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InterviewC à vous (sur YouTube)· 2 janvier 2023 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

La France Insoumise au bord de l’implosion ? - Alexis Corbière - C à Vous - 02/01/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49FerméeÉludée

    Est-ce que vous lui faites toujours confiance ?

  • 0:55OuverteÉludée

    Est-ce que Jean-Luc est le sauveur ?

  • 1:13FerméeRéponse directe

    Littéralement, ça vous rend fou ?

  • 4:07OuverteRéponse partielle

    Vous avez pu vous entretenir avec Jean-Luc Mélenchon depuis ?

  • 4:19FerméeÉludée

    Vous êtes le patron du mouvement, là ?

  • 6:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez été sanctionné pour une faute ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23InvitéFait
    « il faudra peut-être faire avancer l'idée d'abolir la fonction du monarque présidentiel et d'aller vers un régime plus parlementaire. »
  • 3:57InvitéFait
    « Une direction de 21 personnes composée de 18 députés, ça ne va pas. »
  • 6:56Invité politiqueFait
    « ce n'est pas le fait d'avoir été sanctionné pour une faute qui date y compris d'avant cette période que ça me rend moins légitime, à mon avis. »
  • 8:23InvitéFait
    « il y a une clause de revoyure qui est que si tout ce travail est fait, le 13 avril, il peut réintègre le groupe. »

Temps de parole

  • Invité82 %
  • Présentateur7 %
  • Alexis Corbière6 %
  • Invité 25 %

7,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Jean-Luc, contrairement à ce que vous dites, a toujours été un homme de collectif politique, de direction politique. Il y avait une direction au parti de gauche, il y avait une direction y compris dernièrement quand nous avons été élus avec un petit groupe de 17 députés à l'Assemblée nationale. À l'Assemblée nationale, chaque semaine, nous nous réunissions avec Jean-Luc Mélenchon. Mais pas de vote. Si, il y avait des votes, ça n'est pas vrai. Je veux vous dire, la naissance de la NUPES, je vais vous révéler une chose, a été l'occasion d'une discussion assez serrée où il y avait des votes et tout le monde n'était pas d'accord. Et moi, j'ai défendu l'idée de la NUPES, mais on a eu des débats.

Il y avait une direction politique, qui pense la politique. Alors, à partir de là, certes, moi, pour la fois de ma vie, je prends la parole en public, je comprends que mes copains se disent « qu'est-ce qui se passe ? ». Je pense qu'il y a, j'ai un désaccord, ça a été dit, que la nouvelle forme d'organisation que nous est proposée, en vérité, est assez conforme à l'ancienne. Et moi, je pense qu'il faut sortir du verticalisme, si je puis dire, dans lequel nous étions précédents. On a au moins quelques années devant nous, et plus que jamais, créer un grand mouvement populaire...

0:49
Présentateur

Qui doit être incarné par Jean-Luc Mélenchon ? Mais pardon de poser cette question, mais en gros, est-ce que vous lui faites toujours confiance ?

0:55
Invité

Prenez-le bien, je ne vais pas vous pardonner, parce que, je comprends votre idée, d'entrée de jeu, vous nous mettez dans les pattes ce qui est le problème de notre vie politique, c'est le présidentialisme. Il y a un poison dans la vie politique française, c'est le présidentialisme et le bonapartisme. Il faut absolument discuter où est le sauveur, où est la sauveuse, éventuellement, et ça nous rend fou.

1:13
Présentateur

Littéralement, ça vous rend fou ?

1:14
Invité

Oui, ça, politiquement, ça amène à ce qu'on cherche tous, qui va sauver le pays. Moi, je ne crois plus à ça. Je suis un homme... Quand je dis pour la 6ème République, je pense même, je vais mettre l'idée qu'il faudra peut-être faire avancer l'idée d'abolir la fonction du monarque présidentiel et d'aller vers un régime plus parlementaire. Alors, à partir de là, ce que je suis en train de vous dire, vous le comprenez, c'est qu'on rentre dans une nouvelle période, avec en plus un aspect. Et Jean-Luc est mon ami, où il dit la prochaine fois, il faut imaginer les choses sans moi. Donc, il faut fonctionner différemment. Et qu'est-ce que c'est qui m'a fait prendre la parole ? C'est que je pense.

