1er mai 2016 : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 38 %Défensif 8 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:01PrésentateurChiffre
« En Seine-Saint-Denis, en 2015, les agressions à domicile ont augmenté de 125%. »
- 24:24PrésentateurChiffre
« Il y a eu 20 jambisations. »
- 30:43PrésentateurChiffre
« Le 13 novembre 2015, neuf hommes ont commis un nouvel attentat inédit sur le territoire français, un acte de guerre qui aura enlevé la vie à 130 de nos compatriotes en en blessant 351 autres. »
- 31:47PrésentateurChiffre
« Plus de la moitié des terroristes du 13 novembre, cinq sur neuf exactement, étaient enfants d'immigrés de seconde ou troisième génération. »
- 39:07PrésentateurChiffre
« Bien de mosquées salafistes a-t-il fermé ? Combien de prêcheurs de haine a-t-il expulsé ? Les fermetures, les expulsions se comptent sur les doigts d'une seule main et encore. »
- 51:33PrésentateurFait
« je crois, aucun d'entre vous du frein épouvantable que constitue cette monnaie unique qui n'a respecté aucune de ses promesses. »
- 51:49PrésentateurFait
« Perte de compétitivité, augmentation du coût de la vie, sauvetage ruineux à répétition, c'est objectivement un échec sur toute la ligne. »
- 55:19PrésentateurFait
« Depuis 40 ans, la politique migratoire est aberrante. »
- 55:34PrésentateurFait
« Le communautarisme y est envahissant et destructeur. »
- 1:00:06PrésentateurFait
« Jamais, en effet, vous n'entendez nos dirigeants, nos gouvernants rappeler que les orientations économiques, budgétaires, monétaires, commerciales, bancaires sont décidées par la Commission européenne et la Banque centrale européenne. »
- 1:16:10PrésentateurChiffre
« La France a perdu en 2016 7 places dans le classement mondial de la liberté de la presse. »
- 1:16:26PrésentateurFait
« On est derrière le Burkina Faso et le Botswana. »
Temps de parole
- Présentateur88 %
- ?12 %
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Avez
-vous encore envie d'entendre parler de la France ?
Eh
bien, mes chers amis, mes chers compatriotes,
c
'est un très grand plaisir pour moi de m'exprimer devant vous pour ce 1er mai à l'occasion de notre traditionnel rassemblement dont la forme a certes évolué, mais dont l'esprit reste le même,
celui
d'une communion patriotique et populaire
à
laquelle je veux associer
nos
compatriotes ultramarins dont nous sommes si fiers qu'ils représentent la France sur 4 continents et 3 océans.
Bien
sûr, à votre nom à tous,
je
voudrais avant toute chose remercier chaleureusement l'ensemble des orateurs qui m'ont précédé pour leur intervention passionnante et rythmée. Ils sont
le
visage du Front National dans vos régions,
un
visage renouvelé, dynamique, compétent, efficace,
à
même de défendre vos intérêts et ceux de tous les Français avec hauteur et dignité.
Dans
ces nouvelles régions, nous avons réussi une percée historique en décembre dernier, forçant le début d'une recomposition du paysage politique et obligeant les Républicains, ex-UMP et le PS à se révéler tels qu'ils sont,
c
'est-à-dire un seul et même parti, avec les mêmes idées, au service d'un seul et même système.
Ils
doivent désormais s'unir pour nous battre, et ils le savent.
C
'est ainsi que dans deux régions,
notre
mouvement est même devenu la seule force d'opposition après que le PS se fût lâchement retiré du combat pour soutenir ses alliés objectifs, les faux Républicains.
Ces
nouvelles assemblées régionales sont en quelque sorte une préfiguration de ce que devient la vie politique française. Un duel,
un
duel essentiel
entre
d'un côté le camp de l'UMPS et de l'autre le mouvement patriote.
D
'un côté le mépris du peuple
et
le soutien à un système qui a durablement nuit à la France.
De
l'autre, les amoureux et perdus de la France, attachés à la nation, défenseurs de la démocratie véritable, n'ayant pour seul souci que le rayonnement et la prospérité d'une France éternelle, libre et souveraine.
De
plus en plus, mes chers amis, de plus en plus de voix s'élèvent, vous avez dû les entendre,
à
Paru, Raffarin, NKM, Valls, Macron, pour
officialiser
cette union LRPS
et
continuer ce parti unique
dont
nous vous parlons depuis des années.
Et
oui, mes amis,
les
événements s'accélèrent.
La
France évolue,
le
combat politique évolue
et
le Front National aussi évolue.
Nous
demeurons fidèles à nos racines et j'ai ce matin honoré comme chaque année Jeanne d'Arc, patronne de la France, pour signifier, comme nous le faisons depuis des décennies, l'attachement de notre mouvement politique au courage,
au
réalisme, au patriotisme, à la détermination de la pucelle d'Orléans.
Jeanne
d
'Arc, dont
l'anneau est enfin revenu sur le sol de France grâce à une bienveilleuse, une bienheureuse, pardon, initiative que je salue ici, avec vous.
Jeanne
d'Arc, symbole de résistance, bien sûr, de résistance à l'envahisseur anglais, bien entendu,
mais
de résistance aussi
aux
doutes. Inévitable lorsque l'on est si jeune et si seul
au
départ d'un défi immense que celui de la libération et du redressement du royaume de France.
De
résistance, enfin, face aux certitudes erronées
et
au renoncement des autres.
Cette
vie concentrée d'héroïsme et de vertu
doit
inspirer les patriotes,
tous
les Français,
et
les convaincre qu'aucune cause, aucun combat n'est perdu d'avance, jamais.
Il
y a près de 600 ans,
la
France incarnée par Jeanne d'Arc luttait pour sa survie, luttait pour son indépendance. Et c'est en cela
que
nous nous reconnaissons plus que jamais dans le combat de notre sainte nationale, car nous aussi, nous luttons aujourd'hui pour la survie et l'indépendance de la France.
La
chaleur et la convivialité de ce banquet patriotique et populaire,
nous
croyons, comme Jeanne d'Arc, que la France a un avenir.
Tous
ensemble, nous pensons que le mot « résignation
», «
compromission
», «
abandon » sont proscrits de notre vocabulaire.
Et
j'avoue,
j
'avoue que c'est avec pitié
que
nous regardons ces ministres ambitieux aller à Orléans non pas pour honorer Jeanne,
sa
hauteur d'âme, son combat,
mais
pour ne pas laisser Jeanne d'Arc au Front National.
Le
temps de vacuité laisse perplexe.
Et
certains devraient se rendre compte par eux-mêmes
que
l'on ne peut pas décemment honorer l'icône de l'indépendance de la France après avoir organisé, soutenu et revalidé cent fois tous les traités d'asservissement de notre pays à la grande finance et à l'Union européenne. Ah,
certes,
Jeanne appartient à tous les Français, mais de grâce, de grâce. Honorez-la pour ce qu'elle nous a offert.
Notre
liberté, notre indépendance au prix de sa vie, pas pour de basses considérations politiciennes.
En
même temps, on comprend que Macron ne souhaite pas, comme nous, fêter aujourd'hui aussi le travail,
compte
tenu de ses résultats en la matière.
Un
an,
jour
pour jour,
de
la prochaine élection présidentielle, mon propos en ce 1er mai a une résonance particulière.
Vous
le savez, j'ai décidé de m'extraire autant que possible du marigot politicien parisien
qui
nous empêche de réfléchir,
qui
noie la politique avec un grand P dans un flot ininterrompu de polémiques stériles, de buzz, d'indignations aussi nombreuses que factices.
Je
réserve mon temps à la réflexion de fond,
à
l'échange,
à
la rencontre des Français ou de nos amis patriotes à l'étranger. En résumé, je me consacre à l'essentiel,
tant
l'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant, comme le disait René Char.
Je
veux faire de cette année une année utile à mes concitoyens, une année pendant laquelle il sera possible d'exposer,
d
'échanger, de débattre sur des sujets de fond, loin des campagnes d'hystérie du système contre le Front National et le mouvement patriote dans son ensemble, loin des tentatives d'empêcher la démocratie de s'exercer sereinement.
Cette
prise de hauteur,
elle
m'apparaît indispensable pour préparer au mieux mon projet présidentiel
et
convaincre les Français qu'un changement véritable de politique est possible.
