mercerie. Euh mais c'est du jetable.

C'est du jetable parce que aujourd'hui euh Shin Tu, ce que vous achetez, je vous défie de le mettre deux fois et encore moins de le mettre dans la machine à laver. Quelle question souhaitez-vous poser Gluxman ? Et mais je je voudrais rajouter aussi autre chose, c'est il y a un autre élément sur la baisse d'activité de notre profession, c'est l'absence de la commande publique.

H ces deux éléments, c'est des choses que vous connaissez, je le sais. Euh j'ai deux questions, une question qui double face à l'Ultrafast Fashion euh face à la politique euh un petit peu un petit peu je dire de façade dont on a entendu parler ces derniers jours grâce ou à cause malheureusement des poupées et des armes parce que je ne suis pas sûr que sinon notre gouvernement est faire quelques opérations de contrôle des habits et autres dont on entend qu'ils sont non conformes à hauteur de 60 ou 70 % par rapport à ce qui nous est imposé en France normalement et en Europe. Et au-delà de ça donc, quelle est votre position sur l'Ultrafast fashion entre la volonté de la France et celle de l'Europe ?

Notamment la taxation des petits colis et aussi les contrôles parce que la taxation est une chose mais contrôler contrôler la contrôter la réalité et la conformité des articles. Vous voulez qu'on s'arrête déjà à cette question peut-être ? On va déjà s'arrêter cette question qui est quand même extrêmement importante et qui est le fond de cette concurrence déloyal et absolument absurde qui est faite.

On parle de la Chine mais n'oublions pas que c'est l'ensemble du continent asiatique et plus particulièrement des pays qui sont aujourd'hui l'usine de la Chine. Je parle du Bangladesh notamment. Comment protéger l'industrie face à la concurrence des loyales ?

Ça fait euh des années que j'essaie d'alerter là-dessus et euh le système qui s'est mis en place, c'est un système qui va éradiquer notre production, qui va détruire l'environnement, qui va fouler au pied les droits humains et les droits sociaux. C'est ça qui est en train de se passer. Et franchement, c'est vrai avec une acuité dingue pour le textile, mais c'est vrai sur le photovoltaïque, c'est vrai sur l'automobile, c'est vrai sur partout. nos productions vont se faire éradiquer si on ne change pas drastiquement d'attitude et en particulier de politique commerciale et euh je vais venir à la taxation des petits colis.

Mais ce qui s'est passé au départ sur la Fast Fashion, c'est que des groupes y compris européens comme s ont délocalisé leur production en Chine où il y avait des esclaves qui travaillaient hein et qui ensuite c'était vendu comme du Zara mais c'était produit par des esclaves parfait. Et moi je me souviens, on avait lancé des campagnes de mobilisation en disant mais regardez ce que fait l'Ultra Fast Fashion, la fast fashion. Et j'avais des des discussions avec ces groupes et je leur disais mais vous savez à ce jeu là de l'absence totale de règles de on va faire travailler des des esclaves à l'autre bout de la planète, vous allez trouver pire que vous avant un moment il y aura un requin qui va arriver qui va vous dévorer.

Quand on parle de devoir de vigilance à Bruxelles, quand moi je me bats au Parlement européen contre ces lobby pendant tout mon premier mandat pour faire adopter le bannissement des produits de l'esclavage et c'est hyper important dans le textile le bannissement des produits de l'esclavage de nos marchés, c'est-à-dire qu'on ne laisse plus rentrer les produits qui ont été fabriqués par du travail forcé sur nos marchés dans nos armoires. Et bien je me tape ces lobby et je leur dis mais vous allez vous faire bouffer par pire que vous à un moment parce que Zara au moins ils doivent payer leur vendeurs ici ils doivent louer une surface et tout donc ils ont des coûts et là arrive Chin Chine c'est l'aboutissement de ce système. C'est ultra ultra ultra fast fashion et donc là il y a des esclaves qui travaillent.

Il y a aucune norme environnementale c'est du sacage total et ensuite ils ne payent même pas les douanes et ils payent même pas la TVA avec leur petit colis. Et c'est Oui, mais enfin jeà c'est un constat qui fait que on met sur la paille tout le monde, il y a même un préfér la poste française. Voilà, exactement ce qui est un scandale.

Et par ailleurs, ils ont ils ont il maintenant ils sont au BHV fêtés au cœur de Paris et et franchement c'est Donald Trump. Donc ce qui Non mais on va pas citer Donald Trump ici. Non mais d'accord.

Donc ce qu'on va faire, qu'est-ce qu'on va faire ? On va taxer, on va taxer les on a le problème de l'esclavage que vous disiez tout à l'heure. On a le problème et des normes environnementales mais aussi des normes des produits et des contrôles qu'on nous impose ici à juste titre sur ce qu'on fabrique en France et qui arrive dans les boîtes aux lettres de l'ensemble de nos citoyens sans aucun contrôle.

Les préconisations contrô là, il y a eu des contrôles à à Roissie et qu'est-ce qui s'est passé ? 80 % étaient hors norme. Enfin, ne respecte pas les normes.

Donc en fait tout ce qu'on reçoit et bien c'est sous-évalué. Donc on va taxer on va taxer quand même écouté bizarrement ce contrôle des 200000 colis à Rois qui est pour moi une grande fumisterie parce que je vois pas comment on peut contrôler les 200000 colis mais on en a jama seul coup plus entendu parler. Ouais.

Donc donc ce qu'il faut c'est c'est taxer dès là dès 2026 taxer les petits colis en dessous de 150 € qui sont pas taxés aujourd'hui. Il y a quel niveau hein ? Il y a quel niveau ?

Bah là, on va en discuter mais franchement faut que ça soit maintenant parce que eux, ils sont déjà en train de parler de 2028. Donc ça c'est tout de suite et il faut que ce soit dissuasif. Moi je mon avis non, ce sera pas 100 %, il faut arrêter.

Mais ensuite mettre en place mettre en place le bannissement des produits du travail forcé et je vous garantis que toute cette ultra fast fashion, elle rentre plus. Elle rentre plus parce que en fait vous pouvez pas avoir ces prixl en faisant travailler des gens que vous payez. ça ne marche pas comme ça.

Et ensuite ce qu'il faut mettre en place c'est le devoir de vigilance des multinationales. Et ça c'est vraiment quelque chose qui peut favoriser la réimplantation de la production chez nous retoqué qui vient d'être et qui vient d'être retoqué par la droite et l'extrême droite. Et je leurais dit c'est vous faites pas un cadeau aux entre parce ils disent on est nous on est le parti des entreprises mais vous faites pas un cadeau aux entreprises européennes en faisant ça.

En réalité, vous ne le faites pas parce que vous les elles respectent des règles. Et ce que vous faites, c'est que ceux qui délocalisent leur production n'ont plus à respecter la moindre règle parce qu'il se cachent derrière des sous-traitants. Et donc donc moi voilà donc ce qu'il faut ensuite vous avez parlé de la commande publique mais vous savez quoi honnêtement mais c'est pas c'est pas vrai seulement sur le textile he c'est vrai en général l'argent public donc notre argent c'est le bras armé de la puissance publique en économie et bien aujourd'hui on dépense l'argent public pour acheter des produits chinois fabriqués par des esclaves pour l'interdire et ça maintenant il faut faire un bail European act c'est ça veut dire que quand on fait un un marché public et bien on privilégie les productions européennes parce qu'en fait on veut qu'on produise en Europe sinon on produira plus rien et c'est une illusion de penser qu'on peut juste consommer sans produire.

Moi ce que je veux c'est qu'on redevienne des producteurs. C'est grand grand combat. L'Allemagne était complètement contre et est en train de basculer parce qu'en fait eux aussi maintenant se font ratiboiser de plus en plus le Meestand, les PME allemandes par les produits chinois.

Et j'aimerais juste vous dire mais sur la commande publique, pardon, sur la commode publique, il y a les règles européennes. Ouais. Euh qui doivent, il semblerait que il y ait une évolution qui soit en gestation au niveau de l'Europe sur justement la privilégier l'Europe.

Ouais. Mais privilégier l'Europe est une chose, mais pas uniquement sur les textes. Il faut aussi qu'on contrôle que ce soit pas une entreprise européenne qui prenne le marché qui all la faire fabriquer.

Exactement. Donc moi, moi alors là justement on avait le débat. Moi je me suis battu pour que ce soit non seulement une entreprise européenne mais une entreprise européenne qui produise en Europe et qui produisent pas en fait un faet de de nos concurrents internationaux et des loyaux.

Parce qu'en fait vous savez ce qu'ils sont en train de faire ? comme on commence à mettre en place des défenses commerciales, enfin enfin on réhabilite l'idée qu'il faut des douanes et que en fait le monde il est pas tout plat et que la concurrence chinoise a coup de mais enfin vous savez ils ont tué l'industrie du photovoltaïque par exemple de la production de panneaux solaire. Moi je un exemple que je connais, je suis désolé ça prend du temps mais c'est ultra important on n pas d'avenir si on n'est plus producteur.

Enfin genre vraiment on aura pas d'avenir en France et en Europe si on est plus producteur et on sera juste une colonie de la Chine des États-Unis de tout ce que vous voulez. Et bien Sistovi, une entreprise dynamique hein qui a choisi un secteur d'avenir, produire des panneaux solaires. La demande là, elle va être énorme pendant des décennies et des décennies hein.

Les Chinois ont décidé mais vraiment en cassant leur marché, en faisant produire leurs panneaux solaires en pour polysilicium par des esclaves en sursubventionnant, en vendant à prix cassé et à perte, ils ont décidé de casser le marché et ils ont mis sur la paille l'ensemble des boîtes dont Sistovi qui produisaient des panneaux solaires en orbe. Et aujourd'hui et bien la commande publique va acheter des panneaux photovoltaïques chinois évidemment. Donc en fait en fait ce que je veux dire c'est qu'on fait face à une stratégie d'éradication de notre production.

Maintenant on doit défendre. Moi j'ai là, j'étais rapporteur sur les questions de défense. Vous saz, on va beaucoup investir dans la défense et je me suis battu contre les lobby euh américains, contre l'industrie militaro, le complexe militaro industriel américain parce que j'ai obtenu avec mon mon collègue corapporteur François Xavier Benami des fois on peut être de gauche et de droite et avoir le même point de vue sur ce sujet et bien on a obtenu quoi contre vraiment contre plein d'étatsmembres qui étaient vraiment encore scotchés sur cette idée libre échangiste folle.

On a obtenu que les dépenses européennes, les fonds européens seraient réservés aux industries européennes et aux industries européennes qui produisent en Europe et pas sous licence américaine. Et donc ça ça c'est la naissance en fait d'une Europe souvine mais ça passera par l'industrie. Oui.

La préférence européenne ça passera par la réindustrialisation de nos contenants. Sin on sera jamais on sera jamais souverain. Aujourd'hui notre sécurité elle est produite aux États-Unis.

Non mais c'est important. Notre sécurité elle est produite aux États-Unis. nos biens, ils sont produits en Chine et notre énergie jusqu'ici produite en Russie, maintenant elle est produite dans plein d'autres pays qui sont pas tous très recommandables.

Et donc le le résultat c'est qu'en fait on est devenu dépendant et mais vous l'avez dit, c'est une préférence européenne, on doit avancer, je suis désolé et donner la parole à Thierry de Cazo. Non, c'était le dernier mot de nous, s'il vous plaît. s'il vous plaît.

Voilà, c'est la c'est la règle du jeu parce que on parle encore de production mais là sur le thème de l'écologie c'est un thème qui vous écher. Alors voilà ça ce que vous nous apportez Thierry Des Casa fruit de votre travail c'est-à-dire que ce sont on va peut-être les voir noisettes. Des noisettes.

Ce sont des noisettes mais elles sont gâtées. Oh elles sont plus que gâtées. Elles sont pourries.

Elles sont pourries. Elles sont inconsomables et invables. Elles sont pourries à cause d'un insecte.

Donc, monsieur le député, voici l'insecte en question. Ça s'appelle des punaises diaboliques. Alors, l'insecte, il est là, il est là devant vous.

C'est un piège que nous positionnons dans des vergers pour faire du monitoring à la demande du ministère de l'agriculture. C'est une espèce invasive qui est arrivée en Europe, en Italie. Elle vient d'Asie il y a une dizaine d'années et que nous avons en France depuis 5 6 ans.

Elle a été classée espèce invasive. Une punaise, hein, c'est ça ? Punaise diabolique.

Son nom latin, c'est Ali Morphalis. Et voilà les résultats que ça donne. Donc ce sont des amendons pourris, des amendons nécrosés, des amendons ratatinés invendables.

Ça c'est sur la partie qualité. Mais en amont, la punaise pique dès le mois de mai. Pour des piqures de nutrition.

Ça veut dire que du mois de mai jusqu'à la récolte, elle nous détruit 40 à 50 % de la récolte et arrivé à la récolte, elle produit des dégâts de qualité de 30 % de plus. C'est un drome. Mais ce que vous dites, c'est qu'il y a pour l'instant un traitement contre cet insecte.

Euh ça s'appelle l'accétamipride, mais ce traitement euh il est interdit en France mais que d'autres pays européens continuent à en bénéficier. Donc vous dites nous nous interdisons de produser des noisettes et nous en importons d'autres pays, nos pays voisins qui eux peuvent en produire. Tout à fait.

Autre forme de concurrence déloyale. H et vous vous adressez là à l'écologiste Raphaël Luxman d'une certaine manière qui a défendu l'interdiction de cet insecticide. Nous parlons de l'article 2 dit de la loi du plomb qui est la loi des entraves agricoles qui était une remise animaux tout simplement aux normes européennes puisque l'Europe au travers de l'FSA, je sais ce que vous savez ce que c'est, a prolongé cette molécule jusqu'au 28 février 2033 sans aucune restriction ni sur la biodiversité, ni sur l'alimentation humaine, ni sur l'environnement, ni sur l'utilisation danger sur l'utilisateur.

J'ai deux questions, monsieur Glugman. Moi, je vais être très court et après je veux qu'on débatte. Ouais.

Monsieur Gluzman, pourquoi avez-vous pris position contre l'article 2 la cami hybride ? Et ma deuxème question, c'est à monsieur l'Eurodéputé. Que pensez-vous de la pollution de l'Europe ?

Alors cette loi, c'était sûr que cet article allait être censuré. C'était c'était évident parce qu'en fait l'interdiction de la cétami ça a été une décision prise parce que ce néonicotinoïde avait un impact désastreux sur les pollinisateurs. Et non mais je je je et donc dans la dans la charte de l'environnement dans la charte de l'environnement de toute façon le Conseil constitutionnel allait censurer cette loi.

La vraie question c'est comment c'est possible ? Et franchement c'est une question que vous posez à l'Européen convaincu que je suis je suis un grand défenseur de l'Union européenne. Donc comment c'est possible en fait que des agences en France ou en Italie ne donnent pas les mêmes avis que les normes soient les interdictions soient pas les mêmes d'un pays à l'autre quand on fait un marché commun ?

À partir du moment où il y a un marché unique, il faut qu'il y ait une norme commune parce que sinon ça défavorise non mais ça défavorise évidemment celui qui prend une mesure d'interdiction ou une norme quelconque. Et donc ça c'est vraiment parce qu'en fait l'Europe elle est entre dans un entre deux. C'estàd qu'on on a construit le marché et franchement le marché européen, on on enfin il y en a qui veulent en sortir mais on va pas en sortir.

Enfin c'est c'est c'est la la mort par exemple de l'agriculture française si on sort du marché européen. Est-ce que vous pouvez me répondre sur ça ? Ben donc et donc et donc et ben moi moi ce que je vais vous dire c'est que quand le politique prend une telle décision, d'accord, au lieu de répondre une fois que c'est la kata, on sait très bien, enfin moi c'est pas moi qui a pris la décision mais ça c'était évident qu'il allait avoir des conséquences.

