107ème Congrès des maires de France : l'insécurité au coeur des préoccupations
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour à tous, vous êtes sur Public Sénat et vous avez bien raison. Bienvenue dans cette émission spéciale. Je me trouve au palais des expositions de la porte de Versailles.
Comme chaque année, public Sénat vous fait vivre en direct et en intégr intégralité le congrès des maires de France. Congrès un peu particulier, congrès très politique cette année à moins de de 5 mois maintenant du scrutin municipal dans cette émission. On parlera bien évidemment des élections mais on parlera surtout des sujets qui vous concernent, qui vous intéressent directement et notamment du sujet de la sécurité, première priorité des Français selon différents sondages.
Avec moi pour en parler, pour en débattre sur ce plateau, j'ai ce plaisir d'accueillir Éric Piol. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes maire écologiste de Grenoble. On a beaucoup de sujets à aborder avec vous. Merci d'être là.
Bonjour également Janny Kalimi. Vous êtes éditorialiste politique. Vous sortez euh le livre que j'ai dans les mains, L'argent et le pouvoir.
Élsée Bery, les liens secrets, c'est à retrouver chez Plomb. Merci d'être avec nous. Voilà, on me demande de montrer votre livre.
Je montre votre livre et puis sachez que dans quelques instants, Bruno Rotaillot sera sur ce plateau pour répondre à toutes les questions notamment en matière de sécurité. Mais pour poser le décor, je vais vous proposer ce sondage. Ce sondage if sur l'état d'esprit des Français précisément à l'approche des municipales de mois de mars.
La sécurité qui une est une préoccupation déterminante pour 76 % des Français. C'est même la première préoccupation devant la gestion financière de la ville ou encore les problématiques de santé géannique. Comment vous expliquez ce chiffre de voilà de la préoccupation des Français vis-à-vis de la sécurité ?
Ça dépasse absolument tout aujourd'hui. Oui, vous avez raison, ça dépasse tout. Alors, il y a la réalité, le ressenti.
Les sondages, c'est plutôt le ressenti. Donc, je vais pas me lancer et tenter des explications chiffrées sur la hausse ou pas de la sécurité, des ates au bien, des atteintes aux personnes. En tout cas, il est vrai que le ressenti et ce sondage parmi d'autres le montrre effectivement est en hausse et en hausse importante.
Maintenant, il y a aussi des éléments extrêmement concrets que monsieur le maire connaît connaît mieux que moi. Il y a une sécurité, une insécurité pardon qui imprène de plus en plus les territoires hors des grandes villes où c'était quand même le lieu de de de prolifération, j'allais dire traditionnelle des grandes villes et des villes moyennes. Maintenant, on le sait, l'insécurité avec des atteintes à la personne atteint, pardonnez-moi, les territoires, les toutes petites villes et même les territoires ruraux et les campagnes.
Pourquoi ? C'est essentiellement le narcotrafic qui explique cette percée insidieuse dans l'ensemble du territoire effectivement de et et deuxième c'est une problématique nationale qui ruisselle donc sur le local. Il y a aussi, sans vouloir non plus me lancer dans des polémiques chiffrées, le fait que le chômage qui était extrêmement prignant il y a encore quelques années dans les haut préoccupations des Français, bon avec des haut et des bas en tendance quand même baisse un petit peu en tout cas dans les préoccupations des Français.
Voilà, je donnerai au moins euh ces deux ces deux explications, je terminerai quand même juste sur un fait, c'est que pendant le la présidentielle euh de de 2000 2001 2002002 avec Jacques Chirac qui tentait se représenter, la préoccupation de la sécurité était devenue aussi un élément majeur. Donc euh relativisons aussi euh ces ces sondages et ses comparaisons. Éric POL, on va bien sûr aborder les toutes les problématiques de narcotrafic mais peut-être plus généralement sur ces chiffres.
Est-ce qu'aujourd'hui il y a un maire en France qui se présente euh aux prochaines sélections sans évoquer etthes problématiques de sécurité droite gauche confondu ? Est-ce qu'aujourd'hui il y a vraiment il y a encore des clivages sur ce point ? Non non mais jamais.
Enfin il y en a jamais eu parce que les maires que quel qu'ils soient quel que soit leur couleur politique ils s'intéressent aux préoccupations quotidiennes de leurs concitoyens de la communauté qu'il pilote. Et donc évidemment que la sécurité fait partie de cela. Alors après ça va ça vient en terme de sujet.
Nous nous avions en 2014 un vrai sujet avec les commerçants autour des vols dans les commerces, des cambriolages. On faisait chaque année une réunion avec le procureur, le directeur de la police, moi-même, le préfet pour échanger avec les commerçants et la chambre de commerce et de l'industrie. Bon, au fil des années, les choses ont progressé parce que il y a moins de de cash, parce qu'il y a plus de dispositifs de sécurité dans les dans les commerces et à la fin, on était plus d'organisateurs que de participants alors qu'au début, on avait 300 commerçants devant nous.
Donc, les sujets bougent. Il y a un autre sujet qui monte fort aussi, c'est évidemment la sécurité dans l'espace privé. Donc tout ce qui est violences sexistes et sexuelles, les violences faites aux femmes et notamment les viols, les violences sur les enfants dont on ne parle pas assez mais je pense qu' est un vrai problème qui devrait émerger les questions liées à l'inceste avec tout ce que cela génère comme trouble pour la société, les drames pour ses enfants, on l'a vu avec Baram, mais également ce que ce qui se répercute de génération en génération et puis évidemment le narcotrafic qui est de plus en plus inquiétant parce que il se s'ultraibéralise de plus en plus avec des violences dans les premières lignes qui sont très fortes, une déconnexion sociale de plus en plus forte, des gens de plus en plus jeunes, l'exploitation de mineurs isolés, donc d'exiler des migrants isolés et tout ça génère un changement là aussi, c'est que quand j'ai été élu en 2014, bon les règlements de compte existaient déjà, ils existaient bien avant que je sois ma aussi, mais c'était encore le soir dans des endroits sombres.
Dites que la violence est en train de changer de nature. On assiste alors le premier ministre parlait de bascule notamment en terme de narcotrafic. Vous constatez ça vous aussi à Grenoble.
Nous disons nous les maires depuis déjà quelques années. Il y a évidemment ce que disait madame Alimi, c'est que ça se propage dans les villes moyennes. Il y a eu à Saint-Raphaël le mois dernier en septembre un mort par balle.
C'est une ville de 40000 habitants. Bon, il y a mais il y en a aussi au Havre, à Toulouse, à Nice le mois dernier. Donc il y en a un petit peu partout mais maintenant c'est en journée et dans des endroits qui parfois sont fréquentés par tout le monde.
Et et donc ça évidemment on a tous peur nous maire en premier mais les gens qui sont sont là on a tous peur de la balle perdue et on est tous témoins de cette incapacité de la société et en premier lieu des ministres de l'intérieur successif à trouver une solution. Vous renvoyz tout de suite la la balle du côté de de l'exécutif. Il y a pas de responsabilité des maèes.
Peut-être rappeler effectivement les pouvoirs des mè dire évidemment nous avons une responsabilité, nous faisons partie du continuum de sécurité. Donc nous travaillons en coopération avec la justice, avec la police et nous le faisons tous et on essaie de faire au mieux avec les moyens qui sont donnés. Mais la casse de la police qui avait été opérée par Nicolas Sarkozi, personne ne l'a jamais récupéré et on peut pas dire c'est la responsabilité des mères.
Mais bon voilà, ça peut être rigolo quand c'est pointé. Avant cit des mères de gauche, maintenant c'est des micolos. Mais quand c'était Godin à Marseille, on disait pas tiens c'est la faute du maire.
Quand c'est Estros à Nice, on dit pas tiens c'est la faute d'Estrilis dernier dans sa ville. Que la gauche est visée particulièrement après. Ouais.
Bon après ça c'est le l'espect médiatique mais c'est pas très important. L'important c'est le fond. Moi ce qui m'intéresse c'est le fond.
Comment on sort de cette puissance du narcotrafic avec aussi tout ce que cela dit derrière. C'estàdire que c'est ce que disait d'ampoli, le l'italien qui a travaillé sur les questions de mafia, mais aussi les questions maintenant de pénétration de la corruption potentiellement dans la police, dans la justice. C'est lui qui ciblait cela.
Mais un système qui se gangraine, il ne faut mesurer aussi la profondeur de cette gangraine et ne pas se voiler la face. Bonjour Bruno Retaillot. Bonjour à vous.
On va continuer le débat ensuite bien évidemment. Bonjour Bruno Retaillot, je vous ai connu sénateur puis ministre de l'intérieur puis un nouveau sénateur. C'est ça depuis la semaine dernière.
On va revenir sur les problématiques locales dans un instant. Mais avant ça, quelques mots peut-être de ce qui intéresse. Le Sénat qui se saisit aujourd'hui euh des questions budgétaires.
Dans quel état d'esprit vous êtes ? Est-ce que l'objectif, vous dites clairement bah aujourd'hui, il faut faire tomber le budget le corn. C'est c'est pas une affaire de budget le cornu.
L'idée, c'est de faire le meilleur budget pour les Françaises et les Français et pour que la France puisse se redresser. On le voit bien depuis une quarantaine d'années. Qu'est-ce qui nous a amené là ?
Qu'est-ce qui a amené à l'appauvrissement des Français ? Il y a quelques jours, on apprenait par exemple que le niveau de vie des Italiens était en train de dépasser le niveau de vie des Français. C'est qu'on a toujours voulu moins de travail.
Et là, qu'est-ce qu'on veut ? On veut puisqu'il nous manque dans une année, 3 années de travail et là on veut supprimer, suspendre la réforme des retraites. Alors, allons-y.
La la réforme des la folie fiscale. On est un des pays d'Europe et de l'OCDE. Il y a là encore un classement qui est sorti sur la compétitivité fiscale.
On est les derniers et il en faut encore plus, toujours plus d'impôts. Bah ça ne fonctionne pas. Ça n'a pas fonctionné hier et ça ne fonctionnera pas non plus demain.
Objectif zéro augmentation d'impôts dans les débats budgétaires, dans les budgets qui sont actuellement examinés au parlement. L'objectif, on a un problème de dépense publique. Si la dépense publique, comme on nous l'a dit, crée la croissance et finalement était la garante de la qualité des services publics, mais on serait à l'avant-garde du bonheur universel puisque on a la dépense publique là encore vis-à-vis des partenaires européens la plus importante.
On va parler effectivement des dépenses sur les recettes, faire des économies. On va faire des économies. C'est ce que demande le personne parle des dépenses.
Pardon. Bah parce qu'on examiné la volet recette Bruno Ron. Bien sûr, bien sûr.
Mais la solution c'est pas l'impôt, c'est le problème l'impôt. Donc vous dites zéro augmentation d'impôts. Sinon sinon qu'est-ce qui se passe ?
Ben sinon on ne votera pas. Mais comme au Sénat, on a le moyen justement puisque nous sommes majoritaires avec le centre, nous pourrons justement supprimer des impôts, nous pourrons baisser d'autres impôts et nous pourrons nous attaquer vraiment à la dépense publique. Il faut que l'État puisse serrer la ceinture avant même de faire la poche des Français et des entrepreneurs.
Parce que il y a quelque chose de malsin à l'Assemblée nationale. Il s'agit pas de lever non plus l'impôt pour boucher des trous. Il s'agissait aussi de d'organiser une une chasse à ceux qui réussissent et ça c'est pas sain.
On a besoin d'entrepreneur pour créer de l'emploi. On a besoin justement d'une société où certains investissent, prennent des risques pour employer et encore une fois créer de la richesse. Vous dites mieux vaut pas de budget qu'un mauvais budget.
Je pense alors au Sénat, on a les moyens justement de voter un bon budget, voilà, pour arrêter notamment les folies fiscales et et pour s'attaquer vraiment à la question notamment des économies, de la dépense public. Donc 13 milliards d'euros, c'est le les objectifs fixés par le Sénat de réduction de dépenses. Vous les trouvez où ces 13 milliards ?
On les trouve dans vous voulez dire dans le PFSS ou dans le PLF, c'est-à-dire sur la sécurité sociale ou dans le budget. on les trouve par exemple, on les trouve euh dans le la sécurité sociale. Il faut généraliser le dossier médical partagé.
Vous avez en France tous les ans euh de l'imagerie médicale qui coûte très cher. Vous avez plus d'un milliard, vous rendez compte de dépenses parce que comme il y a pas d'information partagée et bien à plusieurs stades dans le parcours d'un malade, on va lui faire un scanner. Vous allez lui faire deux deux scanners, deux IRM et cetera.
On va aussi responsabiliser les gens. Je pense que cette idée de l'année blanche chauffe pour les petites retraites. On va l'appliquer.
Euh sur le PLF, on a par exemple les agences, les opérateurs, ils se sont multipliés à tel point que ça coûte à la nation 80 milliards. Vous allez pas me faire croire que sur ces 80 milliards, on peut pas trouver quelques milliards. Donc vous vous trouvez milliards d'euros sur ce sur budget de la SQ.
Euh Sébastien Lecornu vous tend la main et propose une allocation sociale unique. Euh un projet de loi devrait euh euh déposé, je crois, au mois de décembre. Est-ce que c'est une bonne euh c'est une bonne méthode, c'est une bonne solution ?
À ce que vous saluez ce geste de Sébastien Lacorn en votre direction ? C'est le meilleur ou le pire ? Et je vais m'expliquer puisque nous l'avions proposé au côté de François Fillon en 2017.
La location sociale unique, c'est une mauvaise chose si comme le voudrait la gauche, ça se transforme en revenu universel unique. Si la location sociale unique conduit à avoir plus de dépenses, pourquoi ? Parce qu'il y aura plus de recours aux aides sociales.
Il y aura une forme d'automaticité et ceux qui n'ont pas d'aide social pourront les demander plus facilement. Du coup, on a une augmentation de la dépense publique. En revanche, c'est le meilleur si on a l'ensemble des allocations nationales, légal et extralégale et aussi les allocations qui sont données par les collectivités et on les cape à 70 % du SMIC.
Ce que nous nous voulons justement, c'est le plafonnement, c'est-à-dire que on ne puisse pas avoir des revenus de la solidarité supérieur au revenus du travail. C'est une question d'incitation et de justice notamment pour les petits salaires. Vous me confirmez qu'en l'État les LR ne vote ni le budget ni le budget de la SQ.
Non mais au Sénat on va voter le bud. Tu parles des LR de manière générale le patron du parti. Il est il n'est pas votable à l'heure actuelle.
Il n'est pas votable et là encore la suspension de la réforme des retraites. C'est terrible. C'est pas c'est terrible pour le déficit mais c'est terrible pour les jeunes générations.
Balzac avait dit un jour cette très belle phrase : "Aucune génération n'a le droit d'en amoindrir une autre." C'est ce que l'on fait. Le gouvernement le fait, il a fait un deal avec la gauche uniquement pour durer quelques semaines.
Pas de négociation possible sur cette suspension de la réforme des retraite pour la droite. On a bien compris. Vous me confirmer.
Si on veut donner au retraités de bonnes pensions, si on veut mettre plus de travail, vous rendez compte qu'il nous manque 3 ans dans le cours d'une vie. C'est 3 ans que nous n'avons pas, que nous ne travaillons pas, c'est autant de richesse de moins qui va pour financer l'hôpital, qui n'est pas là, qui va aussi pour augmenter le niveau de vie des françaises et des Français. On va parler Bruno Rota de ce sondage sur sondage inquiétant réalisé par l'flop sur l'islamisme concernant la pratique de de l'islam.
On apprend que chez les plus jeunes, le degré de religiosité progresse, mais surtout que 42 % des jeunes musulmans éprouvent de la sympathie pour l'islamisme. 52 % des 15 24 ans interrogés pensent que les lois de la République passent après les règles de l'islam. Est-ce que vous êtes surpris vous par ces chiffres ?