Car
à la différence du bloc UMPS européiste,
les
patriotes, eux, ont des choses fondamentales à proposer
pour
relancer l'économie, lutter contre la pauvreté, restaurer notre sécurité collective, protéger notre identité nationale.
En
face,
ce
n'est qu'une guerre d'égo,
sans
idées, sans projets, sans propositions.
La
primaire des Républicains ex-UMP est à cet égard symptomatique 14 candidats déjà déclarés. 14.
Même
à gauche,
où
les inaptitudes du président sortant aiguisent les ambitions personnelles,
on
voit se déchirer les probables futurs candidats Manuel Valls et Emmanuel Macron.
Un
mot, permettez-moi, sur cette extraordinaire mascarade à laquelle se livrent sans vergogne ces gens devant les Français.
Ils
sont censés appartenir à la même majorité présidentielle,
au
même gouvernement
et
ne cessent pourtant de se tirer dans les pattes.
Pas
un jour ne passe
sans
qu'on ait à subir le récit pitoyable de ces affrontements puérils
au
point que l'on se demande « Quand travaille-t-il ?
» Et
des bulles médiatiques
s
'entichent de nouvelles personnalités comme une jeune fille prépubère.
Le
dernier chouchou, c'est Macron.
Il
ne représente rien, n'a aucune idée sur rien,
n
'a aucune troupe,
n
'a jamais dénié se présenter devant le suffrage universel, mais qu'à cela ne tienne, on l'habille de vêtements dans lesquels il flotte d'ailleurs littéralement, on lui prête des ambitions présidentielles, le pauvre qui ne rêve en réalité que d'être Premier ministre d'Alain Juppé.
Les
villes médiatiques
qu
'elles s'appellent Macron aujourd'hui, Bruno Le Maire hier, ou Ségolène Royal avant-hier,
ne
sont en réalité que l'écume du désespoir.
Le
désespoir d'un système qui ne sait plus se réinventer et cherche à recycler ses vieilles idées par des visages moins ridés que les autres,
dans
l'objectif avoué de conserver une apparence de pouvoir alors même qu'ils ont démontré maintes fois qu'ils en étaient indignes.
Notre
pays est dans un état de crise grave, multiple et larvée.
Crise
économique, crise sociale, crise migratoire et désormais aussi crise politique.
Celle
d'un régime qui n'est plus soutenu par personne
et
où les anciens partis dits de gouvernement vacillent.
Le
PS a quasiment disparu.
L
'ex-UMP est plus que jamais tiraillé.
A
eux deux, c'est heureux. Ils pèsent à chaque scrutin moins lourd que lors du précédent.
Cette
crise politique frappe d'ailleurs toute l'Europe
et
l'on ne peut pas ne pas songer à nos amis du FPO en Autriche qui ont laminé l'équivalent
de
leur UMP et de leur PS à l'élection présidentielle.
Au
premier tour, chacun des candidats du système autrichien ayant péniblement atteint les 11%
quand
Norbert Hofer, candidat patriote de nos alliés du FPO, arrivait en tête à 36,5%.
Peut
-être salutaire, et elle le sera assurément
quand
on aura totalement abouti cette véritable recomposition de la vie politique française que j'appelle de mes voeux.
Prenons
notre part à cette recomposition politique.
J
'appelle donc solennellement,
au
-delà de notre mouvement,
au
-delà de ce rock solide et pérenne que nous représentons dans la tempête politique.
J
'appelle en ce 1er mai tous les patriotes de France,
d
'où qu'ils viennent, quel que soit leur engagement politique passé, à me rejoindre.
Qu
'ils rejoignent le seul parti qui sait où il va, pourquoi il y va, et qui ne s'embarrasse pas de ces querelles d'égo qui restent sur le fond des projets qui proposent une voix aux Français.
de
nous appesantir sur des concurrences politiques dépassées.
Le
besoin impérieux du pays, c'est aujourd'hui l'Union des Patriotes pour constituer cette majorité dont la France a besoin. Une majorité qui travaille enfin au service de la France et des Français exclusivement. Je bâti un pôle de rassemblement à vocation majoritaire. Et pour cela,
je
continue avec mes équipes, avec vous,
de
multiplier les prises de position, d'imposer le débat sur tous les sujets qui préoccupent nos compatriotes.
Je
continuerai,
et
avec une clarté qui ne pourra échapper qu'aux gens de mauvaise foi,
d
'en appeler à l'ensemble des Françaises et des Français sans aucune exception, toutes origines et toutes religions confondues, sans me soucier qu'ils viennent de la gauche ou de la droite, de maux vestiges d'un clivage disparu. La volonté du monde,
je
ne pourrai conduire nulle part
ceux
qui se détournent de la France,
ceux
qui ont une vision post-nationale,
ceux
qui ne croient plus ni dans le peuple, ni donc en la démocratie, et courent après une tutelle, qu'elle soit européenne, américaine ou allemande.
ceux
-là auront légion de candidats, Juppé, Macron, Sarko, Hollande, Bayrou, et j'en passe et des meilleurs.
En
revanche,
je
vous le promets,
je
peux, avec la force de ceux qui aiment leur patrie, déplacer les montagnes, atteindre les sommets les plus élevés et dépasser les lignes d'horizon les plus inatteignables,
avec
votre force, votre énergie et votre conviction, nous rendrons possible l'impossible, d'abord et avant tout, parce que l'impossible n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais français. Bouge, mes amis,
et
il bouge vite.
La
question de la souveraineté et du retour des peuples est désormais centrale.
Nous
sommes à quelques semaines d'un référendum possiblement historique sur le Brexit.
Le
Royaume-Uni pourrait demain reprendre sa pleine indépendance
et
montrer la voie d'un bouleversement en Europe,
celle
d'une reconquête complète des souverainetés nationales pour le bien de tous.
Et
si,
et
si par hasard,
le
peuple britannique passait sa chance,
alors
nous serions, nous, en France, les mieux placés pour mener ce combat en faveur de la liberté. C'est à nous qu'il reviendrait cette opportunité historique
de
faire reculer l'Union européenne,
l
'Union européenne hors de France en quelque sorte, partout.
Nous
ressentons, parfois plus ou moins confusément, ce besoin de liberté.
Les
Néerlandais ont encore récemment dit non par référendum à l'Union européenne
en
rejetant son projet néfaste d'association avec l'Ukraine.
Les
Français également avaient dit non avec force en 2005 à l'Union européenne avant que leurs parlementaires ne les trahissent honteusement en adoptant eux-mêmes ce que le peuple avait rejeté.
Je
suis la candidate du non à l'Union européenne, du oui à la France,
la
candidate de l'insoumission.
Je
ne voudrais pas passer le train de la souveraineté sans rien faire.
Je
porterai pour mon peuple un projet de liberté et pour la France un projet de grandeur retrouvé.
Nous
autres Français,
dans
un an exactement, nous aurons l'occasion de retrouver notre souveraineté,
de
retrouver notre liberté. Et c'est la raison d'être de ma candidature à l'élection présidentielle.
De
moi,
une
anti-européenne.
Mais
bien sûr que non,
je
suis européenne.
La
géographie de la France au cœur de l'Europe,
son
histoire depuis l'Antiquité et le baptême de Clovis nous dictent ses convictions, la nécessité et le bon sens aussi. Comment ne pas développer des relations de partenariat profond
de
voisinage avec notre environnement géographique, d'échange sur tous les plans et surtout d'amitié profonde entre les peuples souverains d'Europe
? La
réalité de l'Europe, son climat intense d'échanges commerciaux, intellectuels, spirituels, artistiques depuis des millénaires, précède de beaucoup ce qu'il est convenu d'appeler la construction européenne qui, loin des idéaux initiaux, au lendemain des deux guerres mondiales, est aujourd'hui clairement une œuvre de déconstruction des identités nationales en Europe, profondément européennes.
Et
c'est bien la raison pour laquelle nous travaillons jour après jour
avec
toutes les bonnes volontés pour bâtir sans attendre une refondation de l'Europe.
C
'est pourquoi nous avons lutté, puis réussi,
il
y a un peu moins d'un an, à constituer un groupe au Parlement européen, aux grandes dames des oiseaux de mauvaise augure qui nous prédisaient l'échec.
