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interviewRMC (sur YouTube)· 23 avril 2026 26 min

"800 a*mes blanches en 1 an" : le constat alarmant du ministre de l'Éducation

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors aujourd'hui, on contrôle, comme vous le savez très massivement, on fait des contrôles aux établissements. Donc on a fait 20500 contrôles depuis un an. On augmenté la cadence, on est à quasiment 2500 contrôles par mois actuellement pour précisément bah faire des fouilles de sac et cetera.

Donc concrètement, on a trouvé en un an, on a trouvé un peu moins de 800 armes blanches au sens large, couteau, cteur, enfin tout ce qui peut d'une manière ou d'une autre servir d'armes blanche a été a été identifié. Euh c'est évidemment beaucoup trop. Ça veut dire qu'on a aujourd'hui des jeunes qui à qui il semble naturel de se balader avec un couteau ou un cteur dans leur sac.

Donc c'est pas normal. Mais donc j'allais dire ce cette partie là qui est la partie antique symptomatique euh on fait tout évidemment pour enrayer ce ce processus mais l'amont aussi et pardon revenir mais c'est important le couteau avant d'école il a quitté la maison hein. C'est le ministre de l'éducation nationale Édouard GFR.

Bonjour. Bonjour. Bienvenue dans les grandes gueules.

Merci. Prof. Aujourd'hui, c'est un métier dangereux.

C'est un métier qui malheureusement parfois peut l'être. Il l' pas structurellement quand l'immense majorité des professeurs, j' dire fait cours dans les conditions normales. Mais on a eu des drames ces dernières années qui montrent que malheureusement parfois les professeurs ne sont pas à l'abri des mots de la société, que parfois les mots de la société entrent dans l'école et malheureusement parfois jusqu'à des drames que qu'on a tous en tête. justement ce drame, l'assassinat d'Agnè Laassal, puisque le le procès du meurtrier, c'est en ce moment même euh devant la cour d'assise de peau.

C'était il y a 3 ans. Euh cette professeur d'espagnol de 53 ans a était poignardée euh par un élève en pleine classe et on se souvient de ces images bouleversantes de son compagnon qui dansait seul euh face à son cercueil le jour de ses obsèques. C'est un c'est un drame qui avait ému les les Français et on se dit 3 ans après, est-ce que la menace qui pèse sur ces profs, notamment ses attaques au couteau, est-ce toujours une réalité ?

Qu'est-ce que vous en tant que ministre, patron de l'administration, vous avez fait pour mieux protéger nos enseignants ? Alors aujourd'hui, on contrôle, comme vous le savez, très massivement, on fait des contrôles aux établissements. Donc, on a fait 20500 contrôles depuis un an, on augmenté la cadence.

On est à quasiment 2500 contrôles par mois actuellement euh pour précisément bah faire des fouilles de sac et cetera. Donc concrètement, on a trouvé en un an, on a trouvé un peu moins de 800 armes blanches au sens large, couteau, cteur, enfin tout ce qui peut d'une manière ou d'une autre servir d'armes blanche a été a été identifié. Euh c'est évidemment euh beaucoup trop.

Ça veut dire qu'on a aujourd' jeunes qui à qui il semble naturel de se balader avec un couteau ou un cteur dans leur sac. Donc c'est pas normal. Mais donc j'allais dire cette partie-là qui est la partie antique symptomatique euh on fait tout évidemment pour enrayer ce ce processus mais l'amont aussi et pardon revenir mais c'est important hein euh le couteau avant d'école il a quitté la maison hein bon euh la violence responsabilité aussi des parents.

Responsabilité collective la violence avant d' à l'école elle est aussi à l'extérieur. Et donc euh il faut qu'on travaille collectivement sur le fait, et moi je suis absolument mais euh catégorique là-dessus, qu'on ne touche pas à l'institution scolaire et qu'on ne touche pas à un professeur. Et de ce point de vue-là, il y a quand même un problème collectif, c'est que si vous voulez, à force de voyez toujours euh un peu décrédibiliser, moquer, relativiser et cetera et cetera, on a un peu désacralisé la figure du professeur qui relativise, qui se moque des profs collectivement a commencé par le fait qu'on dise pour la plupart d'entre nous, on dit prof, pardon, c'est le seul métier que je connaisse pour lequel on point un diminutif, ils sont professeurs.

