Le parti-pris : Mediapart / Bardella, “Je ne suis pas inquiet, je le connais depuis dix ans, il a toute notre confiance” - 02/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 40 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19FerméeÉludée
Vous n'y croyez toujours pas ?
- 1:57RelanceRéponse partielle
Ça veut dire que vous, vous considérez que ces propos ont bien été tenus sur Facebook par quelqu'un qui se faisait appeler Jordan Bardella ?
- 2:27RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas passer directement par la citation directe et saisie du tribunal correctionnel ?
- 4:03OuverteRéponse directe
Pour vous, malgré les preuves apportées par Mediapart, vous considérez toujours qu'il ne s'agit que d'une bataille politique ?
- 5:40OuverteÉludée
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ça aurait pu être une erreur de jeunesse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« Ce qu'a publié hier Mediapart ne sont rien des preuves. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Des faux comptes Facebook, vous savez bien comme moi que, évidemment, c'est possible de le faire. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Rien ne prouve qu'il est à l'origine de ce compte. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Ça ne fait en aucun cas le lien avec Jordan Bardella. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Je ne le sais pas. C'est une hypothèse parmi d'autres pour montrer combien cette démonstration est fragile. »
- 2:55Invité politiqueFait
« Jordan Bardella et ses avocats portent plainte pour faux et usage de faux, et diffamation. »
- 3:38Invité politiqueFait
« C'est quand même l'affaire Baudis, c'est-à-dire un homme public accusé de viol sur mineur en réunion. »
- 5:50Invité politiqueFait
« Je le connais depuis 10 ans. Je le connais, y compris de manière privée. »
- 6:04Invité politiqueFait
« Je n'ai jamais entendu Jordan Bardella faire quoi que ce soit dans ce sens-là. »
- 6:10Invité politiqueFait
« Ce sont des faux. Ce sera prouvé. Il n'y a aucun lien avec ça. »
Temps de parole
- Jordan Bardella55 %
- Présentateur29 %
- Invité8 %
- ?6 %
- Auditeur3 %
≈ 6,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC.
Après
les accusations, les preuves, Mediapart a publié hier les captures d'écran, des messages attribués à Jordan Bardella, des messages antisémites, complotistes, que le journal en ligne assure avoir fait authentifier à la fois par Meta, la maison mère de Facebook, et par un huissier. Bonjour Franck Alizio. Bonjour. Vous êtes député, député RN des Bouches-du-Rhône. Vous n'y croyez toujours pas ?
Non,
évidemment. Ce qu'a publié hier Mediapart ne sont rien des preuves. Les deux comptes, on ne connaît pas véritablement les propriétaires. Enfin, on ne peut que les attribuer. Il n'y a pas véritablement d'investigation. Des faux comptes Facebook, vous savez bien comme moi que, évidemment, c'est possible de le faire. Demain, je peux faire un faux compte Facebook d'Apolline de Valherbe, de Franck Alizio, où je peux raconter
des éléments... Enfin, à l'époque,
pardonnez-moi, Jordan Bardella,
c
'était personne. Personne ne le connaissait. Pourquoi est-ce qu'on aurait fait un faux compte à son nom, avec autant de détails sur sa vie
? Mais parce
qu'il y avait déjà des gens qui le connaissaient, dans le sens où il avait des amis. Enfin, je veux dire, ça pourrait tout à fait être un faux compte.
Enfin,
rien ne... Encore une fois, strictement, rien ne prouve qu'il est à l'origine de ce compte. Le constat d'huissier est postérieur au premier article. Postérieur pour l'article,
c
'est-à
-dire
qu'ils ont constitué...
Alors, le constat d'huissier, vous avez tout à fait raison. Ils sont allés vérifier à
postériori.
Non,
non.
C'est-à-dire qu'ils avaient les éléments. Et simplement pour donner davantage de poids à la véracité de leurs preuves, en effet, mardi, avant de les publier, ils ont fait constater par huissier la provenance de ce dossier, Jordan Bardella, depuis la maison mère Meta.
Oui,
ce n'est que la provenance par rapport à la maison mère Meta. Ça ne fait en aucun cas le lien avec Jordan Bardella. Et s'ils étaient 6 sur 2, ils savaient très bien qu'en attaquant le président du premier parti d'opposition, on allait contre-attaquer. Et donc, ils auraient dû faire ces constats d'huissier en amont. Enfin, ça dénote une certaine forme
d'amaturisme. Mais Franck Alizio, j'aimerais comprendre
une chose. Ça veut dire que vous, vous considérez, en effet, que ces propos ont bien été tenus sur Facebook par quelqu'un qui se faisait appeler Jordan Bardella, simplement. Ce que vous dites, c'est que le Jordan Bardella de Facebook n'était pas le Jordan Bardella
? Non,
ça non plus, je ne le sais pas. C'est une hypothèse parmi d'autres pour montrer combien cette démonstration est fragile. Mais cela peut être inventé, évidemment, de toute pièce également.
