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interviewC à vous· 8 janvier 2026 52 min

Incendie à Crans-Montana : où en est l’enquête ? - C à Vous l’intégrale - 08/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Ravie de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. - BONSOIR. - A.-E.Lemoine: L'ouest de la France se barricade. - Il suffit qu'il y ait un caillou transporté par l'eau qui viendrait percuter contre le carreau, et c'est l'inondation assurée. - L.Sénéchal: Il y a une trentaine de départements en alerte orange. - A.-E.Lemoine: A quoi faut-il s'attendre?

On voit ça avec vous dans le 5/5. Une tempête qui pourrait accentuer les problèmes d'approvisionnement dans les rayons. - Au rayon beurre, c'est clairsemé.

Les fruits aussi. - Chez ce boucher, même constat. L'étalage est moins conséquent et la chambre froide, presque vide. - Normalement, ici, on a 2 arrières de boeuf.

Il devrait y avoir 500 à 600 kg de viande. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Bompard, PDG du groupe Carrefour depuis 2017.

Vous êtes présent pour rassurer ou pas les clients de vos supermarchés. Des supermarchés qui misent sur les réseaux sociaux pour faire leur publicité. - E.Tran Nguyen: L'enseigne Lidl renonce à la télévision pour faire sa publicité.

C'est une vraie tendance, ces vidéos des supermarchés sur les réseaux sociaux. Ca fait parfois des millions de vues et ça fait réagir. - A.-E.Lemoine: Le groupe Carrefour n'échappe pas à ce phénomène.

On évoque aussi avec vous la colère des agriculteurs français. - P.Cohen: Colère agricole portée dans les rues de Paris aujourd'hui par le syndicat le plus radical, Coordination rurale, particulièrement sur le Mercosur, traité avec l'Amérique latine, qui sera signé, c'est certain.

La France est très isolée en Europe. - A.-E.Lemoine: Ce n'est peut-être pas la fin de l'histoire.

C'est ce que dit E.Macron. Il compte sur un débat au Parlement européen.

On y reviendra avec notre invité. Dans la Story de L.Amar, une femme abattue en pleine rue par la police de l'immigration américaine. ... - L.Amar: La colère et les mots forts du maire de Minneapolis après que la police de l'immigration a tué une femme à bout portant alors qu'elle était dans son véhicule.

D.Trump évoque un cas de légitime défense. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, P.Besson, V.Bruni Tedeschi et S.Périssé. - P.Lescure: Un an après la mort de David Lynch, on parlera de son esthétique. - A.-E.Lemoine: Bertrand est en cuisine aux côtés de Lou, notre cheffe cette semaine. - B.Chameroy: Bonsoir, Babeth.

Je remercie A.Sinclair de m'avoir prêté son pull. Au menu, ce soir? - Lou: Carottes rôties au miel sur un pesto de pistaches. - B.Chameroy: On va parler d'Italie, dans l'émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

Paris ne s'est pas réveillée Sous la neige, mais au son de la colère des agriculteurs. - P.Cohen: Avant l'aube, les tracteurs ont commencé à fouler le pavé parisien.

Une centaine d'agriculteurs de la Coordination rurale ont réussi à entrer dans Paris en bravant l'interdiction préfectorale. - On est partis à 22h en voiture de Châteauroux. On s'est retrouvés en convoi vers 0h30-1h.

On est arrivés à 5h07 sur les Champs-Elysées. - Ca fait 32 heures qu'on est sur la route, qu'on mange et boit peu. - Il a fallu qu'on fasse la guerre.

On a battu des CRS pour ne pas qu'ils nous suivent. On a pris les petites routes. C'est passé.

Des Parisiens sont venus nous aider. La tour Eiffel...

Montmartre, les Champs-Elysées. - Rester chez soi, ça change rien. Peut-être qu'ici, ça ne changera pas la face des choses, mais ce n'est pas en restant chez soi que le monde agricole avancera. - P.Cohen: 109 tracteurs en région parisienne. 63 bloqués en périphérie.

Quelque 670 manifestants. Direction l'Assemblée nationale, dont la présidente... - Montrez que vous avez du pouvoir.

On compte sur vous, madame. - P.Cohen: Dialogue impossible.

La présidente de l'Assemblée est accueillie par des sifflets, un jet de projectiles et des cris: "démission" et "Frexit". Sur les tracteurs, des pancartes "non au Mercosur", l'accord qui cristallise la colère agricole. - Le gouvernement brade notre agriculture, l'alimentation des Français.

On ne veut plus d'accord de libre-échange. On ne veut plus être la monnaie d'échange. On veut vivre de notre métier. - Les éleveurs ont payé le prix fort.

Actuellement, le cours de la viande est bien par rapport aux charges. Avec la viande qui risque d'arriver du Mercosur, il va s'effondrer. Les éleveurs vont encore perdre de l'argent, travailler à perte. - Ils arrivent à faire des coûts de production à moins de 100 balles.

Nous, on n'y arrive pas. L'Allemagne va aller vendre des voitures au Brésil, et nous, derrière... - On voit ça comme une déclaration de guerre.