C
'est pourquoi, avec nos amis italiens du parti de Matteo Salvini, la Ligue du Nord, des néerlandais de Gerd Wilders, des autrichiens de Hans-Christian Schraer, mais aussi des roumains, des polonais, des flamands, des britanniques,
J
'ai la joie
avec
eux
de
vous annoncer l'arrivée depuis hier dans notre groupe du député Marcus Pretzel de l'AFD. Nous nous renforçons,
nous
travaillons sans relâche
et
en ce qui me concerne,
mon
objectif est clair,
la
France apaisée.
La
France apaisée, ce n'est pas un slogan,
ce
n'est pas juste une campagne d'affichage qui a fait couler beaucoup d'encre et a suscité un nombre considérable de commentaires.
Ça
n'est évidemment pas,
comme
font mine de le croire, les bêtas, une description, mais bien une ambition.
C
'est même une nécessité vitale,
car
il n'est pas possible de vivre dans une nation de plus en plus troublée,
une
nation de plus en plus en proie au conflit,
aux
doutes, aux tensions,
aux
risques de déchirure.
En
tout domaine, sécuritaire, migratoire, militaire, économique, social, au travail, la France a besoin d'apaisement. Je dirais même
qu
'elle a besoin de paix.
Et
cette paix, nous ne l'aurons, j'y reviendrai,
qu
'en ayant le courage de prendre des décisions qui rompent avec des décennies de reculades,
de
compromissions et de soumissions, car ce sont précisément ces reculades, ces petites ou grandes lâchetés, ces dérobats, ces abandons
qui
jettent notre pays dans le chaos. Or,
la
France apaisée, mes amis,
c
'est d'abord la tranquillité publique,
c
'est le retour de la loi de la République sur tout le territoire national.
pour
éviter que des citoyens à bout en viennent à se faire justice eux-mêmes, il faut rebâtir une justice digne de ce nom, ayant tous les moyens pour agir et libérer de l'idéologie de l'angélisme.
qui
est la capacité
de
protéger la victime et de sanctionner comme il se doit le délinquant et le criminel.
C
'est le retour de la loi à côté de nous, oui, juste à côté de nous,
de
l'autre côté du périphérique,
à
côté de nous, en Seine-Saint-Denis,
il
y a 278 quartiers dits difficiles.
A
côté de nous, le ministère de l'Intérieur dénombre 44 cités hors contrôle.
Oui,
en Seine-Saint-Denis, en 2015, les agressions à domicile ont augmenté de 125%.
Il
y a eu 20 jambisations. Vous ne savez pas ce que c'est ?
Ce
sont ces règlements de compte entre voyous qui est tropis à vie.
Plus
au sud, dans les bouches du Rhône, en 2015, les homicides ont bondi de 14%.
Les
règlements de compte y ont fait 17 morts en 2013, 18 en 2014, 19 en 2015.
A
Grenoble, lundi dernier, devant une école, deux morts, un blessé grave.
La
France apaisée, c'est la fin de ces zones de non-droit.
La
fin de la centaine de Molenbeek, au bas mot, dont a parlé Patrick Cannaire, le ministre de la Ville,
de
toute la France.
Et
donc, vous le savez,
aujourd
'hui, la gangrène du crime et du délit se répand sur tout le territoire.
Si
la France des oubliés est oubliée de l'UMPS, elle n'est pas oubliée des malfaiteurs.
Il
suffit de lire la presse locale, quotidien, hebdomadaire, tous sont remplis à longueur de colonnes de ces faits divers terribles qui pourrissent la vie des uns et en prennent d'autres.
Les
attaques contre les biens explosent dans tout le pays.
à
chaque heure, quelque part en France, se commet une agression contre une personne avec une arme.
Il
n'est question que de cambriolage et de braquage.
Les
séquestrations qui avaient disparu en France font un retour remarqué sous le nom de home jacking. Partout, il n'est question que de vols de matériaux, de vols de bestiaux.
En
une nuit, adieu, veaux, vaches, cochons, couvets, tout a été volé.
Il
est jusqu'au tracteur qui n'était été emporté.
Fruits
et légumes ont fait l'objet d'une récolte sauvage. Les paysans ont été dépouillés de leur labeur.
Les
gendarmes sont partis, réduits à peau de chagrin par des gouvernements irréfléchis. Les voleurs sont venus.
Quand
une pharmacie est braquée une fois, deux fois, trois fois,
le
commerçant se désespère, il ferme boutique
et
dans un bourg, c'est la vie qui s'en va peu à peu.
Quand
le café, épicerie, boulangerie est agressé une fois, deux fois, trois fois,
le
cafetier se décourage,
il
baisse son rideau pour toujours et dans un village, c'est le désert qui gagne.
L
'insécurité des villes déborde dans les campagnes.
La
France des oubliés est mise au pillage.
La
France des oubliés devient la France des abandonnés. Peut-on bien vivre,
jeunes
ou vieux,
dans
un pays qui n'assure plus la sécurité à ses habitants
? Peut
-on y travailler,
y
passer une retraite paisible, y couler des jours heureux,
y
développer une activité commerciale, y connaître une inspiration artistique dans un climat tendu, agressif, violent
? Non,
bien sûr.
La
tranquillité publique,
c
'est aussi ne pas accepter que des milices d'extrême-gauche puissent impunément saccager nos centres-villes, à Paris ou en province, détruire.
Bien
publics et bien privés et plus graves, puissent impunément attaquer et blesser des dizaines de policiers ou gendarmes jusqu'au drame de trop.
Comment
peut-on tolérer
qui
plus est en plein état d'urgence
que
ces milices ultra-violentes prospèrent sans que des consignes claires soient données aux forces de l'ordre pour les neutraliser
et
que la justice puisse ensuite passer et les interdire ?
Nous
avons aujourd'hui un gouvernement
qui
appelle publiquement à la stigmatisation du quart, voire du tiers des Français honnêtes parce qu'ils votent Front National. Quel crime !
Et
qui laissent prospérer les voyous, les laissent casser et attaquer les commerçants, les honnêtes gens et nos forces de l'ordre sans rien faire, en balbutiant quelques condamnations morales aussi banales qu'inefficaces.
C
'est inacceptable.
Le
gouvernement doit clairement des comptes aux victimes,
mais
plus largement à tous les Français sur cette situation.
Nous
soutenons nos forces de l'ordre, héroïques,
quand
elles agissent avec si peu de moyens,
tant
de fatigue accumulée contre les voyous.
L
'État de droite doit être immédiatement rétabli et les milices d'extrême-gauche dissoutent.
Il faut
éliminer les conditions de la tranquillité publique partout par la tolérance zéro enfin appliquée.
La
neutralisation des caïds et de ces milices, mais il faudra aussi
le
rétablissement des frontières nationales indispensables à notre sécurité collective.
Si
nous n'agissons pas,
nous
irons évidemment vers le chaos
et
tout le monde en sortira perdant.
Nous
agirons après des décennies de reculades, là encore, de promesses trahies de la part de l'UMP comme du PS.
Oui,
l'Europe de Schengen, c'est l'Europe des voleurs et des recéleurs.
L
'Europe sans frontières, c'est l'Europe de tous les trafics.
Il
faut rétablir des frontières nationales,
des
frontières qui protègent,
des
frontières qui dissuadent.
L
'Europe de Schengen, c'est aussi l'Europe du terrorisme,
ce
terrorisme dont la menace plane plus que jamais sur la France.
Le
13 novembre 2015,
neuf
hommes
ont
commis un nouvel attentat inédit sur le territoire français,
un
acte de guerre
qui
aura enlevé la vie à 130 de nos compatriotes en en blessant 351 autres.
Par
quelques bouts qu'on comprenne le problème, ces événements de Paris signent la fin du cycle d'immigration laxiste
et
d'intégration minimaliste voulue par une poignée de dirigeants
aussi
arrogantes qu'irresponsables.
Car, soit
on regarde le problème côté immigration
et
on constate que quatre terroristes sur les neufs du 13 novembre n'étaient pas français,
qu
'ils ont profité de l'emballement des vagues migratoires que le continent européen connaît depuis un an et de l'absence totale de frontières nationales
pour
perpétrer leur attaque honteuse contre le peuple français.