Vous avez pris position sur le réseau ? J'ai lu ce que Oui mais bien sûr son million. Allez-y.

Je Non, vous l'avez écrit monsieur. Ce que je vous dis c'est que dans ce cas-là quand une décision comme celle-ci est prise d'interdire la cami pride, il doit y avoir la mise en place d'un fond tout de suite de compensation et d'accompagnement. Nous l'attendons, nous n'avons ce jour rien eu, ni de l'État, ni de l'Europe, ni des pouvoirs public.

C'est le problème par exemple quand c'est arrivé sur les seris parce que c'est arrivé sur les serises. Les seris, c'est complètement différent. Je vous arrête de suite.

C'était le diméot interdit au niveau européen européen. Et n'empêche que ils ont attendu 26 pays européens autorisant cette jusqu'au 28 février 2033 la reconnaissance de alors donc vous savez très bien ce que c'est l'f oui oui je sais très bien ce que c'est que l'f et alors d'abord il faut mettre en place ce fond de compensation je vous attends non mais bah enfin je je prise je suis pas ultra je suis pas ultra au gouvernement et puis on peut pas dire que c'est enfin sûrement il y en a qui ici qui vont penser que c'est mes amis mais c'est pas il n'a eu [rires] que des promesses. J'ai d'accord mais enfin moi ce que je vous dis que que là en l'occurrence franchement on se parle c'est c'est bien mais j'ai pas le pouvoir aujourd'hui je je enfin c'est un secret pour personne.

Moi moi moi moi moi ce que ce que je vous dis c'est que à partir du moment où on prend une telle décision ce qu'il faut c'est tout de suite mettre un fond de compensation et d'accompagnement parce que sinon c'est c'est enfin c'est complètement déloyal. Vous avez les noisettes produites en Italie qui utilisent la la molécule qui est interdite le produit qui est interdit en France et c'est complètement déloyal. Donc vous vous prenez cette décision.

Ensuite ce qu'il faut faire maintenant, c'est qui est le pouvoir donné à l'FSA et bien d'harmoniser les plus expliquez-nous. Attendez, expliquez. Alors, c'est l'agence scientifique qui décide de l'utilisation des molécules à l'échelle européenne.

Mais enfin prime sur les agences françaises, vous voulez, c'est que en fait, il y a une harmonisation des des prises de décision et quand il y a des décisions qui sont contradictoires, il y ait une nécessité d'explication. En France, ça s'appelle LS. En France, ça s'appelle l'an.

L'ANS n'a jamais sorti l'autorisation de mise en marché puisque là c'est autorisé par la loi. Mais c'était pris à Non, vous en trouvez un biocde pour désinfecter nos bâtiments d'élevage et pour traiter vos antiformis. Le gouvernement français, monsieur monsieur l'Eurodéputé, le gouvernement français a interrogé l'Europe en mars 2024.

L'F a été très clair. Elle a répondu cet été de façon très claire dans un rapport. Vous consulterez par madame sa porte-parole de la commission de la direction générale de l'alimentation, de l'environnement et de la santé publique.

Il n'y a aucun risque à cela soit utilisé à condition qu'il soit utilisé dans des conditions normales vis-à-vis de la biodiversité, environnement, santé humaine. Je vous dis même plus. Pendant que le Conseil constitutionnel le 7 août censurit l'article 2 le 31 juillet, vous vérifierez l'Fa relevé par 3 les limites maximales de résidus dans tous les produits importés dans l'Union Eurée.

En 203 en 203, il sera interdit. L'acide sera interdit. La France est juste si là c'est bon je rendez-vous en 2033.

Alors déjà la dernière réponse sur l'agence européenne répons nous sommes en 2025 nous sommes le seul pays au monde à ne pas avoir cette arme. Nous mourons. Voilà où en est la filière. elle va disparaître et nous importons 90 % de nos fruits.

Quand quand dernière réponse là-dessus, Rel quand le politique prend une telle décision parce que c'est hérité d'une loi de 2016 2016 qui a été renforcé par la loi de 2020 deil qui a inscrit dans le marbre l'interdiction de la 7000 prise dans la loi et donc c'est vous le politique qui avez la main sur ça. En l'occurrence, moi je suis député européen, mais c'est pas quand le politique prend une telle décision, alors au lieu de courir après la catastrophe, il faut tout de suite avoir un fond pour la transition. Quand une décision est prise pour sauver la biodiversité, et bien et ou pour assurer la transition écologique ou par souci de santé publique, et bien ce qu'il faut c'est mettre en place un fond d'accompagnement et un fond pour pouvoir vous accompagner et de pas vous laisser seul.

Et ensuite la vraie question c'est que si vous faites un marché commun et bien vous devez avoir des normes communes parce que sinon vous avez des situation de et des fois des fois vous savez sur certains sujets c'est en France où on n plus laxiste et par exemple vous avez des champs de part et d'autres de la frontière en Belgique où j'ai été et bien il y a des endroits vous avez des choses autorisées en France qui sont interdites en Belgique mais donc ça veut rien dire en fait enfin il faut que ce soit prise à l'échelle européenne. Et enfin derrière troisème chose parce que c'est fondamental. Oui mais oui mais en même temps de sujet à chaque fois c'est des sujets ultra importants.

Enfin moi je je comprends he que vous soyez fâché là. Ouais ben je je comprends grave et et ce que je vous dis la trisème chose fâché parce qu'on a installé beaucoup de jeunes agriculteurs qui ont cru à la noisette une production locale où les parts de marché se développent à plus de %. La troisème chose qu'il faut mettre en place, c'est que vous avez le marché européen et là, il faut mettre en place les clauses miroirs.

Ce qu'on appelle les clauses miroirs, c'est-à-dire que ne rentre sur le marché européen que des produits qui respectent les normes qu'on impose à nos propres producteurs parce que sinon on on va tuer l'industrie et on va tuer l'agriculture. Et moi, je vais vous dire quand je parlais de souveraineté, moi je veux une agriculture forte, souveraine. Et c'est c'est enfin la transition écologique, on va la faire avec les agriculteurs vraiment.

Et et je pense qu'il faut réformer la PAC. Moi, je me suis vraiment penché sur cette question sur la politique agricole commune à l'échelle européenne pour en faire justement ce levier qui va nous amener vers la transition et vers la souveraineté parce qu'en fait tout ça va miner la souveraineté européenne. Mais pour ça, il faudra rompre avec ce libre échange fou.

On va encore être en train de signer le mercoso en ce moment. C'est pas pour nous. Merci.

Merci Thierry de Cazo. Il faut qu'on avance harmonisation en Europe. Mais mais ça c'est c'est c'est la chose principale pas marcher à de vitesse c'est la chose principale moz arrivé à quand j'étais quand j'étais mais quand j'étais dans l'Ardèche et queil y avait les fruits qui qui avaient pas les mêmes normes qui arrivaient d'Espagne qui me disait mais enfin comment c'est possible quoi vous avez le résultat sous les merci beaucoup Thierry Deso.

On va changer maintenant de de registre, on va changer de de domaine de sujet, on va s'intéresser à un sujet sur lequel on vous entend peu et quand je dis vous, c'est la gauche en général, mais vous aussi Raphaël et Gluxman, c'est-à-dire l'insécurité. C'est vrai que vous ne semblez pas toujours très sur ces sujets. Alors l'insécurité c'est parfois le crime mais plus souvent et pour beaucoup de Français c'est cette violence du quotidien qui se banalise notamment chez les mineurs.

Je me tourne vers vous Nadia Benachour. Je le disais, vous êtes maire au foyer, vous avez cinq enfants, vous habitez Vénitieux et il y a 3 ans, parce que vous étiez euh parents d'élèves délégués, euh vous avez participé à une décision collective qui a amené à l'exclusion euh d'un élève, exclusion d'un élève qui avait 16 ans à l'époque et que c'est Vous me corrigez si Oui, c'est bien ça, monsieur voà. Et quelques temps plus tard, cet élève avec un ami qui avait 16 ans donc à l'époque se trouve face à votre fils dans un wagon de transport en commun.

Dans un tramadas. Oui. Dans un tram.

Et votre fils qui a été reconnu parce qu'il est votre fils parce que vous aviez participé à ce conseil de discipline ou à cette décision collective a été tabassé. Il aurait pu être tabassé à mort si un passager n'était pas intervenu 30 minutes après monsieur Pujadas. 30 minutes après le début du tabassage.

Oui. De pour mon fils, ça a été un cauchemar. Monsieur Pujadas, bonsoir monsieurman.

Bonsoir. Euh donc euh en fait mon fils est euh j'ai fait j'ai fait un conseil de discipline. Euh mon fils était dans le tram.

Euh deux jeunes l'ont reconnu. Euh ils ont su que c'était mon fils. Euh donc ils l'ont agressé euh tabassé euh euh violemment euh 30 minutes euh 5 arrêts de tram.

Euh ils l'ont euh il a eu le le nez cassé euh des douleurs sur les sur les côtes et pour finalement être arrêté. Et en fait, ils ont été condamnés à 15 jours de de stage de bonne conduite et ils sont sortis et ils sont sortis en rigolant. Euh voilà, pour eux c'était banal, on va dire, l'anarchie pour moi, mais pour mon fils, ça a été un calvaire.

Euh eux, ils sont sortis libres de du tribunal, mais mon fils, sa vie, elle a été gâchée. Il était quand même dans un internat d'excellence. Euh et depuis en fait cette agression euh il a été il a il voulait plus partir à l'école.

J'ai dû me battre pour qu' qu'il reprennent ses études en fait par rapport à cette situation. Donc ma question, elle va être simple. Je sais que vous êtes contre la prison pour les mineurs.

Euh mais moi il était mineur quand il s'est fait agressé aussi. Donc ma question va être quels sont vos solutions pour en fait condamner euh ces agressions parce que voilà en fait on vous voulez dire si Raphaël Glorable à la prison pour les mineurs sauf en cas de crime j'imagine. Mais euh c'est vrai que c'était solution alternative Oui.

Mais là c'était pas un crime. Mais la vie de mon fils, elle a été quand même gâchée. Moi, je vous mens pas, j'aurais aimé voilà que mon fils meur parce que en fait au moins j'aurais pleuré voilà, j'aurais pleuré un mois mais là c'est depuis 2023 sa vie est gâchée en fait, il est traumatisé et c'est vrai que en réponse de Raphaël Gluxman déjà je suis vraiment horrifié par cette agression et désolé par ce qui arrivait à votre fils et juste et je répondrai sur la la sanction après.

Mais euh votre fils, il a été accompagné derrière parce que en France, il y a aussi un autre sujet qui est la comment on reconnaît les victimes et comment on les accompagne. Enfin, bah il y a pas eu d'accompagnement. C'est moi qui a payé le psychologue à mon fils.

Euh, j'ai couru pour sauver mon fils alors que le agresseurs, bah en fait voilà, ils courent toujours. Pour eux, c'était comme je vous ai dit l'anarchie. Il y a pas de pour moi en fait, il y a pas de sanction.

Ils ont pas pour moi, c'est 15 jours ça c'était pas une sanction. Ça c'est impossible. Euh on peut pas clarifier euh euh voilà la vie de mon fils, comment il l'a vécu.

En fait, c'est pas possible. et et sur cette sur cet accompagnement des victimes et de prise en charge des victimes, reconnaissance aussi du statut de victime. Nous, on a un un député Sachalier qui travaille beaucoup dessus et on narrive toujours pas à le faire passer à l'Assemblée nationale.

Mais enfin, c'est vraiment un enjeu en France par rapport à d'autres pays européens, la victime est beaucoup moins accompagnée. Maintenant, sur la question de sanction, vous dites "Je suis contre la prison pour l'". Non, moi ce que ce que je dis déjà, ils avaient quel âge les agresseurs ? le même âge que mon fils, c'était des mineurs.

Donc, ils avaient 16 ans et mon fils avait aussi 16 ans. Donc, mais eux il eux ils ont rien eu mais mon fils sa vie elle a été complètement gâchée. Non, mais c'est complètement injuste.

Enfin, c'est c'est révoltant. Et euh et ce que ce que ce que moi je je dis juste, j'ai c'est c'était ma position et c'est ma position, c'est de dire on peut pas abolir l'ordonnance de 1945 qui reconnaît le statut de minorité et qui du coup n'a n'a pas la même exactement la même justice pour les adultes et pour les mineurs. C'est le principe en France depuis 1945.

Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est normal ? Non.

Et ben en fait la ce qui est normal c'est de pas considérer les euh mineurs et les majeurs les euh de de la même manière. Ce qui est absolument pas normal, c'est ce qui est arrivé euh ensuite comme faiblesse de sanction pour euh pour les agresseurs de votre fils. Moi, je pense que quand vous avez dit "Vous êtes contre la prison pour les mineurs, c'est que vous je me suis opposé à une loi qui était proposée par Gabriel Atal en l'occurrence." Bien sûr.

Voilà, c'est c'est pour ça parce que qui portait aussi sur la comparion immédiate des mur comparition immédiate des mineurs qui portait sur la fin de de des atténuations de peine. Mais ce que je veux dire c'est que déjà c'était aussi sûr qu'elle allait être toquée par le conseil constitutionnel parce que c'est un principe constitutionnel en fait. Enfin, c'est c'estd que on Oui, mais ça veut pas dire qu'il faut pas des Oui, ça veut pas dire qu'il faut pas des sanctions très lourde.

Moi, je je suis pas du tout en train de dire qu'il faut pas des sanctions. Et moi, ce que je pense par exemple dans le cadre même des lois qui existent dans notre pays, dans le cadre des lois qui existent dans notre pays, par exemple, il y a aujourd'hui très peu de place disponible en centre d'éducation fermé. Moi ce que je ne veux pas, c'est que ce soit la victime d'une agression qui soit amenée à déménager.

Et c'est souvent le cas. Il y a des victimes qui sont poussées elles à déménager par peur de croiser leur agresseur à nouveau. Alors que l'agresseur, il a déménagé, j'ai dû le changer.

Lui, il est plus sur Vénitieux, il est sur Saint-Étienne. Voilà. Alors que l'agresseur, il est il est vénieux.

Et ben moi ça ça c'est révoltant. Et donc c'est pour ça qu'il faut développer ces centres d'éducation fermé. Mais encore une fois à à 16 ans, on peut pas considérer juste d'envoyer en prison comme si c'était des adultes.

Mais mais mais par contre, on peut pas on peut pas les laisser. On peut pas les laisser. Oui, je suis pas d'accord avec vous parce que la on va dire la pédagogie euh euh déjà en fait l'agresseur il l'a vécu parce que il a fait un conseil de discipline.

Donc on va dire voilà, il a été sanctionné pour suite à ce conseil de discipline mais ça a pas changé parce que quand il a reconnu mon fils il a quand même tabassé alors qu'il avait fait il avait fait quand même on a on a fait quand même la pédagogie mais en fait ça pas ça c'est quelle alternative à la prison c'est peut-être la question qu'on peut vous poser il y a il y a les centres d'éducation fermés qui existent et d'autre part vous seriez favorable rappel à ce qu'on en construise d'autres d'autres Oui, bah aujourd'hui il y a pas assez de place dans ces centres et le résultat c'est qu'on laisse les agresseurs se valider des centres. Mais dans quel euh dans quelle solu euh comment ça va être fermé ? Est-ce qu'il y a vous pensez à des éducateurs ?

C'est un mélange de de répressif et d'éducatif dans c'est qu'en fait c'est qu'en fait c'est c'est pas c'est pas une pure prison parce qu'en fait on considère qu'ils sont quand même mineurs et que donc ils ont besoin d'une dimension éducative à la mineur monsieur c'est quand même une une victime et et c'est et c'est une victime et c'est scandaleux un que la victime n'est pas son statuté et ne soit pas prise en charge et de que à la fin les agresseurs aillent parader dans la rue. Moi je veux dire ça me révolte ça me ça me dégoûte. et pour 15 jours de stage de bonne conduite.