Si c'est signé, on va bloquer tout. Plus rien ne va rentrer et plus rien ne va sortir. - P.Cohen: Le patron du syndicat majoritaire, la FNSEA, disait cet après-midi que les agriculteurs ne croient plus en la parole publique. - A.-E.Lemoine: Le Mercosur, c'est perdu pour la France? - P.Cohen: Dimanche au plus tard, vote du texte.

Lundi, voyage de la présidente de la Commission européenne au Paraguay, l'un des 4 pays du Mercosur. Pour apposer le paraphe de l'Europe sur cet accord négocié depuis 25 ans. Combat perdu, la France le sait depuis plus d'un an.

Le combat n'a pas été inutile. Avec le renfort tactique de l'Italie de G.Meloni depuis décembre, la Commission a concédé une série de mesures destinées à protéger ou rassurer les filières agricoles qui craignent une concurrence déloyale.

Clause de sauvegarde qui permet de stopper les importations, renforcement des contrôles à l'importation...

Et le maintien du montant des aides de la PAC dans le prochain budget pluriannuel. Malgré tout cela, E.Macron vient d'annoncer que la France votera "non" au traité.

L'Elysée prend acte "d'un rejet politique unanime de l'accord". En clair, ce sont des raisons intérieures qui poussent le président à voter contre pour ne pas risquer une censure sur le Mercosur. Une "Merco-censure", c'est ce qui a été brandi par B.Retailleau ces derniers jours.

Aujourd'hui, l'Italie a dit oui. Il ne peut plus y avoir de minorité de blocage. Le "non" français ne changera rien.

Pour l'Elysée, ce traité ne mérite ni un excès d'honneurs ni d'indignités. Il ne va pas détruire l'élevage français ni rapporter des milliards aux filières bénéficiaires. Pourtant, sur le plan stratégique, l'accord tombe à pic, au moment où les Américains et les Chinois nous livrent des guerres commerciales.

Ce continent nous ouvre les bras pour acheter nos produits avec des tarifs préférentiels, des droits de douane quasiment réduits à zéro que n'auront ni les Chinois ni les Américains. Au niveau Actuel de nos exportations, ce serait 4 milliards d'euros de droits de douane économisés. - A.-E.Lemoine: Les agriculteurs français peuvent-ils supporter un nouveau traité de libre-échange? - P.Cohen: Pour le secteur agricole, ce n'est pas un accord de libre-échange.

Le libre-échange s'applique à tout le reste, mais pour le secteur agricole, il y a des quotas par produit qui prévoient des volumes extrêmement limités. Pour la viande importée, l'accord prévoit un quota supplémentaire annuel maximum pour toute l'Europe de 99 000 t de boeuf sur une production actuelle de plus de 6 millions de tonnes, soit 1,6 % de la production. Un steak par an et par Européen.

Pour les volailles, c'est 180 000 t par an maximum, soit moins que le volume importé de poulet ukrainien. Les spécialistes disent aujourd'hui que le problème, c'est davantage l'Ukraine que le Mercosur. Le libre-échange avec des droits de douanes réduits à 0, ça concerne l'automobile, l'aéronautique, la pharmacie, les produits de santé, la chimie, les activités de services, mais tous ces secteurs n'ont pas beaucoup défendu ce Mercosur dans le débat public.

On a entendu essentiellement les agriculteurs, les éleveurs, et une bonne partie de l'opinion publique est convaincue que le Mercosur, c'est l'agriculture, alors que ce n'en est qu'une petite partie. - A.-E.Lemoine: Ils disent qu'ils vont tout bloquer si ce traité est signé.

Vous dites quoi aux éleveurs? Vous les soutenez, avec le groupe Carrefour. - A.Bompard: Patrick a tout dit sur l'accord, ce qu'il est et ce qu'il n'est pas.

Maintenant, il y a la vraie vie qui commence. C'est l'approvisionnement et comment on s'approvisionne. Je m'approvisionne à 99 % en France en viande française. - A.-E.Lemoine: Et ça ne changera pas, malgré les prix attractifs? - A.Bompard: Rien.

C'est pas le cas dans la restauration individuelle ou collective ni dans les produits industriels. Dans mon métier, mon objectif, c'est d'être très proche des 100 %. Je vais continuer à le faire.

J'ai une particularité dans ce débat. Je suis le 1er acteur au Brésil. Au Brésil, la viande que j'achète, c'est une viande brésilienne à 99 % aussi. - P.Cohen: Est-ce qu'elle est saine? - A.Bompard: Evidemment. - A.-E.Lemoine: On pourrait la consommer en France? - P.Cohen: C'est pas la réputation qu'elle a. - A.Bompard: N'ostracisons pas ces territoires.

Ne tournons pas le dos à l'Amérique latine. C'est un continent important, un partenaire culturel. Ne les mettons pas dans les bras de Trump ou des Chinois.

En revanche, il faut donner des assurances à l'agriculture française. On est le 1er partenaire de l'agriculture française. On a 50 000 éleveurs et producteurs qui travaillent avec nous toute l'année dans des filières longues.

