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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 octobre 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

"Emmanuel Macron a presque une obsession : partir la tête haute" (Martin Baumer)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « il fallait plutôt aller vers la désescalade que les policiers envers les manifestants devaient avoir une attitude disons qui permettait de respecter la liberté fondamentale qui a le droit de manifester »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « la France est un des seuls pays d'Europe qui tire à coup de LBD sur des jeunes lycéens entre 14 et 16 ans, utilise des grenades assourdissantes et que dans les autres pays d'Europe, ça ne se passe pas comme ça »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « il a reconnu que le 17 octobre finalement ça n'avait pas été d'hument proportionné pour les forces de l'ordre »
  • 4:51Invité politiqueChiffre
    « il a quand même être mobilisé 70000 forces de l'ordre policiers et gendarme c'est quand même quasiment un/ers des effectif disponibles en France »
  • 5:31Invité politiqueChiffre
    « On a encore près de de 80 commerces qui ont été impactés France entière, c'est toujours trop »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « l'ordre a été tenu ce weekend dernier passant mal avec aussi des blessés dans nos rangs »
  • 7:40Invité politiqueFait
    « il faut qu'il nous prouve qu'il aime cette ville d'ailleurs comme toutes les villes de France puisqu'il est le chef de l'État et on ne peut pas travailler à ce rythme sans sans difficulté »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « On doit recruter massivement dans notre société et on doit encourager les policiers à à continuer le leur travail parce que là il y a une un découragement nous restons debout »
  • 9:02Invité politiqueFait
    « il connaît nos revendication il sait de quoi on souffre aujourd'hui dans notre profession, c'est euh le le le soutien de l'institution, le soutien judiciaire que nous devons avoir »
  • 9:46Invité politiqueFait
    « ce samedi à venir Bruno Bartochetti est aussi à risque »
  • 19:06Invité politiqueFait
    « il y a quand même aussi un point qui est à noté du côté des policiers qu'il faut aussi rappeler, c'est que les policiers depuis tr depuis depuis maintenant 4 semaines, depuis un mois, n'ont jamais subi autant de violence »
  • 19:45Invité politiqueChiffre
    « depuis le début de la mobilisation lycéenne, on compte quand même plus de 2000 policiers blessés »
  • 20:28Invité politiqueChiffre
    « samedi encore un 267 membres des forces de l'ordre ont été blessés 150 manifestants dont trois assez graves à Toulouse Reince et Clermontferrand »
  • 21:47Invité politiqueFait
    « il sait qu'il part dans quelques mois et il ne doit pas partir avec une situation qui serait dégradée avec la France en feu »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Emmanuel Macron

On a vu euh le président de la République se rendre auprès des forces de l'ordre pour justifier que l'ordre a été tenu pour leur exprimer aussi leur gratitude, hein, c'est ce qu'il a dit. Euh, il faut des réponses, ça c'est ce que dit Benoît Paillant. Mais pour le président, pour l'heure, il faut je cite rester humble et concentré. Il sait qu'à tout moment euh ça peut repartir. Il devait s'exprimer auprès des forces de l'ordre dans cette deuxème ville-de France. Oui, euh bien sûr. Euh puis auprès des Français aussi.

Euh ce que je retiens c'est que le président de la République finalement admet euh que il s'agit d'un mouvement social, le mouvement lycéen et euh aussi euh la demande de pouvoir d'achat. Alors que diable n'a-t-on pas traité effectivement ce mouvement lycéen dès le début comme un mouvement social ? ait effectivement évité beaucoup de problèmes puisque on a traité ce mouvement pendant 3 semaines comme des violences urbaines et enfin on s'est aperçu que bah non, il fallait plutôt aller vers la désescalade que les policiers envers les manifestants devaient avoir une attitude disons qui permettait de respecter la liberté fondamentale qui a le droit de manifester.

Et ce qu'on aimerait bien en tout cas la Ligue des droits de l'homme c'est qu'on en tire les conséquences. Monsieur le président nous dit "Moi, je regarde vers l'avenir bien sûr, mais il serait intéressant de tirer aussi les leçons du passé. C'est-à-dire que la France est un des seuls pays d'Europe qui tire à coup de LBD sur des jeunes lycéens entre 14 et 16 ans, utilise des grenades assourdissantes et que dans les autres pays d'Europe, ça ne se passe pas comme ça. Ce qu'on aimerait, c'est que donc on adopte une technique, des techniques de maintien de l'ordre quand on a un mouvement social. Et ça c'est je crois les leçons qu'il faut tirer.

