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DébatEurope 1 (sur YouTube)· 26 août 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Aides et contrôle migratoire : La stratégie de Sébastien Lecornu à Mayotte peut-elle fonctionner ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la politique de la carotte, c'est la solution selon vous François Calfond ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que la solution proposée par Lecornu sera productive ou contreproductive ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les hotspots prônés par Édouard Philippe, est-ce une solution ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Les migrants sont-ils utilisés comme arme diplomatique par les Comores ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    L'immigration est-elle un sujet économique que la gauche a délaissé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Charles HuierFait
    « Le Premier ministre a annoncé vouloir utiliser l'aide publique au développement comme levier pour inciter plusieurs pays africains à mieux coopérer dans la lutte contre l'immigration clandestine vers l'archipel. »
  • 8:00François CalfondFait
    « Il est clair qu'il faut pouvoir avoir un bon dialogue avec ces pays-là. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europ soir 19h 21h Charles Huier et je vais saluer avant de saluer mon invité saluer nos deux débatteurs sur place en studio pour nous bonsoir Ophélie Rock comment allez-vous mais très bien toujours ravi d'être là ben oui ravi également de vous accueillir. J'accueille également Antonin André. Bonsoir Antonin, vous êtes rédacteur en chef du service politique du JDD et Ophélie rock puisque je ne vous ai pas présenté, même si tout le monde vous connaît depuis vos portraits, vous êtes enseignante et chroniqueuse.

Alors voilà, tout à fait. Alors, nous le disions en préambule, Sébastien Lecnu est arrivé à la mi-journée à Mayotte. Le premier ministre est sur l'archipel avec deux objectifs principaux : observer la reconstruction après le cyclone Chido et trouver des solutions pour rendiguer les flux migratoires sur cette île où un habitant sur deux n'est pas né sur le territoire.

Alors justement Sébastien Lecnu n'est pas venu les mains vides. Le Premier ministre a annoncé vouloir utiliser l'aide publique au développement comme levier pour inciter plusieurs pays africains à mieux coopérer dans la lutte contre l'immigration clandestine vers l'archipel. Euh et euh donc à ce titre, j'accueille François Calfond.

Bonsoir François Calfond. Je rappelle que vous êtes eurodéputé place publique. Merci beaucoup d'être avec nous en studio.

Eurodéputé Pespace public. Effectivement, vous avez raison de le préciser. Alors interrogé, je m'étais dit il a changé de crèmerie.

Mais non, pas du tout. Effectivement. Alors bon, je le disais tout à l'heure en préambule, pour faire simple, cette coopération souhaitée par le Premier ministre, le Cornu François Calfond, et bien c'est tout simplement d'aider les pays africains à mieux coopérer.

Si il ne coopèrent pas, et bien il n'y aura plus ou moins d'aide publique au développement. Est-ce que la politique de la carotte, c'est la solution selon vous François Calfond ? Alors historiquement, [grognement] il y a jamais eu la politique la politique de développement c'est d'un côté, la politique de migratoire, c'est de l'autre.

Et il y a jamais eu le lien entre les deux. Et moi, j'avais un peu regardé, je suis allé voir le patron de la FD euh mais aussi le patron de l'Office des migration. Il y a jamais eu le lien entre les deux.

Maintenant, quand on regarde les situations objectives économiques, prenons le cas du Maroc qui nous a beaucoup occupé cet été, il y a un lien évident là sur le plan objectif entre les crises migratoires à répétition et et qui sont des crises liées aussi au changement climatique, mais pas que, qui sont des crises liées par exemple au Maghreb, aux questions de gouvernance, que ce soit au Maroc avec un roi riche ici et une population pauvre ou en Algérie, vous avez une gente au pouvoir qui met comme ça civil en avant, mais c'est la gunte au pouvoir euh qui finalement détourne énormément d'argent. Il est clair qu'il faut pouvoir avoir un bon dialogue avec ces pays-là. Donc ça euh l'exemple de monsieur Retaillot est un contrexemple de de ce point de vue-là.

