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InterviewLes Echos· 23 novembre 2018 11 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSantéEnvironnement & énergie

Serge Papin : « Les distributeurs ont une responsabilité pour le secteur agricole aille mieux »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez parler plus librement des critiques émises sur la grande distribution par les producteurs laitiers ou les agriculteurs ?

  • 0:53OuverteRéponse directe

    Les ordonnances doivent revaloriser le seuil de ventes à perte. Est-ce que cela suffira à rééquilibrer les marges ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Cet argent dégagé doit servir à mieux rémunérer les matières premières agricoles. Pouvez-vous donner un exemple chiffré ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Une grande partie des agriculteurs n'arrive pas à vivre de leur travail. Quelle part peut-on imputer à la grande distribution ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    La guerre des prix fait porter le poids sur l'agriculture. Comment sortir de cette logique ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Est-il temps d'expliquer aux consommateurs que derrière les promotions se cache le prix à payer pour les agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:37Chiffre
    « il a été payé cette année à peu près trente et un centime aux producteurs laitiers cette insuffisant il faut qu'ils passent au moins 35 centimes »
  • 2:20Fait
    « la guerre des prix c'est ont fait porter au maillon le plus faible cette guerre puisque donc c'est l'agriculture en l'occurrence la grille docteur la kander en l'occurrence l'agriculteur »
  • 3:04Fait
    « il faut sortir des prix prédateurs s'imaginer qu'on continue comme ça que l'agriculture française soit vraiment détricoter comme le fut le textile dans les années 80 »
  • 5:56Fait
    « le gouvernement a présenté un plan qui s'appelle ambitions bio 2022 l'idée c'est d'arriver d'ici 2022 à 15 % des terres utiles agricole en bio »
  • 6:40Chiffre
    « un litre de lait bio aujourd'hui c'est un euro 1 euro 1 euro 5 »
  • 7:24Fait
    « le problème est qu'ils redoutent de déplaire aux lobbys »
  • 9:35Fait
    « il ya parfois j'ai pu constater aussi que comme il ya une raréfaction des produits bio ils sont parfois vendu trop cher »

Temps de parole

  • ?97 %
  • non_speech3 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:09
Locuteur

