Aller au contenu
Tous les transcripts
Débatyoutube.com· 25 juin 2026 55 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

La France peut-elle encore éviter une nouvelle étrange défaite ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:19OuverteRéponse directe

    La France traverse-t-elle la crise la plus grave de son histoire depuis la Seconde Guerre mondiale ?

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que la crise de la dette est le problème le plus important pour la France ?

  • 7:24OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui est le plus important entre la crise de la dette et la crise identitaire ?

  • 11:04FerméeRéponse directe

    Qu'est-ce que vous mettez derrière le concept de remigration ?

  • 11:46RelanceRéponse directe

    Est-ce que votre mécanisme de remigration ne conduit pas à la guerre civile ?

  • 13:13FerméeRéponse directe

    Qu'est-ce que vous mettez derrière le concept de remigration pour les Français de nationalité française ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Promenez-vous dans les rues et regardez les échafaudages. Qui est sur les échafaudages ? C'est pas Zmour qui est sur les échaudes. Oh là là, c'est pas ses amis qui dites pas oh là là là franchement Françou c'est vraiment un argument qui est dans les arrières cuisines des restaurants. Voilà, c'est pas les hmours qui sont dans les arrières cuisines des restaurants. Alors là vous avez tort mais bon pas moi. Pas moi. Certes. Moi j'ai fait des études supérieures mais dans ma famille oui. Voilà. Voilà. Qui qui s'occupe dans les épades ? Tout cela, les échafaudages, les arrière cuisines, les épates, quand ils entendent Zmour, ils se disent "Ce type là, il va nous chasser.

0:43
Non speech

[musique]

0:52
Locuteur

Esprit libre, la grande émission de débat et de décryptage du Figaro et du Figaro magazine. Un jeudi par mois, nous recevons deux personnalités pour approfondir un grand sujet d'actualité. La France est-elle condamnée à une nouvelle étrange défaite ? Qui sont les responsables du suicide ? Est-ce les Français eux-mêmes ou les élites qui les dirigent ? Quelles sont les conditions du sursaut ? Tout de suite, les réponses de nos deux esprits libres. Éric Zémour, François Baou, bonsoir. Bonjour. Bonsoir. Très heureux de de vous recevoir. Euh vous êtes chacun président d'un mouvement politique, mais vous êtes aussi écrivain et vous venez pour nous parler de vos livres respectifs.

François Baou, vous êtes l'auteur d'alerte sur la France qui vient. C'est aux éditions de l'Observatoire et Éric Zemour. Euh vous êtes l'auteur du suicide français, un immense succès euh en 2014 qui ressort euh aujourd'hui qui ressort euh en France à l'occasion également de la sortie d'un documentaire qui sera diffusé le 30 juin sur Canal Plus et euh à l'occasion de son édition américaine, le suicide de la France, la révolution qui a détruit euh la nation. Euh merci euh d'être d'être ici. Euh je le disais, vous avez finalement euh deux des points communs, Éric Zemour et François Baou. Vous êtes tous les deux euh des hommes politiques euh désormais, mais aussi euh euh des écrivains.

Et je dirais que le le point commun en lisant vos livres respectifs, c'est que vous partagez malgré tout en partie un même un même constat. Euh en vous lisant, on a le sentiment que la France traverse une crise existentielle et vous allez peut-être, ce sera la première question, euh peut-être la la crise la plus grave ou l'une des plus graves de son histoire. Est-ce que je me trompe François Baïou ? Non, c'est vrai.

C'est euh si on considère [raclement de gorge] euh depuis la guerre ou depuis les guerres puisque entre la Première Guerre mondiale et la seconde guerre mondiale, je dis seconde en espérant que mon expression grammaticale est juste parce que euh peut-être faudrait dire la 2e guerre mondiale. Mais bon, en espérant que depuis la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Algérie, c'est en effet l'épreuve qui vient parce que le titre c'est alerte sur la France qui vient euh que personne ne mesure, que personne ne veut mesurer dans le monde politique dont les Français ont maintenant depuis que j'ai lancé la campagne sur la d'être une idée vague.

Il pense que c'est embêtant mais que c'est pour plus tard. Or, nous sommes aujourd'hui en plein dans la dévitalisation du pays qui fait que ses ressources, sa capacité de travail, son son intelligence, ses inventions vont être captées et bien au-delà. par l'obligation dans laquelle nous sommes de payer à nos créanciers les intérêts de la dette. Or, nos créanciers sont étrangers. Nos créanciers sont pour près de 60 % étrangers.

de sorte que l'année prochaine la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez qu'Éric Zemour paye beaucoup que que ceux qui sont là paient pour chacun d'entre eux et tous nos compatriotes sans exception la totalité de l'impôt sur le revenu ne suffira pas à payer les intérêts de la dette. Je sais pas si on se rend compte ce que ça veut dire comme hémorragie. C'est le terme qui me paraît le plus adopté, le plus adapté comme hémorragie de [raclement de gorge] de la substance du pays et qui quitte la France alors qu'on aurait tellement besoin de cet argent pour les grandes mutations qui viennent.

Voilà le le Alors, je décris les je décris pour la première fois parce que je crois pas qu'il y ait de livres qui décrivent la dette comme ça. Euh pour la première fois le mécanisme de la dette, pour la première fois les conséquences de la dette. et je décris le passage à Maton où j'ai essayé après avoir fait adopter les budgets. Après avoir, je pense que ça mérite qu'on le dise en une phrase, après [raclement de gorge] avoir réussi à faire baisser le déficit de la France de plus de 0,70 points, c'est-à-dire une baisse du déficit qui a jamais été obtenue depuis très longtemps, depuis plus de 10 ans.

Après avoir fait tout ça, j'ai voulu lancer cette épreuve de vérité sur la dette, ce que les partis politiques ont refusé de suivre parce qu'ils préfèrent ignorer la réalité sur ce sujet comme sur bien, je vais je vais donner la la parole à Éric [raclement de gorge] Zemour, mais François Baou, vous avez été premier ministre, un premier ministre la lanceur d'alerte d'une certaine manière qui a demandé la confiance, un vote de confiance qu'il l'a pas obtenu mais sur cette question de la dette. En vous lisant euh on comprend que c'est pas seulement une crise euh économique et financière, mais que c'est une crise aussi euh morale et politique.

Est-ce que vous avez suffisamment réussi à le faire comprendre au français lorsque vous ét premier ministre fait pour le faire comprendre ce que personne n'a jamais fait. De même que Mind France l'avait fait avait choisi le même chemin pour faire entendre au pays qu'on avait devant nous la décolonisation comme une menace de chaque seconde et qu'il fallait l'affronter. [raclement de gorge] De même que de Gaulle à deux reprises après la guerre et au moment de son référendum avait essayé d'expliquer aux Français qu'il fallait changer la manière de les gouverner, que la place des partis politiques qui étaient des des blocages et des freins et des perpétuelles influencent pour s'échapper.

