Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLa France insoumise· 3 février 2022 117 min

Le marché, c'est le chaos ! - Meeting de Mélenchon à Tours

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

1:17
Présentateur

Nous étions 5 000 à Nantes, nous étions 2 500 à Strasbourg, 3 000 à Bordeaux. Et je ne parle pas des salles qui, chaque soir dans le pays, sont pleines sur des réunions animées par des députés insoumis, par des membres du Parlement de l'Union Populaire. Aujourd'hui, nous sommes la force motrice à gauche, nous sommes celles et ceux qui peuvent renverser la table. Et c'est ça qu'il faut retenir, et ce soir, c'est une nouvelle démonstration de force. Et à marquer dans vos agendas, le prochain temps fort de la campagne, le grand meeting de l'Union Populaire. à Montpellier, le 13 février prochain, et je vous invite d'ores et déjà à vous inscrire sur actionspopulaire.fr.

Il y a plus de 285 000 à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, rien que depuis le mois de janvier, c'est 20 000 signatures de plus. Donc il faut absolument poursuivre cette dynamique. Et alors, comment est-ce qu'on peut faire pour soutenir, s'engager dans cette campagne ? On peut bien sûr donner son énergie militante sur le terrain, c'est très important, mais on peut aussi contribuer financièrement à la campagne, alors évidemment si on le peut, parce que, je ne vais rien vous apprendre, les riches, ils ne nous aiment pas trop, et donc leur argent, ils ne nous donnent pas trop non plus pour cette campagne.

Mais, nous, notre force, c'est qu'on est des millions, et que 1 euro par-ci, 5 euros par-là, ça fait que, mis bout à bout, eh bien ça fait la différence, ça fait qu'on peut financer nos tracts, nos affiches, parfois nos hologrammes, parfois la diffusion d'odeurs, comme celle de l'océan, de l'espace, du numérique, et ça permet aussi de financer de nouvelles campagnes, comme celles que Thomas Porte va vous présenter maintenant. Vous le savez, le 5 décembre dernier, nous avons lancé le parlement de campagne de l'Union Populaire, qui est un objet inédit, et qui démontre chaque jour que le rassemblement se construit autour de Jean-Luc Mélenchon.

Et nous avons initié plusieurs campagnes thématiques, dont une sur les services publics. Évidemment, en tant qu'ancien cheminot et syndicaliste, je suis particulièrement fier que notre campagne commence par les services publics, attaqués depuis des décennies par des politiques libérales. Et qu'on a coutume de dire, les services publics sont le véritable patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas. Et aujourd'hui, que ce soit l'hôpital, la justice, les transports, l'éducation, nous avons besoin de refaire de ces services publics un marqueur politique fort de ce prochain quinquennat.

Et vous allez avoir la chance de découvrir, en avant-première, un clip de campagne sur les services publics, où nous avons fait donner la parole à plusieurs personnalités du Parlement de l'Union Populaire. Aurélie Trouvé, sa présidente, l'ancien porte-parole d'attaque. Rodrigo Arenas, qui est parmi nous, qui est l'ancien président de la FCPE. Béranger Cernon, qui est un syndicaliste SNCF. Et enfin, Caroline Mécari, que vous connaissez toutes et toutes, et qui est une avocate et qui est engagée aujourd'hui dans le Parlement de l'Union Populaire.

4:56
Invité

Les services publics sont aujourd'hui attaqués de toutes parts par le gouvernement. Alors qu'un service public devrait être un bien de la nation, accessible à tous, le gouvernement a décidé que ça devienne lucratif. Il exclut déjà toute une partie de la population, mais surtout, il dégrade le service rendu aux usagers. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont commencé à mettre en œuvre une réelle commercialisation, une réelle privatisation de l'école, qui a consisté en fait à faire comprendre à nos concitoyens que le service public d'éducation nationale n'était pas en mesure d'atteindre ses objectifs.

Je vis le fait qu'on a de plus en plus d'étudiants pour une enseignante ou un enseignant. Donc c'est des conditions d'enseignement de plus en plus précaires pour les étudiants. Ce à quoi nous assistons dans le service public de la justice, c'est exactement ce à quoi nous assistons dans le service public de l'éducation nationale, celui de la santé ou encore celui de la police. À savoir, toujours faire plus avec moins de moyens. Avec Jean-Luc Mélenchon et l'avenir en commun, on mettra fin à cette ouverture à la concurrence. On remettra le service public au centre des préoccupations du ferroviaire.

On réouvrira les trains, les lignes du quotidien et surtout, on remettra des trains supplémentaires. Pour un enseignement de qualité, mais aussi pour le bien-être évidemment des travailleuses et travailleurs du service public, on a besoin d'emplois de long terme dans l'enseignement comme dans la recherche. Remettre en place des tribunaux de proximité en fonction des besoins examinés territorialement. Et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai rejoint le Parlement de l'Union Populaire et qu'aujourd'hui, je soutiens très offensivement la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

6:24
Présentateur

Ce Parlement de campagne de l'Union Populaire que nous avons lancé, je l'ai rappelé tout à l'heure, le 5 décembre est un objet inédit. Et on constate que dedans, il y a des militants syndicaux, des militants des quartiers populaires, des acteurs de la culture, d'autres organisations politiques qui, face à l'urgence démocratique, sociale et environnementale, ont fait le choix de s'engager. Et beaucoup parlent de rassemblement à longueur de journée. Mais nous, nous faisons la preuve concrète que c'est possible. Et d'ailleurs, sur les dernières semaines, nous avons accueilli plusieurs personnalités. Je pense à Aymeric Caron qui nous a rejoint, le président du parti Rêve.

Je pense à Alma Dufour qui est une militante écologique et qui est un peu la bête noire d'Amazon. Et je pense à mon ami et camarade Claire Lejeune qui est une militante écologique et qui est une figure des marches pour le climat. Alors, chaque rassemblement de ce type qu'on fait, c'est à la fois une démonstration de force qui nous réchauffe le cœur et c'est aussi une manière d'intimider les autres et de leur dire à droite, à l'extrême droite, que non, le second tour qui leur paraît acquis ne l'est pas parce qu'on n'entend pas laisser notre place. L'Union Populaire va arriver à ce second tour.

Et c'est d'ailleurs, en fait, une démonstration qu'on fait chaque semaine parce que partout en France, il y a une dizaine de réunions publiques qui se tiennent. Rien que demain, on a déjà trois rendez-vous. Un à Marseille avec Mathilde Panot, avec Daniel Obono, avec Manon Aubry et avec Manuel Bompard. Un autre à Tournefeuille avec Julie Garnier. Et enfin à Brest avec Pierre-Yves Cadlin. Donc c'est très important de s'inscrire sur Action Populaire. On ne ratait aucun de ces rendez-vous.

Et puis, ce week-end, on vous donne aussi un autre rendez-vous puisque c'est un week-end de mobilisation pour diffuser notre programme, pour faire en sorte que chaque Français, chaque Française ait vu une fois ou moins ce programme, sache qu'il est disponible à 3 euros et que surtout c'est un succès en librairie puisqu'on en a vendu déjà plus de 150 000 exemplaires. Donc bravo à vous.

Et puis ce programme, ce n'est pas seulement ce programme qu'on vend en librairie puisqu'il va être enrichi tout au long de la campagne avec une quarantaine de livrets thématiques, avec une quinzaine de plans, parce qu'on tient vraiment à être exhaustif, à préciser justement tout ce qu'on entend faire, parce que ça peut faire un peu peur, mais en tout ce programme, ça fait 1500 pages. Mais personnellement, je préfère savoir ce qu'on va faire une fois au pouvoir plutôt que faire un grand saut dans le vide comme nous le proposent actuellement la plupart des autres candidats. Merci, merci Emma.

Et maintenant, je vous propose d'accueillir celui que vous êtes venu voir, notre candidat à l'élection présidentielle et futur président de la République, Jean-Luc Mélenchon.

9:08
Jean-Luc Mélenchon

J'espère que tous vous vous imprégnez comme moi de la force d'enthousiasme qui se dégage de notre présence tous ensemble ici. Je sais parfaitement que vous auriez pu décider de ne pas venir ou de regarder sur un écran, mais en venant, vous créez cette situation qui est une démonstration de force. Je n'ai pas peur de dire le mot démonstration de force parce que la force encourage. Elle redonne de l'enthousiasme, elle redonne de l'envie de se battre à ceux qui pouvaient baisser les bras, désespérer, et ça résonne comme ça tout le temps là-dedans. C'est quoi ce truc ? Bon, allez, réglez-moi ça un peu mieux parce que moi j'ai déjà la tête comme ça avant d'avoir commencé.

Alors, les pauvres, bon, je leur dis quand même merci parce qu'une fois de plus, tout ça c'est possible parce qu'il y a des paquets de bénévoles, de militants, de professionnels, de tout ça ensemble. Le plus facile, c'est pour moi. Je prépare ce que j'ai à vous dire avec ceux qui m'entourent et puis eux font tout le reste. Et c'est tout le reste qui rend ça possible, de même que ce qu'on en attend, c'est ce que vous allez faire quand vous allez repartir d'ici, c'est que comme moi, vous y aurez pris de l'énergie et vous allez faire ce qu'il y a à faire, c'est-à-dire faire la liste des gens à qui il va falloir expliquer, qu'il va falloir écouter et à qui on va proposer le chemin du combat.

Parce que je sais ce qu'on a ensemble en commun à cet instant et dans la vie en général. C'est que nous ne sommes pas les résignés. Il peut y avoir la mer, on la vide avec les mains. Il y a une montagne, on la creuse avec les doigts. On est comme ça. Des fois on tient ça de notre famille, d'autres fois on le tient de l'expérience de notre existence. Il y en a d'autres, c'est mécanique, c'est dans leur gène j'ai l'impression. Nous ne sommes pas les résignés. Nous sommes donc ceux qui mettent en mouvement, ceux qui font bouger. Et nous savons que quand arrive une élection comme l'élection présidentielle, c'est un moment hors du commun, c'est notre heure.

Nous qui pourrissons les repas du dimanche avec des discussions politiques, nous qui avons toujours un avis sur tout, nous qui râlons souvent sans discontinuer, nous qui avons des enthousiasmes extraordinaires pour telle ou telle situation, telle ou telle chose qui nous paraît belle, qui nous envahit l'esprit et le cœur. Et quand arrive une élection comme l'élection présidentielle, dans un système fou, comme le système de la Ve République, nous savons d'instinct que puisqu'autant de pouvoirs sont concentrés à un endroit, et bien c'est le moment de s'emparer de ce pouvoir. Parce que dès lors, on peut retourner toute la situation.

Le système de la Ve République, c'est un extraordinaire verrou sur la société, puisqu'il donne beaucoup de pouvoir à une seule personne. Mais c'est en même temps une forme de facilitation pour l'action que nous avons à mener. Ce qui fait leur force, comme toujours, c'est souvent l'endroit où se trouve la plus grande faiblesse.

Et là, il y a une élection présidentielle qui peut nous permettre, parce que c'est nous, parce que c'est la France, une nation puissante, importante, à qui il n'est pas possible de faire fermer la bouche comme on l'a fait au gouvernement de la Grèce, qu'il n'est pas possible de putcher comme on l'a fait dans je ne sais combien de pays d'Amérique latine, parce que c'est le peuple français, un peuple combattant, qui a ancré en lui-même des principes fondamentaux dont il ne déroge jamais, même quand il est bizarre, ce peuple, quand il fait des choses étranges et qui paraissent contraires à ce qu'il proclame partout sur ces bâtiments, liberté, égalité, fraternité, et que vous vous demandez comment on a fait pour trouver un pareil paquet de racistes dans un pays comme le nôtre.

Quand tout ça a lieu, parce que c'est la France, la possibilité est là, les problèmes se mettant à nu devant nous, d'en régler en s'appuyant sur la force collective de ce pays-ci. Et ça, ça ne changera pas seulement l'histoire du peuple français, ça changera l'histoire de l'Europe. Et je vous le dis, sans mégalomanie, ça changera l'histoire du monde. Parce que quand les Français se mettent en mouvement au nom de principes universels, et quoi de plus universel que de vouloir substituer l'intérêt général à la collection des intérêts particuliers ? Et quoi de plus universaliste que de proclamer que les biens communs ne doivent plus être attribués à des intérêts particuliers ?

L'air, l'eau, la beauté du monde, le vivant, les animaux, s'est lancé un message qui ne vaut pas que pour nous-mêmes. Il vaut pour la Terre entière. Et voyez-vous, quand le message est porté collectivement, quand quelque part, il s'est frayé un chemin, alors tout le temps, il résonne comme un appel. Tout le temps ! Je ne sais pas si vous m'avez entendu raconter cette histoire. Je revenais de la Réunion où on avait célébré la fin de l'esclavage. Et je demande à un professeur qui était là, d'université, je lui dis, écoutez, j'ai bien compris que dans l'esclavage, les esclaves se sont en permanence révoltés.