Mais voilà, donc 15 jours de stage, c'est ridicule. Mais ce que je veux ce que je veux je veux dire, c'est qu'en fait c'est des mesures d'éloignement, hein. Euh les centres d'éducation fermé, c'est pas euh c'est pas quelque chose où c'est juste on y va, on sort.

Mais est-ce que après si c'est pour avoir des activités, être bien, bah mon fils sa vie elle a été gâchée, monsieur Gruxman le septembre 2023. Mais c'est c'est assez dur comme système. Mais ce que je veux dire c'est que ça peut évoluer en plus un ça peut ça peut évoluer mais en plus il y a déjà des flexibilités dans dans les lois qui existent.

Les juges peuvent déroger à l'excuse de minorité et ils le font dans beaucoup de cas. Donc je je connais pas enfin je sais pas ce qui a motivé leur jugement mais ce que je veux dire c'est plus on m'a dit franchement qu'il y a eu parce que il il y avait eu un vol aussi il avait ils lui ont volé aussi de l'argent donc voilà la juge m'a dit je lui donne 15 jours de stage parce que justement il y a eu ce vol donc sinon peut-être qu'il aurait eu moins monsieur pour conclure simplement Raphael Guxeman est-ce que vous vous dites oui le mineur d'aujourd'hui comme on l'entend souvent n'est plus le mineur il y a 40 ou 50 ans. Sûr.

Oui, mais par contre vous n'allez pas m'amener à remettre en cause un principe de justice fondamental. C'estàd que il y a pas de justice en fait. Mais non, c'est pas ça.

C'est que en fait, on juge quand même un mineur, même si on prend en compte le fait qu'il y a des évolutions et qu' a de l'ultra violence chez les mineurs majeurs, mais on juge pas un mineur comme on juge un majeur. Bon, avançons et parlons maintenant de la civilité. Merci beaucoup pour ce témoignage.

Merci beaucoup Nadia Benchou. Euh, avançons avec Erine. Erine, bonsoir.

Rebonsoir. Bonsoir. Vous ne donnez pas votre nom de famille ni votre lieu de résidence parce que vous êtes très présente sur les réseaux sociaux et on sait qu'on est très vite euh harcelé, que ça suscite parfois beaucoup de réactions.

On parle de civilité et de laïcité. Alors, vous êtes étudiante en psychologie, je crois, et vous travaillez aussi à côté. Là, vous travaillez en ce moment dans un restaurant, mais vous avez souvent répondu à des offres d'emploi et vous nous dites "Parce que je porte le voile, on m'a souvent dit non." Est-ce que je peux vous demander tout simplement d'abord vous appelez ça à voile, un hijab ?

Comment est-ce que vous le nommez ? Alors, en arabe, c'est un hijab comme vous dites et en français, c'est un voile. Est-ce qu'on peut vous demander pourquoi vous le portez ?

Bien sûr. Alors, c'est un cheminement spirituel. Euh c'est une décision qui a été prise par moi-même.

Euh personne ne m'a dit euh euh de le porter. Mes parents m'en a m'en avaient jamais parlé à l'époque. Euh et puis aujourd'hui, euh je suis confrontée effectivement, comme vous l'avez dit euh dans la recherche d'emploi, à certaines difficultés, donc notamment pour les entretiens où ça bloque parce qu'on me dit droit dans les yeux, vous avez les compétences pour le job.

Par contre, il y a une condition, c'est qu'effectivement si vous voulez le job, il faudra retirer votre voile. Ça me bloque sur énormément de points déjà parce que je suis une personne ambitieuse. Je suis une femme qui désire une carrière.

Je suis naturellement, je me considère naturellement née pour être une leader dans mon domaine, à savoir la santé mentale. C'est un domaine qui me passionne. Et actuellement, par exemple, je suis à la recherche d'un stage dans un hôpital, dans un monde idéal.

J'aimerais effectivement le faire dans un hôpital ou par exemple dans un laboratoire. Euh je suis donc dans un service public, c'est ça ? Quand on dit hôpital, on dit service public, c'est ça ?

Bien sûr. Euh et donc voilà, en tout cas dans le dans le domaine médico-social et euh et donc effectivement, on me on me rejette, si je peux dire ça comme ça, par rapport au voile. Quelle est la question que vous souhaitez poser, Raphaël Gluxman ?

Alors, parmi les questions que j'aimerais vous poser aujourd'hui, c'est si demain vous accédez au pouvoir, est-ce que les trois piliers de laïcité seront respectés ? Déjà pour commencer, je vous écoute. Les trois piliers.

Alors euh déjà, il y a la liberté de il y a la liberté de voilà, c'est ça la [grognement] neutralité de l'État. [raclement de gorge] Moi, je pense qu'aujourd'hui, par exemple, je vais vous donner un exemple très simple. Je vais parler de ma mère.

Ma mère qui était une scientifique en Algérie, quand elle est arrivée en France, elle a voulu reprendre son activité. Donc elle s'est mariée avec mon défunt papa et elle a voulu reprendre son activité. On lui a dit "Pas souci, elle a les compétences pour, elle a les diplômes pour et cetera. par contre euh ça bloque au niveau du voile.

Ma mère a dit non, je veux dire j'ai fait des années d'études et cetera, je ne vais pas retirer mon voile parce qu'en même temps, c'est qui je suis et donc c'est aujourd'hui la problématique à laquelle on se retrouve face à laquelle on se retrouve. C'est-à-dire que quand moi je vais postuler et qu'on me dit tu as les compétences pour par contre c'est non par rapport au voile comment on appelle ça ? une discrimination à l'embauche.

Et alors vous parliez de l'hôpital et vous nous avez même parlé de l'école aussi, c'est-à-dire des services publics. Si demain je veux devenir psychologue dans une école avec des par exemple dans une classe d'enfants spécialisé, comment je fais ? En fait, pour l'instant ça n'est pas possible de porter un signe religieux de religieux ostentatoire dans un service public.

Raphaël Guxman, votre réponse. Alors déjà euh vous vous êtes dans un pays laïque, donc libre. et votre décision de porter le voile ou de pas le porter dans la rue, dans votre vie, ça c'est ça relève de votre choix à vous tant que vous y êtes pas contrainte, tant que [raclement de gorge] il y a pas des pressions qui s'exerce. [souffle coupé] Et donc oui, vous avez raison, c'est une liberté.

Par contre, il y a un principe en France, c'est la neutralité du service public, pas des usagers du service public, mais des de l'État, de ses services et de son école. Et donc en fait, un signe religieux ostentatoire à l'école, c'est pas possible. Et euh et non, je me enfin je vous je enfin je préfère vous dire moi je vous savez par contre que vous accompagnie à une sortie scolaire ou que ça c'est c'est pas euh vous êtes pas là en tant qu'employé du service public mais l'école doit être un sanctuaire où il y a pas de manifestation de signes religieux ostentatoires et enfin je dirai la même chose s'il y avait quelqu'un qui venait avec une grande kipa ou et et c'est euh c'est un principe vraiment fondamental de la laïcité.

Vous savez, la laïcité, c'est la liberté et c'est aussi la possibilité pour chaque enfant d'accéder à un endroit neutre à l'école, un lieu neutre euh religieusement. Et ensuite dans son parcours de vie, il décidera si s'il veut épouser une religion, ne pas épouser de religion, changer de religion ou ou rester dans la religion de ses parents. Et c'est vraiment un principe fondamental de de la République qui nous permet justement de de vivre ensemble.

Alors à mon avis euh on ne retire pas euh comment est-ce que je pourrais dire ça ? [grognement] Moi par exemple aujourd'hui je déjà une première problématique, c'est que j'habite très loin. C'est-à-dire que je suis en campagne, je suis dans une zone qui est très isolée.

Donc déjà première problématique, j'ai du mal à trouver du travail rien que parce que je suis entre guillemets mal placé géographiquement parlant. Donc quand euh je dis que enfin quand je me présente à un entretien déjà 2h aller 2h retour donc limite je fais quasiment une journée de travail en plus rien que dans les transports. Quand j'arrive à un travail je suis réellement motivée euh et que ce soit pour postuler dans le public, dans le privé, enfin où vous voulez.

Mais pardon, est-ce que vous comprenez cette règle du service public sûr ? Bien sûr, sur les signes religieux santatoires. Bien sûr.

Pour moi, on ne on ne on ne libère pas une femme en lui retirant son autonomie et dans cette autonomie, c'est aussi le droit de choisir sa tenue. Euh moi elle est toute simple, c'est finalement euh comment est-ce que on pourrait avoir les mêmes opportunités professionnelles ? Euh euh Raphael Luxman du coup encore encore pardon travailler à domicile du coup travailler à domicile alors travailler à domicile moi j'ai eu ma propre entreprise pendant 2 ans de mes 18 à 20 ans.

J'étais auto-entrepreneuse. Maintenant, moi je je parle par exemple en mon nom, je suis capable d'avoir ma propre entreprise, mais ce n'est pas le cas de toutes les personnes voilé, qu'elle soit de confession musulmane ou non. Et par exemple, une personne qui aimerait travailler dans un domaine qui n'est pas possible d'avoir en à domicile ou enfin de faire son sa propre activité, c'est ça qui est compliqué.

Moi, je me suis fermement opposé, d'ailleurs, on va avoir un exemple tout à l'heure dans pas longtemps sur ce plateau, à tous ceux qui veulent euh dévoiler de force, interdire le voile dans l'espace sur la dans la dans les rues, dans l'espace pil et ça fermement opposé. Je pense que c'est euh liberticide, dangereux. Par contre, les services publics, c'està dire que le l'incarnation de l'État, c'est autre chose.

Je veux dire, l'État doit être neutre en terme religieux et c'est vraiment c'est quelque chose qui a mis des siècles à se construire et puis ça s'est pas construit de manière calme et et paisible. Ça a été des longues luttes et je pense pas que ce soit vraiment ça parce que les discours ensuite de l'extrême droite vise les musulmans mais mais les laïcité donc la neutralité de de l'État et de des acteurs de l'État et bien ne vise aucune religion en particulier. Il vise justement à libérer l'état de toute tendance à être aux élites dans une religion.

Alors juste en tant qu'enseignante, je j'arrive pas à me contrôler pour quand même dire quelque chose en tant qu'enseignante du justement du service public d'éducation que en fait la principale atteinte à la laïcité c'est le financement de l'école privée catholique. [rires] On n'ouvrira pas ce débat là ce soir. D'accord.

Mais vous deux chacun peut dire sa vérité. Regardez quand quand il y a eu quand pardon, je veux pas vous couper, mais quand il y a eu quand il y a eu la la loi de 2004, quand il y a eu la loi de 2004, finalement la loi de 2004, ça s'est plutôt bien passé. C'est-à-dire que il y a pas eu de grands troubl et et je pense qu'en fait une laïcité calme, quoi, enfin qui qui qui s'explique, ça marche.

Personnellement, c'est comme ça que je vis aussi depuis des années maintenant. poser vous vous posez une dernière question et faire réagir Raphaël Gluxman aussi par rapport à ce sondage ifop que vous allez que vous dont vous avez dû voir les résultats dans le Figaro ce matin. Ça fait beaucoup parler depuis ce matin sur la religiosité beaucoup plus forte chez les jeunes musulmans aujourd'hui en France que chez leurs aînés.

Donc vous avez pu voir ce sondage par exemple sur le voile. Le port du voile chez les moins de 25 ans est passé par exemple de 16 % des jeunes musulmanes à 45 % les quand on dit jeunes c'est moins de 25 ans alors que ce port du voile décline chez les plus de 50 ans. Mais il y a beaucoup d'autres signes de religiosité sur la pratique du Ramadan, d'autres préceptes de l'islam.

Et puis euh il y a aussi cette question sur ce qui approuve toutes ou en partie des positions euh de de de mouvance islamiste. Alors c'est euh les tablires, les salafistes, les frères musulmans. 19 % en 98 1998 38 % aujourd'hui.

Donc il y a visiblement un mouvement vers le je sais pas comment appeler ça. pas peut-être pas le rigorisme, mais c'est disons en tout cas une application stricte euh de la foi chez les jeunes musulmans, musulmane. Euh quel quel commentaire ça suscite chez vous ?

Alors euh déjà ce que j'aimerais dire c'est que ça n'a rien à voir avec ce qu'on a dit juste avant et puis ensuite à ne pas confondre, je parle en mon nom, une citoyenne. Moi, je fais tout pour être la plus droite possible. Je ne mens pas, je ne triche pas, je ne vole pas, j'essaie au maximum de respecter les lois et de respecter ce pays qui m'a accueilli et je suis née ici et j'ai grandi ici.

Ne pas confondre cela avec des idéologies extrémistes qui n'ont rien à voir avec le véritable islam. C'est ce que j'aimerais dire. Raphaël Guxman, votre commentaire, vous avez dû voir ce son ce sondage.

Mais moi ce qui m'inquiète dans ce sondage, c'est le taux d'adhésion à des thèses de l'idéologie islamiste. Parce que moi, je fais la différence entre l'islam et l'islamisme. L'islamisme, c'est une idéologie dangereuse, totalitaire.

Moi, j'ai vécu pendant 1 an en Algérie et euh et hein, je suis désolé, on a grandi à Gaza et on était par des gens comme ça qui pas. Voilà, c'est ça. Mais c'est ça, moi j'étais en Algérie et et j'ai vu hein, parce que quand quand je suis allé c'était au début des années 2000, fin des fin de la décennie noire et j'ai vu les progrès enfin les dangers de l'idéologie islamiste et j'étais je travaillais dans une rédaction au soir d'Algérie où il y avait les portraits de tous les journalistes assassinés par les groupes terroristes euh djihadiste et euh et donc non mais c'est vrai et donc moi j'ai j'ai vu le danger de cette idéologie ou et je crois qu'il faut toujours marquer cette distinction.

Nous on est en lutte là contre l'islamisme, contre l'idéologie islamiste, mais ce n'est pas l'islam. Et et en fait ça sera l'intérêt Éric Zemour va nous expliquer que c'est la même chose mais ce que je veux dire c'est que par contre il y a une idéologie qui est dangereuse qui progresse et contre laquelle il faut mener une lutte idéologique. Mais mais là que monsieur Glisman mais c'était pas le sujet.

On a une femme qui porte le foulard qui vient parler de sa condition et tout de suite on dévise sur on a parlé ce sondage. Oui mais il faut aussi mettre tous les chiffres. Cette année aussi c'est l'année où il y a eu le plus de baptême en France.

Donc on remarque qu'en fait cette évolution des jeunes qui se replie vers la religion, ce n'est pas que lié à l'islam, c'est lié à toutes les religions et il faut le préciser et moi je trouve c'est un petit peu infimme que dès qu'une personne musulmane si c'est un peu infamme, je trouve qu'une personne musulmane qui vient parler de cette difficultés ça dérive tout de suite sur l'islamisme et qu'on parle tout de suite d'islamisme. Si si et d'ailleurs j'aimerais rapporter une précision parce que tout à l'heure j'ai entendu oui il faut que faut qu'elle lève son voile patine dans la rue. Laissez-moi vous rappeler que quand même en France, il y a un principe non mais dans dans toute la société, il y a un principe, c'est qu'on a le droit de manifester notre opinion religieux tant qu'il ne trouble pas à l'ure.

On nous a appris l'école, c'est depuis 2004. On vous l'a pas appris à vous. On vous l'a pas appris à vous.

Vous n'êtes pas né après 2004. On vous l'a pas appris à vous madame pour le respect de tous. Il y a pas Si vous mettez pas votre micro près de votre bouche, on vous entendra pas.