Faut faut pouvoir coopérer. Bon, est-ce que la politique de la carotte parce que c'est un peu Non, ça marche pas. Ah bon ?

Non, je pense que ça marche pas. Je pense qu'il faut des bonnes relations et que dans le cadre de bonnes relations, on peut aussi avoir des bonnes relations dans tous les domaines. Sur le plan sécuritaire, on en a besoin et sur le plan migratoire.

Donc selon vous, la solution proposée et l'annonce de Sébastien Lecnu cet après-midi à Mayotte n'est pas forcément productive et sera un peu contreproductive. Alors après, je vous donne un exemple d'un pays européen. C'est plus un pays finalement émetteur d'immigration, c'est un pays qui est dans Schengen.

Vous prenez un pays comme l'Espagne, on a des déficits de personnel de santé en France massif. Hm. Et euh à l'occasion d'une finalement d'une expérience familiale, moi j'ai discuté pas loin d'ici hein à l'hôpital européen George Pompilou, j'ai découvert qu'il y avait entre la PHP espagnole et la PHP française des coopérations qui permettaient que les jeunes infirmières espagnoles commencent dans la PHP pas le lien là Franç mais moi je vais le faire et vous allez comprendre tout tout tout va être clair et bien qui permettait de compter les années de carrière qui est de ces infirmières espagnoles qui démarraient en France pour qu'elles soient réintégré dans leur carrière en Espagne.

Vous pourriez parfaitement faire la même chose puisqu'on parle du Maroc avec le Maroc c'est avoir des systèmes de coopération faire la même chose avec les comoriens selon vous après la question de com enfin la com parce que c'est la question on parlait de Mayotte François Calfond pardonnez-moi je je rencentre un peu le sujet la question de com c'est qu'en réalité on prend cette cette question on est oui il y a une forme de finalement de de de d'immigration très forte à Mayotte mais il faut jamais oublier les mauvaises relations entre les comor et la France parce qu'il considère que Mayot fait partie des comores. Donc il y a un levier, je vais au bout, je vais au bout, il y a un levier euh de soft power négatif des comors qui laisse partir voir encourage leur propre ressortissant à aller à Magnot. Migrant François Calfond, les migrants sont utilisés comme finalement armes diplomatique par les comors.

Bah oui, mais ça c'est connu. À partir du moment où les Maoré qui sont considérés dans l'archipel des Comors comme comorien par les Comoriens eux-mêmes, quelque part, ils sont punis. C'est Maoré qui ont choisi la France.

Ils sont punis par la France bien évidemment. Donc la question euh elle ne va pas se régler qu'avec des bateau en meilleur. Moi j'ai rien contre sais je suis pas un noordeur, j'ai rien contre que nous contrôlions l'immigration illégale.

Elle va se régler effectivement à la fois en ayant des meilleures relations diplomatiques avec le gouvernement des comors et pourquoi pas par des éléments de développement. Mais vous voyez bien, c'est un continuum de choses qui peut faire en sorte que la situation change. Les hotspots François Calfond prôés par Édouard Philippe notamment en Afrique de l'Est.

Est-ce que c'est une solution également qui s'entend selon vous ? Alors, j'ai voté contre puisque c'est pas les Édouard Philippe, hein, en France, on regarde jamais à Bruxelles, mais en fait, ça a été voté à Bruxelles cette affaire-là. Euh, ça a fait en sorte que le groupe euh des amis d'Emmanuel Macron se saind hein, c'est-à-dire que les amis de Macron, du Modem, ont voté contre, les amis d'Edouard Philippe ont voté pour avec l'extrême droite.

Moi, je pense que c'est une inepsie, c'estàdire que c'est une sorte de facilité. C'est quoi les hot spots ? Très concrètement, vous allez prendre un au hasard un Sénégalais homosexuel qui est poursuivi dans son pays et vous allez l'envoyer en Albanie mais ça n'a aucune espèce de sens, ça ne fonctionne pas.