C'est pourquoi d'ailleurs on les traitait d'une manière aussi horrible quand ils se révoltaient, pour terroriser les autres. Mais en n'obstant cela, sans cesse recommencer les rébellions. Et les rébellions, les révoltes, le marronnage, les hommes et les femmes, en première ligne, dans les luttes contre le maintien de l'esclavage. Et je dis, mais pourquoi a-t-il fallu attendre 1788, 89, 90, pour qu'on voit les premiers grands embrasements de tout un pays d'esclaves, comme ce fut le cas en Haïti, à l'égard de qui, nous les Français, nous avons une dette éternelle, parce que nous avons esclavagisé et obligé Haïti à rembourser la dette aux propriétaires d'esclaves jusqu'en 2000, en 1980, 1982.

Haïti est la nation sœur. Bon, je ne vais pas aller maintenant vous parler d'Haïti, je reviens sur l'esclavage. Je lui dis, alors pourquoi a-t-il fallu ? Il m'a dit, parce qu'à partir du moment où il y avait eu la Révolution française, qui affirmait à l'article 1 d'une déclaration que tout le monde trouvait tout à fait extraordinaire, on n'avait jamais entendu parler d'une chose pareille. Un texte qui établissait des droits qui étaient vrais pour tout être humain et qui était inaliénable. Et la première, c'est les êtres humains naissent et demeurent, libres et égaux, en droit. C'est notre bataille, encore aujourd'hui, à cette heure.

Mais à ce moment-là, comme cette cause l'avait emportée dans un pays, un grand pays, la France, alors chaque personne isolée dans son coin qui avait pu croire pendant un temps que sa situation était le résultat ou de la malchance ou de la fatalité ou de quelque obscur décret de je ne sais quelle puissance, tout d'un coup, comprenait que sa situation était le résultat d'une situation matérielle, organisée volontairement, d'un statut politique et que malgré tout ça, toi, toi, toi, chacun dans ton coin, tu avais le même droit que tous les autres.

Alors, tu devenais immense comme la cohorte humaine toute entière, tu n'étais plus seul et c'est exactement ce que nous essayons de déclencher quand nous faisons des réunions magnifiques comme celle-ci et quand nous engageons la bataille pour l'élection présidentielle. Quelle chance nous avons qu'arrive devant nous une élection présidentielle. Parce qu'en une seule fois et avec un bulletin de vote, nous pouvons régler des milliers de problèmes et lancer ce signal au monde depuis la patrie des droits de l'homme qui, pour une fois, aurait pleinement mérité de cette histoire. Alors, oui, d'où on pense ça ? Et les autres ? Vous avez perdu d'avance. À quoi bon ?

Ça, c'est la machine à faire de la résignation. Matin, midi et soir. D'ailleurs, vous avez perdu d'avance. Vous êtes trop nombreux et vérifiez même pas qu'il y a moins de candidats de gauche que de droite mais ça, ils s'en foutent. Et puis, tous les ballots. Ah oui ! Bon. Moi, je ne rentre pas là-dedans. Courage, détermination, explication, conquête, entraînons. On ne s'occupe pas du reste. Alors après, la grosse machine se met en route. Mais voyons, mais voyons, tout va bien. Tout va même très bien. Regardez, le chômage baisse. Regardez, la croissance, de quoi ? Et repartie, tout va bien grâce à M. Macron. Alors, évidemment, il y a quelques mécontents ici ou là.

Mais regardez le résultat que ça provoque. Si tout va bien, pourquoi vous râlez ? Puis vous vous dites, mais ça va bien pour qui ? Parce que moi, j'ai toujours les mêmes problèmes que j'avais, et bien même pire, qu'il y a deux ans. Et regardez comment ça marche. Si le chômage baisse et que vous êtes encore chômeur, la faute à qui ? Eh bien, vous. La faute du chômage aux chômeurs. Puisque le pouvoir d'achat s'est amélioré avant qu'il y ait cette inflation dont on ne sait pas d'où elle vient, mais pas de chez nous. Bref. Et alors, vous êtes pauvres. La cause de la pauvreté, c'est le pauvre. Ce n'est pas la pauvreté, ce n'est pas les mécanismes qui conduisent à la pauvreté, etc., etc.

Vous êtes malades ? Eh bien, la maladie, c'est la faute du malade. Il n'avait qu'à se vacciner ou il n'avait qu'à pas faire ceci ou à pas sortir ou à pas dire cela et se contenter d'aller travailler en fermant sa grande bouche et sans rien réclamer. C'est-à-dire qu'il arrive à faire rentrer dans les têtes que toute la situation contre laquelle vous êtes intimement révolté et qui vous conduit à venir un plein soir de semaine ici, dans cette salle de réunion, tout ça serait une illusion. Tout ça ne serait pas vrai. Vous seriez des exagérés au moment même où vous ne faites que réclamer ce qui vous est dû. Car le bonheur reste, comme c'est dit dans la déclaration, le but commun de la société.

est donc réclamer les conditions du bonheur, l'abolition des entraves au bonheur. Ce n'est que faire de la politique au sens le plus élémentaire du terme. Il n'y a pas de honte à ça. Et la société n'a pas le droit d'exiger de chacun des performances sans cesse renouvelées comme si tout le monde n'était qu'à ramasser une machine à qui on demande de force, de faire ceci, de faire cela, oubliant le droit de la liberté intime, la liberté qui devrait occuper l'essentiel de notre temps, la liberté qui devrait être la pleine possession de soi-même. est comme si c'était une faveur alors que c'est ce qui est attendu normalement de la vie en société.

Et si nous sommes tous là, nous entraidons, nous entraidons pour accéder à ces bonheurs. Et les voilà qui arrivent et vous disent « Non, il y a d'abord les devoirs et après les droits ». Quelle drôle d'idée ! Mais c'est toujours les mêmes pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas. À chaque fois qu'il y a une période de réaction, on commence par vous parler des devoirs. Le devoir, il existe. C'est le devoir moral que chacun d'entre nous se fait de se comporter de telle ou telle manière, d'être bienveillant, de porter aide et assistance à celui qui en a besoin, de s'occuper de ses enfants ou de ses parents, les parents des enfants, les enfants des parents ou des grands-parents.

Bref, toutes ces solidarités sont des devoirs que nous nous sommes donnés par rapport à la possibilité de tout laisser tomber, de s'occuper que de soi. Mais les êtres humains, globalement, et dans leur plus grand nombre, sont des êtres d'entraide. Ça, c'est le devoir moral. C'est le devoir que l'on tire de son expérience ou, pour certains, de sa religion, pour d'autres de sa philosophie, les autres de rien du tout, de leur éducation. Mais en politique, il n'y a pas de devoir dans la société. Il y a des droits et c'est ces droits qui nous installent comme partie prenante de la société. Et le seul devoir que vous avez dans la société politique, c'est de respecter le droit des autres.

Voilà en quoi consiste le droit le plus fondamental qui est celui de citoyenneté. Je me mêle de tout parce que tout est mon affaire et j'ai le droit et j'ai le droit de me mêler de tout. Voilà le droit fondamental, celui de la liberté individuelle, à participer au pouvoir sur la société. Voilà l'enjeu. Et nous autres, qui nous connaissons assez pour savoir combien de défauts nous avons au personnel, combien de limites nous avons, nous, nous savons bien que nous ne sommes pas des héros.

nous savons bien que nous avançons comme tout le monde à tâtons dans l'existence, choisissant notre voie et puis collectivement devant tous les problèmes qui se posent, réfléchissant aux solutions qui peuvent se présenter devant nous. Mais nous partons de l'idée depuis que nous le savons du XVIe siècle et de l'humanisme qui est né que les êtres humains sont absolument les auteurs de leur histoire, qu'ils n'ont aucune prédestination, ni aucun chemin tracé d'avance auquel ils seraient obligés de passer. Nos inventions, nos créations modifient la vie, notre perception de nous-mêmes, des autres, les activités. Bref, nous sommes les auteurs de notre histoire.

Et alors, nous pensons que comme nous connaissons nos faiblesses, que nous serons toujours meilleurs pour prendre la bonne décision à la condition de ne pas en être empêchés par notre ignorance, par nos préjugés. Le préjugé, c'est ce qui est jugé avant qu'on ait décidé. Un raciste, c'est un préjugé parce qu'au-delà de l'apparence, il n'y a aucune différence entre les êtres humains qui sont semblables par leurs besoins et donc égaux en droit. Le préjugé, la bêtise, l'ignorance, c'est difficile souvent de décider qu'est-ce qu'il faut faire quand il y a une pandémie ? Comment on s'y prend ?

Alors, nous, on disait, il nous semble qu'après d'y avoir réfléchi, je ne vous dis pas qu'on s'est levé un matin en ayant trouvé la solution, mais on a dit peut-être que la bonne idée c'est de commencer par en bloquer les facteurs par lesquels l'épidémie se développe. Hein ? Peut-être que vous pourriez commencer par fermer les fermes-usines puisque c'est par là que se fait la zoonose, que les microbes passent de l'un à l'autre jusqu'à l'être humain. Et puis en plus, vous martyrisez les animaux qui sont là-dedans que vous traitez comme des choses. Et en plus, vous saccagez la nature.

Donc il y avait bien dans la lutte à l'intérieur de la crise sanitaire une lutte qui avait un contenu social, la protestation contre un mode économique et d'agriculture, une protestation contre le saccage de la nature, il y avait donc une cause écologique, etc. Mais ça, on y arrive parce qu'on y réfléchit, parce qu'on est éduqué, parce qu'on a été à l'école, tous, on a la chance tous de savoir lire et écrire. Il y a 3,5 millions de nos compatriotes à qui il va falloir donner un coup de main pour qu'ils puissent réinvestir l'écriture et la lecture, hein ? Et puis on n'attendra pas 100 ans pour le faire. Mais, pour l'essentiel d'entre nous, on sait le faire.

Donc, regardez bien, nous comptons sur l'intelligence pour régler les problèmes. Je suis sûr que la plupart d'entre vous se disent « Ben oui, tu parles, ce n'est pas la peine de nous parler 10 minutes pour nous dire ça. » Mais mes chers, tout le monde n'est pas comme vous. Il y en a qui pensent qu'il y a une autre chose qui est capable d'organiser et de régler les problèmes. Le marché. La main invisible du marché qui passe tantôt de votre portefeuille à votre poche ou une calotte sur la tête. Le marché. Comment, M. Mélenchon, vous êtes contre l'économie de marché ? Combien de fois ils m'ont fait le coup ? Ça a duré 25 ans, cette affaire. Ou 30 ans.

Une fois que l'URSS s'est effondré, ils se sont dit « Youpi, c'est la fête ! » Le marché. Parce que tout ce qui est collectif est mauvais. Et donc, maintenant, on va remettre du marché partout. Alors, toutes sortes de ballots étaient là, les bras ballants. Oui, ben d'accord, ça fera un peu respirer. L'État est bureaucratique, il y a trop de règlements. Et puis, c'est vrai, l'école, ça ne marche pas si bien que ça. Et puis, la sécurité sociale, quand même, ça coûte des sous, il y a des charges. Et blablabla, blablabla, blablabla. Et comme on râle tous, on avait l'impression que tout ça finirait bien. Et tout ça est en train de très mal finir.

Mais qu'on ne nous dise pas qu'on ne le savait pas. parce que dans cette salle, il y en a qui sont de ma génération, quelques autres qui sont un peu plus jeunes. Je ne parle pas des plus jeunes, vous êtes les seuls qui n'avaient pas de responsabilité dans cette affaire. Mais on en a quand même connu qu'exemple autour de nous, pour nous raconter ces salades et pour miner de l'intérieur. Au lieu de défendre tout ce qu'on avait acquis dans les luttes, que nous, on appelait des acquis sociaux, ils parlaient de privilèges, ils parlaient de corporatisme quand on défendait l'école, quand on défendait la sécu, quand on défendait les hôpitaux. Et maintenant, ils sont tous devant la catastrophe.

Ils ont mis du marché partout. Alors, écoutez bien, cette parole que je porte en votre nom à tous, qui se résume dans une formule. Le marché, c'est le chaos. Pourquoi ? Parce qu'en effet, il établit un point d'équilibre dans les échanges. Mais le point d'équilibre, justement, c'est un équilibre entre le plus fort et le moins fort. Plus le fort est fort, plus le point d'équilibre est de son côté. Il me semble que ça tombe sous le sens. Dès lors, une société abandonnée au marché est une société où domine la loi du plus fort. Là où nous voulons faire dominer l'entraide et la solidarité, c'est-à-dire le contraire du marché.

