Bonjour chez vous ! du 29 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 35 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:43OuverteRéponse directe
Les lycéens reprendront-ils le chemin des cours lundi ?
- 8:18OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez qu'ils retourneront en cours lundi ou que le mouvement va se poursuivre ?
- 11:19OuverteRéponse directe
Pourquoi Jean-Michel Blanquer est si seul à défendre ce bilan ?
- 12:42OuverteRéponse directe
Est-ce que le bac doit garantir automatiquement l'accès à des études supérieures ?
- 21:41OuverteRéponse directe
Globalement, ça dit quoi de notre société, cette polarisation de plus en plus violente ?
- 31:35RelanceÉludée
Est-ce que la primaire c'est la seule voix du rassemblement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:10PrésentateurFait
« Parcoursup sera remplacé pour la campagne 2028, c'est entendu. »
- 5:12Locuteur 2Fait
« Nous, tous, collectivement, dans ces débats sur la loi intégrale à l'Assemblée ou sur le projet de loi de protection de l'enfance, nous disons une chose aux victimes. Parlez. Parlez et ayez confiance, parce qu'au moment où vous parlerez, la société vous écoutera, la société vous croira, la société vous accompagnera. »
- 8:27InvitéFait
« J'en ai parlé avec des proviseurs dans mon département de l'Essonne. Je pense que les premières et terminales, on se rend compte que pendant trois semaines, un mois, ils n'ont pas eu de cours. »
- 11:42InvitéFait
« La critique est aisée, mais l'art est difficile. »
- 26:57InvitéFait
« Je voudrais que ma campagne, mes propositions, ça soit la France que je veux laisser à nos enfants. »
- 34:44InvitéFait
« Gabriel Attal propose une démarche une primaire pour la France, une primaire de démocrate sur la base de valeurs communes et partagées avec un calendrier à établir. »
- 34:40InvitéPromesse
« Gabriel Attal propose une démarche une primaire pour la France »
- 34:44InvitéFait
« une primaire de démocrate sur la base de valeurs communes et partagées »
- 35:08InvitéFait
« de la république la laïcité l'autorité »
- 35:11InvitéFait
« la construction et la protection de la démarche européenne »
- 35:36InvitéFait
« pas d'alliance ni avec le RN ni avec la France insoumise »
- 39:40InvitéChiffre
« Marine Le Pen est à plus de 32% Jean-Luc Mélenchon est largement derrière elle »
- 46:24InvitéFait
« C'est Gabriel Attal qui a été un des premiers voire le seul à parler de la rémunération de nos enseignants »
- 47:28InvitéFait
« il y a la loi Cassor-Peyer »
- 49:30InvitéFait
« si elle gagne il y aura une vague populiste dans les autres pays européens »
- 49:52InvitéFait
« elle l'attend inlassablement à monsieur Poutine et inestricablement à monsieur Trump »
- 1:03:13Olivier LascarFait
« Cet effet boule de neige existe en raison de la façon dont sont structurés ces réseaux sociaux. »
- 1:04:18Olivier LascarFait
« Les réseaux sociaux sont des médias, c'est-à-dire que par leurs algorithmes ils choisissent de pousser certains contenus plutôt que d'autres. »
- 1:09:05Alexandre ArchambaultFait
« C'est juridiquement possible mais avec les outils juridiques du 21ème siècle, pas avec les outils juridiques du 20ème siècle. »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Invité17 %
- Invité 29 %
- ?4 %
≈ 24,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour
à tous, très heureuse de vous retrouver comme tous les jours.
On
fait le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce jeudi 29 octobre.
L
'appel de Gabriel Attal à une primaire rassemblant les démocrates pour empêcher un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Est-ce l'appel de la dernière chance et qui veut-il mettre dans cette primaire ? Dans une demi-heure,
on
reçoit sa porte-parole, Prisca Thévenot. Comment réagit le camp d'Edouard Philippe ? Participera-t-il justement à cette primaire ? La sénatrice Horizon Lord Arco, c'est notre invité. Vous nous en direz plus dans quelques instants. Et puis on viendra longuement avec vous sur la mobilisation des lycéens. Débat agité hier à l'Assemblée, sur Parcoursup et au Sénat. L'audition de Jean-Michel Blanquer, pas moins agité, à l'origine justement de cette réforme. Emmanuel Macron appelle au retour au calme et à la reprise des cours lundi. Peut-il être entendu ? On voit ça dans quelques instants. Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation se prépare samedi, une question revient dans le débat.
Faut-il interdire les réseaux sociaux lors de ces événements ? Sont-ils les instruments de mobilisation du pire ? Comme le dit le chef de l'État, sont-ils une menace pour nos démocraties ? Débat à suivre dans une heure. Et puis à la une de nos régions, à quelques heures du départ de la route du Rhum. Depuis Saint-Malo, nous irons en Bretagne. Un cargo à voile a fait la route en verse. Il a ramené 800 kg de curcuma de Guadeloupe, une épice qui inspire les chefs bretons. Vous verrez. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
On
commence par le journal avec Quentin Calmey. Bonjour Fantin. Bonjour Yann. Bonjour
à tous.
Une de ce jeudi 29 octobre. Emmanuel Macron appelle au retour au calme dans les lycées. Voilà le président de la République qui répondait aux questions du YouTuber Hugo Descript. Hier, il a reconnu que la réponse de l'exécutif au mouvement lycéen avait pris trop de temps. Désormais, il estime que la jeunesse a été entendue, que les lycéens peuvent reprendre les cours à la rentrée des vacances de la Toussaint. Le récit de Marion Lompageux.
Emmanuel Macron a répondu hier aux questions du journaliste Hugo Travers sur sa chaîne YouTube Hugo Descript. Le chef de l'État n'a pas choisi ce média par hasard. Il s'adresse essentiellement aux jeunes. Deux jours après les premières mesures proposées par le gouvernement aux lycéens, le président appelle à une rentrée scolaire dans le calme. Je souhaite qu
'à la rentrée,
après
les vacances de la Toussaint,
les
lycées puissent rouvrir. Parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse, il
faut
qu'elle puisse reprendre les cours.
Parce
que c'est la seule manière de préparer son avenir. Et donc moi, ce que je souhaite surtout,
c
'est compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue, qu'elle puisse reprendre le cours, que le calme revienne et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées.
Plus
tôt dans la journée, ce sont les députés qui se sont réunis pour un débat sans vote consacré à l'avenir du processus d'orientation des lycéens dans le supérieur.
En
ouverture des débats, le Premier ministre a rappelé l'engagement pris par le gouvernement pour mettre fin à Parcoursup.
Parcoursup sera remplacé pour la campagne 2028, c'est entendu. Mais dès la campagne 2027, c'est-à-dire celle qui sera accessible aux élèves dès ce mois de décembre 2026, les critères d'admission devront être compréhensibles et chaque refus expliqué est motivé.
La
transition sera donc organisée pour les prochains bacheliers.
L
'ensemble des groupes ont approuvé la suppression de Parcoursup, mais moins le contexte dans lequel ces négociations se sont déroulées.
Le
gouvernement aurait dû conditionner l'ouverture du dialogue
à
la fin des désordres, comme je vous y avais appelé, Monsieur le ministre, le 6 octobre dans cet hémicycle même.
En
gouvernant sous la pression de la rue, vous avez entamé un dialogue avec le chaos qui vous a mis dans la main de l'extrême gauche et d'une représentation tronquée et surpolitisée de la jeunesse française.
À
la sortie, les organisations lycéennes invitées n'ont pas été convaincues par le débat auquel elles venaient d'assister et appellent la classe politique à se réveiller.
– On
a beaucoup parlé de la question de dignité derrière les besoins des lycéens pour investir dans le bâti scolaire. Je demande aux députés et à la classe politique de se réveiller parce que franchement, ce qu'on a cité, c'était indigne, c'était un débat, un vieux débat où chacun a avancé des arguments pour se taper, pour celui qui était en face.
C
'était d'un ridicule sans nom. C'est absolument déplorable.
–
Cet après-midi, les organisations lycéennes doivent rencontrer Laurent Nouniès, le ministre de l'Intérieur, alors qu'une mobilisation est déjà attendue ce samedi.
– Le
Sénat a voté cette nuit l'imprescriptibilité pour les crimes sexuels sur mineurs. – Oui, voilà, le Sénat qui examine en séance le projet de loi sur la protection de l'enfance. Aujourd'hui, le délai de prescription court pendant 30 ans à compter de la majorité de la victime. Pour un viol subi durant l'enfance, les poursuites restent donc possibles jusqu'aux 48 ans de la personne. Il y
a
donc eu un accord hier en séance pour voter cette imprescriptibilité de ces crimes. Écoutez la ministre Aurore Berger, c'était quelques secondes avant le vote en séance.
– Nous, tous, collectivement, dans ces débats sur la loi intégrale à l'Assemblée ou sur le projet de loi de protection de l'enfance, nous disons une chose aux victimes. Parlez. Parlez et ayez confiance, parce qu'au moment où vous parlerez, la société vous écoutera, la société vous croira, la société vous accompagnera.
Mais
aujourd'hui, la loi, elle dit autre chose.
Elle
dit, si vous ne parlez pas au bon moment,
alors c
'est trop tard pour vous.
Et
c'est une seconde violence que nous imposons aux victimes. Ce soir, nous avons la possibilité de supprimer cette violence supplémentaire que pendant trop longtemps nous leur avons imposée.
–
Le suspect de l'attentat raciste à Trappes a été présenté dans la nuit à la justice en vue de sa mise en examen par un juge d'instruction antiterroriste.
–
Oui,
tout
à fait. Kevin T, âgé de 39 ans, qui a reconnu les faits, mais démenti le caractère raciste de ses crimes. Il était déféré. Sitôt, sa garde à vue achevée, c'était peu après minuit.
– Pour
la deuxième fois en un an, l'Espagne frappée par une terrible catastrophe ferroviaire. – Voilà, l'Espagne qui a entamé aujourd'hui trois jours de deuil national après la collision hier matin de deux trains. Le bilan est très lourd, au moins 68 morts, plus d'une centaine de blessés, pire tragédie ferroviaire dans ce pays depuis 2013. Écoutez hier le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez.
– Aujourd'hui, l'Espagne est en deuil, toute l'Espagne est en deuil, et nous exprimons toute notre
solidarité
et toute notre compassion envers les familles des victimes,
ainsi
qu'envers
les
blessés qui sont encore hospitalisés, à qui nous souhaitons
un
bon rétablissement. – Nous décrétons
trois
jours de deuil national, comme après l'accident de train d'Adamus, les 29, 30 et 31 novembre.
–
Et puis, Flavio Bolsonaro est arrivé en Floride après avoir fui le Brésil.
–
C'est donc bien aux Etats-Unis que se rendait le candidat conservateur battu à l'élection présidentielle au Brésil dimanche dernier, dans un communiqué adressé au peuple brésilien et à la communauté internationale, publié sur ses réseaux sociaux. Flavio Bolsonaro s'est présenté comme le leader de son pays.
–
Merci Quentin, et à tout de suite, vous allez nous raconter l'audition de Jean-Michel Blanquer hier devant le Sénat. On va parler justement de la jeunesse et du mouvement lycéen.
– Laure
Varcoz, vous êtes sénatrice indépendante de l'Essonne, membres d'Horizon. Les vacances qui y touchent à leur fin, les lycéens reprendront-ils le chemin des cours lundi ? Emmanuel Macron souhaite qu'il le fasse dans le calme, jugeant qu'ils ont été entendus. Jean-Michel Blanquer a défendu hier ces réformes de l'époque à l'origine de la colère, notamment Parcoursup, Parcoursup qui a fait l'objet d'un vif débat dans le même temps hier à l'Assemblée nationale en présence de Sébastien Lecornu. Alors comment redonner aux jeunes un horizon ?
On
va en parler pendant cette demi-heure. D'abord Emmanuel Macron, on l'a entendu, qui demande aux lycéens de retourner en cours. Il dit qu'ils ont été entendus, avec du retard certes, mais qu'ils ont été entendus. Est-ce que vous pensez qu'ils retourneront en cours lundi ou que le mouvement va se poursuivre
? –
Alors
ça
dépendra, je pense, des niveaux. J'en ai parlé avec des proviseurs dans mon département de l'Essonne.
