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interviewLe Média — Podcasts· 23 juin 2026 22 min

Meeting de Retailleau : Sansal, Algérie et chaises vides

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 22 juin et comme les bonnes habitudes ont la vie dure, le retour du week-end rime désormais avec débrief de meetings politiques. Bah ouais, je viens d'inventer, c'est comme ça. On a déjà parlé de ceux de Jean-Luc Mélenchon, puis de Raphaël Glucksmann, après avoir involontairement snobé Gabriel Attal parce que j'avais tout simplement pas encore eu cette idée géniale de série, des Ogabi, mais c'est désormais au tour de Bruno Retailleau de passer sur le gris. Le président candidat des Républicains a pris ses quartiers dans le 12e arrondissement de Paris ce week-end avec 4000 soutiens revendiqués et Boilem sans salle en guestart.

Et je peux vous dire que ça envoie niveau ambiance.

0:46
Invité

Retailleau, Retailleau de Beauvau à l'Elysée Boulevard, Retailleau !

0:51
Présentateur

Alors avant de passer à ce moment de grâce, j'ai un tout petit mot à vous faire passer. Alors merci déjà parce qu'on a dépassé le cap des 3000 nouveaux donateurs mensuels. Un immense merci à toutes celles et ceux qui nous ont soutenus. Mais la mobilisation doit continuer. À l'approche de 2027, la seule télé indée de France doit continuer d'exister. Pour ça, rendez-vous sur capsurdica.lemédiatv.fr. Et restez bien jusqu'à la fin du récap parce qu'on vous annoncera une petite nouvelle concernant la TNT. Maintenant que le message est passé, revenons-en au meeting de Nono Retailleau. Parce qu'un meeting, c'est jamais vraiment juste un meeting, on le sait bien.

C'est un test grandeur nature qu'il convient d'observer. Une démonstration de force où chaque détail compte. Les applaudissements, les plans de caméra et évidemment les chaises vides, ces ennemis jurés de n'importe quel directeur de campagne. Alors le problème, c'est quand même que Bruno Retailleau n'arrive pas vraiment là-dedans avec le vent dans le dos, si vous voyez ce que je veux dire. L'époque où les Républicains pouvaient se présenter comme un passage obligé de la présidentielle est terminée. En 2022, on le rappelle, Valérie Pécresse n'a même pas franchi la barre des 5%. Et depuis, le parti cherche autant un candidat qu'une raison de croire au retour en grâce de LR.

Et la perspective du scrutin de 2027 n'est pas franchement plus reluisante à ce stade. Dans les sondages, le Vendéen est systématiquement donné derrière Gabriel Attal et Édouard Philippe. Ça fait beaucoup.

2:22
Bruno Retailleau

2027, c'est l'élection de la dernière chance.

2:25
Présentateur

Alors dans les rangs du parti, on se rassure comme on peut. On clame que LR dispose de la première force militante de France. 76 000 adhérents recensés en avril, pour votre petite information. Et que le président, Bruno Retailleau, disposerait, lui, d'un socle de 10%, très évidemment surestimé, autour de sa candidature à l'Elysée. Et puis donc, on fait des meetings pour donner un petit peu de corps à tout ça. Alors sortons notre longue vue et regardons tout ça de plus près. Évidemment, on va commencer par les chaises vides, parce que ça en dit beaucoup. Ne cherchez pas Jean-François Copé, Laurent Wauquiez ou encore Xavier Bertrand, les trois poids lourds du parti.

Ils étaient aux abonnés absents et ils l'avaient d'ailleurs fait savoir au préalable. Autant dire que c'est un des aveux complets pour Nono, ça ira plus vite. Le seul véritable gros bonnet qui a fait le déplacement au meeting, c'est le président du Sénat, Gérard Larcher, venu avec quelques figures, que sont Michel Barnier par exemple, qui a connu un bref retour de popularité après son passage à Matignon sous Macron. Et aussi François Barouin, le maire de Troyes et ex-ministre sarkoziste. Tout un symbole. Ah si, et puis en parlant de symbole fort, il y avait quand même Valérie Pécresse, sûrement venue offrir son expérience d'oratrice hors pair.

Petit archive de 2022, juste pour vous faire plaisir.

3:49
Invité

Oui, Molière, Molière au Panthéon. Et avec lui, Scannarelle, Scapin et Célimène.