C'est pourquoi j'ai cherché à résumer dans une formule ce que nous sommes en train de faire. Pourquoi ? Parce que j'ai connu les époques où on se battait pour le socialisme. On avait une idée de ce qu'on allait faire. D'accord, on s'est trompé, tout ça, on a fait des ors. C'est bon, on n'a pas passé notre vie à se flageller. On n'a pas fait que des erreurs. On a fait des choses magnifiques. Comme par exemple la CQ. Parce que c'est c'est nous qui l'avons fait. Que personne n'aille croire qu'un jour ils se sont dit ah ben c'est pas juste, on va soigner les gens et on va les soigner. Ils paieront selon leurs moyens et ils auront selon leurs besoins.

Qui que vous soyez, vous serez soignés avec le mieux de ce qu'on a. Et c'est ce qu'on a fait pendant des années et des années. Allez voir dans les pays où règne à échelle générale ce que vous commencez déjà à voir en France. Où il faut d'abord savoir si vous avez une carte bancaire. Ou on n'a pas entendu parler de l'autre la carte verte. Un soir j'arrive à l'aéroport du Pérou. J'allais en Bolivie. Il y avait un gros malin qui était là qui avait inventé un règlement de plus pour me laisser monter dans l'avion suivant avec mes camarades. Et il dit il faut nous montrer l'attestation de l'assurance comme quoi si vous avez la Covid vous serez soignés.

Il dit mais c'était pas dans les papiers qu'on nous avait demandés. J'avais déjà une botte comme ça de papier qu'ils avaient tout contrôlé ma taille, mon poids, mon âge, qui je fréquentais et tout ça. Ce que ça a à voir avec la maladie. Je ne sais pas pourquoi mais bon moi c'est ce qu'on me dit. Alors ils demandaient ça. Alors on comprend et on lui dit mais non mais ça ça n'existe pas en France. On a une carte pour toutes les assurances de toutes les maladies. Alors comme on était quatre là comme des ballots au milieu de la nuit trois heures du matin avec le décalage avec notre carte vitale. Ça marche pour tout l'autre. Non, c'est pas possible. Comment c'est pas possible ?

Si c'est possible, c'est chez nous. Bref, je vous raconte cette anecdote pour que tout le monde pense qu'il ne faut pas croire que ce qu'on a là c'est général, c'est ordinaire, c'est habituel. Il a fallu des luttes de classe d'une intensité extraordinaire pour obtenir tout ça. C'est-à-dire une augmentation du partage de la richesse produite entre le capital et le travail. Et vous ne faites pas avoir parce qu'ils disent le salaire brut, il est trop haut et le salaire net, il est trop bas. Je suis sûr qu'il y a des ballots qui vont dire ah bah oui, c'est vrai. Mais c'est toujours ton salaire animal. C'est ton salaire.

Et la partie que tu as dans le brut, c'est pour payer les cotisations sociales. Alors M. Zemmour, Mme Pécresse, M. Macron, il y viendra. Oui, vous pouvez. Allez-y, ça fait du bien. Tous ceux-là, ils disent nous allons augmenter le salaire net. On se dit ah bon ? Ils viennent avec nous faire les poches du capital ? Non. Ils vous donnent vos sous. C'est-à-dire que ce que vous aviez en cotisation, ils vont vous le mettre dans le salaire net. C'est ça qu'ils ont inventé. Alors là, vous êtes là avec vos sous et vous êtes bien contents. Le niveau des prélèvements obligatoires a baissé. Ah, fantastique ! Alors déjà, vous vous dites c'est quoi les prélèvements obligatoires ?

C'est les trucs qu'on prend de force. Oui, mais attention. Il y a les trucs qu'on te prend de force. Parce que c'est l'impôt, parce que c'est les taxes, parce que c'est les cotisations. Ça, ça compte comme du prélèvement obligatoire. Mais après, tu as des dépenses contraintes. Ça, ça compte pas. Par exemple, l'assurance de ton gamin quand tu le mets à l'école. Les dépenses contraintes, tu peux pas faire autrement. Ça compte pas. L'assurance de ta voiture, ça compte pas. Donc vous voyez que le mot prélèvement obligatoire, qu'est-ce qu'il veut dire ? Ben rien. C'est juste une idée de la part qui est prise par le collectif. Point final. Point final.

Alors, les prélèvements obligatoires, si vous enlevez les cotisations sociales, waouh ! Ça baisse les prélèvements obligatoires. Mais après, qui c'est qui va vous soigner ? Donc on va vous dire ben maintenant, il faut vous prendre une assurance. Mais ça sera plus dans les prélèvements obligatoires. Et vous le paierez avec foi, avec vos sous. Et ça vous coûtera plus cher que quand vous aviez une cotisation. Tout le monde a compris ? Alors, c'est ça que vous devez expliquer aux gens qui sont autour de vous. Pour pas les laisser une fois de plus se faire embarquer dans des histoires où ils jouent contre leur intérêt et contre l'intérêt collectif.

La solution collective est toujours meilleure que la solution individuelle dans ce type de société à laquelle nous prétendons. Bon ! J'ai dit que je voulais résumer l'idée qu'on se fait. Le programme L'Avenir en Commun, c'est un programme de transition entre deux types de société. La société dans laquelle nous vivons et dont nous voulons tourner la page qui est la société du marché partout, sur tous les sujets. Je vais en parler encore tout à l'heure. Et une autre société dont je ne suis pas capable de vous dire ce qu'elle est. Ah ! Quand j'avais 20 ans, si, j'étais capable. Je n'étais pas le seul ici. J'en vois quelques-uns aussi qui doivent venir du même cru que moi.

On était capable, on avait une idée. Alors on voulait une société socialiste et démocratique. Alors apparemment, on n'avait pas ça. Mais on avait cette idée-là. Maintenant, ce qu'on peut dire, c'est que de ce type de société, pour les principes que j'ai évoqués, c'est-à-dire une société de la loi du plus fort, du marché, etc., et de l'accumulation, de ça, nous ne voulons plus. De ça, nous voulons sortir pour que cesse l'épuisement des êtres humains et le saccage de la nature. Et pour faire face aux résultats de cette double violence sociale et écologique que sont la crise climatique et la crise qui conduit ou pousse à la guerre partout dans le monde.

Il faut sortir de ça, donc, en finir avec tous les principes organisateurs de la société qui conduit à ça pour aller vers une autre dont les règles peuvent être résumées en une phrase, une société d'harmonie entre les êtres humains et avec la nature. L'harmonie entre les êtres humains, cela signifie que l'objectif est la fin des discriminations, que l'objectif est la fin des dominations, que l'objectif est la fin des mépris qui divisent et séparent les êtres humains contre la raison de leur intérêt général commun, car il y a un intérêt général humain.

On nous a disputé ce sujet depuis la grande révolution de 1789 que sans cesse je vous appelle à faire revivre dans les mémoires et dans l'apprentissage des plus jeunes à savoir que les êtres humains sont semblables et donc égaux en droit. Et on nous a dit pendant les trois siècles qu'il y a du reste à faire, ça n'existe pas. Il y a des hommes, il y a des femmes, il y a des costauds, il y a des faibles, il y a des intelligents, il y en a qui le sont nettement moins, etc., etc. Donc, l'égalité dont vous parlez n'est pas possible. Et si vous essayez de l'établir, ce sera par une violence politique. Alors que nous, disaient ces libéraux, eh ben que chacun, là où sa pente, le conduit.

Et à la fin, ça a amené, on a été les contemporains de ça, sous l'autorité de Mme Thatcher qui était première ministre anglaise, les mineurs à qui elle a mené une lutte implacable qu'ils ont perdue, ils étaient là le jour de ses funérailles pour lui tourner le dos. Ça ne se fait pas d'habitude, ça ne se fait pas. Mais là, ils l'ont fait. Et cette femme, elle avait un principe horrible. Elle disait la société n'existe pas, il n'existe que des individus. et si chacun optimise, optimise sa relation aux autres, eh bien tout le monde sera content. Ça, on sait ce que ça veut dire. On sait quelle violence ça donne à la fin.

Donc, tourner la page de ce monde, c'est d'abord fondamentalement comprendre que tout ça n'a été rendu possible que pour une raison, c'est qu'à l'intérieur de la société est en œuvre un mécanisme qui s'appelle l'accumulation capitaliste. La crise dans tous ses aspects, tout ce que nous vivons, la crise écologique, la crise sociale, la poussée à la guerre, tout a une cause. Au cœur de la société, se noue un mécanisme d'accumulation qui cherche à se libérer de toute entrave et à se déployer le plus largement possible et ce mécanisme s'appelle le marché.

Vous l'avez sous les yeux, puisque le gouvernement dit que tout va bien, vous quand même, vous prenez une essence qui vous coûte 30% plus cher et vous vous demandez comment c'est possible et comment ce n'est pas de votre faute d'avoir arrivé à ce résultat. Regardez bien, pourquoi ça coûte si cher ? Ce n'est pas compréhensible. On sait combien de gens on a sur cette planète, on sait combien ils consomment chaque année, on peut prevoir ce qu'ils vont consommer l'année suivante. On connaît les instruments de production, on sait les faire marcher, ils ne sont pas cassés. Que s'est-il passé ?

Il y a eu la crise qui n'avait pas prévue, la crise du Covid, qui est le résultat de l'accumulation, parce que la crise, comme on l'a dit tout à l'heure et vous m'avez applaudi, ce qui signifie que vous partagez mon analyse, vient d'un modèle agricole. Eh bien, ils n'avaient pas prévu qu'après avoir globalisé l'économie du monde, toutes les chaînes de production se trouveraient coupées et que dès lors, eh bien, il y aurait partout un décalage entre eux, dans leur sacro-saint marché, entre l'offre et la demande. Tout d'un coup, il y a eu des dizaines, des centaines de tankers remplis de pétrole. Ils ne savaient plus où le débarquer.

Et même, à certains moments, ils payaient pour qu'on le reprenne. Tout ça, ça a eu lieu pendant la crise du Covid, pendant la période du confinement. Alors là, que se passe-t-il ? Eh bien, les traders, ceux qui spéculent sur tout ça, se sont dit catastrophe, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de tout ça ? Donc, ils le bradaient, ils perdaient. Ils disaient, on se refera une santé après, ce qu'ils sont en train de faire en ce moment. Donc, on n'en commande pas plus puisque personne n'en demande. Vive le marché. Ça va de soi, l'offre, la demande, bon. On n'en commande pas plus. Vous savez, c'est des marchés, le pétrole, il faut le temps que ça arrive, il faut le temps qu'il soit sorti.

Donc, on en achète pour dans 3 mois, on en achète pour dans 6 mois, on en achète pour dans 1 an. Eh bien, s'il y en a trop de partout, on en achète de rien du tout. Donc, chute des cours. Après, les chaînes sont rétablies, ça repart. Donc, il vous faut de l'essence. Donc, on demande. Et à ce moment-là, les prix montent parce qu'il n'y a pas la quantité qu'elle a. Fort bien, que font ceux de l'étape numéro 1 ? Ils se disent, mais le prix qui monte, ça fait mieux à faire. On continue. on va se refaire, on a eu des pertes, c'est normal.

Et voilà comment le gouvernement se dit, dans 6 mois, c'est fini parce qu'ils auront passé des commandes et ils auront la livraison donc les prix vont redescendre. Et vous avez M. Macron et M. Castex qui vient vous dire à la télévision, bon, alors provisoirement, on va vous donner un chèque pour faire face parce qu'en avril, ça va s'arranger. Arrive avril, même pas avril, la cata, ça continue à monter. Et vous êtes là-dedans. Et vous vous demandez comment c'est possible. Moi aussi, je me demande comment c'est possible. Ils n'ont pas été capables de relancer la production. Apparemment, on sait que ça les arrangeait. Bien sûr que ça les arrange.

Cette année totale a fait le produit, le bénéfice le plus important de toute l'histoire, de toutes les entreprises en France. le plus immense profit. Comment vous ? Mais enfin, vous plaisantez, il n'y a qu'à leur prendre. Tant mieux. Mais réfléchissons. Réfléchissons au mécanisme. Ces gens-là, ils ne vont pas se corriger demain. Vous voyez l'étrangeté de ce système ? Il se nourrit des catastrophes qu'il provoque. Et là, j'ai pris l'exemple de Total parce que vous l'avez aujourd'hui sous les yeux. Mais dès comme ça, il y en a des dizaines. Et au bout de la chaîne, vous vous dites après toutes ces misères, oui, on peut comprendre.

Il y a 300 000 pauvres de plus qu'il n'y en avait au début du quinquennat de M. Macron. Oui, bien sûr, ça a été difficile, on peut comprendre. Il y a 8 millions de personnes qui ont besoin d'accéder à l'aide alimentaire. Il y a 12 millions de personnes qui ont froid à la maison. Il y a un de nos jeunes étudiants sur deux qui ne fait pas tous ses repas tous les jours. C'est-à-dire que s'accumule de plus en plus une masse de pauvreté. Il y a la pauvreté relative, celle quand vous voyez autour de vous la pauvreté décimée. D'ailleurs, les gens ne se disent pas qu'ils sont pauvres parce qu'on leur a dit que c'était de leur faute s'ils étaient pauvres.