Je
pense que les premières et terminales,
on
se rend compte que pendant trois semaines, un mois, ils n'ont pas eu de cours. J'étais avec d'ailleurs Édouard Geffray le vendredi de la sortie
et
il y avait une professeure de français qui nous disait qu'elle avait essayé de faire un cours en visio pour justement ses élèves de français en première. et en fait, les petits malins s'étaient refilés le lien Teams de la visio pour la perturber. Et elle a fini, alors qu'elle essayait d'empêcher certains de rentrer dans le cours virtuel, elle a fini par avoir des photos pornographiques et des menaces de mort, donc elle a arrêté. Et je pense que du coup, les premières
terminales,
eux auront peut-être quand même conscience qu'il va falloir rattraper le retard.
Pour
les secondes, c'est plus compliqué.
Et
c'est ce que nous ont dit beaucoup de proviseurs. En fait, ce sont les secondes qui n'ayant pas
cette
pédémoclèse au-dessus de la tête,
qui
arrivent en fait dans le lycée, peuvent pouvoir continuer à peut-être revendiquer certaines choses. Mais bien sûr, oui, il faut qu'ils retournent dans leurs établissements. Je pense qu'en effet, ils ont été entendus. On a vu sortir les 3 000 professeurs qui n'étaient pas devant élèves, qui vont en effet peut-être permettre de remplacer des professeurs qui manquaient.
Sur
les conditions de travail, on en parlera après sur Jean-Michel Blanquer, qu'en effet, ils aient vraiment des journées à trous, c'est évident. Après, il faut du coup avoir des établissements qui puissent les accueillir dans des CDI pour qu'ils puissent travailler aussi pendant la journée.
Il
faut qu'ils apprennent ça. Mais est-ce que ce n
'est
pas paradoxal ? On va revenir longuement sur Parcoursup tout à l'heure. Mais que ce soit, de ce que vous nous racontiez, les secondes qui continuent le mouvement, alors que si Parcoursup saute en 2028, ces secondes n'auront pas la réforme Parcoursup. On va en parler. Je pense que là où ils se trompent complètement, c'est que pas du tout Parcoursup. On a connu APB, on a connu le tirage au sort,
on
a connu... Moi, à mon époque, c'était d'avoir nos parents qui faisaient la queue à 3h du matin devant les facultés pour attendre de savoir si on avait les résultats. Oui,
il y a eu l
'époque du premier arrivé, premier
service.
Il est bien sûr peut-être perfectible, mais sans Parcoursup, en tout cas sans un système comme celui-là, ce seront les classes les plus défavorisées et donc les jeunes les plus loin, en fait, de la possibilité d'avoir des parents qui les pistonnent pour aller dans les bonnes écoles et les facultés, et je pense même notamment aux territoires ruraux et suburbains, qui seront les plus impactés.
Alors,
vous avez auditionné hier Jean-Michel Blanquer, il était ministre de l'Éducation nationale durant le premier quinquennat Macron de 2017 à 2022. Il a mené, quand un, deux grandes réformes du lycée et de Parcoursup, des réformes qui sont donc au cœur aujourd'hui de cette mobilisation lycéenne, mais que Jean-Michel Blanquer a défendu coûte qu'au coûte. Oui, pendant plus de deux heures, l'ancien ministre de l'Éducation n'a pas formulé beaucoup de mea culpa, on peut le dire. À deux reprises, il a même cité cette formule. La critique est aisée, mais l'art est difficile.
Jean-Michel Blanquer a expliqué avoir le sentiment d'être le dernier et le seul à encore défendre les réformes menées pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, sur le plan de l'Éducation nationale en tout cas. Il serait ainsi devenu un bouc émissaire. Il employait le terme, et ce, alors que, selon lui, les réformes étaient les bonnes. Il faut le dire, depuis son départ en 2022, la France a connu sept ministres successifs de l'Éducation nationale, qui y sont donc restés en moyenne huit mois ministres. Écoutez un premier extrait de l'audition d'hier, dans le propos introductif de l'ancien ministre.
–
Alors évidemment,
il
est toujours très commode de trouver un bouc émissaire comme Parcoursup, éventuellement comme votre serviteur, sachant que, par exemple, pour Parcoursup, pour tous ceux qui en ont la mémoire, il est évident que ce n
'est
pas moi qui ai fait Parcoursup sur un coin de table.
Ce
qui est très étonnant, c'est que je sois le seul dans le débat public aujourd'hui à venir le défendre comme je vais le faire maintenant.
–
Alors, Lord Arcos, pourquoi Jean-Michel Blanquer est si seul à défendre ce bilan ? Est-ce que c'est lié à l'impopularité d'Emmanuel Macron qui fait que même l'ancien camp macroniste ne veut plus plaider en faveur de ces réformes ? Qu'est-ce que vous en pensez ? – Oui,
je
pense que Jean-Michel Blanquer a été lâché par le camp macroniste. Je pense même que Gabriel Attal lui avait bien savonné la planche en partant. Il a été le chouchou pendant cinq ans, en tout cas au début de son mandat. la stabilité d'avoir un ministre de l'Éducation nationale pendant cinq ans, je pense que c'est nécessaire, parce que justement, comme il l
'a
dit, il a pu porter des réformes jusqu'au bout. Résultat, forcément, du coup, c'est à lui, après, de complètement les assumer. Mais le chaos de l'année suivante, où on a eu en effet six ministres en un an, je ne pense pas que c'est vraiment beaucoup avantagé le système éducatif. Les professeurs ne savaient plus où ils en étaient. Chacun y a été de sa réforme. Et lui, au moins, il a été là pendant cinq ans. Ces réformes ne sont pas parfaites. On pourra y revenir, même si
on est au
lycée. Mais en tout cas, il les assume. Et je trouve qu'en tout cas, ça a été salué quand même par plusieurs d'entre nous. Il a eu le courage, en effet, de venir et d'essayer de défendre
son
bilan.
– Point
par point. – On va y venir, puisque l'ancien ministre a donc tenté justement de répondre point par point aux critiques venues des sénateurs. Des critiques qui étaient très nombreuses et de quasiment tous les bords politiques. – Voilà, Jean-Michel Blanquer semble bien seul aujourd'hui à encore trouver que ces réformes étaient les bonnes. On va prendre les critiques dans l'ordre. Les emplois du temps trop chargés, c'est pour permettre aux lycéens de choisir davantage d'enseignement, de spécialité. Et ça vient à la place des filières S, ES et L. S'il y a des trous dans les journées, les lycéens peuvent aller travailler en salle d'études.
Le mécontentement des lycéens, c'est peut-être parce qu'on a fortement relevé le niveau des élèves au lycée que l'on a remis les élèves au travail, je cite. Quant à Parcoursup, selon Jean-Michel Blanquer, la plateforme a été favorable aux boursiers. Elle est guidée, je cite, par la bienveillance la plus forte envers les élèves. Un argument qui a failli étouffer les sénateurs de gauche, faire s'étouffer les sénateurs de gauche. Enfin, Parcoursup, selon lui, qui a permis de donner un choix infiniment plus grand aux élèves de France. Écoutez un deuxième extrait de l'audition d'hier.
–
J'ai fait un calcul de quintal, je le reconnais, mais c'est au moins plus de 500 000 élèves qui ont été, entre guillemets, « sauvés de l'échec scolaire » dans ces années-là, puisque c
'est
ces 500
000 élèves qui ont échappé à l'échec de fin de première année.
Et
qui, par ailleurs,
et
là aussi c'est un autre problème démocratique,
on
a les manifestations de ceux qui ne sont pas contents, je l'entends,
on
n'a pas évidemment de manifestations de ceux qui sont contents.
–
Alors, on retiendra aussi que l'ancien ministre a tout de même évoqué des pistes pour améliorer les choses et il a expliqué quelques regrets. – Oui,
tout
à fait. Il aurait fallu aussi réformer le collège. Selon Jean-Michel Blanquer, cette autre réforme a manqué. L'ancien ministre a reconnu que l'orientation des élèves restait un point faible en France. Alors, pourquoi pas donner cette compétence complète aux régions ? C'est ce qu'il a dit hier. Globalement, on retient que l'ancien ministre a bien tenté de sauver son bilan. Les évaluations en début d'année qui concernent plusieurs niveaux de classe, c'est une révolution. Quant à l'angoisse de la jeunesse, elle est sans doute aussi nourrie par les critiques que les adultes formulent. Laure d'Arcos, que retenir du fond ?
Jean-Michel Blanquer a donc dénoncé la plupart des critiques formulées en audition hier. Il a même contesté les travaux du Sénat, le rapport de 2022, qui s'en prenait à sa politique. Est-ce qu'il a eu raison d'adopter cette posture
? –
Alors, je ne pense pas. J'ai trouvé en effet qu'il était très tendu. Et
vraiment,
oui,
sur
de son fait. Et donc, dans aucun mea culpa, moi-même, je n'ai pas voulu appuyer là où ça fait mal. Ici, on revient sur la réforme du lycée. Vous savez que notre délégation en droit des femmes a fait un rapport sur femmes et sciences
qui
a montré que c'est cette réforme du lycée, avec la fin des maths dans le ton commun qui avait fait que ça avait été du coup une dégringolade en fait de jeunes femmes, mais même aussi de jeunes hommes en rentrant dans des prépas scientifiques. Ça, il ne l'a jamais reconnu. Sur l'orientation, c'était pour répondre à ma question en fait, quand je lui ai dit que Parcoursup,
c
'était une chose, mais en fait, c'était bien de plus en amont qu'il fallait pouvoir faire rentrer l'entreprise, différents métiers dès le collège pour que les jeunes puissent avoir peut-être plusieurs expériences dans des entreprises et pas faire ce qu'on appelle les stages photocopies pour qu'ils puissent même aller peut-être vers des filières professionnalisantes qui leur permettraient d'avoir des métiers plus rapidement et plus concrets. Et ça, par contre, j'ai du coup apprécié parce que son idée de dire « donnant toute la compétence d'orientation aux
régions »,
j'ai trouvé que c'était plutôt... Pour la
compétence aussi des entreprises. Voilà,
exactement. Mais pour revenir sur le fond, Parcoursup a été perfectible et s'est perfectionné tout le long, en fait, d'ailleurs, de son mandat. Puisque moi, j'ai essuyé les plâtres avec mon fils la première année, c'était extrêmement rigide. Enfin, je veux dire, on n'avait même pas le droit de mettre un apport un peu personnel du profil de l'élève. s'il avait fait un BAFA,
s
'il avait participé à une association, les choses se sont quand même beaucoup améliorées. Par contre, l'opacité des algorithmes qui ont souvent été, vous savez, condamnés... – La boîte noire. – La boîte noire, que mon cher collègue Pierre Uzouias mettait souvent en avant, elle reste là. Et je pense que c'est, pour les parents et pour les élèves, un des points centraux.
– Et
les questions autour de Parcoursup, elles font la une de la presse régionale. Ce matin, on va voir deux unes. La pré-parcoursup, le casse-tête à la une du progrès, supérieur, un système d'orientation perfectible, c'est à la une des dernières nouvelles d'Alsace. Et lors du débat hier à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a posé une série de questions sur ce qu'entraînerait justement la modification, voire la suppression de Parcoursup pour l'accès à l'enseignement supérieur. On l'écoute.
–
Derrière les critiques de l'outil Parcoursup, certains veulent,
pour
l'accès aux études supérieures universitaires, une sélection plus affirmée. D'autres veulent au contraire la supprimer intégralement.
Qu
'attendez-vous du système d'enseignement supérieur français
?