Il y a pas de signe religieux. Mais ne venez pas de dire que on vous l'a appris, on vous l'a pas appris. vous êtes gén lo4 et vous les signes religieux non mais je suis désolé vous nêtes pas prê vous n'êtes pas né après 2004 donc vous n'avez pas subi à l'école le fait de cacher votre religion dès qu' musulman qui parle il faut toujours que ce soit pris comme une agression ce n'est pas une agression c'est respecter tout le monde la laïcité c'est comme ça rien à voir c'est des sondages ce sondage portait d'abord sur le voile et il y avait d'autres sujets évoqués justement Justement justement moi on a eu une discussion où on a justement pas parlé de ça très vite dérivé en tout cas bah on pose une question sur un sondage qui dont je dis que la chose inquiétante plus que un niveau de pratique de la foi, c'est quand la question porte sur les idéologies islamistes mais qui est un autre aspect de ce sondage.

Le sondage c'était les femmes qui mettent de plus en plus le voile et puis ensuite bien sûr enfin moi il y a une dizaine de questions dans cette enquête. En tout cas celui qu'on a vu en priorité c'est celui de 16 % des femmes jeunes de moins de 25 ans ou 50 ans mettaient leur voile en 2003. Aujourd'hui c'est j'ai plus le chiffre français aujourd'hui c'est 45 plus on parle d'islamisme c'est une autre des questions de tout temps les mêmes rang c'est vraiment bon traiter comme ça c'est faire des amalgames en fait il faut que tu t'adaptes au pays dans lequel puiss s'adapter au pays dans lequel on est mais le le pays dans lequel on est justement il il autorise la liberté de manifestation des signes donc je pourquoi ce qui a été bien dit je vous propose qu'on avance un peonzous parce que juste rien du tout c'estour mais vouloir n'est pas imposé ça n'a rien à voir.

Il me semble qu'on a eu une discussion où c'était très clair que il y avait une liberté à peu près apaisé. Je voudrais qu'on moi j'aim Non par exemple je vais parler de la période quand il y a eu les gilets jaunes. On a besoin de médecins, on a besoin de gyné, on a besoin d'avocat, on a besoin de sagfemme.

Excusez-moi. Je trouve ça dommage que pour mon voile on me dise non. En fait, c'est un cerveau en moins.

C'est une personne en moins, c'est une travailleuse en moins. C'est une personne qui aurait pu On va pas revenir à l'hôpital et à et à l'école euh s'il vous plaît parce que il y a encore trois personnes qui doivent parler. Leur tourne et je voudrais pas qu'on finisse à 3h du matin.

Euh la politique d'immigration. Euh Jérémy Castellani, rebonsoir. Vous avez 29 ans, vous êtes entrepreneur dans la maroquinerie de luxe, vous vivez à Paris, mais vous êtes originaire de Liévin, dans le nord et vous nous avez dit tout simplement quand je retourne là où j'ai grandi, je ne reconnais pas ma ville de Liévin.

Expliquez-nous en quoi, comment, vous ne la reconnaissez pas. Je sais pas, n'oubliez pas le micro. Voilà.

Bonsoir, monsieur Pil, bonsoir monsieur Gusman. Moi, je voulais vous parler de mon ressenti personnel sur la ville de Livin qui est une une ville où j'ai ma famille maternelle qui habite encore. Moi, je suis ici de l'immigration maédonienne, mon père est maédonien.

Mais il y a eu une forte immigration qui est venue pour aider pour dans les mines. Moi, mon grand-père était mineur et aujourd'hui donc il y a une une immigration de d'Afrique d'Afrique du Nord qui était minoritaire à l'époque, mais aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle est majoritaire dans cette dans ces régions du nord. Il y a Roubé à 30 km.

C'est déjà un bon exemple. Mais moi, mon grand-père ne sort plus de chez lui parce qu'il ne se sent tout simplement plus euh plus à sa place. Il y a plus de boucherie française à Livein, c'est que des boucheries halales.

Le le pompoint le principe de laïcité est pas respecté dans dans ces villes-là parce qu'aujourd'hui malheureusement les Français ne s'y reconnaissent plus trop une partie des français. La laicité c'est peut-être autre chose. C'est peut-être autre chose.

Je vais sur un champ bien particulier. En tout cas vous ne vous reconnaissez plus la ville de votre enfance. Vous vous avez dit ma grand-mère qui est restée à Liévin s'est remarié avec un Algérien.

Lui aussi n'en peut plus de cette ambiance en quoi ? Bien sûr parce que lui il est arrivé dans les années 60. Dans les années 60 laïcité régnait.

Ils sont venus pour travailler et on leur a donné un travail un logement tout ce que ils n'avaient pas dans leur pays. Et il y a les Polonais pareil, les Belges pareil, les Italiens pareil et les Portugais aussi. Et on les on les remercie du fond du cœur de nous avoir aidé.

Mais aujourd'hui, il y a une partie de de cette population qui a pris qui a pris le dessus sur cette ville. Moi, mes mes petits cousins sont obligés de s'habiller dans la costaine pour pas se faire tabasser à l'école. Vous voyez, c'est une réalité.

Tu peux rigoler. C'est une réalité. Non, non, mais c'est c'est une réalité.

Bon, peut-être que là on parce que en fait, ils veulent rentrer dans le moule, mais le moule aujourd'hui c'est eux. Qui les racaill ? Alors sur sur il y a une racaillisation.

Non, non, pas du tout. Je parle pas de ça mais il y a une racaillisation. On va éviter les généralisations parce que là pour le coup on peut tomber sous le coup de mais simplement vous vous dites il y a une question de nombre en quelque sorte.

Quelle est la question que vous souhaitez poser à Rapel Glxman déjà la première question que je voulais vous poser c'est vous trouverz qu'il y a trop d'immigration en France ? Alors déjà enfin l'assimilation euh nécessaire de immigration racaille euh ça ça pose question enfin je veux dire euh vous venez d'expliquer queil y avait des vagues d'immigration et que euh dans votre dans votre ville il y avait différentes vagues successives et que ça se passait bien et que donc est-ce que le problème là c'est les vagues d'immigration ou est-ce que c'est une question d'évolution d'intégration ou pas d' rationnelle je pense il y a c'est une nouvelle génération qui plus voilà donc qu'il déjà ça veut dire que c'est c'est pas c'est pas une question parents ne sont été tout à fait euh ass c'est donc pas une question d'immigration là parce que leurs parents étaient assim c'est c'est leurs parents qui sont venus non ? Hm hm.

Bien sûr. Donc en fait ce que vous vous identifiez c'est plus une question de désintégration de la société française, de violence, de tout ce qu'on veut. Mais c'est pas lié à une vague migratoire précise.

Paris que là, vous parlez de nombre de Français qui sont Non mais de Oui, mais enfin non parce que là c'est c'est de Français qui sont les produits de de d'anciennes vagues d'immigration. Tout à fait. Donc donc ce que vous visez là, c'est pas la politique migratoire en tant que telle.

Bien sûr. Non, parce que c'est pas des gens qui viennent d'arriver. c'est il y en a un peu aussi qui viennent d'arriver.

Non mais parce que des gens qui arrivent pour pour poser les choses très factuellement des gens qui arrivent c'est il y en a pas des des millions qui arrivent là en ce moment. Hm hm. Alors, regardons le chiffre l'an dernier 2024, chiffre officiel, on va le regarder mais je crois c'est euh 400 4300 premièr premier titres de séjour délivré.

Ou là là-dedans, vous avez euh Ah mais c'est toute immigration, mais vous avez même Non, mais il a l'immigration étudiante, il y a l'immigration de travail, il y a l'immigration familiale, enfin voilà les gens sont pas en train de s'installer à pour vivre. Non mais ce que je question vous poser Non mais moi ce que je veux Non mais moi ce que je veux souligner c'est qu'en fait on est dans une société qui n'intègre plus parce qu'en fait on est dans une société qui se désintègre parce qu'on a abandonné quand quand vous parliez des vagues de des vagues successives de migration moi moi ma famille elle est elle est aussi d'origine étrangère donc quand quand mon père il était dans une banlieu de Saint-Étienne sa famille parlait pas français il s'intègre comme en bas il y avait les syndicat les partis poli politique de masse. Il y avait l'école, il y avait ensuite un service militaire de 3 ans, il y avait évidemment des structures, des ligues d'enseignement populaires.

Il y avait toute une société qui travaillait à l'intégration. Et ce qui se passe aujourd'hui en en France, c'est qu'en fait, bon, on a supprimé le service militaire sans le remplacer par rien, sans même se poser la question de à quoi ça servait. Ça c'est une belle.

Ouais. Ouais. Mais ça c'est par choix donc ça te sort pas de son quartier.

C'est et on a on a la crise des syndicats de masse, la crise des parti politique de masse, on a une école sur lequel sur laquelle repose toutes les crises de la société et qui c'est quand on dit la crise de l'école en fait c'est les crises produites par l'ensemble de la société. Et donc en fait, on est dans un moment où on a une forme de désintégration de la société française. Et ce que ça produit, ça peut produire euh des euh banlieux où on a des ghetaos qui se créent.

Ça peut produire aussi des quartiers bourgeois où les bourgeois ne sortent jamais de de leur quartier et quelqu'un un jeune qui n'est à trppe, un jeune qui n'est euh euh en Picardie ou un jeune qui n'est dans le 7e arrondissement de Paris, ils vont jamais se croiser dans leur vie et peut-être même ne seront jamais amenés à sortir de leur environnement et de leur quartier. Et donc en fait les moi je pense que la grande crise et après si vous voulez on peut parler de politique migratoire mais la grande crise c'est une crise d'intégration de Est-ce que ça vous conduit à dire à Félix Luxman qu'en conséquence on ne peut plus accueillir autant de personnes ou pas ? Alors moi ce que je vous dis c'est que tous ceux qui vous expliquent que on va mettre des murs et que euh il y aura plus du tout de gens qui vont venir chez nous euh c'est les théoriciens de l'immigration zéro ou tout ça sont des menteurs parce que en réalité vous allez à l'hôpital vous allez dans n'importe quel service vous avez regardé les premiers de corvé pendant la pandémie et bien ce sont en grande partie des des gens qui arrivent sur notre territoire et qui sont des étrangers travailler bien sûr.

Alors donc ceux qui vont venir pour travailler, on va les laisser entrer bah voilà mais donc comment on fait parce que aujourd'hui qu'est-ce qui se passe aujourd'hui il y a une immense hypocrisie sur enfin je voulais pas vous empêcher de parler mais est-ce est-ce que vous voulez sur la politique migratoire la question elle été sur la politique migratoire tout à fait aujourd'hui il y a une immense hypocrisie qui produit une situation qui est à la fois inhumaine qui en plus est dangereuse de manière pour la sécurité enfin c'estàdire que on dit aux gens si vous traversez la Libye si vous survivez à la Méditerranée, qu'ensuite vous vivez dans l'illégalité, la clandestinité et que vous êtes l'objet de toutes les mafias et que vous travaillez au noir, finalement à la fin si vous survivez à tout ça et bien peut-être on peut vous régulariser. Et bien ce système là, il est inhumain pour les personnes migrantes et il est totalement dangereux parce qu'en fait on ne sait pas qui vient sur notre territoire et il y a une immense zone grise qui s'installe. C'est juste bon pour les passeurs et pour la mafia.

Donc il faut accepter que on va avoir besoin d'immigration et qu'on a besoin de contrôle. Il y a il y a besoin il y a besoin de contrôle évidemment. Besoin de contrôle besoin d'immigration mais aujourd'hui monsieur Gusman, il y a plus de tafell.

Allez-y. Il y a plus de boulot en France. Donc faire venir des des des étrangers c'est bien.

Mais pour on a déjà plus de boulot pour les Français. Oui, monsieur a déjà licencié des personnes dans sa société. Moi, j'avais six personnes il y a 5 ans et je les ai licencié.

Donc faire venir de l'immigration, on vous dira qu'il y a aussi beaucoup d'offres d'emploi de tax qui n'arrivent pas bien sûr aussi bien enfin je dirais on a besoin de médecin on on a on a besoin d'ign nous médecins français il ils se cassent à l'étranger pour être payé mieux non mais c'est c'est enfin c'est ça aussi la question c'est qu'ils veulent juste plus travailler en France il y a plein de problèmes mais moi demain si je pouvais partir je le ferai mais j'avais j'ai envie de payer mes impôts en France mais vous parce que vous avez envie de vivre en France bah je je pourrais partir en Chine je travaille 5 mois de l'année en Chine mais je veux rester en France. Mais c'est franchement en France vous avez la liberté, vous avez la démocr en Chine je suis pas certain en étant français vous savez quoi ? En étant français en travaillant en Chine, je plus d'impôts et plus de taxes en Chine parce que je suis étranger, ce que je trouve totalement normal.

J'en paye quand même moins qu'en France. Ouais. En étant taxé plus que les Chinoises.

Normal, je viens prendre le boulot. On va pas repartir sur les taxes. On va pas repartir sur les taxes.

Pour vous dire quelque chose, c'est c'est que c'est que voilà, j'ai j'ai je pourrais partir, vous voyez. Après ce qu'il faut vous avez pas forcé les autres à partir non plus. Je vais pas forcé avec les taxes tout ça.

Ça en fait ça fait on va on va pas on va pas mais non mais on a compris plus de contrôle, c'est ce que vous dites. Pas forcément pour réduire le nom. par exemple par exemple, je regardez, regardez allez-y aujourd'hui par on est on a peur de dire qu'on a besoin de contrôler l'immigration et qu'on a besoin de voie légale de migration.

Et donc moi ce que je vous dis c'est qu'en fait ce qu'il faut proposer au pays de provenance c'est on facilite la venue des travailleurs. On facilite l'avenue des travailleurs et on vous savez quoi ? On leur c'est même des c'est multientré possibilité de faire des allers-retours avec leur pays en avion pas en risquant sa peau dans la Méditerranée et les pays de provenance en échange reprennent les personnes qui sont obligées de quitter le territoire français parce qu'ils n'ont pas de statut et et ça se fait sans Oui.

Mais sauf que ça c'est des deals qui ne sont même pas proposé parce qu'en fait on n'assume pas le fait d'avoir besoin. Donc en fait la situation c'est que l'hypocrisie générale tout le monde sait qu'on a besoin de de d'une immigration de travail mais une domination culturelle de l'extrême droite donc personne n'ose dire réellement d'assumer de faire une politique migratoire réelle et du coup non mais du coup ce qui va se produire c'est que en fait grosse partie d'immigration une belle partie d'immigration vient pour pas travailler pour profiter de l'aide sociale aussi c'est pas possible faut la prendre en compte et après ils arrivent en France ils arrivent en France vous les foutez sous des pont pas dans le 9e là où ils habitent mais enfin ceux qui sont sous ceux Attendez alors j'ai pas j'ai pas compris là parce que ceux qui sont sous les ponts honnêtement ils sont ils sont pas dans une sorte de palace à bénéficier de l'aide social ils sont en train de crever de de la comm mais justement eux c'est mais c'est c'est tout c'est c'est tout l'opposé là ce sont des gens ce sont des gens qui qui ont risqué leur vie pour traverser pour traverser la Méditerranée pour venir donc c'est pas c'est personne ne les a fait venir personne ne les a fait venir Et et moi ce que je vous explique c'est que justement il faut éviter ça parce que ça c'est inhumain pour eux et c'est et c'est en plus une situation où il n'y a aucun contrôle et donc il faut installer des politiques migratoires vraiment. Mais mais personne le fait pourquoi ? parce que tout le monde a peur de l'assumer.

Alors moi j'ai pas peur. On a entendu votre position de principe. La parole à Hugo Mazous parce qu'on se dirige vers la fin de ce Tour de France et deux des Français ont voulu vous parler de politique Raphaël Gluxman.

Donc dans un instant Nébouet nous dira vous demandera si vous pouvez la faire sortir de l'abstention. Elle votait avant, elle est désenchantée. Mais d'abord, je voudrais entendre quelqu'un qui représente une partie importante de la gauche.

Euh Hugo Mazous, on l'a dit, vous êtes étudiant, euh vous vivez près de Perpignan. Vous êtes fudiant droit, hein, je crois. C'est ça.