Ils savent qu'on va continuer à s'approvisionner quasi exclusivement en viande française: volaille, boeuf, porc, c'est français. Il n'y a pas de conséquences à l'accord qui viendraient changer la manière dont on s'approvisionne. - A.-E.Lemoine: Il y a juste un cruel manque de pédagogie? - A.Bompard: Il y a de l'inquiétude, du désarroi, plein de sujets, la dermatose, l'excès de normes, de contrôle...

Il y a la réalité des difficultés pour bon nombre d'éleveurs de vivre de leur métier qui vient s'ajouter à ça. C'est un peu une goutte d'eau dans un océan d'inquiétudes du monde agricole. - A.-E.Lemoine: Dans l'Hérault, 2 éleveurs ont amené une centaine de brebis devant un magasin Carrefour.

Ils voulaient sensibiliser les clients. Les relations n'ont pas toujours été simples entre les distributeurs et les producteurs. - A.Bompard: Vous avez raison.

On n'a pas toujours fait assez de pédagogie. Je trouve que la relation est très apaisée, beaucoup plus qu'avant. - A.-E.Lemoine: Parce qu'il y a eu des efforts de la part des distributeurs? - A.Bompard: On a expliqué nos métiers, pris de nouveaux engagements, plus dialogué, plus acheté.

On s'est plus compris et on a bâti des contrats de long terme. L'agriculteur veut de la visibilité sur la durée. Le pire pour lui, c'est des négociations incessantes.

S'il transforme ses terres en bio, il veut être certain que l'année d'après, vous ne dites pas: "J'arrête d'acheter parce que les cours ont changé." - P.Cohen: Votre bataille, c'est les prix bas. - A.Bompard: La Coordination rurale est opposée au traité.

Un des membres disait que les cours de la viande sont plutôt satisfaisants, aujourd'hui. C'est difficile, il y a des éleveurs qui souffrent, mais les cours, contrairement à il y a 4 ou 5 ans, sont un peu plus confortables. Le lait, quand je suis arrivé, il y avait une crise parce que le cours était trop bas pour que les éleveurs en vivent.

Ca a augmenté de 35 % en 5 ans. Les cours sont plus acceptables. On a une relation plus apaisée qu'auparavant. - A.-E.Lemoine: La France vient de publier un arrêté pour suspendre les importations de certains produits agricoles sud-américains parce qu'ils sont traités avec des herbicides et fongicides non autorisés dans l'UE.

Vous allez vous approvisionner ailleurs ou vous dites à vos clients "tant pis pour la mangue, mangez des fruits de saison"? - A.Bompard: On contrôle déjà ces substances.

On a des contrôles de qualité en permanence sur ces substances. L'arrêté ne vient que valider des contrôles qui sont déjà opérés. - A.-E.Lemoine: Vous ne vendiez déjà plus des mangues traitées aux fongicides... - A.Bompard: A 99,5 %, nos produits ne contenaient pas ces produits.

Ce traité intervient dans le contexte qu'on connaît. Il visait, je pense, à montrer qu'on défendait l'agriculture française. Il ne changera rien.

On continuera à faire des contrôles. Peut-être que les autorités sanitaires en feront plus. Mais il faut rassurer le consommateur français.

Quand il achète une mangue en février, il mange un produit sain. - A.-E.Lemoine: Vous n'essayez pas de les convaincre de consommer des produits de saison? - A.Bompard: J'essaye toujours, mais parfois, j'échoue.

Dans ces cas-là, on a envie de produits hors saison. - A.-E.Lemoine: Vos consommateurs ont pu constater qu'il manquait des produits en rayon à cause de l'épisode de neige qui a perturbé la France.

Il y a encore des produits frais qui manquent? - A.Bompard: Je connais bien mes magasins.

C'est pas dans un des miens, d'ailleurs. Le magasin était vraiment très vide. On a eu quelques Difficultés d'approvisionnement, liées aux arrêtés de circulation.

Des camions ont été arrêtés. On a plus de camions sur la route depuis ce matin. On a des cellules de crise...

Grosso modo, jusqu'à mardi soir, tout allait bien. Mercredi et ce matin, c'était plus délicat. On avait un certain nombre de pénuries.

A partir de demain Matin, les choses vont rentrer dans l'ordre. - A.-E.Lemoine: Malgré la tempête? - A.Bompard: Ca n'aura pas d'impact. - A.-E.Lemoine: Ca touche tout le littoral.

Un mot sur les oeufs. On a de plus en plus de mal à en trouver en rayon. Le quotidien "Nord Littoral" en a même fait sa une mardi.

C'est un problème de production ou de demande trop forte? - A.Bompard: C'est un problème de demande avant tout.

On consomme 15 milliards d'oeufs en France. C'est la protéine de qualité recommandée par tous les régimes de santé et pas chère. C'est aussi le reflet des changements de modes de consommation à cause de la crise du pouvoir d'achat.

La demande augmente de 5 %, la production ne veut pas augmenter à ces niveaux-là. De temps en temps, il y a des pincements. D'où, dans tel ou tel magasin, une pénurie de quelques jours.

Nous, on n'a pas eu trop ça, mais des confrères l'ont vécu. Globalement, ça vient d'une demande très forte, d'une production qui a été un peu touchée par la grippe aviaire. - P.Lescure: Durant les repas de fête, la raclette a battu le chapon.