Voilà. Donc voilà, parce que à un moment donné, il faut de l'efficacité, il faut que sur un autre plan les OQTF soient repris. Euh mais pour autant faut pas faire n'importe quoi.

Alors c'est hot spot où finalement on paye parce que c'est ça le hot spot, on paye un chèque à des États tiers pour nous régler à notre place notre problème migratoire puisqu'on n'est pas capable de renvoyer dans les pays émetteurs les gens qui viennent. Voilà, c'est ça l'histoire. Alors euh François Calfond, je suis accompagné d'Anton André et d'Ophéie Rock qui ont effectivement des questions à vous poser hein.

Antonin André, bah en même temps, on peut considérer qu'aujourd'hui l'immigration est un tel sujet économique d'ailleurs que la gauche a beaucoup délaissé parce que la gauche est quand même coupable d'avoir raté l'intégration et d'avoir beaucoup subventionné dans un certain nombre de quartiers des associations pour acheter la paix sociale mais sans jamais s'attaquer aux racines du mal. On peut quand même s'interroger sur le fait qu'aujourd'hui on utilise l'arme économique qui est après tout un lien entre les États pour dire l'immigration d'ailleurs un coût et donc on le partage avec des États qui ne jouent pas le même jeu que nous. Et l'histoire des hotspot, vous preniez un exemple un peu caricatural pour bien faire comprou mais bien sûr mais sauf que la caricature ne correspond pas toujours à la réalité qu'on est dans des pays de transit comme le sont le Maroc, la Libye ou bien des pays d'Afrique de l'Est, des hot spots pour que les populations qui affluent dans ces endroits-là avant d'arriver sur le territoire soient auditionné et et évalué sur ces pays d'entrée dernière étape ne paraît pas incongru.

Qu'est-ce que vous répondez aux Français qui en fait se disent en fait à chaque fois il y a pas de solution en face ou c'est trop compliqué ou c'est une chose d'abord parce que le procès qui est fait qui est un procès que je peux comprendre à la gauche, c'est de dire on met toute la vaisselle cassé les questions sous le tapis. Moi je considère que quand on demande à un responsable de gauche, un militant de gauche qu'est-ce que vous pensez de l'immigration et qu' la piscine et qu'il ne fait que des réponses dilatoires, il se trompe. Donc moi déjà je pense qu'il faut C'est quoi une politique migratoire ?

Il faut une politique migratoire à gauche et d'ailleurs Patrick Veille, on n'est pas forcément d'accord avec tout ce qu'il dit mais il faut l'assumer. Ça veut dire quoi une politique migratoire ? Ça veut dire qu'il y a des gens qui rentrent légalement.

C'est mes infirmières espagnoles. Je vois bien que ça vous plaît pas parce que elles sont pas subsahariennes. Donc c'est légaligration.

Oui mais il faut l'organiser aujourd'hui même ça c'est pas là. On parle d'immigration illégale. Attendez n'ayez pas peur.

J'ai pas peur. Non mais ce sont des questions très concrètes en François qu'elle font. Faut pas que vous soyez gêné aux entournures avec ça.

Je suis pas du tout gêné. J'essaie de terminer une phrase en plus de 140 signes. Il y a un européens.

Je croyais qu'on pouvait le faire. C'est possible. Accueillir avoir une politique migratoire.

J'ai donné un exemple tout à l'heure, il peut y en avoir beaucoup d'autres. C'estàd que par exemple dans le domaine de la santé qui est pour moi le plus criant on peut par la coopération dans des pays émetteurs. Alors il se trouve qu'il y a beaucoup de pays de l'Afrique qui sont francophones qui ont les mêmes systèmes scolaires issus de la colonisation.

On peut organiser ça, organiser, payer pourquoi pas les études et qu'ensuite les gens puissent rentrer. Rentrer, entendez bien immigration légale. Bon, en ce qui concerne l'immigration dite illégale, comment on fait ?