On vous a un peu entendu. Vous vous définissez comme à gauche, franchement à gauche, mais vous n'êtes nié ni syndiqué. En revanche, vous participez souvent à des manifestations, parfois à l'appel de la France insoumise, mais encore une fois, vous n'êtes pas encarté et vous souhaitiez poser une question précise à Raphaël Gluxman.

Exactement. Moi, je pense très sincèrement que vous n'êtes pas de gauche, mais je ne vais pas me faire comme ces gens d'extrême droite qui pensent que leur vérité est une vérité général et je vais me baser sur des choses concrètes. Moi, j'ai essayé de définir c'est quoi un homme de gauche.

Donc, j'ai regardé l'histoire de la gauche et la doctrine de gauche. Un homme de gauche, c'est une personne qui est consciente qu' a des inégalités dans le monde. C'est une personne qui est consciente qui a des mécanismes de domination, qui a des peuples opprimés pour une élite bourgeoise dans le monde.

Et ce enfin, tout ça, c'est dû à un système. Et donc on est conscient qu'il existe un système qu'on appelle le SEM capitaliste qui permet tous ces leviers qui font qu'aujourd'hui b il y a des inégalités, que en France il y a 10 millions de personnes sous le seuil de poivreté mais que les 500 familles les plus riches de ce pays ont des fortunes qui s'élèvent à 1200 milliards d'euros. Euh donc je je j'ai constaté et j'ai remarqué que tout homme de gauche donc combat ce système capitaliste.

Et quand on dit combattre, c'est pas se compromettre avec ce système capitaliste. Et j'ai regardé ce que vous faisiez. Alors, j'ai vu votre passé d'abord sur la Geéorgie où vous avez notamment soutenu un président qui a par exemple supprimer 60000 emplois de fonctionnaires.

Supprimer le salaire minimum. Pour une personne qui se dit de gauche, c'est quand même assezurissant qu'on soutienne une case des services publics et qu'on soutienne ce qui permet à la population de gagner un revenu qui est censé être convenable. Après, je me suis dit bon, c'est peut-être son passé, je suis un homme de gauche, je pense que tout le monde peut s'améliorer.

Donc, j'ai ce que vous faisiez maintenant. Et notamment ce soir, vous voyez, il y a quelqu'un qui vous parle de l'écologie, vous dit que il subit une concurrence déloyale vis-à-vis de de des des des choses qui sont portées de Chine et votre première chose, c'est dire on va les taxer. En fait, le problème, il n'est pas là.

Quand on est un homme de gauche, on prend les problèmes à la source. Le problème de de enfin que vit monsieur, c'est que on est dans un système qui permet la surconsommation. On est dans scène de surconsommation et on est dans un système qui est dans une mondialisation.

Donc ce qu'on fait c'est qu'on éduque la population sur les risques écologiques mais également qu'on leur donne le pouvoir d'achat nécessaire pour pouvoir acheter français. N'importe qui ici si on avait les moyens on achèterait français, on achèterait local mais on ne peut pas le faire parce que la société aujourd'hui donc ma question excusez-moi qui est très direct c'est quand allez-vous assumer que vous n'êtes pas de gauche et que Non mais il faut le dire il faut le dire. Il se compromet avec la Macronie, il a signé il y a 1 an.

Vous vous comprenez avec la Macronie effectivement, vous avez proposé des une alliance de non censure avec la droite et la macronie en reniant le programme du NFP que vous avez signé il y a un an et demi. Je sais pas si vous vous en souvenez. La réponse de Raphaël Glux.

Bon euh c'est vraiment tout le plaisir de de la catégorisation qu'on dont on a l'habitude dans une partie de la gauche. Juste un point précis, ensuite je vous réponds sur le système capitaliste de manière générale. Un point précis.

Moi, vous savez, je suis fier mais très fier, très très fier même d'avoir été en Geéorgie et d'avoir aidé le gouvernement georgien après l'invasion russe à résister à cette invasion. Et moi ce que j'ai fait c'est au moment où tous les Européens mettaient la tête dans le sable hein et une partie de l'ultra gauche expliquait qu'en gros c'était génial que et la totalité de l'ultradroite expliquait que c'est génial que Poutine envahisse la Geéorgie et menace l'Ukraine. Moi ce que j'ai fait c'est j'ai décidé de rester sur place alors je me suis pas occupé des politiques intérieures pour pouvoir arrimer la Geéorgie dans l'Union européenne éviter qu'elle s'effondre.

Et vous savez qu'on a perdu contre un milliardaire, un milliardaire qui possédait 40 % du PIB euh du pays et qui a vendu son pays à la Russie et que euh honnêtement, je porterai comme une fierté toute ma vie, toute ma vie, malgré toute la propagande des fils là-dessus, ce que j'ai fait en Geéorgie. Oui, mais c'est ça la vérité, c'est que j'ai vu tout ce qui traînait là-dessus. Mais maintenant sur lutter contre le système capitalist, c'est ça le cœur de votre question.

Laie c'était la petite pique sur la geéorgie quand on est de gauche, on ne soutient pas une élite qui va imposer une quasi dictature dans un pays en soutien les peuples. Franceour les peuples. Moi, j'ai le peuple.

Non non non non parce que là c'est c'est un mensonge. C'est un mensonge. Il aura pas le temps de parler de la France.

Bien sûr que si. Bien sûr que si, parce qu'en fait moi j'ai soutenu une révolution qui s'appelle la révolution euh des roses et qui a porté au pouvoir quelqu'un. Est-ce que vous connaissez une personne qui a pris pouvoir par une révolution et qui l'a quitté parce qu'il avait perdu les élections ?

Bah, ça veut dire qu'entre- temps il avait mis en place un système dans lequel il pouvait perdre les élections. Et nous avons mis en place ce système et il a perdu les élections et il a quitté le pouvoir et aujourd'hui il est en prison et il a perdu les élections parce qu'il y a eu une conjonction de l'église et de des milliardaires pour le faire perdre. Mais moi maintenant, je veux répondre et donc vraiment c'est c'est une immense fierté.

Êtes-vous un macroniste qui penche à gauche mais qui n'est pas vraiment de gauche ? Non, la France d'aujourd'hui. La France d'aujourd'hui.

On va pas remettre ça sur la Russie. C'est des fake news produites par Poutine. Mais vous enfin vous vivez.

Il a tiré sur quel manifestant c'est jamais arrivé. C'est jamais arrivé. Il y a pas eu de On a perdu tout le monde sur la geéorgie.

Excusez-moi. On revient en France. Il a répondu on est d'accord ou pas la France la France' mais quel dictateur part quand il perd une élection quel dictateur organise une élection il a pas suz pas sur on a répondu sur la géorgie capist par vous parlez de quelqu'un qui est en prison au moment où on parle vous parle de quelqu'un qui est en prison au moment parance mais un peu de respect pour les gens qui risquent leur vie pour la liberté stop on parle de la France peu de respect la France êtes-vous un macronisme qui penche la gauche d'abord je répond je réponds sur le cœur de de de la question qui était le système capitaliste et le fait de oui, vous voulez juste mettre des en gros vous voulez mettre des petits pensements sur un système que vous faites.

OK. Moi, je ne pense pas que c'est juste mettre des pensements sur un système quand vous luttez contre les lobby de tous les grands groupes, hein, de toutes les multinationales pour imposer le devoir de vigilance des multinationales. Et je peux vous garantir que et bien les Ind, les Nike et les autres étaient bien plus inquiets par le fait qu'on allait mettre en place le devoir de vigilance des entreprises que par n'importe quel discours pseudoarxiste sur le capitalisme en général.

Il faut mettre à le capitalisme en général, ça ne les a jamais, ça ne leur a pas posé le moindre problème. Et pourtant, vous êtes sorti une feuille de route pour 2027, il me semble, il y a quelques semaines, enfin une feuille de route, un programme, vous avez sorti plusieurs idées pour les les prochaines échéances à venir et dedans vous ne parlez pas des lobby ? Bah bien sûr que si on en parle alors moi je l'ai lu, je n'ai pas trouvé le je peux vous garantir que je que je affronté quand vous bannissez les produits du travail forcé de nos marchés, quand vous luttez pour réhabiliter les douanes, quand vous luttez contre des accords de libre échange qui inondent notre euh marché de produits qui ne respectent aucune des règles que vous voulez produire, je ne vois pas en quoi ceci est une apologie du système capitaliste.

Je que c'est une apologie que vous avez vous avez une une posture qui est celle d'une gauche morale mais pas une gauche de combat. Vous ne prenez pas la liste des classes mettre dans le cœur de votre combattre enfin c'est pas moral de mettre la responsabilité civile des patrons multinationales [raclement de gorge] pour les crimes qui sont commis par leurs sous-traitants à l'autre bout du monde. C'est pas moral, c'est défendre nos producteurs et c'est défendre les droits humains.

Mais c'est sûr que moi par contre il y a une différence et franchement il faut acter des différences. C'est c'est très bien dans la vie différence. Je pense pas que vous ayez le monopole de dire machin est de gauche ou bidule ne l'est pas parce que votre vision de la gauche qui est une vision sectaire et qui elle sectire si elle est complètement doctrine.

C'est son avis. C'est son avis. Si si et c'est une vision où en gros vous avez un système capitaliste.

Ouais. Le système capitaliste. Ben moi je pense pas.

Moi je pense qu'il y a des entrepreneurs qui vont être partisans et qui vont être essentiels dans la transition écologique. Que il y en a d'autres qui vont euh Donc vousz hein. Donc vous reniez Jores.

Mais non mais regardez ce que dit Jor sur les Jor Jores. Il dit très précisément, il dit je finirai sur ce que Jor précisément on ne suit pas de compromis avec un système qui opprime des individus. Il faut laisser la parole aux autres.

Je me on doit retourner les structures de domination. s'appelait la paix. Exactement.

Et ben Jor a écrit l'armée nouvelle et j'aimerais que vous le lisiez parce que Jores était contre le système d'alliance d'engrenage qui allait produire la première la Première Guerre mondiale. Mais Jor lui, il avait défini que la France devait en tant que République lever une armée citoyenne et il a fait de la défense nationale le cœur le cœur de son projet. Et moi je vous je pense moi je pense qu'il faut vous défendez l'armement de l'Union européenne règle du je démocr largement la parole vous défendez leur cap leur capitulation parce que de toute façon vous ne considérez même pas qu'il y a une différence ontologique entre la France et la Chine par exemple entre la France et la Russie la France est une démocratie alors vous pensez que c'est une démocratie capitaliste donc c'est très mal mais la vérité c'est que la France est une démocratie il y a besoin de la défendre de la défendre face à des régimes Nellouette Nellouette la dernière de nos français besoin de la déf la dernière de nos français on fait tourner la parole s'il vous plaît Hugo Mazo on fait tourner la parole ne coupez pas la parole à Nellibou moi je suis pour la refondation de la démocra on pourrait vous entendre désolé sur l'ire et sur la géographie bouet la le mot de la fin avec vous et après on accueille direct ma question allez non mais vous avez le droit de parler quand même.

Ah ben non mais je vois qu'on est en retard déjà là. Allez-y. Allez-y.

Alors, elle s'abstient. Elle a décidé de s'abstenir aux élections. Elle a voté Nicolas Sarkozyi, elle a voté François Hollande, elle a toujours été déçue.

Et vous avez toujours voté pour celui qui a gagné, c'est ça ? Non, non, non, pas du tout. J'ai voté selon mes convictions.

D'accord. Au point que 2022 et 2000, non, c'était quoi ? 2022 et 2017, vous n'avez pas voté.

J'ai voté blanc. Voilà. Et aujourd'hui, c'est différent de de voter blanc et de pas voter.

Non, non, voter blanc. J'ai voté blanc parce que je pour moi les politiciens aujourd'hui ils veulent tous la place. Ils racontent que du flanc.

Ils nous bercent dans leur dans leur programme pour moi vraimentin. Et il y a pas d'action. Il y a des belles paroles mais il y a pas d'action.

Je vais préférer voter à mes municipales parce que les maires quel qu'ils soit et ben en fait ils sont dans l'action, ils font ils font évoluer leur communes, ils travaillent et ils sont surtout dans notre écoute. Ils avancent, ils actionnent. votre question Raphaël Gluxman.

Qu'est-ce qui ferait que je vote pour vous ? Non, en quoi seriez-vous différent ? Voilà.

Qu'est-ce que vous allez mettre en action concrète déjà ? Déjà, je vous comprends totalement, je vais le dire parce que moi-même, j'étais un peu dans la même situation. C'estàdire que j'étais dans l'incapacité à me enfin à me retrouver complètement dans un parti.

Et c'est pour ça qu'avec d'autres, on a créé un parti parce qu'en fait, il y avait rien qui qui nous plaisait complètement, qui nous correspondait complètement. Et et dans notre partie place publique, il y a il y a plein de gens qui pensent comme vous, enfin qui ont eu votre cheminement euh des maires de village qui qui n'avaient aucune aucune affiliation politique qui ont décidé de revenir sur une question. Moi, je pense à Fanny Lacroix, je pense à Hugo Violet, je pense c'est des des mèes de de vraiment de village qui disaient "Mais c'est quoi ce qui nous fait venir là ?" Et la question centrale, c'est celle de la démocratie.

C'est que je pense qu'en fait on va ensemble refonder cette démocratie. Elle fonctionne plus. Oui.

Moi quand je veux euh défendre les démocraties comme on on venait d'en parler, je ne veux pas défendre un statut co-démocratique. Je pense qu'il faut qu'on refonde cette démocratie, qu'on lui redonne de l'énergie, qu'on redonne aux gens un pouvoir. On a concentré tous les pouvoirs.

Alors là, c'était dans les mains quasiment d'une seule personne à l'échelle de la nation. On a concentré tous les pouvoirs, il va falloir les déconcentrer, il va falloir décentraliser, il va falloir réellement laisser les gens s'investir pour décider de leur destin. Et donc je sais pas si on sera d'accord sur tout en fait, c'est probablement pas.

Et d'ailleurs, c'est ce qui c'est ce qui fait la beauté de la nature enfin de la société humaine. Mais par contre, on peut se mettre d'accord sur ce qu'on ce qu'on pose ensemble comme cadre. Et je crois que ce qu'il faut là, c'est refonder la démocratie sinon elle va disparaître.

Mais je sais pas du tout enfin je pense que c'est ça va pas suffire pour que vous votiez pour loin mais enfin question. Est-ce que par exemple vous demain président euh vous diminuer le train de vie de nos politiques ? Est-ce que vous voilà est-ce que vous déjà vous allez faire en sorte de faire des économies de votre côté à vous et de nous laisser tranquille nous les commerçants, les petites société tu vois avec encore cet axe quoi.

Il y a plein de privilèges. On est en plus en plus le vrai j'ai regardé vraiment votre fiche le vrai le vrai le Non mais et franchement ça [rires] la vraie gab c'est en fait une sorte de 1000 feuille c'est qu'on a fait de la décentralisation sans laaffire sans assumer et tout ça donc à la fin on sait plus qui décide quoi et ça coûte extrêmement cher donc ça ça va être ça va être refondé mais mais par contre je là je vais faire un truc anti des mago probablement vous allez pas du tout aimer mais quand on me dit un député à l'Assemblée nationale il gagne trop d'argent moi je suis pas d'accord D'accord. Alors moi je suis pas d'accord pour ça non plus parce que député par exemple on a un député.

Moi je vois Nicolar par exemple il se défonce se défonce. Lui il mérite tu vois. Mais tu en as d'autres il dorment à l'assemblée on le regarde hein.

Je veux dire ils font rien. Il y en a peut-être un petit peu trop en fait tu vois juste en éliminer un petit peu. Tous avoir ce st bien sûr que il faut il faut abolir les privilèges.