Prof, c'est péjoratif pour vous. C'est pas forcément péjoratif. J'observe que c'est un diminutif et que c'est le seul métier pour lequel on emploie un diminutif.

Il y a des métiers pourqu on emploie des surnoms. Oui, il y a peu de métiers en tout cas, j'en connais pas d'autres pour lesquels on diminue le nom. Ils sont professeurs, ils représentent une institution et ils ont dédié leur vie à former nos enfants ou ceux des voisins.

Et rien que pour ça, si vous voulez, pour moi, le respect, il doit être absolument catégorique. J'ai vu la semaine dernière, vous avez vu aussi les propos d'un député Rassemblée national qui parlait des professeurs mal coiffés ou je ne sais quoi, enfin des profs mal coiffés. Oui.

Euh non quoi on peut pas on peut pas aspirer à restaurer l'autorité d'un côté et à dire de l'autre que pardon mais ils ont pas été on a pas été un peu responsable de tout ça on quand je dis c'està dire les profé éducative parce qu'on a dit il faut faut arrêter que le prof soit sur son piédestal d'ailleurs on a supprimé les estrades on a dit maintenant il faut que ça soit plus horizontal on a désacralisé aussi cette fonction al peut-être qu'avant on était trop dans un dans le le prof qu'on mettait pas en cause tout puissant dans la classe mais maintenant il est il est impuissant dans sa classe. Alors heureusement il est pas il est pas encore impuissant dans sa classe et puis on travaille ce qu'il le soit pas mais la société a changé et donc moi quand j'entends les gens qui me disent les ser noir public et tout ça faut pas faire de nostalgie sur des anciennes figures ou des anciennes pratiques pédagogiques. Faut pas faire de nostalgie en revanche il y a quelque chose pour moi qui est non négociable y compris en terme de sanction et y compris en terme de poursuite pénale c'est qu'on touche pas un professeur.

C'est tout. La figure du professeur, elle est intouchable. Mais mais Jul Dagoie, je suis d'accord avec vous, monsieur le ministre, sur le pardon sur le respect qu'on doit au professeur en tant que qu'élève mais aussi en tant que parent parce que vous savez qu'il y a des parents qui débordent en terme d'intrusion dans les cours, dans ce que les cours doivent être et aussi même dans la notation.

H j'ai une sœur enseignante et ma sœur et puis d'autres collègues à elle sur la question du respect se sentent d'abord dres respecté par l'institution avant les élèves. Exactement. Euh voyez quand par exemple quand vous faites un bac + 5 vous faites de très longues études et que on vous embauche à 1600 ou à 1700 et qu'au bout de 8 ans ou 9 ans, vous vous arrivez à peine à 2000 € bah et que vous gérez des classes de 30 élèves, vous êtes en totale autonomie.

Donc voilà, l'avenir de la France et qu'on et qu'on vous paye euh pour moi, j'appelle ça être payé aux lance-pire au regard de de l'investissement mais aussi du rôle dans la nation. Bah vous vous êtes senté désrespecté par respecter les profs c'est aussi mieux les payer complètement mieux les payer par l'institution. Alors et aussi je vais rajouter autre chose dans ça sur les contractuels par exemple.

Euh pourquoi est-ce qu'il faut 6 ans à un contractuel pour être en CDI alors même qu'il est inspecté très régulièrement par l'institution, alors même qu'il a un dossier donc on peut savoir euh si c'est un bon professeur ou pas, pourquoi est-ce qu'il lui faut 6 ans pour être euh pour être pour être stable ? Pourquoi est-ce que quand on est contractuel par exemple, on peut rester le prer mois ou le deuxème mois sans salaire ? Vous voyez moi c'est des situations très concrètes.

Moi j'ai dans l'enseignement donc l'institution ne respecte pas ses employés. Pourquoi est-ce que les professeurs ont ont ont des difficultés à avoir accès au rectorat, ne serait-ce que pour avoir quelqu'un en ligne. Tout ça en fait c'est ce ne sont pas ni les élèves ni les parents, c'est l'institution.

Donc moi, je veux savoir est-ce que vous en tant qu'institution, pas vous personnellement, mais l'institution voilà quel est le respect qu'elle accorde concrètement au professeur ? Alors Édouard Gefray, ministre de l'éducation vous répond. Alors, d'abord juste pour dire qu'effectivement le respect des professeurs et des personnes en général hein parce qu'il y a pas que des professeurs, il y a 4008 personnels aussi qui ne sont pas des professeurs national euh il doit être dû euh par tout le monde.