On s'en vantait sur les réseaux sociaux. - J'adore la raclette à Noël. C'est un vrai repas festif d'hiver. ... - P.Lescure: La raclette sur la table à Noël, c'est le signe que les consommateurs préfèrent casser certaines traditions pour une question de prix? - A.Bompard: Ils ont eu envie de se faire plaisir, mais dans une logique d'arbitrage.

La raclette, produit phare du 31, est aussi devenue le produit phare du 24. Le crémant a un peu remplacé le champagne. Le foie gras est en recul.

La truite a un peu remplacé le saumon. Les jeux de société ont un peu remplacé les consoles. Le consommateur français arbitre en permanence.

Il y a 20 millions de consommateurs qui ont du mal à boucler les fins de mois. Il y a 10 millions de consommateurs qui sont sous le seuil de pauvreté. Ca se traduit par le fait qu'à Noël, on a quand même envie de se faire plaisir et donc, on substitue des produits moins chers aux produits traditionnels de fête. - A.-E.Lemoine: Parfois, on utilise les tickets-restaurants pour augmenter son pouvoir d'achat.

Les restaurateurs sont furieux. Et vous? - A.Bompard: On a obtenu l'extension des tickets-restaurants à nos métiers parce qu'on vend des produits frais, des solutions de repas.

Dans les boutiques de décoration où vous trouvez 3 M&M's, je suis pas totalement sûr qu'on soit dans la logique. Ca doit concerner les restaurants et tous ceux qui offrent des solutions de repas complètes, dont nous. Là, c'est pas le cas. - P.Cohen: Question au grand patron que vous êtes.

Contrairement à vos concurrents, Carrefour est une entreprise intégrée. Vous êtes le 1er employeur privé de France. Quel regard portez-vous sur la palinodie budgétaire que connaît la France, sur le fait que la France n'a toujours pas de budget et que le budget, tel qu'il est aujourd'hui, est extrêmement déficitaire, à plus de 5,5 % du PIB avec des solutions qui consistent à surtaxer en partie le bénéfice des entreprises? - A.Bompard: Je m'en désole.

Je me désole qu'après 6 mois de budget, un concours Lépine fiscal qui a commencé avant l'été, des réflexions sur les dépenses publiques de l'Etat, des collectivités, de la Sécurité sociale, on arrive, à la fin, avec cette espèce d'improbable choix entre un mauvais budget ou un mauvais budget. Plus d'impôts pour les entreprises, donc moins de compétitivité, donc moins d'emploi et d'innovation, l'abandon de la réforme des retraites...

On sait qu'on devra y revenir. Ou alors, pas de budget. On a passé l'année 2025 sur ce sujet pour arriver à cette équation qui n'est pas acceptable.

On a 57 % de dépenses publiques en France. La dépense publique représente 57 % du PIB. Je ne dis pas que c'est facile, mais on est arrivés à la fin de tout ça avec comme seule solution: "Et si on mettait une surtaxe sur les grands entreprises?" - P.Cohen: C'est une responsabilité collective ou c'est quelqu'un en particulier? - A.Bompard: C'est une situation politique inextricable.

C'est une grande difficulté à faire baisser la dépense publique de manière structurelle. On en revient, à la toute fin, avec l'idée: "Il y a un seul truc qu'on peut faire, mettre une surtaxe sur les sociétés, qui nous fait sortir de la compétition mondiale." Quand vous faites 25 % de taux d'IS en moyenne et que vous, vous allez être à 35, vous êtes à 20 points de différentiel par rapport aux meilleurs.

Quand vous avez le choix de l'endroit où vous allez innover, vous ne le faites pas en France. Quand vous sanctionnez les entreprises, vous sanctionnez l'investissement et l'emploi. Vous fragilisez même les petites entreprises.

On négocie en permanence avec eux. Si on est sous tension, on les met sous tension. Je me désole de cette situation, ce qui a peu d'impact sur la situation politique. - E.Tran Nguyen: Lidl a choisi d'arrêter de faire de la publicité à la télévision.

La raison, c'est une réglementation jugée trop rigide pour l'enseigne allemande, qui a été condamnée pour pratiques commerciales trompeuses. L'enseigne présentait des promotions pour des produits avec un affichage attractif, sans assurer leur disponibilité...

Lidl dit qu'il va miser sur la publicité digitale. - Avec mes baskets Lidl, il peut rien m'arriver. - Contre le froid, ils ont fait des sweats. - Je me la pète! - E.Tran Nguyen: A se demander si elle avait encore besoin des médias traditionnels pour communiquer.

Certains y croient encore, à raison, surtout quand on pense au loup d'Intermarché, devenu connu dans le monde entier. ... - E.Tran Nguyen: Publicité qui fait pleurer et qui a aussi un coût.

L'enseigne n'a pas voulu le communiquer. On sait qu'elle a coûté moins d'un million d'euros. Quand on voit le succès à côté des vidéos des supermarchés sur les réseaux sociaux, ça pose la question du retour sur investissement.