Il faut voilà tout ça en fait. Mais mais il faut pas tomber dans la démagogie ultime franchement. Enfin les mères honnêtement c'est un sacerdoce c'est une mission d'être maire parce que comment ils sont payés et ce qu'ils se prennent dans la gueule tout le temps.

Oui, exactement. Surtout non mais même pas des campag dans le dans dans le dénigrement de tous les élus. Euh je pense sincèrement qu'il faut un statut de l'élu et et d'ailleurs si on veut lutter contre la corruption, il faut quand même que les élus ils soient payés euh parce que sinon ils vont travailler pour des lobby privés et tout ça.

Mais par contre sur l'organisation de l'État son petit pays sont trop payés à rien faire. Mais sur mais sur surtout surtout dernier mot Raphael GL surtout la question c'est qu'en fait les gens ont l'impression que ils ne décident plus de leur vie. C'està-dire que on sait plus qui prend les décisions.

On l'impose un peu quand même he hein. On nous l'impose quand même un peu là. gasoile, tu augmentes les courses, c'est pas nous hein, il pas hein.

On a on a en France con elle est inarrêtable. Ouais, on a Non mais franchement, j'espère que vous allez venir chez nous parce que vous serez la meilleure. Vous vous aimez pas les politiques mais à mon avis on vous met sur un marché.

Je pense que on retourne le village de la donc ben rejoignez-nous comme ça au moins vous serez sûr que vous aimez parce que vu que vous vous êtes inarrêtableidé par contre he j'ai bien peut-être une adhérente de plus ce sera le bilan de la soirée est-ce que vous venez après vous pourrez revenir chez chez monsieur Pujadas pour expliquer si vous êtes déçu que c'était nul vous reviendrez face au français on vous mettra face au français N on verra comment ça se passe. Bien, le moment est venu, on a pris beaucoup de retard. On s'excuse auprès de vous, puis on s'excuse auprès de lui, mais vous êtes bavard et c'est bien ça vit.

Voilà, vous avez envie de réagir, c'est normal. On est là pour vous donner la parole. Mais le moment est venu d'accueillir maintenant Éric Zemour pour le débat politique.

C'est une tradition de cette émission. Alors du coup, on va un peu ranger. J'espère que Thierry va pas nous en vouloir, de lui redonner ses noisettes gâtées par les insectes.

Éric Zemour, fondateur et président de Reconquête et ancien candidat à la présidentielle et qui publie "La messe n'est pas dite pour un sursaut judéochrétien." [musique] Bonsoir Éric Zemour. Soyez le bienvenu.

L'église a fait les rois, les rois ont fait la nation. La nation a fait la République. La France sans le christianisme n'est plus la France.

Voilà pour l'essentiel de votre livre. Je crois que ça un rapport indirect avec le sujet sur lequel vous souhaitez interpeller Raphaël Gluxman ce soir. pas qu'en fait quand David Pujadas m'a m'a m'a m'a demandé de venir débattre avec vous et qu'on a un peu établi les sujets, vous savez comment ça se passe, la question de l'identité s'est imposée assez vite et d'ailleurs j'ai vu écouter dans vos débats que elle est revenue régulièrement même si vous avez tenté de l'éviter à chaque fois mais on va en reparler.

Euh et quand j'ai euh réfléchi à cette question, je me suis souvenu d'une phrase que vous devez connaître euh et certainement euh qui est euh la suivante : euh quand je vais euh à New York ou à Berlin, euh je me sens beaucoup plus chez moi culturellement. Ah, ça vous plaît pas cette phrase, mais c'est de vous euh que quand je me rends en Picardie. Et pour être tout à fait honnête avec vous, vous disiez après que vous le regrettiez et que c'était ça qui était difficile et cetera.

J'ai écouté votre phrase entièrement parce que je ne suis je ne fais pas aux autres ce qu'on m'a fait pendant toute la campagne présidentielle de prendre une phrase et de la couper au milieu. Euh je vais vous dire en fait cette phrase vous résume et je peux vous dire que ces 3 heures d'émission ne m'ont pas fait changer d'avis. Et ce qui est amusant, c'est que vous dites, vous parlez de la Picardie.

D'ailleurs, vous en avez reparlé ce soir incidemment. Euh je sais pas si vous connaissez vraiment la Picardie. Euh je trouve que oui.

Très bien. Donc vous savez que la Picardie c'est cette terre à proximité de la Belgique où en fait où est né plus ou moins la France où les Frances sont rentré. Le vase de Soisson, c'est la Picardie où toutes ces cathédrales sont innombrables.

Soisson, Amien et cetera, vous connaissez. Et la Picardie, si on remonte le temps, c'est aussi le château de Chantill où ce grand dîner où Louis XIV était reçu et où va-el se tuait parce que il les poissons n'étaient pas arrivés. Puis enfin la Picardie, c'est la bataille de la Somme pendant la guerre 14, tous ces milliers de morts et toutes ces guerres avec l'Allemagne.

Pourquoi je vous dis ça ? Parce que en un mot, en une phrase, vous nous avez dit "En fait la France ça ne me concerne pas. L'histoire de France ne me concerne pas.

Je ne me l'approprie pas. Je ne vous permets pas de dire ça, mais je vous le dis quand même. C'est pas grave.

Mais c'est pas grave. Je vous le dis quand même. Je ne vous le permets pas.

Mais c'est pas grave. Mais c'est pas grave. Et je vais vous dire quelque chose de mieux.

En fait, je vous ai écouté là pour répondre aux gens. C'était affligeant affligeant de banalité et de médiocrité. Vous étiez dans les années 80, monsieur Gusman.

Vous n'avez pas bougé depuis les années 80 alors que le monde a changé. Alors que nous avons eu des monsieur dans les années 40 lesquel ? 1840 ou 1740 ?

En 1900. 1940. Ah vous voulez dire quand on a perdu la guerre.

Bah vous savez moiation de crime contre l'humanité sans doute j'aurais été Ah mais ah c'est intéressant ce que vous dites parce que en général en général mes interlocuteurs attendent un peu avant de me sortir vich parce que ils se sentent en difficulté. alors attendez-mine ma phrase. En fait, vous êtes et vous êtes le fils de votre père évidemment mais le regretter en man et de votre mère aussi évidemment mais vous êtes surtout le fils spirituel de Bernard Henry Lévi.

Vous êtes le même et vous êtes l'identité des peuples vous intéresse quand ce n'est pas l'identité française. Ah c'est sûr que l'Ukraine vous intéresse, la Geéorgie vous intéresse. En fait, vous êtes de ces vous savez Attends, je finis ma phrase.

Je finis ma phrase. Je fin je finis ma phrase et je le laisse parler, promis. Euh vous savez euh Rousseau avait une très belle phrase.

Il disait "Défiez-vous de ces cosmopolites qui cherchent des devoirs qu'il dédaignent auprès de des siens. Tel philosophe tel philosophe aiment les tartares, vous connaissez la suite, on aurait pu dire les ukrainiens, pour être dispensé d'aimer ses voisins. Alors, monsieur Zémoi, je vais vous dire déjà, c'est pasin de débattre avec vous puisque vous êtes un multirécidiviste.

Vous êtes condamné pour un jur racial, pour incitation à la haine religieuse et à la haine raciale. Et mes amis, mais moi je vous ai laissé faire votre tirade d'insulte. Donc vous je vous ai pas insulté du tout.

Donc mes amis me disaient mais pourquoi pourquoi accepter de débattre ? Je vais vous le dire parce que je veux vous combattre partout, vous amis Marine Le Pen, Siotti, vos amis d'extrême droite et je veux vous reprendre le drapeau tricolore des mains. Et c'est l'erreur que vous faites c'est l'erreur que vous faites sur moi, monsieur Zémour.

La France ne vous appartient pas. Ah non, c'est moi qui appartient à la France. Vous n'allez pas vous n'allez pas conquérir ce pays parce qu'en fait vous ne l'aimez pas.

La vérité, vous vous trompez complètement sur moi. S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Vous avez cul et et moi je veux défendre la France patriote ou Attendez, laissez-le parler, s'il vous plaît.

Je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. Vous vous fantasmez une France. qui n'a en fait quasiment jamais existé.

Vous vous êtes, vous citez Joseph de Messre par exemple hein, en exemple, vous êtes du côté de ceux qui sont allés à Saint-Pétersbourg comme Joseph de Mestre parce que la France faisait la révolution. Monsieur, vous êtes totalement écœuré à chaque fois que la France rayonne. Le dernier exemple, le dernier exemple rayon 85 % des Français qui admirent le fait qu'on accueille la terre entière pour faire les Jeux Olympiques, qu'on a une cérémonie d'ouverture.

Vous trouvez ça écœurant, abjecte. À chaque fois que cette France là réussit parce qu'elle ne correspond pas à vos fantasmes, cela vous dégoûte. Par contre, ce que vous faites, c'est que vous vous réjouissez.

Monsieur, du succès de ses adversaires. Vous avez dit que vous vouliez être vous un mini Poutine français, que vous aviez de l'admiration pour Vladimir Poutine, l'homme qui s'attaque aux intérêts stratégiques de notre pays. Vous avez une admiration sans borne parce qu'il fait des milices anti migrant pour monsieur Orbane.

Mais monsieur Orban aujourd'hui au service de la Chine va contribuer à la destruction de notre industrie automobile et la fermeture de nos usines. Vous avez de l'admiration pour monsieur V et monsieur Trump qui sont hostiles aux intérêts de la France et qui passent leur temps à insulter notre pays. La vérité, monsieur, c'est que vous êtes au service d'une tyrannie étrangère, vous êtes au service d'une idéologie, vous êtes au service d'une internationale d'extrême droite, mais vous êtes absolument pas au service de la France réelle.

Et moi je vais vous le dire, votre force elle a été constituée parce que nous les progressistes, la gauche, on a été faune pendant trop longtemps sur ce qu'était la France. Mais là, on va parler de la France, on va raconter la France. Une France, vous rendez compte, vous êtes même contre parce que moi j'ai lu hein Écour.

Donc vous êtes contre L de Nant. Vous êtes vous êtes mais si vous êtes pour la révocation de Lady de Nant. Vous êtes une pensée un peu plus subtile que ça.

Vous êtes Non, non, mais vous êtes un théoricien de la guerre civile en France depuis la guerre les vraies guerres de religion jusqu'à celles que vous allez fantasmer maintenant. Et je vais vous dire le fond de ma pensée. Le fond de ma pensée.

Vous dites des mots qui sont inacceptables. Vous dites l'islamisation c'est comme le Covid, c'est une virus moral. ce que vous dites.

H Et moi moi vous savez à qui vous m'avez fait penser quand j'ai lu ça ? Et bien au prédicateur islamiste que j'ai étudié en Algérie. Il disait la même chose.

Il disait "La France est un virus moral. Alors vous pensez comme eux réponse peut-être des vous êtes profondément étranger à tout ce qui a fait la grandeur de la France. Alors dialoguer Poutine Orbane Van que répondez-vous ?" ÉCemour ?

Bah d'abord tout simplement, vous êtes désormais une des incarnations de la social démocratie ou ce qu'il en reste en France. Donc vous n'êtes pas sans ignorer qu'il y a d'une internationale socialiste et que il y a des partis socialistes, français, allemands, anglais qui pensent à peu près la même chose, en tout cas qui ont les mêmes idées, le même fond idéologique et qui pourtant défendent les intérêts de leur pays, la souveraineté de leur pays. On a même vu les Français, les socialistes français et les socialistes allemands se faire la guerre en 1914.

Donc avoir les mêmes idées, le même substrat idéologique que d'autres en Occident. Je n'ai pas dans mon international des gens qui font la guerre à la France. Je peux répondre.

Vous vous avez dans votre international des gens qui hostile à la France. Je suis désolé, chaque pays défend ses intérêts. Monsieur Trump, lui, défend ses intérêts.

Monsieur Orban que vous avez cité défend ses intérêts et défend son pays contre l'invasion musulmane. Les usines, elles sont allemandes depuis 40 ans. Monsieur Grêque.

Il a il a il a il a il a toutes ses usines allemandes de l'industrie automobile allemande depuis 40 ans. Ça vous répond ? Est-ce que je peux répond ?

Ça dit quelque chose ? By vous savez ce que c'est BD ? Dites-moi.

C'est le leader chinois de l'automobile électrique. Orban vient de les inviter pour contourner l'ensemble de nos Vous allez voir quand Renault va fermer ses Je vous Attends, écoutez-moi. Si Renault ferme, c'est d'abord à cause de nos charges sociales, il y a plus beaucoup d'usin en France.

Et deuxièmement, monsieur Glan, à cause de la réglementation ridicule que vous avez soutenue pour imposer le moteur électrique partout en 2035. C'est ça qui a tué les enfants. VO et je sais mais parce que les Chinois avaient de l'avance et vous n'avez pas compris que nous notre avance c'était sur le moteur ter et donc il fallait les bloquer à la frontière et c'est fallait pas imposer il fallait pas imposer en 2035 le moteur électrique monsieur.

Voilà, de tout simplement, moi je ne vous ai pas coupé donc laissez-moi parler. Parce que sur l'identité Éric Zemour, ce que vous dit Raphaël GXman, c'est quand la France affiche des motifs de fierté comme les Jeux Olympiques, vous n'arrivez pas à vous en réjouir. Je n'ai pas critiqué les Jeux Olympiques.

Ah bon ? Non, j'ai critiqué la cérémonie d'inauguration que j'ai trouvé vulgaire. Est-ce que j'ai le droit ?

Et ben tant mieux pour eux. Est-ce que Est-ce que j'ai le droit de ne pas être dans les 80 ? Non, pas à chaque fois.

Désolé. Deuxièmement, quand vous dites quand vous dites "Excusez-moi la France que j'ai fantasmé". Euh monsieur vous a très bien répondu tout à l'heure, le monsieur de Lièvin, euh "Nous ne vivons pas une immigration comme l'immigration italienne ou d'autres.

Nous vivons une invasion migratoire. Nous y avons une civilisation qui est en train de nous remplacer. Ça c'est la réalité.

L'islam, l'islam est une civilisation. L'islam est une religion. Mais vous auriez dit la même chose des protestants, vous auriez dit la même chose des italiens, vous auriez dit la même chose à chaque fois.

Parlez, est-ce que Qu'est-ce que vous en savez ? Mais est-ce que vous le dites encore dans vos livres ? Est-ce que vous est-ce que va arrêter de me prêter des Vous jugez que les protestants étaient des agents allemands pour déstabiliser ?

Ag anglais anglais et allemand. Ne dit pas n'importe quoi. Ah oui, donc c'était des agents étrangers les protestants étaient liés à l'Angleterre et ils essayaient de faire changer la politique de moins au moins, on peut vous reconnaître une constance dans la dans la lecture de l'histoire de France.

Je je me reconnais une constante, c'est que d'abord moi je j'essaie de comprendre l'histoire de France et je comprends une chose et vous devriez lire par exemple le dernier livre du grand historien Brodel qui est mort tout de suite après dans les années 80 qui s'appelleenté de la France et qui explique que le drame de la France c'est justement une excessive diversité et que cette excessive diversité l'a poussé à des guerres de religion, à des affrontements, à des révolutions. et vous et les vôtres, vous et vos pères AIRS et eres ont favorisé cette extrême diversité avec l'invasion islamique. Et vous continuez, vous nous dites tout à l'heure, j'ai bien je bien vous laisser parler mais peut-être un moment je finis je finis.

Vous vous m'avez bien fait rire, je vous ai écouté tout à l'heure quand vous avez dit "Ah ben on a besoin d'immigrer pour travailler." Est-ce que vous savez, on vous a donné les chiffres je crois, sur 430000 immigrés légaux. Est-ce que vous savez combien viennent pour travailler ?

Je sais pas, ça doit être 50000, ça fait même pas 10 %. Les autres viennent pour se faire soigner parce que ils sont les enfants, les grands-mères, les parents, parce qu'ils sont des étudiants pour la plupart bidons et qui font leurs études en en je sais pas combien d'années. Donc tous ces gens-là, on en a pas besoin.