Euh bah ça fait au moins deux exemples. Alors, je dis pas que je suis au niveau de ces exemples là historiquement, mais ce sont deux exemples de gens qui ont dit "Ça ne sert à rien de gouverner pour éviter les problèmes. Ça ne sert à rien de gouverner simplement pour être au pouvoir, pour avoir des galons sur les épaules. La seule chose qui vaille, c'est que les Français acceptent et se confrontent à la vérité. Si vous n'avez pas le soutien des Français, ces politiques ne servent à rien. C'est pourquoi le travail de de persuasion de l'opinion est un travail absolument essentiel sur ce sujet comme sur d'autres. Éric Zbo je l'ai dit en préambule.

Je pense que vous pensez que la France est confrontée à l'une des crises les plus graves de son histoire si ce n'est la crise la plus grave. Est-ce que dans cette crise le plus important c'est la crise de la dette ? Si vous voulez, j'ai lu le livre de François Baïou. D'ailleurs, vous avez dit tout à l'heure qu'on a des points commun et je m'amusais à retenir certaines de vos formules que j'avais soit déjà écrit, ça veut pas dire que vous me copiez, évidemment, vous voyez ce que je veux dire. Et c'était assez amusant.

à un moment vous dites euh il est très difficile d'être seul quand on voir les choses et que personne ne veut voir et [grognement] j'aurais pu écrire la même chose ou j'ai écrit la même chose. Et vous citez même et ça c'était vraiment ça m'a fait beaucoup sourire. Euh vous savez la fameuse prophétie de de Jérémie euh qui disait euh les les gens ont ont mangé des des euh fruits des fruits trop verts et les enfants ont eu les dents euh et je le mettais en exergue d'un des d'une des parties du suicide français. Donc ça m'a ça m'a amusé cet effet miroir. Bon deuxième chose, je ne veux pas rentrer dans une bataille. Qu'est-ce qui est le plus important ?

Je veux dire sur le plan de l'action politique, sur le plan de l'action politique, vous allez pas dire lundi je m'occupe du grand remplacement et mardi je m'occupe de la dette.

C'est évident qu'il faut traiter tous les problèmes de conserve et et donc tout est est pas sur le même plan mais voilà en tout cas pour un responsable pour un responsable politique et quand quand vous avez les manettes, c'est évident que ça se fonctionne en revanche moi ce que j'ai dit depuis des années depuis que je me suis lancé dans la bataille présidentielle en 2022 c'est que sur le plan civilisationnel métapolitique culturel il y a une hiérarchie entre voir le peuple de souche français devenir minoritaire sur son sol et être remplacé par un peuple d'une autre civilisation et le fait de rembourser à des créanciers une dette de plus en plus importante.

Je dis bien encore une fois, ce n'est pas sur le plan de l'action politique, c'est sur le plan de l'existentiel. Je donne un seul exemple assez simple à comprendre. Les pays de l'Est euh Russie et euh euh pays de l'Est de l'Europe ont été ruinés par le communisme. Quand ils sont sortis du communisme, au bout de 50 ans ou 70 ans de communisme, ils se sont redressés. Ils prospèrent pour beaucoup aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que le peuple était resté le même. C'était le même peuple qui était sous le communisme et qui était après. Voyez donc ça c'est la c'est la grande différence. Mais maintenant on va parler de la dette, on va parler des remèdes à la dette.

Mais moi euh je pense que euh le problème effectivement existentiel du pays, c'est que son peuple est en train d'être grand remplacé par un peuple d'une autre civilisation qui euh et ça change tout. On n'est plus dans les mécanismes d'immigration traditionnelle avec intégration, assimilation et cetera. On est dans l'affrontement de deux peuples et le remplacement de l'un par l'autre avec toute la violence qui s'exprime avec, c'est-à-dire les vols, les viols, les trafics de drogu et cetera, qui ne sont pas, contrairement à ce que disent les politiques et les médias, de la délinquence, mais pour moi qui sont des actes de guerre, de guerri entre eux deux peuples qui se disputent une même terre.

François Barou, vous parlez assez peu finalement de de ces questionsl vous avez parlé de l'école, de l'identité, il en parle mais c'est pas le cœur le cœur du livre. On a le sentiment qu'il y a quand même deux inquiétudes différentes. Une inquiétude d'ordre économique et social et une inquiétude effectivement liée à l'identité, même si les questions les deux questions peuvent se rejoindre. Du coup, je je vous écoute. Alors, pour corriger les choses et Éric Zour a l'objectivité de le dire, [raclement de gorge] il y a dans ce livre un chapitre à mon avis essentiel sur ces questions d'immigration et de coexistence.

J'ai une très grande différence avec Éric Zemour, c'est que son mécanisme conduit à la guerre civil. [grognement] Et je pense qu'il y pense. Pour dire la vérité, je suis ces déclarations, connais depuis longtemps. Au bout de son chemin, il y a un peuple qui veut nous envahir. Qu'est-ce qu'on fait ? Et Éric Zemou répond : "On fait la remigration, on les oblige à partir." Et si vous croyez qu'on peut obliger des Français de notre nationalité et de notre nationalité depuis longtemps, pour beaucoup d'entre eux, c'est trois générations, quatre générations. Si vous pensez qu'on peut dire comme ça, vous allez partir, alors il y a deux conséquences. La première conséquence, c'est la guerre civile.

Et je répète que je pense qu'il que c'est sur son sa manière de réfléchir un peu. Et la deuxième, c'est que vousz la montée sans mesure de ceux qui alors sont des ennemis de notre société civilisation, mais qui ont une stratégie solide, méditée, réfléchie à savoir et Mélenchon. Eux, ils savent exactement ce qu'ils font. Ils savent ils sont eux, ils font, s'ils le faisait, brûler des sierges tous les jours pour que Zemmour continuent.

à à évoquer l'idée qui vont devoir partir parce que tous ceux à qui vous dites français, français avec les papiers, pas français de papier, français de nationalité, de droit, de de services, si vous leur dites "Ces gens-là veulent vous chasser, qu'est-ce qu'ils vont faire ?" Et ben, ils se réunissent en disant "La Nouvelle-France, c'est nous." C'est exactement ce qu'ils font. Est-ce que vous voulez chasser juste deux, vous allez répondre mais deux questions quand même parce que c'est pas si clair que ça. Qu'est-ce que vous mettez derrière le concept de remigration ? Est-ce qu'il s'agit de gens qui ont la nationalité française ou pas ? Et ensuite est-ce que vous souhaitez la guerre civile ?