Quel rôle voulez-vous lui confier ? Quels critères d'admission proposez-vous ? Quelle place pour le baccalauréat et le contrôle continu ? Comment répondre lorsque les demandes dépassent les places disponibles ? Comment accompagner ensuite les étudiants vers la réussite
? –
Quelles sont vos réponses lors d'Arcos ? Déjà, est-ce que le bac doit garantir automatiquement l'accès à des études supérieures
? –
Alors, c'est bien le problème,
c
'est qu'on le donne, enfin, le bac,
c'est
90%, enfin, on n'avait pas ça à notre époque, enfin, c'est maintenant un peu plus. Donc, tout le monde l'a, donc, en effet, ça n'est plus
le
premier diplôme viable, en fait, pour se dire qu'après, on va pouvoir rentrer dans le monde du supérieur. – Pourtant, Jean-Michel Blanquer dit que le niveau a été fortement relevé. – Non. – Paradoxal, d'accord. – Moi, je ne pense pas. Enfin, je veux dire, il peut remettre en cause PISA, il a parlé de l'autre barème, en fait, qui montre que la France est bien placée. non, le niveau n'a pas monté. Et aujourd'hui, c'est paradoxal, parce que je pense qu'il
y
a des jeunes
qui
sont peut-être, je vous dis ce que je disais tout à l'heure, dans l'incapacité d'aller vers des filières, et tant mieux, parce qu'elles sont plutôt embouteillées des filières longues, en sociaux, enfin, tout ce qui est sciences humaines, ou STAPS, ou autres, où, comme l'a dit le Premier ministre, c'est engorgé, où
il
n
'y a
pas assez de place, et donc, il ferait mieux d'aller vers des filières professionnalisantes. Et de l'autre côté, on pousse des jeunes qui, eux, par contre, réussissent bien leurs études supérieures à être surdiplômés,
à
rester trop longtemps dans les études, et ceux-là n'arrivent pas à trouver non plus de boulot à la sortie. Donc, il y a un vrai paradoxe, et je pense qu'en fait, je vous dis, c'est vraiment bien, bien plus en amont,
qu
'on devrait se poser la question, qu'est-ce que tu veux faire ? Est-ce que tu connais tel ou tel métier d'avenir, et voilà la trace pour pouvoir essayer d'y parvenir ? Avec quand même un avantage, et je n'ai jamais entendu chez les lycéens, ils ne se rendent pas compte qu'ils ont la chance d'avoir beaucoup plus de passerelles entre les différentes filières,
ce
que nous n'avions pas du tout. Une fois qu'on était dans un couloir, on ne pouvait pas en changer. Là, aujourd'hui, il y a 36 milliards de façons de pouvoir changer de métier, ou même de formation, à tout moment. Et on va voir quelles sont les questions de la presse régionale. On va aller tout de suite retrouver Mathieu Perrineau. Bonjour Mathieu, merci d'être avec nous.
Vous
êtes le directeur de l'agence de Vichy au journal La Montagne, et vous avez aussi des questions pour Laure d'Arcos. Oui, bonjour, Madame la sénatrice. Alors, on l'a vu, la parole des lycéens a été un peu baïonnée les 17 et 24 octobre. On a vu des débordements parfois très violents. On a entendu les responsables politiques accuser souvent l'ultra-gauche de jeter de l'huile sur le feu. Mais à Clermont-Ferrand, à quelques kilomètres d'ici, le 24 octobre, on a vu aussi des militants d'ultra-droite, néo-nazis, s'inviter dans le centre-ville de Clermont-Ferrand pour soi-disant protéger des commerçants qui ne leur avaient absolument rien demandé.
Globalement, ça dit quoi de notre société, cette polarisation de plus en plus violente qui semble complètement dépasser la classe politique
? Ça
veut surtout dire que, pour moi, le grand méchant, ce sont les réseaux sociaux. D'ailleurs, nos jeunes nous ont dit que c'est comme ça qu'ils s'étaient réunis dès les premiers mouvements. Et donc, vous avez l'ultra-droite, l'ultra-gauche qui profitent de ces mouvements, de ces réseaux sociaux pour, d'une certaine manière, bien évidemment, soit se réunir pour profiter de la situation de manifestation en effet pacifique, au départ, avec beaucoup d'humour pour certains de ces jeunes, même malgré cette angoisse de l'avenir. Donc, je pense que, on en a parlé au moment du 17 octobre, il y
a
un vrai, vrai souci de la manipulation par les réseaux de mouvements extrêmement violents, extrêmement durs, et qui... Mais comment on
fait
? Il faut aller jusqu'à les interdire, ces réseaux
?
Ah, moi oui. Oui, parce qu'en fait, cette spontanéité qu'on connaissait des manifestations, même du 1er mai, avec des syndicats qui savaient très bien gérer en fait la foule, savaient très bien gérer les débordements, on ne va plus pouvoir en fait s'exprimer pacifiquement, en fait, dans nos rues. Et nos jeunes avaient besoin de cette expression et malheureusement, elle a été après récupérée et j'en ai été désolée parce que, bien évidemment, c'est... ils n'étaient plus audibles, on n'était plus dans le pourquoi, en fait, de cette grogne. Je voudrais quand même rajouter aussi...
On parle beaucoup de liberté d'expression en ce moment, le droit de manifester, le droit aussi d'utiliser les réseaux sociaux, d'aller sur Internet. Qu'est-ce que vous leur répondez alors ? Comment vous faites pour interdire ça
? Alors
déjà, l'interdire, on a commencé à le faire dans les établissements scolaires et tant mieux, mais comment faire ? C'est de pouvoir avoir peut-être un système de renseignement qui permette en effet de... Pourquoi pas ? Je ne
sais
pas si c'est possible de brouiller ou en tout cas de s'infiltrer eux-mêmes dans ces réseaux les plus violents et que nos jeunes comprennent qu
'on
essaye... Enfin moi,
c
'est mon item le plus important. Il faut qu'à l'école, on apprenne à nos jeunes d'être des bons citoyens. Et pour être des bons citoyens, il faut qu'ils acquièrent l'esprit critique. Et donc, de ne pas être des moutons. Et donc, l'esprit critique, c'est aussi pouvoir faire la part des choses dans les réseaux sociaux et de pouvoir faire en sorte que lorsque on va leur donner des fausses informations, des choses extrêmement violentes... J'ai une petite fille qui a été dans les manifestations et qui, elle aussi, me racontait des choses qui étaient complètement différentes de la réalité, soit de ce qui se passait à l'école.
Pour Parcoursup, je sais qu'en ce moment, on est en train de dire qu'en effet, du jour au lendemain, on peut arrêter Parcoursup et changer de système. Non ! Il va falloir passer par la loi. Il ne faut pas mentir sur les réseaux à nos jeunes comme quoi, demain, on va pouvoir changer de système. Parcoursup, ça a été par la loi. Donc, le problème, c'est qu'on leur raconte tout et n'importe quoi. peut-être que nous-mêmes, la classe politique raisonnable, on n'est peut-être pas assez sur ces réseaux, en fait. Et je trouve qu'au fond, le signal, quand même, hier du président de
la
République d'avoir été s'exprimer avec Hugo Décrypte est un bon signal. Je pense qu'il faut qu'on puisse, en effet, peut-être prendre la voix des influenceurs pour pouvoir essayer de parler à nos jeunes puisque nous, on n'arrive pas à le faire dans des plateaux traditionnels. – Un dernier mot, Mathieu.
–
Oui, globalement, on voit très bien que ça pose des soucis, effectivement, peut-être de génération ou peut-être technique, technologique, mais est-ce que le gouvernement est à la hauteur de la situation ? Est-ce que la classe politique est à la hauteur de la situation ? Et est-ce que les candidats à la présidentielle, globalement, le sont ?
– Écoutez,
en tout cas, je pense que très souvent, on n'utilise les jeunes qu'au dernier moment dans les campagnes en disant qu'on va avoir besoin de leur voix. j'avais un collègue qui nous disait l'autre jour en réunion de groupe
qu
'à ses stagiaires, il leur faisait travailler sur
tous
nos textes de loi pour savoir si c'était des choses qu'ils pouvaient leur parler.
Et
en fait, non, on ne parle pas aux jeunes. Et en fait, on les met dans des silos, on va parler de leurs problèmes scolaires, mais on va leur parler de logement,
on
va leur parler de permis de conduire,
on
va leur parler de choses, mais jamais de,
en
fait,
leur génération est
une vision et une vraie perspective. Alors, moi, juste, si tu peux faire un peu de politique, ce que j'ai apprécié, par exemple, d'Edouard Philippe au moment de son lancement de campagne le 5 juillet, ça a été de dire comme ligne directrice,
en
fait, je voudrais que ma campagne, mes propositions, ça soit la France que je veux laisser à nos enfants. Et du coup, vous mettiez comme sous-titre la jeunesse a besoin d'horizon, je pense qu'en effet, c'est peut-être aussi un signal pour qu'en effet, on repense cette campagne par rapport à cette jeune génération qui a vécu le Covid, qui a vécu toutes ses angoisses et qui a besoin d'être rassurée. Merci beaucoup, merci Mathieu Perrineau d'avoir été avec nous et puisqu'on a commencé à évoquer la campagne présidentielle, on va écouter Gabriel Attal face à la perspective sondagière d'un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Il a lancé hier soir au 20h de TF1 un appel au rassemblement qui passe par une primaire des démocrates.
C
'est que je crois qu'il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire
qui
devrait être une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français qui aujourd'hui doutent et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas entre la France insoumise et le Rassemblement national.
Vous
soutenez Edouard Philippe lors d'Arcos. Est-ce qu'Edouard Philippe va répondre favorablement à cet appel de Gabriel ? Je ne pense pas. Je ne pense pas. Laurent Marcangeli a déjà aussi réagi. C'est quand même très très flou comme proposition. Jusqu'où ça va des deux côtés en fait
? Est
-ce que ça va jusqu'à Marine Tondelier ? Je ne vois pas le pauvre Gabriel Bruceman qui vient de sortir d'une primaire. Ils ont mis
du
moins à l'organiser repartir dans une nouvelle primaire. Ça va jusqu'à Sarah Knafo ? Le
problème c'est uniquement les contours de
cette
primaire ou c'est le principe même d'une primaire ? Est-ce que si les contours sont clarifiés
vous irez ? Regardez on n'en parle pas assez parce qu'en effet la primaire socialiste a eu lieu en plein mouvement et violence. Est-ce qu'Olivier Faure et Gabriel Glucksmann se sont reparlés depuis ? Je ne pense pas. Et on est persuadés nous chez Edouard Philippe que ça ne fait que mettre en exergue les différences les oppositions et que souvent après c'est très compliqué de pouvoir se parler. D
'accord mais comment
vous faites pour vous rassembler ?
Edouard Philippe
aussi il dit qu
'il faut
un rassemblement. Comment
vous voulez
organiser ce rassemblement si ce n'est par une primaire ? Écoutez c'est tout le problème. On pense pour nous que le départage se fera encore en code de popularité. On peut voir qu'il peut y avoir quelques trous d'air quelques baisses en fonction de l'air du temps.
Il
y a aussi... Mais
c'est
surtout qu'Edouard Philippe l'a n'est donné au second tour dans plus aucun sondage.
Il
y a l'effet Glucksmann parce qu'il venait d'être élu. Nous on pense toujours
que
les gens au dernier moment et j'ai même des exemples ici de parlementaires plutôt de gauche qui me disent j'irai voter Edouard Philippe dès le premier tour parce qu'il faut penser
mine
de rien au deuxième. Quelle est la personne qui pourra gagner contre Marine Le Pen
? Donc en clair Nord-Darkos vous dire
tant pis si on est 5 sur la ligne de départ vous comptez sur un effet vote utile pour
Edouard Philippe. Il
ne faudra pas qu'on soit 5 c'est que justement
au
fond de nouveau que les sondages puissent départager les candidats qui sont pour l'instant sur la ligne de départ par cette raison de dire je même dans les dans les sondages je préfère soutenir tel candidat parce que je pense que les autres devront entre guillemets se retirer parce qu'ils seront les moins capés pour pouvoir
gagner Donc pour vous la primaire c
'est les sondages
? Pour
l'instant ça reste ça et j'espère des réunions de bonne volonté entre nous sans attendre le
mois de février. Et vous avez encore
Gabriel Attal à se réunir autour de la table ? Bien évidemment Avec qui ?
Bruno
Retailleau ?
Alors
tout à fait David
Isna ?