4:04
Présentateur

Tu peux en descendre un choui s'il te plaît ? Attends, je vais en remonter. Pardon, c'était l'inverse. Merci. Ah, ça fait toujours du bien de se rappeler des grands moments de politique comme ça. Pardon. Allez, bon, alors vous l'avez compris, le casting politique n'était pas l'alpha et l'oméga de ce meeting. On a fait plutôt avec ce qui est resté dans les placards de la boutique et clairement, ce n'est pas du premier choix. Alors Bruno Retailleau, il a dû se relever les manches quand même, ouvrir son bon vieux répertoire téléphonique un peu poussiéreux et se mettre à faire de la programmation lui-même.

Et c'est comme ça qu'il s'est retrouvé avec son grand ami Boilem Sansal en guise de tête d'affiche de son meeting. Alors tout ça pour qu'à la fin, il ne lise même pas le discours qu'on lui avait écrit et que tout le monde ne retienne que ce passage ou plutôt cette fable que nous raconte l'écrivain d'extrême droite récemment sorti de prison.

5:03
Invité

Au quatrième mois, il y a un nom qui est rentré en prison qui est devenu immédiatement célèbre. Il est devenu même le héros de la prison où j'étais et de toutes les prisons algériennes. Il s'appelle Bruno Retailleau. Il était ministre de l'Intérieur, il combattait le régime et donc les prisonniers, là, vous disiez comme vous le faites maintenant. Retailleau, Retailleau, de Beauvau, à l'Elysée, boulevard, Retailleau ! Et voilà, c'est comme ça que j'ai tenu. Écoutez, j'ai préparé un discours de cinq pages. Je crois que je vous aurais assassiné si je l'avais lu. Non, voilà, je vous parle comme ça spontanément.

Le discours, on va le mettre au propre et puis je ne sais pas ce que les organisateurs vont en faire. Peut-être l'envoyer à la presse pour les ennuyer un peu. Bon, et voilà, merci beaucoup les amis, merci.

5:56
Présentateur

Alors moi, c'est simple, depuis cette séquence, je suis hantée par les images de détenus algériens atteints d'un syndrome de Stolkholm si poussé qu'ils en viendraient à acclamer Bruno Retailleau à l'unisson dans leur cellule. Après des déclarations pareilles, moi, je dis qu'il ne faut pas s'étonner que Boilem Sansal soit persona non grata dans son pays. Voilà, c'est tout ce que je dirais. En tout cas, le public du meeting, lui, il était chauffé à blanc. Un peu d'algérophobie, c'est pile ce qu'il lui fallait en plat de résistance. À la suite de ça, Nono Retailleau, il a pu dérouler son discours motivationnel, la façon gourou de développement personnel, comme il voulait.

6:30
Bruno Retailleau

Bientôt, la France va pouvoir se relever. Bientôt, les Français vont pouvoir redresser la tête. Bientôt, nous allons faire gagner la France. Oui, c'est possible. Et aujourd'hui, je vous le promets, comme je vous fais ce serment de gagner en 2027. Oui, c'est possible. Une France plus forte, c'est possible.

6:51
Présentateur

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le chauffeur de salle a été un peu long à la détente sur ce coup-là. Personne n'a réagi quand il fallait, quand Retailleau disait qu'il allait gagner en 2027. Bon, il faut dire qu'il faut quand même une sacrée ferveur militante pour y croire, mais c'est un autre sujet. Alors, après ce léger flop, place quand même aux promesses de campagne. C'est un incontournable, évidemment. Alors, Bruno Retailleau a ratissé plutôt large sur la question. Il veut, par exemple, rendre la parole au peuple, notamment via une série de référendums, annonce-t-il. Alors, Macron nous a déjà fait ce coup-là en son temps, pour les résultats qu'on connaît. Mais soit.

Sur l'immigration, son surprise, Retailleau veut encore durcir le ton pour éviter, dit-il, de nous faire déborder par des populations que nous ne choisissons pas et qui ont des codes et une culture brutalement, radicalement opposées à la nôtre et qui, surtout, ne veulent pas s'intégrer. On a compris qui était visé. Évidemment, n'y voyez pas là de racisme. Ce serait juste une façon de préserver la culture française. Ça, c'est ce qu'il dit. Puis, c'est exactement aussi ce qu'aurait dit Éric Zemmour ou le clan Le Pen. Mais ça ne surprend plus personne, même dans ses propres rangs.

8:13
Invité

Je vous dis, on a la droite la plus bête du monde. Mais si tout le monde, comme la gauche, il pouvait tous se rassembler avec Bardella. Bardella est très fort aussi.

8:20
Bruno Retailleau

Donc, vous voudriez une alliance aussi avec Jordan Bardella ?