Soit, on
regarde le problème côté intégration
et
on constate cruellement que plus de la moitié des terroristes du 13 novembre, cinq sur neuf exactement, étaient enfants d'immigrés de seconde ou troisième génération et ont voulu déclencher une guerre civile entre Français.
Le
problème est abyssal.
Pour
ceux qui l'ont causé par leur politique inconséquente d'accueil non discerné des étrangers,
mais
aussi maintenant pour nous
qui
devront une fois arriver au pouvoir rattraper des décennies de folie.
Toutefois,
s'il est vrai qu'il faudra des années d'efforts et d'énergie pour venir à bout de tous les problèmes causés par la politique migratoire actuelle,
pour
régler cette situation, il faut du bon sens,
ce
que nous avons.
Il
faut de la lucidité, ce que nous avons,
de
la constance, ce que nous avons aussi, mais il faut surtout du courage. Et nous n'en manquerons pas.
Nous
ne
ferons
pas nos efforts
pour
refonder de A à Z
l
'ensemble de la politique d'asile pour mettre fin à tout ce qui a attiré dans notre généreux pays des millions d'immigrés très au-delà du raisonnable et de nos capacités financières et par exemple pour mettre fin à l'aide médicale d'État.
Nous
mettrons fin à Schengen,
et
à toutes ces expérimentations hasardeuses de gens qui se croient plus intelligents que les autres parce qu'ils innovent des processus politiques que jamais aucun peuple à aucune période de l'humanité n'a jamais mis en oeuvre.
L
'ouverture totale des frontières sur le continent européen.
La
négation des peuples et de leur identité, que cette identité soit française, allemande, irakienne ou somalienne.
les
accords honteux de collaboration avec la Turquie,
le
refus d'une coopération franche, énergique, exigeante et conforme à nos intérêts avec les pays d'origine de ces immigrés. Car je le dis, maîtriser les frontières,
ce
n'est pas comme ce qu
'on
plaise à nous caricaturer les adversaires de la France érigés des barbelés.
C
'est d'abord avoir des frontières et les maîtriser comme tous les pays raisonnables du monde.
C
'est aussi discuter
simplement
et fermement, dialoguer sans complaisance et de manière juste avec les pays amis de la France
pour
amener le candidat à l'immigration à se projeter dans son pays de naissance et non pas dans notre pays quand il n'a aucune raison d'y venir et qu'on n'y a pas invité. Développerons une vraie politique de coopération visant à aider les pays d'origine à fixer les populations en privilégiant les politiques bilatérales. Reflet de notre histoire et de la géopolitique d'aujourd'hui plutôt que multilatérale. Vous savez, ces fameuses politiques multilatérales à la mode mondialiste et européenne
où
on n'arrive qu'à un consensus mou sans autre effet sur la réalité que celle de frustrer tout le monde et de dépenser l'argent qu'on n'a pas.
Tout
cela concerne la maîtrise raisonnée de nos frontières,
la
capacité à filtrer intelligemment et sans phare les mouvements de population.
Mais
cela ne suffira pas.
Il
nous faut à l'intérieur du pays engager une vraie politique d'identité et de fierté d'appartenance à la patrie et à l'héritage national qui structurent les dispositifs d'assimilation. Ceci passe, mes chers amis, par des exigences en matière de naturalisation.
Le
candidat à la nationalité doit évidemment prêter un serment avec autant de devoirs que de droits. Il doit maîtriser notre langue. Il doit aimer l'utiliser dans toutes ses relations sociales et professionnelles. Il doit aimer ce que notre histoire charrie de valeurs et de passions auxquelles nous sommes sensuellement et spirituellement attachés. Il doit adhérer à nos principes, à nos codes, à nos mœurs, à notre culture. Depuis combien de décennies tirons-nous la sonnette d'alarme
? Mais
y a-t-il plus aveugles que ceux qui ne veulent pas voir ?
Qui
ne veulent pas voir l'exaspération croissante des Français dépossédés peu à peu de leur mode de vie, de leur art de vivre, de leur identité ? Qui détournent leur regard de la Guyane ou de Mayotte, par exemple, submergés par l'immigration clandestine, attirés par l'espoir d'une régularisation puis d'une naturalisation automatique
? Qui
ne veulent pas voir la honte et la colère
qui
s'emparent de nos compatriotes quand ils apprennent que les terroristes islamistes qui commettent les crimes les plus abominables
ont
acquis la nationalité du simple fait d'être nés en France ?
Et
que le coup d'arrêt que j'entends donner à toute forme même légale d'immigration
n
'a de sens que s'ils s'accompagnent d'une réforme profonde de notre droit de la nationalité ? Gardons-nous des querelles idéologiques entre droit du sol et droit du sang.
Le
peuple français sait d'où il vient.
Il
sait qu'il n'est pas réductible ni à une ethnie, ni à une couleur de peau, ni à une religion, même s'il n'ignore pas quelles sont ses racines et n'a aucune raison d'en rougir.
La
France est un pays ouvert et généreux, elle entend le demeureux,
mais
être français est un honneur.
On
en hérite ou on le mérite.
Ce
principe simple doit guider notre réflexion et nos décisions. Plus rien ne doit être automatique.
Tout
doit être simplement vérifié, certifié et validé par des autorités responsables, conscientes de l'honneur d'être français, jalouses de le partager avec ceux qui ont donné tous les gages d'en être dignes. Mais
il
faudra aussi regarder dans le blanc des yeux le développement exponentiel du fondamentalisme islamiste sur notre territoire.
Car
ce terrorisme est islamiste.
Ce
terrorisme
est
l'arme d'une idéologie d'essence totalitaire, l'intégrisme islamiste.
La
France apaisée ne consiste certainement pas à s'y habituer comme nous le demande Manuel Valls mais à le vaincre. Bien de mosquées salafistes a-t-il fermé
? Combien
de prêcheurs de haine a-t-il expulsé
? Les
fermetures, les expulsions se comptent sur les doigts d'une seule main et encore.
Je
les demande aujourd'hui encore avec gravité.
Combien
d'associations soi-disant culturelles ou sociales
en
fait vecteurs de diffusion du fondamentalisme
? Combien
d'écoles, de clubs de foot, de MJC aux mains de recruteurs salafistes ou des frères musulmans
?
François Hollande a récemment prétendu que la mosquée de Brest avait été fermée. Mensonge !
L
'imam continue à proférer impunément ses divagations, lui et beaucoup d'autres avec lui. France apaisée, c'est un État fort
qui
défendra tous les Français,
qui
assurera la sécurité et donc la liberté car il n'est plus aucune liberté quand il n'y a pas de sécurité.
Un
État qui traquera aussi ce totalitarisme religieux
qui,
par la violence, la pression, l'intimidation, change le périmètre de nos droits et l'essence même de nos valeurs.
La
France apaisée sera celle où les femmes pourront à nouveau vivre, s'exprimer et avancer dans la vie en toute quiétude.
Elle
a raison, Sophie.
Le
droit des femmes françaises régresse. Est-elle encore partout s'habiller comme elle le souhaite dans tous les quartiers de France ? On sait bien que non.
La
femme française est-elle en sécurité partout et à toute heure
?
Non.
Les
drames, les agressions,
les
viols de Cologne le 31 décembre l'ont montré aux grands dames de la caste qui auraient préféré cacher la vérité. L'immigration massive et la société multiculturelle renvoient la femme des siècles en arrière. Nombreux sont celles qui, comme moi, sont scandalisées
de
voir aujourd'hui des collections relevant de la mode dite islamique, appelées, je crois, pudiques ou modestes. Et dissimulant le corps des femmes,
les
marques à l'initiative de ces collections sont des acteurs sociaux
et
à ce titre, leur posture est inadmissible. Alors que nos grands-mères et nos mères ont obtenu du général de Gaulle le droit de vote, alors qu'aujourd'hui, la mixité et l'égalité font partie intégrante de nos acquis de femmes, nous assistons là à une dangereuse et insidieuse régression rappelant les pires heures d'un obscurantisme d'un autre âge
qui
vise à déconstruire l'image de la femme libre et assumée que notre modèle de culture français a construit au fil de son histoire.