Ils vivent à nos crochet. On va faire on va faire une diversité diversité vous avez dit quelque chose qui était la diversité é source d'équilibre extrêmement intéressant vous avez dit vous avez dit que le problème de la France c'est que depuis l'origine elle souffrait d'une trop grande diversité et bien vous savez ce qu'a fait la grandeur de la France monsieur Zemour c'est précisément d'avoir été libre parce qu'elle était diverse. Vous connaissez le roman de Renard qui a été le moment fondateur de la France.

C'est la première fois qu'on avait un texte qui était lu partout dans tous les pays. La France s'était identifiée à ce renard qui était inclassable, qui n'était ni un chien ni un loup, qui avait une diversité. Vous vous aimez classer les pays en disant ce ce pays-là à la manière de Carl Schmid que vous citez, ce pays-là qui était un terrorist nazi pour ceux qui ne savaient pas, ce pays-là, oui, mais c'est vrai, ce pays-là est terrien, ce pays-là est maritime.

L'immense problème de la France pour Carl Schmid et pour vous, c'est qu'en fait, on sait pas trop si elle est terrienne et maritime puisqu'elle est à la fois terrienne et maritime. La France est-elle un pays du nord ou du Sud ? Non, non, laissez-moi la France estelle un pays du nord ou un pays du sud, on ne sait pas. son identité est trop diverse et multiple.

Et vous savez quoi ? Pourquoi on a fait la République, monsieur Zémour ? Cette République que vous n'aimez pas.

Pourquoi ? Pourquoi ? Non.

Non. Pourquoi ? Parce que justement nous sommes les héritiers de cette diversité que le fait qu'on ait une identité qui n'est pas univoque, c'est ce qui nous a rendu libre.

C'est ce qui nous a permis d'inventer l'humanisme. C'est ce qui a donné Rablet. C'est ce qui nous a permis, non, c'est ce qui nous a permis d'être la nation des Lumières.

C'est ce qui nous a permis d'être la nation de la révolution. C'est ce qui nous a permis [raclement de gorge] de d'abolir les privilèges. C'est ce qui nous a permis de dire que tous les hommes nés libres et égaux en droit.

C'est ce qui nous a permis de rayonner dans le monde. Peut vous répondre par on peut parler par que je n'ai pas fini. s'il vous plaît, c'est cette diversité que vous condamnez qui a fait de notre pays une grande nation qui a un destin.

Mais moi, vous voyez, je ne rêve pas pour la France d'un destin à la hongroise, à la urbane avec cette corruption, ce népotisme, cet entre soi des milices qui échappent à toute forme de l'égalité dans la rue. Moi je rêve d'un gros pétein pour la France. Monsieur Gluxman, monsieur Gluxman, en Hongrie, il n'y a pas de petite Lola qui se fait découper par une algérienne.

En Hongrie, il n'y a pas de Thomas qui se fait tuer par un shaid. En Hongrie, il n'y a pas une Philippine qui se fait violer et massacrer par un par un Algérien ou un Tunisien. En Hongrie, il n'y a pas un petit Elias qui parce qu'il va jouer au foot se fait tuer par un par un africain qui je m'en foait milliardaire mais je sais pas si votre beau fils serait milliardaire.

En Hongrie, vous obéiriez à Shjinping. En Hongrie, vous obéiriez à Vladimir Poutine. En Hongrie, vous supprimeriez les élections libres les médias ind vous en moquez de ces gens que j'ai cité.

Vous en avez rien à faire, vous en avez rien à faire. Mais ça se voit. Laissez monsieur.

Laissz répondre. Laissez répondre. Laissez répondre.

Laissez le répondre. En fait, non, vous donnez pas le bon exemple. Arrêtez arrêtez arrêtez arrêtez vous ne donnez pas le bon exemple Raphaël Gluxman la diversité quand on la diversité la diversité est-elle toujours heureuse voilà pour la diversité c'est un problème la diversité c'est une chance laiss parler laissezle parler la diversité c'est tout la diversité c'est un problème une opportunité c'est quelque chose à construire une société comme une socié républicaine, monsieur, ça se construit, c'est pas naturel, on construit.

Mais le problème c'est qu'en France, on a abandonner cette construction de la République et que du coup, on se retrouve dans une situation qui est une situation d'archipélisation. Mais vous, ce que vous dites, ce que vous prenez et l'antithèse de ça, c'est l'antithèse de cette intégration. C'est c'est l'antithesse parce qu'en fait vous expliquez que des gens non pas pour ce qu'ils font mais pour ce qu'ils sont n'ont pas vocation à rentrer dans cet ensemble qui est la France.

Monsieur Glxman et et c'est ça il vous répond il vous répond il vous a laissé parler. République la République pardonnez-moi, c'est la loi et l'assimilation ce n'est pas l'intégration. en République sous la 3è République, la dame qui était voilée là avec le hijab qui est toujours là est toujours là elle l' toujours sous la 3è République cette dame n'aurait pas eu le droit de sortir avec son hijab et n'aurait pas eu le droit non plus de travailler parce que je vous dis ça la répuique cette dame n'aurait pas eu le droit de la République la République c'est l'assimilation ça veut dire que dans la République monsieur oui monsieur Glxman excusez-moi dans la République les religions n'ont pas le droit de s'afficher dans l'espace public et donc dans la rue.

Ça c'est la République et c'est l'assimilation puisque vous parlez de la République et quand je vous parlais de la diversité quand je vous parlais de la diversité tous les pouvoirs depuis 1000 ans que ça soit la monarchie que ça soit l'empire que ça soit la République ont justement été obsédés par cette diversité qui pouvait détruire le pays et ils ont essayé de rassembler et de faire ressembler par l'assimilation et souvent par la force. C'est ça que j'essaie de vous expliquer. Réponse de Raphaël Gluxman.

Réponse de Raphaël Gluxman. Attendez. Rép la République n'aurait pas accepté qu'une femme voilée se promène dans la rue absolument.

Et sur quoi vous et même et ben, je vais vous dire sur c'était pas une question oubliez. Je vous pose une pe question parce en fait vous pouvez pas dire ça. Mais si je le dis mais c'est laissez Raphaël Gl vous répondre.

Vous explique vous expliquez que donc dans la 3e République, il y aurait eu la police pour aller enlever son il aurait pas eu la police. Cette dame n'aurait même pas osé. Mais il y avait des religieuses dans la rue sous la 3è République, c'est professionnel de la religion, c'est le christianisme.

Le christianisme, comme je le dis dans mon livre, a fait la France. Ce n'est pas le cas de l'islam. Donc pas le cas.

Je vais vous expliquer puisque vous parlez de la révolution. Mais monsieur vous parlez, je vais vous dire, je vais vous dire, vous parlez de la révolution française. Moi je vais vous dire à la révolution française, il y a un monsieur qui se lève à l'Assemblée nationale en 1989 et qui s'appelle le compte de Clermontonner et on parle, vous connaissez bien sûr, laissez-moi, laissez-moi finir.

J'en ai pour une mine. Vous connaissez le début, vous je les gens ne le connaissent pas forcément. Monsieur Cl Montoner fait un grand discours sur l'émancipation des juifs.

Et qu'est-ce qu'il dit ? Il dit "Je donne tout aux juifs en tant que individu. Individu et je donne rien en tant que peuple." Et ensuite il continue.

Ouais. Il dit "On me dit qu'ils ne veulent pas être citoyens dans ce cas-là qu'on les bannisse. On les banniss je parle maintenant.

Je parle maintenant et vous allez pas m'interrom. Je vous interrompe. Cette femme dont vous avez parlé, elle n'a rien demandé en tant que nation.

Si. Non. Mais non.

Bah donc vous laissez pas parler. Elle n'a rien demandé en tant que nation. Elle n'a rien demandé en tant que nation.

Elle est, elle a dit même qu'elle voulait être citoyenne, qu'elle était citoyenne. Donc en fait ce que vous racontez là c'est n'importe quoi. Et ce que vous nous expliquez c'est qu'en gros la 3ème oreille publique aurait interdit à une femme voilée de marcher dans la rue.

Oui. Et que par contre, elle aurait autorisé une bonne sœur à marcher dans la rue parce que c'est le christianisme. Absolument.

OK. D'ailleurs, il y a eu il y a eu des discussions pour savoir si on autorisait les curé en soutane ou pas. Alors vous voyez, il y a eu des discussions à la à la chambre des députés.

Il y a eu des discussions et et ça a failli être interdit. Donc la laïcité, mais ça m'étonne pas que vous ne la compreniez pas la laïcité. En fait, c'est vous qui la comprenez pas la Mais non, la laïcité c'est le produit Moi, j'ai lu textes sur les guerres de religion.

Vous défendez les ligues catholiques. Je défends pas les catholiques. Si si, contre les protestants et vous et il y a il y a un parti il y a un parti que vous oubliez totalement qui s'appelait le parti des politiques.

Je l'oublie pas du tout. Bah Michel de l'hôpital, je suis désolé. Je l'oublie pas du tout.

Bah si, c'est ce qui a donné ensuite la laïcité, c'est cette capacité qu'on si c'est l'affirmation de l'État contre des définition complètement univoque et réductrices de l'identité. C'est la définition de l'État et progressivement d'une société qui va produire la laïcité. Et la laïcité, monsieur Zébour, c'est ce que vous ne comprenez absolument pas.

La laïcité, elle va regarder les gens pour ce qu'ils font, pas pour ce qu'ils sont. Elle va poser des règles. Et à la fin, vous la seule chose que vous faites, c'est que vous vous jugez les gens sur ce qu'ils sont, pas sur ce qu'ils font.

Et finalement, je je vous dis vraiment, vous avez un point commun massif avec les prédicateurs islamistes et c'est pas un hasard. exprimier une forme de respect pour les djihadistes parce que ben oui parce que en fait vous avez un rapport au monde très proche. Vous ne vous ne voulez qu'une chose, c'est un affrontement généralisé entre deux identités que vous définissez vous-même sans les connaître comme étant parfaitement univoque.

Et le résultat vous allez voir et bien c'est que la France est bien plus forte que ça et que vous ne l'emporterez pas et que nous allons reprendre le métier à tisser de la France républicaine et que vous vous serez en train d'écrire des livres à Saint-Pétersbourg comme votre modèle Joseph de mer au service de Vladimir au service de Vladimir Poutine de Donald Trump de Victor Orban et tous les adversaires de la d'un d'un dictateur georgien aujourd'h le moi je suis pas je suis pas au service je suis pas au service de Poutine moi quand vous vous défendiez l'invasion de la Georgie l'invasion de l'Ukraine quand vous vous défendiez l'invasion de la CRé vous étiez au service de moi moi je luttais pour aider les la résistance des Géorgiens contre la Russiez au service de l'OTAN et vous étiez au service du président géorgien moi aujourd'hui non non aujourd'hui aujourd'hui moi je défends la souveraineté européenne par exemple d'accord et contre le contre bah je je suis rapporteur sur les question de défense. Je réserve les fonds européens aux productions européennes et qui vote contre les textes comme cela parce que ça ennuie le lobby militaro-industriel américain. C'est l'extrême droite que vous représentez monsieur Zim.

C'est monsieur Orban, c'est vos députés au parlementaires alors que les Français sont les premiers bénéficiaires de ces fonds. Mais si la vérité c'est que vous êtes un minéologue européenne l'industrie française sera morte parce que ça les la commission européenne l'industrie allemande personne. Bah vous devriez être content.

Monsieur Zelenski vient en acheter son premarent avec le nôtre. Avec l'argent russe ? Non non avec le nôtre.

Bon, je reviens à notre discussion. Mais oui, on va voir la discussion c'est la question en quelque sorte c'était la France devrait-elle renoncer à ce qu'elle est et notamment à sa laïcité acquise de haute luttes en 1905 selon vous ? Pas du tout justement, mais je ne suis pas d'accord avec la définition de la laïcité.

D'abord, monsieur Glann confond le produit des guerres de religion. Ce n'est pas la laïité, c'est la monarchie absolue. 1, j'ai dis le parti politique 2.

Oui, ça a donné la monarchie absolue avec Henriat puis Louis [raclement de gorge] 14 2. Laïcité, qu'est-ce que c'est la laïcité ? C'est une arme de guerre contre le christianisme.

C'est Gambeta qui dit "Le clairicalisme voile à l'ennemi." C'est le député socialiste Viviani qui dit "Nous avons éteint des lumières dans le ciel qui ne se rallumeront plus. La République a fait la guerre au christianisme.

C'est tout le problème aujourd'hui, c'est que nous avons une société tellement décristianisée que elle est absolument sans défense contre cette invasion et cette colonisation islamique. Parce que quand vous dites la demoiselle veut être citoyenne, non, elle utilise la liberté individu par peut-être. Alors dans ce cas, lui donner la parole mais je mais je débattrai volontiers avec elle une prochaine fois.

Je n'ai pas à mon problème mais j'ai écouté, je vous ai écouté, vous devriez être content. Euh donc non, elle utilise la liberté que permet la société française pour la retourner au service de la colonisation islamique. C'est une stratégie qu'on mise au point les frères musulmans.

Ils appellent ça, vous savez l'islamisation de la connaissance. Mais c'est pas grave, vous lirez les livres de madame Florent Bergot Blacler et vous comprendrez ce que je dis. Est-ce qu'on peut lui donner la parole ?

Est-ce qu'on peut lui donner la parole parce que c'est vrai qu'on parle d'elle à la troisème personne depuis tout à l' pas du tout de me dire que j'utilise quoi que ce soit. Pardon, j'ai pas entendu. Je ne vous permets pas du tout de me dire que j'utilise quoi que ce soit.

Vous mélangez absolument tout. Vous aussi vous voulez m'interdire de parler et de dire ce que je veux. Je n'interdis rien du tout.

Mais c'est normal, en islam, il y a pas de liberté individuelle. C'est ce que vous dites pas la réalité et surtout pas la mienne. Bah c'est pas grave.

Elle elle a une conscience individuelle, elle a le droit de s'exprimer et et on n' pas le droit de parler en son nom et de l'increr dans un projet. de l'islamisation. Arrêtez.

Mais moi en plus ce n'est pas une insulte, c'est un mot que vous connaissez si s'il y en a si si attends s'il y a une personne qui connaît les textes des idéologues islamistes qui a vu le résultat, moi j'étais à Bentala en Algérie et j'ai vu le résultat du terrorisme islamiste hein. J'ai parlé avec ces victimes. J'ai j'ai travaillé dans une rédaction où il y avait les portraits des journalistes morts assassinés par les islamistes.

Et moi ce que j'ai vu c'est qu'il y avait dans ma salle de rédaction des gens qui risquaient leur peau pour dénoncer l'islamisme. Et vous savez quoi ? ces gens, ils étaient musulmans.

Donc en fait, moi je fais la différence entre islam et islamiste, idéologie islamiste. Et vous donc vous vous voyez un musulman et vous êtes sûr que ce musulman est un soldat au service d'un projet idéologicau théologico politique. Bah si parce que là théologicolitique là vous avez parlé à la place d'une dame qui ne se sent pas faire partie de l'ation disait l'homme fait l'histoire mais c'est pas l'histoire qu'il fait laissez terminer laissz term peut-être elle est de bonne fo je je je je pr elle peut-être de bonne foi mais il n'empêche oui elle fait partie d'un projet de conquête d'ailleurs qui est écrit dans le Coran et qui est la conquête de déterr des infidèles par l'islam et en s'affichant ainsi avec un voile elle dit à tout le monde, regardez, la France devient islamique.

C'est tout à fait le projet de l'islam. C'est écrit dans le Coran. Quand Raphaël Gluxman vous dit en Algérie dans cette rédaction, c'était des musulmans qui se battaient contre les islamistes et qui mouraient et qui mouraient et qui en pay le vie.

