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InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 2 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Blocage des lycées : sur RTL, le patron du PS Olivier Faure constate un "mouvement récupéré et dévoyé par des casseurs"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Bonjour Olivier Faure.

  • 0:30RelanceRéponse partielle

    Ces lycéens mobilisés ou comme Ségolène Royal, vous leur demandez de rentrer chez eux parce qu'ils n'obtiendront rien ?

  • 1:37RelanceÉludée

    Est-ce que c'est un problème quand des responsables politiques appellent les jeunes à se mobiliser pour défendre leurs revendications ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Alors justement, vous, candidat, vous promettez quoi à ces jeunes ?

  • 2:43RelanceRéponse partielle

    Cette semaine, Olivier Faure, préconisait de baisser le nombre d'enseignants en parallèle de la baisse du nombre d'élèves pour pouvoir mieux les payer. C'est une bonne méthode ?

  • 4:18FerméeRéponse directe

    Vous allez censurer le budget présenté par le gouvernement hier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « 'abord, il n'appartient pas aux politiques de dire aux lycéens ce qu'ils doivent faire. »
  • 2:23Invité politiqueChiffre
    « 1,7 million d'élèves en moins. D'ici 2035. »
  • 2:31Invité politiquePromesse
    « on a là une opportunité extraordinaire. Non pas de faire baisser le nombre d'enseignants et d'encadrants, mais au contraire, d'utiliser ce moment pour faire en sorte que les classes soient des classes qui comptent 19 élèves maximum par... »
  • 3:23Invité politiqueChiffre
    « nous consacrons dans l'élémentaire et dans le supérieur 35% de moins à nos élèves que ce que font nos voisins. »
  • 5:34Invité politiqueChiffre
    « Ces 60 milliards qui manquent tous les ans, ils expliquent effectivement le déficit et la dette. »
  • 5:52Invité politiqueChiffre
    « cette théorie du ruissellement qui a été produite par le gouvernement depuis 10 ans n'a produit, en réalité, que 1 300 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « En fait, le RN est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS. »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « le RN est un parti xénophobe, raciste, antisémite et tout le monde devrait le savoir. »

Temps de parole

  • Olivier Faure61 %
  • Présentateur31 %
  • ?8 %

≈ 71,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

L'invité d'RTL à 7h43, il veut représenter la gauche en avril prochain pour la présidentielle. Au lendemain du second débat de la primaire à gauche, le premier secrétaire du Parti Socialiste est donc l'invité d'RTL matin. Bonjour Olivier Faure.

0:16
Olivier Faure

Bonjour à vous.

0:16
Présentateur

400 lycées vont rester fermés aujourd'hui. Réponse du gouvernement au mouvement qui s'étend et se tend. Près de 2000 interpellations hier. Plus de 300 policiers et gendarmes blessés. 235 personnes blessées côté éducation nationale. Vous les appelez à poursuivre le mouvement. Ces lycéens mobilisés ou comme Ségolène Royal, vous leur demandez de rentrer chez eux parce qu'ils n'obtiendront rien

0:35
Locuteur

? D

0:36
Olivier Faure

'abord, il n'appartient pas aux politiques de dire aux lycéens ce qu'ils doivent faire. Mais ce que j'observe, c'est que leur mouvement a été en réalité récupéré par des casseurs, par des gens qui finalement n'avaient rien à faire là et qui ont dévoyé ce mouvement. Parce que, et c'est tout le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne parle plus que de ce lycée qui a brûlé à Nantes,

1:03
Locuteur

de

1:03
Olivier Faure

ces exactions qui malheureusement

1:06
Locuteur

ont

1:06
Olivier Faure

été constatées tout au long de la journée d'hier.

1:10
Locuteur

Alors

1:10
Olivier Faure

que les lycéens que j'ai vus

1:12
Locuteur

hier

1:12
Olivier Faure

matin, j'ai rencontré hier après-midi le président de l'union syndicale lycéenne, ont des revendications qui sont des revendications précises et qui disent beaucoup

1:21
Locuteur

de

1:21
Présentateur

ce

1:22
Olivier Faure

qu'ils ont aujourd'hui à subir, alors même

1:25
Locuteur

qu'ils ont un droit à l'avenir. On va parler

1:26
Présentateur

de leurs revendications, mais vous dites d'emblée, ce n

1:27
Locuteur

'est

1:27
Présentateur

pas aux politiques de leur dire à ces lycéens ce qu'ils doivent faire ou pas. D'autres, dans le champ politique, leur disent. Les insoumis, par exemple, les appellent à continuer à se mobiliser. Ils sont hors

1:36
Locuteur

-jeu en

1:36
Présentateur

disant ça ? Bien, ça j'avais remarqué, mais est-ce que c'est un problème quand des responsables politiques appellent les jeunes à se mobiliser pour défendre leurs revendications ?