Exactement mais en fait d'ailleurs ça a été très mal compris par ces candidats quand Édouard Philippe en octobre a dit je vais leur demander qu
'on
se réunisse c'était pas pour dire aussi la fin de la récré au 1er novembre il faut déjà penser à un programme commun parce qu'on aura besoin après l'élection présidentielle d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale et donc il faudra qu'on essaye de se réunir donc je crois toujours à la bonne volonté des uns et des autres et j'espère à la sagesse pour qu
'on
ne soit pas en effet 5 sur la ligne de départ Merci Laure Darkos Merci beaucoup d'avoir été avec nous Quentin on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse de nos régions la hausse de la précarité en France c'est l'un de plusieurs titres de la presse régionale ce matin
Et
puis on va continuer à parler de cette primaire puisque c'est la porte-parole de Gabriel Attal Prisca Thévenot qui nous rejoint Merci beaucoup bonne journée
En
centrale peut-il encore se rassembler face à la perspective d'un duel Le Pen-Mélenchon en second tour Gabriel Attal a lancé hier soir un appel à l'organisation d'une primaire des démocrates accueillie plutôt froidement pour le moment on va en parler avec Prisca Thévenot Bonjour Merci d'être avec nous Députée des Hauts-de-Seine vous êtes la porte-parole de Gabriel Attal il a donc hier lancé cet appel pour une grande primaire des démocrates est-ce que ça sonne un peu comme un appel de la dernière chance pour votre candidat qui a du mal à trouver une dynamique de campagne
?
Regardons les choses très clairement je pense que ça a été dit avant par ma collègue sénatrice Madame Darkos
aujourd
'hui fatalement sondage après sondage nous voyons s'installer le duel RN face à LFI
alors
soit on regarde ça et on se larmoie et puis on commente soit on prend la mesure de la situation et on entend non pas ce que réclament certains leaders politiques mais ce que demandent des français inquiets rassemblez-vous construisez les conditions de ce rassemblement et c'est ce que Gabriel Attal a fait hier de façon très claire il tend la main il tend la main non pas pour essayer d'envoyer des coups de butoir à droite ou à gauche mais simplement pour dire les français nous le demandent écoutons-les
et
cette demande de rassemblement elle doit pouvoir s'organiser se construire et les conditions doivent pouvoir être débattues et organisées
mais est-ce que la primaire c'est la seule voix du rassemblement Edouard Philippe aussi vous avez tendu la main il a appelé à une réunion en novembre entre tous les chefs de parti tous les candidats pourquoi cette solution vous ne l'avez pas acceptée pourquoi c'est pas la bonne vous plaisantez il y
a
un comité
de liaison qui a été mis en place
il y a un comité
de
liaison il marche encore ce comité de liaison bien
sûr il se réunit ce comité
de liaison
Edouard Philippe il s'est fait claquer la porte au nez quand il a proposé une réunion en novembre il n
'y
avait pas besoin de faire des réunions supplémentaires parce qu'elles existent déjà le comité de liaison a été mis je pense qu'il faut rappeler les choses comme elles existent
et
pas être dans des exercices de communication pour feinter une volonté de rassemblement où en fait le rassemblement ne se fait pas mais plutôt on parle d'effacement des candidats au profit d'un donc il feintait le rassemblement Edouard Philippe ? je parle de manière générale et je le dis assez simplement aujourd'hui est-ce qu'il existe un endroit où les candidats se parlent oui c'est le comité de liaison décidée et mis en place notamment par Gabriel Attal avec par exemple le sénateur Hervé Marseille qu'on connaît bien dans la maison avec Horizon c'est M.
Béchou qui le représente avec le modem Marc Fénaud avec le parti radical et bien sûr avec Renaissance au travers de la voix de Franck Riester ce comité existe et les différentes familles politiques se parlent je
pense que c'est important mais il n'y a pas fait les
candidats à se parler
mais je pense que c'est important de l'enlever et les candidats je le redis se parlent les familles politiques se parlent maintenant force est de constater c'est que malgré tout et bien nous voyons s'installer le duel que ne veulent pas avoir les français pour le second tour LFI-RN et derrière 4-5 candidats qui feront entre 8 et 10% pour le premier tour mais qui ne passeront pas
la
frontière du premier tour est-ce qu'on peut juste regarder la réalité telle qu'elle existe et donc face à cette réalité
et
bien Gabriel Attal propose une démarche une primaire pour la France une primaire de démocrate sur la base de valeurs communes et partagées avec un calendrier à établir
Alors
on va rentrer dans le détail de cette primaire parce qu'on n'a pas très bien compris pardon elle va d'où à où pour lui cette primaire
?
Et bien justement plutôt que de réfléchir comme des politiques réfléchissons comme les français nous le demandent de le faire c'est-à-dire se réunir autour de valeurs communes
sur
les valeurs bien évidemment en premier lieu de la république la laïcité l'autorité mais également la construction et la protection de la démarche européenne sur l'attractivité économique ou les progrès sociaux et environnementaux je pense que déjà sur ça ça permet d'avoir un spectre large de familles politiques qui pourraient se retrouver Pardon vous partagez des valeurs
communes et bien là c'est pas à moi de dire que vous me parlez d'écologie est-ce
que Marine Tondelier pour vous l'appeler à participer
je pense
attention pardon vous avez raison de le préciser une des premières un des premiers sujets c'est de dire pas d'alliance ni avec le RN ni avec la France insoumise et
merci
et merci de me le rappeler parce que je pense que c'est important et c'est le préambule de tout
une
fois qu'on a dit ça nous proposons une démarche nous tendons la main maintenant voyons qui la prend et ça va pas se faire on va se le dire franchement en 2-3 minutes ou en 4 jours il faut que ça décante il faut que les écosystèmes se parlent et c'est vrai que si on peut avoir des réactions à droite comme à gauche de candidats divers et variés moi ce que j'entends beaucoup c'est les français mais aussi beaucoup d'élus locaux
qui
nous disent mais entendez-vous parlez-vous construisez les conditions de ce rassemblement aujourd'hui la seule voix qui va dans ce sens depuis maintenant plusieurs semaines et plusieurs mois c'est Gabriel Attal
alors là il y a des réactions de votre camp du bloc central de ce qu'on appelle le bloc central élargi horizon par la voix de Laurent Marcangeli ce n'est pas ce en même temps aussi cafouilleux casardeux qui permettra d'éviter un duel RN LFI l'entourage de Bruno Retailleau cité par l'AFP le projet de primaire d'Atal morné car il n'exclut pas Glucksmann est-ce que cet appel il va sonner creux
? la
question c'est je le redis toutes
les
personnalités que vous avez citées
font
partie de familles politiques
dont
tous les élus locaux et les électeurs disent une chose empêcher le duel de second tour RN LFI
donc
moi je pose la question suivante
comment
faisons-nous si on ne construit pas les conditions dans un rassemblement
un
rassemblement vous savez ça ne se décrète pas
ça
se construit mais un Raphaël Luxman par exemple il sort d'une primaire vous
pensez
sérieusement qu'il peut retourner dans une
primaire ? mais vous avez raison
il sort d'une primaire et vous avez complètement raison mais force est de constater c'est qu'aujourd'hui je le redis encore une fois on peut regarder comme ça chacun des candidats
sauf
qu'il
y
a une réalité Marine Le Pen est à plus de 32% Jean-Luc Mélenchon est largement derrière elle
et
ensuite il se passe quoi ? il n
'y a
pas de petite finale pendant les présidentielles
ça
ne sera pas à qui sera le meilleur troisième
ça
sera à qui sera en capacité d'aller au second tour et en l'occurrence à sa Marine Le Pen on ne se relèvera pas du rassemblement national à l'Elysée
alors
soit on regarde aujourd'hui les sondages comme une fatalité et on continue à chicailler les uns les autres soit on se relève les manches et on considère qu'aujourd'hui ce ne sont pas les égaux qui doivent parler mais bien le sens des responsabilités on ne peut pas toute la journée dire qu'on veut éviter le duel RN-LFI et ensuite expliquer par toutes les petites phrases qu'on ne
veut
pas se rassembler et je pense que c'est possible je pense que c'est souhaitable et je pense que la plupart des familles politiques que vous avez citées sont dans cette démarche-là maintenant il faut aussi laisser décanter les choses cette proposition vient d'arriver nous sommes dans cette démarche nous tendons la main nous laissons les portes ouvertes
le débat sur
la primaire pardon Prisca Temno le débat sur la primaire il ne
vient
pas d'arriver c'est-à
-dire
ça fait quand même des semaines des mois qu'il y
a
des questions autour de la primaire dans le bloc central ça n
'a
pas décanté jusque-là pourquoi ça a décanté
maintenant ? il faut se laisser la chance de pouvoir le faire
et
donc nous nous continuons à dire que nous continuons à tendre la main
pas
pour nous
pas
pour quelques-uns mais parce que les français nous le demandent vous savez est
-ce que la solution la plus simple puisqu'il a appelé encore hier Gabriel Attal à mettre de côté les égaux est-ce que la solution pour quelqu'un qui veut mettre de côté son égaux c'est pas de se retirer au profit de candidats qui sont mieux placés que lui dans les sondages elle est jusqu'au bout de la démarche au profit de qui
?
au profit d'Edouard Philippe par exemple qui est pour le moment dans le bloc central
le mieux placé dans les sondages vous regardez j'ai écouté tout à
l
'heure la sénatrice madame
Darkoze quand
bien même vous feriez ça Edouard Philippe n'est pas au second tour
donc
qu'est-ce qu'on fait
?
enfin je veux dire à un moment il y a des sondages qui sont regardés alors oui on pourrait dire c'est pas l'alpha et
l
'oméga d'une élection présidentielle très bien mais il donne une démarche il donne aussi une dynamique ce que les français attendent et veulent pour celles et ceux qui ne veulent pas ce duel ils veulent un rassemblement construit sur la base d'un projet identifié et de valeur partagée après est
-ce que aussi il n
'y a
pas pour le moment aucun de vos candidats au second tour parce qu'il
y a
une multiplicité de candidatures on le voit Raphaël Luxman quand il a gagné la primaire il a été en dynamique dans les sondages parce qu'il devenait le seul candidat du bloc social-démocrate
est
-ce que ça ne serait pas la même chose pour vous si vous décidiez hors primaire qu'il n'y avait plus qu'un seul candidat de ce bloc central
ou
tout du moins du camp macroniste entre Gabriel
Attal
Edouard Philippe je vous le redis moi je les regarde les sondages
je
les regarde les sondages et toutes ces hypothèses sont travaillées en large et
en
travers de sondage après sondage
ça
ne fonctionne pas pour le second tour
il
faut se retrouver autour d'une dynamique claire déterminée et partagée
et
si c'est simplement une démarche pour se dire certains doivent s'effacer au profit de d'autres pardon c'est pas un rassemblement
ça
s'appelle un barrage et les français ne veulent pas une candidature de barrage
ça ne fonctionne pas parce que pour le moment dans les sondages il y a
à minima un candidat soit Edouard Philippe soit Gabriel Attal mais il y
a
aussi un candidat LR qui est testé il n
'y a
pas de sondage qui teste un seul candidat du bloc
central après vous avez des hypothèses vraiment je suis désolée moi je vous dis je suis à
l
'an vous avez dit tout à l'heure que j'étais la porte-parole de Gabriel Attal c'est vrai que je l'ai longtemps été mais là je suis surtout la responsable de sa mobilisation sur le terrain et donc j'y vais beaucoup j'étais hier à Lyon j'irai tout à l'heure à Nîmes je me déplace partout en France et j'entends ce que les français me disent en dehors des plateaux télé et des débats politiques qu'on peut avoir dans quelques hémicycles
ils
nous le disent rassemblez-vous rassemblez-vous sur une démarche claire identifiée et transparente et c'est ce que propose Gabriel Attal je pense que vraiment plus que jamais ce ne sont pas les égaux des quelques politiciens qu'on doit entendre mais vraiment la voix des français qui nous le demandent et je suis sûre que sur ce chemin je suis sûre que sur ce chemin nous allons tous être en capacité de nous retrouver
comment
vous l'organisez concrètement cette primaire c'est quoi c'est une primaire ouverte à tous c'est une primaire à laquelle il
faut qu'elle soit large
il
faut qu'elle soit large donc
on n'est pas obligé d'être membre soit d'Horizon soit de Renaissance soit
de LR
beaucoup se sont prononcés déjà dessus vous prenez par exemple Hervé Morin vous pensez François Bayrou qui ne sont pas des élus ou des personnalités Renaissance et qui ont donné certaines conditions soit en termes de calendrier soit en termes de partage de valeurs et ensuite sur la capacité de faire participer le plus largement les français Gabriel Attal le disait hier justement sur le 20h de TF1 il faut aussi faire en sorte que le droit d'entrée à cette primaire ne soit pas aussi haut qu'est-ce qu'il a pu être par exemple au niveau de la gauche où je crois que c'est 15
euros
voilà il faut une valeur symbolique de 1 euro ou 2 euros pour que ce soit le plus largement possible parce que c'est un projet large que nous devons
pouvoir mettre en place mais
on est fin en octobre
comment concrètement vous l'organisez parce que les primaires des partis elles ne
sont
pas organisées par le ministère de l'Intérieur comment vous trouvez
le bureau de vote
non mais comment vous trouvez les bureaux de vote comment vous gérez le corps électoral comment vous garantissez
quand même des familles politiques qui venaient en arrivée on sait organiser les choses en responsabilité et par exemple on peut aussi le faire au travers du vote électronique qui doit pouvoir se mettre en place pour encore une fois avoir cette capacité d'embrasser largement le plus de françaises et de français qui souhaitent avoir ce rassemblement et qui encore une fois
nous
le demandent
Sur
la question du fond Preska Thévenot parce que je vous ai entendu plusieurs fois dire moi j'ai pas de point commun avec Bruno Retailleau qu'est-ce que vous faites si Bruno Retailleau remporte la primaire
?