Et en ce en ce sens, c'est utile de regarder quand même un petit peu sur le passé et puis de considérer que c'est au préfet d'interdire les manifestations en fonction de la proportionnalité euh du droit de manifester et puis du risque d'atteinte à l'ordre public. Et dans voilà, il faut un équilibre et que dans ce cas-là qu'il laisse les préfets décider au cas par cas comme c'est la loi. Alors justement vous parlez des des mobilisations, prochaine mobilisation le 31 octobre he samedi qui vient Martin et Emmanuel Macron vient de de confirmer et bien que le tracé de ces manifestations serait maintenu en dehors des centre-villes.

Oui, parce que deux choses, il a reconnu que le 17 octobre finalement ça n'avait pas été d'hument proportionné pour les forces de l'ordre. Il a en revanche dit que samedi dernier ça l'avait été, c'est-à-dire qu'il y avait eu, c'est ce qu'on comprend de ce qu'il dit, non seulement le bon nombre de forces de l'ordre, la bonne organisation, mais aussi que les tracés de manifestation avaient été écartés des centre-villes, on l'a vu notamment à Paris et Emmanuel Macron, voilà. Mais il justifie en tout cas la bonne tenue globale globale de ces manifestations et de ses cortèges par le fait que ça ne se soit pas tenu dans dans les centrre-ville.

Donc il confirme que il y aura bien des manifestations, en tout cas si il y en a qui sont organisées mais qu'elles seront encore une fois renvoyées en dehors des centresilles. Je note que ce n'est pas qu'une réponse d'ordre même si Emmanuel Macron est ici venir parler d'abord d'ordre, c'est aussi une réponse envoyée aux commerçants en leur disant et bien tous les samedis qui viennent, même s'il y a des manifestations, et bien on les enverra autant que possible, loin des centr-villes, là où il y a des commerces, mais là où il y en a moins qu'en centre-ville. Et et pour cause, il s'est entretenu aussi avec les commerçants à dans la cité.

Fosséenne, Emmanuel Macron, Mathieu Ho leur envoie ce message après les traumatismes pour certains de 17 octobre dernier, mais il a aussi la crainte que le mouvement perdure. Il a dit c'est pas forcément amené à se reproduire tous les samedis. Il a eu une formule Emmanuel Macron qui montrait que malgré tout il pensait à ce qui s'était passé pour lui en début de premier quinquena avec ses différents actes. À l'époque on parlait d'actes de séquence des gilets jaunes. Évidemment, il a ça en tête parce que comme le disait Eveline Cirmarin, on n'est plus sur les seulement seulement entre guillemets les mobilisations étudiantes.

Évidemment, il y a une convergence des luttes contre la vie chère pour la défense des services publics. Emmanuel Macron le sait. Oui, en effet. Et donc la priorité pour le gouvernement sera d'anticiper ses futurs mouvements sociaux et ses futurs éventuellement casse en marge de de ces différents mouvements sociaux. Et donc ça ça suppose de faire perdurer ce qu'il a ce qui a de son point de vue été une réussite lors du dernier weekend euh du 24 octobre et notamment ces trois points euh que vous venez de mentionner les couvre-feu dans certaines zones spécifiques lorsqu'il a il a dit qu'il y avait encore de la tension à certains endroits spécifiques du territoire.

Évidemment le dispositif policier qui a été massif et puis le parcours des manifestations, vous l'avez rappelé en en périphérie finalement des centre-ville. Et donc l'enjeu pour le gouvernement, mais c'est aussi une difficulté, c'est de faire perdurer sur les plans juridiques et sur les plans de la mobilisation humaine ces trois dispositif d'ici la l'obtention d'une réponse politique qui sera très compliqué à obtenir compte tenu des marges de manœuvre difficiles dans lesquelles dans dans enfin dont dispose le gouvernement tant sur le plan budgétaire que sur le plan politique pour faire avancer des mesures concrètes et surtout ensuite après c'est de faire perdurer la le dispositif policier.