Après, il y a des modes d'organisation nouveaux qui vont se mettre en place. Après, comment dirais-je, l'appréciation un peu négative que nous avons portée, il y a prochainement un séminaire, le 9 janvier, qui va avoir lieu, pour que le débat continue. L'année prochaine, à l'Assemblée nationale, dans le cadre du groupe parlementaire. Voilà, et qui, normalement, a mandat, selon le bureau, de faire non seulement des propositions pour ce qui est de la représentation parlementaire, mais aussi plus largement dans cette direction. Moi, je souhaite que ça réussisse et qu'on réfléchisse à ça. Mais ce sur quoi je veux avancer, c'est qu'il faut, me semble-t-il...

Et d'accord avec la formule de Daniel Simonnet, il faut que les instances puissent être élues, désignées par les militants, par des votes. C'est simple, c'est basique. Je crois que les militants vont être consultés d'une manière ou d'une autre. Avant, après, tranquillement. Vous savez, moi, je pense qu'effectivement... Parce que quand on s'est arraché de toute une série de choses, il y avait aussi, à un moment donné, dans ma famille politique au sensage, à gauche, anti-libéral, la passion des débats. C'est un peu un télo, quoi. Les gens passaient leur temps à discuter. Et Jean-Luc, ce qu'il représentait, c'était de dire, on va agir. Moi, je suis reste là-dessus.

Mais entre voter tout le temps et ne jamais voter, il y a un point d'équilibre auquel, ça, on peut arriver. Non, mais je le dis fraternellement à travers vous pour faire rire. Mais ceux qui nous regardent, les copains, on peut faire mieux. C'est dans le message même que nous a lancé Jean-Luc. Faites mieux. Faites mieux, ce n'est pas faites pareil. Donc, tranquille, on se calme. Je ne parle pas de vous là, mais je dis, on se calme. Moi, je... Que les copains qui disent, mais pourquoi Alexis prend la parole, comprennent que ce n'est pas ce que je pense, que on est, comment on dit, à faire vivre la NUPES. Je vais le dire de la façon suivante.

L'unité de la FI sera un élément qui facilitera l'unité de la NUPES. Et l'unité de la NUPES permettra l'unité syndicale et l'unité du pays, ou du moins d'une majorité populaire, pour dire non à la réforme des retraites. Donc, je termine, parce que vous avez mis des noms. Moi, je ne suis pas toujours d'accord avec Ruffin. Mais il est utile dans le débat. Il est stimulant.

3:23
Présentateur

Il a été écarté aussi.

3:24
Invité

Non, mais je ne suis pas toujours d'accord avec Clément Tinotin. Vous avez cité Éric Coquerel, Daniel Simonnet, Raquel Garrido. Il y a des gens qui sont des anciens. Moi, en plus, je ne suis même pas candidat à la limite. C'est plutôt la vieille garde. On va dire ça comme ça. C'est plutôt les compagnons historiques de Jean-Luc Mélenchon qui ont été mis à l'écart au profit d'une génération plus jeune. Comme j'ai un peu d'expérience, je vais vous dire une chose, vous allez me comprendre. La jeunesse a beaucoup de vertus. Mais quand on a quelques années, on a parfois un peu d'expérience. Et l'expérience, ce n'est pas inutile, je pense, dans la période.

Mais il faut qu'on mixe ça, tranquillement. Par exemple, je l'ai exprimé, je le répète. Une direction de 21 personnes composée de 18 députés, ça ne va pas. Je vais remmener un mouvement populaire. Quand on est député, j'en fais partie. Je fais partie des 10% des Français qui gagnent le plus.

4:07
Présentateur

C'est pas assez. Vous avez pu vous entretenir avec Jean-Luc Mélenchon depuis ?

4:11
Invité

Je vais vous faire une réponse qui est, comment dire, une formule que j'ai cherchée parce que j'attendais cette question. Moi, je veux politiser le débat et pas le pipoliser. Ma relation personnelle avec Jean-Luc, ce n'est pas le sujet.

4:19
Présentateur

Vous êtes le patron du mouvement, là ?

4:21
Invité

Dans l'interview au Monde mi-décembre, vous disiez, je n'ai pas eu l'occasion d'en parler avec lui récemment. C'était très surprenant dans cette interview. Ça vous a surpris. C'est peut-être que c'est effectivement quelque chose de significatif. Mais je veux dire, et si Jean-Luc m'écoute, la question, ce n'est pas tous les deux en discuter. C'est comment collectivement on avance. C'est comme ça que Jean-Luc m'a formé, j'ai envie de dire. Quand on n'est pas d'accord et qu'on pense qu'en plus, comment dirais-je, qu'on fait risque d'abîmer ce qu'on a construit.