C'est terrible. C'est terrible parce que on n' pas une sécularisation chez les jeunes, vous l'avez dit, les moins de 24 ans de l'islam, on a une radicalisation et ça c'est très préoccupant. qu'il y ait une pratique religieuse plus importante chez les jeunes, pourquoi pas ?
Je veux dire que ça c'est une c'est une question la question de spiritualité. La laïcité ça n'est pas l'interdiction de la spiritualité de la pratique religieuse. La laïcité au contraire c'est la liberté de conscience notamment la liberté de culte.
Mais là ce qui est très troublant c'est la victoire pour moi du frérisme des frères musulmans. Est-ce que c'est pas votre échec un peu aussi Bruno Rot ? Vous étiez un an au ministère de l'intérieur et on voit qu'il y a pas eu de recul de cette mouvance selon le sondage encore fait par nos par l'FOP.
Si il suffisait d'avoir un ministre de l'intérieur pendant quelques mois pour que on claque des doigts et que ces tendances là ces tendances là et là encore vous ne le citez pas mais qui sont préoccupantes puisque on voit qu'il y a une accélération après 2016 c'est-à-dire juste après les attentats de 2015. C'est ça qui est préoccupant. Simplement ce que je veux vous dire.
J'ai fait en sorte que euh on puisse publier un rapport très important sur les frères musulmans. C'est ce rapport-là a eu un écho non seulement en France mais dans toute l'Europe. Mais qu'est-ce qu'on a fait depuis ?
Et bien voilà. Et bien moi, j'avais des mesures législatives. Je vais vous en citer deux.
Première mesure législative. Aujourd'hui, vous ne pouvez dissoudre, et j'en ai diss euh une organisation qu'à la condition que cette organisation, vous puissiez la prendre la main dans le sac, notamment en terme de violence, recours à la violence, propos ou de discrimination vis-à-vis des juifs, vis-à-vis des homosexuels et cetera. les femmes qui sont les inférieurs des hommes.
Moi, je propose que on puisse dissoudre aussi lorsqu'il y a une atteinte à la forme démocratique et républicaine de euh notre République, de notre organisation institutionnelle. Deuxème élément, pour contrer l'entrisme municipal, je pense que celles et ceux qui pourraient être convaincus évidemment par une décision de justice d'avoir soutenu ce type d'organisation deviendrait par la justice, pas par le préfet, deviendrait inéligible. Vous allez déposer des propositions de loi bien sûr sur la question.
Sû bien sûr, bien sûr. Vous savez pas quand vous avez pas de visibilité à nous donner aujourd'hui. J'arrive au Sénat tout juste.
Laissez-moi le temps de Vous êtes dans quel état d'esprit précisément de C'est votre retour au Sénat. Vous êtes revanchard, vous êtes amer excité par cette idée de reprendre les débats budgétaires. Écoutez, on est au congrès des maires.
Moi je suis pas une secoupe volante. J'ai été président d'une intercommunalité, j'étais président d'un département, j'étais président d'une région. J'ai eu un long parcours local et d'ailleurs comme ministre de l'intérieur, on dit que c'est un ministère exigeant, ce parcours local m'avait formidablement bien préparé.
Donc euh c'est aussi une hade au aux élus locaux et et me retrouver au Sénat qui est la chambre des territoires pour moi c'est un bonheur et je vais travailler pour mon pays que j'aime pour les Françaises et les Français là où je serai. Je serai législateur mais j'utiliserai précisément l'expérience que j'ai acquise comme ministre de l'intérieur de façon différente. Je l'aut parler effectivement de la de la sécurité euh et des problématiques notamment de narcotrafic avec ces deux drames successifs he ces derniers jours.
L'assassinat de Mén Kessassi le frère d'un militant écologiste à Marseille c'était la semaine dernière et puis à Grenoble le weekend dernier cet adolescent de 14 ans qui a été grièvement blessé sur un point de deal en matière de narcotrafic. Sébastien Lecornu dit qu'il faut s'inspirer des des des méthodes de l'antiterrorisme aujourd'hui. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Je souris, je souris. Vous êtes journaliste à public donc vous ne pouvez pas ignorer l'histoire du texte qui était voté contre le narcotrafic en juin puisque c'est moi Bruno Rotaillot qui était président des Républicains et qui avait initié la commission d'enquête contre le narcotrafic. Ensuite, avec les conclusions de cette commission d'enquête, nous avons fait cette loi et j'ai eu le bonheur d'ailleurs de la porter et de la faire voter au Parlement quand j'étais ministre de l'intérieur.
Et à l'époque, j'avais voulu en faire une cause nationale. On on me riait au nez et à l'époque, j'avais dit inspirons-nous il y a 3 ans, 2 ans, 3 ans, inspirons-nous de ce qui a fonctionné avec la lutte contre le terrorisme. Ça veut dire un faisons un parquet national comme on a le PNAT en matière lancé au mois de janvier, il sera lancé le 5 janvier.
Mais vous n'imaginez pas les problèmes que j'ai eu pour imposer cette idée. Vous n'imaginez pas. Mais vous dites que c'est suffisant aujourd'hui cette loi est suffisante pour lutter contre le narcotrafic.
Sébastien Lecnu parle de point de bascule. Qu'est-ce que ça veut dire ? Dans quoi on bascule exactement ?
On bascule le risque sur le narcotrafic. J'avais parlé de mexicanisation à l'époque. On me l'a encore, j'avais suscité une polémique.
La mexicanisation, le mot n'est pas de moi en fait, je l'avais repris, il est de Nicolas Besson, le procureur de Marseille, très valeureux. Et bien euh cette loi, elle va déployer ses effets. Simplement, moi je regrette que le Rassemblement national, la gauche n'est pas voulu voter une disposition qui nous permet en matière de renseignement d'intercepter des messages de ces grandes organisations criminelles qui utilisent les messages récryptés.
Parce que aujourd'hui les interceptions téléphoniques à la grand papa. Vous avez un téléphone, vous téléphonez, on se branche et voilà, ça c'est terminé. Ils ont tous basculé sur les messageries cryptées et on a les moyens technologiques sans créer de porte dérobé.
Là encore, en faisant en sorte que euh le secret des communications pour le grand public, il y ait pas de d'atteinte du tout. Et bien malheureusement, il nous manque il nous manque encore cette arme-là. Il nous reste très peu de temps mais Éric Poll est face à vous.
Je peux pas vous poser la ne pas vous poser la question. Est-ce qu'on est en présence de deux conceptions différentes de la lutte contre le narcotrafic ? Bruno Rotaillot et puis je vous laisserai répondre ensuite Éric Pool.
Oui, on est radicalement différent. Il est à gauche. Moi, j'ai mes convictions, je les ai jamais caché.
Je je j'aime les gens qui ont des convictions du reste. Mais Éric Piol avait dit un jour qu'il fallait trouver un modus vivindi avec les délinquants. Moi, je pense pas.
Sa police municipale n'est pas armée. Je pense qu'il faut que les polices municipales soient armées. Il y a un texte que j'espère qui sera déposé, que moi j'avais préparé pour donner plus de prérogativ aux policiers municipaux.
Il y a pas suffisamment un Grenoble. Par exemple, le réseau de caméras euh de de surveillance est pas suffisant. Donc oui, il y a deux conception.
Une conception plutôt de droite, attachée à l'autorité, la fermeté, à la sécurité et une conception qui est plutôt de gauche. On on peut faire valoir des arguments, j'imagine, mais c'est c'est d'ailleurs la démocratie. Mais on n pas du tout la même conception de la sécurité.
Ce que je veux simplement dire, c'est que j'observe en France qu'on a des résultats quand on a un continuum de sécurité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quand on a des mairies, des maires, des policiers municipaux qui agissent au quotidien au coude à coude avec la gendarmorie nationale, avec la police nationale.
Je vous laisse répondre Eric Pio et puis ensuite je vous laisserai partir parce que je crois que vous avez des choses à faire. Brun Rota allez-y. Effectivement, il y a deux conceptions.
Quand monsieur Rota est venu, il était ministre voilà, il est passé un an ministre de l'intérieur. Il s'est servi de ce ministère comme ses prédécesseurs Sarkozi, Vals pour s'acheter un nom. Il est devenu présidentiable à l'espace de quelques mois avec le même discours que les précédents.
La fermeté, c'est pas une histoire de gauche et de droite hein. Vals tenait le même discours que vous. C'était fermeté, tolérance zéro.
Mais vous pouvez défiler autant que vous voulez à Marseille. Ça va se repasser ce mois-ci en disant maintenant avec moi, avec mes petits bras, ça sera tolérance zéro. Vous allez voir ce que vous allez voir.
En fait, ça marche pas. Le truc c'est que non mais vous avez parlé longtemps, je vais parler maintenant pendant 25 ans. Ça fait 25 ans maintenant qu'il y a une même politique.
Elle est en échec. Elle est en échec à Grenoble. Elle est en échec à Nice.
Elle est en échec partout dans les petites communes maintenant. Elle est en échec partout. Il y a pas un moment où on se dit tiens il faut changer ?
Quand on s'est vu, vous m'avez dit, je vous ai dit bah peut-être qu'on pourrait s'appuyer là aussi dans sur les questions de sécurité sur la science, sur les études. Vous m'avez dit oh la science. Bah effectivement pas le même réponse de Brun et et excusez-moi mais je donnerai juste un exemple.
En Islande, ils avaient un problème majeur d'alcoolisme et de drogue avec les jeunes dans les années 90. Ils ont fait quoi ? Ils sont dit "OK, on a un problème, nous allons traiter ce problème".
Ils ont développé des programmes d'éducation populaire autour du sport et de la culture. Ça veut pas dire d'arrêter la répression. Nous sommes tous conception, on l'a compris.
Enêche, ils ont ils ont éradiqué le problème. Il n'y a plus d'alcool chez les jeunes et ils ont divisé par 10 la consommation de drogue. Peut-être qu'on pourrait faire autre chose qu'espérer répéter toujours la même chose en espérant que les résultats soient différents.
Je suis je suis contre la légalisation du cannabis et les expériences menées, les expériences au Pays-Bas, au Canada montrent que c'est catastrophique. Can les homicides à Marseille à Marseille les chiffres que j'ai jusqu'à présent montreront en fin d'année que entre 2023 et 2025 on aura divisé par deux vous m'entendez Éric Piol par deux les homicides à Marseille parce que je voulais pas que ce soit un débat je voulais un échange chez les deux conceptions différentes de la sécurité 50 morts en 2023 il y en a moins cette année il y en aura peut-être plus il y a pas eu de mort à Grenoble cette année il y en a pas eu. Est-ce que c'est lié à la réussite de nos actions ?
Non. C'est certain làdessus et ensuite pour la parole. Allez-y Bruno Ro le mot de la fin sur ce sur cette séquence sur une fermeté.
Je pense que les narcotrafiquants nous livrent une guerre et que c'est trop naïf. Il faut désormais que on combatte avec des armes qui soient à peu près avec des armes égales. Je veux rendre un hommage aux policiers, aux gendarmes qui font un travail extraordinaire y compris au personnel polenciers. on le voit bien parfois au risque de leur propre vie et donc il faut les armer, il faut voyez, je pense que ils ne veulent pas moins de fermeté, ils en veulent plus et il ne faut pas tomber dans la naïveté.
Et moi ce que je veux dire sur la consommation de joint ou un rail de côte, c'est que une consommation de joints, le rac de côte au bout du bout, on participe à l'économie du sang, on participe à une économie qui est une économie de la délinquence avec de la corruption et c'est devenu une menace désormais existentielle pour notre pays. On a bien compris que vous partagiez pas la même sur diagnosti, c'est déjà bien. C'est une pas mal.
On avance, on avance. Il peut-être une unité nationale sur le narcotrafic comme le demande Sébastien Lecnu. Merci beaucoup.
Euh Bruno Retaillo, je crois que vous devez euh repartir. Peut-être qu'on se verra un peu plus tard au Sénat où effectivement les débats budgétaires euh débutent aujourd'hui. Merci beaucoup Bruno Retillot, vous restez avec nous.
On va continuer ce débat, cette discussion autour de thème de la sécurité qui est donc un des grands thèmes de ce congrès des maires de de France à Force après les événements de Marseille. La lutte contre le narcotrafic qui s'est aussi invité à l'Assemblée nationale hier. Bah écoutez Sébastien Lecornu, l'adversaire est en train d'évoluer.
Il est plus nombreux qu'avant. il y a 15 ou 20 ans, au fond, il existait quelques grands réseaux sur lequels euh les enquêteurs pouvaient travailler. Aujourd'hui, on le sait très bien que ces réseaux sont beaucoup plus diffus, beaucoup plus nombreux avec aussi malheureusement des acteurs de plus en plus jeunes, y compris des assassins qui peuvent avoir 14, 15 ou 16 ans. et que face à cette mutation de l'adversaire, on doit évidemment à notre tour euh s'adapter.
Ce qui a été fait avec euh succès dans le passé, compris en matière d'organisation, ça avait été d'ailleurs initié par le président Hollande euh sur la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic. Et pour continuer ce débat, j'ai le plaisir d'accueillir Boris Ravignon. Bonjour, vous êtes maire de Charleville Misière et Frédéric Mascelier, bonjour.
Vous êtes maire de Saint-Raphaël et coprésident de la commission sécurité et prévention de la délinquence au sein euh de l'AMF. J'aimerais vous faire réagir à l'échange qu'on vient d'avoir euh entre Bruno Retaillot et Éric Piojol. Visiblement euh sur cette question de la sécurité notamment du narcotrafic, le consensus est difficilement, c'est un euphémisme atteignable.
Mais ce qui est intéressant, c'est aussi de s'appuyer sur les les réalités, c'est on va pas jeter le nombre de morts. Je pense que ce type de comparaison est absolument ridicule. Ça peut arriver dans toutes les villes.
Ce qu'il faut retenir, c'est également la corrélation entre les moyens et les résultats qui sont obtenu. Et nous avons deux villes aussi qui sont radicalement différentes entre Grenoble et et Saint-Raphaël puisque vous avez cité l'exemple. Donc je me permets d'aller jusqu'au bout du raisonnement.
C'est euh vous avez à peu près le nombre le même nombre de policiers municipaux entre Saint-Raphaël et et Grenoble alors que vous avez cinq fois plus d'habitants. Nous avons un réseau de caméra de vidéo protection qui est je crois trois fois plus important que celui que vous pouvez avoir sur Grenoble avec également toujours cinq fois plus d'habitants et votre ville est classée comme une ville dangereuse. C'est pas moi qui le dit, ce sont les études puisque on vous compare à Naple.
C'est on n' jamais eu ce type de comparaison pour Saint-Raphaël. Et j'ai regardé en tendance ce que euh ce qu'il y avait en terme de de crime et délit rapporté pour 1000 habitants. Donc vous voyez, c'est quelque chose de de très objectif et ça permet justement de discuter du lien que vous avez entre les moyens et puis la délinquence.
Vous prenez sur 1000 habitants à Grenoble, on est à 119,25. Saint-Raphaël, vous êtes à 58. Donc vous avez une différence qui est quand même marquée.
Vous prenez le nombre de cambriolage également et de vol pour 1000 habitants, ce qui est quand même le le premier le premier droit de nos concitoyens, c'est-à-dire de ne pas se faire voler ou de ne pas se faire agresser. Bah, vous avez un rapport 70 26 entre Grenoble et Saint-Raphaël. C'est rapporté par rapport à 1000 habitants.
Donc la comparaison est tout à fait justifié. Enf, je voulais qu'on se quand même sur le narcotraficir un peu plus tard. Parce que lorsque vous créez un environnement favorable, favorable au trafic, favorable au aux violences, bah vous pouvez constater que entre les villes si vous prenez d'ailleurs les la drogue et les stupéfiants entre nos deux villes parce que monsieur POL a voulu comparer les deux.
On a un rapport de 1 à 3. La réponse de monsieur Pio et puis je vous je vous laisserai réagir ensuite monsieur. Il y a pas de réponse.