Parce que c'est ce que François Baou l'a pas dit. Il le souhaitait mais il l'a suggéré. Il faut faut être honnête dans le débat. J'ai dit disons précisément les choses parce que c'est très important, n'est-ce pas ? Le moment qu'on est en train de vivre. C'est pour ça il y a il y a euh 40 pages dans le livre sur ce sujet. Le moment que nous sommes en train de vivre est absolument crucial au sens qu'on est au carrefour des choses et le le cette appropriation du débat par les frères Siamois les les que sont Zmour d'un côté et Mélenchon de l'autre les deux faces de la même médaille ceux d'ailleurs qui emploient quasiment les mêmes mots puisque France [grognement] éternel contre Nouvelle-Fance.

L'idée que ils vont partir, qu'on va les faire partir, pas seulement eux, les juifs aussi. Je dis ça parce que il y a eu cette semaine même un discours de Mélenchon, si on l'écoute bien, on va on va voir ce qu'il insinue à l'usage des populations qui cherchent. Et donc cette cette logique de la situation, elle favorise incroyablement l'extrême gauche. Elle favorise incroyablement le le le on est chez nous euh qu'on qu'on tribunes de rugby. On va laisser répondre. D'abord, je repose précisément répond à votre question. La remigration concerne un évidemment les illégaux. Je rappelle qu'on ne renvoie que 10 % des gens à qui on délivre des OQTF.

Euh les donc les illégaux premièrement, deuxièmement, les délinquants étrangers qui représentent 25 % de nos prisons. On dit qu'elles sont à rabord mais euh il y a 25 % qui sont étrangers. Et puis c'est là que on peut discuter parce que j'imagine que les deux premiers vous ne les discuterez guerre même si vous n'y arrivez pas. Pas plus que vous d'ailleurs que les autres. Personne. Personne pour l'instant. Pour l'instant, on est d'accord. Ensuite il y a Moi, j'estime que il faut étendre le comment vous dire l'abolition de la nationalité française pour les doubles nationaux délinquants. Ça existe déjà. C'est l'article 251, je crois, du code civil.

C'est une mesure d'ailleurs révolutionnaire depuis la révolution, je veux dire, euh qui prévoit la déchéance de nationalité pour les gens qui sont ennemis de l'État. Moi, je considère que d'abord ces gens-là sont des doubles nationaux. Ils sont tous doubles nationaux. Il faut bien que les gens comprennent que la nationalité algérienne, marocaine, tunisienne, malienne, ne se perd jamais de père en fils en petitfils.

Et deuxièmement, j'estime que ces gens-là, s'ils sont trafiquants de drogue, s'ils sont violeurs, s'ils sont criminels n'ont rien à faire en France et donc qu'il faut les déchoirs de nationalité et les renvoyer comme avait voulu d'ailleurs faire François Hollande pour les terroristes. Voilà mon cadre de la remigration et je compte renvoyer aussi, mais là ça n'a rien de choquant si on sort un peu de la France, les gens qui sont au chômage de très longue durée comme font les Suisses, comme font les Américains et cetera. Là, j'ai posé le cadre.

Maintenant, je reviens à ce que m'a dit François Baou parce que c'est quand même un débat et que il me parle de guerre civile, il dit que ça c'est dans mon esprit. Vous avez tout à fait raison. Ça me hante, on est tout à fait d'accord. Je le vois arriver de façon évidente, mais ce n'est pas moi qui la provoque, cher François. Je pense moi, si vous voulez que la guerre civile a déjà commencé et que quand vous voyez ce que j'appelle les francoit, c'est-à-dire le nombre incalculable de petits français qui se font massacrer à la machette ou au coup de couteau par des arabos-musulmans ou des africains, moi j'appelle ça le début de la guerre civile.

François Baïou connaît peut-être mieux que moi d'ailleurs l'histoire des guerres de religion parce que évidemment c'est une guerre de religion et il sait très bien et vous savez très bien que la Saint-Barteléie de 1572 n'est que l'Acmé d'une guerre qui a commencé 50 ans plus tôt entre les catholiques et les protestants. On sera d'accord là-dessus. Je pense que nous sommes dans la même situation et que nous avons commencé une espèce de guerre de religion qui commence par des guerrias. Maintenant, dernier point sur Mélenchon, vous dites "On est les deux phases d'une même pièce". C'est à la fois très juste et très faux. Si je vous me permettez, je continue et je vous rendrai la parole après.

Euh vous avez raison sur un point fondamental. Je pense qu'aujourd'hui et ça va être le phénomène politique du 20e siècle, on le voit en Angleterre, on le voit en France, on le voit en Allemagne, va être l'affrontement autour de ce clivage ethnico-ciilisationnel. Et donc vous avez raison, Mélenchon a pris la partie pro islamique si j'ose dire, pro palestinienne et cetera. Et moi, j'ai pris la partie France éternelle parce que excusez-moi, moi le peuple français m'a accueilli, je l'aime et je veux le défendre contre ses ennemis. Voilà, c'est la mission que je me suis donné par d'abord souvenir de mes parents, de mes grands-parents qui ont aimé la France de façon folle.

Vous comprenez le sens dans lequel j'emploie ? Et je oui, je veux défendre le peuple français qui est pour moi envahi et colonisé. Mais ça ne veut pas dire que c'est moi le responsable de cela, ni même Mélenchon, pardonnez-moi, monsieur Bairrou, en vérité, le responsable, c'est vous. Je veux dire, vous vous avez compris la politique qui est menée depuis 40 ans au nom des grands principes des droits de l'homme de l'universalisme de la France et qui fait rentrer des millions d'immigrés venus de contré d'Afrique et du Maghreb qui le font venir ici, qui ne renvoi personne, qui ne sanctionnent personne et qui font monter ce peuple étranger sur notre sol.

Mélenchon est le produit de la politique de Macron, de Hollande, de Sarkozy, de Chirak, de Mitteran, de Shiscar. Mélenchon, il n'a fait que prendre le bénéfice de cela, c'est tout. Alors, évidemment, vous dites "Ah mais il façonne et ils font monter les tensions Non, on est le produit de ces tension et la politique, vous savez très bien, c'est l'affrontement autour d'un clivage qui résume l'époque. Au 19e siècle, c'était la question sociale, la question ouvrière. Au 18e siècle, c'était la question du pouvoir, du roi, de la liberté et cetera. Tout ça, vous le savez aussi bien que moi. Et ben aujourd'hui, oui, je pense que la question est celle de l'identité et de la civilisation.