Là ça pose une véritable question pour le gouvernement.

un parce que il a il faut le rappeler, il a quand même être mobilisé 70000 forces de l'ordre policiers et gendarme c'est quand même quasiment un/ers des effectif disponibles en France et surtout c'est que le ministère de l'intérieur doit déjà beaucoup d'heur c'est ce que disent souvent les syndicats de policiers nos collèges les collèges les policiers ont été rappelés de congé or le gouvernement le ministre de l'intérieur doit à peu près 20 millions un stock de 20 millions d'heures travailler non payé aux forces de l'ordre et depuis justement en plusieurs plusieurs années et donc effectivement maintenir une tel un tel dispositif va avoir des répercussions sur le plan des forces de l'ordre bien évidemment.

On va écouter réécouter he pour certains si vous l'avez entendu il y a quelques minutes sur France info les mots utilisés par le président pour qualifier justement cette mobilisation de ce weekend. Mobilisation qui selon lui a donc été tenue quelque part. Écoutez Emmanuel Macron. Samedi, les manifestations se sont tenues dans tout le pays et l'ordre aussi a été tenu. Les commerces ont été protégés, les bâtiments publics ont été protégés. On a encore près de de 80 commerces qui ont été impactés France entière, c'est toujours trop.

Donc on va continuer de s'améliorer mais l'organisation et l'anticipation ont été là et avec le premier ministre, le ministre de l'intérieur, l'ensemble du gouvernement et l'organisation qui a été mise en place pour le le 24 octobre, nous avons pu tenir et protéger. Alors justement, est-ce que les mots du président ont rassuré les forces de l'ordre pour les samedis à venir de mobilisation Bruno Bartoetti ? Vous nous avez rejoint à distance. Rebonjour à vous. responsable dans la zone sud du syndicat unité police. Il a dit qu'il n'y avait pas eu besoin de l'état d'urgence Emmanuel Macron puisque vous l'avez entendu, l'ordre a été tenu. Est-ce que vous faites le même constat que lui ?

Est-ce que les couvre-feu et leurs prolongations et bien suffisent selon vous à gérer les prochains jours, les prochaines semaines ? Oui. Alors, l'ordre a été tenu ce weekend dernier passant mal avec aussi des blessés dans nos rangs. Euh je pense encore quand même, c'est très frais hein au désordre qui a été maintenu le 17 octobre. Alors certes, on a évolué et vous l'avez souligné avec les millions d'heures supplémentaires pour les policiers à récupérer. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que le président de la République vient à Marseille, il aime cette ville mais il faut qu'il nous prouve qu'il aime cette ville d'ailleurs comme toutes les villes de France puisqu'il est le chef de l'État et on ne peut pas travailler à ce rythme sans sans difficulté. Vous l'imaginez bien, c'est à tendu. On est sur des sur des heures et des heures de travail 10 12h 15h par jour sur plusieurs semaines et au détriment du service public parce qu'on attend toujours aussi d'avoir des effectifs pour répondre aux appels de police secours. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui s'il y a pas des mesures qui sont prises autres que des mots parce qu'il vient il y a mots qui sont qui sont donnés.

C'est pas la première fois qu'il dit à Marseille et c'est pas la première fois qu' s'exprime et c'est pas la première fois que nous lui disons impérativement Marseille 2e ville de France deux fois et demi plus étendu que Paris donc il y a beaucoup de mobilité parmi les casseurs. On doit avoir des effectifs à Marseille c'est incontournable et pas au détriment des autres villes. On doit recruter massivement dans notre société et on doit encourager les policiers à à continuer le leur travail parce que là il y a une un découragement nous restons debout. Il y a une fatigue physique moral. On tient le coup mais ça commence à devenir compliqué. Est-ce que ça va durer sur le temps ?

ça va être un notre problème et de ce qu'on entend Bruno Barotchetti c'est que pour vous cette première prise de parole c'est s'appelle un micro tendu du président donc c'est pas vraiment une allocution en bonne et du form donc peut-être n'a-t-il pas répondu à toutes vos revendication elle n'est pas à la hauteur pour l'instant dans ce que vous avez entendu sur France info qu'on vient de diffuser mais les connavications là bon c'est vrai qu' il répond spontanément au au au micro au micro il il répond spontanément mais il connaît nos revendication il sait de quoi on souffre aujourd'hui dans notre profession, c'est euh le le le soutien de l'institution, le soutien judiciaire que nous devons avoir.

