Manuel Bompard invité du Face à Face : "Raphaël Arnault n'a aucune responsabilité"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h29 sur BFM TV et RMC. Bonjour Manuel Bompard. Merci beaucoup d'avoir accepté euh notre invitation ce matin parce que votre voix compte, elle est attendue, vous êtes, je le disais, le coordinateur de la France insoumise, votre partie qui fait l'objet depuis maintenant une quinzaine de jours de très nombreuses critiques.
On va y revenir point par point et prendre le temps. Des critiques que vous avez aussi beaucoup formulé vous-même, votre parti plus généralement à l'encontre de la presse, des médias que vous qualifiez de traditionnel. En étant face à moi ce matin, Manuel Bompard, finalement les vieux médias jaloux sont quand même un peu fréquentables.
Mais moi, vous savez, j'ai toujours considéré que malgré le traitement que je trouve pardonnez-moi particulièrement abject à l'égard de la France assoumise, il fallait aller mener la bataille politique partout et y compris dans les médias. Mais là, vous faites référence dans votre question à une initiative que nous avons organisé lundi qui a une rencontre avec ce qu'on a appelé les nouveaux médias, c'est-à-dire les médias qui sont présents exclusivement euh voilà sur la sur la scène numérique. Et je trouve que le le la réaction qui a suivi de ce que j'ai effectivement appelé des vieux médias jaloux un petit peu pour les taquiner nous ditichardou.
Ben, je trouve ça assez extraordinaire. C'estàd il y a parce que c'est des méthodes quand même. Vous avez refusé d'accréditer certains médias traditionnels que vous considérez comme traditionnel.
C'est des méthodes que vous critiquez d'autres parties il y a encore pas si longtemps. Madame, il y a des médias, il y a une des nouveaux médias qui émergent aujourd'hui qui sont des médias numériques qui sont parfois des influenceurs, parfois des chaînes YouTube parfois et c'est un nouvel espace médiatique mais ce nouvel espace espace médiatique c'est légitime de pouvoir lui donner de la place de lui donner de l'espace. Vous pouvez pas considérer comme ça, il y a que a que vous qui avez le droit de traiter l'actualité médiatique.
Alors, c'est pas parce qu'on fait un moment réservé à des nouveaux médias numérique que par ailleurs, on parle pas aux médias plus traditionnels, on fait les deux. Je reviendrai sur la qualification d'abitement et encore une fois pas uniquement BFM, je pense n visisé et on y reviendra. Il y a quand même cet appel du patron de reporter sans frontière qui parle d'une atteinte au droit à l'information des citoyens concernant cette conférence de presse précisément.
Vous balayez complètement. Non mais parce que je pense que il se trompe. C'est-à-dire qu'il donne l'impression que nous aurions trié ou sélectionnére des journalistes.
Non madame madame quand vous faites un rendez-vous avec la presse internationale vous invitez la presse internationale et personne ne va vous dire vous avez trié vous avez choisi que la presse internationale. Donc on fait des événements pour la presse internationale, on peut faire des événements pour les nouveaux médias et puis on fait des événements pour les médias traditionnels. Et ben voilà donc c'est bien la preuve qu'il y a pas de difficulté sur ce sujet.
Maintenant, si vous voulez que je revienne là-dessus, j'assume pleinement les critiques que je peux avoir vis-à-vis des médias politiques traditionnels. Et vous assumez aussi, pardonnez-moi, parce qu'on va revenir sur notre traitement, pardonnez-moi juste, mais des mots qui nous ont particulièrement choqué. Allez-y.
De la part de la candidate à Paris, Sopia Chikirou, qui hier ou avant-hier parle particulièrement durement. Vous n'êtes pas journaliste, vous n'avez rien de journaliste. Rendez la carte, vous êtes des petits agents parce que Simon Veale cit-elle, "appeler les nazis à petit pied." Est-ce que vous cautionnez, vous souscrivez cette description-là ou vous désolidarisez à l'instard d'ailleurs de votre candidate à Lyon ?