Alors, vous voyez, il faut il faut essayer de démonter tout ça parce que c'est absolument vital au sens propre du mot pour le pays. D'abord, [raclement de gorge] Éric Zemour a juste titre rappelé que j'ai écrit beaucoup de livres sur les guerres de religion et sur la figure d'Henry I qui nous a permis de sortir des guerres de religion avec les de Nantes. Je suis pas d'accord. D'accord. Non mais on va en parler, je vous me permettez. Si vous me permettez, je c'est pas un argument d'autorité mais que Henri I en 1598 et signé les dit Nantes et que ça a fait 80 ans de paix, sauf que les hmurs de l'époque ont obligé Louis XIV. Non non, monsieur Bou, non, je suis pas d'accord avec ça.

Pardonnez-moi, mais laissez-moi parler. Je vous laisse parler. On refera le débat historique sur la laïcité. Est-ce que laité c'est vraiment le vient vraiment de l'IT nant ou est-ce que c'est c'est l'inverse ? C'est un débat passionnant mais ça pourrait presque faire une émission. Excusez-moi mais les Nant c'est le premier pas de la laïcité et le chapitre que dans ce livre je consacre à ce sujet dit que la laïcité va beaucoup plus loin. La laïcité c'est Blaise Pascal, c'est-à-dire le plus grand philosophe du millénaire. Ça, on est d'accord. Pas extraordinairement bouleversante et révolutionnaire.

Il dit il y a le pouvoir, qui a la force, l'armée, le il y a la science et il y a l'amour, la religion, le et aucun des trois pouvoirs n'a n'ait d'empiéter sur l'autre. Aucun des trois pouvoirs ne doit diriger l'autre. Et la laïcité, ça va encore plus loin. C'est c'est pas seulement j'accepte que tu sois différent. C'est pas seulement je ne veux pas que la religion fasse la loi. Mais c'est plus que ça. C'est je suis content que tu existes alors que tu es différent de moi. Et c'est et c'est une chose non je je un peu plus un peu plus loin. Je suis pas du tout à la fin. Je suis au début du [rires] du Non parce que je veux répondre à ça. C'est vraiment important.

Je vous assure, je ne suis pas d'accord avec votre conception de la laïcité. Je ne suis pas d'accord sur Henry 4AT, mais Alexandre a raison. On pourrait faire une une expression. Moi, je pense que Henricat avec le les Nant a a fait une pause magnifique, importante, mais que finalement c'est Richelieu en liquidant la Rochelle qui a réglé la question protestante et voyez et il a eu besoin de le faire près de 20 ans plus tard. Donc, c'était pas réglé la question. Merci. Merci parce que on pouvait pas trouver meilleure démonstration mais absolument. Qu'est-ce qu'il dit ? Oui, il dit il faut les liquider. Non, je dis je dis la Relle la Relle François Baou état dans l'état. Non. Oui.

Et vous savez très bien mais c'est je mais on est on n'est pas d'accord là-dessus. Mais attendez, je excusez-moi l'abolition de l'ED nant mais ça c'est après c'est pas lieu c'est Louis X en5 parce que les non les plus les plus radicaux non. Il avait il avait prêté serment de rétablir la religion catholique. Il a c'est son serment de roi. Mais bon, passons. Euh je Non, mais je veux sur la laïcité, je suis pas d'accord avec vous sur la laïcité, pardonnez-moi. Ah non, non, c'est pas n'importe quoi. D'accord, mais c'est pas n'importe quoi. Mais qu'on avance sur le guerre civile laité, c'est très important. Je n'ai pas du tout la même conception de la laïcité que François Bou.

Je l'ai lu et effectivement vous avez dit ce que vous avez écrit donc il y a aucun problème. Mais moi je ne suis pas d'accord avec ça. La laïcité d'abord mais vous le savez mieux que personne. C'est évidemment né dans le christianisme la fameuse phrase de Jésus-Christ rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Et après Pascal et cetera, tous les chrétiens. C'est la séparation entre l'église, entre le temporel et le spirituel qui n'existe pas en islam. Deux qui n'a jamais existé l'histoire de l'islam. 2 de la loi de 1905 n'est pas une loi, contrairement à ce qu'on dit de liberté religieuse et encore moins comme vous dites "Je suis content que tu existes" et cetera.

Non, c'est une arme de guerre contre l'église. C'est une arme pour réduire et limiter ce que ils appelaient à l'époque les républicain le cléricalisme. Et d'ailleurs, l'article 1 qui donne la liberté de conscience existait déjà depuis la Révolution française et même avant puisque c'est Louis X en 1787 qui a donné la liberté aux protestants mais avant même la révolution. Mais c'est l'article 2 qui est fondamental et qui dit la séparation entre l'église et le pouvoir politique et qui implique donc un devoir de discrétion dans l'espace public. Et c'est ce devoir de discrétion dans l'espace public qui depuis 30 ans 40 ans n'est plus respecté. C'est pour ça qu'on a les voiles.

C'est pour ça que même on a l'équipa sur la tête, hein. Moi je je suis de confession juive et je rappelle toujours que ma mère quand j'étais enfant me faisait enlever la kipa sur la tête dès qu'on sortait dans la rue et que je sortais de la synagogue par exemple où je l'avais mise. Donc c'est un un un une démission des autorités publiques qui a fait cette éclosion dans l'espace public de la religion. C'est ça la mort de la laïcité.

C'est c'est encore une fois euh et il faut donc faire respecter cette règle de façon très ferme en interdisant par exemple le voile mais aussi excusez-moi celui qui a interdit le voile à l'école en Franceou oui c'est moi qui l'ai fait à l'école François Baou oui à l'école je pas à l'université pas dans la ru je je vais pas interdire le voile dans la rue. Bah et pourquoi pas ? Parce que ben pourquoi pas ? Vous vous vous défendrez cette thèse. Reprenons le fil de la conversation parce que vous vouliez répondre sur la confrontation.

Au terme, vous voyez bien, c'est lorsque Éric Zemour dit celui qui a réglé la question religieuse, c'est Michelieu en prenant la Rochelle, elle a été si peu réglée que 60 ans après, le le mêmes ont obligé ou poussé ou convaincu Louis XIV de mettre fin à la tolérance entre les deux religions. et a un principe essentiel que ni Éric Zemour qui est vous êtes de religions différentes mais vous avez les mêmes droits. Mais je ne pas du tout ça. Pourquoi vous dites ça ? Ah non, pardonnez-moi, je ne absolument pas ça. Grosso modo, grosso modo le le l'idée qu'il faut. Pas du tout. Pardonnez-moi François Baou, c'est pas c'est scandaleux ce que vous dites. Je n'ai jamais dit ça.