Vous allez citer les parents, vous cit institution. Sur institution, je suis entièrement d'accord avec vous, sauf que l'institution doit respecter ses professeurs. Je donne juste un exemple.

Aujourd'hui, un professeur qui part en retraite, il reçoit un arrêté marqué vous êtes radié des cadres à comptter du 1er septembre. Bon, j'ai demandé à tous les recteurs de France de changer les pratiqu d'écrire des lettres personnalisées pour remercier les gens pour leur carrière et d'avoir à ce point construit l'avenir de notre pays. C'est tout bête mais c'est une première marque de respect.

La rémunération. Alors maintenant, on commence à 2100. 1600 c'était il y a 8 ans justement.

Donc c'était au début du quinquena Macron et maintenant on est à 2100 quand on commence. On a indéiablement une question de rémunération des professeurs en France. On a indéblement aussi comme vous le savez une question budgétaire.

Donc je suis pas tout à fait euh mais il y a moins d'élèves par rapport que je suis pas tout à fait libre. Et donc tout l'enjeu c'est effectivement au cours des on sait déjà ce qui a été fait je dis 2600 à 2100 € mais tout l'enjeu c'est de revaloriser notamment les premières moitiés de carrière parce qu'en réalité c'est là qu'il y a une longue stagnation de la rémunération qui est qui est objectivement euh qui est pas encourageante quand tu es professeur quoi. Voilà donc ça on va y travailler.

J'y travaille déjà, j'ai pas les marges de manœuvre budgétaire pour l'instant mais le jour on les aura, on fa une proposition à vous faire parce que vous avez dit vous-même que nous allons perdre 1,7 million d'élèves d'ici 2035 puisque on voit bien que la la natalité est en berne donc ça veut dire moins d'élèves, bah vous avez besoin de moins de profs. Donc si vous avez moins de profs, moins d'enseignants, déjà vous il y a 5000 postes qui vont être supprimés mais bon c'est c'est peu par rapport à à ce qu'il faudrait sans doute par rapport au chiffres que vous-même vous avez donné hein. Bah, peut-être que là, il faut en profiter pour avoir moins de profs et peut-être mieux les payer.

Est-ce que moins de professeurs et mieux les payer ? Alors, d'abord, c'est une trajectoire à 10 ans. Oui.

Euh c'est pas une trajectoire pour l'entrée prochaine. Bon et précédemment ce que j'ai fait, c'est que c'est la première fois qu'on donne des chiffres à 10 ans sur la démographie. D'ailleurs, qu'on même qu'on les produit hein.

Et j'ai fait faire ça pour que on se donne une vision un peu de long terme parce que si vous voulez, moi aujourd'hui l'enfant qui rentre en maternel, il est pour 15 ans le système immigratif. Donc il y a un moment où il faut prendre un tout petit peu de recul par rapport à l'actualité et se dire comment je me projette sur l'avenir. Bon, on va pas supprimer des postes de professeur à du proportion de la démographie.

Si on fait ça, on ferme des milliers d'écoles et et et on va abîmer un système. Donc on va laisser des écoles ouvertes alors qu'il y aura plus d'élèves. Non, on va mais il faut il y a deux choses à faire.

D'un côté, il faut tirer les conséquences démographiques. Il y aura probablement un peu moins de professeurs au cours des prochaines années. Assez malheureusement de mécanique.

Si je prends Paris qui perd 30 % de ses élèves au cours des 10 prochaines années, bah j'imagine que dans 10 ans, toute majorité confondue aura moins de professeurs à Paris qu'aujourd'hui. Simplement, il faut aussi entre guillemets profiter de l'ob démographique. C'est pas une bonne nouvelle par ailleurs.

Pour l'école, il faut profiter de l'ob à la fois pour améliorer le taux d'encadrement. Ah bon ? Et puis oui parce qu'il y a des endroits où on a besoin de l'améliorer.

Vous avez encore, vous l'avez vu tout à l'heure, il y a encore des classes à 30 élèves. J'ai aussi des classes en France à 9 ou 10 élèves. Vous voyez bien qu'il y a un déséquilibre.