Hein hier il y a soiré qui ne partage pas du tout. Oui, mais précisément, pardonnez-moi, mais il faut être un peu vigilant. Euh je parlais de d'un traitement médiatique que je considère problématique.
Bah là, pardonnez-moi, mais vous en faites la démonstration parce que bah parce que la citation qui a été attribuer à Sopia Chikirou ne correspond pas à ce qu'elle a dit. Euh en tout cas, la question qui a été posée hier à ma candidate, enfin ma candidate, la candidate soutenue par la France assoumise à Aï Belois à Sheriff à Lyon ne correspondait pas à ce qu'a dit Sopia Chikiro. C'est-à-dire la question qui a été posée à Naï Bello Sheriffi, c'est Sopia Chikiro a dit que les médias, que les journalistes étaient des nazis.
Est-ce que vous êtes d'accord ? Évidemment, Sopia Chikuro n'a jamais dit ça. Elle a dit qu'il y avait des militants d'extrême droite dans les médias et que sa volonté c'était de les chasser.
Et si vous avez l'impression que ça ne correspond pas à la ré, il y a pas une volonté encore une fois d'enflammer encore une fois alors que le temps peut-être est un peu à l'apaisement. Absolument pas. Écoutez qu'il y ait des militants d'extrême droite dans les médias et que nous ayons le droit de les combattre, ça me paraît être quand même le principe de la démocratie.
Quand vous avez un groupe médiatique qui s'est constitué, qui a à sa tête monsieur Boloré qui dit lui-même qu'il veut utiliser ses outils médiatiques pour mener une croisade idéologique et civilisationnelle, si cette réalitéél vous échappe, pardonnez-moi, à moi, elle ne m'échappe pas. Donc oui, il y a des militants d'extrême droite dans les médias, je pense qu'il faut les comb particulièrement les mots, le mot de nazi à petit pied mais c'est un sens. Après si vous voulez qu'on parle de ça, il y a pas de problème.
Mais quand vous avez sur ces groupes médiatiques en quelque sorte la table qui est servie pour des militants d'extrême droite qui pour certains d'entre eux effectivement on est des nostalgies avec des groupes néonazis, pardonnez-moi, le problème c'est pas que je le dise, le problème c'est que ça existe. Et on reviendra notamment sur cette réunion qui s'est tenue hier à l'Élysée sur la volonté de s'attaquer à cette question une nouvelle fois et la dissolution de groupe d'extrême droite. D'abord, j'aimerais vous parler de Raphaël Arnaud, séance hier à l'Assemblée nationale.
Pas de Raphaël Arnaud au palais Bourbon, absent depuis quasiment 15 jours. J'imagine que vous êtes en contact avec lui. J'ai envie de vous demander ce matin comment va-t-il ?
Bah, il va pas bien. Je pense que comme tout le monde, il est d'abord dévasté par le drame qui a eu lieu à Lyon. Vous savez, Raphael Arnaud, ça fait partie des militantes et des militants qui ont commencé leur engagement à Lyon contre précisément la violence et contre le faitur de la jeune guerre. et contre le fait que à Lyon depuis des années des années vous avez des groupuscules d'extrême droite qui attaquent des manifestations qui s'en prennent à des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur couleur de peau et que il y a des militants qui se sont organisés pour faire en sorte queon puisse tenir des manifestations.
Ça j'entends parfaitement mais sur sur la sur le répondre sur le silence de votre parlementaire. Attendez, après je parlerai si vous voulez de ce que vous appelez son silence, un silence avec deux tweets. Donc je sais pas si vous appelez ça vraiment un silence en effet au contrat avec ses assistants parlementaire en cause d'abord en en disant son sa compassion pour la famille de Quin Desan et deuxièmement en disant que évidemment c'était ce qu'il redoutait depuis des années des années à Lyon que ses affrontements se se terminent par un drame.
Donc Raphael Arnaud il est comme tout le monde, il est dévasté par cette situation maintenant. Effectivement il est pas venu à l'Assemblée nationale hier. Pourquoi ?