C'est aussi un encouragement même financier à l'endroit des des forces de l'ordre. C'est aussi un recrutement. On peut pas reposer on peut pas faire reposer les échecs successifs des gouvernements parce que moi je ne regarde pas que le gouvernement actuel. Les échecs successifs de le gouvernement reposent sur nos nos épaules. C'est intolérable. Oui. Emmanuel Macron a tout de même reconnu le manque d'anticipation. euh du 17 octobre et il ajoute que ce samedi à venir Bruno Bartochetti est aussi à risque. C'est pourquoi il a dit que le tracé de ces manifestations euh de samedi se tiendrait en dehors euh des centre-villes.

Est-ce que ça par exemple c'était une des mesures que vous réclamiez euh d'urgence entre guillemets à court terme ? Oui. Alors ça c'est une mesure très très importante pour pour les citoyens, pour la population et pour les commerçants surtout parce qu'ils ont besoin d'oxygène. Donc c'est très important pour nous en fait si vous voulez. Je sais pas si ça va changer grand-chose parce que c'est pas les manifestants qui sont les plus difficiles à gérer. Ce sont pas les lycéens hein. Ce sont pas ce sont pas ceux qui manifestent pour leur pouvoir d'achat. Nous les respectons et nous sommes concernés.

Ce qui nous ce qui nous justement pendant pendant qu'on en parle Bruno Barchetti, pardonnez-moi pour accompagner nos téléspectateurs. Regardez cette image, elle est en direct. Emmanuel Macron qui est toujours à Marseille. Il y a certaines séquences évidemment de cette visite qui se passe hors caméra et dès qu'on a des images et bien on vous les propose sur France info et çaen est une. Emmanuel Macron qui continue de rencontrer, a priori c'était les acteurs économiques Martin qui ont pu être touchés aussi par ces séquences de violence d'épillages dans certains commerces.

On entendait tout à l'heure une commerçante nous disait qu'elle aussi attendait et bien peut-être des mesures de trésorerie, en tout cas un soutien ferme du président. C'est ce qu'il est venu faire aussi dans la cité faocéenne. Oui, il salue en ce moment ces acteurs économiques qui ont été touchés par les pillages avec donc juste après lui Sabrina Roubach qui est et marseillaise et ministre de l'enseignement professionnel. Il y a Benoît Paillan qui est maire de Marseille et Laurent Nounz qui est euh ministre de de l'intérieur alors qui n'est pas marseillais mais qui a été en poste quand même dans dans la cité faocéenne.

Donc il vient effectivement apporter ce soutien et ce qui est intéressant je trouve à relever dans ce discours politiquement dans ce discours d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a voulu séparer l'ordre et la réponse au mouvement social. Euh il a dit euh il y a une réponse à apporter à ce mouvement social où euh j'ai j'ai plus le terme exact, la vie chère là, il y a une réponse à à donner. Euh et ça il dit que c'est le travail du gouvernement et ils se sont séparés les les rôles, on va dire avec Sébastien Lecorn parce que cet après-midi, ce sera Sébastien Lecornu qui recevra et lycéen et étudiants.

C'est ensuite Édouard Jeffrey et Philippe Baptiste, le ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur qui donneront une conférence de presse pour la réponse. La réponse politique avec les mesures, c'est la charge du gouvernement et lui en dosse finalement la responsabilité du chef de l'État qui vient incarner l'ordre ici à Marseille et soutenir aussi ses commerçants parce que c'est l'idée aussi de de cette séquence avec les commerçants. Il rencontrera ensuite les forces de l'ordre pour les remercier mais l'idée de cette séquence c'est de leur montrer le soutien de la nation.

Et d'ailleurs, il y a le ministre des petites et moyennes entreprises qui l'accompagne, Serge Papin aussi, que vous pouvez apercevoir à l'image. Alors, vous le disiez pour l'instant, le temps des réponses n'est pas celui d'Emmanuel Macron. Lui, il est et bien dans le maintien de l'ordre, un rétablissement de l'ordre. C'est ainsi qu'avait qualifié ce matin l'Élysée cette visite impromptue du président à Marseille. Mais Benoît Paillant l'a repris he Mathieu H. En tout cas, il a dit il faut des réponses. Il l'a remis sur les rails en fait de des réponses aux revendications qu'on entend depuis maintenant 5 semaines.