Scandaleux, n'exagérons pas. Alors c'est faux mais non mais c'est scandaleux parce que vous me prêtez des choses qui sont fausses. Moi je suis pour la liberté religieuse. Je suis simplement la liberté religieuse chez soi. Vous avez compris. C'est quand même pas pareil. C'est la tradition française. Françis ce que vend Éric Zémour c'est la remigration. Aucun rapport avec vous venez de dire à ce à ce sujet. C'est la remigration.

Qu'est-ce que les Français, l'opinion, les gens qui sont euh déstabilisé par un certain nombre de choses qui se passent et qui sont vraies, qui sont pas dans dans l'échelle à l'échelle que Eric Zemour décrit, mais qui sont vrais dans certains quartiers, dans certaines villes qui sont vrais. Qu'est-ce qu'ils entendent ? Ils entendent, ils vont repartir. On va les faire repartir quoi qu'il en coûte. l'État dans la conception impérieuse que décrit Éric Zemour, l'État va s'en occuper. Après lui pour les spécialistes, il dit une note en bas de page et il dit "Mais pas du tout, moi je veux faire repartir les délinquants." C'est pas en bas de page, j'ai répondu tout de suite.

Je non, je veux faire repartir que les délinquants. Nous avons 80000 70000 places de prison en France et il y a 25 % des gens. 25 % le quart ça veut dire qu'il y a un peu plus de 15000 personnes qu'il visent dans 15000 personnes c'est sur 7 millions. Vous dites 7 millions. C'est c'est je n'ai pas les chiffres, on a pas le droit de les avoir en France. Ben il faut les avoir. C'est l'épaisseur [rires] du trait, n'est-ce pas ? Et vous comprenez que dire je vais organiser la remigration, ce qu'un certain nombre de gens entendent, c'est pas seulement pour les délinquant. Euh ce que les gens entendent, c'est ceux qui ont pas notre couleur de peau ou pas notre religion et cela ils vont repartir.

Et moi, je trouve que c'est euh d'une certaine manière une offense à la à la France que nous avons construite. Parce que qui est sur les échafaudages, c'est pas Zemmour qui est sur les échafaudages. Oh là là, c'est pas ses amis qui dites pas "Oh là là là, c'est franchement François Bou, c'est vraiment un argument. qui est dans les arrières cuisines des restaurants. Voilà, c'est pas les hmours qui sont dans les arriècuises des restaurants. Alors là, vous avez tort mais bon, pas moi. Non, pas moi. Certes, moi j'ai fait des études supérieures mais dans ma famille, oui. Voilà. Voilà. Qui qui s'occupe dans les épades ?

Or tout cela, les échafaudages, les arrière-cuisines, les Épades, quand ils entendent Zemmour, ils se disent "Ce type-là, il va nous chasser." Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils rejoignent en troupe serré. les mélanchons de la de la création. C'est ça. Attendez. Non mais là on est dans le délire. D'abord je tiens à dire que je tiens à dire c'est pour ça que Zour nourrit Mélanchon. Je tiens non c'est vous qui nourrissez Mélenchon. Mélenchon, il attend que vous lui donniez les 500000 immigrés par an Lego que vous lui donnez et il attend et ça fait nombre et voilà comment il comment il vit Mélenchon et comment il compte arriver au second tour. C'est tout simple.

Donc c'est vous le responsable de Mélenchon, vous Macron et et tout le les les les politiques qui ont suivi quand il vous fait la critique de parfois mettre des gens euh euh peut-être contre vous qui se sentent visés et qui sont euh finalement des Français parfaitement intégrés, est-ce que vous l'entendez que votre que la virulence du discours peut être contre-productive sans sans parler de nourrir Mélanchon ? Si vous voulez, on a un gros problème à notre époque, c'est que on ne sait plus raisonner en dehors des individus. C'est un vrai problème conceptuel. C'est-à-dire que quand le général de Gaulle attaquait les communistes, il y avait des millions de Français communistes.

Quand il les traitait de séparatiste, il y avait des millions de communistes et chacun ne venait pas pleurnicher en disant "Ah, il m'a stigmatisé." Aujourd'hui, on ne sait plus raisonner en terme de masse. Moi, je raisonne en terme de masse, de civilisation, de peuple et j'essaie de voir à long terme. Normalement, c'est la responsabilité des politiques. Ça, on ne veut plus le faire. Les politiques ne veulent plus le faire. C'est vous en êtes ? Bah des politiques. Bah écoutez, en tout cas, je me suis lancé dans la bataille politique. Oui. Vous avez dit, je ne suis plus journaliste, je suis politique. Ah, je suis plus journaliste. Non. Voilà. Je suis un écrivain qui fait de la politique. Oui.

Non. Oui. Ou bah si vous voulez, je suis pas j'ai pas j'ai pas une carrière politique. Vous êtes d'accord ? C'est pas une tasse ce que je vous dis. Je n'ai pas une carrière politique pour l'instant parce que ce que vous ambitionnez, c'est d'en avoir une si je comprends bien. Bon, si vous voulez en tout cas une carrière, je je voudrais j'ai voulu et je voudrais être président de la République pour essayer de mettre en œuvre la politique que je vois parce que je pense qu'il y a un grand danger. Voilà. Mais on ne sera pas d'accord mais je je vous voyez que c'est très intéressant ce débat. Oui, parce qu'on va passer à la partie économique, j'imagine.

Bah, c'est ce que j'allais dire, c'est que que vous voyez parce que François Baou me dit euh "J'ai fait un livre sur l'immigration, moi je veux bien. Il y a un chapitre, je j'ai lu le livre, mais c'est quand même pas le cœur de votre sujet, ni de votre carrière politique, ni de votre de votre livre." Mais et Éric Zimour qui l'a lu. Non, mais je l'ai lu aussi François Baot, mais ça s'appelle alerte sur la France qui vient et ça le cœur de le cœur de votre angoisse ou alors ou alors j'ai même pas compris. Non, non, non. Est-ce que Qu'est-ce qui est le plus important pour vous ?

Est-ce que Est-ce que d'ailleurs vous pensez pas que les de résoudre les questions économiques justement ça va nous permettre d'avancer, ça peut aider pour les questiontis vous le faire en trois phrases. Oui. Un, la dette nous condamne à quelque chose qui est terrible, c'est-à-dire une impuissance publique générale à laquelle on va pas pouvoir échapper d'eux. qui vont être les principales victimes, c'est les jeunes parce que va y avoir une guerre de génération derrière tout ça et trois d'autant plus que les jeunes. C'est ça la trisème partie du livre que vous lirez quand [rires] la trème partie du livre. Je n'invite pas les gens si je lis pas les livres François.