Je disais juste un environnement favorable. Il dit qu'il y a un environnement favorable à Grenoble. Ça ne change rien.
C'estd que sur la délinquence du quotidien, nous ne sommes pas éloignés des villes de Nostrat. Évidemment, on peut pas comparer une ville petite taille. Non non, moi j'ai juste pointé qu'il y avait un mort chez vous pour dire en fait ça arrive partout et malgré vos efforts à Nice Estros qui a couvert sa ville de caméra, il y a eu deux morts et des cinq blessés le mois dernier.
Euh voilà en fait on est impuissant. L'État est impuissant. Je pointe juste le fait que euh quand c'est l'État qui est en charge de la lutte contre le narcotrafic, d'accord, c'est pas les maires.
Donc vous pouvez pas accuser monsieur le maire euh de du fait que il y a eu un mort chez lui. Vous pouvez pas accuser monsieur Estros du fait qu'il y a eu un attentat en en 2016 chez lui. Ça n'a pas de sens.
Ça n'a pas de sens. Donc là, nous partageons diagnostic avec monsieur Rotaillot. C'està dire le narcotrafic progresse et gangraine la société française.
Après, nous avons une divergence sur la stratégie de réponse. Lui veut faire toujours plus de ce qui n'a pas marché. Moi je dis faisons un pas de côté.
Ça empêche pas évidemment de continuer la répression mais faisons un pas de côté en élargissant le le regard. Boris Ravignon sur la le diagnostic et sur la méthode sur la réponse à cette progression du narcotrafic en France. Alors, sur le diagnostic, d'abord euh je crois on l'a vu tout à l'heure, la sécurité c'est la priorité numéro 1, nos concitoyens.
Et c'est pas je crois qu'il faut arrêter de jouer avec le sentiment d'insécurité et la sécurité, il ils le ressentent, ils se sentent en en insécurité et ça c'est le résultat de beaucoup de choses à la fois effectivement les petits problèmes de voisinage qu'ils peuvent avoir des des phénomènes de débordement de du lié au narcotrafic et puis effectivement la grande délinquence parce qu'il y a aussi des atteintes au bien et aux personnes qui qui touchent certains de nos concitoyens. Donc on a on a une situation de de départ qui est l'insatisfaction de nos concitoyens à l'égard de la réponse collective publique en matière de sécurité. Ouais. dans votre commune com pour s'intéresse et bien justement je crois que le vrai sujet c'est comment on remobilise l'ensemble des maillons.
On a aujourd'hui un échelon municipal je constate dans un certain nombre de villes à Saint-Raphaël certainement à Charleville Misière et et dans d'autres villes de France j'imagine des élus ont envie d'agir sur ce sujet et ont aujourd'hui une police municipale qui intervient avec des pouvoirs qui sont inférieurs à ceux d'un garde-champêtre. Oui. Quand quand on assiste à une transaction, quand on interpelle effectivement un vendeur de drogue en train de faire une transaction avec un avec un acheteur, et bien il faut que le policier municipal tienne le le le vendeur, le dealer par la la main et puis qu'il appelle de l'autre main le commissariat pour que on puisse ensuite le mettre à disposition.
C'est c'est la situation dans laquelle on est. Et donc je crois qu' il y a un vrai sujet aujourd'hui si on veut agir et c'est un enjeu démocratique parce que 70 % des gens qui sont insatisfaits en matière de sécurité 76 % 76 % c'est c'est une préoccupation majeure et qui va qui remet en cause beaucoup de choses et donc notamment la polarisation et et l'attention qui qu'il porte au discours extrémiste. Jean un petit éclairage pour les téléspectateurs.
Déjà, qu'est-ce qui est possible et pas possible pour un maire de fer et pourquoi effectivement c'est à l'état de prendre en charge cette sécurité, cette lutte contre le narcotrafic ? Alors, c'est c'est c'était un peu le cas jusqu'à présent. Il y a quand même, vous devez pas l'ignorer, monsieur Ravignon, un beau veau de la sécurité qui s'est tenue et de la sécurité de proximité.
Il devait avoir un projet de loi présenté au conseil des ministres. On y est presque. Enfin, je je ne sais pas, je crois.
Voilà, ça ça devait être cette semaine si j'ai bien compris. Alors, je ne sais pas ce qui s'est passé ce matin mais à coule pas. En tout cas, juste pour sur quel point je veux m'exprimer, c'est justement sur les pouvoir de police euh des euh des polices municipales qui répondent à ce que vous dites effectivement où vous aviez raison, en tout cas vous avez raison encore aujourd'hui où la police municipale doit assurer la tranquillité publique et non pas la sécurité.
Mais justement ce projet de loi, je préfère lire parce que c'est un peu technique, donnerait à la police municipale des possibilité de euh verbaliser euh pour 13 délits euh forfaitaire dont la consommation de drogue et cetera. Donc je veux dire par là que au niveau à tous les niveaux à tous les niveaux de de la République, j'allais dire de l'organisation de la République, il y a une prise de conscience de de la sécurité comme problème. Il y a une prise de conscience.
Faut qu'on passe à l'action là maintenant parce que la prise cons prise de conscience. Après, il faut voir les résultats et la mise en œuvre et les moyens au-delà des textes. Il y a une prise de conscience, monsieur monsieur Piotte, je vous regarde, il y a une prise de conscience nette aussi au sein de la gauche.
C'est vrai que jusqu'à présent, la gauche, pour faire vite, y compris le Parti socialiste ces dernières années, était plutôt du côté de la prévention plus que de la coercition. Alors que la droite était plus côté coercition que prévention. Juste pour caricaturer un petit peu.
Mais c'est Non mais ça caricature beaucoup quand même. Monsieur Val quand il était ministre de l'intérieur, il a eu la même politique que monsieur d'Armanin ou monsieur Rotaillot. La même.
Moi je fais aussi la prévention hein. Les maires les maires de droite font aussi de la prévention. Les maires de gauche font aussi de la répression.
En au niveau au niveau théorique au niveau théorique et vous avez raison. D'accord. Voilà au niveau sous réserve de effectivement de Gaston de fer de Pierre Job mais il y a quand même il y a quand même des divergences c'estàd en terme de police municipale est-ce que ces polices doivent être armées ou non ?
Boris Ravignon là-dessus et puis je vous laisser réagir. Moi moi la police municipale chez nous est armée, c'est un choix qu'on a fait pas, il faut comprendre l'armement c'est pas une manière pour la police municipale d'être plus efficace. C'est une manière de protéger les policiers quand ils interviennent à des moments où leur leur vie peut être mise en danger.
Et quand on leur demande des missions, par exemple, d'aller au contact des narcotrafiquants, de surveiller les points deal, ils prennent des risques et donc on les arme pour qu'ils puissent assurer leur sécurité. Moi, je crois qu'il faut ça c'est c'est c'est un élément important. Après les les moyens d'action, je l'évoquais tout à l'heure, il y a j'entends que un beau des polices municipales s'est tenu pendant nombreuses années, nombreux semestres.
Il faut maintenant que ça débouche. On a vraiment besoin que les polices municipales soient renforcées. Vous le disiez, on ne peut pas dresser d'amendes forfaitaire délictuelles pour consommation de drogue.
C'est quand même aberrant si vous voulez peser sur un point de deal et insécuriser les dealers. C'est quand même pas mal de pouvoir verbaliser en fait. Un police qui un policier qui arrête quelqu'un, il peut pas verbaliser tous les consommateurs.
Exactement. et et et on peut pas non plus nos policiers municipaux peuvent pas non plus patrouiller en en civil. Vous imaginez que chaque fois qu'il se présente en tenue euh un endroit où il y a un point de présumé, ils sont assez faciles à repérer.
Donc tout cela ça ça grève notre efficacité aujourd'hui. Et on je dis qu'on a on a des maires et le thème de ce congrès, c'est celui de la liberté. Il y a des maires qui sont volontaires qui ont envie d'agir sur la sécurité au côté de l'État, au côté des forces de police nationale ou des forces à la place de l'État parce que c'est aussi ça la question. au côté au côté bien sûr et avec la nécessité d'avoir un dialogue, on l'a nous ici à Charleville Mesir avec notre préfet régulièrement, on a besoin de se coordonner.
Il y a 40 policiers municipaux à la ville, il y en a 160 au commissariat de Charlesille Misière. Si on travaille pas ensemble, vous voyez bien qu'on fait un cadeau gigantesque à tous les délinquants de la ville. Alors ouais, Frédéric Masculier et ensuite on va on va écouter Laurent Nunes.
Oui. Aucun maire vous dira qu'il règlera lui seul le problème des narcotrafiquants. Ça, je crois qu'on est tous d'accord. sur sur ce sujet.
Donc la première chose, comme vous l'avez évoqué, c'est coopérer, c'est travailler avec d'une part la justice. Hier, j'avais eu l'occasion de d'échanger avec le procureur de Marseille et le procureur de Marseille a besoin aussi que les villes investissent dans le domaine de la sécurité. On peut pas voir comme simple discours de dire "Ben ça relève du régalien, ça relève de l'État, il faut plus de policiers nationaux, donc ça relève pas de ma compétence donc ça relève aussi de notre responsabilité.
C'est un devoir qu'on a à l'égard de nos concitoyens. Donc c'est pour ça qu'il faut des effectifs qui sont importants et c'est également pour ça qu'il faut de la vidéoprotection parce qu'il faut mieux contrôler l'espace public. L'espace public dans lequel vous avez des deals et dans lequel dans le cadre de la coopération qu'on a avec l'État on apporte plus d'efficacité.
Et dans le cadre du beau de la police municipale où on a travaillé avec David Lisnard pendant plusieurs années, il s'agit de quoi ? Il s'agit de rendre plus efficace l'action des polices municipales qui est impuissante comme vous l'avez évoqué dans de très nombreuses situations. C'est-à-dire que on peut pas vérifier une identité, on peut pas la contrôler, on n pas accès au fichier, on peut pas ouvrir un coffre de voiture et lorsqu'on constate une infraction des jeunes qui vont fumer des joints, ce qui est ce qui est un délit, je tiens à le rappeler, et bien on doit se contenter de constater pour ensuite transmettre à un officier de police judiciaire.
Et donc on se retrouve avec des procédures bureaucratiques également euh qui ne permettent pas d'être efficac d'être efficace. Donc ce beau de la police municipale, ce sera au choix des maires aussi puisque chaque maire aura la possibilité ou non de recourir à ce dispositif d'efficacité mais ça permettra d'avoir une police de terrain pour mieux protéger l'espace public. Ouais le temps fil.
J'aimerais qu'on écoute Laurent Nouz puisquemanuel Macron a convoqué hier une réunion au sommet à l'Élysée pour faire le point sur le narcotrafic. On va écouter les pistes préconisées par le ministre de l'intérieur pour lutter contre les narcotrafiquants. Écoutez-le.
Ce qu'il faut qu'on arrive à mieux réguler évidemment c'est deux choses et le président de la République évidemment a demandé aussi qu'on travaille là-dessus. C'est les flux, les flux d'entrée. Et le président a nous a demandé d'accélérer les dispositifs, la mise en place pardon des dispositifs de détection des flux au port et aux aéroports.
Donc ça c'est une demande forte du président. Il y a déjà un certain nombre de matériels qui existent he je pense à les scanner, appareil de détection mais on va les multiplier. Ça les flux évidemment c'est extrêmement important en terme de de lutte contre le trafic du stup.
Et puis il y a aussi la question des coopérations, hein, des coopérations avec d'autres états, notamment des coopérations judiciaires sur lesquelles nous allons évidemment poursuivre les travails qui sont engagés. Le président nous a aussi demandé d'accélérer sur ces sujets. J'ai le plaisir d'accueillir Muriel Fabre en plateau.
Bonjour, vous êtes secrétaire général de la MF. On a plein de questions. Vous allez bien sûr intervenir dans ce débat.
Mais monsieur Pio vous avez entendu Lauren Nouè, vous avez vu cette réunion qui a été convoquée à l'Élysée hier. À quoi elle servait cette réunion ? Euh pas de grande annonces, à rien comme les précédentes, à part montrer, ce qui n'est quand même pas inutile, que au sommet de l'État, on se préoccupe de la situation.
Donc ça c'est positif. Je pense qu'il faut jamais montrer que voilà, on s'en fout et abandonner la situation. Donc continuer à se mobiliser, c'est important.
À quoi ça sert ? À rien. Bon, c'est aussi simple que ça.
Ouais, mec, il nous dit quoi ? On va on va essayer de filtrer les entrées de drogue sur le territoire. Ah parce qu'avant on le faisait pas.
Monsieur P, vous êtes vous êtes le premier, pardonnez-moi, pardonnez-moi, une de vos lignes de défense parce qu'effectivement, vous êtes beaucoup attaqué par vos adversaires et une partie aussi euh des des grenauis, mais enfin surtout par vos adversaires sur le fait que vous n'en faites pas assez en matière de sécurité sur votre territoire. Et une de les vos lignes de de défense, c'est de dire la police municipale ne peut pas faire tout faire les et c'est l'État à le faire. Là, l'État alors on peut dire que pour le moment ce sont des paroles d'accord mais l'État se tente quand même d'avancer quelques propositions très concrètes à la suite de ce qui vient d'être dit ça devrait passer par essayer d'empêcher la drogue de rentrer sur le territoire c'est une super proposition j'avais pas pensé avant les prédécesseurs monsieur non plus une loi qui é passé la fameuse loi sur le narcotrafic monre les éléments monsieur pi je vous montre les éléments de cette loi sur le narcotrafic qui prévoit la création d'un nouveau parquet national anticénaliste organisé la fermeture des commerces qui blanch l'argent de la drogue, des quartiers de prison sécurisés pour les narcotrafiquants, des techniques d'enquête renforcé.
La loi, elle a été promulguée au mois de juin et le parquet verra le jour au mois de janvier. Murel Fab, qu'est-ce que vous pensez de cette loi ? Est-ce que c'est suffisant ou est-ce qu'il va falloir aller encore plus loin ?
Je pense qu'en matière de lutte contre le narcotrafic, on sa c'est c'est c'est jamais suffisant, mais en tout cas, c'est un premier pas et ça rejoint en fait toutes les propositions qui avaient été émise lors du du rapport euh fait par euh notamment le le sénateur euh ça y est, j'ai oublié son nom mais vous me rappelle Étien Blanc. Merci beaucoup et voilà tout à fait. sur lequel il y a quand même eu un vote à l'unanimité au Sénat.
Preuve aussi qu'il y a eu vraiment une force consensuelle sur sur ce sujet. Aujourd'hui, vous le savez, nous l'association des maires de France, on a été une des premières associations justement à dénoncer aussi cette problématique qui entrait sur notre territoire, sur lequel aujourd'hui on constate que ça ne euh finalement que que ce n'est pas uniquement en fait sur la partie urbaine, mais qu'on a aussi le fléo en matière rurale. Et je pense que toute la question aujourd'hui de la sécurité, elle est évidemment centrale et prignante et elle est d'abord et avant tout au cœur des et aux mains de aux mains de l'État.
Par contre, les maires étant toujours en première ligne, ils ont évidemment mis en place ce qu'ils pouvaient. Ce sont aussi eux, ce sont leurs police municipales qui agissent aussi dans ce cadre-là et il était nécessaire de renforcer évidemment la lutte dans ce cadre-là. Même question.
Est-ce que cette loi est suffisante ou pas ? Est-ce qu'elle est comment elle est accueillie par sur le terrain par les maires ? Déjà, il faut donner de bons signaux.
Donc que tout le monde en fasse une priorité, qu'on compare effectivement la guerre contre le narcotrafic à la guerre au terrorisme, je pense que c'est une bonne chose. C'est donc on peut pas dire qu'on s'en fout, ça a déjà été dit. Donc il faut montrer que tout le monde est tout le monde est mobilisé et tout le monde peut-être aussi mobilisé à sa place.