Alors B ça tout ça fait des moyennes qui sont plus ou moins correctes mais en attendant il y a des déséquilibres. Donc ce qu'il faut c'est qu'on a à la fois à compenser le déséquilibre à travailler sur la qualité. Mais pas moyen de de récupérer de l'argent.

C'est ça que je voulais faire de faire des économies utiliser l'argent ailleurs. On a peut-être besoin de moins d'école mais plus d'PAD par exemple dans un Bah oui. Non mais c'est pas form de demain arriver.

C'est pardon mais la France de demain c'est une France d'écoces plus des pâtes ou un beau slogan de campagne. Si les français plus d'enfant. Non non moi si ça vous dérange pas c'est tout pour la jeunesse mon slogan mais chacun le sait.

Bah vous pouvez pas obliger les gens à faire des enfants s'ils veulent plus en faire. Non mais par contre ce qu'on peut faire c'est permettre à ceux qui en veulent de les avoir. C'est ça l'enjeu.

C'est pas d'obliger les gens à avoir des enfants, c'est de faire en sorte que les gens qui en veulent puisse en avoir. Et pour ça, faut leur redonner un tout petit peu espoir. Et l'école, ça fait partie de l'espoir.

Quand j'ai une école pas trop loin de chez moi, qu'elle est de bonne qualité et cetera et cetera, ça fait partie de l'espoir. Ce qui fait partie de l'espoir, c'est que nos enfants s'en sortiront mieux que nous. Or, cette ce par enfin, c'était même plus qu'un paris.

C'éit un contrat qu'on passait dans dans l'école de la République. Ben, ce contrat n'est plus rempli. L'ascenseur social ne fonctionne plus.

Alors euh ça ça nécessite d'être un tout petit peu de comé combien d'enfants ouvriers dans les grandes écoles en ce moment le taux le taux a reculé. Oui. Alors ça c'est vrai le toit reculé mais voyez typiquement vous dites on on peut poser la question pour combien de jeunes défavorisé ou fils d'ouvriers et cetera chez les fonctionnaires.

On a généralisé les prépalents. On a désormais des milliers de jeunes qui sont ici les favorisés qui vont devenir au fonctionnaires demain et qui le sont mê déjà parce qu'ils sont en train de faire des concours. Donc on n'est pas condamné à la puissance hein.

Enfin pardon, c'est pas parce que depuis 40 ans, on a un stand de choses qui ont agressé sur notre contrat social et je suis d'accord, c'est un contrat social hm qu'on n'est pas capable de le tenir et qu'on est condamné à la puissance. Donc maintenant, soit on se remonte les manches et on bosse pour les 10 prochaines années, soit on se dit "Ah là là, ça va très très mal." Moi, je préfère dire aux gens, on va on va se bouger pour les 10 prochaines années.

D'ailleurs, on redonne une perspective, d'où le fait que je suis sorti sur 10 ans. On redonne une perspective 10 prochaines années, croire en 2027, on il y a des élections. C'estàdire que vous venez d'arriver, je comprends, vous êtes plein d'optimisme et de Mais on est en un an de la fin d'Emmanuel Macron.

à l'Élysée. Donc il y aura une nouvelle majorité, une nouvelle équipe, des nouveaux projets. Voyez enfin moi ce que j'espère pardon, il y a eu combien de ministres d'éducation de depuis qu'unel Macron était élu en 2017 ?

Je crois qu'on bat un record. J'ai la chance d'être le 8e. Le 8e.

Voyez comment comment quand on change comme ça autant de min d'éducation avec chaque fois des projets de la volonté, comment peut-on avoir une vision à long terme et vous la souhaitez alors que on a changé de ministre quasiment tous les ans ? Mais il y a deux choses différentes. Il y a le sujet des réformes.

Moi, j'ai dit dès le départ en arrivant, il y aura pas de réforme Jeffrais parce que ce ministère n'a pas besoin de réforme actuellement. Il y en a déjà eu suffisamment. Et puis il a le sujet de méthode et de travail à long terme.

Moi ma conviction profonde, si vous voulez aujourd'hui un enfant qui rentre en maternel, personne ne se pose la question de savoir comment il doit sortir quand il aura son bac dans 15 ans. Or pour moi, c'est ça la vraie question. Ouais.