Ben je vais vous dire pourquoi. Parce que depuis que son nom a été jeté en pâure par euh des euh militants d'extrême droite puis relayés dans un certain nombre de médias, faisant fit de la présomption d'innocence, faisant fit du fait qu'il n'est concerné par aucune enquête judiciaire, bah Raphaël Arnaud, il reçoit tous les jours des menaces de mort sur la scène nationale comme sur la scène internationale. Et ce n'est pas le seul d'ailleurs dans votre partie.
On va y revenir. Aidiciellement a-t-il officiellement avec ces menaces de mar été placé sous protection policière où en avez-vous fait la demande ? crois pas et pardonnez-moi, je comprends que vous me posiez la question, mais vous comprendrez que sur des questions aussi sensibles, le moins de choses on dit publiquement et plus on protège la personne qui en est ciblée.
Oui. Vous faites bloc autour de lui hein depuis le début. Vous avez dit que finalement un salarié ne devait pas finalement rendre des comptes peut-être à son en l'occurrence là député.
Vous disiez vous disiez encore une fois il y a quelques jours que au motif qu'il ne serait tenu responsable des actes de ses salariés Raphaël Arnaud de ce qu'a fait notamment Jacquelie Favroot pourquoi il serait mis en retrait ou pourquoi il devrait démissionner ça c'est votre ligne depuis le début mais au-delà au-delà de base sans doute mais au-delà de ça la vie politique la vie publique est faite aussi de symboles est-ce que finalement ça n'apaiserait pas vous ne pensez pas que c'est un début de réponse à l'apaisement demander par votre camp par demandé par les autres de lui demander justement de se mettre en retraite. Est-ce que ce n'est pas une forme de suite logique ? Mais absolument pas madame.
Enfin, écoutez euh les il y a un principe quand même qui a un principe élémentaire dans notre société, c'est la responsabilité individuelle des actes qui sont commis. Raphaël Arnaud, il n'est concerné par aucune enquête judiciaire, il n'a aucune responsabilité dans le drame qui a eu lieu à Lyon. Mais du symbole.
Mais mais le symbole madame, mais c'est pas du symbole. lui ses positions politiques à Raphael Arnaud, elles sont connues de longue date. Il a toujours dit que lui il rejetait la violence comme méthode euh politique.
Donc ne dites pas qu'il a rien fait. Il n'a pas rien fait à partir du moment où son collaborateur a été impliqué dans cette affaire. Après, on verra quelle quelle est sa responsabilité telle qu'elle sera déterminée par la justice.
Parce que je vous rappelle qu'il y a quand même un certain nombre de principes en France, notamment la présomption d'innocence, notamment le secret de l'enquête et une enquête est toujours en cour. principard c'est que désormais on considère queune personne est auditionnée ou qu'elle est mise en examen, elle est évidemment coupable. D'abord, on nen sait rien.
Et deuxièmement, Raphael Arnaud, lui, il a pris des mesures constat notamment que des propos qui ont été imputés à son assistant parlementaire en garde à vue ont été démentis et on a pu vérifier qu'ils n'ont pas été produités. Voilà. Mais c'est pourquoi il faut être extrêmement prudent et je trouve que depuis 10 jours, pardonnez-moi de vous le dire, une partie, je dis pas tout le monde mais une partie de la classe médiatique a fait absolument pas preuve de la prudence nécessaire.
Et le gouvernement qui normalement est abstraint à un certain nombre de principes et notamment un principe de séparation des pouvoirs, c'est allègrement assis sur ce principe. Et ben moi, pardonnez-moi, mais s'il doit y avoir une dernière personne dans ce pays qui défend le le la présomption d'innocence, euh la séparation des pouvoirs, le secret de l'enquête et le secret de l'instruction, bah s'il doit y en avoir une dernière, ça sera moi parce que je pense que c'est des principes élémentaires dans un état de droit. Juste une question, dernière question sur Raphaël Arnaud.