8:22
Présentateur

Merci Isabelle. Je vous laisse alors. Vient ensuite la proposition sur la castration chimique pour des pédophiles. On en a déjà parlé dans le récap. La suppression aussi du juge d'application des peines. Parce qu'après tout, c'est bien connu. Ces gens-là ne servent à rien. Tout ça, évidemment, c'est en écho à l'affaire Liana sur laquelle Retailleau capitalise quand même grandement. Dans son discours, l'école est également érigée en mer de toutes les batailles, dit-il. Il serait temps. Et l'intelligence artificielle est brandie comme un enjeu d'avenir. Sur le social, on retrouve du grand classique de la droite dure, la chasse à l'assistana. Classique également.

Avec en arrière-plan, le récit bien commode sur les allocations qui seraient plus rentables que le travail. Une fiction politique régulièrement brandie pour justifier, évidemment, le recul des protections sociales et la casse sans cesse renouvelée du droit du travail.

9:14
Bruno Retailleau

La vision du modèle social que nous avons c'est un équilibre entre les droits et les devoirs. Sinon, ça ne marche pas. Et ce que je propose, c'est de plafonner à 70% toutes les prestations sociales, toutes, on les met dans le même pot commun. On les plafonne à 70% du SMI pour s'assurer qu'ils soient toujours plus payants de travailler que de vivre, justement, des aides sociales. Ça, c'est le modèle de la société où le travail ne sera pas perdant comme il est aujourd'hui, mais où le travail sera gagnant. Ça n'est certainement pas la vision de la société qu'à la gauche, ni même le Rassemblement National, qui, eux, souhaitent une société de l'assistanat. Eh bien, non, pas nous.

C'est une de nos grandes différences, mes amis.

10:06
Présentateur

L'ensemble vise supposément à montrer un candidat capable de sortir de l'obsession régalienne traditionnellement associée à la droite et surtout, bien évidemment, de se différencier, tant bien que mal, du RN. Mais si vous voulez mon avis, le résultat est quand même assez mitigé. Enfin si, quand même. On peut noter que l'ex-locataire de Beauvau s'est essayé à un registre particulièrement rare, si ce n'est complètement absent à droite. Il a parlé furtivement d'écologie. Alors, c'est vrai que le sujet s'imposait un peu. En dehors de la salle climatisée où Retailleau s'agitait, le thermomètre dépassait allègrement les 40 degrés en plein mois de juin. Bon, ça mérite qu'on en parle.

Mais ne vous attendez cependant pas à grand-chose. Ce n'est pas demain la veille, quand même, que quelqu'un chez LR prônera la décroissance au titre qu'on va tous mourir. Selon Retailleau, il existerait d'ailleurs une écologie de droite. Première nouvelle. Mais qu'est-ce donc que cela ? Nono, explique-nous. Eh bien, ce serait, tenez-vous bien, une écologie du bon sens qui ne punira pas, qui ne dénoncera pas, qui n'interdira pas. Et nous aurons tellement plus de résultats, promet enfin Bruno Retailleau. Ça laisse rêveur. Tant d'ambition pour sauver la planète. Moi, je dis que c'est quand même quasiment du climato-scepticisme à ce stade, mais ça n'engage que moi.

Alors après, il ne faut pas s'étonner quand on sait où il puise ses inspirations.

11:29
Bruno Retailleau

Je veux aussi faire en sorte que on puisse prendre une tronçonneuse, là, pour qu'on puisse couper dans les normes. Les normes françaises qui nous coûtent 20 fois plus, vous vous rendez compte, que les normes allemandes. Pas qu'en Chine, pas qu'ailleurs. On se compare simplement à l'Allemagne, notre grand voisin européen. Ce que je propose, c'est, dans la Constitution française, d'enlever le principe de précaution. Ce sera le principe de responsabilité qui guidera la société française.

12:02
Présentateur

Ah bah oui, il ne manquait plus que ça. Le petit coup de tronçonneuse à la Ravière-Mille, le président d'extrême droite, tendance libertarienne de l'Argentine. Il nous manquait celui-là. Alors c'est David Lysnard, le maire de Cannes, ex-LR, qui s'est aussi lancé dans la course à l'Elysée sur une ligne très inspirée de l'Argentin qui risque un peu de mal le prendre. On vient le concurrencer sur ses plates-bandes. Souvenez-vous, il avait fait un coup de com' à l'aide d'un broyeur à papier où il broyait un tas de normes, tout ça. C'était il y a quelques semaines. On s'en était d'ailleurs parlé dans le récap. Je vous invite à revoir cette émission.