Donc j'essaie juste de faire en sorte qu'en terme de méthode à la fois en terme de prévisibilité et en terme de méthode et ça c'est vrai ce serait pour tous mes successeurs s'il décident de réutiliser ces outils là on fasse en sorte de voir les choses à 10 ans ou à 15 ans. H après ça il perd des visions politiques différentes et ça c'est normal c'est le propre de la démocratie mais il faut que ces visions politiques, qu'elle soit de gauche de droite machin ça még égal qu'elle soit à 10 ou 15 ans parce que c'est horizon là qu'on pense l'école. J'ai moi une question d'actualité, je voudrais pas l'oublier.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort de ce lycéen stagiaire survenu ce ce vendredi dans dans le gare. C'est un un stagiaire de de 15 ans qui est mort écrasé par un chariot élévateur. Ça s'est passé à Bagnole sur 16.

Ça pose la question des conditions de sécurité de l'accueil des jeunes en entreprise. Avec tous ces stages, toutes ces entreprises de de l'encadrement. Qu'est-ce qu'on peut améliorer ?

Alors, d'abord, je me permets juste de le dire parce c'est important mais et parce qu'on on a tous été quand même très ébranlés par la mort d'un. Enfin, pour nous, c'est l'impensable si vous voulez. Le la mort d'un c'est le drame absolu pour n'importe quelle communauté éducative et et évidemment on est en en sympathie euh absolue avec sa famille.

Euh il y a un enjeu qui est pour nos élèves de faire des stages en entreprise. Vous en accueillez ici, j'imagine chaque année. H euh c'est un enjeu d'égalité des chances et donc c'est important qu'un élève puisse découvrir ce qui se passe dans un milieux professionnel parce que c'est le seul moyen pour qu'il reproduise pas finalement.

On parlait tout à l'heure de la promotion sociale, bah c'est un des moyens de pas reproduire justement ce que font ses parents, ses frères et sœurs et cetera. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que c'est bien des stages d'observation en 3è et en seconde et qu'un stage d'observation bah normalement on n'est pas censé agir.

On n'est pas censé faire des branchements électriques si on est ici à la télévision ou à la radio. On n'est pas censé conduire un chariot élévateur et cetera. Donc là ce qu'on fait on fait deux choses.

D'abord il y a effectivement une enquête sur les circonstances peut-être une faute ce jeune aurait pas dû utiliser ce chariot élévateur. Je rappelle qu'il était dans une entreprise spécialisée dans le commerce de bois et de matériaux de construction. Ici, je sais pas ce qui s'est passé parce qu'il y a une enquête pénale euh qui est actuellement en cours et une enquête administrative des deux côtés des inspection du travail pour voir ce qui passé l'entreprise, inspection nationale pour voir ce qui s'est passé euh du côté l'éducation nationale.

Mais euh ce qu'il y a sûr c'est que s'il était sur un chariot élévateur, il n'aurait jamais dû y être. Il faut un permis pour les conduire. Ça c'est très clair.

Voilà. Bon, donc nous ce qu'on est en train donc indépendamment de l'enquête sur cette affaire, ce qu'on est en train de faire avec Jean-Pierre Farandou et Sabonard Roubage, c'est qu'on lance une enquête conjointe des deux inspections euh affaires sociales et éducation pour faire cours euh pour précisément voir comment mieux sécuriser encore les stages de mineurs en milieu professionnel parce qu'il y a probablement de choses qui sont pas totalement connues, perçu. Est-ce qu'une entreprise, vous voyez quand elle accueille un jeune sag, est-ce qu'elle se dit attention, il est en observation, il ne peut rien faire d'autre entre guillemets que s'asseoir, observer, poser des questions.

Je suis pas sûr aujourd'hui qu'elle qu'elle en ait complètement conscience. Donc il y avait des choses comme ça. Il y a probablement des choses comme ça à régler.

La preuve c'est que si un drame comme ça a pu arriver, c'est qu'il faut le faire. Euh pour éviter que évidemment ça se reproduise. Ouais.

Et faut pas que ça dissuade non plus les entreprises de prendre des jeunes en disant "Moi je vais pas prendre le risque donc zéro jeune." C'est une question c'est une question de bour. Alors d'autres questions sur d'autres sujets ?

Charles Consign. Alors bah il y a beaucoup de sujets. Moi je je vois quand même deux deux trois grands sujets.

Un beaucoup de professeurs quand même le disent notamment au collège c'est tout bête hein les collégiens ont trop de cours. Ils ont trop de cours dans la journée. Ils sont assommés l'après-midi.

