Blocage des lycées : sur RTL, le patron du PS Olivier Faure constate un "mouvement récupéré et dévoyé par des casseurs"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Bonjour Olivier Faure.
- 0:30RelanceRéponse partielle
Ces lycéens mobilisés ou comme Ségolène Royal, vous leur demandez de rentrer chez eux parce qu'ils n'obtiendront rien ?
- 1:37RelanceÉludée
Est-ce que c'est un problème quand des responsables politiques appellent les jeunes à se mobiliser pour défendre leurs revendications ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Alors justement, vous, candidat, vous promettez quoi à ces jeunes ?
- 2:43RelanceRéponse partielle
Cette semaine, Olivier Faure, préconisait de baisser le nombre d'enseignants en parallèle de la baisse du nombre d'élèves pour pouvoir mieux les payer. C'est une bonne méthode ?
- 4:18FerméeRéponse directe
Vous allez censurer le budget présenté par le gouvernement hier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« 'abord, il n'appartient pas aux politiques de dire aux lycéens ce qu'ils doivent faire. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« 1,7 million d'élèves en moins. D'ici 2035. »
- 2:31Invité politiquePromesse
« on a là une opportunité extraordinaire. Non pas de faire baisser le nombre d'enseignants et d'encadrants, mais au contraire, d'utiliser ce moment pour faire en sorte que les classes soient des classes qui comptent 19 élèves maximum par... »
- 3:23Invité politiqueChiffre
« nous consacrons dans l'élémentaire et dans le supérieur 35% de moins à nos élèves que ce que font nos voisins. »
- 5:34Invité politiqueChiffre
« Ces 60 milliards qui manquent tous les ans, ils expliquent effectivement le déficit et la dette. »
- 5:52Invité politiqueChiffre
« cette théorie du ruissellement qui a été produite par le gouvernement depuis 10 ans n'a produit, en réalité, que 1 300 milliards de dettes supplémentaires. »
- 6:30Invité politiqueFait
« En fait, le RN est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS. »
- 6:48Invité politiqueFait
« le RN est un parti xénophobe, raciste, antisémite et tout le monde devrait le savoir. »
Temps de parole
- Olivier Faure61 %
- Présentateur31 %
- ?8 %
≈ 71,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'invité d'RTL à 7h43, il veut représenter la gauche en avril prochain pour la présidentielle. Au lendemain du second débat de la primaire à gauche, le premier secrétaire du Parti Socialiste est donc l'invité d'RTL matin. Bonjour Olivier Faure.
Bonjour à vous.
400 lycées vont rester fermés aujourd'hui. Réponse du gouvernement au mouvement qui s'étend et se tend. Près de 2000 interpellations hier. Plus de 300 policiers et gendarmes blessés. 235 personnes blessées côté éducation nationale. Vous les appelez à poursuivre le mouvement. Ces lycéens mobilisés ou comme Ségolène Royal, vous leur demandez de rentrer chez eux parce qu'ils n'obtiendront rien
? D
'abord, il n'appartient pas aux politiques de dire aux lycéens ce qu'ils doivent faire. Mais ce que j'observe, c'est que leur mouvement a été en réalité récupéré par des casseurs, par des gens qui finalement n'avaient rien à faire là et qui ont dévoyé ce mouvement. Parce que, et c'est tout le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne parle plus que de ce lycée qui a brûlé à Nantes,
de
ces exactions qui malheureusement
ont
été constatées tout au long de la journée d'hier.
Alors
que les lycéens que j'ai vus
hier
matin, j'ai rencontré hier après-midi le président de l'union syndicale lycéenne, ont des revendications qui sont des revendications précises et qui disent beaucoup
de
ce
qu'ils ont aujourd'hui à subir, alors même
qu'ils ont un droit à l'avenir. On va parler
de leurs revendications, mais vous dites d'emblée, ce n
'est
pas aux politiques de leur dire à ces lycéens ce qu'ils doivent faire ou pas. D'autres, dans le champ politique, leur disent. Les insoumis, par exemple, les appellent à continuer à se mobiliser. Ils sont hors
-jeu en
disant ça ? Bien, ça j'avais remarqué, mais est-ce que c'est un problème quand des responsables politiques appellent les jeunes à se mobiliser pour défendre leurs revendications ?
Ce n'est pas le rôle des politiques. Le rôle des politiques, c'est de donner des réponses,
pas
d'organiser le mouvement social qui appartient là au monde syndical. Et donc, j'ai toujours respecté cette étanchéité. Il y a d'un côté des gens qui organisent le mouvement social,
qui
posent des revendications,
et
des politiques qui, derrière, doivent s'efforcer de répondre aux grandes questions qui leur sont posées.
Alors justement, vous, candidat, vous promettez quoi à ces jeunes ? On rappelle que parmi ce qu'ils dénoncent, il y
a
un nombre trop important d'élèves par classe, des absences d'enseignants qui ne sont pas suffisamment remplacées, des locaux délabrés. Vous ferez quoi
?
Vous savez qu'on va vivre ce qu'on appelle une déprise démographique dans les dix prochaines années.
On
a
1
,7 million d'élèves en moins.
D'ici 2035.
Voilà.
Et
donc, on a là une opportunité extraordinaire. Non pas de faire baisser le nombre d'enseignants et d'encadrants, mais au contraire, d'utiliser ce moment pour faire en sorte que les classes soient des classes qui
comptent
19 élèves maximum par...
Donc
vous, vous ne baissez pas le nombre d'enseignants ?
Non, c'est le moment.