Alors, ils disent, en ce moment, c'est la mouise. Ah ben, l'année dernière, et l'année d'avant, et l'année prochaine, voilà. Voilà à quoi les vies ont été ramenées. Voilà cette masse. Et puis, y allaient ceux qui étaient pauvres avant. Ils sont encore plus pauvres. Et ceux qui étaient très pauvres avant. Cette fois-ci, c'est dans le néant qu'ils sont. Et pendant qu'ils sont dans le néant, on leur dit, mais tout va bien. La croissance est repartie, le chômage est en train de s'arrêter, tout va bien. Vous imaginez l'énormité de l'offense, de l'agression que constitue un environnement pareil. Ils ne le comprennent pas. Ils ne l'entendent pas. Ils ne le savent pas.

Quand je leur dis que c'est une agression de passer la pub qui dit qu'il faut manger cinq fruits et légumes par jour devant des millions de gens pour qui déjà en avoir un, c'est énorme. Que c'est une offense. Le moment que j'ai le plus aimé à l'Assemblée nationale quand j'ai présenté la proposition de loi des Insoumis pour le blocage des prix. Le blocage des prix. Ils me regardaient comme ça. Bon, ils m'ont fait grâce de l'URSS parce que ça commence à faire maintenant. Oui, mais à chaque fois qu'on fait ça, après, il y a des pénuries. C'est quoi la pénurie ? C'est quand vous n'avez pas. D'accord ? Je leur ai dit attendez là. Vous avez raté un train. La pénurie, c'est maintenant.

Parce que c'est maintenant que les gens ne peuvent pas manger. C'est maintenant que les gens ne peuvent pas se chauffer. C'est maintenant que les gens ne peuvent pas se transporter. La pénurie, c'est maintenant. C'est vous qui l'organisez. C'est votre système qui organise la pénurie. Et le gâchis à l'autre bout. Parce que la nourriture qui n'est pas vendue, elle est détruite. Et regardez ce mécanisme, je vous disais, d'accumulation pendant qu'il y a ça. En masse. C'est dur pour nous d'admettre cette idée. Des fois parce qu'on n'a pas envie de le voir.

Je ne sais pas quel effet ça vous a fait à vous quand on a vu les premières images de nos jeunes étudiants en train de faire la file dans la rue pour aller à la soupe populaire parce qu'ils avaient faim. Nos gosses ! Comment on a pu en arriver là ? Comment on a pu laisser un monde s'établir comme ça ? Alors oui, je parle fort, je crie, ça se voit sur ma figure parce que je porte votre protestation à tous. Ce monde nous est odieux. Nous ne supportons pas ses valeurs. Nous ne supportons pas son inégalité. Nous ne supportons pas sa violence. 5 familles possèdent autant que 27 millions d'entre nous. Tant mieux pour eux s'ils y trouvent leur bonheur. Mais c'est même pas sûr.

Mais tant pis pour nous d'accepter des règles du jeu qui conduisent à cet écart entre 5 et 27. Tant pis pour nous. nous pouvons tout changer avec notre bulletin de vote. Et si nous ne le faisons pas, si nous ne le faisons pas tout ce qui est en notre pouvoir, quel que soit notre âge, voyez le mien, si nous ne nous vouons pas au combat, alors ne nous étonnons pas que les choses continuent et que le puissant ait envie d'être encore plus puissant que celui qui domine domine encore davantage, que celui qui est violent se sente récompensé de sa violence par les résultats qu'il en obtient. 5 familles ont multiplié en 10 ans, c'est-à-dire depuis le quinquennat de mon ennemi, c'est la finance.

500% leur fortune. Depuis que M. Macron est là, ça s'est multiplié par... Où est les bons papiers ? Il est perdu une fois de plus. Ça s'est multiplié par 2. Alors écoutez ce que ça donne. Comme les chiffres, ça vous passe, ça vous traverse, on ne voit pas ce que ça veut dire. 1 milliard, vous en avez déjà vu un, vous ? Moi, non. Donc 1, 2, 3, 4, on se dit, bon, ça fait beaucoup. Il y a plein de zéros et tout ça. Les entreprises du CAC 40, cette année, l'année dernière, ils avaient fait 53 milliards. Mais vous dites alors, c'est la cata ? Et eux, ça améliore leur situation. Alors déjà, c'est immoral. Moi, j'avais dit, ben, c'est pas dur. Plein de gens ont eu une année blanche.

Pas de profit, pas de résultat, bon, on a tiré la langue. Et ben, on leur dit, écoutez, ben, vous aussi, vous allez avoir une année blanche. Vous avez votre capital, c'est pas mal. Il y a eu quoi ? D'inflation, ok, on vous laisse l'équivalent de l'inflation pour que vous n'ayez rien perdu. Puis tout le reste, bon, on le prend pour le donner aux autres. Mais, regardez, cette année, c'est 137 milliards pour le CAC 40, hein. C'est les 40 premiers, on ne vous parle pas des autres après, hein. Parce qu'après, évidemment, on va me faire le numéro comme à chaque fois. On va me sortir l'auto-entrepreneur qui est à 300 euros par mois en disant, mais regardez, les patrons ne s'enrichissent pas.

On va dire, voilà, vous exagérez quand même. Auto-entrepreneur, tout le monde sait que c'est auto-esclavé. esclavagisé. Alors, le patron de petites et moyennes entreprises, 4 000 euros par mois, je le sais, mais ce n'est pas de lui dont je parle, moi. Je vous parle de ceux-là. Ceux qui sont à ce niveau de profit. Alors, ces milliards-là, 137 milliards, qui, par nécessité, ne seront pas consommés par celui qui les a gagnés. Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse avec ça ? Comment vous faites pour avoir des besoins à 5 équivalents de ceux de 27 millions ? Vous n'avez qu'une bouche, hein, pour avaler ? Et même en changeant de costard tous les jours, ben, ça ne le fera pas, quoi.

Donc, tout ça est immoral. Mais il faut le regarder en face. Il faut le comparer comme ça. On me dit, vous choisissez des comparaisons pour faire rire les gens. Ben oui, d'abord, je ne sais pas pourquoi je les ferais pleurer. Et deuxièmement, parce que ce système est obscène dans sa manière de fonctionner. Et je dois faire ce travail. Mais regardez les petits bonheurs que ça donnerait aux autres. Avec ça, avec ce qu'ils ont fait cette année, ça fait 2 millions et demi de personnes au travail avec un revenu de 2 000 euros pendant un an. 2 millions de personnes arrachées à la difficulté, reprenant pied dans la vie, refaisant face à tout ce qu'ils ont à faire. Voilà ce que ça donnerait.

Voilà pourquoi, quand je dis, moi, j'arrête de dire, on va leur prendre tout ici ou là. Je dis, on donne tout parce que beaucoup ont beaucoup besoin et ils n'ont rien fait pour être dans cette situation. Alors, voilà pourquoi on change les tranches d'impôts. Voilà pourquoi on dit, ils nous imposeront, après, il va falloir leur couvrir derrière, l'impôt sur les profiteurs de crise. Mais ce n'est pas moi qui ai inventé ça. Ce n'était pas une société communiste au lendemain de la guerre de 1914-1918. Ils ont fait un impôt sur les profiteurs de guerre parce qu'il y avait des gens qui s'étaient considérablement enrichis pendant que les autres se faisaient tuer ici et là. Bon.

Donc, ça n'a rien de provocateur de dire quand la société a pris un tel coup vous vous rendez compte toute la production a baissé de 10% dans ce pays. C'est un coup terrible. Des milliers de gens sont entrés dans des souffrances psychologiques de l'enfermement, du confinement. Alors, le président vient, dit, nous sommes en guerre, ceci, cela. Oui, oui. Et bien, si on est en guerre, tout le monde met la main à la poche. Et puis, ceux qui ont beaucoup, mettent beaucoup la main à la poche et puis s'ils ne veulent pas, on prend leur place. Je ne vous ai pas complètement convaincus. La société du tout marché, c'est une société défigurée.

Progressivement, vous avez une carmondisation de la France dans des zones de plus en plus amples. La carmondisation de la France, c'est la situation du tir à monde dans un pays super développé. dans des zones de plus en plus vastes, au point qu'il y a un quartier de Marseille qui est le plus pauvre d'Europe. Au début, je croyais que c'était un truc de Marseillais de dire ça. Non, on soupçonne toujours les Marseillais de tout, mais ils disent beaucoup de choses vraies, dont celle-là. Je veux que vous entendiez la musique que ça fait. Donc, les cinq plus grandes fortunes de France ont augmenté leur patrimoine de 500% depuis 10 ans, de 170% depuis que M.

Macron, le président des riches, est arrivé. Et, depuis la crise Covid, tchouf, 100%. Ça vous donne 236 milliards d'euros en 19 mois. Par tête de pipe, hein ? Pas le total, par tête de pipe. 12 milliards d'euros par mois. 414 millions d'euros par jour. 17 millions d'euros par heure. 287 000 euros par minute. 4 790 euros par seconde. Alors, j'attends qu'on vienne me dire que c'est moi qui exagère. Est-ce que vous ne croyez pas que c'est plutôt cette liste et ce chiffre incroyable ? Si vous aviez gagné 8 000 euros par heure depuis la grande révolution de 1789, à cette heure-ci, vous n'auriez encore qu'un pour cent du patrimoine total de la plus grande, la plus riche famille de ce pays.

8 000 euros par heure depuis 1789 et ça fait juste un pour cent de ce que ces gens accumulent. Alors, oui, il y a un choix. Vous pouvez croire, comme le président Macron, que plus on va mettre du marché libre, ça va de soi, sans être encombré de tracasseries administratives, de contrôles insupportables, d'inspecteurs en tout genre. Si vous avez ce marché, alors vous optez pour cette société et vous pensez que l'argent va ruisseler. De la table du riche tombent des miettes de plus en plus grosses dont vous pourrez vous distraire, mon cher Jacouille. Si vous en voulez, régalez-vous. Parce que là, ce qui s'annonce, c'est pas seulement moi le révolutionnaire. Moi, je l'assume.

Mais eux, ils ne le disent pas. Ils se présentent comme la continuation des excellents moyens de vivre une vie dans laquelle il est possible d'accumuler 4790 euros par seconde. Ce rêve qu'on propose aux jeunes pour qu'ils soient, on leur propose de rêver à être milliardaires sans leur dire que ce milliard se paierait de cette obscénité, de cette violence, de cette barbarie. Moi, je ne vous recommande pas d'être milliardaires. Je vous recommande de prendre votre place dans l'utilité sociale, dans l'intérêt général, dans la production de beauté, dans la production d'idées. Voilà le beau rêve qu'il faut faire.

Si ça ne se fait pas, c'est une autorisation qui leur sera donnée de continuer et d'aller au bout de ce qu'ils ont prévu, c'est-à-dire le marché partout. Et d'abord, le marché du temps. Le temps, le vôtre. Combien on paye les gens au travail ? Combien ils ont de temps libre ? Ça, c'est la dispute. Combien d'heures de travail par semaine pour qu'elles payent ? Combien d'heures de travail dans l'année pour qu'elles payent ? Combien d'heures de travail dans la vie pour qu'elles retraite ? C'est ça, les enjeux. Et sur tous les sujets, ça sera le marché. Il a essayé sur la retraite, les retraites à points. Vous vous rappelez de l'histoire ? Je ne vous la raconte pas.

Ça serait trop long pour ce soir. Mais c'est comme ça sur tous les sujets. Et il vous a prévenu qu'il terminera le travail s'il est réélu. Il terminera le travail s'il est réélu. Ces gens-là ne se corrigent pas parce que ce que vous voyez et que vous prenez-vous pour une aberration, pour eux, c'est un pur délice avoir détruit l'hôpital public avec l'idée que le soin privé viendrait prendre le relais. Ce n'était pas une aberration, c'était le but de l'opération. C'est tellement vrai que depuis son quinquennat, ils ont fermé 17 000 lits et que pendant la crise, ils en ont encore fermé 5 000. Vous comprenez ?

Ce système n'est pas capable de se corriger parce que ce que vous prenez pour des tards du système, pour eux, ce sont des bienfaits. Ils n'ont aucune raison de s'arrêter. Vous allez mourir ? Qu'est-ce que vous voulez que ça leur fasse ? C'est à nous qu'ils jettent des pierres parce que nous n'avons pas voulu voter leur passe sanitaire puis leur passe vaccinale. Ils nous ont accusés de la mort de ceux qui sont tombés malades et qui en ont péri. Pas un instant pendant cette crise, pas un jour, on a demandé une analyse sur les critères de comorbidité parce que les gens qui mourraient et qui continuent à mourir, ils ont des caractéristiques. Ils sont souvent malades d'autres choses. De quoi ?