Ben moi je dis déjà est-ce que l'ensemble des participants éventuels serait d'accord pour partager un certain nombre de valeurs et je vais pas faire
une liste détaillée pour partager les
valeurs de Bruno Retailleau
?
Non Donc vous avez dit pendant plusieurs semaines que vous n
'avez
pas de
valeur commune avec
lui ? Je vous le redis je vous redonne les valeurs je vous les redonne déjà pas d'alliance avec le RN et la LFI je pense que c'est assez simple à comprendre il n
'y a
pas besoin de sous-titre sur ça Deuxième point et bien être pour la défense et la construction européenne être pour le progrès social et environnemental être pour les défenses de la valeur de la République je ne
suis
pas sûre que je sois très loin dessus avec beaucoup des personnalités qu'on peut citer et puis être pour l'attractivité la compétitivité économique une fois qu'on a dit ça pardon je pense qu'il faut voir qui est d'accord pour aller sur cette démarche-là Bon mais ça exclut pas Bruno Retailleau ce que vous venez de dire Ben c'est pas à moi de le dire moi vous savez vous l'avez très justement dit je représente un candidat une famille politique je sais où sont mes ancres je sais où sont mes lignes rouges maintenant
c
'est aux autres de le dire et pardonnez-moi je vais les respecter et pas parler en
leur nom Oui mais
combien de
fois vous
avez dit que vos lignes rouges c'était certains propos de Bruno Retailleau Eh ben à eux de voir
je
suis désolée aujourd'hui on ne peut pas encore une fois moi j'écoute tout le monde
j
'écoute tout le monde et je ne peux pas entendre matin, midi et soir l'entièreté des candidats en dehors de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen dire il faut absolument éviter ce duel mortifère et puis ensuite se retourner et tourner les talons quand il s'agit de parler de rassemblement il faut qu'on puisse regarder quelles sont nos valeurs communes et quelles sont les lignes rouges que nous posons et sur cette base-là voir comment on peut construire un rassemblement
Si cette idée de primaire n'aboutit pas que fait Gabriel Attal ? Est-ce qu'il va au bout ? Est-ce que le 18 avril il y aura un bulletin Gabriel Attal ?
Vous l'avez dit on est le 29 octobre Est-ce qu'on peut laisser le temps à cette proposition cette main tendue d'arriver dans tous les écosystèmes que vous venez de décrire pour ensuite voir les retours
?
Je pense sincèrement que l'enjeu ce n
'est
pas simplement d'avoir une réaction active et rapide où c'est souvent l'ego qui parle je vais vous le dire franchement et c'est peut-être parce que je suis une nana que je le dis comme ça mais oui souvent c'est un peu ça et je pense qu'il est aussi bien de pouvoir entendre ces écosystèmes aussi bien les élus locaux que son électorat et plus largement les françaises et les français Et si ça ne prend pas ? Je reste convaincue que ça prendra Vous savez on ne peut pas depuis quelques semaines ne pas être satisfait
de
l'état du débat politique dans notre pays des sujets que nous entendons des noms d'oiseaux que nous entendons et des valeurs qui sont remises en cause et se dire
on
ne
va
pas essayer Mais
est-ce qu'il dira s'il
n'y a
pas de primaire je mets mon égo de côté je retire ma candidature
ça fera toujours un
candidat de moins Mais au profit si c'est simplement dire ça mais en fait ça fera juste un bon troisième excusez-moi moi ça ne me va pas
moi
ça ne me va pas quand je vois attendez
je
vous le dis franchement quand je vois la montée de l'antisémitisme telle qu'elle est dans notre pays à laquelle s'ajoute maintenant la montée du racisme décomplexée dans le débat politique vous pensez que ça va me suffire de savoir qui sera un bon troisième moi non je veux vraiment éviter ce duel RN-LFI et j'ai envie de vous dire à un moment ça suffit et peut-être oui peut-être oui que
peut
-être qu'un peu plus de voix de femme doit se faire entendre sur ça pour accompagner nos familles politiques moi j'ai la chance j'ai la chance d'être derrière un candidat qui entend cela et qui non seulement l'entend mais le met en oeuvre et bien j'espère que dans d'autres familles politiques d'autres voix se feront entendre pour dire aux écosystèmes écoutez
les
égaux deux secondes on les met de côté et on regarde ce qui
est
le plus important éviter ce duel qui vraiment sera mortifère pour notre pays et dont le pays ne se relèvera pas comme ça Est-ce que
la
mobilisation des lycéens met à mal la campagne de Gabriel Attal qui paye le fait d'avoir été ministre de l'éducation nationale
?
Je pense qu'il faut regarder les choses telles qu'elles sont on peut parler de bilans de propositions et d'actions qui a été un des premiers à parler du bâti scolaire d'ailleurs à l'époque on en parlait très peu et on nous disait mais pourquoi mettre un fond dédié à la rénovation du bâti scolaire ?
C'est Gabriel Attal qui a été un des premiers voire le seul à parler de la rémunération de nos enseignants de nos professeurs qui n'avaient jamais été augmentés jusque-là c'est Gabriel Attal qui a parlé d'orientation et de retour d'exigence sur les parcours notamment au collège et le plus tôt possible avec des évaluations très précises c'est Gabriel Attal donc je pense que nous devons continuer sur cette démarche-là et continuer sur une méthode qui est celle qu'on a toujours faite c'est-à-dire donner la parole aux jeunes et c'est qui encore une fois en tant que candidat a ouvert une plateforme large pour entendre la parole des jeunes pour
l'année prochaine c'est Gabriel
Attal de la bonne manière pour
vous ?
Là il faut qu
'on
voit quand ce texte arrivera à l'Assemblée nationale il y
a
un certain nombre de textes que nous attendons à l'Assemblée nationale pour l'instant il y
a
la loi Cassor-Peyer je pourrais vous parler aussi de la police municipale ce sont des textes très concrets attendus par les Français
Emmanuel Macron il termine son C2 quinquennat avec une multiplication des fractures françaises est-ce qu'il aura été le président qui a aggravé ces fractures
? Ça
sera aux Français de le dire mais force est de constater c'est que vraiment l'état du débat politique et médiatique n'est pas le bon en ce moment
il
me fait peur il m'effraie C
'est la faute
à qui parmi
?
On le verra je pense mais je ne
suis
pas là pour dire c
'est
la faute à machin ou bidule ou dire c'est la faute à personne je pense qu'on a tous une responsabilité collective et moi je prends ma part dedans en faisant en sorte déjà de calmer la façon dont on se répond les uns les autres en excédant le plus possiblement d'aller effectivement avoir une parole d'apaisement mais ça ne
veut
pas dire de non-fermeté dans les débats médiatiques mais aussi d'être de plus en plus sur le terrain aussi bien sur ma circonscription que partout ailleurs sur le territoire et je pense que c
'est
cette démarche-là qu'on doit pouvoir retrouver et je vous le dis encore une fois dans toutes les familles poétiques sur lesquelles nous espérons avoir un rassemblement cette démarche-là est partagée Alors
parmi les thèmes forts de la campagne de Gabriel Attal il y a la question de l'Europe on va écouter ce que disait Marine Le Pen c'était dimanche à Orléans
Le
monde qui prend aujourd'hui la France en pitié après l'avoir admirée à tant son sursaut les peuples d'Europe qui les uns après les autres se libèrent des croyances révolues attendent que nous prenions la tête d'un mouvement des nations qui emportera le continent tout entier ce mouvement ce sera la renaissance ce jour-là la France renouera avec sa vocation émancipatrice et sera au rendez-vous que l'histoire lui fixe est-ce que si Marine Le Pen l'emporte au second tour il y aura un effet domino sur le reste de l'Europe il
y
aura un effet domino dans le quotidien des français de façon très
claire quand
vous voyez Marine
Le Pen parce que
là
ce qu'elle dit c'est qu'en
clair si elle gagne il y aura une vague populiste dans les autres pays européens super moi je ne
suis
pas là pour mener slogan et campagne pour d'autres pays je suis là pour regarder ce qui va se passer dans mon propre pays et dans le quotidien de nombreux français et françaises Marine Le Pen fait de grands slogans et de grandes diatribes en levant sa main droite et en jurant sur le cœur la main sur le cœur que ça va bien se passer mais il faut regarder ce qu'elle fait de son autre main elle l'attend inlassablement à monsieur Poutine et inestricablement à monsieur Trump je ne suis pas sûre que ces deux personnalités politiques là soient dans la défense de la souveraineté et de
l
'indépendance française et c'est ça qu'il faut pouvoir regarder les paroles s'envolent mais les écrits et les actes restent et Marine Le Pen en permanence a courbé l'échine devant les grandes puissances étrangères qui en plus le disent assez clairement n'en ont rien à faire de la France donc aujourd'hui oui il faut avoir une démarche assumée de protection de notre souveraineté de notre indépendance et ça passera par une puissance qui s'appelle la puissance européenne c'est d'ailleurs ce que Gabriel propose au travers des Etats
-Unis d'Europe mais justement
est-ce que les Etats-Unis d'Europe vous pensez vraiment que les Français sont prêts à donner plus de pouvoir à l'Europe et est-ce qu'on y a intérêt avec la montée des populismes
?