Moi, je ne suis pas comme Rudiard Clipping, vous savez, qui dit « Tu seras un homme si tu peux supporter de voir l'ouvrage de ta vie détruit en un seul jour et sans rien dire te mettre à reconstruire. » Je pense que je n'ai pas envie de voir détruit l'ouvrage au moins, mais je ne suis pas le seul.

5:01
Présentateur

Il y a un risque.

5:02
Invité

Je pense que les militants de ne pas profiter de tout ce potentiel, pour le dire comme ça, je veux dire, toute cette intelligence collective. Alors, il faut trouver un mixte, qui est une équipe opérationnelle, c'est bien. Il faut qu'il y ait un lieu politique. Il y a un risque que le collectif soit s'aborder. Non, mais il y a un risque. Avec Quatennens, on va parler. On y va sur Quatennens. Monsieur Cohen, s'il vous plaît, on va en parler. C'est évident qu'il y a une concomitance, mais les deux ne sont pas nécessairement connectés. Mais je pense, et je le répète, j'espère que tout le monde aura compris, que je pense que nous sommes dans une nouvelle époque. Il faut faire vivre la NUPES.

Je profite de l'occasion. Je veux qu'il y ait un candidat, si ce n'est unique au moins, qui représente la NUPES à l'occasion de l'élection présidentielle. J'ai un objectif. Je veux qu'en 2027, ma famille politique, ça pourrait être un France insoumise, mais à la limite, je ne suis même prêt à discuter qu'un membre de la NUPES gagne en 2027. Je le veux. Et à partir de là, ça amène toute une série de conséquences un peu politiciennes à l'occasion des échéances électorales. Peut-être qu'on ne va pas la parler ce soir, mais il y a des européennes d'émission.

Et je souhaite que mon organisation soit aussi une organisation d'un mouvement populaire qui, dans le pays, fait un travail de diffusion d'idées. Et on l'a vu, je pense qu'il y a une potentialité d'idées, de personnalités dans le mouvement, qui ne se retrouvent pas dans cette équipe, parce que peut-être qu'il y a l'idée qu'ils fassent leur vie à côté. Et il faut intégrer. Un mouvement, la différence entre un mouvement et un parti, même si la France insoumise est à la fois un parti et un mouvement, mais l'idée d'un mouvement, c'est que ça doit intégrer. Moi, Mélenchon, il m'a appris ça.

On est parti en petit noyau, j'étais dans le groupe des 15 personnes avec lui il y a 20 ans, et on a intégré des histoires politiques. C'est moins le cas maintenant. Je suppose que ça continue. D'accord. Et comme Jean-Luc me dit faire mieux, je vais utiliser sa méthode pour la suite.

6:41
Présentateur

Adrien Quatennens, le député du Nord, qui a été suspendu pour 4 mois du groupe LFI dans la foulée de sa condamnation au début décembre à 4 mois de prison avec ceux-ci pour des violences sur son épouse. Il est décidé de revenir rapidement à l'Assemblée nationale en siégeant chez les non-inscrits.

6:56
Alexis Corbière

J'ai été élu au mois de juin, et ce n'est pas le fait d'avoir été sanctionné pour une faute qui date y compris d'avant cette période que ça me rend moins légitime, à mon avis. Et c'est l'avis de beaucoup de gens que je rencontre dans ma circonscription. Pas de tous. Que se passerait-il si demain je démissionnais, à votre avis ? Ce n'est pas à vous que je vais la prendre. Vous pensez qu'on aurait une campagne dans de bonnes conditions, honnêtes ? Ou alors non, il y aurait peut-être des bus entiers de gens qui voudraient venir dans ma circonscription pour instrumentaliser cette situation contre moi ? Non. Si vous voulez, moi, je veux bien prendre ma part.

Et je la prends, ma juste part, mais pas davantage.

7:33
Présentateur

Est-ce qu'il doit revenir dans ces conditions à l'Assemblée nationale ? Est-ce qu'il n'est pas en train de s'obstiner, Adrien Quatennens ? Patrick l'a rappelé, il y a eu une tribune signée par plus d'un millier de militants insoumis et de l'ANUPES pour demander son exclusion du groupe et sa démission à l'Assemblée nationale.