1:45
Olivier Faure

Ce n'est pas le rôle des politiques. Le rôle des politiques, c'est de donner des réponses,

1:49
Locuteur

pas

1:49
Olivier Faure

d'organiser le mouvement social qui appartient là au monde syndical. Et donc, j'ai toujours respecté cette étanchéité. Il y a d'un côté des gens qui organisent le mouvement social,

1:59
Locuteur

qui

1:59
Olivier Faure

posent des revendications,

2:00
Locuteur

et

2:01
Olivier Faure

des politiques qui, derrière, doivent s'efforcer de répondre aux grandes questions qui leur sont posées.

2:05
Présentateur

Alors justement, vous, candidat, vous promettez quoi à ces jeunes ? On rappelle que parmi ce qu'ils dénoncent, il y

2:09
Locuteur

a

2:09
Présentateur

un nombre trop important d'élèves par classe, des absences d'enseignants qui ne sont pas suffisamment remplacées, des locaux délabrés. Vous ferez quoi

2:16
Locuteur

?

2:17
Olivier Faure

Vous savez qu'on va vivre ce qu'on appelle une déprise démographique dans les dix prochaines années.

2:21
Présentateur

On

2:22
Olivier Faure

a

2:22
Locuteur

1

2:23
Olivier Faure

,7 million d'élèves en moins.

2:25
Locuteur

D'ici 2035.

2:26
Olivier Faure

Voilà.

2:27
Locuteur

Et

2:27
Olivier Faure

donc, on a là une opportunité extraordinaire. Non pas de faire baisser le nombre d'enseignants et d'encadrants, mais au contraire, d'utiliser ce moment pour faire en sorte que les classes soient des classes qui

2:39
Locuteur

comptent

2:40
Olivier Faure

19 élèves maximum par...

2:43
Locuteur

Donc

2:43
Présentateur

vous, vous ne baissez pas le nombre d'enseignants ?

2:45
Locuteur

Non, c'est le moment.

2:46
Présentateur

Cette semaine, Olivier Faure, préconisait de baisser le nombre d'enseignants en parallèle de la baisse du nombre d'élèves pour pouvoir mieux les payer. 9000 postes d'enseignants par an en moins selon l'ONG. C'est une marge de manœuvre budgétaire de 585 millions d'euros. Ce n

2:59
Locuteur

'est

2:59
Présentateur

pas une bonne méthode, ça, d'avoir des enseignants peut-être moins nombreux parce que les élèves sont moins nombreux, mais mieux payés ?

3:04
Olivier Faure

Mais quand vous avez une classe avec plus de 30 élèves, avec des niveaux qui sont parfois très différents, c'est très difficile pour un enseignant d'y arriver. Et ce que j'observe, c'est que quand on compare la France avec les grands pays européens, eh bien, nous consacrons

3:19
Locuteur

dans

3:20
Olivier Faure

l'élémentaire et dans le supérieur 35% de moins

3:24
Locuteur

à

3:25
Olivier Faure

nos élèves que ce que font nos voisins.

3:27
Locuteur

Ça

3:27
Olivier Faure

peut paraître curieux parce qu'on nous dit toujours l'inverse, mais la réalité, elle est là. Et donc, nous avons besoin de mettre le paquet parce qu'on ne peut pas sacrifier l'avenir au présent.

3:36
Locuteur

Donc, vous ne dégagerez pas de marge

3:37
Présentateur

de manœuvre budgétaire pour mieux payer les enseignants grâce à la baisse du nombre d'élèves ?

3:40
Locuteur

On

3:40
Présentateur

est clair là

3:41
Locuteur

-dessus.

3:41
Olivier Faure

Ce n

3:41
Locuteur

'est

3:41
Olivier Faure

pas là-dessus. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas augmenter les enseignants. Je dis simplement qu'il ne faut pas non plus que leurs conditions de travail, que les conditions de travail des élèves se dégradent parce qu'on verrait là une opportunité de dégraisser le mammouth, comme un ancien ministre a pu le dire. Moi, je crois, au contraire, qu'il faut arriver à maintenir des effectifs pour qu

4:02
Locuteur

'il

4:02
Olivier Faure

y ait moins d'élèves par classe et que tous les élèves

4:04
Locuteur

puissent

4:04
Olivier Faure

étudier dans de bonnes conditions. Tous les élèves, y compris, sont en situation de handicap parce qu'on le sait, chaque

4:09
Locuteur

année, ils ne sont pas

4:10
Présentateur

suffisamment accueillis

4:10
Locuteur

aujourd'hui dans les écoles de la

4:12
Présentateur

République. Olivier Faure, Christophe Jacubizine, à l'instant, parlait du budget présenté par le gouvernement hier. Ça y

4:17
Locuteur

est,

4:17
Présentateur

vous avez examiné la copie. Vous aussi, c

4:19
Locuteur

'est

4:19
Présentateur

une certitude, vous allez le censurer

4:20
Locuteur

?

4:22
Olivier Faure

Si rien ne devait changer, c'est une forme d'évidence pour moi, bien sûr.