Cette semaine, Olivier Faure, préconisait de baisser le nombre d'enseignants en parallèle de la baisse du nombre d'élèves pour pouvoir mieux les payer. 9000 postes d'enseignants par an en moins selon l'ONG. C'est une marge de manœuvre budgétaire de 585 millions d'euros. Ce n
'est
pas une bonne méthode, ça, d'avoir des enseignants peut-être moins nombreux parce que les élèves sont moins nombreux, mais mieux payés ?
Mais quand vous avez une classe avec plus de 30 élèves, avec des niveaux qui sont parfois très différents, c'est très difficile pour un enseignant d'y arriver. Et ce que j'observe, c'est que quand on compare la France avec les grands pays européens, eh bien, nous consacrons
dans
l'élémentaire et dans le supérieur 35% de moins
à
nos élèves que ce que font nos voisins.
Ça
peut paraître curieux parce qu'on nous dit toujours l'inverse, mais la réalité, elle est là. Et donc, nous avons besoin de mettre le paquet parce qu'on ne peut pas sacrifier l'avenir au présent.
Donc, vous ne dégagerez pas de marge
de manœuvre budgétaire pour mieux payer les enseignants grâce à la baisse du nombre d'élèves ?
On
est clair là
-dessus.
Ce n
'est
pas là-dessus. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas augmenter les enseignants. Je dis simplement qu'il ne faut pas non plus que leurs conditions de travail, que les conditions de travail des élèves se dégradent parce qu'on verrait là une opportunité de dégraisser le mammouth, comme un ancien ministre a pu le dire. Moi, je crois, au contraire, qu'il faut arriver à maintenir des effectifs pour qu
'il
y ait moins d'élèves par classe et que tous les élèves
puissent
étudier dans de bonnes conditions. Tous les élèves, y compris, sont en situation de handicap parce qu'on le sait, chaque
année, ils ne sont pas
suffisamment accueillis
aujourd'hui dans les écoles de la
République. Olivier Faure, Christophe Jacubizine, à l'instant, parlait du budget présenté par le gouvernement hier. Ça y
est,
vous avez examiné la copie. Vous aussi, c
'est
une certitude, vous allez le censurer
?
Si rien ne devait changer, c'est une forme d'évidence pour moi, bien sûr.
On
a
là... Parce
que j'entends ce qui est dit par Christophe Jacubizine. Nous avons là un budget
qui
est un budget qui est très frustrant pour tout le monde. Frustrant parce qu'on voit bien qu
'en
fait, il y
a
un problème
de
déficit.
Et
puis, frustrant parce qu'on voit bien aussi
ceux
qui sont appelés à venir contribuer à cette baisse du déficit.
Et
c'est tout le problème. C'est que quand vous comparez la France et l'Allemagne, la question, elle est où
? Les
dépenses publiques, en réalité, elles sont assez stables. Il n
'y
a pas eu d'envolée des dépenses publiques.
Il y
a un
gouffre qui va se faire,
ne serait-ce que
par le taux d'intérêt auquel la
France
emprunte aujourd'hui par
rapport à l'Allemagne. On foule les 5
% nous.
Pardon de vous couper, mais le gouffre, en réalité, il est lié à quoi ? Au fait que nous avons baissé nos propres recettes. Ce qui a été à un moment le décalage entre la France et l'Allemagne, c'est qu'à un moment, l'Allemagne avait des recettes supérieures à ses dépenses. La France, dont les dépenses n'ont pas bougé, a vu ses recettes baisser drastiquement. Et ces 60 milliards qui manquent tous les ans, ils expliquent effectivement le déficit et la dette. Donc
vous,
vous voulez augmenter les recettes plutôt que baisser les dépenses ?
Retrouver
des recettes comparables à celles que nous avions
avant.
Parce qu'on le voit bien, cette théorie du ruissellement qui a été produite par le gouvernement depuis 10 ans n'a produit, en réalité, que 1 300 milliards de dettes supplémentaires.
Pour l'instant, Olivier Faure, cette stratégie a du mal à séduire les Français. Dans les intentions de vote, vous êtes loin du second tour. Enfin, le Glucksmann, qui
est
le mieux placé, est entre 8 et 10 %, selon notre baromètre l'Ounaris Interactive. Des sondages qui sont toujours dominés par le Rassemblement National. Hier, Mediapart a enfoncé le clou sur les propos antisémites que le site prête à Jordan Bardella en expliquant comment il avait authentifié ses propos. Jordan Bardella continue de nier, parle de pseudo-preuve. Vous êtes convaincu, vous, par la démonstration de Mediapart
?
Absolument,
et
d'ailleurs, je ne suis pas tellement étonné par ce que Mediapart livre. En fait, le RN est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS. Et donc, qu'on y retrouve là un nid antisémite n'est absolument pas une surprise. Ce qui est une surprise, c'est que Mediapart ait réussi à en faire la démonstration et en ait apporté la preuve. Et donc, oui, malheureusement, le RN est un parti xénophobe, raciste, antisémite et tout le monde devrait le savoir.
Il peut continuer à prétendre à Matignon, Jordan Bardella
?
Bien sûr que non.
Rester député européen
?
Ça, c'est sa conscience qui lui dictera ce qu'il a à faire. Mais
il
aurait pu avoir un autre mode de défense. Écoutez ce que disait tout à l'heure Alain Duhamel
sur
votre antenne. Il aurait pu dire, j'étais jeune, je me suis repris depuis, etc. C'est pas ce qu'il dit, il ment. Et donc, on a là un double sujet, son antisémitisme
et
le mensonge en politique.
Les
deux ne pardonnent pas.
Merci Olivier Faure. Dans un instant, c'est Anguie Pastureau qui nous fait l'honneur de nous rejoindre à tout de suite sur RTL.
Bonne
journée
sur
RTL.
Olivier Faure