Ils ont du mal à suivre et on leur demande un un un temps d'attention sur la journée qui en fait ne permet pas vraiment de leur prodiguer l'enseignement nécessaire. Donc beaucoup de gens, je pense ça vaut aussi pour les parents d'élèves, aimerait qu'on s'inspire des modèles anglo-saxons avec des cours le matin et d'autres activités l'après-midi du sport, que sais-je, pour aérer un peu tout ça. Première question.

Et deuxième question, dans la même logique d'aérer un peu tout ça, est-ce que on ne pourrait pas euh faire un peu davantage rentrer la société au collège et au lycée ? parce que moi je suis très frappé par ça. Souvent les lycéens notamment dans les milieux un peu défavorisés en fait ne savent pas ce qu'il pourrait faire comme métier.

Non pas l'horizon très dégagé. Ce qui peut-être explique un peu le décrochage, l'absentéisme, le fait qu'il y en ait qui comprennent même pas l'intérêt de tout ça, pourquoi est-ce qu'on leur enseigne tout ça et cetera. Euh est-ce qu'on ne devrait pas davantage inviter euh la société à rentrer dans le collège ou le lycée, c'est-à-dire à venir euh euh soi-même à remplacer des profs par moment ou à à enseigner certaines matières pour ceux qui sont qualifiés pour le faire.

Euh il y en a quand même ou euh en tout cas venir présenter des métiers, des secteurs d'activité pour donner des perspectives aux jeunes. Je trouve que en l'état tout ça est un peu un peu trop étanche au reste de la société. Alors de question de deux questions assez vastes sur la première question, vous savez qu'il y a eu la convention citoyenne sur les temps de l'enfant qui a notamment qui sont notamment penché sur cette dimension là, c'est-à-dire le volume d'ord de cours par jour et cetera et cetera.

Bon, on a un sujet en France, c'est qu'on a beaucoup d'heures de cours par semaine sur un nombre de semaines plutôt plus limité que les autres. Donc on a on a plus les élèves ont plus de vacances dans l'année en nombre de semaines et par contre ils ont beaucoup plus d'heures de cours dans la journée. Tout est concentré, c'est plus concentré que chez nos voisins globalement hein.

C'est c'est pas c'est pas une science exacte mais enfin globalement c'est plus concentré. Donc parli comme ça, c'est pas pour envoyer au calendre mais enfin typiquement c'est un sujet pour moi de présentiel 2027, c'est que je peux pas rentrer, je peux pas changer les choses pour la rentrée 2026. Ça pose en fait tout un tas de questions.

Ça pose question de la prise en charge des enfants une fois qu'ils sont dehors. Oui. Mais vous, quel est vos votre conviction ?

Parce que tout le monde a un avis sur les rythmes scolaires. Oui, ça difficile de mettre tout le monde d'accord. Il y a les intérêts divergents, le tourisme pour les vacances, les parents qui ont aussi leur propre rythme, les profs et cetera.

Vous à votre avis, est-ce qu'il faut tendre effectivement une idée où il y aurait les cours principaux le matin et l'après-midi, on ferait plus du sport, la culture, des choses ? Alors, d'abord à l'école dans le premier degré, c'est déjà ce qui se passe hein. Les professeurs font le français les mathématiques le matin et ils font les autres cours l'après-midi parce que voilà.

Bon, donc c'est quand même un peu ça qui se pratique dans la vraie vie des des vrais professeurs. Mais au collège, c'est plus difficile parce qu'il faut croiser les employants de tous les professeurs et faire en sorte que ça rentre dans la dans dans la chaussure. Moi, ma conviction profonde, d'abord sur le comment dire les rythmes scolaires hebdomadaires, vous savez 4 jours 4 jours et demi.

Moi personnellement, je suis pas forcément favorable à une remise en cause profonde de la situation actuelle qui est plutôt 4 jours, sauf si ceux qui le souhaitent font 4 jours et demi parce que ça pose tout un tas de problèmes et qu'au bout d'un moment, en fait, les problèmes qui sont liés à la situation des parents et cetera finalement contrebalancent le bénéfice pour l'enfant. On a aucun doute sur le fait qu'un enfant, il apprend mieux le matin. Simplement si tout ce qui est autour de lui est moins favorable, on y arrive pas.