Comme je l'ai évoqué, ça ne relève pas que de l'État ou ça ne relève pas que des ma relève d'une action qui doit être coordonnée de récuper aussi l'espace public. Aujourd'hui, de quoi il s'agit lorsque vous prenez Marseille ? C'est-à-dire que vous avez des barbares qui occupent l'espace public à toute heure du jour et de la nuit, à proximité de lieu public, et bien vous allez avoir des assassinats, des assassinats pour intimider.
Donc la première chose à faire c'est réoccuper l'espace public. C'est reprendre possession de l'espace public. On mettra pas fin au narcotraque.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire plus de policiers dans les rues. Mais c'est-à-dire que vous avez plusieurs types d'actions et notamment à l'encontre du du narcotrafic, vous avez une action souterrain de police judiciaire qui est extrêmement importante et c'est pour ça qu'il faut aussi renforcer les effectifs de la police judiciaire qui permettent de de contrôler des flux financiers qui permettent de lutter contre le blanchiment.
Mais la première chose à faire aujourd'hui, c'est se réapproprier un espace public qui est délaissé, qui dans certains quartiers est au main de voyou. Alors, c'est intéressant. Oui.
Comment ça se passe à Grenob ? Il y a des quartiers où la police ne peut pas entrer ou ça c'est un fantasme ? Non, pas du tout.
C'est un fantasme. La police va partout, elle va courageusement partout et elle s'engage physiquement partout. Donc il n'y a pas il y a pas des quartiers de de non droit comme on peut le lire ou l'entendre sur certains plateaux.
Non, ça n'existe pas. Je dire c'est ils sont présents. La police est présente partout. euh la coordination entre la police municipale, la police nationale, euh la justice, laisser essayer d'optimiser les moyens euh que nous avons avec les stratégies et la loi que nous avons.
Euh tout ça fonctionne. Les gens font essayent de faire leur travail du du mieux possible. Mais euh dans un quartier qui n'est pas un quartier reculé de Grenoble, quand monsieur Rotaillot est venu quand il était ministre de l'intérieur à Grenoble, j'ai une vidéo qui a été prise depuis un immeuble.
Il y avait monsieur Rotaillou en train de déposer une gerbe au commissariat sur l'astelle des policiers morts pour la France. et le champ de la caméra du téléphone tournait et il y avait un point d'î des gens assis à 100 m du commissariat à 100 m du commissariat assis sur des chaises en train d'attendre le client c'est veut dire que même quand le ministre de l'intérieur pourquoi cette impuissance face au point de gu de j'ai regardé je crois qu'il y a encore 28 points de deal à Grenoble c'est ça je sais pas comment vous écoute enfin honnêtement avec ma première adjointe dans mon premier mandat nous nous pointions sur la carte de Grenoble les points d'al que nous constations nous-même ou que nous remontaient nos agents ou nous remontaient les habitants. On était à bien plus que cela.
Donc vous avez fait baisser les points le nombre. On a fait baisser en fait il faut on peut pas dissocier en fait le trafic de la consommation tant qu'on continue à dire voilà comme si les gens ne se droguaient pas mais il y avait des dealers. Non, il y a une consommation euh en France de drogue qui a augmenté une consommation légale de drogues légales euh les psychotropes où nous sommes parmi les recordman d'Europe mais de drogues illégales.
Le cannabis qui est euh plutôt pour se déstresser, euh la cocaïne pour rester dans le système. C'est pour ça que j'avais fait les propositions de C'est intéressant vous dire en fait ce que dit Gérald ce que disait ce que dit Gérald Darmanin toujours sur le diagnostic. D'accord.
Moi ce que je dis, moi ce que je dis ce que je dis juste c'est que espérer qu'en faisant des politiques plus répressives, on est passé de là en 4 de 60000 personnes dans les prisons à 80000. Est-ce que ça améliorer les choses ? Non, on a un décalage de mesures.
Moi le les policiers délinquant, faut bien les mettre en prison. Oui, je suis d'accord. Mais est-ce que ça améliorer les choses ?
C'est que la police écope la mer à la petite cuillère. Donc eux, ils reviennent tout contents en disant "Monsieur le maire, regardez, on a arrêté tous ces gens, ils sont en prison." Moi, je dis "Super, mais le niveau de la mer a pas bougé." C'est que ça n'a pas fait reculer le deal.
Donc est-ce que à un moment on veut s'attaquer à la consommation et est-ce que sur la consommation on est dans les stratégies que j'utilise moi aussi hein ? Culpabiliser culpabiliser les consommateurs, c'est ce que je fais. On fait des vidéos avec la Milka pour dire voilà bah vous contribuez à cette économie du sang en allant acheter votre drogue sur sur un point deal.
Et moi je dis ben peut-être trait-on pourquoi est-ce que les gens se droguent ? Et est-ce qu'on fait une politique comme en Islande où on a dit bah il y a un problème de santé publique. Considérer que les drogués en fait ont un problème de santé publique que ça soit la cocaïne, que ce soit le cannabis, que ce soit maintenant d'autres drogues chimiques et est-ce qu'on traite les problèmes des gens ?
Donc donc la culpabilisation peut fonctionner selon vous pourra je fais mais je constate que ça ne marche pas plutôt les consommateurs il faut traiter d'un point de vue santé santé publique. Oui parce que monsieur Pol vous êtes pour la légalisation de de la consommation parce que moi je veux éradiquer le narcotrafic je constate comme monsieur le maire de Sar Raphaë ce qui m'insupporte c'est que le deal prenne possession de l'espace public je parce que il y a des nuisances pour les habitants qui sont sur les points deal et quand ils prennent possession sur sur l'espace public non seulement il y a ces nuisances pour les habitants mais en plus il y a des nuisances pour tout un quartier avec ce que ça génère de tension et et de risque. Donc voilà nous voulons éradiquer le trafic.
Pour éradiquer le trafic, je pense qu'il faut agir sur la santé publique d'une part et d'autre part sur la légalisation pour couper la moitié. Le cannabis c'est à peu près la moitié. Ce sera pas une solution magique hein, mais ça coupera au moins la moitié du chiffre d'affaires quelle entreprise se remet de la la perte de la moitié d'affair rapidement. très rapidement peut-être pour essayer de de rapprocher les les deux points de vue encore je n'en suis pas sûr.
Il y a des études très vite qui ont été faites et en France et aux États-Unis qui montre qui montrent que la couleur politique qu'elle soit de droite ou de gauche à l'américaine ou à la française ont effectivement très peu d'influence sur le degré d'insécurité. reconnaissons qu'à Grenoble, même si on peut contester et beaucoup contestent encore une fois, monsieur POL, le fait que vous ne prenez pas assez de mesures coercitives et il est vrai que l'insécurité datait d'avant votre venue à la mandature de Grenoble puisque même du temps où monsieur de avant avant enfin du temps de votre prédécesseur, le fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy data d'avant votre arrivée. Juste pour terminer, non, c'est pas Grenoble.
Ces études nationales qui ont été faites montrent que ce qui ce qui fait la différence entre la le degré d'insécurité ou pas, certes, il y a des mesures coercitives qui sont prises de police et cetera, mais c'est aussi la taille de l'agglomération, c'est aussi les conditions économiques et sociales. Quand vous parlez, monsieur de remplir l'espace public, ça passe pas seulement par plus de police, ça peut passer par plus de prévention et d'accompagnement également plus de coordination. C'est ça sert rien de faire des picap si vous pouvez pas sortir de chez vous.
C'est c'està-dire que les rues de Grenob sont pleines. Monsieur on va pas refaire un débat sur je vous soumettre cette phrase de de Laurent Nouz. S'il n'y avait pas de consommateur de drogue, il n'y aurait pas tous ces crimes Laurent Nouz hier, ministre de l'intérieur qui sort donc cette réunion à l'Élysée.
Qu'est-ce que qu'est-ce que ça vous inspire ? Mais mais excusez-moi, mais j'entends j'entends le débat après dans dans chaque commune et dans chaque collectivité. Mais si je me repositionne en tant en tant que maire, la la question de la consommation une fois de plus, c'est ce c'est c'est à nous de la gérer alors qu'on a une carence de l'État.
Finalement, je pense que c'est cela qu'on constate aussi en matière de sécurité. Quand vous parlez aujourd'hui de sentiment d'insécurité, c'est quand même un problème majeur et en tout cas un questionnement majeur de nos concitoyens sur la dernière enquête que l'association des maires de France a fait. Ça ressort comme une première politique à mettre en œuvre. je dirais d'un point de vue national.
Alors évidemment après il faut analyser dans le détail chacun individuellement entre le sentiment qu'a maire aussi d'ailleurs de l'insécurité en général et ce qu'il peut considérer comme sentiment d'insécurité sur sa commune. On voit qu'il y a déjà une dicotomie dans dans ce cadre là et d'un point de vue plus global rappelle que c'est quand même les maires qui ont mis en place les polices municipales parce qu'effectivement on a besoin de force de sécurité intérieure mais quand on a un rétrécissement aujourd'hui des effectifs dans ce cadrelà bien c'est bien à nous de palier. Aujourd'hui, on est quand même sur une attente extrêmement forte et je pense que c'est aussi ça un sujet aujourd'hui, c'est justement sur l'extension de leur prérogative à la liberté des maires.
C'est quand même quelque chose que l'association des maires de France avait prené très largement et très efficacement et aujourd'hui le texte n'est toujours pas adopté parce qu'on est dans une instabilité et qu'on remonte à chaque fois au calendre grec pour avoir Si je résume ce que vous dites, c'est les maires ont envie d'agir pour la sécurité en le font. Ils le font, ils mettent en place la vidéo protection, ils mettent en place énormément de choses en matière de sécurité. Mais est-ce que c'est le rôle premier ?
Là est la question en fait aujourd'hui. Votre réponse, c'est pas une couleur question de couleur politique, c'est une question de moyen aussi. On peut pas dire qu'on a besoin de de plus de moyens de police nationale et ne pas mettre également des moyens municipaux.
C'est totalement contradictoire. Il faut les deux. Bien sûr.
Ben c'est pour ça que c'est pas une question forcément de de couleur politique. C'est une question de moyens. Si vous mettez moins de policiers, si vous n'avez pas une politique, une police qui est respectée, si vous n'avez pas une police armée, si vous mettez pas une police la nuit, quand vous en avez encore une fois les moyens et quand euh vous démantelz vos caméras de vidéo protection pour les remettre à monsieur Estros ou je ne sais trop qui.
Ça c'est pas vrai, monsieur. Vous pouvez pas raconter n'importe quoi. Juste assumons nos différences sans que vous racontiez n'importe quoi.
Ce sont juste vos propos donc vous les assumez peut-être plus mais ce sont vos propos. Et bien effectivement, on est moins efficace. Il faut regarder, il faut regarder l'évolution des chiffres de la délinquence aussi par rapport au moyens.
Ça, on peut le faire de manière très calme, on peut le faire aussi à travers des études, mais on ne peut pas avoir un discours qui consiste à dire ben les moyens important parce que de toute façon ça sert à rien. C'est un peu votre discours, monsieur P. Pas du tout.
Vous pouvez pas on peut assumer nos différences sans que vous me projetiez des trucs qui ne sont pas mes propos. On peut juste obliger de mentir sur ce que je dis. Nous av votre réponse P et Jan.
Nous avons 100 postes à la mairie de Grenoble sur la police municipale. Nous avons 60 postes d'ASVP c'est qui circulent aussi qui font de la médiation. Nous avons des médiateurs de nuit.
Nous travaillons sur des politiques de prévention. Nous faisons des liens police population. Nous faisons des séjours avec la police et les jeunes de quartier populaire dans des lieux.
Nous étions là en visite au Strutof la semaine dernière. Nous faisons des missions d'éducation populaire en montagne. Donc nous faisons deux et nous faisons des nous accueillons des travaux d'intérêt général donc à l'autre bout du spectre.
Donc nous travaillons sur la prévention, la répression, la réinsertion. En fait vous ce que vous dites c'est qu'il faut faire plus de prévention. Juste voilà un plus de prévention. de traiter la question de la santé publique sur la drogue.
Parce que une population qui se drogue, ça veut dire qu'elle a un problème. Voilà, si on n ce problème et qu'on dit juste "Ah, c'est mal de se droguer." Et ben en fait, je vois pas comment qu'on aborde juste un point.
On entend beaucoup qu'il y a des risques, des menaces de d'ingérence de narcotrafiquant sur les élections municipales qui arrivent dans dans moins de 5 mois. Est-ce que c'est une réalité ? Est-ce que vous le craignez ?
Quel est voilà les craintes des pouvoirs publics aujourd'hui ? les crain des pouvoirs publics, il y a des des études effectivement, des analyses qui sortent de plus en plus et qui corroborent un peu la les termes l'expression utilisé par Bruno Rotaillon lorsqu'il était place Bovau qu'il rappelait tout à l'heure de la mexicanisation de de la vie politique française. Alors, sans épouser totalement ce terme-là, il est vrai que la tendance malheureusement semble à ce que vous dites, c'est-à-dire que il y a des pressions de plus en plus fortes de la part des réseaux sur les élus, notamment les élus les plus proches du terrain, donc les maires ou les conseillers municipaux qui en terme de de corruption, les élus municipaux et les maires achetant ce qu'on peut appeler la paix sociale contre le fait effectivement de laisser faire dans les dealers et dans le pire le pire des cas d'empocher une partie des des sommes trafic des trafics et les mettre dans leur poche.
Alors c'est ce que vous constatez sur le terrain ou c'est votre crainte ? Enfin, moi, j'ai pas de remonté euh particulière, mais je sais que ces études existent évidemment. Donc euh et qu'il faut aussi faire attention à la corruption des fonctionnaires.
C'est euh qui est un qui est un véritable sujet, c'est euh notamment ceux qui occupent des fonctions régaliennes ou des fonctions de surveillance dans dans les ports. Donc euh c'est un c'est un phénomène qu'il faut prendre extrêmement au sérieux. C'est vrai qu'on a des expériences étrangères qui nous montrent qu'à travers le le narcotrafic, c'est 7 milliards le le narcotrafic et c'est environ 250000 personnes qui vivent de ça.
Donc vous avez beaucoup d'argent, ça touche à peu près tout le territoire parce qu'on a près de quatre communes sur 5 et et cet argent est évidemment recyclé d'une façon ou d'une autre en France ou à l'étranger. que il faut avoir ben la plus grande des préventions dans ce dans ce domaine mais pas que à l'occasion des élections municipales bien au-delà parce que c'est tout l'appareil d'état qui peut-être infiltré. Alfa, vous avez des des maires ou des candidats qui sont venus vous voir en disant "Bah attention là dans dans ma commune, il se passe des choses, je vais pas dire louche parce que c'est beaucoup plus grave que ça mais choses préoccupantes." Ouais.
Mais il y a il y a des mes effectivement qui ont qui ont signalé et justement grâce à la visibilité du rapport sénatorial parce que tout le monde n'était peut-être pas au fait en fait aujourd'hui de cette vision tentaculaire que que peut représenter le narcotrafic en fait sur sur notre territoire. Ça ça n'est pas que des questions outreem. par rapport aujourd'hui à à l'arrivage de drogue et autres, tout notre territoire en fait peut être concerné.
Effectivement, il y a des inquiétudes. Je rejoins aussi les les risques de corruption et heureusement qu'on a pour cela en tout cas au niveau des élus locaux les questions deontologiques qui sont extrêmement prignantes. Mais je rejoins ce que Frédéric a dit hein sur sur l'appareil d'État, sur les les fonctionnaires partout.
Aujourd'hui, ce risque existe, on s'en prémunéra de de la meilleure manière, mais je pense qu'il faut pas oublier aujourd'hui toute l'emprise que cela. et euh et on est non pas sur un démarrage euh de d'une situation difficile et complexe, c'est déjà extrêmement ancré en fait. Et je pense que aujourd'hui d'en parler depuis l'année dernière, je pense que ne plus nier les choses en fait et considérer que c'est là et qu'aujourd'hui il faut se donner les moyens mais les moyens collectifs une fois de plus, c'est-à-dire c'est c'est évidemment les maires mais c'est au côté de l'État.