Et il a aussi passé un message peut-être un peu plus euh subtil ou pas au adressé au gouvernement ou à certaines oppositions ne pas monter les manifestants contre les policiers et inversement. Oui, en effet, on voit bien que les deux personnages sont dans un rôle un registre qui est différent. Comme vous l'avez rappelé, Emmanuel Macron est le président de la République, donc il doit incarner ce qu'on appelle le parti de l'ordre et donc finalement la stature de l'État, mais aussi parce qu'il n'a plus mandat sur le plan national.

Il faut quand même aussi rappeler que cette cette séquence s'inscrit dans une séquence politique plus large qui est celle de la la situation politique post dissolution 2024 où il avait redonné le pouvoir au le pouvoir de voter aux Français et les Français n'ont pas reconduit sa majorité. Donc depuis depuis 2024, depuis l'été 2024 à Minima, le président de la République n'a pas mandat de la part des Français pour régler les questions nationale. C'est le c'est le gouvernement qui doit s'en occuper dans le cadre de d'un d'une alliance au Parlement qui soit l'alliance la plus la moins minoritaire possible. Voilà, donc ça faut quand même séparer un petit peu là-dessus.

Quant à Benoît Paff, il est maire du parti maire un maire socialiste. Il est donc proche de Raphaël Gluxman notamment. Donc il y a aussi la nécessité pour cette gauche social-démocrate et on l'a vu à travers les prises de parole aussi d'Emmanuel Grégoire ou même de Grégory Duset, maire de Lyon, de remettre le terrain sur la enfin de remettre le débat sur la la focale la focale du débat sur la la discussion et le débat politique vis-à-vis des mouvements sociaux puisque en tant que élus de gauche, ils se veulent aussi finalement des porte-paroles ou des porte-vois des revendications d'un mouvement social. Mais c'est ce que dit aussi dans les mots en tout cas Emmanuel Macron.

Il y a un instant sur France info, vous l'avez entendu, il a dit Eveline Cirmarin, ce n'est pas le moment de la violence, c'est le moment des débats. Il y a une élection dans 6 mois, ce n'est plus le moment de la violence, c'est celui des des débats d'idées. C'est ce que dit Emmanuel Macron. Euh on marche enfin sur deux jambes. On va dire que euh dans un premier temps, pendant 3 semaines, on a eu une réponse exclusivement sécuritaire à un mouvement social qui avait des revendications d'ordre politique général, hein, le droit à l'éducation tout simplement. et euh seule une réponse sécuritaire était apportée via le ministre de l'intérieur. Voilà.

Là enfin euh monsieur Macron considère que il faut aussi apporter une réponse politique aux revendications. Euh après je ne sais pas si ce sera possible mais tant sur le droit à l'éducation, revendication des lycéens, d'avoir plus de professeurs et cetera que sur le pouvoir d'achat. là, il semble disposer effectivement à apporter une réponse qui ne soit pas uniquement une réponse sécuritaire, ce qui est la meilleure façon effectivement d'apaiser les choses.

Et c'est bien ce que euh beaucoup ont dénoncé euh dans un premier temps, c'est-à-dire que euh on traitait les manifestants finalement comme des casseurs et les tribunaux d'ailleurs ont fait tout à fait la différence parce que bon, dans un premier temps, c'était essentiellement des mineurs, il y a donc pas eu de comparation immédiate puisque c'est pas possible pour les mineurs.

Mais après un message de fermeté de Laurent Net uniquement uniquement et ensuite quand il y a eu le 17 octobre avec tous les casseurs et cetera, les tribunaux ont très bien fait la différence entre ceux qui manifestaient qui certes ont commis des délit hein, brûler des poubelles et cetera, c'est sûr, c'est des délit, mais ils n'ont pas été du tout traités judiciairement, surtout s'ils n'avaient pas de casier judiciaire, des maires de famille qui ont été trouvés en train de voler sur des magasins sur les lieux des magasins pillés et cetera.