A-t-il prévu à un moment donné, pardonnez-moi, de de s'exprimer ? Mais d'abord euh je je je il s'est déjà exprimé à à deux reprises. Donc euh il s'est déjà exprimé à deux reprises.
Ensuite je pense qu'il s'exprimera à nouveau. Mais c'est lui qui décidera dans quel calendrier il a envie de s'exprimer. Et encore une fois, je pense qu'il a dit sa compassion, il a dit son émotion après ce qui s'est passé à Lyon.
Il a pris les mesures nécessaires pour se séparer d'un collaborateur qui est mise en cause dans cette affaire. Je vois pas pourquoi on continue à venir lui chercher à lui des noises euh pardonnez-moi et que ça vienne de madame il est élu de la notion et qu'il doit peut-être à un moment donné rendre des comptes je pense que les comptes il les a rendu il continuera à les rendre parce que évidemment mais on rend ses comptes à ses électrices et à ses électeurs et quand on est un député d'opposition c'est certainement pas à madame Brégon porte-parole du gouvernement que nous avons à rendre des comptes parce que madame Brégjon qu'elle s'occupe d'être porte-parole du gouvernement et qu'elle aspire pas à organiser Manuel qu'ils n'auront pas non plus à ses électeurs et ses électrices en l'occurrence. Si évidemment qu' à ses électrices et ses élect, j'ai peur que ça se termine très mal pour l'un d'entre nous.
C'est les mots d'Éric Cocrel, votre collègue insoumis. Vous partagez cette crainte, vous partagez cette peur quand vous êtes mis en cause de manière absolument abjecte et de manière absolument infondée, comme c'est le cas depuis 10 jours, en expliquant partout que il y a un lien entre la France assoumise et le drame qui a eu lieu à Lyon comme si on avait en quelque sorte une responsabilité dans ce drame, bah ça a des conséquences très concrètes. des conséquences très concrètes, c'est des permanences parlementaires qui sont attaquées, des locaux de campagne qui sont attaqués, des candidats tête de l'eance insoumise aux élections municipal qu'on va chasser dans leur domicile pour mettre des tags à l'entrée de leur de leur de leur appartement ou de leur maison.
Donc oui, évidemment qu'on est tous très inquiets de cette situation dans cette campagne justement précisément, est-ce que vous avez certains de vos candidats qui s'interrogent sur leur engagement ? Ah certainement pas parce que certainement pas parce que pas du tout renoncer au contraire ça nous fait de plus que jamais avoir conscience de la nécessité de mener la bataille contre l'extrême droite et la bataille antifasciste parce que ces menaces elles viennent évidemment des réseaux d'extrême droite et donc moi ça renforce ma détermination ma vigueur et d'ailleurs la ça renforce la détermination et la vigueur d'un grand nombre de citoyens parce que contrairement à ce que certains d'entre vous semblent croire si vous pensez que ça isole la France insoumise dans le peuple français ce qui est en train de se passer, c'est précisément l'inverse. Vous savez, la semaine dernière, même si les sondages disent que le barrage envers LF les sondages, il y a eu trois sondages municipals qui ont été sorti depuis le drame de Lyon.
On a gagné quatre points à Toulouse, deux points à à Avignon et un point à Lyon. Donc et vous en tirez quel enseignement ? J'en tire comme enseignement qu'il y a des réflexes antifascistes qui sont très profondément ancrés à l'intérieur du peuple français et qui comprend bien dans cette situation que face à une dérive et à une une instrumentalisation absolument indigne de ce qui est en train de se passer qui produit une dérive fascisante d'une partie de la scène politique quand même quand vous avez la candidate des républicains à la mairie de Marseille qui reprend à son compte la devise qui était la devise de la collaboration quand vous avez madame berger voilà quand vous avez madame berger ministre du gouvernement qui reprend à son compte l'anti France qui a un concept qui a été forgé par Charles Moras, qui a été repris par la collaboration pour désigner les juifs et les étrangers qui reprend ce ce concept là à son compte.