Ce que je n'arrive pas à comprendre, M. Alizio, c'est que si vous dites que ces preuves ne sont pas vérifiées, et si vous êtes d'ailleurs Jordan Bardella annoncé portée plainte pour diffamation, pourquoi vous ne passez pas directement par la citation directe et saisie du tribunal correctionnel qui pourrait, assez rapidement, avec saisie du huissier, constater que les preuves ne sont pas vérifiables, ne sont pas vraies, et innocenté assez rapidement. Jordan Bardella, pourquoi passer par une procédure judiciaire, par une plainte ? Beaucoup plus longue. Beaucoup plus longue, qui pourrait être conclue d'ici plusieurs mois, voire plusieurs années.
Attendez, je ne suis pas les avocats de Jordan Bardella, donc je ne sais pas exactement pourquoi. Ce que je sais,
c
'est que Jordan Bardella et ses avocats portent plainte pour faux et usage de faux, et diffamation.
Sans citation directe, sans c'est immédiat, imprimal, correctionnel.
Je ne sais pas pourquoi on a fait ça plutôt que ça.
Au fond, ce que vous demandez, c'est qu'en attaquant pour faux
usage de faux, on prend nos responsabilités. Ça prouve bien qu'on n
'a
pas peur, puisque le faux usage de faux va être relativement rapide et facile à prouver. Tout le monde a compris que c'est... Enfin, je veux dire, Mediapart n'aime pas parole d'évangile. Je dénote, j'ai noté au moins, mais il y
en
a plus, cinq condamnations dans un temps relativement restreint. Monsieur Plenel, avant même Mediapart, c'est monsieur Plenel, lorsqu'il était au monde, c'est quand même l'affaire Baudis, c'est-à-dire un homme public accusé de viol sur mineur en réunion. Et ça aboutit évidemment à une histoire qui n'existait pas et qui était inventée par quelqu'un. Et ça a mené monsieur Baudis, l'ancien maire de Toulouse, à la mort. Enfin, je veux dire, on n'est pas sur
quelque chose qui est
infaillible. On est sur une passion politique qui vise à détourner une campagne électorale. Ça ne marchera évidemment pas.
Franck Alizio, pour vous, malgré les preuves apportées par Mediapart, vous considérez toujours qu'il ne s'agit que d'une bataille politique. Si c'est politique, pourquoi Marine Le Pen d'ailleurs ne réagit pas
?
Marine Le Pen a réagi par deux fois. Vous voyez, hier, des confrères à vous m
'ont
dit pourquoi Marine Le Pen a réagi aussi vivement si ce n'est pas important. Donc, il faudrait se mettre d'accord. Marine Le Pen a réagi. Elle a donné à cette affaire l'importance qu'elle avait. Pas plus, pas moins. Encore une fois,
c'est une opération politique. Simplement, elle n'a pas réagi depuis
18h hier et depuis les preuves. Arthur, je
vais dire. Franck Alizio, bon du coup... Parce qu'on n'y a rien.
Parce qu'on considère ça comme... D'accord. On considère ça comme des preuves.
Franck Alizio,
bon
du coup, la décision de justice va être rendue pas avant un an. C'est une évidence. Jordan Bardella a été annoncé comme potentiel premier ministre de Marine Le Pen, si elle est élue. À l'heure où on parle, c'est toujours le premier ministre du Rassemblement National, en cas de victoire.
Bien évidemment. Bien évidemment.
Et
la candidate l'a rappelée lors de la dernière réunion de groupe et qui était publique, puisque vous avez pu y avoir accès en tant que journaliste. Claire. Merci.
Les faits, s'ils étaient avérés, seraient gravissimes. Vous ne dites pas ces propos. Parce que certains, et on a entendu d'ailleurs ce matin, des auditeurs des RMC qui disent, mais au fond,
s
'il avait plaidé l'erreur de jeunesse, le côté j'étais un... Voilà, je me suis rendu compte depuis de la folie de ce que pouvait influencer quelqu'un comme Soral sur les jeunes militants du RN, mais justement, j'en combat d'autant plus l'antisémitisme aujourd'hui. Bon, ils disent, ça, ça aurait pu être entendable. En revanche, s'il a menti, ils ont beaucoup plus de mal. Qu'est-ce que vous, vous répondez à ça ?
Mais
vous comprendrez bien que je ne vais pas, comment dire, essayer de qualifier des faits qui n'existent pas. Pour moi, c'est faux. Je le connais depuis 10 ans. Je le connais, y compris de manière privée. Quand on travaille pendant des heures et des heures avec quelqu'un, vous savez, l'antisémitisme et le racisme,
c
'est une maladie mentale. On n'arrive pas à le garder, au moins sous forme de plaisanterie. Je n'ai jamais entendu Jordan Bardella faire quoi que ce soit dans ce sens-là. Pour moi, c'est un faux. A partir de là, je ne vais pas commenter les hypothèses, la politique fiction de l'éventuelle et véracité d'un faux. Ce sont des faux. Ce sera prouvé. Il n'y a aucun lien avec ça.
Merci Franck Elisio d'avoir réagi ce matin et répondu à nos questions. Vous êtes député RN des Bouches-du-Rhône.
Jordan Bardella