Bon, ça a été des peines avec surcis parce qu'elle n'avait jamais été condamnée et puis ceux qui au contraire s'en prenaient physiquement aux policiers qui eux surtout s'ils avaient déjà été condamnés ont eu des peines fermes. Donc là, c'est tout à fait intéressant. On va peut-être entendre sur cette question Bruno Baretti évidemment puisque on l'a rappelé, il beaucoup d'interpellations depuis le 17 octobre de nouveau ce weekend le 24 octobre samedi. On va écouter pardonnez-moi Emmanuel Macron, on revient vers vous juste après. Ah, on a perdu l'image avec Emmanuel Macron. On l'entendra dans un instant mais Bruno Bartochetti.

Donc on pouvait vous entendre peut-être sur cette question des interpellations et de la gestion, c'est vrai, de de ces dernières mobilisations. Vous venez de d'entendre Eveline Cirmarin parler de de certain engorgement aussi des tribunaux qui a permis et bien de séparer certains casseurs de certains manifestants qui ont pu dégrader du mobilier urbain mais en tout cas faire des actions qui étaient bien en de ça de certains autres. J'aimerais rassurer justement madame Marin que on fait nous aussi la différence entre les casseurs, les pilleurs et les tueurs. Ils sont pas simplement dans le délit, ils sont dans des tentatives d'homicide.

Lorsqu'on les interpelle avec des armes à feu ou des sabres, euh on n'est pas dans des délits. Donc on fait bien la différence et en face de nous parmi les manifestants, on a nos enfants aussi, hein. Donc nous sommes policiers, nous sommes dans la sécurité. Mais j'aimerais lui rappeler sur ce plateau qu'au début des mouvements, il y a 130 ou 150 enseignants qui ont été blessés et beaucoup de journalistes, des commerçants ont été blessés. Donc le la sécurité euh euh c'est pour tout le monde. Donc quand on intervient, c'est pas pour empêcher les manifestations, c'est pas pour empêcher les manifestants d'évoluer. Au contraire, nous sommes là pour les sécuriser. C'est ça le tout sécuritaire.

C'est pas de c'est pas d'être flic sur le terrain et de ne pas savoir faire la différence entre les manifestants et qui se servent à des manifestations pour commettre des violences urbaines et des tentatives de crime. Oui.

Je me permets peut-être de préciser les propos d'Eveline Cirmarin qui disait que la seule réponse au départ était sécuritaire, là où aujourd'hui c'est vrai Emmanuel Macron à Marseille, Sébastien Lecnu à Matignon doivent apporter des réponses plus politiques parce que effectivement il y a des revendications derrière ces mobilisations qu'on ne peut mettre de côté puisque c'est pour ça que tous les samedis les les Français se mobilisent en nombre encore une fois entre 410000 et 800000 personnes dans la rue samedi. Matth vrai que ce mouvement, il n'a pas l'air de de s'essouffler et Emmanuel Macron lui-même vient dire il y a quelques minutes que ce samedi était encore à risque.

Oui, en effet, le mouvement ne s'est pas essoufflé de la même façon que en novembre 2018, lors des gilets jaunes, les premiers actes n'avit on avait constaté un maintien des cortèges et un maintien des des du nombre de personnes dans la rue pour manifester. Là, on voit quand même ce qui est important quand même à souligner, c'est qu'effectivement entre le 17 octobre et le 24 octobre, par exemple, à Paris sur la manifestation de Paris, il y a le même nombre de personnes et pourtant des mesures sur le tracé avaient été prises et les couvre-feu et cetera qui étaient censé même certains disaient la météo pouvaient éventuellement démobiliser certaines certaines personnes.

Donc ça c'est quand même quelque chose qu'il faut qu'il faut noter que effectivement le mouvement social ne faiblit pas à ce stade. Il y a quand même aussi un point qui est à noté du côté des policiers qu'il faut aussi rappeler, c'est que les policiers depuis tr depuis depuis maintenant 4 semaines, depuis un mois, n'ont jamais subi autant de violence de la part notamment des des des des personnes qui sont les plus violentes. Faut quand même rappeler que depuis donc depuis le depuis le début de la mobilisation lycéenne, on compte quand même plus de 2000 policiers blessés. Euh c'est autant et même un peu plus que sous les 33 actes des gilets jaunes entre novembre 2018 et avril- mai 2019.