Et ben il y a plein de gens qui se disent "Oh là, on va pas se faire laisser faire comme ça." Et donc vous avez par exemple à la France à insoumise la semaine dernière 2500 personnes qui ont décidé de rejoindre la France à soumise. C'est 10 fois plus que la semaine précédente personne. sur sur des conséquences aussi, c'est que il y a des réflexes antifascistes dans ce pays.
Et moi, j'appelle les gens qui veulent mener cette bataille et cette lutte implacable à nous rejoindre parce qu'on a besoin de force dans cette bataille. aussi peut-être à calmer le jeu. Vous aussi, vous faites partie du débat public et politique.
Jean-Luc Mélenchon doit normalement se rendre à Lyon demain, je crois pour un grand meeting. Est-ce que vous avez eu des alertes des autorités de craintes de débordement ? On organise on organise comme toujours dans tous nos meetings.
Tous nos meetings se sont toujours bien passés malgré le fait qu'ils ont fait l'objet d'un certain nombre de tentatives de perturbation. Non. et et je vois pas pourquoi on disuaderait d'aller sur place alors que la campagne électorale des élections municipales est en cours.
Quand à calmé le jeu madame, moi je veux être très clair. Moi mes moyens d'action y compris contre l'extrême droite, c'est des moyens d'action démocratiques, large pacifique. Et c'est pourquoi j'appelle tous les gens à utiliser leur bulletin de vote notamment le 15 et le 22 mars prochain à l'occasion des élections municipales pour en fait pour en faire aussi un vote de résistance antifasciste.
J'évoquéis cette réunion qui s'est tenue autour du chef de l'État Emmanuel Macron hier à l'Élysée sur ses mouvances extrémistes d'extrême droite ou d'extrême gauche en présence notamment du ministre de de l'intérieur ou du garde des sauts. Est-ce que vous salez l'initiative ? Vous avez évoqué tout à l'heure l'absence, vous déploriez l'absence de séparation des pouvoirs si je vous entends.
C'était pas une réunion qui devait se hypocrisie absolue madame. Bah parce que vous réunissez le mardi en disant que vous allez dissoudre un certain nombre de groupes et notamment un certain nombre de groupes d'extrême droite alors que le samedi vous les avez laissé défiler dans les rues de Lyon et faire une parade néonazie dans lequel vous aviez des salut nazis, des insultes homophobes et des insultes. a été prise de dissoudre qu nouvelles structures dont trois d'ultroite et une gauche.
Ex par exemple tout le monde sait à Lyon qu'il y a un groupe qui s'appelle maintenant Audace Lyon qui avant s'appelait Lyon populaire qui a été reconstitué et qui a un groupe à l'origine d'un certain nombre d'agressions qui ont lieu en particulier dans le vieux lion des agressions racistes des agressions homophobes et ces gens-là on les a laissé défiler dans la rue samedi. Et maintenant 2 jours après, on va dire qu'on va faire des dissolutions mais pas eux. Donc je trouve que c'est d'une hypocrisie absolue pour vous dire les choses.
Franchement hypocrisie absolue mais décision a aussi été prise euh de saisir la justice pour reconstitution de Ligue 10 concernant le mouvement cofondé par Raphaël Arnaud la la jeune garde. Vous dites quoi ce matin ? La justice façon de travail vous aidereit vous aiderez la justice peut-être si la justice a besoin de enfin je sais pas si elle a besoin d'aide mais c'est d'abord une décision du ministre de l'intérêt que je trouve assez opportuniste politiquement parce que si le ministère de après il y a des faits il y a des faits qui sont posés.
Ouais mais justement madame les faits dont il les questions c'est qu'il y aurait eu des réunions dans plusieurs villes. Alors pourquoi avoir attendu le drame de Lyon si c'était effectivement le cas pour poser cette question à la justice ? Vous voyez bien que c'est un un calendrier politique qui vise à tout prix à essayer d'imputer à la jeune garde en tant qu'organisation une responsabilité dans le drame de Lance que aujourd'hui rien dans l'enquête ne dit d'ailleurs encore une fois je le dis trois mouvements du sont appelés à être mais le problème c'est que vous voyez bien que les dissolutions bon d'abord c'est une décision arbitraire d'un ministre moi je suis pour les dissolutions judiciair c'est la justice de faire son travail et deuxièmement et deuxièmement vous voyez bien qu'une dissolution pardonnez-moi c'est fait en coordination aussi avec les autorités, avec le renseignement.