Là, à Carrefour, les employés s'occupent de la pub des magasins en s'amusant, en dansant dans les rayons. Des vidéos parfois vues par des centaines de milliers d'utilisateurs, voire des millions. Ca attire aussi de nouveaux clients, plus jeunes, au point de vous faire danser, vous, A.Bompard, sur TikTok. - A.Bompard: On m'a vu très vite, c'est très bien. - A.-E.Lemoine: Ah oui, en pull rouge. - E.Tran Nguyen: Vous êtes là.

Vous aussi, vous allez renoncer aux médias traditionnels? - A.Bompard: A titre personnel?

On va continuer de faire de la publicité en médias traditionnels. C'est important. Malgré tout, c'est la capacité de toucher un nombre important de Français.

Mais ça montre l'extraordinaire foisonnement de ce secteur. Il y a quelques années, on disait que c'était ringard. Il y a une diversité d'initiatives dans votre film qui montre la vitalité du secteur, la créativité. 150 000 personnes travaillent dans un magasin Carrefour.

Il y a des compétitions partout, des vidéos partout, sur tous les sujets. Ca montre une image différente. - A.-E.Lemoine: Et ça ramène des consommateurs? - A.Bompard: Ca rapproche d'une population qui nous est moins naturelle.

Ca nous donne une image de modernité qu'on n'avait pas forcément. Vous dire que ça se traduit par une augmentation de chiffre d'affaires, non. En revanche, il y a de la place pour l'ensemble des types de publicité sur l'ensemble des supports.

La publicité sur les médias traditionnels restera pour nous une nécessité. - A.-E.Lemoine: Vous cherchez votre loup à vous? - A.Bompard: Non.

C'est toutes les équipes qui s'y substituent très intelligemment. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous.

On va évoquer d'autres sujets d'actualité dans la Story de L.Amar. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'une bavure policière qui met les Etats-Unis sous tension.

Une femme de 37 ans a été tuée à bout portant à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration. Tout commence hier matin quand des membres de l'ICE arrivent pour arrêter des étrangers en situation irrégulière. Des sifflets retentissent pour signaler leur présence.

C'est une méthode utilisée dans plusieurs villes depuis des mois, une façon de contester leur action et de prévenir leurs cibles. Un 1er attroupement s'organise. Arrive une femme au volant de sa voiture.

C'est là que les versions divergent. Pour les autorités fédérales, le policier était en état de légitime défense. ... - L.Amar: D.Trump reprend mot pour mot ce narratif.

Regardez le message posté sur son réseau social. Il parle de légitime défense. Il explique que la victime était sur le point d'écraser le policier.

Il dénonce "la gauche radicale qui menace et harcèle tous les jours les agents de l'ICE". Réponse cinglante du maire démocrate de Minneapolis. - L.Amar: Dans cette affaire, une autre image a beaucoup choqué.

Après les coups de feu, un médecin demande à aller constater l'état de santé de la victime. Regardez ce que la police lui répond. ... - L.Amar: Le gouverneur démocrate du Minnesota, l'ancien colistier de K.Harris à la dernière présidentielle, a appelé à des rassemblements pacifiques.

Quelques heurts ont éclaté entre des manifestants et des policiers d'ICE, qui ont été chassés à coups de boules de neige. Dans la soirée, un grand rassemblement s'est tenu dans le calme. Le calme et la colère. ... - L.Amar: La police fédérale de l'immigration créée par D.Trump au moment de sa réélection et qui ne rend compte à personne.

Ils sont soutenus par le président. Ce n'est pas la première fois qu'un cas de violence policière enfièvre Minneapolis. Le dernier remonte à avant la création de l'ICE.

C'était en 2020, avec la mort de G.Floyd. L'état d'urgence avait été déclaré dans la ville.

Le mouvement Black Lives Matter s'est étendu au reste des Etats-Unis. C'est ce souvenir que le drame est venu raviver. - A.-E.Lemoine: Demain sera une journée de deuil national en Suisse.

A 14h, une minute de silence observée dans tout le pays. Une cérémonie rendra hommage aux victimes et aux blessés de l'incendie de Crans-Montana. Une semaine après la tragédie, le pays face à la colère.

Une tension palpable autour du couple Moretti, prévenu d'homicides, de lésions corporelles et d'incendie par négligence. Un journaliste italien a déposé plainte après avoir été bousculé et menacé par ce qui semblerait être des proches des gérants. ... - Qu'est-ce que tu fais ici?

Tu crois qu'il n'y a pas assez de morts? - Cassez-vous de là! - On y va. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, O.Bonnot.

Vous êtes professeur en psychiatrie à l'université de Paris-Saclay. Alors que l'émotion est encore très forte aujourd'hui, à vos côtés, M.Brandstaetter, journaliste police-justice à BFMTV.

Vous avez échangé avec le gérant mis en cause. Un homme toujours en liberté avec son épouse. Il est traqué par les médias?

Ce qui peut expliquer la tension... - M.Brandstaetter: J'ai vu une grande différence entre mes 2 interactions.

La première, j'ai eu l'impression d'avoir son adresse assez tôt. Il y avait 2 journalistes suisses qui l'avaient avant moi. Quand j'ai sonné, j'ai vu un homme effondré.