Donc c'est quand même quelque chose qu'il faut aussi remettre en perspective. Il n'y a jamais eu autant de policiers blessés euh dans des manifestations que sur le dernier mois. Samedi encore un 267 membres des forces de l'ordre ont été blessés 150 manifestants dont trois assez graves à Toulouse Reince et Clermontferrand. Bruno Bartochetti. Et pourquoi vous nous parliez, c'est vrai de de sécuriser ces mobilisations. Est-ce que ça va changer quelque chose le fait de les sortir des centres-villes ? Pour vous, ce sera plus simple ? Alors, vous savez, je sais pas si ce sera plus simple.

Ce qui sera important, c'est que justement on puisse un petit peu euh permettre aux commerçants et à la population des centre-villees de retrouver un petit peu d'oxygène. Je pense que c'est important. Il va falloir aussi des axes. Encore une fois, j'empléc mais il va falloir sécuriser ces axes. Ce qui nous inquiète, c'est peu importe finalement le parcours. Ce qui nous inquiète, c'est toujours de se retrouver en fin de parcours avec ceux qui rentrent dans les manifestations pour casser, pour attaquer les flics, mes collègues sur le terrain.

Et ça, qu'il soit en centreville ou sur des axes périphériques, on aura à mon avis le même le même schéma de violence, mais on aura peut-être permis effectivement au centre-ville de retrouver un petit peu d'oxygène. En tout cas, ces axes de manifestation doivent être aussi bien préparés pour pas que justement les manifestants se laisse embarquer, se laissent entraîner par les casseurs parce que ça arrive aussi, il y a des personnes vulnérables qui se laissent entraîner, qui se retrouvent finalement exposés à ces violences alors qu'ils ne sont pas venus pour ça au départ. Et c'est ce qui fait dire aussi à Emmanuel Macron et bien que ce mouvement, il est assez imprévisible.

Lui, il est employé les mots Martin rester humble et concentré. Évidemment, le gouvernement est concentré sur la situation. C'est ce qu'il montre aujourd'hui avec ses images en direct de Marseille si vous nous rejoignez. C'est ce que va faire aussi Sébastien Lecnu dans une heure maintenant avec les organisations lycéenne. Il est concentré à la tâche parce qu'il sait qu'il a beaucoup à perdre pour les semaines et les mois. Emmanuel Macron ou le gouvernement ? Emmanuel Macron.

Oui, enfin Emmanuel Macron, il a surtout euh lui pour les semaines et les mois qui viennent, il a sa volonté de finalement de de il sait qu'il part dans quelques mois et il ne doit pas partir avec une situation qui serait dégradée avec la France en feu. Mais il il a presque une obsession, c'est ce qu'on nous dit, de partir avec pas forcément un héritage mais en tout cas au minimum la la tête haute.

Et on sait par exemple, c'était symbolisé avant le début de cette crise il y a un mois, mais c'était symbolisé avec sa volonté impérieuse qu'un budget, quelle que soit la façon, soit voté, soit passé, que la France a un budget avant la fin de l'année, que on ne commence pas finalement 2027 l'année présidentielle avec un budget en loi spéciale qui serait reconduit et qui ferait que les marchés dégraderaient peut-être euh en tout cas les les ambitions économiques de de la France. Donc il y avait cette obsession d'Emmanuel Macron.

On sait d'ailleurs que c'était un un point peut-être de friture avec Sébastien Lecornu qui lui voulait prendre le temps du débat et Emmanuel Macron veut que ça ça arrive assez vite. Donc il y a cette volonté effectivement de d'image pour lui. il a envie de restaurer.

Alors la restaurer non, c'est peut-être un peu compliqué, mais en tout cas faire en sorte de ne pas partir avec une image dégradée et et c'est l'objectif aussi de ce déplacement à Marseille, même si je pour moi Emmanuel Macron, Marseille c'est autant sa vitrine que son point faible parce que depuis le début de ses quinquen c'est une ville où il a fait de multiples visites où il allait lancer un plan enfin pas un plan narco, mais la placnet XXL, il y a eu Marseille en grand ensuite avec les rénovations des écoles. Il est venu aussi après l'assassinat de Médicassi.

C'est une ville pour lui qui est une ville centrale et dans laquelle il vient pour à chaque fois montrer que l'État répond au au défis qu'on porte à l'État. Euh donc en ça c'est une ville vitrine pour lui mais en même temps si on continue de venir à Marseille pour montrer que l'État est présent c'est que quelque chose n'a pas fonctionné dans la réponse qu'on a apporté jusque-là. Yeah.