Le
style vestimentaire n'est-il pas d'ailleurs l'expression de notre mode de vie et de pensée ?
Par
solidarité avec toutes ces jeunes filles,
toutes
ces femmes qui sont contraintes ou manipulées par leur environnement
de
porter ces vêtements d'enfermement, informes, dissimulant leur corps et leurs cheveux,
qui
sont tenues de baisser les yeux, de se taire,
de
subir soumission et brimade parce qu'elles sont de sexe féminin, j'appelle les responsables de ces enseignes à bien réfléchir à la portée de leur acte. Leur responsabilité
est
d'autant plus grande
qu
'elle s'adresse aux jeunes générations auprès desquelles ce message de banalisation est envoyé,
faisant
valoir que ces tenues vestimentaires n'ont aucune connotation culturelle. Ce n'est malheureusement pas le cas.
Tu
l'as rappelé tout à l'heure, Sophie, la civilisation française sublime la femme.
Elle
la met sur un pied d'égalité avec l'homme et non 40 niveaux en dessous de lui, voilés de la tête aux pieds.
La
France apaisée donc a besoin de cette sécurité du quotidien,
de
cette lutte implacable contre le terrorisme.
Mais
elle signifie aussi pacifier les relations sociales.
Comment
la France serait-elle apaisée
quand
chacun craint le chômage et la pauvreté dès les études supérieures, au travail, dans le public comme dans le privé,
pour
le fonctionnaire, l'ouvrier, le salarié comme le cadre, dans l'entrepreneuriat et même
quand
vient l'heure d'une retraite bien méritée
? Comment
la France serait-elle apaisée
quand
chacun craint pour l'avenir de ses enfants
?
Comment la France serait-elle apaisée quand les classes moyennes sont menacées,
quand
les familles et les retraités sont la cible privilégiées des politiques fiscales du gouvernement ?
Comment
la France serait-elle apaisée
quand
le stress et la souffrance au travail remplacent trop souvent la motivation, l'épanouissement personnel et le plaisir de bien faire
? Comment
le serait-elle avec la loi El Khomri écrite dans un bureau de Bruxelles sous la dictée des puissances d'argent et appliquée par un ministre dépassé qui, il y a six mois à peine, se demandait ce qui était un CDD ?
Cette
loi qui précarise le salarié, affaiblit la petite entreprise par rapport à la très grande
et
frappera d'abord là encore les femmes, premières victimes des petits boulots précaires à temps partiel subis.
L
'économie, ce ne sont pas des agrégats comptables,
c
'est la vie de chacun d'entre nous et des générations qui viennent.
Je
ne veux plus de cette société à deux, trois ou quatre vitesses,
cette
société de l'angoisse économique et sociale. Je mettrai tout en œuvre pour créer des emplois productifs, durables. Je mettrai tout en œuvre pour que chacun reçoive un salaire qui permette de vivre normalement. Je mettrai tout en œuvre pour que nos anciens puissent jouir d'une retraite décente, digne d'un pays développé.
La
France apaisée
qui
remette debout un État stratège, un État souverain,
en
mesure de réindustrialiser, d'aller vers l'innovation, de protéger, de rétablir une concurrence saine et non féroce et déloyale. Bref,
de
créer les conditions de l'emploi et de l'apaisement social
en
misant sur cette force que sont nos petites et nos moyennes entreprises.
Car
dans un monde confronté à une guerre économique que tout le monde feint d'ignorer, soutenir les TPE, PME, accompagner les entreprises dans leur croissance n'est qu'une partie d'une vision plus globale que l'État stratège doit avoir de l'économie en France pour lui redonner de l'énergie.
Car
oui,
l
'État à la française existe.
Avec
sa singularité héritée de notre histoire, de Richelieu à Napoléon Ier en passant par Colbert, je suis bien décidé à le faire exister encore.
Trop
souvent, mes chers amis, nous avons laissé partir des pans entiers de notre économie dans des fusions, des rachats ou des disparitions alors qu'elles détenaient des technologies utiles pour donner à notre pays soit un coup d'avance dans la compétition mondiale,
soit
pour maîtriser des technologies utilisées par nos forces armées notamment.
Je
souhaite que l'État stratège sache utiliser les entreprises publiques non par dogmatisme étatique mais pour développer et préserver des technologies potentiellement indispensables à l'autonomie de notre pays.
L
'intervention de l'État stratège
doit
tout aussi bien s'exercer dans le domaine réglementaire.
Il
est navrant de constater qu'aujourd'hui, nos entreprises et nos banques subissent des réglementations et normes comptables venues d'ailleurs
d
'outre-Atlantique précisément
qui
exigent d'elles des efforts que ne s'imposent guère les entreprises américaines similaires ce qui vient peser lourdement sur leur compétitivité.
L
'État stratège doit aussi être visionnaire
à
lui de voir loin et d'engager le pays dans les révolutions technologiques dont il a besoin notamment dans le domaine de la recherche.
Je
souhaite aussi que l'État stratège s'engage pleinement dans le soutien à la révolution digitale
de
manière à faire de Paris et de nos métropoles régionales une place incontournable des start-up.
L
'État stratège c'est celui qui défend
et
met en œuvre le patriotisme économique au bénéfice de nos talents.
L
'État stratège c'est aussi celui qui veille
à
irriguer les territoires,
à
maintenir une présence de l'État et des services publics dans ce qui est devenu le grand désert français auprès de nos compatriotes souvent les plus modestes
qui
vivent au cœur de nos régions,
dans
nos villages et autour de leurs clochers pluriséculaires.
En
somme, l'État stratège fait
ce
que les entreprises feraient mal ou moins bien ou plus cher ou sans pouvoir le faire partout en France
dans
le but de faire avancer tout le pays et toute la nation et pas seulement les intérêts particuliers de tel ou tel.
Ah, je
sais,
je
sais bien que pour certains dirigeants qui tiennent aujourd'hui ou ont tenu hier les rênes du pouvoir, l'État stratège est surtout un mode de communication destiné à maquiller l'inactivité du chef de l'État et du gouvernement en lui faisant adopter des postures volontaristes.
Je
souhaite pour ma part qu'au lieu de faire comme eux de Bruxelles, notre État stratège de fait,
nous
fissions de Paris à nouveau le cerveau de notre État stratège au fait de nos intérêts nationaux et lucide sur un point majeur. Personne d'autre que nous ne se souciera de mieux défendre nos intérêts économiques de long terme. Chacun l'a compris,
pas
d'État-nation sans État-stratège.
Cet
État-nation que Raymond Aron définissait comme respecté à l'extérieur en paix à l'intérieur.
Mais
pour cela, mes chers amis, il faut être maître de notre destin,
être
maître de ses frontières pour maîtriser les flux migratoires, être maître de son droit civil et pénal pour éliminer les zones de non-droit, être maître de sa politique commerciale qui doit être orientée dans une logique de maintien d'une économie de production forte, protégée de la concurrence déloyale, être maître de ses territoires de métropole et d'outre-mer qui doivent redevenir attractifs pour assurer leur développement, être maître de sa politique sociale qui doit concerner ses citoyens, être maître de ses services
publics
afin d'arracher la santé aux cures d'austérité et l'école au nivellement par le bas et aux expérimentations pédagogistes,
être
maître de sa diplomatie qui doit tenir compte des impératifs géopolitiques propres à la France, rester ouvert sur les autres
n
'empêchant rien de retrouver son identité et la maîtrise de son destin.
Et
l'euro, me direz-vous,
je
n'ai à convaincre, je crois, aucun d'entre vous
du
frein épouvantable que constitue cette monnaie unique
qui
n'a respecté aucune de ses promesses. Perte de compétitivité, augmentation du coût de la vie, sauvetage ruineux à répétition, c'est objectivement un échec sur toute la ligne. Alors, certains,
par
crainte du changement,
par
conservatisme
ou
par
confort
ou paresse intellectuelle,
continuent
à s'accrocher à cette relique.
On
peut continuer encore comme ça un peu, malgré le chômage massif, malgré l'austérité toujours plus rude. Mais jusqu'où
? Jusqu
'à la prochaine crise financière dont l'onde de choc peut se révéler plus forte encore que celle de 2008 ? Pensez-vous que ce soit par hasard
que
notre gouvernement actuel
ait
déjà posé les bases juridiques pour ponctionner les épargnants si nécessaire, comme à Chypre
? Que
fera-t-on si nous connaissons une remontée forte des taux d'intérêt sur les marchés financiers, ce qui pourrait signifier un défaut de paiement sur la dette souveraine de la France
? Si
la parité euro-dollar n'était plus aussi favorable
?