Mais regardez clairement les choses au moment où il y a une revendication une montée des puissances nations les Etats-Unis la Chine qui peut croire qu'on pourra s'en sortir comme ça sans avoir une force affirmée et affichée aujourd'hui l'Europe est une belle endormie réveillons-la et elle a su montrer qu'elle était capable notamment au moment des crises on l
'a
vu pendant la crise Covid pendant la crise avec l'invasion de Poutine en Ukraine mais nous devons avoir cette capacité à le faire maintenant au quotidien et donc regardez assez simple C'est compatible avec la montée des partis populistes la montée des partis souverainistes
pensez-vous
vraiment que les Français et les Européens ont
envie
de plus d'Europe
? Les
Français et les Européens ont envie de quoi ? D'être libres chez eux
d
'être maîtres de leur destin
et
leur dire que le repli sur soi va permettre de fonctionner je pense que c'est un leurre et on peut le voir notamment au regard de cette montée du populisme et certains populistes qui se sont installés dans certains pays européens est-ce que vous avez l'impression qu'ils ont plus défendu leur indépendance et leur capacité à déterminer leur destin non regardons aussi ce qui s'est passé en fait dans ces pays-là et apprenons et tirons-en les leçons
nous
serons plus forts en Européens pas simplement comme un slogan mais aussi pour aller vers plus d'innovation plus de planification sur des secteurs d'avenir et donc faire face aux Etats-nations aux Etats-puissances qui sont les Etats-Unis et la Chine
Merci Prisca Thévenot Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin on va voir ce qui fait la une de nos journaux régionaux
Et
Quentin on commence avec la catastrophe ferroviaire en Espagne et ces deux trains entrés en collision hier entre Madrid et Séville Oui c'est ça la dépêche du midi à Toulouse parle de choc en Espagne après ce qui est déjà l'une des pires catastrophes ferroviaires qu'est connue le pays l'Est républicain à Nancy écrit que cette tragédie ravive le souvenir du drame d'Adamouz en janvier dernier qui avait déjà fait 46 morts et suscite de nouvelles inquiétudes sur le réseau ferré espagnol quant à la voix du Nord le journal raconte que cette tragédie vient percuter la campagne électorale à un mois des législatives du 29 novembre les deux principaux partis ont annoncé suspendre leur campagne le Premier ministre a décrété trois jours de deuil national jusqu'à samedi le télégramme raconte ce matin que plusieurs navires russes dont 17 bateaux de pêche ont été repérés de la Bretagne à la mer du Nord c'est ça c'est l'œil de Moscou qui flotte ainsi au large des côtes françaises il lorgne sur les câbles sous-marins l'information vient en fait d'un journal britannique qui publiait il
y a
quelques jours cette analyse sur 4 ans près de 500 incidents impliquant la présence de chalutiers russes ont été recensés il s'agirait d'opérations clandestines en haute mer visant à cartographier avec précision l'emplacement des câbles sous-marins on les voit d'ailleurs ce sont ces traits oranges ici sur l'article du télégramme les britanniques qui s'interrogent sur les moyens limités dont ils disposent pour assurer un contrôle de ces zones stratégiques plusieurs titres évoquent ce matin la lutte contre la précarité que ce soit l'Alsace ou le Dauphiné libéré zoom ce matin sur ces banques alimentaires piliers de l'aide sociale de
l
'aide locale alors que cette précarité explose comme dit le journal de Grenoble il suffit parfois d'un imprévu d'une facture électricité trop lourde d'une réparation d'un loyer devenu trop élevé pour que les difficultés démarrent et se creusent sauf que les chiffres augmentent chaque année le secours populaire de l'Isère accompagne ainsi 21 000 personnes contre 19 000 en 2023 les demandes c'est 10 à 15% de hausse chaque année dit de son côté le président des Restos du Coeur en Isère avec un profil des bénéficiaires qui change la paupérisation nous la voyons ce n'est plus une mais plusieurs couches de la société qui sont touchées explique ainsi une responsable de la Banque Alimentaire citée dans le journal et on va poursuivre sur ce sujet avec vous bonjour Sylvain Laval merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire de Saint-Martin-le-Vinou en Isère vice-président de l'association des petites villes de France on le voit le Dauphiné dresse le constat de cette précarité qui s'accroît c'est un constat que vous faites également vous dans votre commune
oui
on voit effectivement plus de gens en difficulté et on vient plus frapper à notre porte pour du soutien
de quelle manière justement vous pouvez les aider les gens qui viennent frapper à votre porte pour ce soutien
alors
on a dans les mairies souvent quand on le peut un service solidarité action sociale et souvent des centres communaux d'action sociale dont une des missions est de
soutenir les personnes en difficulté et ce sujet de l'aide alimentaire en fait partie
alors la campagne des Restos du Coeur va s'ouvrir dans quelques jours comme chaque année là aussi de quelle manière vous pouvez aider ces associations à contribuer à aider les personnes les plus précaires
alors
on travaille avec
eux puisque justement sur des personnes qui sont identifiées qui ont besoin de soutien notamment à l'alimentation nous sommes amenés à distribuer souvent des colis alimentaires via nos banques alimentaires en lien soit avec le Secours Populaire le Restos du Coeur ou d'autres associations donc on est vraiment en lien direct on travaille avec eux on leur achète aussi des prestations et parfois même on les soutient financièrement
à
quelle hauteur à peu près qu'est-ce que ça représente pour une commune comme la vôtre
ça
dépend de l'ampleur mais ça peut être plusieurs milliers d'euros quand même sur un budget de centre communal d'action sociale donc à l'échelle d'une commune petite ce n'est pas rien et ce sont des budgets qui sont dans nos dispositifs de solidarité c'est compliqué pour une collectivité de trouver ces budgets
ça
fait partie des champs d'action un peu essentiels comme vous avez le soutien à l'école le soutien à la solidarité en fait partie après ça
dépend de l'ampleur qu'on y met des champs d'action qu'on met dedans il n
'y a
pas que cela il y a d'autres types d'aide sur des sujets de santé de logement mais en général ça fait partie des fondamentaux après chaque commune décide des curseurs et de l'ampleur qu'elle y porte merci monsieur le maire merci beaucoup d'avoir été avec nous Quentin on poursuit la revue de presse dans nos régions Paris-Normandie revient sur la loi casseur-payeur une loi qui divise voilà le texte a été adopté cette semaine au Sénat il part donc maintenant pour l'Assemblée nationale où il devrait faire l'objet de débats très vifs commerçants jeunes et syndicalistes ont des avis très divergents raconte le journal dans son édition de Rouen Rouen où une enquête a été ouverte par le procureur de la République suite à la diffusion de vidéos montrant un policier lançant un projectile qui explose au pied d'un enfant en marge des manifestations du 24 octobre également le préfet a annoncé que les commerces pourraient ouvrir les premiers et 8 novembre de dimanche pour tenter de compenser les pertes liées aux violences des dernières semaines Allez on termine avec une info un peu plus légère c'est la Toussaint ce week-end mais c'est aussi Halloween Et voilà nos idées pour se faire peur dans le chair avec cette grande citrouille à la une du journal plein d'idées pour des activités ce week-end que ce soit une soirée immersive au muséum d'histoire naturelle à Bourges demain vendredi un laser game que l'on voit ici en forêt de Vierzon avec des zombies dans la forêt l'idée fait effectivement assez peur ou enfin un tour de balai mais de balailleux la ville de Bourges qui propose ainsi des tours dans leur balailleuse les intéressés pour en prendre en main ce véhicule qui ne risque pas de décoiffer les têtes au regard de sa vitesse réduite écrit le journal pourquoi pas après tout c'est original comme façon de célébrer Halloween vous avez d'autres façons de célébrer Halloween ?
oui il y a toujours d'aller comme ça toquer aux portes pour récupérer
les moments traditionnels vous faites la
version classique merci Quentin merci beaucoup pour cette semaine c'est l'heure de notre reportage en région direction Saint-Malo d'où sera donné dimanche le départ de la mythique route du Rhum du curcuma venu des Antilles jusque dans les assiettes des marins et des visiteurs de cette route du Rhum c'est le cargo à voile grain de sel qui en a transporté plus de 800 kg de la Guadeloupe à Saint-Malo le chemin inverse de la route du Rhum une épice qui inspire aussi les chefs locaux Claudia Caratori nous emmène dans les cuisines du Nouveau Rouge où l'on a imaginé des plats spécialement pour l'occasion c'est un reportage de TVR
la
route du Rhum 2026 c'est aussi un peu la route du curcuma mais cette fois de la Guadeloupe vers Saint-Malo grâce au cargo à voile breton grain de sel 2 802 kg de cette épice ont voyagé de Pointe-à-Pitre jusqu'aux côtes Malouines cette année ce curcuma est sublimé par plusieurs chefs bretons comme ici dans les cuisines de Cyril Le Calonec au restaurant Les Sept Mers de l'hôtel Le Nouveau Monde à Saint-Malo
J'en ai déjà travaillé en doute mais celui-ci est vraiment puissant on n'a pas besoin d'en mettre beaucoup on met juste ce qu'il faut on a l'assaisonnement parfait
Le
patron de la case aux épices le producteur de ce curcuma bio d'exception a fait lui aussi le voyage
L
'utilisation qu'on a aux Antilles du curcuma c'est pas mal dans le Colombo par exemple on a un produit qui est structuré autour de l'épice
et
ici on va travailler dans une autre démarche vraiment comme la ligne de base moi c'est pas du tout mon monde moi je suis du monde de la terre je suis quelqu'un de simple je suis un agriculteur et là de me retrouver dans une cuisine gastronomique qui est incroyable avec un travail de précision comme ça sur des plats que je redécouvre partager le quotidien d'un chef c'est incroyable
Le
chef Malouin a créé un menu spécial route du rhum où le curcuma est mis à l'honneur du salé au sucré et même en touche finale d'un cocktail maison
Allez
place à notre débat les réseaux sociaux menacent-ils la démocratie ?
Alors
qu'une nouvelle journée de mobilisation et de manifestation se prépare samedi une question revient dans le débat faut-il interdire les réseaux sociaux lors de ces événements ? Ont-ils un rôle à jouer dans l'aggravation des violences ? Sont-ils les instruments de la mobilisation du pire ? Pour reprendre l'expression d'Emmanuel Macron sont-ils une menace pour nos démocraties ?
Alors qu'approche la présidentielle on va parler de tous ces sujets avec nos trois invités Bonjour Apolline Viau Merci beaucoup d'être là philosophe et journaliste rédactrice en chef de Philonomiste Olivier Lascar Bonjour Merci également d'être avec nous rédacteur en chef du Digital chez Science et Avenir auteur de ce livre on va le voir Deepfake LIA au service du faux c'est chez Erol Et bonjour Alexandre Archambault Merci également d'être avec nous vous êtes avocat au barreau de Paris spécialiste des questions numériques Un mot d'abord peut-être sur ce sujet puisque on a vu la question a émergé de nouveau dans le débat depuis le 17 octobre est-ce que les réseaux sociaux ont un rôle dans la dégradation des manifestations qui dégénèrent et qui se transforment en violences est-ce qu'ils sont un aggravateur des violences de ces manifestations pour vous Alexandre Archambault
?
Alors que les réseaux sociaux ont un rôle comme tous les acteurs du débat public oui c'est effectivement un outil qui est utilisé par des dizaines de millions de nos concitoyens tous les jours pour s'informer pour s'ouvrir à de nouvelles opinions pour aussi documenter les excès de chaque camp donc oui ils ont un rôle à jouer pour autant c'est pas l'outil en soi qui est mauvais c'est la façon dont on s'en sert ou on ne sait pas s'en servir et ça serait si en cassant le thermomètre parce que aussi c'est un très bon outil pour prendre le pouls de la société alors on pourrait effectivement critiquer la désintermédiation des corps effectivement intermédiaires mais c'est une réalité avec laquelle il faut compter pour autant ce n'est pas l'outil en soi qui est mauvais c'est la façon avec laquelle on s
'en
sert ou on ne sait pas s'en servir
je reviens juste à cette idée que l'outil serait quelque chose de complètement neutre qu'il faudrait juste bien ou mal s'en servir je pense que c'est quand même un peu méconnaître la particularité des réseaux sociaux sur lesquels la plupart des français sont qui sont effectivement qui recommandent du contenu donc on peut s'exprimer librement mais on n'a pas accès à notre audience à qui on parle et qui nous voit parce qu'il y a une intermédiation il y a l'intermédiation des algorithmes qui sont effectivement possédés par des entreprises à but lucratif du coup avant d'être instrumentalisés par les populismes les casseurs etc c'est d'abord des formidables machines à créer de l'engagement on appelle sur les réseaux sociaux et je pense que l'engagement au sens Facebook méta du terme est quasiment géométriquement opposé à ce que suppose un engagement démocratique c'est à dire que c
'est
un engagement qui massifie qui individualise qui isole il
y a un effet boule de
neige pour faire du buzz c'est ça ? le fonctionnement même des algorithmes de recommandation comme ils ne sont pas collaboratifs et ils n'invitent pas à la réflexivité ni même au temps long je pense que c'est très difficile de dire qu'il y
aurait
un bon et un mauvais usage c'est qu'il faut à mon avis penser le design de ces outils là eux-mêmes
est
-ce que sur les réseaux sociaux Olivier Lascar la violence entraîne la violence est-ce qu'il
y a
un effet d'entraînement un effet boule de neige via les réseaux sociaux
?