Vous avez tout à fait raison. Il possibilité de faire une double tirade en fait. J'avais Non mais il y a toujours eu des guerres entre musulmans.

C'est ce qu'ils appellent eux-mêmes la fitna parce que évidemment il y a des affrontements tout à fait légitime entre musulmans. Mais après, il y a ce qui se passe aujourd'hui. Ça fait 20 ans que j'annonce ce que vous avez décrit dans votre dans votre sondage.

Plus de 50 % des jeunes musulmans qui pensent que la charia est supérieure aux lois de la République, c'est la République ça. les euh les les les 50 % de femmes voilées euh des jeunes de moins 25 ans, c'est la République. C'est exactement ce que j'annonçais il y a 20 ans.

Voilà, au début, on m'a dit c'est une folie, ça n'arrivera jamais. Et aujourd'hui, ça arrive. Et dans et dans 10 ans et dans 20 ans, nos filles devront être voilées parce que il y aura une majorité démographique musulmane et donc nos filles devront se soumettre ou partir.

C'est déjà ce qui se passe grâce à des gens comme Raphaël GL. Non mais je vais vous donner un dans grâce à Oui. Grâce à des gens comme vous.

Je vous donner un scénario bien plus probable et on arrive vers le terme de ce débat. un scénario bien plus probable parce que euh je veux bien que vous m'expliquiez qu'il y ait euh une invasion, une colonisation, une armée euh que euh madame là est euh à deux doigts de de prendre le pouvoir dans notre pays et de Mais moi ce que moi ce que ce que je vous dis c'est que le vrai risque c'est qu'il y ait une bascule qui s'opère effectivement dans notre nation. Une vraie le vrai risque c'est que notre nation cesse d'être fidèle à ce qu'elle a quasiment toujours été.

Une terre de liberté, une terre de conquête de droit. Oui. Mais ça vous fait rire parce que vous n'y avez jamais cru.

Non mais pas du tout. Je crois bien sûr, j'explique dans mon livre que la liberté née de l'individu chrétien. Bon et que c'est l'islam qui va tuer la liberté européenne.

Je vous autorise plus à m'interrant vous m'interromp. Laissez le parler s'il vous plaît. Raphaë Guxman.

Le scénario bien plus probable monsieur Zémour c'est que vous et vos amis risquez de prendre le pouvoir et que ce que ça signifierait ça serait la bascule de la France. très loin de son histoire démocratique que on basculerait dans le camp des tyranis. Monsieur Zémour, il y a beaucoup plus de risques.

Oui, monsieur Z. Il y a beaucoup plus de risque pour qu'une invasion de la Russie nous oblige à envoyer des hommes français au front que pour que madame conquier l'Élysée, vous savez. Et et moi je sais, moi je sais, monsieur Zémour, que dans cette confrontation là, vous êtes du mauvais côté de l'histoire.

Vous êtes contre les intérêts de la France quand les hackeurs russes attaquent l'hôpital de Corbeillesson, quand ils attaquent l'hôpital de Versailles, quand ils s'en prennent à notre chaîne de valeur, à nos industries, à nos PME qui produisent des armes, et bien vous monsieur, vous applaudissez Vladimir Poutine par conviction idéologique parce que vous êtes en fait le larbin monsieur Zemour, vous êtes le larbin des V. Vous êtes vous êtes le larbin de Poutin Messi. Vous avez professé votre admiration pour eux.

Je vous êtes au service du nefendez pas la France par monsieur c'est votre dernière intervention au service que de la France moi dernière intervention et conclusion de la géorgie je suis au service que de et je vais vous dire quelque chose. Moi pour l'instant je vois, écoutez-moi, je vois des faits, je vais vous répondre exactement à ce que vous dire. Je vois je vois des faits.

Ce que je vois, c'est que c'est pas des soldats russes qui tuent nos enfants. Ce n'est pas un soldat russe qui a tué Philippines. Ce n'est pas un soldat russe qui a tué Thomas.

Donc ceux qui meurent aujourd'hui, ce sont des jeunes français qui sont tués par des racailles islamiques. C'est tout ce que je vois. Pour l'instant, la menace, c'est cela.

La menace c'est ce sondage avec pardon mot des racaill islamistes ? Oui bien sûr. Islamiques.

Ce sont des racaills islamiques. Il tue au nom d'Allah. Vous m'excusez ?

Ils disent Allah est grand et il tue. À crépul. À crépul.

Ils disent on va tuer du blanc et on va tuer du français. C'est la même chose. C'est du djihad.

C'est exactement la même chose. Et si comprenez que en islam la religion c'est une nation. En vérité tout le problème est là. c'est que l'islam est un pays.

C'est pour ça que je vous citais Clair Tonner tout à l'heure et et c'est tout le problème d'ailleurs pour les musulmans. Je le reconnais volontiers. le le le drame, c'est cela et qui qu'on est en train de payer aujourd'hui.

On voit ce sondage, on voit toute une jeunesse musulmane qui, contrairement à leurs parents et à leurs grands-parents, ne fait plus l'effort d'essayer de comprendre la société française parce que en général, il la déteste et que il se il se replie sur une religion qui est en vérité un pays. Et pardon c'est de de vous interrompre mais Erine, on peut penser ce qu'on veut de son voile mais tout à l'heure elle nous disait "Je voudrais travailler à l'école, je voudrais travailler à l'hôpital." Elle en a pas le droit parce que c'est la laïcité et ça a été rappelé clairement mais elle ne manifeste pas une volonté de se séparer.

Elle manifeste une volonté de je prendre sa place dans la société française. Mais pour si elle veut prendre sa place dans la société française, elle peut enlever son voile, il y a aucun problème et elle sera accueillie les bras ouverts. Bon déjà, je trouve que c'est quelqu'un qui est là, qui est une personne qui peut parler, qui a parlé avec laquelle on a eu un échange et de l'apprendre comme un objet de cette maniè objet là.

Je suis prêt si je vais pas prendre du de vos temps de parole pour débattre avec mademoiselle mais je suis prêt à débattre avec mademoiselle. J'ai aucun problème. Monsieur Zor je n'ai aucune faiblesse sur l'islamisme sur l'idéologie islamiste.

Et ce n'est pas une idéologie mais c'est toute la différence. Vous votre obsession de l'islam votre obsession de l'islam est telle que vous pensez que c'est c'est votre seul problème ? Pas du tout.

Bah si parce que au nom de votre lutte contre l'islam malgré vos similitudes avec avec les prédicateurs islamist vous avez la même vision de l'identité bien sûr. Bah oui mais j'espère bien. J'espère aussi qu'ils compareront les phrases des uns et des autres.

Et bien vous êtes prêt à zapper tous les autres problèmes de la société et vous êtes prêt à vous allier à la Chine de Shisinping, à Victor Orban, à Vladimir Poutine, à Donald Trump. Vous êtes prêt à tous aborder ? En fait, vous n'aimez pas la France.

Vous aimez votre propre obsession. Vous aimez votre fantasme de ce que la France aurait dû être. Est-ce que malheureusement pour vous, elle n'a jamais été, elle n'a jamais ressemblé à ce que vous voulez qu'elle soit en France dans les années 60.

Est-ce que vous là, monsieur Glxman ? Vous n'étiez pas né ? Je vous avoue, je suis plus jeune que Oui.

Bah oui. Donc ne parlez pas de ce que vous n'avez pas connu. Moi, j'ai connu une France qui n'était pas celle d'aujourd'hui.

Que ça vous plaise ou non. Monsieur Zant, la France, elle a toujours changé et les gens dans votre style ont toujours ont toujours condamné l'époque dans laquelle ils vien. Moi, moi voilà, je vais vous dire une chose.

Moi, je veux que la France telle qu'elle existe aujourd'hui réussisse. Moi, je veux que la France telle qu'elle existe aujourd'hui produise son propre destin. Moi, je veux que la France telle qu'elle existe aujourd'hui devienne autonome, puisse choisir son destin et qu'elle est un grand destin.

Monsieur Zémour, des mots ça. Mais non, ce ne sont pas des mots. Ce sont pas ce ne sont pas des mots, monsieur Zémour.

Ce ne sont pas des mots, ce sont des décisions politiques de revitaliser l'école, d'investir dans les services publics, de faire en sorte qu'on ait des politiques commerciales qui favorisent nos propres productions. C'est pas des mots, c'est des usines qui ouvrent ou qui ferment. Allez, allez, dites ça.

Allez, dites ça à vos amis de la Commission européenne et à vos amis de gauche. Mais moi, je je me je me bat je me bats pour un souverainisme industriel européen depuis des années. Et je vais vous dire une chose, on n'est pas loin d'être d'accord làdessus.

Au moins, voyez, on termine sur nous n'avons aucun point d'accord parce que au Parlement européen, vous refusez même cela. Vous refusez cela à chaque fois parce que vous voulez pas donner plus de pouvoir à l'Europe parce que votre obsession antie-européenne vous conduit à sacrifier les industries françaises. Monsieur Zour, vous êtes tellement un que vous prenez des décisions à chaque fois en en fonction de vos obsessions et contre les intérêts français.

Il était de l'intérêt de la France de ces industries de voter pour le fond européen de défense. Vous êtes contre. Il était de l'intérêt de la France et de ces industries pas du jeu d'installer des défenses commerciales, de donner la préférence européenne de faire un bail européen à il est mais non parce que ça va donner plus de pouvoir à l'échelon européen et donc vous allez être contre.

Faut pas donner de plus de pouvoir à la Commission européenne de la fin. Ce que vous défendez, c'est une toute France hongroise qui sera en train de se prosterner devant des grands empires. Merci pour ce débat.

On a essayé s'il vous plaît. Il reste une question à poser. Rapha, merci en tout cas pour ce débat.

Merci Zemour d'avoir débattu avec lui. Même si parfois on ne peut pas dire que les règles euh comment dire d'un grand respect de la parole de l'autre mais de chaque côté ont toujours été respecté. On a essayé, parfois vous êtes un peu marché sur les pieds mais euh on a aussi bien entendu vos divergences.

Mais c'est ça la France et la démocratie en France. Il reste à vous poser la dernière question Raphaël Guxman. On vous a entendu répondre aux uns et aux autres et c'est le moment de les remercier.

Rester avec nous, on en a Oui, vous pouvez rester quelques minutes. Écour et puis les réponses vous intéressent. Il il va il va m'interrompre pendant que non non non, c'est pas la règle du jeu est fixée.

Vous avez répondu aux uns et aux autres. Chacun jugera de la qualité ou pas et de la précision ou pas de vos réponse. Assister à mon jugement parce que là non non non, c'est pas le jugement, c'est la question à vous.

Ah la dernière question compte tenu de cette démarche, compte tenu de l'avancée peu à peu de votre programme, est-ce que ça vous conduit à nous annoncer que vous serez candidat à l'élection présidentielle de 2027 ? Non, parce que comme vous l'avez dit, c'est une démarche, enfin c'est pas du tout le moment. Moi, ce que je pense, c'est que notre espace politique, il a souffert justement de pas avoir produit une vision, de pas avoir produit un projet.

Et vous avez vu ce soir dans notre dans nos échanges que ce projet il est pas encore abouti. Je ça fait 1 an et demi qu'on travaille de manière collective. Il y a 3000 adhérents.

Bah oui, mais parce que 3000 adhérents pour produire une vision, un projet, un programme pour le pays qui travaillent jour et nuit à ça, qui sont au contact de la société française, qui vont parler au patrons, qui vont parler au syndicalistes, qui vont parler à tout ce qui fait la richesse de la société française. Ça prend du temps. Mais moi ce que je pense, c'est que c'est un temps qui n'a jamais été consacré en fait par notre espace politique.

Et donc, on est arrivé aux élections disant "Nous ne sommes ni Mélenchon ni Macron." Bah oui, mais non en fait ça suffit pas ça. Il faut dire ce que tu es ce que tu proposes.

Et donc c'est dans ce travail là qu'on est lancé. Non mais c'est dans ce travail là qu'on est lancé et ensuite moi je je suis je serais dévoué corps et âme au fait que cette ligne politique là qui ne satisfait pas tout le monde mais qui est cla et qui s'assume qui est une ligne social-démocrate écologist profondément viscéralement démocrate soit en mesure de gagner les élections nationales en 2027. Je je ferai tout pour cela et je vais vous dire une chose.

Je pense que les élections si si c'est la meilleure des solutions, vous êtes prêts candidat dans ce cas-là. C'est trop tôt pour y répondre parce que personne ne sait aujourd'hui qui est la meilleure des incarnations. Donc maintenant, ce que je vais vous dire, c'est juste que ces élections, ce seront des élections.

Moi, j'aime pas le truc la tarte à la crème de dire oui, c'est la rencontre entre un homme et un peuple. Non, sera la rencontre de la France avec elle-même et ce seront des élections décisives. Quel visage notre pays veut-il prendre ?

Quel destin veux-il ? Alors là, ça sera beaucoup plus décisif parce que la vérité c'est que moi j'ai grandi, j'étais j'ai j'ai eu la chance d'aller à Sciencepo et à Sciencep les gens il discutaient et à l'époque c'était qui va choisir Chirak, qui va choisir Jospin ou Jupé Jospin. C'était des choix qui étaient des choix som toutes avec des vraies différences mais qui étaient des choix de nuance.

Personne ne pensait que si Jacques Chirac gagnait quand on était de gauche, ça allait tout changer dans le destin du pays. De la même manière, les gens de droite disaient pas que la victoire de Lionel Josemain allait tout changer dans le dessin du pays. Là, je pense que cette fois-ci, oui, la bascule peut-être totale et qu'en fait c'est un référendum sur le destin du pays.

Et donc quand quand j'entends des doutes sur la politique, je les entends et je les comprends et d'ailleurs je pense qu'ils sont partiellement quand même assez justifiés mais cette fois-ci personne pourra s'en désintéresser parce que c'est vraiment une question pour la démocratie française de vie ou une mort ce qui va se produire. Alors, on a compris que vous ne l'excluez pas mais que pour vous, il est prématuré de répondre à cette question. Mais parce que j'ai ça donne le vertige.

Moi, je je il faut être en fait prendre ce genre de décision à la légère arrivé dire "Oui, moi voilà, c'est ne pas comprendre les enjeux partout où vous allez aujourd'hui en France. Quand vous allez à l'hôpital, c'est une cocotte minute. Quand vous allez à l'école, c'est une cocotte minute.

Quand vous allez rencontrer des agriculteurs, ils vous font part d'une colère. Quand vous allez dans les usines, vous avez la perspective d'une concurrence chinoise qui rboise l'ensemble de notre industrie. En fait, vous êtes dans une situation quand vous allez avec la police ou avec la justice, c'est une cocotte.

Donc on est dans une situation tellement sérieuse, tellement grave, tellement dangereuse qu'en fait chaque responsable politique doit désormais considérer ses actions, ses mots avec une forme de gravité qui a trop souvent manqué dans le passé. Est-ce que vous en avez envie ou est-ce que même cette questionl est prématurée ? L'envie.

En tout cas, moi je je vais vous dire, j'ai envie déjà j'avais envie de venir ce soir. J'ai envie de continuer ce que je fais maintenant, c'est-à-dire de traverser le pays sans faire de photos, sans caméras pour échanger de jours avec tel agriculteur dans Ardèche, la nuit de avec Aurélien Rousseau et la brigade antic criminalité dans les Yvelines, d'aller dans les usines de l'est. Moi, j'ai envie d'échanger, j'ai envie de me nourrir et j'ai envie surtout de montrer qu'en fait la France humaniste n'est pas morte et que il y a aucune raison là de se résigner au triomphe de monsieur Zemour et de madame Le Pen.

Ils n'ont pas gagné et ils ne gagneront pas. Merci Raphaël Gluxman d'avoir accepté ce soir cette confrontation d'idée face au français et face. Merci encore Zemour.

Merdeci.