4:26
Locuteur

On

4:27
Olivier Faure

a

4:27
Locuteur

là... Parce

4:28
Olivier Faure

que j'entends ce qui est dit par Christophe Jacubizine. Nous avons là un budget

4:33
Locuteur

qui

4:34
Olivier Faure

est un budget qui est très frustrant pour tout le monde. Frustrant parce qu'on voit bien qu

4:40
Locuteur

'en

4:41
Olivier Faure

fait, il y

4:41
Locuteur

a

4:41
Olivier Faure

un problème

4:41
Locuteur

de

4:42
Olivier Faure

déficit.

4:43
Locuteur

Et

4:43
Olivier Faure

puis, frustrant parce qu'on voit bien aussi

4:46
Locuteur

ceux

4:47
Olivier Faure

qui sont appelés à venir contribuer à cette baisse du déficit.

4:55
Locuteur

Et

4:55
Olivier Faure

c'est tout le problème. C'est que quand vous comparez la France et l'Allemagne, la question, elle est où

5:00
Locuteur

? Les

5:01
Olivier Faure

dépenses publiques, en réalité, elles sont assez stables. Il n

5:04
Locuteur

'y

5:04
Olivier Faure

a pas eu d'envolée des dépenses publiques.

5:09
Présentateur

Il y

5:10
Locuteur

a un

5:10
Présentateur

gouffre qui va se faire,

5:11
Locuteur

ne serait-ce que

5:12
Présentateur

par le taux d'intérêt auquel la

5:13
Locuteur

France

5:13
Présentateur

emprunte aujourd'hui par

5:14
Locuteur

rapport à l'Allemagne. On foule les 5

5:15
Présentateur

% nous.

5:16
Olivier Faure

Pardon de vous couper, mais le gouffre, en réalité, il est lié à quoi ? Au fait que nous avons baissé nos propres recettes. Ce qui a été à un moment le décalage entre la France et l'Allemagne, c'est qu'à un moment, l'Allemagne avait des recettes supérieures à ses dépenses. La France, dont les dépenses n'ont pas bougé, a vu ses recettes baisser drastiquement. Et ces 60 milliards qui manquent tous les ans, ils expliquent effectivement le déficit et la dette. Donc

5:40
Locuteur

vous,

5:40
Présentateur

vous voulez augmenter les recettes plutôt que baisser les dépenses ?

5:43
Locuteur

Retrouver

5:44
Olivier Faure

des recettes comparables à celles que nous avions

5:47
Locuteur

avant.

5:48
Olivier Faure

Parce qu'on le voit bien, cette théorie du ruissellement qui a été produite par le gouvernement depuis 10 ans n'a produit, en réalité, que 1 300 milliards de dettes supplémentaires.

5:57
Présentateur

Pour l'instant, Olivier Faure, cette stratégie a du mal à séduire les Français. Dans les intentions de vote, vous êtes loin du second tour. Enfin, le Glucksmann, qui

6:04
Locuteur

est

6:04
Présentateur

le mieux placé, est entre 8 et 10 %, selon notre baromètre l'Ounaris Interactive. Des sondages qui sont toujours dominés par le Rassemblement National. Hier, Mediapart a enfoncé le clou sur les propos antisémites que le site prête à Jordan Bardella en expliquant comment il avait authentifié ses propos. Jordan Bardella continue de nier, parle de pseudo-preuve. Vous êtes convaincu, vous, par la démonstration de Mediapart

6:24
Locuteur

?

6:25
Olivier Faure

Absolument,

6:26
Locuteur

et

6:26
Olivier Faure

d'ailleurs, je ne suis pas tellement étonné par ce que Mediapart livre. En fait, le RN est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS. Et donc, qu'on y retrouve là un nid antisémite n'est absolument pas une surprise. Ce qui est une surprise, c'est que Mediapart ait réussi à en faire la démonstration et en ait apporté la preuve. Et donc, oui, malheureusement, le RN est un parti xénophobe, raciste, antisémite et tout le monde devrait le savoir.

6:56
Présentateur

Il peut continuer à prétendre à Matignon, Jordan Bardella

6:58
Locuteur

?

6:58
Olivier Faure

Bien sûr que non.

7:00
Présentateur

Rester député européen

7:01
Locuteur

?

7:02
Olivier Faure

Ça, c'est sa conscience qui lui dictera ce qu'il a à faire. Mais

7:05
Locuteur

il

7:06
Olivier Faure

aurait pu avoir un autre mode de défense. Écoutez ce que disait tout à l'heure Alain Duhamel

7:11
Locuteur

sur

7:11
Olivier Faure

votre antenne. Il aurait pu dire, j'étais jeune, je me suis repris depuis, etc. C'est pas ce qu'il dit, il ment. Et donc, on a là un double sujet, son antisémitisme

7:22
Locuteur

et

7:23
Olivier Faure

le mensonge en politique.

7:25
Locuteur

Les

7:25
Olivier Faure

deux ne pardonnent pas.

7:26
Présentateur

Merci Olivier Faure. Dans un instant, c'est Anguie Pastureau qui nous fait l'honneur de nous rejoindre à tout de suite sur RTL.

7:33
Locuteur

Bonne

7:34
Olivier Faure

journée

7:34
Locuteur

sur

7:35
Olivier Faure

RTL.