D'autant [rires] que ces jeunes-là, ils vont avoir à affronter un monde qui est devenu infiniment plus difficile. D'abord parce qu'il y a une violence dans à tous égards incroyables. Les réseaux sociaux, l'anonymat des réseaux sociaux, le l'affrontement généralisé, les types qui vous dégueulent sur tout événement, sur toute personnalité qui apparaît avec quasiment des appels au meurtre. Deuxièmement, cette question essentielle du pluralisme et notamment du pluralisme de culture dans le même pays. Euh question essentielle et c'est la question de l'immigration. Est-ce que on peut arriver à vivre ensemble ? Moi mon affirmation, elle est simple.

nous allons devoir vivre ensemble parce que au bout de la guerre civile dont je dont je prétends que Zemour est le est le promoteur euh et qu'il ne peut pas l'éviter parce que dès l'instant qu'il lance des thèmes comme ça, s'il s'il arrivait au pouvoir, il y aurait je le crains ça au bout de la guerre civile, il y a quoi ? Il y a la mort de la France. On parlait d'Henri I à l'instant. Quand Henri devient roi, il y a l'ambassadeur de Venise à Paris qui fait un journal qui est absolument formidable et il dit il a d'Henri, il a reçu entre les mains non pas la France mais le cadavre de la France et on est depuis 30 ans en guerre civile.

cette guerre civile que Zemour justifie en disant les protestants attaquaient le justifie rien, c'est l'état dans l'état. Je parle comme Richelieu, c'est un de nos plus grands hommes. François Baou, c'est un de nos plus grands hommes et les conséquences, c'est l'abolition de les Nant, c'est-à-dire les protestants qui avançons sur le le terrain économique. François a parlé d'une fracture générationnelle, je trouve ça intéressant. Vous parlez souvent de la fracture identitaire. Est-ce que vous est-ce qu'il y a pas un risque notamment sur la question des retraites d'une fracture entre deux Frances là aussi ? Une France des actifs et et celle des moi je ne mime pas cela.

Je pense qu'il y a aussi une fracture générationnelle qui a un affrontement entre les jeunes et les ceux qu'on appelle les boomers. Euh il faut parler, moi je parle beaucoup avec des jeunes gens entre 20 et 30 ans. Il faut entendre leur acrimonie et leur détestation des boomers. Je je je le dis parce que moi je discute avec eux et évidemment je me fais notre avocat puisque là on est dans le même panier vous et moi. Sauf que François a critiqué les boomers, ça lui a cé moi j'ai écrit un livre entier pour critiquer les boomers donc pardonnez-moi. C'est c'est c'est ça que je dis. Voilà, je dis que cette génération a saccagé le pays donc on peut je peux pas être faire plus.

Mais aujourd'hui, je dirais que je ne suis pas d'accord avec d'abord je suis d'accord avec François Baïou sur l'importance de la dette. Je n'ai je lui rends même hommage. Je pense que s'il a été un des premiers politiques à l'évoquer il y a maintenant plus de 20 ans. Donc je je ne suis pas là pour dire c'est pas vrai et cetera. 1 2 Je pense que la la dette évidemment comme il le dit que nous remboursons auprès des étrangers je tiens à dire que d'ailleurs ça a été une inflexion depuis 30 ans, qu'auparavant c'était les Français qui prêtaient à l'État français.

Vous vous souvenez d'ailleurs ça coûtait très cher l'emprunt Giscar, l'emprunt [rires] l'emprunt et cetera gagé sur l'oré l'emprint Jiscar et l'emprunt faut donner les chiffres le ce cet emprunt qui a eu un énorme succès parce qu'il était dépourvu de droits de succession et tout ça donc les gens leur il était indexé sur l'or Napoléon pour l'un le lingot d'or pour l'autre il a coûté 15 fois plus à l'état en remboursement 15 fois c'est des chiffres exactas 15 fois plus à l'État en remboursement que que la que la que la souscription de l'emprunt et comme disait le général de Gaul, Giscar a un bon d'emprunt mais pas euh donc vous voyez [rires] que euh le ce que je veux dire par là, vous avez compris au-delà de ma taquinerie euh que un emprunter aux étrangers coûte parfois beaucoup moins cher que emprunter aux Français.

En l'occurrence, d'ailleurs, c'est une facilité qu'on se permet tous et mais François Baou sera d'accord avec moi. Sont pas nos enfants qui vont payer notre dette. On la paye tous les jours la dette. On la rembourse tous les jours. On la rembourse tous les jours et on on fait rouler la dette comme vous dites dans votre livre et comme disent les technos. Voilà. Bon bah très bien. Bon mais effectivement plus le coût de la dette va augmenter et plus ça va nous empêcher de de de donner de l'argent à d'autres à la police à l'école et cetera. Bon, deuxièmement, là où je ne le suis pas, c'est quand il dit en gros euh le problème c'est les c'est les c'est les retraités et la dette.

Non, vous avez pas dit ça mais c'est presque ça quand même les retraites. J'ai dit une chose une chose simple sur les 1000 milliards que nous avons emprunté, il y en a 500 qui partent aux retraites et je suis le premier comme commissaire au plan dans une polémique inoublie à avoir mis en évidence le fait que les retraites ne sont payées que par l'État qui abonde de 20 ou 30 %. Vous savez aussi que ce chiffre a été beaucoup contesté par beaucoup de gens et que le coût des retraites, c'est aussi des cotisations des gens tout bêtement qui continuent à payer pour les retraites.

Donc quand vous dites sur les 1000 milliards qu'on a emprunté, il y a les 500 pour la retraite, elles sont parties aussi pour tout le système social français, pas seulement pour les retraites. Attendez, non, disons des choses précises parce que là vous faites des romans. Alors, je veux pas vous laisser faire des romans. Vous faites, vous êtes un auteur d'essai euh roman aussi. J'ai écrit des romans aussi. Je ne savais pas. Ah bah vous voyez, ben vous auriez dû me les envoyer et donc je pour revenir à ça. C'est pas vrai du tout ce qu'il raconte [rires] ça. Moi c'est c'est extrêmement simple. Les cotisations euh compense ou équilibre quelque chose comme euh 80 % des pensions de retraite.

Mais les 20 autres % c'est l'État qui les paye. Mais j'ai jamais dit le contraire, c'est l'État qui les paye. J'ai pas dit que l'État n'avait pas abondé le le système déficitaire. Si si vous disiez non je dis que c'est la dette ce n'est pas la moitié pour les chosé mais je dis pas la même chose là franchement là en gros il dit qu'il y a aussi l'assistana un certain nombre de dépenses liées on peut voir les chiffres François Baou les chiffres sont intéressants s'il vous plaît et là je je n'avance rien qui ne soit dans les comptes publics 50 % des 1000 milliards d'emprunt qui ont été faits sur les 10 dernières années.