Je pense que c'est indispensable de rappeler qu'on doit travailler dans une vision collaborative comme on le fait sur d'autres sujets parce qu'on ne peut pas aujourd'hui continuer comme ça. Alors, il y a le narcotrafic et puis a la question de la sécurité au quotidien. C'est les deux grands volets de de ce thème de la sécurité ici au Congrès des MER.
Je vais vous montrer cette déclaration de Gérald Armanin qui a beaucoup fait parler. C'était au mois de mai. Le ministre de la justice déclarait il n'y a plus de lieu safe en France.
Ce qui marque beaucoup les Français, c'est que ça s'est généralisé, métastasé. Ce n'est plus dans les endroits où on cherchait le problème. Ce n'est plus que dans les endroit où on cherchait le problème potentiel.
Est-ce que c'est pas le constat de l'impuissance de l'État Janic ? Quand vous regardez ça, quand vous regardez cette déclaration de Gérald Armanin ? En tout cas, ce que veut dire Gérard Arman, c'est ce que nous disons tous et ce ce dont vous êtes témoin effectivement, une infiltration, un russellement dans les zones les plus reculées du c'est pas que le narcotrafic he voilà, je vais je élargir un peu le ce débat.
Tout à fait mais vous avez raison. Alors alors non, vous avez raison de préciser Steve, si le narcotrafic quand même s'infile de plus en plus, des études quand même montre effectivement pardon, j'ai plus les les références en tête, mais croyez-moi, je peux vous les donner si vous voulez, montre tout de même tout de même que il y a d'abord un sentiment de sécurité qui prime de en terme de statistique géographique de l'insécurité réelle, ça reste quand même, j'allais dire Dieu merci mais j'en sais rien. Vous voulez faire la distinction entre le sentiment d'insécurité et l'insécurité réelle ?
Non, non, mais je veux pas mais l'insécurité réelle sur la base de chiffres reste quand même limitée. C'est une façon de parler, elle augmente mais dans des zones les plus peuplées, les plus urbaines et elle n'atteint pas quand même le fin fond le fin fond de la France et de Navar. Donc, relativisons quand même le fait que il y aurait de la violence partout en France et de plus en plus de violence.
Vous relativisez aussi euh ces propos de Gérald Darmanin et cette insécurité qui se propage dans la société française. Non, c'est ressenti. Vous avez des sondages aussi sur ce sujet, c'est ressenti comme tel aussi par nos compatriotes.
Après, c'est vrai que par capillarité, le trafic de drogue, on le retrouve dans des lieux reculés puisqu'on parle des plans deal, mais vous avez également l'ubérisation qui fait qu'aujourd'hui vous avez 25 % du trafic de stupéfiant que vous pouvez recevoir par la poste ou euh ou par ou par Amazon. Donc c'est un c'est un véritable un véritable sujet et puis euh les trafiquants sont de véritables chefs d'entreprise. Vous remettez le débat sur le narcotrafic mais je voulais élargir un petit peu mais mais c'est intéressant ça veut dire que le narcotrafic est en train de pas de gangrainer parce que c'est pas c'est pas ce sont pas mes mots et c'était les mots du rapport du sénateur effectivement Étienne Blanc.
C'est une de ces particularités c'est-à-dire que oui, il y a des franchises qui se développent un peu partout dans les lieux les plus reculés. Puis vous avez un autre sujet, c'est le celui de la santé mentale. Dans la mesure où parmi les phénomènes de violence ou vécus comme violente, et bien vous avez de plus en plus de problématiques à l'égard de personnes dans des situations de marginalité sous forme de dépendance et et ça c'est également vécu dans les lieux les les plus reculés et on a beaucoup de collègues d'ailleurs qui se plaignent de de rencontrer des comportements qui n'ont jamais vu auparavant.
Alors c'est quoi ? C'est les incivilités du quotidien comme on dit. comment ça se matérialise concrètement sur le terrain.
Mais je pense que c'est c'est ça aujourd'hui. Je pense que je vous rejoins pas, je suis pas forcément en en d'accord avec ce que vous dites parce que la question de la monté des incivilités aujourd'hui, elle touche à la fois les maires de grande villes comme les maires de rura et de surcroix de plus en plus les maires ruraux. C'est aussi quelque chose et un état de fait que l'on voit quand on se déplace dans les départements et ça et ça génère aussi euh ce madame accepter de faire la différence entre les incivilités qui certes perturbent la vie au quotidien des véritables violences et un sentiment d'accord qu'il y a un je suis d'accord qu'il y a un degré mais il y a toujours un débarrage et un départ aussi donc je pense qu'il ne faut pas le nier non plus et aujourd'hui quand on me quand on m'interroge sur le fait que certains maires se disent qu'il se passe des choses chez eux c'est pas des maires de grande villes qui sont venus me voir ce sont des maires ruraux et qu'est-ce qu'ils vous disent mais qu'il constatent effectivement des choses qui se passent aujourd'hui sur leur territoire.
Ils ont pu du coup en parler de manière plus libre aussi avec la gendarmerie. Je pense que c'est ça aujourd'hui le le le vrai sujet, c'est d'arrêter de fermer les yeux sur la situation dans laquelle on vit. Je dis pas que c'est partout et et sur toutes les communes de France, mais ça existe dans certaines communes et qu'il faut le prendre en compte et que nous notre rôle à l'association des maires de France, c'est de prévenir et c'est d'accompagner nos maires pour qu'ils sachent aussi vers qui se tourner dans ce cadre là.
Parce que quand un maire de ce croix rural doit gérer la sécurité sur son territoire, je rappelle qu'il est en première ligne et derrière après ça peut conduire à des violences et à des agression parce que quand vous avez en face de vous des délinquents, que ce soit des jeunes ou des délinquants un peu plus je dirais professionnalisés, et bien derrière vous avez aussi des situations risque dans ce comment lutter précisément contre ces incivilités ou cette violence du quotidien ? Tous les maires ne font pas le même choix. Je crois que dans votre ville vous avez décidé de pas mettre de vidéo protection, vidéosurveillance.
Je crois si il y a 120 caméras. D'accord. Malgré ce que dit monsieur, ouais, il peut raconter.
Non, je dis qu'il y en a bah ça fait quand même 6 par kilomè carr voilà c'est on est plutôt dans la moyenne de des villes de notre taille. Mais est-ce que c'est efficace ? C'est pas efficace.
Voilà parce qu' un sujet, il y a la question de la police municipale armée non armée et cette question des de la vidéo protection vidéosurveillance. La vidéo surveillance ça sert à quoi ? pourrait servir à la dissuasion, ça pourrait servir à l'intervention, ça pourrait servir à l'élucidation.
Sur la dissuasion, toutes les études montrent que ça ne marche pas. Voilà, donc ça n'empêche pas le les drames. On a d'ailleurs, moi j'ai j'ai eu un un agent municipal qui a été tué devant des caméras, une attaque de fourgon devant des caméras.
Donc ça ne fonctionne pas pour la dissuasion. Sur l'intervention, malheureusement, l'histoire nous montre que là aussi ça ne fonctionne pas. Même si ça fonctionne un petit peu pour nous police municipale dans notre centre de surveillance, ça permet de savoir quand il se passe quelque chose si c'est 10 personnes qui sont en train de se battre ou si c'est deux personnes qui sont en train de se battre.
Donc là-dessus, il y a un intérêt dans les endroits très fréquentés. Et sur l'élucidation, là aussi les études montrent que ça marche dans de la vidéo ça marche pas malheureusement ça marche dans les espaces fermés. Nous en mettons là partout.
Ça marche dans les transports en commun de façon assez efficace. sur l'espace qui est intéressant ce qui vous intéresse vous et moi, c'est pas de vous faire tirer votre sac avec votre ordinateur faire tirer votre collier en or, vous faites tirer votre portable et avant que la police avec les moyens qu'elle a fasse des analyses vidéos pour récupérer votre téléphone portable, votre collier en or ou votre ordinateur, vous pouvez y aller les amis hein. Ils le font quand il y a une bande ils le font de façon efficace quand il y a une bande qui qui répète un schéma où à ce momentl d'ailleurs il les chope généralement en allant sur le terrain.
Alors Frédéric monsieur Piol fait exprès de prendre des mauvais des mauvais exemples pour essayer de de ruiner la la démonstration. Euh vous saci, c'est juste des études des rapports quand vous prenez des meurtres, vous savez très bien que ce c'est tout à fait exceptionnel dans le cadre de délinquence et de dire que les caméras de vidéoprotection ne sont pas efficaces parce qu'elles ont pas pu empêcher euh un meurtre. C'est un raisonnement tout à fait par l'absurde.
La réalité c'est qu'il faut prendre la délinquence du quotidien et si vous regardez dans le cadre de la délinquence du quotidien, il est certain que si vous savez que vous êtes en dessous d'une caméra et bien ça a un effet déçuasif. En terme d'élucidation, bah hier, on a eu l'occasion d'échanger avec le procureur de Marseille. Je pense qu'il est plus expert que nous euh dans ce domaine-là et euh c'est il évoque l'importance évidemment et la responsabilité des maires pour reprendre son propos euh d'investir lorsqu'ils le peuvent encore une fois parce que tout le monde ne le peut pas d'un point de vue financier dans des dispositifs de vidéoprotection parce que c'est efficace le alphab là-dessus sur c sur la vidé j'ai peut-être réconcilié tout le monde mais non mais je pense que en fait ce qu'on ce qu'on oublie souvent et et ce que je ne vois pas aujourd'hui, c'est quand même de constater qu'il y a un recul de l'État en matière de sécurité sur notre territoire.
Ce qui a fait que des maires se sont saisis en fait de ces questions pour y répondre, pour y trouver des solutions. C'est effectivement les moyens de vidéoprotection et je rejoins Frédéric, ils sont efficaces et ils sont d'ailleurs souvent demandés par les gendarmes ou par les policiers parce lorsqu'on a en fait des démarrages de cambriolage, des problématiques et cetera. On a mis en place aussi une police municipale sur lequel on attend encore beaucoup.
Je le répète parce que je pense qu'il faut faire beaucoup de de pédagogies répétitives en ce moment pour obtenir des choses. Et donc euh mais finalement aujourd'hui les policiers municipales remplacent, pardonnez-moi un petit peu l'expression aussi les forces de sécurité interdire quand elles ne sont pas là. Combien de conventions de coordination nous devons mettre en place avec derrière en fait une quantité d'objectifs liés pour permettre en fait une coordination de l'ensemble c'estàdire état et collectivité.
Donc vous faites ce que l'État ne fait plus. C'est ça. Enfin les vont c'est bien c'est c'est bien ça aujourd'hui la la difficulté et je pense que on a on a on a raison d'ailleurs d'agir parce que nous nous sommes les élus de proximité.
Nous nous répondons aux besoins de nos concitoyens au quotidien. Donc évidemment quand il a une problématique de sécurité sur notre territoire c'est à nous d'agir si personne ne le fait. C'est un miracle.
Je crois que vous êtes d'accord avec passé tout à fait. On est passé maintenant on doit être à peu près à 30000 policiers municipaux. Il y en avait quelques milliers il y a 20 ans.
Donc les maires ça veut dire là où l'État recule, bah les maires avancent parce que notamment il ils doivent assurer la tranquillité du quotidien et ce que la police ne fait plus. Moi, j'ai grandi à côté d'un commissariat à l'époque quand on voyait des policiers dans la rue, on était plutôt content. Ça nous ça nous rassurait.
Maintenant quand vous voyez des gens qui quand vous voyez une des policiers quelque part, vous dites "Ou là là, s'il y a des policiers là, ça veut dire qu'il doit se passer quelque chose. Ça veut dire que je suis pas au point d'endroit. Ils vont mieux que je sorte.
C'est quand même une inversion logique. Et puis on ne parle pas de la sécurité privée. La sécurité privée aujourd'hui, c'est plusieurs centaines de milliers de personnes.
Ça aussi c'est un nouveau métier qui s'est développé ces dernières années parce que l'État recule en matière de sécurité du quotidien en mettant tous ses moyens sur le haut du specre narcotrafic. Mais il met tous ses moyens pour y écoper la mer à pied de cuillère. Le niveau de la mer ne baisse pas.
Il nous reste très peu de temps. Je crois que c'est moins de 2 minutes. Juste, j'aimerais vous entendre sur le fait que Sébastien Lecornu sera ici à au congrès des maires de France demain.
Qu'est-ce que vous attendez de lui notamment ? Est-ce que vous attendez des annonces en matière de sécurité ou sur autre chose ? Frédéric Mascelier bah qui qui nous donne les moyens d'avoir de la liberté.
Je crois que c'est c'est important. Les les maires sont des opérateurs de terrain. Euh nous sommes en première ligne sur un grand nombre de de difficultés que rencontre notre nos concitoyens et nous sommes également des facteurs de solution face à de nombreux à à ces nombreux problèmes.
Ce que donc nous avons besoin, ben c'est qu'on nous laisse un peu de liberté, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas trop de normes qu'on débratis et et puis qu'on nous laisse aussi une autonomie, une autonomie financière et afin de pouvoir agir. Al Fabre, très rapidement, il nous reste 45. Non, je je évidemment je pense que aujourd'hui moi ce que j'attends du du premier ministre, c'est c'est qu'il reconnaisse en fait officiellement et de manière très concrète le le rôle fondamental des collectivités et des mes passe évidemment par cette liberté locale chère à notre cœur puisque c'est la thématique de notre congrès, mais ça passe aussi par les questions de recentralisation financière aujourd'hui qui nous pèse et donc on aimerait une loi de finance en adéquation avec notre capacité à agir pour pour demain et aussi la question plus large de la de la décentralisation qui doit être aujourd'hui un élément fondamental de de réorganisation de effectivement toute la semaine notamment sur public en 10 secondes 10 secondes ben qui maintiennent les dotations des collectivités parce que de fait on est le dernier truc qui marche en France la situation géopolitique internationale est très compliquée et le niveau national c'est le bazar et tout le monde avait compris que ça serait le bazar jusque aux élections présidentielles donc qui laisse les moyens en collectivité ne serait-ce que pour éviter un effet récessif de perte d'investissement première chose développer effectivement nos libertés locales et puis c'est c'est nous qui sommes en premier première main pour la transition sociale et environnementale parce que on ne parle pas du tout de cela mais je rappelle que la première menace en France ça va être les sécheresses, les accidents climatiques, le réchauffement climatique et que tout ça génère des enjeux sociaux et environnementaux.
Ben oui, mais c'est quand même le sujet de l'humanité. On est en pleine côte et on fait comme si ça n'existait pas. Bon en fait, c'est pas parce qu'on regarde pas le dérèglement climatique que lui ne nous voit pas.
Donc je le rappelle. Merci à tous les quatre. Merci Janny Kalimi.
Je rappelle votre livre l'argent et le pouvoir se sort chez plomb. Ésé Berily, les liens secrets. Merci à tous les cas d'avoir participé à ce débat.
On va tout de suite prendre la direction du grand auditorium où se déroule, vous le savez, toute la journée, euh des débats sur les problématiques qui nous concernent tous ce matin et les questions de l'engagement euh des plus jeunes dans la sphère publique. Je vous propose de suivre ces débats. On se retrouve juste après.
Restez avec nous d'ici 45 minutes. Mon invité sera le député européen place publique, Raphaël Gluxman. On l'entend très peu sur toutes ces problématiques locales.
Il a accepté de répondre à mes questions. Rendez-vous donc d'ici tr quart d'heure. À tout de suite.
Le bout de l'engagement du moral des ma. Alors cette édition 2025 est-elle aujourd'hui à la mobilisation à quelques semaines maintenant quelques mois des municipales et est-ce qu'on observe des différences entre la jeune génération et puis les plus anciens ? Bon tout d'abord merci.