De quoi ? De diabète. Le diabète, c'est l'agroalimentaire. C'est trop de sucre dans les aliments. De maladies cardiovasculaires, c'est l'agroalimentaire. Trop de sel. Il n'y a pas une seule de ces causes qui ne soient humaines, qui ne soient contrôlables, qui ne soient rectifiables. Aucune fatalité ne s'est abattue sur nous sinon l'aberration d'un système comme celui que nous connaissons. Et vous allez voir la suite si vous laissez faire. Vous vous rappelez quand il a poussé des cris pour dire que lui, il était pour qu'on interdise le glyphosate. Les Français ont demandé d'interdire dans trois ans. Et les autres ont dit non, dans cinq ans. Bon, il faut savoir faire des compromis, M.

Mélenchon. Cinq ans, c'est mieux que rien. Allez, une petite tournée de glyphosate pour tout le monde pendant cinq ans. Attendez, vous n'avez pas bien compris ? On a dit qu'on ne l'interdit pas pendant les cinq ans qui viennent. Et dans cinq ans, on verra si on l'interdit. Alors, il faut savoir faire des compromis. On a déjà une promesse. C'est un petit pas que l'on a fait en avant. Et c'est comme ça tout le temps. Résultat, le glyphosate est présent dans 90% de vos urines. Vous croisez tous les doigts, les gens. Mais ceux qui, parmi vous, se disent que ça a un rapport avec certaines épidémies de cancer, ils ne sont peut-être pas si fous que ça.

D'ailleurs, l'Organisation mondiale de la santé dit que c'est un produit probablement cancérigène. Donc, certaines explosions de maladies sont liées à la malbouffe. Raison pour laquelle nous avons décidé dans notre programme de prendre le problème à bras-le-corps. Qualité de la nourriture, cantine bio pour que tout le monde y arrive, interdiction des pesticides. Si on interdit les pesticides, on ferme les frontières aux produits qui ont des pesticides. Donc, il faut trouver les paysans pour produire ce dont on a besoin, l'agriculture vivrière, etc. Le ministre m'a répondu que c'était de la simplification.

Oui, il y a des gens qui meurent, mais bon, que voulez-vous, ne simplifiez pas les choses, tout le monde finit par mourir. Et puis, sans doute, y a-t-il d'autres causes. Et puis, M. Mélenchon, c'est vous qui allez arracher la mauvaise herbe ? Non ? Bon, alors ça va. Ne demandez pas de le faire. Et nous, de leur dire, il n'y a pas de demi-mesure dans ce domaine. Ou alors, vous écrivez noir sur blanc. J'accepte que tant de millions de gens soient malades à en mourir à la prochaine épidémie. Et qu'ils en meurent d'ores et déjà.

Voilà, mesdames, messieurs, mes camarades, pour certains d'entre vous, pourquoi il n'y a pas d'arrangement possible, il n'y a pas de compromis, il n'y a pas de demi-mesure quand on parle de la santé publique, de la vie de nos gamins. Je préfère le dire. Je préfère le dire pour que tout le monde le comprenne. et pour que tout le monde comprenne que si vous m'élisez, je le ferai parce que je n'ai rien à perdre ni rien à gagner. Donc, que votre respect, que votre estime, tout marcher, faire de tout une marchandise. Vous avez vu, cette semaine, éclate le scandale de cette entreprise des EHPAD. Vous avez tous vu ça. La honte pure, ils appellent ça l'or gris, ces voyous.

L'or gris, c'est exploiter de braves gens qui sont là, à qui ça coûte d'être là, financièrement et combien d'autres choses. Et d'essais avérés de maltraitance. Alors, la ministre dit mais nous n'en revenons pas. Mais comment est-ce possible ? C'est une ancienne socialiste, alors dans le domaine, ils en connaissent un rayon. Oui, mais comment est-ce possible ? Dit Mme Bourguignon qui avant était présidente de la commission des affaires sociales dans laquelle il y a quelqu'un de particulièrement emmerdant, Caroline Fiat. Et Caroline Fiat, elle connaît parce qu'elle est aide-soignante et elle est députée.

Et au début, lui disait ben on comprend que vous ne comprenez rien parce qu'il méprise tout le monde en plus. Après c'est moi qui viens de dire que je suis méprisant parce que ben j'en sais plus ce qu'eux. Et elle, elle a fait un rapport et il y avait 31 propositions dedans et dans ce rapport, tout ce qui est dénoncé est déjà dedans. Donc vous ne pouviez pas ne pas savoir sauf si vous n'aviez pas envie de le savoir. Ça change tout. Et pourquoi je vous dis ça ? Parce que depuis que monsieur Macron est président de la République, on est passé de 90 inspections et contrôles dans 7 entreprises d'EHPAD à 10 par an. Donc vous ne vouliez pas savoir et c'est pour ça que vous ne regardiez même pas.

Voilà la vérité. et nous, nous sommes pour que dorénavant, cela ne soit plus possible. Pas un peu possible ou pas tant que ça. Rien ! Pas un euro ne doit être gagné sur le soin qui est apporté aux aînés et aux grands âges. Pas un euro ! Un quart de ce système, un quart de ce système, ce sont des entreprises privées. Eh bien, ce quart sera collectivisé. C'est-à-dire, non pas nationalisé, sauf s'il le faut à titre transitoire. Collectivisé, ça veut dire confier à des coopératives, confier à des associations, confier à des mutuelles liées au syndicalisme, de manière à ce qu'on ne fasse pas de profit.

Et quand vous comparez la moyenne des tarifs publics et privés, vous découvrez un écart de 600 euros. Voilà. Par mois. Par mois. 8 000 sur une année. Eh bien, ces 8 000-là, ils reviendront dans la pauvre d'Hébrajan qui cotise pour que la personne puisse être à l'EHPAD. Ou bien, sera employé à améliorer les conditions de vie, les distractions, tout ce qui touche la vie à l'intérieur d'une EHPAD. Donc, nous ferons ce qu'il faut pour les collectiviser. Tiens, je me fais encore là une liste d'ennemis, un quart des EHPAD de ce pays. Et ce n'est pas tout. Il faut qu'on arrive à créer, chouïa, 10 000 places de plus. Tout ça, on peut le faire. Mais à une condition. Le grand âge n'est pas un marché.

Si vous mettez le marché et que vous dites « Oui, mais les investissements, vous comprenez, M. Mélenchon, la contribution des gens qui donnent de l'argent, quelle générosité, pour faire des EHPAD, alors c'est tellement généreux qu'on le met en bourse, voyez-vous ? Et vous avez des titres boursiers, des titres financiers qui contiennent des titres d'EHPAD. Si bien que ces braves gens qui sont là ignorent qu'ils font partie d'un titre financier qui participe, quelle gloire, à la finance mondiale. voilà la situation. Et ce que je viens de vous dire pour l'EHPAD à sortir du marché, de l'or gris à sortir du marché, je vous dis la même chose pour le logement.

Cette semaine, il y avait la fondation Abbé Pierre qui se réunissait. Et heureusement qu'ils sont là et ils donnent des rapports d'une précision totale. Le même jour, il y avait le congrès d'Alliance où sont allées défiler toute l'extrême droite. C'est normal, ce n'est pas un congrès syndical, c'est un congrès d'extrême droite. Et puis, il y avait la fondation Abbé Pierre. On a bien vu où allait qui ? Moi, ça tombe bien, ils ne m'avaient pas invité les autres. Tant mieux, je n'y serais pas allé. Je ne vais pas dans les trucs de factieux. Ni à la manif, ni au congrès. Bon. Ça sera dit comme ça. Eh bien, le logement, pareil. C'est la France. Sixième puissance du monde. 4 millions de mal logés.

600 000 dans des taudis. 300 000 à la rue, sans abri. SDS. Vous entendez le nombre que ça représente ? 2 000 qui meurent par an de la rue. Comment on peut accepter ça ? Alors, on dit, oui, mais il y en a d'autres qui ont promis, zéro SDS. Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Je dois écrire dans mon programme, on verra. Qu'est-ce qu'on peut avoir d'autre comme objectif que de dire qu'on ne veut plus de cette situation et que donc, on s'en donne les moyens. Et on peut...

si on ne pouvait pas, si on n'avait pas un pays dans lequel il y a des gens qui ont accumulé 172 milliards et augmenté leur fortune de l'équivalent d'un salaire pour 2,5 millions de personnes à 2 000 euros pendant 2 ans, comme je vous l'ai dit tout à l'heure. Alors, peut-être que je parlerais moins fort, peut-être que je dirais ben, il va falloir faire des efforts, ça va prendre du temps. Mais non, la richesse est là, les moyens sont là, il faut partager. Et on commence par ceux qui vont le plus mal. On commence par ceux qui vont le plus mal parce qu'ils vont mal et qu'ils servent de prétexte pour faire peur à tous les autres et qu'ils sont abandonnés.

Le SDF, c'est celui qui est utilisé pour faire peur à ceux qui ont encore un logement, pour faire supporter à cette femme avec ses deux enfants qu'on a vus dans le petit film qui commençait l'exposé du rapport de la fondation Abbé Pierre avec ses deux petits dans une pauvre pièce d'hôtel suintant l'humidité de tous les côtés. Alors, c'est le moment pour nous de retrouver notre fierté et pas seulement de se dire « Ah, tout ça, c'est bien de la mise non, c'est pas bien de la misère, ça a été fait de propos délibérés, ça a été laissé faire, ça a été organisé pour que les gens soient dans cette situation et qu'ils la ferment et qu'ils payent parce qu'elles payent cette pauvre femme.

C'est grave ce que je dis ? Ouais. Eh bien, c'est la situation qui est grave, c'est pas ce que je dis qui est grave, c'est la situation. Ce pays n'est pas capable de faire 200 000 logements par an ? Ah non, hein ? Ouh là là, ça fait beaucoup, on m'a dit « Eh bien, t'as pas vécu mon bonhomme parce que moi, qui ai 70 ans, j'ai vécu une période dans les années 70 où on construisait 300 000 logements par an. Alors, venez pas me raconter l'histoire. Mon expérience, elle sert à ça. J'ai connu un monde dans lequel c'était possible de construire 300 000. Alors, on a construit des fois un peu vite au point que c'était...

et puis on a un million de personnes qui sont dans des copropriétés qui se sont fait avoir, qui sont prises à la gorge et qui n'arrivent plus à payer. Donc, il y a un vrai problème. Pourquoi on tourne autour de ça ? Ben, je vais vous le dire. Parce que si vous voulez que l'immobilier s'envole, si vous voulez qu'une valeur qui ne repose sur rien, qui ne change pas, exemple, moi, j'ai acheté dans Paris au bon moment. J'ai déménagé deux fois. Le prix du mètre carré a pris 300%. Je suis toujours dans le même quartier, à côté de la gare de l'Est, il y en a tous qui sont moches. Moi, j'aime bien les trains. Mais regardez, qu'est-ce que j'ai fait, moi ?

Ce n'est pas moi qui ai changé la rue, ce n'est pas moi qui ai installé le feu rouge. Je n'ai rien fait, moi. Je n'ai juste pas un chez moi. Eh bien, ça a pris de la valeur comme ça. Si vous voulez réaliser ça, et si vous voulez, quand vous êtes un financier, englober dans vos produits financiers des logements, des loyers, eh bien, il faut que vous créez la rareté. Parce que s'il n'y a pas de rareté de logement, si le logement social est confortable, agréable, qu'il y a un petit jardin à côté, tout ça, et que vous êtes bien, eh bien, vous ne courez pas pour aller acheter tout ce qui se présente. Impossible de spéculer dans ces conditions.

Il faut donc créer la rareté pour que l'immobilier s'envole. Et le capitalisme de notre époque son socle ultime, c'est la spéculation financière sur l'immobilier. Ce n'est pas d'aujourd'hui. Ça a commencé avec le baron Haussmann à Paris, quand ils ont commencé à péter toutes les rues, à créer les grandes avenues. Mais à l'époque, c'était le terrain dans la valeur augmentée. Maintenant, c'est tout. Le terrain, le mètre carré que vous occupez. 10 000, 11 000 euros le mètre carré, quand je raconte ça à des copains de province, comme ici à Tours, bon, ce n'est peut-être pas donné non plus, mais enfin, je ne sais pas si vous en êtes à 11 000 euros le mètre carré.