Comment,
en
tant que responsable politique, vivre en permanence
avec
cette loterie
se
couperait au-dessus de la tête de nos concitoyens et de nos entreprises ?
Comment
regarder passivement la situation de la Grèce, laminée de façon irréversible par son impossibilité de fixer la parité de sa monnaie pour préserver ses capacités économiques de production ? Comment être indifférent
et
ne pas préparer la défense des intérêts de la France
?
Comment accepter que, comme en Grèce ou au Portugal,
la
BCE menace de couper l'alimentation de liquidités à nos banques
pour
obtenir notre soumission à des politiques rejetées par les peuples
?
Dès mon élection,
dans
le cadre de la négociation que j'engagerai avec les institutions européennes,
j
'effectuerai les démarches pour obtenir la mise en place de mécanismes de restauration de la monnaie nationale et des parités nationales des monnaies que chaque État de la zone euro aura la possibilité de mobiliser à tout moment.
Ce
sera un choix de souveraineté indispensable et salutaire.
Il
ne s'agit en aucun cas de s'isoler,
de
bâtir une France coupée du monde, ce qu'elle ne saura jamais être,
mais
de retrouver les instruments de souveraineté abandonnés.
Si
nous devions échouer dans ces démarches,
ce
dont je doute,
je
demanderai alors aux Français de voter non au maintien dans l'Union européenne dans le cadre du référendum que j'aurai organisé dans le plus évident respect de la souveraineté du peuple français.
Enfin,
mes chers amis, une France apaisée, ce sont des relations harmonieuses entre nous.
Entre
nous, Français de toutes origines, de toutes religions, de toutes couleurs de peau,
entre
hommes et femmes,
entre
générations.
Comment
la France serait-elle apaisée quand elle reçoit chaque année autant d'étrangers légaux et clandestins
? Nous
n'avons plus rien à leur offrir.
Nous
n'avons plus les moyens ni la volonté au plus haut niveau de l'État de les assimiler tous.
Depuis
40 ans,
la
politique migratoire est aberrante.
Aujourd
'hui, l'appel à toujours plus de migrants est un déni absurde de notre réalité.
Dans
la société française, les tensions sont déjà mais visibles, palpables.
Le
communautarisme y est envahissant et destructeur. Les revendications islamistes se déploient au grand jour. Services publics et entreprises en sont perturbés. On n'ose même pas faire voter une loi interdisant les signes religieux ostensibles dont le voile à l'université.
Ce
serait pourtant un minimum.
Les
prétendus républicains sont totalement divisés sur ce sujet qui devraient pourtant faire consensus entre tous les Français attachés à la laïcité et à la République.
N
'est-ce pas le signe d'une reculade insidieuse ?
La
France apaisée, c'est l'inverse du communautarisme qui divise.
C
'est celle qui ne renonce pas à ses valeurs, à l'assimilation, au creuset républicain, celle qui est fière de son histoire millénaire et glorieuse, de ses couleurs nationales, de son drapeau, de ses symboles et ses vérités qui unissent
quand
les autres depuis des décennies cultivent la honte de nous-mêmes, la repentance et la division.
Je
préférerais toujours unir plutôt que diviser, exalter la nation plutôt que de lui demander de baisser la tête et de courber les chines, semer la paix plutôt que planter les germes de la guerre civile
en
rappelant sereinement mais fermement
que
la République française n'abandonnera aucune de ses caractéristiques, de ses principes, qu'elle ne se soumettra à aucun groupe de pression quel qu'il soit.
En
résumé, que la nation française ne changera pas. Mais voilà notre objectif.
Mais
un objectif n'est rien sans le chemin, c'est-à-dire la méthode
pour
l'atteindre.
Il
ne
faut
pas croire que les choses se feront toutes seules, n'est-ce pas, cher Alain Juppé ?
Comment
un slogan vide deux sens,
le
sien ? Apaiser, rassembler, réformer. Pourrait-il mener la France où que ce soit
?
Mais apaiser comment ? Rassembler qui ? Réformer pourquoi ? Vous ne le saurez jamais.
Il
vous restera le passé pour voir comment ces gens ont conduit les affaires de la France et le moins qu'on puisse dire, c'est que le résultat n'était pas concluant,
y
compris quand j'avais 18 ans,
quand
Alain Juppé était déjà ministre du budget
ou
quand j'en avais 28
et
que Premier ministre, cette fois-ci, il réussissait l'unique exploit de louquer intégralement comme jamais la France.
30
ans, mes chers amis.
Je
vois une partie d'entre vous qui n
'ont
pas connu le problème. Tant que cela promet de faire mieux demain, moi je vous propose d'un chemin clair,
une
méthode sérieuse.
Et
cela passe d'abord par un discours de vérité.
Les
candidats des soi-disant républicains ou des prétendus socialistes
sont
tous interchangeables
et
tous responsables de l'état calamiteux dans lequel le pays se trouve.
Ils
ne peuvent donc pas vous dire la vérité, d'abord parce qu'ils la distinguent mal, ensuite parce que ce serait une forme d'aveu des fautes terribles qu'ils ont commises contre la France et les Français.
Alors,
ils sont devenus experts en enfumage, en bidouillage de statistiques
pour
cacher leur incompétence.
En
ce qui me concerne,
la
vérité, je ne la fuis pas.
Je
l'expose
et
j'essaie d'y répondre le plus justement et le plus efficacement possible. Oui, mesdames et messieurs, de la caste au pouvoir, détrompez-vous, le peuple français voit et veut cette vérité.
Il
voit d'ailleurs désormais
quel
rôle néfaste l'Union européenne joue dans son quotidien
quand
tous les aspects de sa vie sont touchés.
Pendant
que nos politiciens se déchirent sur des réformettes, des diversions et des pacotis,
les
vrais changements de fonds viennent de Bruxelles et de Francfort. Jamais, en effet, vous n'entendez nos dirigeants, nos gouvernants rappeler que les orientations économiques, budgétaires, monétaires, commerciales, bancaires sont décidées par la Commission européenne et la Banque centrale européenne. Jamais ils ne vous diront que le traité transatlantique ou les multiples accords de libre-échange signés avec le monde entier
comme
autant de concurrences déloyales nouvelles sont imposées par l'Union européenne.
D
'ailleurs, les commissaires européens ne se privent pas pour commenter les projets de réforme et accorder ou non leur satisfait ce
site. Nos
ministres ne sont plus que des élèves, plus ou moins bien notés,
de
la grande classe européenne,
des
faillots de Francfort,
des
bonnets d'âne ou des chouchous de Bruxelles.
Cette
humiliante métaphore de la salle de classe n'était qu'un tic de langage des journalistes les plus européistes.
C
'est devenu le reflet de la réalité. Nos gouvernants infantilisent le peuple parce qu'eux-mêmes sont infantilisés par les maîtres qu'ils se sont choisis et qu'ils nous imposent contre notre volonté.
Comment
vous lance-t-on dans les meetings du gouvernement pour vous amuser pendant que vos maîtres en cas de cimini décident de vos vies
? La
politique française est devenue une vaste cour d'école
où
le petit Nicolas et ses amis se disputent pour savoir qui sera le mini-caïd à la récré.
Les
choses sérieuses, elles,
se
font entre grandes personnes.
Merkel,
Obama, Juncker, Draghi.
Dans
le liacourt, il n'y a plus que la bataille des gigantesques égaux de minuscules personnages.
Je
le disais, le spectacle affligeant des primaires chez les Républicains qui aligne déjà 14 candidats, peut
-être
qu
'il
y
en
a eu un 15e depuis ce matin, non
? Et
les velléités d'indépendance d'Emmanuel Macron et d'Emmanuel Valls au gouvernement obscurcissent le débat.
On
ne parle jamais des vrais sujets,
il
n
'est
plus question que de personnes, de leur plan de carrière, jamais de leur projet.
Bon,
vous me direz, c'est qu'ils ont tous le même
et
qu'ils ont très peur que l'on s'en rende compte.