Merci pour l'invitation. C'est vrai que cette édition de l'enquête qu'on a conduite pour l'année 2025 exceptionnellement c'estàd que nous avons à la fois interrogé un échantillon de la population française et puis l'ensemble des maires et celles et ceux présents et présentes. Je les remercie d'avoir répondu à cette enquête.
Il y a deux deux enseignements importants qui ressortent de ce travail. Le premier sur le la question de de l'engagement ou du réengagement. Effectivement, je rejoins ce qui a été dit, c'est-à-dire que on voit une éion depuis presque un demi-siècle de du nombre de jeunes maires 1983 élection municipale, 12 % des maires ont moins de 30 ans.
Moins de 35 ans précisément. 2020 3 % vous l'avez vous l'avez rappelé donc ça interroge sur évidemment cet affaiblissement de de la part de des maires et et de leur jeunes engagement. Bon, il y a plusieurs causes mais pour aller très très vite, première cause, il faut relier cela aussi à des transformations démographique dans dans la société française, des transformations de l'accès, une massification de l'accès à l'éducation supérieure et ce qui conduit quand même beaucoup de jeunes à se dire à 18, 20, 22 ans, il y a un parcours éducatif à privilégier que toute autre forme en parallèle d'engagement municipal Et deuxième enseignement qui me paraît peut-être le plus le plus prometteur.
Souvent on dit il y a un il y a une une forme de mise à distance des citoyens sur un engagement dans la vie locale. Alors la vie locale c'est pas simplement via le conseil municipal. Il y a il y a toutes sortes de de formes d'investissement.
Mais dans l'enquête de juillet dernier, moi j'ai été frappé. Un français sur qu euh déclare être prêt à s'engager. Ça veut dire qu'il y a un vivier d'engagement dans dans le pays très très fort. 25 % qui sont conscients que du temps que cela représente mais qui seraient prêts finalement à être contacté par l'un d'entre vous et recevoir les messages d'engagement.
Donc ça, je crois que c'est une c'est quand même un élément très très fort quand on dit il y a une crise de l'engagement. Non, il y a pas une crise de l'engagement. Il y a aujourd'hui euh et ça a été rappelé par Laurent Lardeux, c'est-à-dire qu'il y a différents différentes formes d'engagement euh des engagements euh multicuse.
Et puis si je poursuis euh sur euh cet élément euh de l'engagement, on observe quand même deux grandes différences et ça va peut-être vous surprendre mais plus la taille de la commune est petite, plus la disposition à s'engager est grande est grande. Et ça va du simple au double pour des communes de moins de 1000 habitants si on les compare à des communes de plus de 50000 habitants. Et puis deuxième résultat que je trouve là aussi prometteur aujourd'hui on on voit que alors la jeunesse, je laisserai les sociologues la qualifier en terme d'âge.
Pour moi, je considère que sur ces sur ces problématiques d'engagement dans la vie politique locale, je dirais que il faut accepter, il faut être très très lâche. Il faut accepter qu'on est jeune jusqu'à 40 ans. D'accord.
Et bien même jusqu'à 40 ans, on voit que le aujourd'hui le type d'engagement est très important parmi les conseillers municipaux. On a un nombre de conseillers municipaux de moins de 40 ans beaucoup plus élevé que en en pourcentage hein que le nombre de maire. Donc ça doit aussi interroger sur les mécanismes qui qui vont conduire à acculturer dès le plus jeune âge.
Peut-être vous évoquiez l'expérience de vote entre 16 et 18 ans. Je crois que vous avez parlé des conseils municipaux et effectivement ça c'est un élément d'acculturation à l'engagement. On peut faire partie d'un conseil municipal à 10 ans, à 14 ans, ne pas forcément s'engager des euh des 18 ans, mais y revenir à 30 ans, 35, 40 ans.
Donc, il faut arriver à conserver ce lien. On sait bien qu'il y a des mobilités résidentielles mais je je crois que c'est très important et là il y a une vraie responsabilité de la part de l'ensemble des élus pour faut penser parcours parcours du citoyen et effectivement rentrer dans un conseil municipal bah c'est pour pouvoir demain être être maire. Donc des bonnes nouvelles finalement.
Alors euh ah moi je suis toujours heureux de porter des bonnes nouvelles hein. Mais euh sur l'engagement, je je dirais un point qui me semble essentiel. On confond parfois euh l'engagement au long cours.
On sait que la trajectoire d'un maire, c'est euh une forme de rit de passage parce qu'on est conseil municipal adjoint et peut-être un jour maire. Et puis il y a des phénomènes d'apprentissage et le conseil municipal jeune, c'est pour moi la meilleure école de l'apprentissage, non pas de la fonction mais de l'apprentissage de ce qu'est cet engagement citoyen. Donc à ce titre-là, je trouve que et quand on regarde d'autres pays, Martial, pendant que que vous parlez, arrive un conseil municipal d'enfance, c'est la commune d'éponne dans les dans les Yvelines.
On salue leur présence avec nous. Oui, vous pouvez les applaudir [applaudissements] accompagné de leurs référents. Voilà, ils s'installent et ils vont nous écouter toute cette matinée.
Alors, à l'école de la démocratie locale, hein, c'est bien ça. Oui, c'est c'est-à-dire que on le voit, on l'a vu sur le sujet au cours du mandat d'un certain nombre de on l'a rappelé, de démission de conseillers municipaux et et et de maire. Euh moi, je suis frappé euh sur le réengagement pour mars 2026 d'observer que euh les maires qui ont été élus pour la première fois en mars 2020 sont beaucoup plus nombreux à vouloir se réengager euh que leur euh que leurs aînés en quelque sorte.
Et quand on regarde attentivement les maires de moins de 40 ans prêts à se réengager pour mars prochain en en moyenne l'enquête montre que 6 maires sur 10 sont prêts à se réengager. Les maires de moins de 40 ans qui ont été élus pour la première fois il y a bientôt 6 ans sont près de 80 % à vouloir se réengager. Donc ça je je crois que c'est quand même un élément très positif et un signe de bonne santé démocratique.
Bonne santé démocratique. Absolum. Après, il faut comprendre aussi et vous avez été un des premiers à dire bon bah quand ta mère se représente pas pour une question d'âge, c'est aussi très naturel hein et surtout donc bien penser le passage de relais, penser l'équipe et ça je crois que c'est c'est essentiel.
Peut-être une réaction Marion à ce que ce que nous dit ce matin Martial Fou. Oui, je rebondis sur la question du passage de relais. C'est vrai que c'est vraiment essentiel.
Moi, si je prends mon cas personnel, c'est l'ancien maire du village qui m'avait pisté depuis déjà 2 3 ans et qui voilà et qui à l'usure m'a m'avait d'abord fait intégrer une partie de la liste qui était censée repartir et en travaillant justement pendant la campagne, j'ai émergé au final comme tête de liste, ce qui était pas prévu dès le débat. Et c'est vrai que cet accompagnement entre ancien et nouveaux élus peut aussi être une une des solutions euh pour justement faire intégrer des jeunes euh au sein au sein des conseils municipaux et c'est très intéressant. Laurent Lardeux, comment vous réagissez ?
Est-ce que nous présente ce matin Martial Fouco ? Oui, effectivement. Alors ça ça rejoint une enquête qu'on avait réalisé et je je rejoins complètement ses points sur le vieillissement déjà des des élus.
C'est un fait mais qui a quand même effectivement une vitalité très forte du côté de la jeunesse pour bah pour tenter le coût en fait en quelque sorte. Après, quand on parle de jeunesse, il faut toujours rappeler et Martial Fou le rappelle très bien aussi, toutes les inégalités de départ qui peut y avoir. Euh je pense que la socialisation politique au niveau intrafamilial notamment, c'est-à-dire que ça se joue beaucoup quand même dans la famille auprès de parents souvent qui sont déjà politisés, déjà engagés dans le secteur associatif par exemple, qui ont déjà parfois aussi une certaine notabilité locale.
Tout ça joue beaucoup aussi dans le sentiment de légitimité à s'engager. Et donc je pense qu'il y a tout un travail aussi sans doute à faire pour que ce sentiment de légitimité soit beaucoup plus élargi. C'est peut-être la deuxième phase de la table ronde mais en tout cas le point de départ c'est le fait actuel c'est quand même de rappeler qu'il y a des inégalités de départ dans l'accès à la démocratie représentative et dans le fait de se sentir légitime effectivement à à franchir le pas et une égalité de territoire aussi apparemment puisque on s'engage plus plus facilement dans des petites communes que dans les les grandes villes.
Oui. Alors ça rejoint ces réseaux de proximité. C'est après c'est des profils très différents aussi entre la grande ville et le village.
Les attentes sont pas les mêmes aussi du point de vue des administrés comme des élus. C'est-à-dire que au niveau au niveau local déjà, il y a des difficultés, je crois, c'est ce qu'on avait nous repéré dans dans la précédente enquête, de trouver des volontaire et et donc c'est souvent vers les jeunes que finalement les administrés, les villageois allaient se tourner pour essayer de de trouver une relève à la à la vie politique. Au niveau des plus grandes villes, finalement ça se joue beaucoup plus en lien avec les les partis politiques et les partis politiques parfois qui ne laissent pas toujours la place aux jeunes ou alors peut-être pour par des effets de de communication.
Très souvent, on en a pas parlé, mais la jeunesse, c'est aussi un élément de communication. C'est aussi avoir un jeune sur une photo pour essayer de montrer qu'il y a une dynamique euh parce qu'on relie souvent la jeunesse à au dynamisme. Euh et donc c'est vrai que il faut faire attention aussi à toute l'instrumentalisation qui peut y avoir de la jeunesse au niveau de la vie politique.
Se méfier des effets vitrines Martial. Oui, une réaction pour compléter ce que dit Laurent. Il y a aussi un vrai sujet de de quelle manière on peut valoriser collectivement comment la nation peut valoriser un engagement sur des fonctions électives. d'être conseiller municipal à 18, 20 ans, c'est souvent non pas au prix d'un investissement dans l'éducation et en particulier si on est encore scolarisé, mais je trouve que il y a une vraie responsabilité collective à valoriser cette fonction et aujourd'hui je j'observe que d'autres formes de valorisation existent mais de moins en moins sur la fonction des lus locales et qui est à tort je pense associé à cette idée d'une extrême politisation.
Or tous ces jeunes ont souvent sont très à distance des organisation partisane, c'est un engagement très local, très citoyen. Et là, je trouve qu' y a un effort à à conduire ou à consolider sur cette valorisation de de l'engagement. Merci Martial.
Je sais que vous avez vous plein d'engagements ce matin. Merci d'avoir été avec nous en ce début d'après-midi et donc on va relire à nouveau tous les enseignement de de l'enquête du du Sevipof 2025 qui est très très riche. Merci merci d'avoir été avec nous.
Effectivement, on peut applaudir Martial Fou [applaudissements] qui est un fidèle observateur de la démocratie locale. Beverl Julier première adjointe à la mairie d'Elm. Elm c'est une commune qui est associée à l'île.
C'est une particularité et qui fait que vous êtes conseillère municipal de de Lille. Alors, première adjointe à LM en charge de la jeunesse, du conseil communal d'enfants, de la vie associative et puis même de la ville numérique et puis au conseil municipal de de Lille, vous êtes responsable du conseil lillois de la jeunesse et vous êtes à l'échelle nationale membre du bureau de l'Anasège. Hein, c'est peut-être deux mots, on a parle, tout le monde parle des conseils municipaux d'enfants, des conseils municipaux de jeunes et là c'est un un réseau la NASège qui essaie de les fédérer, de les rassembler.
Peut-être deux mots de présentation. Tout à fait. La NASAGE travaille depuis 1991 avec les élus, les professionnels et les jeunes engagés.
Il y a près de 500 collectivités aujourd'hui qui adhèrent à la NASAÈ, une vingtaine d'associations et de mouvements qui œuvrent dans les domaines de la jeunesse et de l'éducation populaire qui nous ont rejoint également. l'ambition de la Nassège et ça aujourd'hui cette table ronde aussi prend beaucoup de sens puisque nous sommes à la veille de l'anniversaire de l'adoption de la convention internationale des droits de l'enfant mais c'est d'impulser les réflexions, une les dynamiques et mettre en au cœur des politiques publiques l'enfance et la jeunesse et leur participation au débat public. Alors on viendra peut-être tout à l'heure justement sur les parcours à construire.
On va continuer le le tour de table en en en essayant de voir aussi comment on peut faciliter euh l'engagement. Alex d'Armont, alors vidéaste mais aussi journaliste et créateur de contenu, vous avez été très actif dans la campagne qui a lancé l'AMF sur le thème osser l'engagement. donner envie aux jeunes d'abord de participer aux prochaines élections, mais surtout pour le faire et bien prendre de nouveaux canaux de communication, savoir aussi poser les yeux sur les réalisations, les initiatives qui fleurissent partout sur les territoires.
Oui, complètement. des nouveaux, je sais pas parce que ça fait quand même plusieurs années que qu'ils s'inscrivent ces cas de communication notamment auprès des jeunes justement euh pour qu'il puisse regarder, qu' puissent découvrir des initiatives citoyennes et avec plusieurs créateurs de contenu, on a été parlé d'engagement mais depuis tout à l'heure on parle d'engagement politique. D'abord, je constate une chose, c'est qu'on a dit qu'on était jeune jusqu'à 40 ans.
Ça, je suis très content parce que j'en ai 37. Donc ça c'est un bon point. Donc je le prends.
Et deuxièmement, je constate aussi qu'on parle d'engagement politique depuis tout à l'heure. Mais l'engagement, c'est ce qu'on montre dans cette campagne, oser l'engagement, c'est qu' il est sous toutes ses formes avant d'être politique, il peut être associatif, on l'a dit, il peut être militaire. Je vois qu'il y a il y a des jeunes de la de la protection civile au premier rang.
Pareil puisquil y a un cré créateur, on leur donnera la parole. Voilà, qui a été avec la protection civile montré sur le terrain qu'on pouvait s'engager au niveau associatif, mais il peut être sportif, il peut être dans sa dans sa dans sa ville simplement. Moi, j'ai fait une vidéo dans une ville qui est super qui s'appelle Berviller et c'est vrai ce qui était dit il y a quelques secondes.
Plus la ville est plus petite, plus j'ai le sentiment que les jeunes s'engage parce que cette ville Berville c'est une petite ville et moi j'ai passé une journée avec ces jeunes à qui on a confié un chalet et qui se qui se sont appropriés et qui on en a fait une chose formidable. Donc on a inventé la journée citoyenne hein. On verra ça tout à l'heure en en image aussi avec d'autres d'autres confrères hein journalistes créateurs de de contenu qui ont leur des chaînes YouTube avec des abonnés.
C'est aussi là des nouvelles formes de communication dont s'en parle les jeunes. Oui mais c'est leur forme de communication je crois de enfin j'en suis même sûr. C'estàd que ils vont regarder ce qui ce qui s'y passe.
Ils ont leur smartphone à proximité. Il y a YouTube, il y a tous les réseaux sociaux parce qu'il y a pas que YouTube, il y a d'autres réseaux sociaux où ils peuvent découvrir et où ils peuvent même donner leur avis directement. Donc les réseaux sociaux, c'est un peu un débat aussi en ce moment.
C'est vrai, ça a du mauvais si c'est pas contrôlé, si c'est pas dirigé éditorialement peut-être, mais ça a aussi du bon, même du très très bon pour montrer ce qui se passe sur notre territoire et montrer. Et moi, j'aimerais le dire ce matin quand même parce que j'étais peut-être un peu comme tout le monde en disant "Ouais, bon benah, les jeunes, ils s'en foutent de ce qui se passe autour de nous." Bah c'est pas vrai, les jeunes, ils s'en foutent pas.
Au contraire, il s'engage différemment, mais ils s'engagent peut-être un peu plus individuellement, c'est vrai, pour le moment, mais ils s'engagent quand même dans des choses qui leur qui le tiennent à cœur. On a des choses à voir peut-être ensemble. Vous allez nous montrer des des images ?