Il m'a dit qu'il n'avait pas la force de parler. Il m'a demandé de partir. La 2e interaction 2 jours plus tard, je le retrouve devant le bar.

Beaucoup plus de journalistes sont venus le voir. Là, il m'a aussi insulté. Il ne m'a pas menacé aussi violemment.

On n'est pas sûrs que ce soit lui. Il y a toute sa famille et ses proches qui habitent en Corse. Ils sont venus les soutenir.

C'est un homme traqué par les médias. Même s'il a commis le pire, si c'est le pire des tenanciers de bar, il n'a jamais voulu tuer tous ces enfants. On peut comprendre qu'il est affecté.

Il a perdu des salariés là-dedans. - A.-E.Lemoine: Il est désormais sur le coup d'une enquête pénale avec son épouse.

Ils seront entendus demain par la justice suisse. Les premières constatations et témoignages accablants sur la conformité du bar. Les récits des proches de Cyane, serveuse... - Ma fille savait où était la porte de secours ou de sécurité.

On l'a retrouvée accrochée là, inanimée. Elle n'a pas pu l'ouvrir. C'était fermé à clé. - On nous a dit qu'elle était fermée pour empêcher les gens de partir sans payer.

C'était juste pour ça. Juste pour de l'argent. - A.-E.Lemoine: Une sortie de secours régulièrement fermée.

Beaucoup de témoignages en ce sens? - M.Brandstaetter: On a dû faire 3 témoignages d'ex-employés qui sont partis fâchés avec lui.

Tous les témoignages disent que cette porte de sécurité était fermée. Ils nous ont dit que les extincteurs étaient dans le bureau du propriétaire, qui avait la clé. Il demandait régulièrement de ne pas contrôler la carte d'identité des mineurs.

En Suisse, à partir de 16 ans, on a le droit de commander de la bière et du vin. Avant, non. Ils peuvent demander au nom du commerce de ne pas demander.

Ils étaient portés sur l'argent et un peu moins sur la sécurité. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi la mousse phonique désignée comme un risque.

Il y a cette vidéo qui montre un employé inquiet de la proximité des bougies avec le plafond. On l'entend dire "attention à la mousse". C'est le pire, qui s'est produit, là, le 31 décembre. - M.Brandstaetter: Ce qui est terrifiant dans cette vidéo retrouvée, c'est que c'est le Nouvel An de l'année 2019.

Il y a aussi des bougies incandescentes. Certains salariés alertaient. Ils avaient conscience de ce risque.

Est-ce qu'ils savaient que ça pouvait être terrible à ce point? On ne sait pas. - A.-E.Lemoine: L'enquête se joue sur les images tournées par les clients qui, plutôt que de fuir le feu qui se propage, ont sorti leur téléphone portable. ... - A.-E.Lemoine: Ce réflexe de filmer au lieu de fuir, évidemment, vu de l'extérieur, il interloque, il laisse perplexe.

Il peut s'expliquer? - Pr O.Bonnot: On a tous vu ces images.

Moi-même, j'ai été sidéré, tout en connaissant les adolescents et leur fonctionnement par rapport aux réseaux sociaux et à l'image d'être attractif...

Là, on voit bien qu'il y a un décalage de temps. Le temps précieux est perdu par ces adolescents. Comment on peut l'expliquer?

Il y a, aujourd'hui, quand on vit un événement quelconque, une envie de prendre une photo pour faire un souvenir. - A.-E.Lemoine: Ca, ce n'est pas une question de génération. - Pr O.Bonnot: Non.

C'est comme si aujourd'hui, pour se souvenir de quelque chose, il faut l'avoir vu et en même temps, avoir une trace fixe. Même pas pour la partager, parfois. Ces images ont fait le tour du monde.

Il y a des tonnes de photos qu'on ne partage pas. Dans une journée, on en prend beaucoup, comme ça. - A.-E.Lemoine: Regarder à travers un écran une scène comme ça, ça atténue la perception du danger? - Pr O.Bonnot: Probablement.

De la réalité, sûrement un peu. En tout cas, ne pas se sentir dans la même ambiance. Il y a un DJ célèbre, Bob Sinclar, qui avait, à un moment donné, poussé un coup de gueule à l'issue d'une soirée où personne ne faisait la fête avec lui et tout le monde le filmait.

On a tous vu des images célèbres comme ça. Il y a eu des images du 31 décembre sur les Champs-Elysées. On voyait une forêt de téléphones.

Peu de gens étaient festifs. Il y a clairement cette idée de regarder à travers l'écran, qui empêche d'être complètement dans la réalité. Et donc, probablement aussi de moins sentir le danger.

On a plein d'exemples comme ça de l'eau qui monte et on filme. Les gens se retrouvent noyés. Ce n'est pas générationnel. - A.-E.Lemoine: Il y a le contexte de la musique, la lumière, l'absence d'alerte claire, la réaction des autres qui peut donner l'illusion que ce n'est pas si grave et que ça retarde la prise de conscience du danger? - Pr O.Bonnot: Le contexte a sûrement joué.

Ce qui a joué également, c'est le feu. Le feu est quelque chose de très attirant. Il y a des chaînes qu'on peut retrouver où il y a des feux de cheminée.