Alors je crois que cet effet boule de neige existe en raison de la façon dont sont structurés ces réseaux sociaux effectivement on peut les voir comme un instrument de démocratisation de la parole ce qu'ils sont et ce qu'ils ont été à certaines époques on peut évoquer le souvenir des printemps arabes en 2010-2011 qui n'ont pas été constitutifs des réseaux sociaux mais sans les réseaux sociaux les événements n'auraient sans doute pas pris la tournure qu'ils ont pris
en
revanche la problématique elle est vraiment sur la question des algorithmes
parce
que et ça on l'a peut-être vu singulièrement au moment du rachat de Twitter devenu X par Elon Musk les réseaux sociaux on l'entend camper en tout cas les plateformes les géants du numérique qui sont derrière ces réseaux sociaux on l'entend camper sur une posture qui consistait à dire que les réseaux sociaux ne sont pas des médias et sont simplement des passe-plats qui sont là pour laisser parler tout un chacun avec Musk et sa décision de droitiser violemment Twitter on voit on a la démonstration par A plus B que les réseaux sociaux sont des médias c'est à dire que par leurs algorithmes ils choisissent de pousser certains contenus plutôt que d'autres donc il y a une tonalité globale à un réseau social et c'est dans cette mesure que c'est un instrument de polarisation sans doute et
d'orientation Oui parce que quand on dit c
'est la version gentille est-ce que c'est un vecteur de manipulation d'orientation voire de manipulation de l'opinion Ça l'est aussi on l'a vu avec vous avez gentiment cité mon livre sur les deepfakes les deepfakes qui sont ces contournements de l'image et de la vidéo et du son ont fait floresse depuis le développement de l'intelligence artificielle générative donc on peut remonter ça à novembre 22 à peu près avec le surgissement de Tchad GPT et on a vu se développer pendant la campagne électorale américaine qui a vu la réélection de Trump il y a eu des usages de deepfakes audio avec mettant en scène Kamala Harris de façon injurieuse on a vu des manipulations dans des élections en Slovaquie On
va
revenir sur cette question des ingérences justement dans
les
élections Donc le réseau social est aussi un instrument pour bourrer l'opinion publique avec des contenus délétères
Apolline
Guillaume Encore une fois bourrer l'opinion publique de contenus délétères avant les réseaux sociaux il y avait la publicité et il y a énormément de médiums dont le modèle économique et la diffusion reposent massivement sur leur capacité à manipuler et la propagande existait avant les réseaux sociaux la façon
dont on va
manipuler l'opinion et moi j'ai juste on prend un peu de recul qu'est-ce qu'un médium c'est un intermédiaire entre un sujet et la réalité le langage c
'est
un médium l'écriture c'est un médium toutes les manières qu'on a de redoubler le réel avec une interprétation de ce réel que ce soit la photo avec le cadrage que ce soit le langage la manière dont on parle va forcément impliquer qu'il y aura une interprétation il y aura une perspective qui ne
va
pas être neutre la neutralité n'existe pas à part quand on se tait le silence est neutre à partir du moment où il y
a
de la représentation de la parole du dédoublement c'est plus neutre donc la question ensuite c'est de savoir à quel moment les gens sont outillés pour ne pas s'appuyer sur une seule représentation de la réalité pouvoir en débattre le mettre dans un espace commun en discuter sans se tomber dessus et c'est ça qui constitue la démocratie c'est pas d'avoir une information neutre parce que ça n'existe pas c'est le pire cauchemar totalitaire que de penser ça je pense
alors effectivement l'information neutre elle n'existe pas je suis d'accord avec vous je pense que la différence singulière c'est sur l'échelle
l
'échelle des possibilités la question de l'image de propagande elle est intéressante je pense parce qu'effectivement l'image de propagande elle a toujours existé le trucage d'image a toujours existé on se souvient des compagnons d'armes de Staline qui disparaissent au bout d'un moment des clichés officiels mais pour réaliser ce type de manipulation autant jadis il fallait une expertise particulière il fallait être un orfèvre du trucage de l'image aujourd'hui avec les outils dont on dispose tout un chacun la manip elle est réalisable en trois clics
même
pas
un clic ce
qui
joue toujours c'est la personne c
'est
le pouvoir de la personne qui va pouvoir peser dans la balance là on parle de l'URSS mais on pourrait parler des Etats-Unis qui ment à la communauté des nations en disant qu'il y
a
des armes de destruction massive en Irak c'est en fait à partir du moment où il y a soit un algorithme soit une grande puissance qui va pousser un deepfake ou bien une manipulation ou bien une falsification de la réalité c'est là que ça va avoir de l'impact c'est pas le deepfake qui crée la manipulation c'est le pouvoir derrière le deepfake
on
va revenir au rôle de ces réseaux sociaux dans les manifestations puisque je le disais ça a amené dans le débat cette question est-ce qu'il faut les restreindre voire les interdire on va écouter ce que disait Laurent Nunez cette semaine au Sénat ministre de
l
'Intérieur
Le
gouvernement a déposé un amendement qui a été rectifié je vais y revenir parce que c'est justement sur la procédure d'urgence donc qui prévoit également d'étendre le champ de Faros à un certain nombre d
'infractions
dont effectivement la provocation à la commission d'un certain nombre d'infractions dont celle notamment qui vise à lutter donc contre le détenu qui provoque directement à la commission d'atteinte volontaire à la vie d'atteinte volontaire à l'intégrité physique de la personne de vols de destruction de dégradation de détérioration lorsque
ces contenus sont
susceptibles
de créer un trouble grave à leur public donc l'idée c'est d'étendre ce type d'infractions pour pouvoir les retirer les faire retirer dans l'année de 24 heures et à défaut blocage ou déréférencement c'était lors de l'examen du texte Casseur-Payeur puisqu'il a été question du rôle des réseaux sociaux Alexandre Archambault est-ce que c'est possible juridiquement parlant d'interdire les réseaux sociaux pendant une manifestation Alors oui c'est juridiquement possible mais avec les outils juridiques du 21ème siècle pas avec les outils juridiques du 20ème siècle et le ministre parle comme si on était du temps de l'ORTF où effectivement un ministre venait nous voir vous faisait déjà vous demandez vos sujets pour aujourd'hui et vous faisiez les gros yeux si vous preniez quelques petites libertés ce qu'on a vu là c'est exactement ça c'est pas du tout ce qu'ont voulu nos aînés lors de la construction de
l
'Union Européenne parce que
il
faudrait quand même qu'on leur dise enfin c'est pas nouveau c'est depuis quand même maintenant une dizaine d'années en matière de numérique effectivement les réseaux sociaux ça a été très bien dit ont une part de responsabilité il faut leur demander des
comptes mais
c'est au niveau de l'Union Européenne que ça se joue
et
ça tombe bien le droit a prévu des outils pour mettre les réseaux sociaux devant leurs responsabilités simplement c'est qu'on aurait pu les mettre devant leurs responsabilités beaucoup plus vite qu'actuellement ce que j'entends effectivement les critiques au niveau national on entend dire l'Union Européenne est peut
-être
un peu trop consciente mais l'Union Européenne et en fait chaque État membre et la France en particulier passe son temps à savonner la planche de l'Union Européenne en portant des initiatives dans son coin qui effectivement flattent l'électeur dans le sens du poil donnent l'impression que le gouvernement agit mais n'apportent aucune solution à la réalité du problème et finalement fait le jeu de ces grandes plateformes qui nous disent écoutez si vous voulez qu'on intervienne mettez-vous d'accord entre les 27 parce que là je ne peux pas gérer 27
nuances
d'ordre public concrètement pardon pour les prochaines mobilisations à l'heure où on se parle ce n'est pas impossible d'interdire les réseaux sociaux le droit européen s'y oppose tel qu'il est pourquoi à date pour bloquer un site internet ou une plateforme et à plus forte raison lorsque vous êtes une très grande plateforme c'est
ce
que dit le droit européen et c
'est
ce que le Conseil d'État en début d'année a rappelé au législateur sur la proposition de loi sur l'encadrement des mineurs le droit européen prime
et le droit
européen dit qu'effectivement si vous voulez bloquer une plateforme ce n
'est
pas en première intention c'est-à-dire c'est uniquement si toutes les solutions précédentes n'ont pas fonctionné notamment le dialogue et si vous voulez bloquer oui c'est possible juridiquement mais il faut passer devant un juge ce n
'est
pas un pharos qui vient ordonner aux opérateurs c'est ce qui a été dit la semaine dernière les opérateurs que ce soit les fournisseurs d'accès internet ou les plateformes ont été très clairs auprès auprès des différents ministres concernés en disant oui effectivement juridiquement c'est possible mais avec les outils du droit européen pas
avec les outils de l'EF Est-ce qu'à
minima c'est possible de déréférencer certains contenus concrètement pardon je pose des questions basiques mais comment vous empêchez les casseurs de se coordonner via les réseaux sociaux comment vous les empêchez les casseurs qui viennent de l'étranger d'avoir des informations sur le lieu des manifestations et sur comment on se regroupe via les réseaux sociaux alors empêcher les casseurs de se coordonner par message privé c'est très délicat ça touche un des premiers textes de la révolution française qui était le secret des correspondances
donc
ça j'entends bien qu'effectivement on puisse y toucher ça doit faire à minima l'objet d'un débat parlementaire pas par voie d'amendement comme ça qui tombe à 22h qui doit être écrit dans l'urgence et on a vu il y avait des sérieux risques d'inconstitutionnalité d'inconventionnalité après sur les contenus publics on l'entend tout à fait et bien c'est exactement ce qu'on disait le dialogue il se trouve qu'à la suite des attentats de Paris une instance a été mise en place pour permettre aux différents ministres de discuter avec les plateformes donc quelque part de fluidifier la communication c'est ce qu'on appelle le groupe de contact permanent
ce
groupe de contact permanent n'a pas été réuni depuis 5 ans c'est ce que les plateformes ont dit aux ministres en disant mais si on avait maintenu le contact on serait un peu moins dans la réaction et on aurait pu être un peu plus dans l'anticipation bon la semaine dernière finalement on a on a renoué contact et qu
'est
-ce qu'on a vu il y a eu 200 signalements qui ont été faits le week-end dernier qui ont abouti à 140 contenus retirés donc ce qui montre que lorsqu'on va voir les plateformes lorsqu'on leur soumet des notifications qui sont motivées qui sont juridiquement fondées effectivement il y
a
une action donc on ne peut pas dire que les plateformes ne sont pas dans l'inaction je relève aussi également ça aurait pu être effectivement mis en place beaucoup plus rapidement
que
le droit européen prévoit un statut de ce qu'on appelle de signaleur de confiance c'est-à-dire qui est valable sur toute l'Union Européenne en France c'est accordé par l'ARCOM mais lorsque vous êtes signaleur de confiance une plateforme et une très grande plateforme a une obligation impérative d'examiner votre signalement ça ne
veut
pas dire qu'elle va le traiter positivement mais elle doit le traiter en priorité et lorsqu'elle refuse de retirer un contenu elle doit le motiver elle engage sa responsabilité si le retrait n'était pas justifié je constate que Pharos n'a pas sollicité ce statut de signaleur de confiance qui aurait pu vraiment améliorer les situations notamment en matière de veille Olivier Lascar on le place où le curseur ? Est-ce qu'on s'attaque aux utilisateurs de ces réseaux sociaux ? Est-ce qu'on s'attaque aux plateformes elles-mêmes ?
Je
pense que le dialogue avec les plateformes c'est la solution
c
'est déjà la voie avec cet instrument mis en place par l'Europe par Bruxelles qui est le DSA
le
Digital Services Act
qui
alors on raille beaucoup l'Europe sur le fait qu'il y en a qui ont du pétrole et qui n
'ont
pas d'idées etc. et que nous on n'a pas la techno mais on aurait l'instrument normatif pour réguler c'est quand même une voie vers la raison et qui fait peur aux plateformes puisque quand Musk tombe à bras raccourcis sur l'Union Européenne au début de la nouvelle mandature de Trump c'est motivé pour des raisons très orientées sur ses business et notamment la menace d'une régulation venue de l'Europe ça les inquiète ça les inquiète énormément il faut se rappeler d'une phrase qu'avait prononcée le vice-président de J.D.
Vence je crois que c'était au discours de Munich dans lequel il disait ne pensez pas que nous allons rester à l'OTAN si jamais vous avez la tentation de réguler nos plateformes en Europe
donc
la menace de la régulation elle est vraiment elle touche un point sensible parce que ça touche aussi aux porte-monnaies
si
une plateforme comme X ou comme une autre a moins la possibilité de s'étendre dans un pays ça veut dire un revenu publicitaire moindre et ça peut être très problématique c'est pourtant arrivé c'est pourtant arrivé ailleurs au Brésil on a beaucoup parlé du Brésil évidemment avec l'élection on a vu que les plateformes sont accusées Meta a été accusée pendant l'élection brésilienne d'avoir invisibilisé les partisans de Lula je crois qu'un juge brésilien s'est chargé de cette affaire on verra vers quoi ça évolue mais au Brésil certains comptes ont été interdits après la tentative de putsch par les pro Bolsonaro le père en 2023 donc il est possible de contraindre effectivement les plateformes à prendre des décisions qui se traduisent par la suppression de certains messages ou de certains comptes Alors les réseaux sociaux sont-ils une menace pour nos démocraties ?