Oui, je parlais justement de d'une vidéo avec la protection civile, c'est Mister Géopolitique qui est un créateur de contenu qui parle beaucoup de de de faits internationaux, qui est parti en Ukraine sur le terrain avec la la protection civile, un membre de la protection civile pour montrer que l'engagement ça peut aussi être, j'allais dire exporter le savoir-faire français, la motivation française et donc ils ont été sur le terrain en Ukraine pour essayer d'aider à ce que à montrer qu'il se passe des choses et qu'on peut aider là-bas aussi engagement bénévolat, on regarde tout ça et comment des bénévoles s'engagent aussi [musique] depuis la France pour aider des population qui vivent à plusieurs milliers de kilomètres de là sans être obligé d'aller elle-même sur le terrain. C'est ce que je vous propose dans cette vidéo. Avant d'aller plus loin, je voulais vous dire que cette vidéo est réalisée en partenariat avec l'association des maires de France dans le cadre de leur campagne oser l'engagement.
L'objectif de ce mode vidéo, c'est de présenter des profils de personnes qui humanisent la géopolitique en s'engageant dans un domaine en particulier. Et pour moi, il n'y a pas de vitalité démocratique s'il n'y a pas d'engagement citoyen. Et nos villes, les communes dans lesquelles on vit, c'est tout simplement le premier terrain de jeu pour s'engager puisque c'est ici qu'on vit, qu'on se croise, qu'on peut prendre des décisions et améliorer notre quotidien dans la vraie vie et pas uniquement sur les réseaux.
Et pour ça, l'engagement des jeunes est plus que important, il est nécessaire. Vous pouvez vous engager dans une association locale de sport, de culture, de solidarité. Vous pouvez participer à un conseil municipal pour les jeunes ou bien vous pouvez aussi participer à une collecte.
Vos actions dans votre quartier peuvent aussi [musique] avoir une incidence à l'international. Vous allez le voir dans cette vidéo avec Kevin et Lin qui se sont engagés bénévolement dans leur ville pour aider des populations ukrainiennes. L'idée ce n'est pas de tout révolutionner mais simplement de faire le premier pas pour s'engager.
Si j'ai un conseil à donner aux personnes, aux jeunes qui qui regardent qui regardent cette vidéo, c'est de trouver leur voix, trouver un sens à leur vie, trouver un sens à donner à leur temps libre, euh savoir qu'est-ce qu'on aime ? Qu'est-ce qu'on a envie de faire, comment on peut donner un sens à notre vie, comment on peut aider euh des personnes qu'on connaît pas forcément. Euh donc moi, j'ai choisi le secourisme, j'ai choisi les pompiers, j'ai choisi la protection civile, mais il y a tout un tas de manières de servir, tout un tas de manières de faire du bénévolat.
Euh ça peut être la petite association de quartier qui va distribuer des des aliments pour les personnes en besoin. Ça va être le fait de s'engager dans une association qui va donner des cours de soutien aux enfants qui rentrent de l'école le soir et qui ont besoin d'un accompagnement. Bah voilà, je vous rassure, moi j'ai le temps d'aller en weekend, j'ai le temps de voir ma famille, j'ai le temps de voir mes amis.
Mais je me dis que c'est aussi important 2025 aujourd'hui de donner de son temps pour une cause qui nous motive, pour une cause où il y a des besoins. Voilà. Donc trouvez votre voix, trouve ta voix et et fonce.
Engage-toi, trouve ta voix. Alors, ça sera le genre de de pastie, de petits films qu'on voit sur YouTube, sur ces ces ces créations de contenu que vous portez avec quelques confrères. Oui, sur cette campagne là en tout cas où on a travaillé et et échangé avec l'association des maires de France que je remercie.
Euh on a effectivement été euh voir différentes formes d'engagement sur le terrain. Euh là vous avez Mister Géopolitique qui a été donc en Ukraine. C'est une forme d'engagement internationale parce que c'est aussi ça et vous le disiez tout à l'heure euh on sent que les jeunes s'engagent pour ce qui se passe à l'étranger.
Euh mais on a aussi euh des d'autres vidéos, d'autres formats comme sur le terrain. On a été dans une petite ville, je vous le disais à Berviller. Un autre créateur de contenu, c'est Rus Nors, lui a décidé de de faire son format sur la une des places centrales de Lyon pour essayer d'entendre toutes les formes d'engagement que les jeunes et les moins jeunes pouvaient avoir.
Voilà. Et et Estherum aussi qui fait une qui a fait une vidéo elle sur sur Instagram où elle parle du fait qu'il faut vérifier l'information, que ça aussi c'est une forme d'engagement. quand on va vérifier l'information et qu'on va lutter contre l'ffect news, c'est une forme d'engagement euh euh et on prend part à la société aussi pour pas relayer de mauvaises informations.
Donc finalement, ce qu'on essaie de montrer avec ces créateurs de contenu, c'est que tout peut être forme d'engagement si on prend à cœur la chose. Oui. Avoir le mode d'emploi aussi de cette nouvelle communication, ces réseaux qui peuvent se construire à l'échelle locale he sous forme associative, toute toute cette effervescence qui nécessite un apprentissage.
Oui, complètement. Après, vous savez, c'est une génération qui regarde, il y a des jeunes dans la salle et et encore un peu plus vieux queeux, c'est une génération d'autodidacte qui a grandi avec ses réseaux sociaux, avec ses nouveaux formats de de diffusion et qui a appris à s'en servir. Donc peut-être qu'il faut plus les aider aujourd'hui.
Il y a plein de débats. C'est ça pour le coup, c'est politique et je laisse les politiques en parler. Merci Alex.
On va surtout entendre les les les jeunes engagés. les jeunes engagés et bon on voit l'uniforme de la protection civile, on voit celui des des pompiers. Chana, vous vous êtes jeune sapeur pompier volontaire au centre d'incendie et de secours à Corbeille et Son.
Bonjour. Alors l'engagement, comment on plonge d'abord ? Comment pourquoi pourquoi cet engagement pour vous ?
Bah parce que ça a toujours été un truc que je voulais faire, pompier volontaire et même pompier de base. Et comment ? Bien, on donne envie à d'autres rejoindre, de rentrer dans cette aventure.
Bah déjà, faut être motivé à vouloir aider les autres déjà et avoir une envie de s'engager aussi, ce qui est pas facile pour tout le monde parce que déjà, c'est un grand courage à avoir, à aller s'engager, mais faut juste croire en soi et y aller en fait. Combien d'heures par mois, par semaine, quel temps vous consacrez à votre engagement ? Tout dépend du besoin de de que mon centre de secours a besoin, je le je leur donnerai en tout cas, mais tout dépend de aussi moi quand je suis disponible et quand eux ont besoin aussi.
Et donc là, c'est une particularité française hein, d'avoir des pompiers volontaires à côté des pompiers professionnels et aujourd'hui ben c'est le nombre de volontaires. Alors au-delà de votre cas particulier hein, par exemple dans dans les sonnes et puis plus plus généralement, quelle est la tendance ? Dans mon centre de secours, je sais qu'on a à peu près 19 volontaires mais tout dépend des autres centres de secours aussi et la capacité qu'ils peuvent aussi avoir dans leur centre aussi.
La la oui, c'est surtout à l'échelle du centre local, à l'échelle aussi du département que se fait cette mobilisation citoyenne. Alors, on voyait tout à l'heure la protection civile. Donc, on va passer le micro à votre voisin à Hugo Bonet Salv avec ce bénévolat complet et un parcours qui qui est original puisque vous aujourd'hui vous avez 27 ans, vous avez vous êtes en train d'achever vos études d'architecte et vous dites "Bon ben je peux mettre ma compétence dans mon engagement." Oui, absolument.
Merci de l'invitation et vous êtes vraiment à jour. J'ai fait 27 ans il y a 3 jours. Donc bravo.
Euh oui, c'est important pour nous bénévoles de d'essayer de à la fois acquérir de nouvelles compétences euh pour aider nos communes dans les plans de sauvegarde par exemple, mais aussi les départements et à l'échelle nationale aussi. Euh et effectivement, je suis étudiant en architecture et j'arrive à croiser euh euh ma future profession avec mon engagement bénévole dans des situations d'urgence. J'étais à Mayotte par exemple avec la protection civile suite au cyclone de Shida et on a participé, j'avais aussi ma casquette d'architecte étudiant à essayer de reconstruire ou comprendre avec les municipalités quels étaient les les établissements publics à à reconstruire en priorité par exemple.
Et alors, vous êtes aujourd'hui en étude à Paris, mais vous avez des racines locales. Je sais que dans vos Pyrénées là, vous Alors, j'ai madame la première adjointe de Pisy à la rivière de mon petit village de du sud de la France Pyrénériental. Des Pyrénées orientales, exactement.
Donc, j'ai une affectation à la fois localement dans les Pyrénées orientales et à la fois à Paris où je fais mes études. Voilà. Parce que l'idée aussi c'est de de bien connaître un territoire et malheureusement si une crise survient et bien de de savoir réagir, d'avoir les les bons réflexes.
Là aussi c'est toute une formation. Et est-ce qu'un jour vous envisagez de passer de l'engagement associatif à à l'engagement dans la cité dans un conseil municipal ? Oui, je je pense que c'est lié queles que soient les fonctions si c'est que ce soit associatif ou élu municipal.
Euh je pense que euh on on fait partie des acteurs qui sont identifiés. La la protection civile est un acteur qui est identifié et qui est au service en fait des municipalités. Alors qu'on soit élu ou simplement engagé, je pense que le la mission reste la même, c'est de c'est de venir aider euh et de donner de son temps, de son énergie en plus de ces ses sa professione.
Mais apparemment ça vous vous recevez aussi beaucoup de cet engagement. Oui, effectivement. Alors, c'est bénévoles, on ne on ne on aura pas de compensation financière, mais pour autant c'est très enrichissant, c'est un plaisir.
On parle on parlait avec mes collègues que effectivement c'est les rencontres qu'on fait, c'est les copains qui nous font tenir, c'est vraiment ce ce sentiment de de groupe mais aussi cette ce sentiment de d'avoir d'avoir une vraie action, d'avoir une vraie contribution à la société sur notre territoire très localement ou même à Mayotte enrre mer, c'est vraiment pouvoir aider là pour renforcer lorsqu'il y en a besoin. Voilà, je me tourne vers les les jeunes du conseil municipal d'enfants. Il y a des exemples à suivre là les enfants hein.
Passez le micro à votre collègue à Léo Hardouin qui lui est jeune volontaire en service civique. Bonjour et déjà merci de nous donner la parole en tant que jeune engagé. Et oui, tout à fait.
Je me suis engagé pendant 6 mois au sein d'un petit village du sud de la France en service civique sous le dispositif de volontariat rural. Donc, j'ai pu m'impliquer sur différentes missions euh tout du long et j'ai pu y habiter aussi. Pour donner des quelques exemples précis peut-être pour que ce soit plus concret, je me suis impliqué dans la création de jardin partagé, dans la création d'un sentier de randonnée et dans la création d'une exposition participative avec les habitants et les associations locales.
Et donc le but c'était de répondre à un besoin du village, de la commune et d'y apporter du temps et des compétences sur cette courte mission. Et donc maintenant vous savez tout des institutions communales de leur fonctionnement. Ça vous tente après de rentrer dans dans la vie locale ?
Oui. Ben tout à fait. On est tout à fait.
On est au contact direct avec les élus, avec les adjoints, le maire. Donc forcément, on voit de façon concrète comment fonctionne une commune et et quelles sont les les aspirations aussi des habitants, des habitantes et et travailler tous ensemble, élus, assaut, habitants, école. On voit de façon concrète ce qui est et ce qui est très important aussi, c'est que au final, on nous a donné le temps et l'espace pour pouvoir s'engager et c'est ce qui parfois nous manque et on il faut savoir saisir les dispositifs qui sont là pour ça et le service civique en volontaire rural, on est un très bon exemple.
Voilà donc pour cette table ronde consacrée à l'engagement des jeunes. Vous le savez toute la semaine public Sena vous fait vivre en direct et en intégralité ce congrès des maires de France organisé à la porte de Versailles ici à Paris. Bonjour Raphael Gluxman.
Bonjour. Vous êtes député européen, coprésident du parti place publique. Votre parole se fait plutôt rare.
On vous entend peu sur certaines certaines problématiques, notamment sur les toutes les problématiques locales, les problématiques des maires les problématiques de sécurité au quotidien. On est très heureux de vous accueillir sur ce plateau de public sénat. Déjà question un peu bête, un peu simple.
Qu'est-ce qu'un député européen vient faire dans les allées de ce congrès des maires ? il vient euh discuter, dialoguer, entendre et vous savez Bruxelles ça peut vous sembler loin mais en réalité il y a plein de sujets qui sont euh complètement dans un continuum depuis euh le village ou la ville jusqu'à l'échelle européenne. Quand on parle de transition écologique, quand on parle de narcotrafic, on va en parler, tout ça c'est des c'est des questions en fait qui doivent permettre une action qui relie le terrain, qui relie l'élu générales européennes.
Et je pense qu'il y a pas assez de dialogue, il y a pas assez de continuité dans les politiques qui sont menées. Et c'est pour ça que nous par exemple la place publique quand on travaille sur un projet en fait on fait pas une section Europe, une section démocratie locale, une section nationale. On prend un thème et on essaie de voir comment on peut le décliner depuis le plus proche des gens jusqu'aux orientations générales européenne.
Raphael Gusman, on dit que vous êtes un peu parisien, un peu trop parisien, parfois déconnecté de la réalité locale. C'est ce qu'on a entendu par exemple notamment lors de votre débat hier avec Éric Zemour sur une autre chaîne. Euh je je vois pas en quoi lui il serait beaucoup plus connat.
Mais mais quelle est quelle est cette répon qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que vous êtes déconnectés de voilà de la problématique de des problématiques locales de manière générale des problématique territorial ? Alors moi je suis député européen et j'habite à Paris. Je vais pas faire semblant du contraire, je veux dire c'est une évidence.
Par contre ce que je fais depuis des mois et des mois c'est de traverser la France sans caméra, sans journaliste. Vous êtes pas invité, je suis désolé. et de comprendre comment les choses évoluent localement et d'entendre ce qu' ont à nous dire les Françaises et les Français.
Et moi je peux dire que je suis extrêmement inquiet sur l'état de notre pays. Quand vous allez à l'hôpital, vous vous rendez compte que c'est une cocotte minute. Quand vous allez à l'école et que vous parlez avec les enseignants, vous vous rendez compte à quel point l'école est en train de souffrir.
Quand vous êtes avec la brigade anticriminalité dans les rondes de nuit, dans les Yvelines avec le député Arien Rousseau, et bien ils vous disent à quel point la police elle-même est une cocotte minute. la même chose sur la justice. Et en fait ce que je j'aimerais rendre dans un projet national, c'est justement ce sentiment d'urgence qu'on retrouve partout et il y a une frustration qui s'exprime partout en France sur le manque de lisibilité des politiques, sur le manque de cap pour notre pays.
Je crois non mais je crois moi je vous le dis vraiment l'impression qu'on est à un tournant et que si on narrive pas à redonner une cohérence générale aux politiques qui sont menées et bien notre pays peut basculer. Alors effectivement un tournant parlons de narcotrafic puisque ça fait la la une de de l'actualité et c'est un des thèmes de ce de ce congrès des des maires de France avec ces deux drames successifs. cet assassinat de M Kessassi, le frère d'un militant écologiste à Marseille la semaine dernière et donc à Grenoble le weekend dernier, cet adolescent de 14 ans qui a été grièvement blessé sur un point deal.
Comment en est-on arrivé là ? Est-ce que vous parlez aussi vous de points de bascule comme le dit Sébastien Lecornue ? C'est un point de bascule.
Non, mais je c'est la première fois en France. Se rend-on compte de la gravité de ce qui s'est passé à Marseille ? C'est la première fois en France que les narcotrafiquants assassinent un jeune homme pour envoyer un message à son frère qui mène une action politique, culturelle, sociale extrêmement courageuse à mine contre les narcotrafics dans les cités nord de Marseille.