On regarde et on est tous attirés par le feu. Le phénomène des pyromanes est bien connu. Ce sont des criminels qui ont un fonctionnement pathologique qui fait que le feu va déclencher chez eux quelque chose d'agréable, y compris si c'est très dangereux.

On voit bien, avec ces images de feu qui remontent, qu'il peut y avoir eu une forme d'effet de fascination puis une forme de sidération. Ils étaient derrière l'écran, en spectateurs. Les jeunes utilisent le mot "dinguerie" avant de se rendre compte du danger.

C'est le même traumatisme qu'avec un attentat, c'est effrayant. Pour les Suisses, particulièrement. - E.Tran Nguyen: Ces vidéos constituent des preuves.

Certaines ont disparu des réseaux sociaux du bar très peu de temps après le drame. Ca peut traduire une volonté de cacher quelque chose à la justice? Ca peut avoir des conséquences? - M.Brandstaetter: Il y a la volonté de cacher quelque chose à la justice si la justice demande ces vidéos et qu'on ne les lui fournit pas.

Supprimer ça des réseaux sociaux, c'est la personne qui gère les réseaux sociaux qui les a supprimées. J'ai la faiblesse de croire que c'est monsieur et madame Moretti qui sont derrière. Je ne pense pas qu'ils ont des community managers.

Si c'est pour les cacher aux journalistes, on ne peut pas leur reprocher. S'ils voulaient entraver la justice, c'est inquiétant. La procureure a décidé de les laisser libres, sans aucune contrainte... - A.-E.Lemoine: C'est très contesté en Suisse. - M.Brandstaetter: Tous les autres avocats dans d'autres cantons de Suisse sont hallucinés de cette décision.

Ils ont peur qu'il y ait de la destruction de preuves ou qu'ils quittent le pays. Ca inquiète sur le risque de cacher des preuves. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venus ce soir.

Je rappelle votre ouvrage "Le Manuel du pédopsy à l'usage des parents désorientés". Il y en a quelques-uns. Je vais partir avec ce soir.

C'est un guide pour aider les parents à comprendre les comportements de leurs enfants. Restez avec nous. Le 5/5 de L.Sénéchal.

Le Français détenu en Russie, L.Vinatier, est libre. - L.Sénéchal: Vous allez voir les images de sa libération.

Il est reçu au Quai d'Orsay tout à l'heure où il a pu retrouver ses parents. Ce chercheur a été enlevé en juin 2024 en Russie. Il travaillait à Moscou pour une ONG suisse qui fait de la médiation entre Russie et Ukraine en dehors des canaux diplomatiques classiques.

Grand soulagement de sa fille au micro de franceinfo. ... - L.Sénéchal: La libération est effectivement une surprise.

V.Poutine n'a évoqué pour la première fois le cas de L.Vinatier qu'il y a 3 semaines.

Hier, c'était Nouvel An orthodoxe. L.Vinatier a été échangé avec un personnage, un basketteur russe de 21 ans, arrêté cet été en France à la demande des Etats-Unis, qui le soupçonne d'être un pirate informatique.

Il ne sera pas jugé aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: En Iran, le mouvement anti-régime ne faiblit pas. - L.Sénéchal: D'importantes manifestations dans tout le pays. 50 villes, dont la capitale où tout a démarré.

Ce sont les commerçants qui ont baissé le rideau il y a 2 semaines pour protester contre la vie chère. C'était le point de départ du mouvement dirigé contre le régime des mollahs. Ils ont détruit des statues, mis à bas des symboles du pouvoir.

Un slogan de ralliement "Longue vie au shah ou son fils". ...

C'est le mouvement le plus important depuis Femme, Vie, Liberté en 2022. Les vidéos sont partagées massivement en ligne. Vous allez voir une personne en uniforme de police qui brûle le portrait du Guide suprême avant de taguer sur le mur ce fameux slogan...

Dans une petite ville près de l'Irak, dans l'ouest du pays, les forces de sécurité saluent les manifestants. C'est furtif. Le régime vient de couper Internet, disent les ONG.

C'était une ligne rouge érigée par les opposants, dont R.Pahlavi, le fils de l'ancien shah d'Iran. Il appelle à des rassemblements. ... - L.Sénéchal: Les forces de l'ordre sont parfois débordées par les manifestants.

Vous allez voir des images insolites. Ce sont les forces de l'ordre iraniennes qui reculent et qui s'enfuient pour éviter d'être lynchées par la foule. Trois policiers ont été tués depuis le début du mouvement. 2 par balle et le 3e poignardé en marge de ces manifestations.

La répression du mouvement est très sanglante. 45 morts, selon un tout dernier bilan. Le président américain menace d'intervenir si des manifestants étaient tués.

Hier, l'hôpital de Téhéran était touché par des gaz lacrymogènes. - A.Bompard: On parle beaucoup du Venezuela, mais l'issue de ce mouvement, c'est majeur.

C'est un sujet dont les conséquences...

Si l'issue de ce mouvement continue à progresser...