C'est pas une décision de justice madame, c'est une décision qui est prise par le ministre de l'avaissolution. sur les dissolutions, vous avez ensuite la possibilité de faire un recours auprès du Conseil d'État et notamment il y a eu un an une dissolution enfin une annonce de dissolution de la jeune garde qui à l'époque s'appuyait sur des motifs qui étaient des motifs absolument sur laquel d'ailleurs vous avez vous-même fait un recours et qui nous avons fait nous avons soutenu le recours qui avait été fait parce que parce que en 8 ans il y avait aucune condamnation d'aucun fait par rapport à la jeune garde. Manuel Bonpard, le temps file très vite mais on est effectivement à quelques semaines de ces élections municipales concernant votre stratégie, les critiques de vos anciens alliés notamment socialistes sont extrêmement vives.
Quel est votre positionnement ? Parce que Jean-Luc Mélenchon, justement à cette conférence de presse à laquelle nous n'étions pas conviés, a parlé de néanmoins fusion technique possible avec des parties de gauche. Ça veut dire quoi exactement Je vais vous dire, nos positions, elles sont très simples.
Nos positions, c'est de dire aux électrices et aux électeurs, partout où vous nous mettrez en tête à gauche au soir de l'élection municipale et partout où il y aura un risque la droite et l'extrême droite s'empare des villes, nous organiserons le rassemblement pour battre la droite et l'extrême droite. Pourquoi ? Parce qu'une ville dirigée par la droite qui est de plus en plus extrémisée ou par l'extrême droite, c'est un é proposera à toute la gauche de se rassembler partout où on arrivera en tête. là où on narrivera pas en tête, il appartiendra malgré les mots, malgré les querelles, malgré les mots, les querelles.
Écoutez franchement euh euh il y a un certain nombre de dirigeants du Parti socialiste qui ont fait des de ce qui est de mon point de vue une faute historique majeure de mettre sur le même plan des fascistes et des antifascistes. Pourquoi on demandera un certain nombre de garanties madame expliquer avec eux ? Attendez, c'est pourquoi on demandera un certain nombre de garanties madame ?
Le rassemblement, il n'est possible qu'avec des gens qui disent clairement au deuxième tour d'une élection comme l'élection présidentielle qui voteront à gauche face à l'extrême droite, pas qui feront du nini. Donc ça ça sera des clarifications qu'on demandera et sans ces clarifications là, ça me paraît extrêmement difficile d'avoir quelques rassemblements que ce soit. À la fin de cet entretien, juste une clarification, motion de censure étudié aujourd'hui déposée par votre groupe mais également déposée par le Rassemblement national.
On a appris hier que le RN ne voterait pas la motion insoumise compte tenu du climat politique. Il nous est pas possible de voter une motion. Vous dites quoi ?
Bon débar vive la clarification. C'est pas je dis que c'est pas nouveau que le Rassemblement national cherche tous les prétextes possibles pour essayer d'empêcher de faire tomber le gouvernement. Maintenant il y a effectivement une motion de censure.
Pourquoi ? Parce que le gouvernement décide tout seul ce qu'on appelle une programmation pluriannuelle de l'énergie. C'està-dire des décisions des décisions majeures qui engagent des dizaines de milliards d'euros d'investissement qui veut nous amener dans un tout nucléaire avec des nouveaux EPR alors qu'on a besoin de développer les énergies renouvelables qui ralentit le rythme de développement des énergies renouvelables et le décide tout seul.
Et ben ça c'est pas normal. Donc on sur le gouvernement. Merci beaucoup Manuel Bonsoir d'avoir été avec nous ce matin sur RMC.
Il est 8h47 sur BFM et RMC.
Manuel Bompard