50 % 500 millions sont partis pour les retrait euh peut-être allez 50 10 % de de de ces sommes pour le système social. Mais les retraites c'est ça qui massivement il y a il y a il y a tous les papiers. En gros, vous êtes en train de nous dire que si on payait moins les retraités et ben nous serions sortis de l'affaire, que nous nous endetterions plus et que euh nos dép Attends attends nos dépenses publiques seraient réglées là. Tout toutes les questions seraient réglées. C'est ça que je conteste. Imaginez les Allemands n'ont pas notre dette, ils ont aussi des boomers et j'imagine que il payent des retraites conséquentes à cette population énorme.

D'ailleurs, si le la retraite représente, je crois, 14 % de notre PIB, en Allemagne, je crois que c'est 11. C'est quand même pas rien. Et si on avait on arrivait au niveau de l'Allemagne en baissant la part des retraites dans la richesse nationale, on serait quand même en haut de la pile pour les dépenses publiques par rapport à cette richesse nationale. Vous voyez que c'est pas c'est un autre si c'est pas les retraites, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui fait la spécificité cité française et où est-ce qu'il faut couper ? Alors écoutez, moi je vais vous donner trois chiffres qui m'ont frappé quand je les ai découvert parce que je n'y croyais pas. avant le Covid en 2019.

Non mais là je parle d'autre chose. Dépenses publiques. Les dépenses publiques étaient un montant de 1350 milliards d'euros. On est en 2019. Arrive le Covid, le quoi qu'il en coûte et on monte à 1480 milliards d'euros. Très bien. On croit ensuite il y a plus le quoi qu'il en coûte. Donc on va descendre. Point du tout. Aujourd'hui, en 2025, en tout cas le dernier budget, on était, tenez-vous bien, à 1714 milliards d'euros. Donc ça veut dire que dans les dépenses publiques, on dépense plus que pendant le Covid et le temps du quoi qu'il en coûte. Donc vous voyez bien que il y a un problème énorme de dépenses publiques générales.

Je pourrais vous donner l'exemple des collectivités locales qui en 20 ans ont doublé. Je crois que c'est euh 180 milliards à 330 milliards. Je pourrais vous donner l'exemple de l'hôpital qui lui aussi a presque doublé. Je crois qu'on est passé en 20 ans de 60 milliards à 130 milliards. Donc vous voyez bien, moi je veux bien les retraites, ça coûte beaucoup d'argent. Vous avez raison. Mais je ne c'est c'est là que je me distingue de vous. Je pense c'est que je pense que la il faut tailler dans tout dans toutes les dépenses publiques globalement. Il y a des des des il y a beaucoup de domaines où il faut trancher.

D'ailleurs, je vais laisser parler François Baou par courtoisie, mais je peux vous donner des domaines. Non, mais aussi de votre courtoisie. Si vous n'aviez pas été couris, je lui aurais rendu la parole. Mais non, mais parce que j'aurais pu continuer, vous comprenez pourquoi j'ai dit ça, j'aurais pu donner les les domaines dans lequels je voudrais couper. Il reste plus que 11 minutes. Donc on avance, vous allez pouvoir répondre. Bon euh un, je connais Éric Zemour depuis longtemps, donc je lui demande de pas prendre mal ce que je vais dire, mais euh il s'est spécialisé dans les ouvrages historiques et les ouvrages politiques.

Je lui conseille de ne pas entrer dans les ouvrages économiques parce que les chiffres qu'il contestent, pas plus que vous, mon cher, les chiffres, pas plus que vous, vous êtes un littéraire comme moi, vous n'avez absolument pas. Ce livre que j'ai lu est est assez littéraire pour un livre qui parle de la dette. Alors, c'est peut-être pour ça que quelque chose m'a échappé. Alors là, vous [rires] voulez simplement dire que c'est bien écrit, vous avez le droit de le dire parfaitement. C'est pour ça que je suis heureux de vous recevoir parce que vous êtes un des dernières un derniers hommes politiques qui parle pas comme un techno.

Et même quand vous parlez de la dette, vous n'êtes pas plus techno que moi et moi j'ai fait des études, j'ai étudié l'économie à Science Po et en prè pénal. Donc donc je suis désolé, je peux très bien parler d'économie et j'aime beaucoup parler d'économie, ça m'intéresse beaucoup. Allez, on avance. parenthèse. Non non, sauf que euh le de il y a il y a un certain nombre de gens qui sont en train de rigoler parce que les chiffres que j'avance, c'est les chiffres du débat public pour tout le monde. Mais attendez, 250 milliards sur les 10 ans pour les collectivités locales, 250 milliards pour l'action de l'État et 500 milliards dont 90 % pour les retraites.

C'est ça le C'est ça le Est-ce que mes chiffres sont faux François B ? Les chiffres que j'ai donné là de dépenses publiques, est-ce qu'ils sont faux ? Oui. Votre approche est fausse. Donc il dit c'est pas les retraites. C'est pas vrai. Mais j'ai pas dit que c'était pas les retraites. J'ai dit que ce n'est pas que on vous mettra que vous focalisez sur les retraites alors qu'il y a beaucoup de choses. On comprend que vous couperiez pas au même endroit. Peut-être que non, c'est pas ça que je dis. Peut-être que le Figaro pourrait mettre le Camemberber que vous trouverez sur internet. [rires] On fera ça après pour que tout le monde sache. Prometera un. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose, est-ce qu'il y a des économies à faire partout ? Oui, je pense que nous avons un immense problème d'organisation mais il se complique. C'est pas seulement qu'il y a des économies à faire. Il faut rendre l'action publique plus efficace. Elle est totalement rendue depuis des années et des décennies inefficace. Euh on a des problèmes de méthode et moi je crois que c'est facile. Il y a une troisième chose. La question du déficit c'est pas la question des dépenses, c'est aussi la question des recettes. On dirait du Macron marqué. C'est pas étonnant. Pourquoi ? Parce que vous pensez que c'est pas une question de recette.

Alors, je je vais essayer de je vais essayer de vous dire les choses. J'ai pris une comparaison assez simple avec un pays qui est pas très différent de nous, qui n'a pas une civilisation totalement différente de la nôtre où les gens ne sont pas dans la misère. J'ai pris la comparaison avec les Pays-Bas. les Pays-Bas, le produit par habitant au Pays-Bas, si on le compare au produit par habitant français, c'està dire toutes les richesses qu'on produit et qu'on divise par le nombre d'habitants, il est de 30 % supérieur à la un problème de production. Je pense que là non, c'est pas seulement ça.