On est face à un bouleversement du Moyen-Orient incroyable. C'est le sujet le plus important du moment, en réalité, en termes de conséquences. - P.Cohen: Il ne faut pas minimiser l'appareil de sécurité iranien, qui est féroce.

On ne sait pas si ça peut basculer. - L.Sénéchal: Il a résisté à Femme, Vie, Liberté en 2022. - A.-E.Lemoine: La Manche attend la tempête Goretti. - L.Sénéchal: Les autorités appellent à la vigilance.

Une alerte a été donnée sur les portables des habitants. C'est une bombe météorologique avec des vents à 160 km/h attendus cette nuit. C'est la puissance d'un ouragan.

Dans la Manche, vigilance rouge. Il faut renforcer les dunes en érigeant des barrières. Les maires sont en première ligne.

La commune de Saint-Malo se barricade. On renforce les échafaudages. Les habitants sont habitués. - Il y en a de plus en plus.

C'est sur des fréquences courtes et violentes. - L.Sénéchal: Dès demain, en plus de la Manche, 32 départements seront en vigilance orange, sans compter les 3 départements alpins en vigilance neige-verglas. - A.-E.Lemoine: On parle de ce drame en marge des chutes de neige à Paris. - L.Sénéchal: Un phénomène aussi rare que terrifiant.

Des chiens ont été électrocutés en marchant avec leurs pattes mouillées par la neige sur une plaque électrique au sol. Ca a été fatal à Alto, qui avait 9 mois. Il est mort d'une crise cardiaque des suites de son électrocution.

Vous allez voir cette fameuse plaque. Elle alimente l'éclairage public. Là, elle présentait un défaut.

Le couvercle était en contact avec une pièce sous tension. Nous avons retrouvé une femme témoin de la scène. - J'ai entendu un cri épouvantable d'animal qui était en grande souffrance.

Il y avait le chien allongé, dans le coma. Par hasard, 3 pompiers passaient par là, ils ont voulu le toucher pour voir s'il avait des battements de coeur. Il s'est pris du jus. - L.Sénéchal: D'autres chiens ont été électrocutés avec moins de gravité.

Les riverains du parc Monceau sont très inquiets pour leurs animaux. - Je ne vais plus m'approcher de cette avenue. J'ai peur de ce qui va arriver. - On vient se balader sous la neige, nos chiens sont contents et on se dit que ça peut arriver n'importe quand. - Je vais certainement marcher de l'autre côté du trottoir.

Je vais le dire à tous les autres propriétaires de chiens que je connais. - L.Sénéchal: La mairie promet que le problème est réglé.

Une enquête interne a été lancée par des services pour identifier l'origine du problème. - A.-E.Lemoine: La neige n'est plus qu'un lointain souvenir, en tout cas dans la majorité du pays. - L.Sénéchal: Ca a laissé des images insolites.

Des policiers parisiens pris en flagrant délit de dérapages contrôlés. Ils sont allés s'amuser un peu. - A.-E.Lemoine: C'est fait exprès? - L.Sénéchal: Oui.

Certains ont profité des chutes de neige pour sortir leurs skis sur les routes parisiennes. Ils étaient tellement nombreux à skier que Météo-France a publié une carte du domaine skiable parisien, avec des pistes noires. Il y a aussi cet accouchement miraculeux du petit Arthur, en pleine tempête de neige.

La maman habite une maison isolée. Le papa a fait appel au voisin agriculteur. - Le père d'Arthur m'appelle en catastrophe.

Il me dit: "Est-ce que tu peux emmener ma femme à la maternité?" Je lui ai dit que je n'avais qu'un tracteur. Pour un voisin, on fait n'importe quoi.

Surtout des choses comme ça. C'est la vie. C'est normal. - L.Sénéchal: Finalement, tout s'est bien terminé.

Arthur va bien. Il est né sur la rocade de Rochefort. Ils n'ont pas eu le temps d'arriver...

Dans le 4x4 des pompiers, qui étaient venus les emporter avec l'ambulance...

Il va très bien. Les parents sont contents. - A.-E.Lemoine: On termine avec une tentative de triche qu'on n'avait pas vue venir. - L.Sénéchal: Des sauteurs à ski ont recours à l'agrandissement de pénis pour améliorer leurs performances.

C'est une histoire de combinaison et de surface en l'air qui permet de voler plus longtemps. Si le pénis est grand, la partie jambes de la combinaison est réduite. Vous me suivez?

La partie abdomen est plus grande. Ca vous donne une combinaison avec plus de portance dans l'air. Ca fait des gains marginaux qui peuvent faire la différence.

Ce n'est pas la seule triche insolite dans l'histoire. Vous vous souvenez du faux pénis de Mike Tyson? Il voulait échapper aux contrôles antidopage. ...

Rires. - A.-E.Lemoine: Vous vous en souvenez? - A.Bompard: Oui. - P.Cohen: Il y a eu le cas de Michel Pollentier sur le Tour de France, contrôlé à l'Alpe-d'Huez avec une poire.

Tu te souviens de ça? - A.-E.Lemoine: On a rien compris. - L.Sénéchal: Une poire pour remplacer le... - A.-E.Lemoine: De la fausse urine!

Soyez clair! Merci à tous.