7:48
Invité

Déjà, je voudrais souligner que le groupe en a discuté. C'était au mois de décembre, après d'ailleurs 3-4 mois où Adrien Quatennens ne venait plus, était quelque part suspendu de facto. Mais en plus, le groupe a décidé après un vote. Ça a pris l'occasion de deux réunions. Et vous comprenez, je fais un petit clin d'œil que je veux valoriser quand on discute et qu'on vote. – Oui, sauf qu'entre-temps, il y a eu cette interview avec la FN. – Non, mais j'y viens, j'y viens. – Qui a mis le feu. – J'y viens, j'y viens.

Mais d'abord, je lance le signal qu'on a suspendu pendant 4 mois, c'est pas rien, y compris la demande qu'il y ait un travail qui soit fait de sa part en direction notamment avec des associations qui interviennent sur ce terrain de formation. Et il y a une clause de revoyure qui est que si tout ce travail est fait, le 13 avril, il peut réintègre le groupe. Après, il y a ce que dit Patrick Cohen. C'est-à-dire que nous avons voté. Et il y a eu après, comment le nommer ? Une stratégie de communication, ou je sais pas. Moi, je n'ai pas parlé à Adrien depuis.

J'ai besoin, et je vais réserver ça à mon groupe, d'avoir une discussion de pourquoi cette stratégie de faire une heure chez Rousse Toussaint pour dire quelque chose qui me semble, et si Adrien m'écoute, je lui dis, aller à l'inverse de ce que nous portons. Parce que que ce soit vrai ou pas, c'est pas le sujet, mais quand il parle, c'est un dirigeant politique. Nous expliquer que quand même, tout ça est le produit, que c'est un peu sa femme qui est responsable, ça ne rend pas service à la cause. Et je comprends que toute une série de gens se disent, là, on ne comprend plus. Il y a un truc qui peut arriver, on peut tous fauter.

Et moi, ma conception que j'ai défendue pendant des mois, c'est que tu fais une faute, tu es sanctionné, et après, tu reprends. Et ça, comme pour tout, c'est ma principe philosophique. Sinon, ça ne sert à rien de sanctionner. Tu fais de la prison, tu prends une amende, mais après, la vie continue. Pour Adrien, pareil. Cet homme est plein de talent, de toute manière. Il est utile, et il serait utile qu'il revienne.

Maintenant, il doit comprendre que, dans la stratégie qui est la sienne, je comprends, en quelque sorte, il veut sauver son honneur, mais il a diffusé dans cette interview sur BFM des choses qui, j'espère qu'il me comprend dans ce que je suis en train de dire, qui sont, comment dire, peut-être, par la place qu'a prise son histoire personnelle, qui ne sont pas utiles à la lutte contre les violences faites aux femmes.

9:42
Présentateur

Qui la desservent même.

9:43
Invité

Je crois, oui, qui la desservent. Et donc, alors, à partir de là, on est comptable d'un grand mouvement. En te disant ça, je ne fais pas de langue de bois. Les amis tous qui avaient des positions très opposées, il faudra qu'on trouve un point de synthèse. Il ne faut pas qu'on éclate sur cette affaire. Jusque-là, le groupe en avait trouvé un. Qui était de dire, pendant quatre mois, ce n'est pas rien, quand même. Bon, eh bien, à l'avenir, je suis pour qu'on en rediscute. Le groupe va en rediscuter, le moment aussi, pour qu'on trouve les conditions qu'Adrien continue à être utile à notre combat, mais ça passe par une paire de discussions.

Ce n'est pas simple, tout ça, il m'évêtez-vous à votre place, je ne sais pas si... Et honnêtement, quand je me regarde, je m'inquiète, mais quand je me compare, parfois, je me rassure, parce que, je ne parle pas de vous ici, mais beaucoup de gens nous ont donné la leçon, à commencer par le groupe d'Emmanuel Macron, en laissant parfois siéger dans leur groupe des gens qui sont actuellement quand même sous le coup de certaines plaintes, je ne sais pas ce que ça donnera, mais qui devraient quand même les amener à avoir un peu plus de modestie sur ces affaires-là.

La France Insoumise au bord de l’implosion ? - Alexis Corbière - C à Vous - 02/01/2023 — Alexis Corbière · Pourquijevote