Et
pourtant, il n'est plus que jamais nécessaire de dire la vérité et de nommer, de ne pas craindre de nommer les choses.
On
ne calmera pas les tensions françaises par des discours lénifiants, vides et fuyants. taire, ne pas dire, c'est susciter l'angoisse, nommer et affronter le réel, c'est permettre l'espoir.
Mais
la vérité n'est rien sans le courage. Je vous le disais tout à l'heure,
les
rares moments de lucidité de M. Valls restent inutiles puisqu'il ne prend aucune décision. Il est devenu un commentateur de la vie politique.
C
'est vrai que les paroles sont parfois dures comme celles contre les salafistes et
rien. En
ce sens, il nous rappelle Nicolas Sarkozy, la parole parfois forte mais la main s'y molle.
Le
courage d'agir est-ce qu'il manque à nos dirigeants.
L
'apaisement ne peut venir que de la confiance des citoyens dans un État fort qui les protège réellement. Il faut que l'État respecte le droit et il faut qu'il fasse respecter le droit.
Nous
voulons agir mais toujours contrairement à eux en respectant les libertés individuelles et collectives.
C
'est pourquoi, mes chers amis,
nous
nous opposons aux mesures inutiles qui mettent en place un flicage de tous
et
n'assurent la sécurité de personne. Je pense particulièrement au fichier PNR, vous savez, une surveillance de tous les passagers aériens
alors
que les terroristes n
'ont
pas pris l'avion.
Et
à la loi renseignement, écoutez tout le monde
alors
que les services n'ont pas eu les moyens de surveiller efficacement les futurs terroristes qui étaient déjà souvent fichés. Je ne
suis
même pas sûr qu'ils aient écouté les milliers de coups de téléphone passés par les terroristes directement depuis la cellule de la prison.
Il
nous faudra retrouver le courage dans notre diplomatie.
La
France doit avoir une politique étrangère libre et indépendante.
Trois
jeunes soldats
viennent
de donner leur vie le 13 avril en OPEX au Normalie. Rendons-leur hommage à eux et à tous ceux qui ont fait le don
de
leur vie pour la France.
Mais
nous ne pouvons pas
ne
panier cette inquiétude qui soudre en nous lorsque l'un de nos soldats meurt au combat.
Est
-il mort pour rien ?
Tant
il est vrai que la France n'a plus de politique étrangère digne de ce nom
et
ne s'exprime que dans une suite sans fin d'actions incohérentes.
En
témoigne au cours des 20 dernières années
sa
participation au démantèlement de la Yougoslavie, l'impuissance face au démantèlement de l'Irak désormais en proie à l'instabilité voire au chaos, sa participation active à la déstabilisation de la Libye sombrée depuis dans l'anarchie et la violence extrême devenant ainsi un terreau peut prospérer Daesh.
Sa
volonté, heureusement contrecarrée avec succès, de porter la guerre en Syrie aux côtés de l'allié préféré de l'ex-ministre des Affaires étrangères, le front islamiste Jabhat al-Nostra, filiale d'Al-Qaïda.
Son
alignement sur la politique des États-Unis en Ukraine,
où
un véritable coup d'État a été perpétré contre un gouvernement légal et légitime, bien que largement critiquable.
Ses
interventions désordonnées et velléitaires en Afrique, hormis l'intervention récente au Mali, alors que ce continent doit rester au cœur de nos préoccupations, oui, malheureusement, on le voit de manière systématique, la France n'a aucune vision globale.
Il
s'agit donc de redonner en priorité à notre politique étrangère sa dimension universelle et globale,
mais
aussi d'inaugurer une vraie politique régionale et continentale en Europe, de Brest à Vladivostok,
et
de rebâtir une politique digne de ce nom avec le proche, le Moyen-Orient et l'Afrique, qui correspondent à des solidarités historiques anciennes,
et
non seulement à des mécanismes technocratiques ou uniquement économiques.
Mais
pour cela, nous devrons nous dégager de toutes les superstructures contraignantes telles que le commandement intégré de l'OTAN que le général de Gaulle avait quitté et que Nicolas Sarkozy a voulu à tout prix réintégrer
ou
telles que l'Union européenne sous la forme que nous connaissons aujourd'hui.
Je
veux défendre cette France
libre
et fière, capable de porter sa propre vision du monde, capable d'être une force respectée qui aide à la paix universelle. Vérité et courage,
voilà
quels sont mes principes d'action,
voilà
quels seront les moyens de parvenir à la France apaisée que nous souhaitons.
Dans
un texte titré «
Que
peuvent les hommes les meilleurs dans une démocratie ?
»
Claude Paulin explique que celui que le peuple choisit pour le représenter n'est que l'ombre du peuple,
mais
que ce peuple projette en avant de lui pour mieux le suivre.
J
'ai rarement trouvé définition plus juste
et
plus conforme à ma pensée.
Même
président de la République, même élu,
on
n'est pas propriétaire de la voix des Français,
mais
mandataire du peuple lui-même.
On
agit par délégation du peuple.
Mais
en démocratie, le peuple doit toujours pouvoir s'exprimer directement s'il le souhaite.
C
'est la raison pour laquelle on peut être démocrate sans être un fervent défenseur du référendum.
Et
mieux encore,
si
on ne défend pas le référendum d'initiative populaire
qui
permet aux Français de donner leur avis quand ils le souhaitent,
si
on ne leur permet pas de demander par eux-mêmes
la
mise en œuvre de référendum. Je sais que cette idée agace beaucoup les partis du système.
Mais
moi, je n'ai aucun problème
avec
le fait que le peuple puisse prendre la parole de lui-même. Je trouve même cela très sain.
Quand
on est pour la démocratie, on n'est pas pour la démocratie à moitié. Nombre de citoyens, allez, prenons par exemple un seuil de 500 000 personnes comme en Italie, signent une pétition pour organiser un vote national sur une question qu'ils considèrent comme importante.
Eh
bien, le gouvernement a le devoir d'organiser un référendum. C'est aussi simple que cela, la démocratie directe.
En
2007, Nicolas Sarkozy nous a vendu le référendum au rabais.
Déjà,
il avait pétiné celui de 2005 avec le traité de Lisbonne, on ne le rappellera jamais assez.
Mais
il avait aussi dit que les Français pourraient lancer eux-mêmes des référendums.
Et
vous savez ce qu'il a donné à la place de ça ? Un référendum d'initiative partagée. Partagée, c'est joliment dit.
Si
vous n'en avez jamais entendu parler, c'est normal, ça n'a jamais eu lieu et ça ne risque pas d'avoir lieu. Partagée, ici, ça veut dire simplement
que
vous pouvez toujours attendre.
Vous
pouvez toujours attendre pour qu'un référendum soit organisé puisqu'il faut la signature d'un cinquième des parlementaires,
c
'est-à-dire 185 députés ou sénateurs, rien que ça.
En
gros, parce que le peuple n'est pas assez grand pour décider tout seul, il a besoin que des élus lui disent s'il est permis de demander la parole ou pas.
Et
pour être sûr qu'il n'y ait jamais de référendum, M. Sarkozy a mis un seuil de 4,6 millions de signatures pour une pétition. Circuler, il n
'y a
rien à voir.
Nous,
nous voulons un vrai référendum d'initiative populaire.
Je
pense même que sur certains sujets comme les sujets de société, c'est au peuple de faire valoir ses idées et non aux politiques de leur imposer. C'est à la société de dire ce qu'elle veut.
Avec
plus de démocratie directe, on se rendra compte qu'il y a beaucoup d'échelons qui ne servent à rien,
si
ce n'est à recaser les amis, peut-être.
Nous
travaillerons donc à remettre la hiérarchie des normes à l'endroit et à sortir de la confusion générale des compétences et des interventions en réinstallant la séparation saine des pouvoirs pour plus d'efficacité de l'État.
Cette
clarification passera évidemment par une réflexion sur le rôle des conseils régionaux, le rôle du Sénat, le nombre d'élus pléthoriques, notamment à l'Assemblée nationale, toujours pas représentatifs des forces politiques françaises. Enfin, mes chers amis,
plus
de démocratie, nous l'avons dit, c'est à la fois plus de référendum et plus de clarté dans les échelons de décision,
mais
c'est aussi autre chose de très important,
c
'est plus de possibilité de s'informer.