Et puis nous, on va en terminer quand même avec les adversaires listés par Bruno Retailleau, LFI évidemment, en tête de proue. Dont il rabâche que le mouvement ne gagnera pas cette présidentielle. Il l'a beaucoup dit, comme on répète un peu un mantra. Alors par contre, évidemment, l'extrême droite ne prend pas un seul coup dans la bataille. Il ne faudrait quand même pas scier la branche sur laquelle on est assis trop vite. En revanche, Bruno Retailleau scelle clairement le divorce avec la Macronie en dressant un bilan pour le moins peu complaisant de l'exercice en cours.

Un exercice auquel il a pourtant allègrement pris part et dont il a même tiré une très grande partie de sa notoriété actuelle. Mais en politique, vous le savez, la loyauté a souvent une durée de vie assez limitée. Surtout quand il faut assumer un bilan désastreux. Après dix ans d'en marche, plus rien ne marche. Lâche Bruno Retailleau, sans aucune difficulté, dont acte. Alors avec ce meeting, Retailleau, il a surtout tenté d'exister. On l'a bien compris dans la cacophonie ambiante des candidatures. Il reprend les codes plutôt classiques de la droite en campagne présidentielle en restant dans une ligne qu'il connaît par cœur et dont il l'expérimente depuis 40 ans de vie politique.

La seule épreuve le concernant, c'est quand même de marquer la différence avec l'extrême droite, tant sur le fond que sur la forme. Reste néanmoins une interrogation assez simple. Pourquoi faire ? Bah ouais, Bruno Retailleau fait encore partie de ces candidatures dont l'enjeu n'a jamais été de savoir si elles étaient capables de l'emporter à la fin. Mais plutôt celle de savoir s'il parviendra à obtenir ou non le remorsement de ses frais de campagne. Et je vous avais promis une petite info avant de continuer avec le reste de l'actualité. Eh bien, sachez que le 24 juin prochain, dans deux jours, le Média passera devant l'ARCOM dans le cadre de sa candidature à la TNT francilienne.

D'ici là, évidemment, notre objectif est d'avoir le plus de soutien et notamment de donateurs mensuels afin de nous présenter à l'autorité de régulation avec la communauté la plus forte possible derrière nous. Alors, c'est le moment. Faites péter la jauge. Rendez-vous sur capsurdica.lemédiatv.fr Et puis, vous le savez, si vous aimez l'émission Le Récap, je vous invite à me rejoindre sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos YouTube. Et on reste dans l'actualité française avec ce lundi, la publication du rapport sur l'affaire Liana. Il a été rédigé par les services de l'inspection générale de la gendarmerie et de celle de la justice.

Il a été remis ce matin en main propre à Sébastien Lecornu. Et à l'heure où nous enregistrons cette chronique, il n'a pas encore été rendu public. Mais certaines informations ont néanmoins fuité. Et sans surprise, il y a évidemment eu des manquements. Ce rapport intervient deux jours après celui consacré au scandale Bétarame. Deux enquêtes évidemment différentes, mais un constat quand même un peu similaire. Lorsque des enfants dénoncent des violences en France, les institutions chargées de les protéger faillissent. dans l'affaire Liana, le rapport pointe du doigt des dysfonctionnements.

Citons l'exemple de la perte de temps dans le traitement de la plainte déposée l'été dernier près de Toulouse par la mère de la jeune Rosa. L'enfant accusé également Jérôme Barrella de viol répété entre mai 2024 et mai 2025. Le dossier Amis des mois est retransmis du parquet de Toulouse à celui d'Oche. Conséquence, Barrella n'a jamais été entendu dans cette affaire. La faute de qui ? Le rapport pointe des responsabilités individuelles mais ne paie pas en cause de manque de moyens. En bref, c'est certainement la faute des gendarmes, du procureur, des magistrats mais uniquement eux, ce n'est pas la faute de Gérald Darmanin ni des autres, vous l'avez bien compris.

D'ailleurs, le collectif de naufragés qui s'est créé après l'affaire Liana lui a adressé une lettre. Je vous propose de l'écouter.

16:26
Invité

Nous venons de créer le collectif « Les naufragés de la justice ». Combien de temps encore les victimes et leurs familles devront-elles se battre pour obtenir ce qui devrait constituer le fondement même de notre démocratie ? Une justice impartiale, diligente et pleinement engagée dans la recherche de la vérité. Chaque année, des milliers de justiciables se heurtent à des délais excessifs, à des refus d'actes, à des enquêtes incomplètes et à des décisions qu'il peine encore à comprendre. Pour beaucoup d'entre eux, la procédure judiciaire devient elle-même une épreuve supplémentaire. Cette souffrance a un nom, la victimisation secondaire.