Je me rappelle une fois, je parlais avec Martin Bouygues. Ça m'est arrivé. Non, mais c'est un gars qui connaît son métier. Déjà, ça fait plaisir de voir un patron qui sait comment on bâtit une maison, surtout quand il est bâtisseur. Alors, il dit, oh, ici, on fait le mètre carré de logement social. On se trouvait à Rabat. Ouais, non, à Casa. À Casa, parce qu'on avait été voir la grande mosquée. Bon, il dit, on le fait à 1 000 euros le mètre carré. Bon, je dis, monsieur, si vous le faites à 1 000 euros ici, vous allez en faire par chez nous. Ah non, il me dit, non, non, non, chez nous, 1 000 euros, c'est la moquette. Comprenez, c'est un mécanisme capitaliste d'accumulation.

Encore une fois, c'est le marché. Pour qu'il y ait un marché, il faut qu'il y ait de l'offre et de la demande. Pas trop d'offres, sinon la demande est trop vite récompensée. D'accord ? Voilà. Donc, vous gouvernez par le marché et c'est l'aberration, vous avez 4 millions de mal logés dans un pays qui sait faire des bâtiments, tant et plus. Et quand vous mettez une personne au travail dans le logement, la Fédération Nationale du Bâtiment, elle dit que ça crée deux emplois. Donc, c'est pas rien. Il y a 100 000 personnes qui bossent. 200 000 de plus, ça ferait 300 000.

200 000 personnes au travail, 200 000 personnes qui payent des cotisations sociales, 200 000 personnes qui ont une paye qui vont immédiatement dépenser pour s'occuper de leur gode, leur loyer, du machin et tout ça. Donc, ça repart dans le circuit et ça fait tourner l'économie. Ça, ça s'appelle gouverner par les besoins. Un jour, M. Hollande est arrivé à la télévision et il a dit « Mais non, nous, nous faisons la politique de l'offre. Un siècle et demi de lutte du socialisme annulée. Non, nous ne faisons pas la politique de l'offre. Et moi, président, je ne ferai pas la politique de l'offre. Je ferai la politique des besoins et des demandes.

C'est-à-dire que l'économie n'est pas une fin en soi. À la sortie, vous avez le droit de demander que tout ce bazar produise des logements pour vous, pour vos gosses et ainsi de suite. Je ne vais pas plus loin. J'espère qu'on a bien compris ce que ça donne le marché dans le logement. Le marché dans le logement, ça donne du mal logement, du logement pourri et du pas assez de logement. J'ai pris l'EHPAD. Un dernier mot, je ne vais pas y passer toute la nuit, l'école. C'est pareil. Ils ont décidé de créer un marché du savoir. Il y a 20 ans ou il y a 30 ans, quand on avait des experts, parce que nous, on en avait aussi, ils nous disaient ce que ça allait donner. On n'arrivait pas à y croire.

Comment on pouvait transformer le savoir en marché ? Ça ne venait à l'esprit d'aucun d'entre nous. On connaissait l'école, comment on allait transformer tout ça en un marché. Ça y est, ils y sont arrivés. Comment on fait pour faire un marché ? D'abord, il faut des unités de production qui sont en compétition entre elles. ça s'appelle des établissements autonomes. Et il faut qu'ils présentent une offre différenciée qui corresponde à des goûts différents, comme vous diriez, si vous aimez les yaourts, certains préfèrent la banane, d'autres au cassis, etc. Et donc, il y aura des unités de production de savoir. Elles seront autonomes.

Et pour qu'elles soient bien autonomes, il faut que vous puissiez les comparer. Donc, tous les ans, vous avez le marronnier, dans un certain nombre de journaux, le classement des lycées. Et tout le monde dit, ah bon, qu'est-ce que vous faites ? Tous, on fait pareil, on regarde, pour savoir si le lycée dont on vient est bien coté ou pas. Pourquoi ? Parce qu'à la sortie, ça va donner, quand vous allez demander votre emploi, vous allez présenter votre diplôme. Avant, vous vous disiez c'est quoi votre diplôme ? Baccalauréat, bon, très bien, baccalauréat, on note, premier grade universitaire. Maintenant, on va dire, et baccalauréat d'où ? Ah, de Tours. Bon, Tours. Tu le connais, toi, Tours ?

Oui, ah bon, d'accord. Après, ça va être, oui, mais d'accord, à Tours, il y a des trucs très bien, il faut arrêter, il ne faut pas mal parler de Tours. Mais, lequel de lycée de Tours ? Parce qu'il y a Tours et Tours, hein ? Eh oui, il y a Marseille et Marseille. Il y a le Marseille des riches et le Marseille des pauvres. Peut-être qu'ici aussi, il y a le Tour des riches et le Tour des pauvres. Et puis, les établissements. Et puis, les publics ou il est privés ? Ah, privés, ça ne rigole pas, hein ? Ils ne prennent pas tout le monde. Parce que le public, lui, il prend tout le monde. Et c'est comme ça que ça se passe, qu'il y a un marché.

Et que donc, la valeur de ce que vous avez dans la main, celle pour laquelle vos parents se sont explosés, pour que vous aillez à l'école, pour que vous alliez le plus loin possible. Vous, vous disiez, moi, j'ai un bac. Non ! Tu as un bac de Tours, rue, machin-chose, lycée, bidule, truc, qui vaut moins que le bac de je ne sais où qui vaut plus. Voilà comment, un, en autonomisant les établissements, deux, en changeant la valeur de chaque diplôme, non seulement par sa localisation, mais par son contenu. Puisque maintenant, dans les collèges, une partie du programme est à la disposition de la décision de l'équipe locale.

Vous n'avez donc plus une monnaie diplômante unique, la même pour tout le monde, où que vous soyez né, où que vous habitiez, que vous soyez un garçon ou une fille, quelle que soit la couleur de votre peau, quelle que soit votre religion, vous avez des monnaies. Autant de diplômes différents, voilà comment ils ont créé un marché. Et ils y travaillent, sans arrêt, à renforcer le mécanisme du marché dans l'éducation. Et ils vous inventent un truc qui s'appelle Parcoursup, qui apprend qu'il y a deux choix. Voilà comment ils s'y sont pris. Ils nous ont dit « Ah ben avant, il n'y avait déjà pas de place dans toutes les universités. Monsieur Mélenchon, qu'est-ce que vous venez nous raconter ?

» On tirait au sort, vous tiriez au sort sur 10%. Maintenant, c'est toute la jeunesse du pays qui est priée à l'âge de 17 ans ou de 16 ans de savoir exactement ce qu'elle compte faire de sa vie. En passant par quel lycée, par quelle université et quel diplôme et quel bac et quelle licence et quel master à 15 ans, à 16 ans. Ce n'est pas vrai. Personne n'est capable de ça. Et eux, ils se rendent responsables de ça. Ils croient que c'est eux qui paniquent. On dit « Ah non, un peu de caractère, quoi. T'angoisse encore. » Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Et ça va continuer de la fac où ils ne savent plus où ils en sont pour passer au master, au lycée où ils ne savent plus où ils en sont pour savoir dans quelle fac ils vont aller. Et vous croyez qu'il y a une limite ? Non, il n'y en aura pas. On connaît dans certains pays jusqu'où ça a été la compétition entre les jeunes gens pour les écoles, pour les entrées, jusqu'à l'école primaire où ils recommencent le cirque. Et c'est ce qu'a fait M. Macron et qui veut faire de Marseille une ville expérimentale pour que les directeurs d'écoles aient le droit de choisir le personnel qui participe à l'école. Voilà comment ils construisent un marché.

Et ne venez pas dire après ça que vous n'êtes pas au courant. Vous êtes priés d'aller le raconter à tous vos camarades étudiants. Ils vont vous endetter jusque là. Ils vont le faire. M. Macron a dit devant la conférence des présidents de l'université. Il n'y a rien qui les empêcherait de résister à cela. Soit dit par parenthèse. Parce qu'eux aussi on leur a dit maintenant vous allez être des chefs d'entreprise. Vous savez à un moment donné c'était la mode. N'importe quoi on disait. On va le gérer comme une entreprise parce que c'est bien connu. L'entreprise c'est le paradis. Alors on va généraliser le paradis. Bon. Sauf qu'une fac ce n'est pas une entreprise.

Une école ce n'est pas une entreprise. Une école ce n'est pas une entreprise. Il y en a assez de comparer la production des êtres humains intelligents à celle des boulons à tant que j'en attrape un du regard qui m'a l'air d'un étudiant. Voilà. Voici ce que monsieur Macron a à vous dire. Parce qu'aujourd'hui il y a une enquête qui montre que les jeunes étudiants ne s'intéressent pas à la politique d'un inana. La preuve il n'y en a pas dans la salle mais enfin bon. Mais peut-être que c'est vrai. Oui ben c'est pas la peine d'applaudir comme ça il faut aller chercher les autres. Peut-être que c'est vrai.

Mais alors aux autres vous allez leur dire voici ce qu'a dit monsieur Macron on ne pourra pas rester durablement durablement ça laisse de l'espoir dans un système où l'enseignement supérieur n'a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants. Ça veut dire que vous allez payer. Ne croyez pas que j'exagère comme chaque fois alors après il me chope sur un mot vous vous rappelez peut-être j'avais dit une fois à Lille si vous voulez laisser passer un de ces trois là vous allez cracher du sang et des larmes.

Ah monsieur Mélenchon comme il parle comme c'est brutal comme c'est violent alors depuis c'est vrai on s'est rendu compte que c'est une sorte de paradis sur terre que nous vivons où personne n'est brutalisé il n'y a pas la moindre bref là c'est pareil on va dire que j'exagère il l'a dit et il va le faire pourquoi ?

parce que c'est les consignes de la commission européenne parce que c'est ce qui se fait déjà aux Etats-Unis d'Amérique aux Etats-Unis d'Amérique il y a 45 millions de personnes qui sont dans la vie à tous les âges en train de payer leur dette étudiante parce que comme ça coûte de s'y inscrire 8, 10, 20, 30 000 euros vous empruntez pour payer vos frais d'inscription peut-être pour arriver à vivre et ensuite vous remboursez le jour où vous avez fini vos études et vous remboursez autant d'années qu'il faut et il y a toujours quelqu'un qui vient vous voir pour vous dire ah zut vous êtes au bout de votre emprunt je pourrais vous prêter pour la suite et je rachète autrement dit que fait le capitalisme dans ce cas-là ?

il achète le futur il achète votre futur et vous vous allez dans le futur vous croyez que le futur c'est un endroit libre ouvert où il peut se passer des tas de choses non vous allez dans un endroit où vous avez un devoir payer exactement comme on le dit à la nation française vous allez devoir payer la dette tout le monde sait que c'est impossible il faudrait 270 ans pour rembourser la dette qu'on a là avec 10 milliards d'excédents budgétaires tous les ans c'est donc impossible ça ne se fera jamais mais tous les ans on viendra nous dire il faut équilibrer les comptes plutôt que de faire ce que je propose qui est d'annuler la dette qui est à la banque centrale européenne et bien vous pareil vous pareil vous passerez 10 ans vous passerez 20 ans à rembourser la dette alors oui vous êtes au pied du mur d'une décision politique à prendre pour vos études quel choix vous faites le plus grand nombre possible de jeunes gens le plus éduqués possible ou bien le contraire c'est à dire ce qui est en train de se mettre en place un marché actif du savoir parce que le marché règle tout moi je fais le choix et je pense avec vous tous plus il y a de jeunes gens qui sont compétents qui ont acquis des qualifications plus ils sont nombreux plus on réduit la bêtise plus on réduit l'ignorance plus on augmente la capacité à inventer qui fait que ce pays est déjà à la pointe dans toutes sortes d'inventions vous les avez vus faire leur gargarisme l'innovation l'innovation de quoi comme ceux qui bellent sur tous les tons il faut réindustrialiser pour quoi faire dites-nous pour quoi faire innover dans quel domaine moi je vais vous dire dans quoi innover dans les prothèses pour les gens à qui il manque un bras une jambe ou quelque chose innover chercher donc on paiera de la recherche fondamentale aidez-nous à rendre voyants ceux qui n'y voient pas à rendre entendants ceux qui n'entendent pas à rendre mobile ceux qui ne peuvent plus l'être voilà où on vous demande de chercher de trouver mais de chercher nous avons besoin de recherche fondamentale parce que c'est elle qui anime tout le savoir la recherche fondamentale c'est celle