Et bien, comment on fait ? On fait en sorte déjà, vous avez cité la Libye, de ne pas déstabiliser les pays qui faisaient un peu la police à notre place. C'était bombardé par monsieur Sar.

C'est trop tard là maintenant. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? La Libe est déstabilisée.

Qu'est-ce qu'on fait ? parce que par exemple à ce t il y avait beaucoup de Marocains mais il y avait aussi des sub-sahariens et donc on fait en sorte d'avoir des bonnes relations avec les gouvernements du Maghreb pour que eux-mêmes fassent finalement le le filtre d'un certain nombre de pays. Donc c'est comme ça qu'on fait.

On fait de la politique et on fait pourquoi pas avec des hubs qui permettraient aux Marocains de faire ce tri là comme vous le dites. En fait vous prenez plus vous avez des pudeurs [rires] vous avez des pudeurs de gazelles quand on vous parle des et en fait vous nous vous décrivez exactement la même chose. Je n'ai aucune pudeur de gazelle.

Ce T est l'exemple même de quelque chose qui était euh finalement organisé sous pression politique qui évidemment n'était pas assumable. Qui peut penser une seule seconde à part un naorddeur qu'on pouvait accueillir l'ensemble des gens qui sont venus à ce T. Et ce T 95 voire 96 % euh de ceux qui sont rentrés à ce Tint sont repartis.

Bah oui, mais ils sont repartis. Et la deuxième chose parce que euh voilà, là on est il y a le fantasme, il y a la réalité. Ils sont même pas venus sur le continent parce que figurez-vous Schengen ne s'applique pas à ce tas et et donc pour qu'il repartent pour que la police du roi du Maroc les reprenne bien il a bien fallu que les gens discutent ça c'est pas fait par l'opération du Saint-Esprit donc la vraie solution pour que 95 % de ce qui apparaissait comme que ça de flux qui qui apparaissaiit incontrôlé c'est le dialogue et la discussion ça ça paraît un peu naïf et Angélique quand on voit les vagues d'immigration C'est ce qui s'est passé les milliers et milliers et centaines de milliers de d'afghans, de syriens, on voit ce que c'est aujourd'hul et vous vous dites bah il suffit d'avoir des relations courtoises avec les pays d'origine et puis on règle le problème.

Si c'était si simple, pardon mais ce serait dossier par dossier. Vous me parlez des Syriens, c'est quand même pas moi mais la droite allemande de madame Merkel qu'on a pris 1 million et demi. Mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Bah d'accord. Le sujet c'est c'est on vous accuse pas de tous les mots. On vous dit vous comme responsable politique quelle réponse concrète vous apportez.

C'est tout mais enfin si monsieur le vous dites dialogue courtois pendant 10 ans non pas dialogue courtois ça veut dire coopération pendant 10 ans on nous a expliqué qu'il fallait que les 10 ans c'est le macronisme qu'on allait augmenter les taux d'exécution des OQTF. Le bilan est lamentable et les finalement les éléments qui sont prenés sur cette antenne parce que bon on dans votre journal euh non mais non mais ça existe pas de procès d'intention s'il vous plaît François Calfond. Moi je crois pas l'indépendance de la presse donc après vous ferez ce que vous voulez.

Moi je parle écoutez, on a tous les deux Antonin André et moi une carte de presse. Voilà donc personne ne nous tient la plume. François Calon aussi a une carte de presse.

Moi je suis pour que la presse soit engagé. Vous restez avec nous François Calfond. C'est une discussion assez animée et ce n'est pas pour nous déplaire.

Nous évoquerons les relations entre la gauche, la gauche modérée et euh et bien l'ultra gauche incarné par la France insoumis. C'est important d'en parler parce qu'hier euh il y a eu, c'est vrai, les modalités de la primaire euh qui ont été dessinées et c'est vrai qu'au-delà des questions purement techniques et de scrutin ont été évoquées ou pas, c'est peut-être les relations justement avec LFI. Et nous en parlerons avec vous, monsieur le Rodéputé François Calfond.

à tout de suite.