Donc c'est truc qui se travaille à mon avis qui se travaille aussi au niveau local. C'est pas la même chose si je suis au bord du Flamoni et si je suis en plein cœur de Paris. décentraliser ce en tout nationale toujours un peu de mal à faire et moi pour moi avoir une approche territoriale c'est ce qui s'impose dans la matière si vous voulez je suis pas favorable au niveau national à dire c'est 4 jours et demi pour tout le monde ou 4 jours pour tout le monde j'y crois pas tellement la deuxième chose c'est qu'on a besoin probablement que nos ados commencent un peu plus tard le matin ouais plutôt à 9h qu'à 8h ça c'est des choses qu'on est en train de promouvoir auprès de nos chef établissement c'est pas toujours possible he ça rentre pas non plus toujours dans la chaussure.

Une fois encore si je prends ma piroque sur le fleuve moroni mes gamins, ils arrivent à 7h du matin au collège. Donc là c'est l'inverse. On ouvre pour pas qu'il soit dehors.

Et pour répondre à vos deuxème questions, je fais le lien du coup entre les deux. Euh l'école c'est ni un bunker ni une passoire. Ça peut pas être un bunker parce que il faut effectivement elle est au contact, elle est perméable à la société.

Ça peut pas non plus être une personne à laquelle tout le monde rentre euh si je puis dire n'importe comment et sans contrôle. Ça renvoie à d'autres sujets qu'on connaît mais voilà. Donc là aussi c'est une question d'équilibre.

On fait pour répondre très préconte des métiers au collège dès la 5e. C'est qu'il y a des demi-journées qui sont organisées pour que les élèves puissent rencontrer des intervenants extérieurs, je sais pas quoi, des chercheurs, des scientifiques, des industriels, des ouvriers qualifiés, tout ça pour qu'ils puissent s'ouvrir la diversité des métiers. Notre objectif, grosso modo pour faire simple, c'est qu'aujourd'hui un élève, il connaît en fin de 3è 15 métiers.

Notre cible, c'est qu' d'ici 3 ans, ils connaissent 50 au sens qu'il soit capable de parler de 50 métiers différents. Alors, le retour de l'exigence, vous avez demandé au professeur de toutes les disciplines d'être vigilant sur notamment l'orthographe et la grammaire et vous voulez ce retour de l'exigence qu'on sanctionne aussi quand il le faut, les fautes d'orthographe, les fautes grammaticales et pas seulement d'ailleurs au moment du brevet et du bac. Euh à ce sujet, Cécile Duflouot a a pris la parole ce matin sur RMC.

Écoutez ce qu'elle dit. La langue et l'orthographe française, c'est souvent illogique et absurde. Je vous donne un exemple.

Chariot et charrette, ça vient du même mot, mais chariot, il y a un seul R. Charrette, il y a deux R. Pourquoi ?

Zéro raison. Mais c'est un puissant outil de distinction sociale et ça a même été créé pour ça. Si on regarde d'ailleurs le litré, un grand dictionnaire historique, on voit qu'il y avait plein d'orthographe accepté pour le même mot jusqu'au 18e, 19e.

Et ensuite, on a fossilisé l'orthographe et c'est devenu un outil grâce à la dictée de sélection scolaire. Il faut se dire que le vrai sujet de la langue, c'est de se comprendre. Donc cette obsession de l'orthographe en fait, c'est une obsession un peu dysfonctionnelle et surtout si elle conduit à empêcher des gens qui ont de grands talents de pouvoir continuer, là ce serait vraiment une faute.

En fait, un ministre de l'éducation qui sait pas trop quoi dire, il dit "Vive la dictée". Et ensuite, il dit "On va rendre l'orthographe obligatoire au bac." Voilà.

Vous savez pas trop quoi dire. Alors, visiblement, Édouard Gefra. Oh bah, je connais un peu mes sujets mais c'est pas grave.

On va pas répondre à ça. C'est pas très important. Ce qui est intéressant, voyez, c'est la façon dont le sujet a été déformé.

J'ai dit orthographe, grammaire, syntaxe. C'est le cumul des trois, c'est la maîtrise de la langue. Parce que la première inégalité professionnelle quand vous passez un entretien, quand vous faites un CV, quand vous faites une lettre de motivation, c'est la maîtrise de la langue.