1:25:10
Locuteur non identifié

qui n'est pas soumise au brut jaune oui mais des vaccins

1:25:29
Jean-Luc Mélenchon

vous êtes passé où et des remèdes vous êtes passé où et on vous a donné combien pendant les dix dernières années un milliard de crédits impôts recherche ce milliard là on l'aurait donné à des gens qui travaillent dans des laboratoires de l'état du CNRS des facultés des universités on aurait eu ce qu'on voulait ah bah oui il faut accepter il faut accepter de faire le pari de l'intelligence là je parle de sciences qui sont dans la biologie mais pareil dans les sciences sociales vous voyez le mépris dont les sciences sociales sont entourées vous vous rappelez de cet imbécile de Valls qui disait qu'en sociologie oui alors c'était de la sociologie expliquer c'est déjà excuser donc t'expliques la loi de la gravitation et tu t'excuses de te casser la figure parce que t'en as pas tenu compte en descendant l'escalier animal donc c'est tout ça dont on a besoin j'irai pas je crois que je me suis fait comprendre j'assume que nous portons ensemble vous autres et moi et nous autres ici un projet politique qui s'appelle l'avenir en commun c'est un projet politique qui est alternatif à la société dans laquelle nous vivons c'est pourquoi nous devons expliquer et ne croyez pas que le peuple français soit devenu un peuple raciste et d'extrême droite parce que ce n'est pas vrai c'est vrai que le nombre d'imbéciles a augmenté en tout cas de gens non mais attendez de gens qui se lâchent quand vous voyez ce qu'on appelle des élites soi-disant intellectuelles raconter le paquet d'ignominis que du matin au soir ils racontent sur certaines chaînes de télévision ben oui du coup ils se lâchent tous j'ai vu une déclaration j'ai oublié le nom du gars épouvantable le gars il dit je ne sais plus quoi sur les chambres à gaz en gros que ça n'avait pas existé et ça rappelle la propagande des nazis sur le sujet on en est là en France on peut parler comme ça regardez comment c'est en train de tourner sur le sujet de la crise climatique je ne vais pas entrer dans ce sujet ce n'est pas ce soir mais j'ai commencé par ça tout à l'heure la masse des français la masse de ce peuple est prêt à entendre par quel bout on prend le problème la jeune génération je peux dire 90% quelles que soient par ailleurs leurs opinions politiques ils ont tous compris que si on continue comme ça ça va très mal tourner et ils sont tous prêts à entendre qu'il faut s'y mettre qu'il faut s'y mettre qu'il faut produire de l'énergie qui ne soit pas aussi dangereuse que l'énergie nucléaire donc qu'il faut qu'on déploie tout un nouvel appareil de production d'énergie au large en mer etc ils sont prêts à faire ce qu'il faut pour ça ils sont prêts à faire en sorte que cessent les fermes usines et que commence une autre agriculture et il faudra trouver d'autres agriculteurs et agricultrices pour faire ce travail parce que ce qu'ils font aujourd'hui alors que s'accumulent c'est le marché la richesse d'un côté est retirée de l'autre les premiers malheureux du modèle agricole actuel c'est les paysans eux-mêmes qui tombent plus malades que la moyenne des produits qu'on les pousse à mettre qui se suicident à raison d'un tous les deux jours moi je suis certain qu'existe dans le pays une volonté de bien faire une volonté d'agir de prendre en main des problèmes dans la durée et pas toujours pour les cinq prochaines minutes et pas toujours quand la crise éclate alors monsieur Mélenchon quelles seront les deux mesures concrètes que vous prendriez immédiatement pour arrêter la catastrophe le cyclone le débordement que sais-je encore cette mentalité épouvantable où il n'y a plus de temps long où il n'y a plus de maîtrise collective ce que nous nous appelons la planification écologique regardez que ça a payé à force de le répéter de le dire de l'expliquer sur tous les tons moi je suis content quand je vois que d'autres reprennent le thème je me fiche de savoir quelle est leur étiquette politique quand je vois même le patron du MEDEF dire qu'il n'y a pas de transition écologique parce qu'il espère que ça sera une transition alors que ça sera une bifurcation il dit ça c'est pas possible si on n'a pas de la planification et de la visibilité et bien mon cher pour avoir de la visibilité vous faut moins de marché et plus de plan c'est aussi simple que ça voilà si vous vous battez vos idées avancent c'est ce que je disais au début si vous les prenez à bras le corps elles convaincront si vous abandonnez le résultat c'est que vous perdrez une bataille que vous n'avez pas menée donc ça ne sert strictement à rien de passer son temps à tout piner en rond en pleurnichant sur le fait que cette élection ne se passe pas comme on aurait voulu j'ai jamais connu une élection facile j'ai jamais connu une lutte de classe facile je n'ai jamais connu pour ma part et je suis militant depuis l'âge de 16 ans un moment tranquille où on a vu les plus importants dire ah allez aujourd'hui c'est jour de fête on augmente le SMIC il a fallu à chaque fois aller les chercher avec les peines les pioches et les fourches à chaque fois alors là il va falloir faire pareil et la chance qu'on a la chance qu'on a si vous voulez vous économisez des dizaines d'heures de manifestations de pétitions et du reste ça tient un petit bout de papier qu'on va mettre dans une urne ça va bon sang à la fin c'est pas un effort si gigantesque que ça mais pour faire ça heureusement la comédie est terminée maintenant le tableau est stabilisé la seule chose qui va se présenter devant nous c'est qu'un certain nombre de candidats ne seront pas candidats mais on sait à peu près qui y est donc il faut observer et se dire que c'est une bonne chose ce qui est venu sur des positions qui nous sont communes parce que nous nous savons comment faire et on a un programme pour le faire et c'est parce que on ne pouvait pas faire l'union au sommet car si on avait fait l'union au sommet il n'y avait pas d'union à la base possible parce que je ne peux pas faire mes amis un contrat avec des gens qui vous disent avant qu'on ait commencé que ça ne sera pas la retraite à 60 ans mais à 63 ans ne me demandez pas de faire ça je ne viens pas vous dire comme le disent c'est bien je suis content quand Yannick Jadot dit qu'il va faire ceci cela du protectionnisme écologique bravo il met même des drapeaux tricolores dans ses réunions je suis enchanté mais s'il dit ça il faut qu'il dise en même temps que ce n'est pas compatible avec les traités européens donc si on ne peut pas aller directement au choc alors on dit on désobéira mais il faut choisir on le fait ou on ne le fait pas mais on ne raconte pas qu'on va le faire alors qu'on sait qu'on ne pourra pas le faire et on raconte qu'on va le faire quand on sait et qu'on a la volonté de le faire voilà les données du problème voilà ce qu'on est en train de faire moi je comprends parfaitement qu'il y ait une aspiration unitaire je le comprends parfaitement j'ai passé ma vie moi à militer pour l'union j'ai passé ma vie à militer avec des communistes alors peut-être que pour certains d'entre vous c'est un souvenir lointain mais pas pour tout le monde ils étaient là c'était des syndicalistes ils se battaient évidemment ils étaient emmerdants mais bon qui ne l'est pas qui ne l'est pas c'est pas là-dessus qu'on va les juger il faut juger sur le dévouement sur la combativité sur l'irrépressible volonté qui les animait alors ça me cuit de ne pas les avoir avec nous aujourd'hui alors que 90% du programme est la même chose c'est pourquoi je profite ici de mon passage à Tours parce qu'on est à Tours ah là ça commence à durer bon tant pis je ne vous raconte pas le congrès de Tours mais bon deux minutes le congrès de Tours c'est en 1920 la boucherie terrible de la guerre mondiale vient de se terminer et dans un pays on l'a arrêté avant et ils ont créé l'URSS on est en 1920 ils ont gagné depuis trois ans il n'est pas question ni de Staline ni de je sais pas quoi il est question d'une révolution populaire pour arrêter la guerre en même temps ils se battent courageusement parce que tous les autres ont envoyé du monde pour écraser leur révolution comme ils ont fait avec la nôtre en 1789 sauf que nous on a gagné bon c'est ça le contexte 1920 il y a une grève générale en Allemagne il y a une mobilisation de masse qui a lieu l'inverse une mobilisation de masse en Allemagne une grève générale en Italie bref partout ça bouge et il y a un endroit où on a fait ce qu'on avait dit qu'on allait faire et il y a la discussion qu'est-ce qu'on fait et vous avez une majorité du parti qui dit on va soutenir cette révolution ça vaut la peine d'essayer ça vaut la peine de commencer ça vaut la peine d'entreprendre avec eux il faut qu'on les soutienne et vous avez un type qui est un intellectuel brillant magnifique Léon Blum qui vient et qui ne dit pas moi je suis un révolutionnaire et je ne peux pas voir les réformistes que je suis un réformiste et je ne peux pas supporter les révolutionnaires non il leur dit mais mes amis la conquête du pouvoir écoutez bien mes mots la conquête du pouvoir par tous les moyens y compris les moyens légaux Léon Blum la dictature du prolétariat il n'y a pas de problème Léon Blum d'une petite minorité bien sûr du parti évidemment Léon Blum et ça se termine comme ça et je demande aux communistes d'y réfléchir en faisant des parallèles il dit oui la révolution sous l'autorité du parti mais d'un parti comme celui auquel je crois pas comme celui auquel vous croyez autrement dit alors que le monde entre en révolution le type tout ce qu'il a dans la tête c'est le statut du parti est-ce que c'est pas de la folie de réduire l'objectif la cause au moyen par lequel on veut y arriver un instrument qui est en parti et bien pour moi c'est une folie et c'est la raison pour laquelle nous avons créé non seulement le mouvement insoumis mais nous avons fait vite le bilan que le mouvement insoumis qui avait mené une lutte si dure et qui continue à être le cadre essentiel qui regroupe tous ceux qui se battent aujourd'hui 4000 groupes d'action qui sont en campagne de tous les côtés les gens qui signent et qui rentrent dans les groupes d'action mais nous avons créé l'union populaire pour ne pas vous donner l'idée que vous adhéreriez à un parti ou que vous viendrez faire acte d'allégeance au mouvement insoumis et encore moi à Jean-Luc Mélenchon qui ne vous le demande pas on a donc créé l'union populaire et aussitôt des amis des camarades raisonnables avec qui on avait beaucoup discuté avec qui on avait souvent n'était pas d'accord on dit ok on le fait on va faire ça on va faire l'union populaire c'est à dire un cadre qui permet d'unifier parce qu'il y a un programme pas pour faire n'importe quoi ni le plus petit commun dénominateur entre cinq sectes et alors vous avez l'union populaire et dans l'union populaire les gens ne cessent pas d'être ce qu'ils croient nécessaire d'être quand vous avez dans le même parti des trotskistes et le mouvement de monsieur lequel je cite ben notre ami quoi les animalistes Caron vous voyez c'est extraordinaire est-ce que vous diriez que les trotskistes c'est pas possible cesse d'être trotskistes sûrement pas on les connaît inaltérable mais ils pensent que s'il faut avancer cette histoire si je venais à gagner l'élection ils y trouveront d'une manière ou d'une autre un encouragement aux luttes pour lesquelles ils se battent et auxquelles ils vouent leur vie de la même manière l'animaliste Caron ne dit pas eh bien je renonce à mon programme pas du tout il pense que dans le programme l'avenir en commun il y a un segment large qui l'intéresse qui fait avancer sa bataille comme par exemple la fermeture des fermes-usines comme par exemple de vouloir développer la consommation de protéines végétales plutôt que de protéines carnées parce que c'est dans notre programme donc ils font un compromis autour d'un programme mais c'est parce qu'il y a un programme qu'on peut faire un compromis si j'avais eu à leur proposer avec mes camarades que un sigle de parti une alliance une combine électorale pour les élections législatives si j'avais eu que ma tête à proposer qu'est-ce qu'on faisait avec ça regardez ce que les autres ont réussi à faire avec leur tête rien ce qui compte c'est le programme c'est le programme qui nous unit et chacun doit se sentir à l'aise personne ne doit renoncer à ce qu'il est personne ne renonce à son identité personne ne renonce à ses combats mais il se dit il y a un chemin commun pour ce moment pour les deux mois qui viennent et les cinq ans qui arrivent pour bouleverser de fond en comble tout ce qui doit l'être dans ce pays les institutions la police le partage voilà je veux dire puisque j'ai dit j'étais à Tours je dis aux communistes n'acceptez pas l'idée que je vous sois présenté comme votre adversaire j'ai été votre candidat à deux reprises alors bien sûr le cousin et le frère c'est pas tout à fait pareil mais c'est la même famille et je crois que nous n'avons rien fait rien dit rien écrit qui mérite qu'on se sépare à ce moment j'ai lu ce qu'a dit le secrétaire général du parti communiste quand il explique les divergences qu'il a avec nous il dit il y en a trois la police parlons-en la police pas un sujet c'est comment on l'utilise qu'un sujet quels sont ses statuts bon bref parlons-en je sais pas de quoi on parle quelle est la divergence ensuite le revenu universel il n'y a pas de revenu universel dans le programme l'avenir en commun il y a un revenu autonomie pour tous les étudiants et pour tous les jeunes qui sont dans l'enseignement professionnel et il y a une garantie autonomie pour tous ceux qui ont moins pour tous ceux qui ont moins que le seuil de pauvreté mais ça c'est pas un revenu universel il ne faut pas faire mentir les mots le revenu universel c'est une conception il y a beaucoup de copains qui votent pour le programme l'avenir en commun qui sont partisans du revenu universel et ils continuent à expliquer pourquoi c'est ça qu'il faut faire mais moi je ne leur en veux pas ils font avancer les idées d'accord donc ces deux sujets n'existent pas il y a restant le nucléaire alors oui il y a une divergence on est au courant une divergence sérieuse dit le secrétaire général du parti communiste oui une divergence sérieuse c'est vrai nous on prend ça très au sérieux on comprend que vous le preniez vous aussi au sérieux nous on veut arrêter parce qu'on trouve que c'est trop dangereux et que si on se donne pour l'objectif d'arrêter on sait qu'on va développer tout le reste et que ça va pour moi et puis lui il pense le contraire très bien mais c'est pas nouveau on n'était déjà pas d'accord en 2012 on n'était déjà pas d'accord en 2017 on avait trouvé un arrangement qui était de dire eh ben sur ce sujet on va faire un référendum pourquoi ?