On a un problème de production et on a un problème quelles sont les deux raisons quand j'ai essayé d'étudier la situation des Pays-Bas pour comprendre pourquoi il y avait cette différence de 30 %. Moi c'est très simple. La première c'est qu'ils aiment que les entreprises s'installent chez eux y compris les multinationales. Nous les entreprises puissantes que nous avons, nous leur faisons la guerre. Absolument. Et Dieu sait que franchement on a peu d'entreprises puissantes. Il y en a dans l'énergie totale, il y en a dans le luxe. On leur fait la guerre tous les jours.

On explique qu'il va falloir qu'il payent que or il se trouve que quand vous bloquez le le le projecteur comme ça en disant c'est vous qui allez payer et bien les gens s'en vont. Et au Pays-Bas c'est pas qu'il s'en aillent, ils y vont. H et deuxièmement, il travaille plus que nous. Mais je suis pas pardon, je suis pas du tout en désaccord avec ça. Oui, c'est pour ça qu'on va on va Je suis pas du tout en désaccord avec ça. Moi je dis simplement qu'on dépense trop. On a nos dépenses publiques représentent 57 % des du PIB. L'Allemagne, c'est à 50 %, ça fait 200 milliards de différence. Ils sont soignés peut-être mieux que nous. L'école fonctionne aussi bien ou aussi mal que la nôtre.

et cetera et cetera. 200 milliards, c'est tout ce que je disais. Donc après, je suis tout à fait d'accord avec vous et moi ce chapitre ne ne m'effrait pas. C'est évidou on reste on a on en reste là pour cette question parce qu' il reste 5 minutes. Je voudrais je voudrais qu'on conclue. François Bot, excusez-moi, j'ai essayé de de vous laisser parler. On aurait pu faire 2 heures d'émission mais ça faudra demander au au Figaro. François Baou, ce qu'on comprend dans votre livre, c'est que la question est existentielle. que vous nous dites si on fait pas quelque chose maintenant on va on va dans le mur et le pays est foutu.

C'est ce que vous avez essayé de faire comprendre aux Français notamment en posant la question de confiance. Pourquoi est-ce qu'ils ne vous ont pas écouté à votre avis et comment on peut créer les conditions du sursaut ? Vous avez 2 minutes et demi pour que Eric Zemour nous réponde à la même question. D'abord par cette épreuve de vérité, j'ai au moins fait une chose, c'est monter le la conscience publique sur ce sujet à gagner 40 points. Ça arrive jamais dans les sondages, jamais. Donc ça c'est la première chose. Pourquoi ? Parce que les hommes politiques ne dirigent pas l'opinion, ils la suivent, ils regardent les sondages.

Quand les sondage disent "Mon pauvre, ce sujet là, vous vous rendez pas compte, vous êtes complètement sonné." Quand j'ai fait campagne sur la dette en 2007, Nicolas Sarkozy, Éric Zémour était là pour le voir, se gossait de la campagne que je faisais en disant "Ce type-là, il croit qu'il va être élu président de la République en parlant de la dette." Oui, parce que j'avais senti très tôt venir le drame que cela constituerait. Et pourquoi les gens veulent pas ? Parce que personne ne leur dit. Personne. Ça fait ça fait des ça fait des décennies que ce sujet est évité, éludé par tout le monde et en tout cas par tout l'univers du pouvoir. Et donc c'est ça la raison.

Est-ce que j'ai eu tort d'aller à l'épreuve de vérité ? Moi je réponds que c'était la seule chose à faire. Je n'aurais jamais signé le renoncement à la réforme des retraites. Éric Zémon pardon. Donc non, [rires] j'ai pas tout à fait fini mais presque. Je veux dire le le être au pouvoir pour ne rien faire, je pense que c'est un reniment politique. Être au pouvoir pour repousser la poussière sous les tapis comme on dit, pour moi, c'est une négation de l'engagement. Et je pense qu'il y a en effet des de une une manière de jouer l'ignorance qui est une trahison de ce que nous avons de plus important dans la vocation politique ou dans la mission politique.

Et c'est pourquoi j'ai voulu cette épreuve de vérité pour que on sache qu'il y avait des gouvernements qui étaient prêts à ne pas faire n'importe quoi pour rester. Écemo, vous vous dites en conclusion du suicide français que c'est un manifeste pour le réveil de l'Occident. Oublions l'Occident, mais comment vous réveillez la France et pas uniquement sur la question de la dette ? Parce que dans votre livre, on comprend que c'est pas quand même le sujet central pour vous. Disons que euh quand j'ai écrit ce livre il y a 12 ans, j'écrivais pour alerter. La différence avec aujourd'hui, c'est que j'écris pour mobiliser.

Il y a 12 ans, on me disait tout ça, tu exagères, c'est n'importe quoi, tu es un décliniste et cetera. Maintenant, on me dit "Tu as raison, mais c'est trop tard, c'est foutu." Donc avant, je me battais contre le déni, maintenant je me bats contre le fatalisme. C'est ça mon combat. Euh maintenant, faisons une analogie historique. Vous savez que j'aime bien les analogies historiques et je trouve que et j'en ai vraiment pour une minute, euh la situation ressemble beaucoup à celle de 1958. Je m'explique en trois mots parce qu'il y a trois crises. Un, nous étions en pleine garde d'Algérie.

Je considère que ce qui se passe aujourd'hui dans nos banlieux et cetera ressemble à une espèce de guerriade d'Algérie. Deux. Le général de Gaul avait diagnostiqué un problème institutionnel majeur, c'est-à-dire que le peuple n'était plus représenté à cause du parlement. Aujourd'hui, je considère que les juges ont remplacé le parlement dans le rôle de de de gardien de la prison démocratique et 3, la crise financière, budgétaire et de la dette. Le général Dog a traité ça de façon concomitante euh et à la manière, je dirais française parce qu'il y avait eu d'autres cas précédents, Bonaparte et cetera. Je pense que c'est ça.

La France n'est jamais aussi grande et aussi forte que quand elle est le dos au mur. Je pense que là, elle est le dos au mur et que nous devons régler les trois questions majeures que je viens de de dénoncer. Et ben, ce sera la conclusion. Lisez. Alerte sur la France qui vient. Il y a qu'un seul chapitre sur l'immigration mais c'est un très bon livre. Lisez et relisez le suicide français et regardez le documentaire qui est consacré à ce livre le 30 juin sur Canal Plus. Merci. et vous pourrez retrouver sur le Figaro Magazine euh ce ce duel. Merci beaucoup et au mois prochain, enfin non, à la rentrée pour un nouveau numéro d'esprit. Merci.

54:27
Non speech

[musique]