l'ancien pdg de système u et mon invité ce matin dans les échos bonjour serge papin bonjour merci d'être avec nous ce matin on vient de le dire vous avez été pendant treize années à la tête de système u plus de 19 milliards d'euros de chiffre d'affaires plus de 1500 magasins en france maintenant que vous n'êtes plus justement à la tête de ce géant de la distribution française peut-être que vous pouvez parler plus librement est ce qu'il ya des critiques que vous trouvez justifiées et légitimes dans celles qui sont émises sur la grande distribution parmi les producteurs laitiers ou les agriculteurs par exemple bah écoute et en plus moi j'ai quand même été président de l'atelier 5 des états généraux et donc j'ai été à la fois juge et partie si on peut dire j'essayais trouver le compromis oui alors on pourrais potentiellement faire une critique c'est qu'est ce qui va se passer dans les ordonnances doivent être validées par décret et doivent revaloriser ce qu'on appelle le seuil de ventes à perte donc ça va augmenter un peu de 10% pas toujours de 10 parce qu'il y en a elles seront pas toutes vendues à 0 mais il ya 2000 produits wi qui vont bouger qui vont un flat et est donc on va sortir de cette péréquation infernale qui font que ces produits là par exemple le fameux esti ce qui est vendu à 0 de marge bas il est financé par les produits agricoles non transformé par exemple qui sont vendus avec des marges beaucoup trop importante il était donc alors ramené un équilibre déjà de ce côté là puis deuxièmement cet argent cette marge de manoeuvre qui va être dégagées doit servir c'est vraiment ça l'objectif y'en a pas d'autre doit servir à mieux rémunérer les matières premières agricoles le lait par exemple je vous donner un chiffre oui il a été payé cette année à peu près trente et un centime aux producteurs laitiers cette insuffisant il faut qu'ils passent au moins 35 centimes on a les moyens donc désormais de le faire j'ai entendu un distributeur dire la grogne des consommateurs vis-à-vis du carburant il victime vous dire que la grogne des agriculteurs et des producteurs de lait à vis à vis de l'insuffisance du prix du lait est légitime donc les distributeurs ils peuvent être les premiers de cordée d'un changement d'une réconciliation de la filière ils ont des responsabilités historiques à prendre avec ses possibilités là pour faire en sorte que le secteur agricole aille mieux donc moi c'est serge papin au regard de ce que vous dites que une grande partie des agriculteurs qui aujourd'hui n'arrive pas à vivre de leur travail c'est dû aux pratiques de la grande distribution ces 2 alors qu'elle part peut-on imputer à la grande distribution c'est l'addition saluer la cdu à la guerre des prix bons parce que évidemment la guerre des prix c'est ont fait porter au maillon le plus faible cette guerre puisque donc c'est l'agriculture en l'occurrence la grille docteur la kander en l'occurrence l'agriculteur donc il faut sortir de ça aller vers ce que j'appelle moi des prix responsable oui il faut sortir des prix prédateurs s'imaginer qu'on continue comme ça que l'agriculture française soit vraiment détricoter comme le fut le textile dans les années 80 eh bien on serait obligé d'importer et à ce moment là on va en payer le prix une perte de souveraineté alimentaire c'est ce que vous dites exactement le danger il est là oui et donc on a deux sujets on a à la fois faire en sorte que la qualité s'améliore parce qu'on en a besoin aussi et qu'on garde comme vous le disiez notre souveraineté si non on a le risque de dépendre sache pas par vous parler du juste prix justement pour les produits alimentaires on a parlé du seuil de revente à perte il y a dans la loi agriculture et alimentation un autre volet qui porte sur l'encadrement des des promotions donc elles seront limitées à 30 4% du prix initial 25 % des volumes vendus sans rentrer dans les détails techniques aujourd'hui est il temps de d'expliquer aux consommateurs que derrière les promotions de chaque produit il faut aussi faire vivre les agriculteurs et qu'il faut retrouver finalement le bon prix pour le chaque produit exactement et puis photo à voir cette notion très responsable est ce que vous trouvez logique que on sacrifie le prix d'une fameuse pâte à tartiner c'est encore le cas actuellement qui est avec le jeu des promotions vendu 20 % de son prix et à ce moment là on va vous parlez du nutella je parle du nutella et quand on les prix des pommes par exemple est lui par contre excessif aujourd'hui et il faut revenir à un déséquilibre on peut pas avoir dans ce pays aussi un plan santé nutrition etc et allez toujours taper sur les mêmes produits qui sont les plus connus ceux qui sont issus de la publicité du marketing ça c'est pas normal lorsqu'il y à la promotion sur l'unité là que vous venez d'évoquer c'est une erreur ou c'est une faute de la part du distributeur je pense que ça n'a pas de sens ça n'a