pas seulement parce que ça a réglé notre problème mais c'est parce que dans toutes les familles politiques tout le monde est divisé sur le sujet à droite vous avez des gens qui sont contre le nucléaire d'accord et à gauche vous en avez qui sont pour le nucléaire et ainsi de suite partout c'est comme ça donc quelle peur aurions-nous d'avoir un grand beau débat dans un référendum pour dire alors par quel bout on prend le problème est-ce que oui ou non on arrête ?

nous on va dire oui on arrête on s'y met les autres vont dire un petit peu eh ben on discutera et le peuple tranchera moi je fais le pari qui tranchera de notre côté je comprends que d'autres fassent le pari inverse où est le problème ?

s'il ne reste que ce problème entre nous alors il est réglé mais il ne faut pas s'imaginer que ça va être la fête des paires de claques et puis que tout d'un coup on va se sauter au cou parce qu'il y a les législatives qui arrivent c'est pas qu'on soit rancunier non je le dis parce que nous avons une responsabilité vous autres tous ici ceux qui me soutiennent ou qui soutiennent l'avenir en commun on a une responsabilité tout à fait nouvelle maintenant pendant des années on a été les challengers d'accord on était là on poussait on poussait on poussait maintenant c'est nous le plus gros morceau c'est nous qui portons la responsabilité d'une large famille politique sociale intellectuelle qui va depuis les libertaires jusqu'à je sais pas ce que je vais dire jusqu'à des tas de gens que vous ne les fréquenteriez pas forcément chez vous bon on a fait un programme qui est un programme gouvernemental je me présente devant vous et je ne suis pas un homme transparent j'ai en moi l'épaisseur d'un engagement qui a commencé à l'âge de 16 ans sur 8 présidents de la république de la 5ème république j'en ai connu personnellement 5 et moi je viens d'en bas je viens d'un milieu tout à fait modeste donc c'est pour vous dire il y a une expérience accumulée je sais aussi où sont les principaux défis pour mon pays dans tous les domaines ceux qu'on a évoqué de l'écologie mais aussi ceux dont on n'aime pas trop parler à gauche souvent la défense la sûreté du pays moi j'ai mal au coeur de voir qu'on se fait foutre dehors comme on est en train de se faire foutre dehors par un dictateur au Mali on a perdu 50 personnes là-bas sans compter tous les maliens qui sont morts mais le Mali appartient au Maliens s'ils nous disent de parti on part oui il ne fallait pas y aller je suis d'accord avec la personne qui a crié ça les militaires ont dit si vous commencez une expédition militaire sans projet politique vous avez perdu d'avance n'ayez pas peur je ne vais pas démarrer sur le Mali mais c'est pour vous dire tout ça c'est les problèmes qu'on aura à régler on ne peut pas s'amener les mains dans les poches 60 jours avant l'élection alors qu'on nous dit qu'il y aura peut-être une guerre à l'Est alors qu'on a 5000 personnes à sortir d'un pays d'Afrique alors qu'on a une catastrophe climatique qui a commencé et comme la France est présente devant les 5 continents la France est concernée par ces situations dans les 5 continents parce que comme nous sommes un pays riche comme nous sommes un pays important alors nous avons des responsabilités devant l'humanité universelle et notamment de tendre la main à ceux qui ont besoin non déplaise à ceux qui veulent qu'on ne s'occupe de personne parce que c'est pas possible parce que c'est pas possible d'ignorer alors on n'arrive pas comme ça voilà c'est moi ça c'est pas possible c'est pas sérieux c'est pas respecter la démocratie et oui il faut avoir des réponses sur des tas de trucs vous vous rendez compte moi j'ai fait des études de littérature qu'est-ce que j'ai à voir avec le système de retraite les qualifications dans la métallurgie le logement les EHPAD de quoi on a parlé encore ce soir et alors il faut savoir ben qu'est-ce que je fais j'apprends je fais comme vous il y en a bien qui doivent être syndicalistes ici bon alors quand vous alliez négocier il fallait bien apprendre comment ça marchait la comptabilité de l'entreprise et si vous vous avez une qualification professionnelle dans la chaudronnerie ou je sais pas quoi la maintenance des systèmes automatisés qu'est-ce que vous connaissez un compte d'entreprise ben vous apprenez on fait tous pareil donc ça demande du temps ça demande des efforts ça demande de constituer des organisations de vivre dans le collectif et pas seulement pour accumuler les gens qui additionnent leur pouvoir de nuisance et montrent des complots des trames et des choses comme ça et que quand il n'y a pas de complot c'est moi qui passe pour un dictateur juste parce que je suis au milieu d'une bande de gens qui s'aiment bien et qui se respectent et voilà pourquoi je me présente devant vous moi un programme à appliquer et une équipe c'est-à-dire les 23 parlementaires insoumis qui constitueront le cœur du gouvernement de l'Union Populaire mais pas que il y aura ceux qui sont dans le parlement de l'Union Populaire vous voyez maintenant ils font tous des parlements ça me fait marrer ils ont zéro imagination à chaque fois c'est nous qui devons tout trouver alors il y a là on préempte les hologrammes personne n'ose rendez-vous le 5 mars pour les hologrammes rendez-vous le 20 mars dans la rue à Paris à pied à cheval en bicyclette la marche pour la 6ème république je compte sur vous ne me laissez pas tout seul j'aurai l'air d'un idiot là-bas voilà sinon on va aller à Montpellier passer de semaine la semaine d'après envoyez-moi les bonnes ondes pour dimanche vous avez vu je termine vous avez vu le coup j'ai dit que j'étais une tortue sagace depuis depuis tout le monde met des tortues partout c'est sympa je trouve et j'ai dit ben oui je suis une tortue sagace d'accord je suis une tortue électorale j'avance doucement mais j'avance et j'épuise les lièvres je ne vais pas mettre de nom les lièvres en général alors bon depuis les gens qui travaillent avec moi comme ça les a fait marrer que ce n'était pas prévu ils cherchent partout des histoires de tortues et tout ça et là comme on vient à Tours parce qu'il faut quand même on peut aussi nous qu'on s'amuse en préparant on s'est dit qu'est-ce qu'on pourrait bien leur raconter sur les tortues à Tours et ben on n'a rien trouvé on a juste trouvé non mais attendez vous allez voir quand même on respecte les gens qui viennent nous voir et ben figurez-vous que vous ne savez peut-être pas mais René Descartes si vous le savez est né à 50 km d'ici c'est quand même le fondateur du doute méthodique et de la pensée rationnelle et voici ce qu'on lui a trouvé à lui qui se rapprochait le plus de ce qu'on est en train d'essayer de faire et j'ai le droit quand même de temps en temps de jubiler je ne vous dis pas pourquoi mais vous l'avez tous compris et il dit René Descartes le discours de la méthode 1637 citation ouvrez les guillemets et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage s'ils suivent le droit chemin nous on va dire le gauche chemin s'ils suivent le droit chemin ceux que ne font pas ceux qui courent et s'en éloignent merci à tout le monde

1:48:51
Locuteur non identifié

je pense qu'une campagne présidentielle ça se compte en millions d'euros ça demande

1:52:29
Invité

extrêmement beaucoup de moyens voire plusieurs millions d'euros ça peut aller jusqu'à je ne sais pas 60 millions je dirais au moins une dizaine de millions d'euros le financement de la campagne est un élément très important dans toute démocratie il faut des financements c'est vrai que le peuple dans sa grande majorité certes n'ont pas véritablement d'informations sur ce cas le fait de pouvoir faire campagne de pouvoir parler au maximum de français ça demande forcément de l'argent non seulement pour faire des tracts mais aussi pour mettre en place des événements qui rassemblent le maximum de personnes et c'est en effet quelque chose d'important l'argent il ne faut pas se voiler la face notamment parce qu'on est aussi quand même un pays qui ne se limite pas à la métropole mais qui a effectivement des légions ultramarines et il est important de ne pas les oublier forcément moyen d'argent et moins il y a de tracts moins il y a de visibilité malheureusement ça compte tout coûte de l'argent le matériel coûte de l'argent organiser des événements organiser des meetings bien sûr on peut faire beaucoup de choses avec notre énergie militante mais au bout d'un moment voilà ça a des limites il faut du matériel il faut des salles c'est du temps de travail finalement et donc on ne peut pas à la fois dire qu'on rémunère les gens à faire leur travail et puis dire ah non on fait une campagne grave il y a des bénévoles évidemment on en a besoin mais on ne peut pas faire quelque chose de grand sans argent donc on ne peut pas faire l'impasse et puis les adversaires en face ils ne font pas l'impasse sur ça

1:53:56
Locuteur non identifié

et ils sont des millionnaires ou des gens riches pour les aider il est certain qu'on ne part pas tous à égalité évidemment il y en a qui ont des soutiens que nous n'avons pas

1:54:06
Invité

tu penses qu'on n'est pas à égalité et c'est pas plus mal finalement est-ce qu'on a vraiment envie d'avoir l'argent d'une certaine personne non nous on a une difficulté et un avantage à la fois une difficulté c'est qu'on n'a pas le financement de grands groupes d'industriels et de généreux donateurs un avantage c'est aussi qu'on n'a pas le financement de grands groupes industriels et de généreux donateurs en fait on est indépendant des portes de l'argent je pense qu'il y en a qui ne sont pas logés à la même enseigne les faire des contacts qui ne sont pas les mêmes mais du coup pas suivant si on a des copains milliardaires ou pas ça aide c'est évident que c'est plus facile pour quelqu'un comme Macron qui a juste à passer deux trois prix de fil et ça y est l'argent y tombe

1:54:40
Locuteur non identifié

il n'a qu'à voir l'élection de Macron en 2017 le monde de l'argent s'est mobilisé et il a été élu nous on n'a pas accès à ce monde richissime là

1:54:49
Invité

même si on part défavorisés sur le plan financier on arrive à faire des choses et c'est pas d'activité qui nous est propre et à chaque fois décuplé en période de campagne lors de cette fière d'essence qu'on connaît tous donc je pense qu'on va réussir à faire avec et c'est pas ce qui nous empêchera bien ils ont peut-être de l'argent mais nous nous avons la force des gens nous nous avons la force du nombre il faut faire en sorte qu'il y ait un programme comme ça qui s'applique si on est d'accord avec ça va faire mon coup d'aider à ce que les idées réunissent il faut qu'il y ait une mobilisation populaire pour faire en sorte qu'une campagne comme celle de la France insoumise puisse se mettre en place pour ne pas être dépendant des banques ce qui est beau dans la démarche de l'union populaire la vie en commun c'est que chacun donne ce qu'il peut moi par exemple je suis étudiante je vais pas donner un milliard d'euros mais je trouve c'est les petites gouttes comme ça qui contribuent à alimenter les bières c'est ça qui est possible donc moi je dis aux gens si vous pouvez juste donner un petit peu faut savoir que derrière ça aidera grandement des militants à vraiment porter le programme sur le terrain et c'est indispensable je sens qu'elle donne selon ses moyens un petit peu c'est ce qui fera la force tout le monde la force réside dans le collectif si chacun donne les moyens qu'il dispose je pense que la France est soumise l'union populaire va arriver à donner au pouvoir

1:56:04
Locuteur non identifié

donner selon son possible c'est déjà pas mal

1:56:07
Invité

tous les dons sont très importants et il n'y a pas de petites contributions ou de contributions moins importantes toutes les contributions ont un même niveau d'égalité

1:56:15
Locuteur non identifié

des gens qui peuvent donner un petit peu de quelque chose il y en a beaucoup il y en a beaucoup et on va y arriver

1:56:20
Jean-Luc Mélenchon

notre seule force est dans notre nombre et notre dévouement personnel chacun de nous fait pour le mieux à l'heure des dons chacun fera ce qu'il peut je compte sur vous

1:56:34
Locuteur

et on va y arriver à l'heure et on va y arriver à l'heure