Elle survient lorsque les victimes ou leurs proches ont le sentiment que leur parole n'est pas entendue et que leurs démarches sont ignorées ou que les institutions censées les protéger deviennent une source supplémentaire de détresse. On ne demande pas une nouvelle circulaire, nous demandons une réflexion profonde sur l'organisation et le fonctionnement de certaines procédures lorsque des familles cherchent à comprendre les circonstances du décès d'un proche.

17:33
Présentateur

Quant au rapport Bétharam, il est sans appel. Il estime que 700 à 1 500 élèves pourraient avoir été victimes de violences physiques, psychologiques ou sexuelles et il dénonce une défaillance des mécanismes de contrôle de l'Église comme de l'État. Je cite « piqûres d'eau, abus sexuels, gifles, enfants dénudés près d'un cours d'eau gelé, le système institutionnel de violences bien rôdées a perduré pendant des décennies à Bétharam. Les enquêteurs indiquent que les violences systémiques et exceptionnelles ont un impact durable sur la vie psychique et relationnelle des victimes. Ils préconisent des réparations financières pour les victimes. Ces dernières sont réunies en collectif.

Elles dénoncent une enquête qui est financée par la congrégation elle-même et regrettent que les victimes aient été tenues à l'écart de sa présentation. Au-delà de leurs différences, les deux rapports interrogent sur la capacité de l'État, de la justice et des institutions en général à entendre la parole des enfants et bien sûr à agir avant qu'il ne soit trop tard. C'était dans les papiers mais ça a été officialisé. Ce midi, le Premier ministre britannique a démissionné. Keir Starmer quittera son poste à la rentrée quand un successeur lui aura été désigné.

Ces derniers temps, une centaine de députés de son propre camp ont réclamé son départ et la pression s'est accentuée quand le travailliste Andy Burnham est devenu plus populaire que lui et a gagné une législative partielle. C'est d'ailleurs lui qui devrait prendre la tête du parti. Keir Starmer de son côté était devenu très impopulaire chez les siens et ça arrange le parti d'extrême droite Trifon Mewke dirigé par Nigel Farage. Ce dernier caracole en tête des sondages et a appelé à de nouvelles élections législatives. Keir Starmer quant à lui sera resté moins de deux ans au 10 Downing Street. Son départ ouvre une période d'incertitude pour les travaillistes.

Une situation dont la droite radicale entend manifestement tirer parti. Selon un bilan de Reporters sans frontières fin 2025, plus de 220 journalistes ont été tués par l'armée israélienne à Gaza et ce depuis le début du génocide et le massacre continue. Al Jazeera a annoncé qu'un de ses journalistes avait encore été tué dans un bombardement israélien. La frappe a été menée par un drone dans un camp de réfugiés. L'armée israélienne confirme mais développe toujours le même narratif mis à mal à chaque fois. Oui mais ce n'est pas un journaliste c'est un terroriste du Hamas. Vous connaissez la chanson. En tout cas il s'appelait Ahmed Ouisha.

C'est le frère de Mohamed Ouisha lui aussi journaliste lui aussi tué par un drone israélien. C'était au mois d'avril. Al Jazeera a publié un communiqué hier dans lequel elle dit je cite condamner les accusations fondées par l'armée d'occupation israélienne qui cherche à justifier ses crimes contre les journalistes et les caméramens d'Al Jazeera à Gaza. Quant au plan de paix initié par Donald Trump il piétine pire encore il ne produit aucun effet concret si ce n'est à l'avantage d'Israël qui continue de coloniser et de tuer notamment au Liban.

Le génocide à Gaza a été éclipsé par les médias mainstream par la guerre Iran-Etats-Unis là aussi Donald Trump a voulu se présenter en faiseur de roi et il a échoué. Alors les discussions autour de l'accord de paix signé il y a quelques jours ont commencé hier en Suisse. C'est ce qu'ils ont partout appelé la première phase de négociation elle doit durer 60 jours au total. À ce moment-là un accord global devrait voir le jour. Parmi les premières mesures annoncées figure la création d'une ligne de communication destinée à garantir la libre circulation dans le détroit d'Hormuz.

La fin des combats même au Liban le nucléaire iranien a également été mis sur la table hier mais manifestement ça n'a pas dû être très concluant puisque la rencontre a été perturbée après le départ temporaire de la délégation iranienne. Elle dénonçait un message jugé insultant de la part de Donald Trump. Pourtant G.D. Vance le vice-président des Etats-Unis a lui salué des bases très solides un peu comme s'il se mettait des œillères. Malgré ces tensions les négociations doivent tout de même se poursuivre cette semaine avec l'objectif affiché d'éviter toute nouvelle escalade. Évidemment on suivra l'affaire dans le récap. Et merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.

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