Il
me semble que la seule télévision d'information en continu qui devait diffuser mon discours en direct a changé d'avis. Il était beaucoup plus urgent d'aller suivre les exactions des voyous qui œuvrent en marge des cortèges syndicaux. Vivante,
c
'est une démocratie dans laquelle chaque opinion peut être défendue et
entendue. Je ne
comprends pas beaucoup d'autres opinions que celles qui sont estampillées par le système. La liberté des médias, ça, c'est un autre sujet fondamental pour une démocratie véritable.
Et
sur la liberté des médias, on ferait bien de s'inspirer d'autres pays.
Vous
savez que je ne suis pas une grande admiratrice du modèle anglo-saxon, c'est moins qu
'on
puisse dire.
Je
critique souvent la domination américaine sur la France et sur ses élites,
les
écoutes de la NSA, le traité transatlantique dont je demande d'ailleurs solennellement à François Hollande de se retirer des négociations.
Les
sanctions absurdes contre la Russie qui, elles aussi, ruinent notre agriculture par ailleurs. Tout cela est totalement exact. Mais il faut aussi reconnaître les qualités quand on les voit.
C
'est une question d'honnêteté intellectuelle.
Il
faut reconnaître une qualité aux Anglais et aux Américains, une qualité qu'on n'a pas en France. Eux, ils ont une vraie liberté de la presse.
Je
vous donne
un
exemple simple. En Angleterre, actuellement,
vous
avez la moitié de la presse anglaise qui est favorable au Brexit. Cela est totalement impensable en France. Imaginez si la moitié de la presse française était d'accord avec le Front National sur l'Union Européenne. C'est inimaginable pour nous. Pourquoi
? Parce
que les journaux qui feraient ça seraient immédiatement accusés. Accusés de quoi
? Je
vous laisse deviner.
De
faire le jeu du Front National.
Le
jeu du Front National.
J
'ai tellement entendu ça que ça en devient drôle.
J
'aimerais bien jouer, moi,
au
jeu du Front National.
Ça
a l'air amusant.
Vous
me direz que c
'est
un jeu où les règles sont simples.
J
'ai l'impression que plus on tape sur le Front National, plus on gagne des points. C'est bête. Moins c'est argumenté,
plus
les points se multiplient. Bon, pas des points dans les sondages, bien sûr.
Des
points pour faire carrière
ou
avoir le droit de passer à la télé.
Quelle
que soit la nullité que vous ayez à vendre, tant que cet anti-Front National, c'est bon pour passer à la télé. C'est magique.
En
revanche, en revanche,
les
points dans les sondages et surtout dans les urnes, mes chers amis, c'est nous qui les gagnons. Vêtement sur nous, plus on en gagne. Tout simplement parce que nous, on ne prend pas les Français pour des imbéciles. En Angleterre,
je
vous le disais, c'est 50-50 dans les médias.
On
peut défendre l'Union européenne, on peut défendre la sortie de l'Union européenne. Une telle liberté de ton est impensable en France aujourd'hui. Oh, ils sont eux aussi des idéologues, bien sûr, mais dans l'ensemble, là-bas, il y a une libre concurrence dans les médias. Vous choisissez l'information que vous voulez. Ici, les médias défendent toujours la concurrence, mais pour les autres, jamais pour eux-mêmes.
Il
n'y a aucun domaine qui soit plus anti-concurrentiel en France que les médias.
Ce
sont des gros monopoles, parentables, gérés par des idéologues qui répètent tous la même chose.
selon
Reporters sans frontières
qui,
je crois, ne jouent pas au jeu du Front National
et
qui ne peut pas être accusé de rouler pour nous, quand même. La France a perdu en 2016 7 places dans le classement mondial de la liberté de la presse.
On
était 38e, ce qui n'était déjà pas brillant. Maintenant, nous sommes 45e.
On
est derrière le Burkina Faso et le Botswana. Je cite le rapport de Reporters. Largement constitué d'attachement au journalisme, cette situation entraîne des conflits qui font peser une menace sur l'indépendance éditoriale et même sur la situation économique des médias. Le cadre des lois de la République du débat démocratique est convaincre par nos idées de ne
pas
faire du bourrage de crâne.
La
démocratie apaisée devra veiller à un fonctionnement sain et pluraliste des médias
pour
libérer le journaliste des pressions gouvernementales, privées ou du politiquement correct. Je le dis en passant et pour conclure, mais c'est important, Internet nous donne aujourd'hui un moyen phénoménal de convaincre de plus en plus de Français.
Avec
les réseaux sociaux, on peut court-circuiter les médias traditionnels, mais... ...le débat.
Vous
êtes intelligents, vous êtes drôles, pas l'image que les médias veulent donner de vous. C'est, j'espère que grâce à Internet, vous serez une redoutable force de...
J
'ai d'ailleurs le plaisir de vous annoncer qu'avant de monter sur cette... que je crois 94 abonnés pour atteindre...
Je
continuerai de monter en puissance dans ma relation directe avec les Français sans intermédiaire par les réseaux sociaux, au travers notamment de mon bloc Carnet d'Espérance.
Mes
chers compatriotes, les mois qui viennent donneront le tournis aux Français.
Les
primaires aux 14 candidats iront de coups tordus en pseudo-rebondissement,
tandis
que dans la majorité, les ambitions s'aiguiseront entre le calife de l'Elysée et les deux isnogoutes du gouvernement.
Ce
ne sera pas passionnant,
ce
sera même usant.
Cela
ne vous donnera sûrement pas envie de vous déplacer l'an prochain pour aller voter,
et
c'est profondément regrettable
car
l'abstention est le piège de ceux qui veulent congédier le peuple
pour
que jamais rien ne change vraiment.
Il
faudra donc résister à cette tentation du retrait. En ce qui nous concerne, vous et moi, sachez que nous ferons tout,
en
tout cas pour vous donner, vous redonner, le goût de l'engagement citoyen et du débat public. Malgré les pressions médiatiques, malgré le spectacle affligeant de nos adversaires, nous maintiendrons le cap,
le
cap des idées, le cap de vos problèmes et de nos solutions. Nous ferons tout
pour
éviter les pièges de la polémique politicienne dans laquelle il est si facile de tomber.
Même
si les idées attirent cent fois moins les caméras et les micros que les joutes de petits chefs,
nous
tiendrons bon.
C
'est l'engagement que je prends devant vous.
Si
vous nous entendez dénigrer nos propres amis, allumer des buzz inutiles, versés dans l'accessoire,
c
'est que nous aurons failli. N'hésitez pas à nous en faire le reproche, il sera justifié.
Même
si je sais qu'il y a parmi nous des convictions patriotiques suffisamment ancrées, précisément pour nous empêcher de tomber dans ces travers.
Je
l'ai dit,
il
y a un cap,
et
donc un capitaine.
Je
suis ce capitaine.
Nous
parlerons santé, nous parlerons école, nous parlerons environnement, nous parlerons emploi, retraite, immigration, terrorisme, Europe, francophonie, culture, jeunesse, droit des femmes, innovation, fiscalité.
Nous
parlerons de vous et de notre projet pour vous.
J
'en suis convaincu.
Il
n'y aura pas de France apaisée sans démocratie apaisée.
Le
tourbillon de l'info, consommé en dix minutes, la valse du buzz, le vacarme des polémiques futiles, trouble profondément la démocratie.
Nous
les laisserons aux autres, tout en espérant que nos adversaires parviennent aussi à être à la hauteur du grand débat démocratique qu'attendent les Français.
Quand
vous douterez, pensez à la France.
Ne
pensez qu'à la France.
Et
vous retrouverez le goût du combat. Laissez parler votre cœur et votre raison. Ils sont les meilleurs guides. Et demain,
la
France apaisée ne sera plus seulement une affiche, mais notre réalité de Français heureux et fiers de l'être. Ayez confiance. Soyez des messagers optimistes du grand retour de la France. Portez partout la bonne nouvelle patriotique avec votre sourire et votre joie de Français libres.
L
'heure de la France va bientôt sonner à l'horloge du monde. Vive la République
! Vive
la France
! Sous-titrage Société Radio-Canada