Donc on peut se gargariser tous les jours à part d'égalité, des chances, des machins, le cœur sur la main, tout ça. Si à la fin on renonce à l'exigence sur la maîtrise de la langue, on envoie les gens au casse pip. Et c'est quelqu'un qui connaît assez bien ces sujets-là qui vous le dit.

Donc mais c'est intéressant parce que du coup tout le monde part en fixette sur l'orthographe. L'orthographe d'abord il y a une réforme d'orthographe en 1990 ça pas resté figé depuis le lit et ça a précisément c'est c'est vivant l'orthographe. La langue est vivante et il y a pas que l'orthographe.

La gramma syntaxe en revanche moi ce que je dis c'est qu'un élève qui ne relie pas sa copie et dont le niveau d'expression est calamiteux il y a un moment où il faut que notre devoir et c'est pas par plaisir hein mais notre devoir c'est dire ben en fait cette copie-là elle peut pas avoir la moyenne c'est tout. pas non plus euh révolutionnaire hein comme truc. Euh d'ailleurs je j'ai dit ça euh enfin c'est pas c'était pas ni une annonce ni une politique générale.

J'ai juste dit il y a un moment il faut avoir ce qu'on appelle une juste exigné le combat à un moment donné. Je pense qu'on a un peu abandé, c'est très progressif en réalité. C'est un truc qui s'est un peu installé et en se disant bon de toute façon voilà aujourd'hui les jeunes ils ont moins besoin.

C'est la méthode globale qui a fait des ravages hein surtout. Alors ça c'était Ouais a vieill génération mais en tout génération. Je pense qu'il y a une espèce d'affaiblissement collectif de ce point de vue-là assez partagé d'ailleurs.

Euh c'estàd que les parents disaient aussi de tous quoi. On se dit bon c'est moins important mais en réalité c'est pas moins important parce que et forcé aujourd'hui hein dans dans un monde où tout se fait par réseaux sociaux où nos jeunes vont être amenés à prompter de l'IA et cetera. En réalité s'ils ont pas un vocabulaire suffisant s'ils ont pas une expression de qualité et ben ils seront marginalisés.

Laura oui moi je rapidement qui n'a pas été à l'école récupéréement mais il me coupe la parole voyez non là je suis complètement d'accord avec vous sur la maîtrise de la langue ça sauve ça nous donne une crédibilité ça donne d'accord mais vite la question on a 30 secondes donc vas-y non mais je suis juste d'accord et ah bon tu es d'accord c'est pour dire que tu es d'accord tu as pas de question ça fait peut-être du bien un ministre de temps en temps de lui dire qu'on est d'accord avec chaud ça moi je dis lâcher rien sur là j'ai rien sur l'orthographe je suis dyslexiqu disorthographique. La seule chose que je peux vous demander, c'est faites en sorte qu'il y ait beaucoup plus de d'orthophonistes comme ça se passe en Angleterre où en fait vous avez des orthophonistes vraiment qui vont dans le fond pour les gens qui bégaient qui ont des réels problèmes d'élocution mais ils ont fait comme un un sous-diplôme des orthophonistes qui ne travaillent que la 10 que ce que que les 10 ce qui fait que ça désengorge. Moi je vois j'ai mis 3 ans avant de pouvoir voir une orthophoniste pour régler mes problèmes de dyslexie.

Alors, on a fait cours Édouard Geffrey répond parce que vraiment on a le temps est imparti Non mais alors indépendamment du fait qu'on est d'accord mais hyper intéressant et notamment l'un des enjeux c'est de faciliter l'accès des enfants à l'orthophoniste pour pas qu'ils aient à quitter les cours à revenir et enité rater 3 heures de cours quand ils font 45 minutes d'orthophoniste. Ça c'est un enjeu majeur surqu on travaille actuellement mais je prends le point aussi sur le diplôme. Merci Edard tiens une dernière question le bac on continue ou on supprime ?

Ah ben on continue. Pourquoi vous le supprimer ? Bah parce qu'on a l'impression qu'on va vers sa suppression parce qu'on réforme, il est de plus en plus court.

Maintenant, il y a que quatre épreuves. Non mais il faut faut arrêter de vouloir supprimer tout comme ça hein. Il y a un truc qui s'appelle les institutions qui ont fait leur preuve et puis les rites de passage et les examens qui permettent de certifier un un niveau, c'est quand même pas fait pour les chiens.

Donc non, on garde