pas de sens de faire ça parce que en plus voilà c'est un produit qui en est content on encourage à stocker dans des placards des quantités de ce produit alors que le rôle d'un distributeur qui est responsable de l'alimentation c'est d'avoir de faire en sorte que l'alimentation qu'on propose à nos concitoyens soient de bonne qualité et diversifiée donc moi j'attends qu'ils fassent des prix sur le prix des promotions sur le prix des pommes alors serge papin voilà on vient de parler donc des prix du des agriculteurs vous vous voulez également parlé du manger mieux globalement et on va revenir justement sur ce sujet de l'agriculture avec ce livre que vous avez co écrits du panier à l'assiette et vous parler notamment sur tout un passage du bio on sait que c'est un secteur une filière montrait très forte croissance d'ailleurs le gouvernement a présenté un plan qui s'appelle ambitions bio 2022 l'idée c'est d'arriver d'ici 2022 à 15 % des terres utiles agricole en bio vous dans votre livre vous dites ça n'est pas suffisant il faut arrêter d'ici 15 ans l'agriculture conventionnelle vous dites plus ou moins comme ça oui quelle mesure quel investissement pour y arriver alors le bio aujourd'hui ce qui réconcilie ça réconcilie avec la santé ça réconcilie avec les environnements avec il le faudrait en tous les cas le bien-être animal donc avec l'emploi aussi sans doute donc cesser on sait qu'il ya des inconvénients avec l'agriculture conventionnelle on sait que par exemple l'utilisation massive de pesticides un port a des conséquences sur la santé ce qu'on appelle les perturbateurs endocriniens aujourd'hui il ya un lien s'est avérée on le sait partir du moment où c'est ça notre dignité oui deux responsables de mettre en marché une alimentation donc voilà avec nos concitoyens eh bien on doit aller vers le mieux et moi je sais qu'on peut pour les grandes matières premières sans qu'il y ait des augmentations prix excessives on a été les premiers à s'engager sur le lait notamment un litre de lait bio aujourd'hui c'est un euro 1 euro 1 euro 5 donc il n'ya pas de comment dirais-je de contraintes financières qui soit ingérable je pense qu'il faut encourager nos concitoyens à manger mieux oui sans doute peut-être à manger - parfois parce qu'on a quand même aussi un sujet sur l'obésité sur le susurre le diabète par exemple donc on a aussi cette responsabilité là et je pense que le bio va tirer les choses et faire en sorte qu'on change certaines pratiques qui ne peuvent pas continuer dans votre livre il ya un passage vous dites au sujet du gouvernement le problème est qu'ils redoutent de déplaire aux lobbys ont toujours s'ils tiennent un discours aussi radical en ce qui concerne la fin de l'agriculture conventionnelle quelles sont aujourd'hui seul au fond opposition justement au passage au bio il faut se donner de vous l'avez vécu je ceux qui font opposition c'est aussi ce sont aussi les fournisseurs d'accord 2 d'intrants voilà parce que il ya aussi tout un marché de latran d'ailleurs il est surprenant de voir parfois que des coopératives agricoles sont aussi des grandes mais c'est souvent elle qui met en marche et les intrants donc d'autres pratiques peuvent exister il dans d'autres pays elles sont plus répandus je pense notamment à la permaculture au canada notamment donc il peut y avoir ici ou là des camps d âge des initiatives qui sont prises et après on pourrait se donner un horizon de temps sans se met voilà un pistolet sur la tempe mais en disant voilà peut-être que dans trois ans on peut sortir de du tout du tout chimique ou du trop chimique pour aller vers quelque chose qui soit plus bienveillants vis-à-vis de notre santé notamment et si on s'intéresse sur la partie économique le bio c'est aussi quelque chose qui permet aux agriculteurs de dégager davantage de marges et de vivre mieux et dans votre livre il ya un passage vous craignez que la guerre des prix justement aille sur le bio si ça devient un marché de de masse est ce que il y à un risque pour les agriculteurs bio à ce que leurs marges diminuent dans les prochaines années serge papa il faut veiller justement à ce que l'on garde des équilibres nouveau qui fasse que la filière bénéficie d'une répartition de valeur meilleur qu'aujourd'hui et justement le le bio doit ramener d'autres équilibre il faut faire attention parce qu'il ya parfois j'ai pu constater aussi que comme il ya une raréfaction des produits bio ils sont parfois vendu trop cher et il faut trouver là aussi à bien régler le curseur entre les excès du prix par rapport à la demande qui est forte et parfois aussi la pub que ce faire certains en cassant les prix du bio donc voilà c'est à trouver là aussi des nouvelles responsabilités de ce point de vue là merci serge papin d'avoir été mon invité ce matin dans les échos je rappelle ancien pdg de système u et auteurs coauteurs pardon du livre du panier à l'assiette

10:37
Non speech

[Musique]