Alors qu'est-ce qu'on fait ? Et et est-ce qui Non mais déjà on on prend pr cons Non mais je vais vous dire moi j'étais j'étais euh début septembre à Marseille avec les douanes et les douanes me disaient les douiniers me disaient mais on a l'impression nous qui luttons contre les narcotrafiquants et la DZ mafia qu'en fait on a déjà basculé et on ne se rend pas compte dans le reste de la société de la puissance de ces narcotraafiquants. Vous savez, quand par exemple les douiniers ouvrent les containers et qu'ils saisent les drogues, dans les drogues, il y a des caméras qui vous filment et qui vous parlent et qui disent "On a vu votre visage." Alors, vous êtes un responsable politique, vous devez apporter les solutions.
Quelles sont les solutions concrètement ? Par exemple, est-ce qu'il faut des polices municipales partout ? Est-ce que ces polices municipales doivent être armées ?
Alors, attendez, je vais répondre à question ici les maires de France. Mais d'abord pour lutter contre le narcotrafic, il fallait un parquet spécialisé. Ça a été fait en janvier.
Il sera lancé. de trafiant y le blanchiment d'argent y compris les cryptos qui sont utilisées et là je salue le combat inlassable d'or la qui est député européenne place publique contre les cryptos qui servent à laver l'argent des trafiquants. Mais ensuite sur la sécurité locale puisque vous me posez la question sur l'armement de la police municipale.
Moi je pense qu'il faut faire confiance à nos maères. Ce sont eux qui savent on va pas décider à Paris de oui, il faut de l'armement ou non, il n'en faut pas. En fait, un maire sait ce dont il a besoin pour sa commune et donc ce serait complètement secctaire et dogmatique de dire non oui.
Et bien, je crois que les maires sont habilités à prendre la décision d'armer ou non leur police municipale. Moi ce que je pense, c'est que si on veut être efficace contre l'insécurité et contre le narcotrafic, il faut penser la politique de sécurité comme un continuum. C'est-à-dire que il faut une lutte implacable contre les réseaux, mais il faut voir aussi le terreau sur lequel prospère les trafiquants.
Et ce terro c'est un terro de l'abandon de la République sous de sousprésence des forces de l'ordre. Pour ou contre les caméras de vidéo protection, de vidéos surveillance sur sur ce plateau, ça faisait débat tout à l'heure. Est-ce que vous y êtes favorable ?
C'est pareil. Moi si un maire me dit qu'il a besoin de caméras de vidéosurveillance pour assurer la sécurité dans sa ville, qui suis-je pour lui dire non ? Donc c'est pas une violation de la des libertés individuelles et cetera, un usage qui doit être encadré par la loi.
Mais derrière si ça apporte de la sécurité, c'est pas toujours évident que ce soit efficace, mais dans la lutte contre l'insécurité, dans le respect de la loi, de la constitution, des principes de l'état de droit, on doit tout faire pour lutter contre les contre les criminels, contre les délinquants, contre les trafiquants. Et je vais vous dire une chose, franchement, l'insécurité, elle touche d'abord les plus faibles d'entre nous. Et donc quand on est de gauche, on a le souci d'assurer la liberté des citoyens français et d'abord des plus fragiles d'entre eux.
Je donne un exemple, le maire de Béiser Robert Menard qui a mis en place une brigade antistupéfiant de 10 agents armés destinés à je cite pourrir la vie des dealers. C'est une bonne ou une mauvaise initiative ? Mais je là vous me posez des questions, c'est c'est le jeu habituel de la presse.
Je n'en sais rien de ce qui se passe à Béier. Je vais pas vous vous raconter. Moi, je sais qu'il y a des maires de gauche qui ont une politique sans naïveté aucune sur la question de la sécurité.
Je pense notamment à monsieur de la Fusse, à Montpellier et quand on parlait tout à l'heure du narcotrafic, il y a aussi une action qu'on peut mener, j'en parlais tout à l'heure avec le maire de Saint-Brieux, place publique, monsieur Hervé Guillard, c'est de lutter contre ce qui permet le blanchiment de cet argent dans les villes, dans les cités. Quand vous avez des commerces qui ne servent qu'à blanchir l'argent de la drogue, et bien il faut une action coordonnée entre les services de l'État et le maire qui sait pour pouvoir fermer pour pouvoir fermer ces commerces. On vous sent très décentralisateur comme on dit.
On aime bien dire ça sur public, on aime bien dire ça à la à la MF, au congrès des maires de France. Est-ce que quand Sébastien Lecornu dit voilà, il faut un nouvel acte de la décentralisation, vous dites banco il faut y aller. Moi je dis banco à n'importe qui qui viendra et qui posera ce diagnostic simple simple. le diagnostic mais aussi la on sait pas encore ce qu' propose.
Oui, allez-y. Un diagnostic simple, la France souffre de sa centralisation, de la concentration des pouvoirs. Et moi, je veux qu'on décentralise, mais qu'on décentralise vraiment.
Parce qu'en fait, en France, quand on dit qu'on décentralise, et bien on garde les prérogatives existantes et on ajoute simplement un nouvel échelon. Et en fait à la fin ce qui se passe c'est que personne ne comprend qui fait quoi dans notre pays. Non seulement c'est un coût budgétaire pharamineux mais en plus ça a un coût démocratique immense.
Les citoyens aujourd'hui ne savent plus où sont prises les décisions. Donc moi, je veux une vraie décentralisation, une vraie déconcentration des pouvoirs. Ça veut dire que en fait on répartit enfin les souverainetés de manière claire.
C'estàd qu'est-ce qui est décidé à l'échelle de la commune ? Qu'est-ce qui est décidé à l'échelle du département ? Qu'est-ce qui est décidé à l'échelle de la région et de la nation ? pas toutes les décisions les échelons administratif et bien oui mais ça ça ne se fera pas en le décrétant depuis Paris si vous êtes un décentralisateur alors vous associez les gens à un processus il faut qu'on lance une grande convention justement de la décentralisation citoyenne où on discute partout vous savez il y a eu un grand débat après les gilets jaunes les gilets jaunes c'était un mouvement qui était d'abord un mouvement de reprise de la parole où les gens se rassemblaient sur les rondspoints pour dire nous existons et nous avons notre mot à dire et bien on a fait ensuite ce qu'on a appelé un grand débat le président de la République a était partout pour expliquer qu'il connaissait tous les dossiers.
Donc c'était une recentralisation des pouvoirs sur sa propre personne en réalité. Et bien ce qu'il aurait fallu faire à ce moment-là, c'est un vrai grand débat qui produit l'acte de la décentralisation. Ça ne se négociera pas simplement entre monsieur le Cornu et nous, entre monsieur Lecnu et les partis politiques.
Ça doit engager l'ensemble de la société civile. Je vais vous donner un exemple très simple. Rapidement parce qu'on a beaucoup de sujets.
Allez. Non mais d'accord. Mais il y a il y a il y a des il y a il y a des endroits où les citoyennes et les citoyens français vont vouloir que les décisions soient prises à l'échelle d'une région qu'il pense être mal définie.
Donc la redéfinir. Je pense par exemple en Alsace. Les gens veulent l'Alsace comme région et pas le grand est.
Et bien, il faut accepter qu'en France, on laisse les gens choisir de devenir sur la réforme découpage découpage administratif et il faut faire ça en impliquant les citoyennes et les citoyens. Moi que vous revenez non, vous revenez sur la réforme Hollande et le découpage des régions. On va discuter avec les gens.
Moi ce que je pense juste c'est qu'à force de prendre des décisions à Paris et de manière dogmatique et sectaire et que ces décisions-là sont inversées par la prochaine majorité, on perd le sens du politique. Et partout quand vous parlez à un agriculteur, quand vous parlez à euh un ouvrier dans une usine, quand vous parlez à un entrepreneur, la même remarque surgit absolument partout dans le pays. On ne sait plus où on va.
On a l'impression que ça fait des zigzags. Quand on explique aux agriculteurs que vous avez le droit de faire ça, et ben non, finalement vous n'avez plus le droit. Puis si finalement vous avez le droit, ils vous disent "Mais pour vous les politiques, en gros c'est facile.
C'est un coup de crayon sur un bout de papier." Mais moi, je me suis endetté. En fait, j'ai changé mes modes de production.
J'ai j'ai j'ai hypothéqué ma ferme. Pourquoi ? Pour une décision qui va être invalidée dans 2 ans.
Et bien non, faut mettre fin à cela. Et si on fait lait, on l' fait vraiment enant les gens, ce chiffre euh inquiétant, 40 démissions de mer par mois euh depuis depuis la dernière depuis les dernières élections municipales. Comment vous inversez l'intendance, comment on inverse la tendance ?
Alors déjà, il faut un statut de l'élu qui soit beaucoup plus protecteur. Je aujourd'hui quand vous analysez pourquoi les maires démissionne, il y a l'extrême difficulté à concilier la vie privée et le niveau d'engagement que demande le le rôle d'élu. Il y a aussi, il faut le dire, le fait que un maire rural et bien son indemnité c'est en dessous du seuil de pauvreté.
Il y a ensuite la question des violences faites aux élus et des agressions. Mais ce que je veux dire c'est qu'il faut un statut, un statut l'élu. Et derrière plus on donnera de compétences de souveraineté, d'autonomie à ces mères, plus ils auront les moyens de mettre en place des politiques qui qui les rendent fiers, et bien plus ils verront un sens à leur mission.
Et moi ce que je veux leur dire c'est qu'en fait dans un moment plus de d'extrême fragilité de notre démocratie et on le voit dans toutes les démocraties occidentales, c'est vrai à partir à travers toute l'Europe, les mères sont aujourd'hui les piliers de notre démocratie. Vous savez, on parlait des usars noirs de la République à propos des professeurs sous la 3e République. Ça reste vrai, ce sont nos ard noirs.
Mais les maires c'est les c'est les gardiens du temple de la démocratie. C'est les gens c'est les élus dans le dans lesquels les citoyens ont le plus conscience. Alors il nous reste 4 minutes Raphael Gusman, il faut vraiment qu'on avance. posz des hyper importantes et ensuite vous me coupez la parole.
Je vous coupe pas la parole, je vous ai laissé parler. Il y a les élections municipales donc dans moins de de 5 mois. Votre parti place publique, quelles sont ses ambitions pour ces élections municipales ?
Alors vous savez, nous on est un parti jeune et on commence à avoir de plus en plus d'ancrages local d'élus locaux. On a des maires de village, je vois la famille la croix qui est la vice mais c'est intéressant. Vous connaissez la fameuse phrase euh euh le pape, combien de divisions ?
Gluxman, combien de divisions à l'échelle locale ? Il y a combien de maires aujourd'hui ? Place publique ?
Ah bah on a plein de maires de village. On a le plus jeune maire de village Hugo Biolet. Mais vraiment il a été élu, il avait 18 ans je crois.
Donc ça sera difficile à battre comme record a priori. Mais on a on a beaucoup de maires de village et de petites villes. On a Hervigar qui est ici maire de Saint-Brieux.
On on va avoir plus d'élus mais l'objectif c'est non seulement je pas vous donner un chiffre comme ça déjà je je ne fonctionne pas comme ça. En plus je ne suis pas ni madame Yban, ni Nostradamus donc je ne sais pas. À la fin il y a quand même une élection des gens qui votent.
Donc on va pas annoncer un chiffre des lunes. Par contre, ce qui est certain, c'est qu'on on en aura de plus en plus. On est un parti qui est profondément girondin.
Donc pour nous, les élus locaux sont fondamentaux. Et par ailleurs, on s'inscrit quand même dans une dynamique générale qui est que on veut que la gauche démocratique, c'est-à-dire la gauche socialiste, social-démocrate, écologiste, remporte ses élections, conserve ses mairies et en conquiètent le maximum dans une ligne de clarté, c'est-à-dire sans alliance avec la France. sans alliance.
C'est c'est intéressant parce que la France insoumise a investi à Paris Sopia Chikirou. Vous qu'est-ce que vous faites pour ces élections à municipal à Paris ? Vous êtes derrière le socialiste Emmanuel Grégoire.
Mais nous on est en discussion avec Emmanuel Grég Grégoire et les socialistes pour faire une dynamique qui nous permette de conserver Paris à gauche. Oui, c'est notre ambition. On veut que la gauche démocratique conserve Paris mais pas seulement Paris.
Que elle conserve ces villes et qu'elle en conquière d'autres. Mais donc vous avez pas de candidat. Bah je vous l'aurais annoncé je pense si si on si on en avait.
Mais ce que je veux vous dire, c'est pourquoi il faut une dynamique politique claire, c'est que je pense que aujourd'hui pèse sur nous un soupçon d'insincérité et donc il faut qu'on explique très clairement même en prenant des risques politiques que nous tiendrons cette ligne jusqu'au bout et ce sera à la fin victorieux. Il faut qu'on arrive à faire confiance à nos idées en fait, à nos principes et au fait que la grande majorité des électrices et des électeurs de gauche se reconnaissent dans nos options. Et vous parliez de Sopia Shikirou à Paris.
Je suis désolé mais comment imaginer faire une alliance avec Sopia Shikirou ? Une personne vous lui reprochez. Non mais une personne qui ne fait pas la distinction entre la Chine totalitaire et la démocratie française qui nous explique que la liberté d'expression c'est à peu près la même en France et en Chine qui soutient donc le parti communiste chinois.
Je veux dire c'est c'est tellement loin de nous. C'est tellement loin de ce qu'incarne Paris. Nous ce que nous voulons, c'est faire de Paris une capitale de liberté, de dynamisme, d'ouverture sur le monde.
Nous voulons que Paris soit clairement un exemple de démocratie. Donc on on doit aux citoyennes et aux citoyens la clarté et c'est pareil absolument partout en France. Il reste moins d'une minute Raphael Luxman.
Demain Sébastien Lecornu sera ici au congrès des maires de France. Qu'est-ce que vous attendez de lui ? Qu'est-ce qu'il doit dire aux élus locaux ? déjà qu'il les entend, qu'il entend cette gronde que je rencontre partout.
On peut pas couper comme ça 7,5 milliards euh à coup de rabo pour les collectivités locales. Parce que quand on dit collectivité locale, c'est un mot très abstrait mais en réalité c'est les communes de not plus de 4 milliards. Effectivement, le Sénat veut descendre quand on cumule quand on cumule à la fin 7.
Mais mais on peut plus se comporter comme ça parce qu'en fait ça a un impact direct quand vous rencontrez les mè mais peu importe leur étiquette politique, il vous expliquent à quel point c'est intenable. Donc moi, j'attends qu'il écoute et qu'il entende et qu'il répondent aux attentes qui sont formulées ici. Parce que si on veut sauver notre démocratie, ça passera par notre capacité quand on est au pouvoir, quand on est premier ministre, quand on est président, quand on est ministre à écouter ce que dit le pays et en particulier donc les maires qui sont au proche du ter et entendre le pays.
Mais vous avez l'écoute cit pas de la faiblesse. Ici en France on a l'impression comme ça qu'on sait tout quand on ar Je juste vous donner une phrase pour terminer avec Montigne qui était un grand décentralisateur un Girondin. Le père du girondisme français Montigne qui disait même assis sur le plus haut trône du monde même sur le plus haut trône du monde vous n'êtes jamais assis que sur votre cul et je pense que des fois les dirigeants de notre pays devraient s' et ben on se quitte en poésie.
Merci beaucoup Raphaël Gluxman, merci d'avoir répondu à toutes mes questions. C'est la fin de cette émission. Vous le savez toute la semaine, des débats sont organisé ici au congrès des maires à la porte de Versailles de Paris et comme tous les ans, public Sénat est partenaire et on vous propose tous les jours des émissions spéciales.
Prochain rendez-vous sur notre antenne cet après-midi avec Tam Tranui pour les questions d'actualité au gouvernement. Excellente journée à tous. Bye bye. [musique]
Bruno Retailleau