On va voir ce qu'en dit le chef de l'État Emmanuel Macron
À
coup sûr
mais
les réseaux sociaux abîment nos démocraties
parce
qu'ils polarisent
parce
qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir
des
jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance d'attaque de pillage
et
parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux
et
il
y
a aujourd'hui vous le voyez bien une grande confusion une forme d'excitation permanente qui est en train de se faire une fascination pour la violence Albane Guillaume ils sont-ils une menace pour nos démocraties aujourd'hui ces réseaux sociaux
?
C'est vrai que je suis assez interloquée à chaque fois en écoutant ces discours-là parce qu'effectivement il y a une espèce de double discours où on se réveille sur la portée des réseaux sociaux on sait le malheur qu'ils font aux individus on sait les problèmes de santé mentale que ça génère on connaît la violence des réseaux sociaux elle est connue depuis quand même très longtemps et je trouve que c'est assez intéressant de voir que là seulement maintenant on s'intéresse à la fascination pour la violence sans s'intéresser derrière à la manière dont ça va avoir ce que Bernard Tigler appelait un euro-pouvoir c'est-à-dire va avoir une manière de reconfigurer notre attention de reconfigurer ce qui nous semble important ou non autour de logiques effectivement de dopamine de signal marchand et c'est ce que vous disiez très bien le nerf de la guerre de toutes ces plateformes-là c'est l'argent
intéressant
c'est votre manière très gentille de dire que c'est un peu hypocrite c'est ça ?
Je trouve que
c'est particulièrement hypocrite après avoir asséné pendant des années les jeunes sont trop derrière les écrans les jeunes ne sortent plus dans la rue les jeunes ne se parlent plus quand ils sont dans la rue qu'ils ont des revendications d'un coup il y
a
quelque chose d'assez paradoxal de voir qu'en réalité la jeunesse est peut-être moins déconnectée du réel que le gouvernement qui lui se targue d'être tout à fait à l'écoute de sa population c'est
ça qui est assez... Et que vous expliquez
comment ? Comme une déconnexion pardon de nos politiques vis-à-vis de la jeunesse ils n'ont pas pris conscience des
dangers des réseaux sociaux ?
Je pense qu'il y a une surconfiance dans les signaux qui sont envoyés par les réseaux c'est-à-dire qu'on va se fier à ce que les réseaux nous renvoient mais sans voir les affects derrière sans voir les motivations les intentions donc on va exactement tomber dans le panneau en fait de ces plateformes-là qui nous font croire que le réel aujourd'hui se limite à ce qui nous apparaît et or un politicien ne
peut
pas fonctionner comme ça ce qu'il est censé gouverner c'est une population avec un corps en 3D avec du plaisir de la souffrance de la douleur de la colère de la violence
si
on fait si on transforme tout ça en une série de signaux qu'on va venir avec des task forces qui vont repérer les trends sur les réseaux sociaux inviter des influenceurs pour discuter des lois oui pourquoi pas mais il faut d'abord travailler le réel avant de vouloir parler du double du réel je trouve qu'il
y
a là peut-être une incompréhension
et
là où peut-être qu'il faudrait rééduquer aussi la politique à un certain rapport avec le terrain avec la réalité avec les conditions matérielles de production économique du pays qui sont je pense pas très très bien comprises
Alexandre j'ai aussi envie de dire comme je le disais tout à l'heure les réseaux sociaux ont une part de responsabilité dans la situation c'est indéniable c'est documenté il n
'y a
pas à revenir là-dessus mais aussi ce qui abîme la démocratie c'est la pratique qu'on font les réseaux sociaux de nos politiques où justement sans rentrer dans ce jeu de la punchline clivante on n'est plus sur de la hauteur de vue alors que c'était justement ce qui faisait la force du politique c'était canaliser un petit peu les passions les sombres passions de la foule pour essayer de tirer tout ce petit monde-là par le haut d'essayer de trouver une échappatoire à une colère sociale à des revendications qui sont parfaitement légitimes pour essayer d'en faire en sorte c'est ce qui fait le jeu de la démocratie c'est régler nos désaccords autrement qu'en nous se tapant dessus autrement qu'en cassant tout avec un débat qui peut être très vif mais c'est le principe de la contradiction le contradicteur n'est pas un ennemi et là on se trouve dans une bulle de fil et nos politiques sont aussi dans une bulle de fil ça a été très bien dit où on essaie d'analyser la situation du pays parce que ce que nous remonte des sociétés de bien et là globalement ça a montré que cette
analyse
par écran interposé de la société ne fonctionne pas donc résultat c'est dramatique parce qu'on se retrouve avec comme on est sur quatre décennies de banalisation de mesures juridiques d'exception l'état d'urgence Vigipirate etc donc notre politique se retrouve dans une surenchère on va aller plus loin effectivement le droit européen comme je le disais n'exclut nullement de couper des plateformes qui sont manifestement de mauvaise foi mais c'est uniquement lorsque c'est comme l'arme nucléaire effectivement est-ce qu'on sort l'arme nucléaire pour faire du maintien de l'ordre est-ce qu'on sort des armes létales pour faire du maintien de l'ordre non parce que quelque part il y en a qui ont dit non c'était pas vraiment proportionné en tout cas dans une démocratie là couper les réseaux sociaux en première intention c'est véritablement ce que la France a passé son temps à expliquer à des pays fort peu démocratiques en disant non quand même couper les réseaux sociaux en Iran ça se fait pas quand il y
a
des manifestations
où
est la cohérence après tout ça lorsque va se tenir le sommet de la francophonie dans quelques temps
je
dirais ça change même la nature du pouvoir démocratique parce que Bruno Latour avait cette super image il disait enfin je ne sais pas s'il le disait exactement comme ça mais quand on a quelqu'un qui se bat avec un copain à la sortie d'un bar bon il parle pas du tout de bar en fait laissez moi qui invente mais quand quelqu'un est en train de se battre à la sortie d'un bar parce qu
'il
s'est disputé ça change tout si cette personne elle a un flingue ou un couteau ou rien du tout c'est toute l'histoire de West Side Story d'ailleurs est-ce qu'on a un couteau est-ce qu'on n'en a pas en gros ça change la nature même de la relation d'avoir ces outils juridiques en l'occurrence qui ont déjà été utilisés donc il faut se dire que la population n'est pas face à un état qui est dans la négociation elle est face à un état qui effectivement l'a habitué à cette infantilisation à cette coercition et du coup ça crée en miroir quand même des situations qui sont totalement différentes
On a la question de la menace sur nos démocraties elle se mesure aussi à l'aune des conséquences sur un processus électoral on est en pleine campagne présidentielle on va voter dans six mois est-ce que plus que jamais il y a un risque d'ingérence justement via les réseaux sociaux dans notre campagne est-ce que les français peuvent se voir pollués influencés manipulés sur leur réseau au cours de cette campagne ?
Oui ils le sont ils le sont déjà les différentes occurrences électorales ont montré que des campagnes menées depuis l'étranger particulièrement par la Russie étaient là pour pousser des thématiques et c'est justement là où comme vous le disiez les commentaires de Macron sont assez cyniques parce que lui et ses camarades sont les premiers à investir les sujets qui émergent des réseaux sociaux
comme
si c'était effectivement une fenêtre sur le réel et pas une manipulation sur le réel alors vous avez cité les grands philosophes moi je pense à un auteur de science-fiction qui s'appelle Philippe Kadic et qui dit que la réalité c'est ce qui continue à exister même quand on a cessé d'y croire les réseaux sociaux ne sont pas là pour dire le réel ils donnent une image du réel et quand le politique effectivement demande son avis aux influenceurs ou réagit au dernier hashtag il n'est pas dans son job
les
campagnes de manipulation elles existent elles ont été documentées c'est une façon d'imposer un thème dans l'opinion publique et de faire en sorte que les politiques se mettent à en parler et mais est-ce que ça sert certains politiques je voudrais vous citer ce que disait Marine Le Pen lors du lancement de sa campagne c'était dimanche dernier à Orléans on va voir les réseaux sociaux ont permis de contourner le prêt-à-penser de gauche la liberté de diffuser des idées a fait émerger une nouvelle manière de penser le monde cette vague de renouveau nous n'allons pas la laisser passer est-ce que c'est aussi un outil pour certains candidats
c
'est un outil pour certains candidats sans aucun doute mais là on est sur ce débat qui est dévoyé sur la liberté d'expression
où
les réseaux sociaux et là encore on en revient à Musk sont vus comme le parangon de l'outil pour permettre cette liberté d'expression ils ont démontré qu'ils étaient surtout la liberté de dire n'importe quoi
et
la question
est-ce que vous y
voyez un discours similaire au discours que pourrait tenir un Donald Trump
ah
oui je crois qu'on est sur la même ligne
est-ce
que là vous y voyez un moyen pour le camp populiste je vais parler au sens large de faire campagne ces réseaux sociaux est
-ce que
pour eux ils sont un outil
c
'est un outil de toute façon comme je n'arrête pas de le répéter pour un tas d'acteurs y compris des acteurs économiques qui ont une idéologie très forte donc il n
'y a
pas que les gouvernements populistes qui utilisent les réseaux sociaux qui utilisent les deepfakes qui utilisent l'IA tous les moyens sont bons globalement même dans des pays très vertueux même des états très vertueux tous les moyens sont bons pour que cette espèce de magma qui est un peuple aille dans la direction qu'on veut globalement mais là Marine Le Pen elle est un peu à contre
le courant du débat politique en France où on entend plus il faut limiter les réseaux sociaux il
y a une différence
entre dire il faut limiter les réseaux sociaux et comme on disait utiliser tous les outils qui existent déjà pour limiter les réseaux sociaux c'est complètement différent et ça n'importe quel psychanalyste le dira on peut dire quelque chose et faire le contraire l'important c'est que ça crée de l'effet que ça crée du buzz que l'interdiction soit reprise au journal de 20 heures qu'il y
ait
une intention qui soit affichée parce que peu importe la conséquence puisque le signal suffit on a simplement besoin de dire il faut limiter on a simplement besoin de poser le débat comme ça il n
'y a
pas besoin après qu
'il
y
ait
des études sur l'interdiction réelle des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans qu'est-ce que ça a fait est-ce qu'on n'aurait pas pu prendre toutes ces mesures avant qu'est-ce qui a été laissé de côté ça évite en fait tout débat que de cliver encore et encore la conversation sans se regarder en face je pense que – Mais est-ce que politiquement parlant il participe à la
poussée des populistes dans le monde
? –
Les réseaux sociaux ?
– Oui –
Bah oui mais oui bien sûr mais je veux dire les meilleurs je veux juste finir ce qui participe à la montée des populismes c'est pas les réseaux sociaux c'est les gouvernements qui aujourd'hui ont négligé une partie de la population c'est les erreurs politiques qui ont été faites économiques attention à ne pas inventer un bouc émissaire là où clairement à mon avis il n'y
en
a pas –
Justement c'est ce que je voulais dire c'est-à-dire qu'en fait les réseaux sociaux sont ni plus ni moins que le bouc émissaire idéal du XXIème siècle mais les populistes n'ont pas attendu les réseaux sociaux simplement c
'est
qu'effectivement c'est un outil d'amplification qui leur permet d'être beaucoup plus efficace d'où cet aspect de viralité là où auparavant il fallait plusieurs années vous pouvez effectivement manipuler beaucoup plus facilement en quelques jours quelques heures parce qu'en plus on est dans une société de l'immédiateté pour autant attention à je veux dire si on casse le thermomètre on va passer à côté du vrai sujet ça a été très bien dit comment effectivement
qu
'on ait un gouvernement et ça c'est propre un petit peu à toutes les démocraties en fait c'est un peu la dérive illibérale des démocraties libérales où on commence à utiliser des techniques de plus en plus autoritaires on est plus dans la défiance nos politiques sont dans une mentalité de citadelle assiégée
et
ça c'est pas sain Merci merci à tous les trois pour ce débat sur les réseaux sociaux merci à tous de nous avoir suivis et une très bonne journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous
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